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Bien choisir le statut juridique de son entreprise

Lors de la création d’une entreprise, il est important de bien choisir son statut juridique et ce choix ne doit pas pris à la légère. Il est certes difficile de se retrouver dans les dédales des statuts. Voici quelques points à savoir sur les différents statuts juridiques, pour vous aider à bien choisir celui qui sera le socle de votre entreprise.

L’entrepreneur doit choisir un statut juridique pour son entreprise, entreprise individuelle ou société, qui sera la clef des formalités de déclaration, de son statut juridique personnel, des conséquences fiscales, administratives ou sociales. Créer une société consiste en fait à créer une nouvelle personne juridiquement distincte des associés fondateurs, que l’on nomme  » personne morale « .

La constitution d’une entreprise nécessite :

  • de lui donner un nom (dénomination sociale ou raison sociale),
  • de la domicilier dans un local adapté (siège social),
  • de lui apporter selon son statut un minimum d’argent et/ou de biens qui constitueront son capital social,
  • de désigner une ou plusieurs personnes chargées de l’administrer. Mais aussi de la représenter vis-à-vis des tiers,
  • de consigner dans un contrat toutes les règles qui régiront son fonctionnement (les « statuts »).

Entreprise individuelle

Chaque entreprise doit avoir à son ouverture une forme juridique. Ainsi, ayant des démarches administratives simples, l’obtention du statut d’une entreprise individuelle est moins coûteuse. L’entreprise individuelle ne demande aucun apport particulier. Toutefois, il faut faire attention, car le patrimoine de l’entrepreneur peut se mélanger avec celui de l’entreprise. Dans cette hypothèse, en cas de complication, vous devez payer l’intégralité des dettes de la société avec vos économies personnelles. Idéal pour les activités moins risquées, à investissements limités, ce statut est recommandé pour les entreprises à taille humaine.
Depuis 2011, la déclaration d’une entreprise individuelle doit se faire en bonne et due forme.En fait, cela implique la déclaration : des personnes concernées, du patrimoine d’affectation, du régime fiscal, du régime social et des obligations comptables.

Les différents types d’entreprise individuelle

– Entreprise individuelle (EI)

L’entrepreneur est le seul associé. Il s’agit de la forme choisie en grande majorité par les créateurs d’entreprise. L’EI est une forme juridique souple mais la responsabilité peut être illimitée. En effet, le régime de la micro-entreprise (anciennement auto-entreprise) appartient à cette catégorie.

– Entreprise en nom propre ou en nom personnel.

L’identité de l’entreprise correspond à celle du dirigeant, qui est responsable sur ses biens propres.

– Entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL).

Le statut de l’entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL) permet, en cas de faillite, de protéger les biens personnels de l’entrepreneur en séparant le patrimoine personnel du patrimoine professionnel.  Il s’adresse à tout entrepreneur en nom propre qui affecte des biens à son activité professionnelle :  auto-entrepreneur, commerçant, agent commercial, artisan, exploitant agricole, profession libérale par exemple. Les personnes morales (sociétés) ne sont pas concernées.

– Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL).

Société qui comporte un seul associé, qui ressemble de fait à une entreprise individuelle, mais qui obéit aux règles d’une SARL.

La société

Contrairement à l’entreprise individuelle, une société ne requiert pas l’implication de son propre patrimoine, sauf dans certains cas. Plus sécurisante, la création d’entreprise dans le statut de société demande quelques formalités complémentaires à réaliser comme la parution d’une annonce dans un journal d’annonces légales.
Une société se doit d’avoir un siège social, et une dénomination sociale. L’utilisation du patrimoine de l’entreprise à titre personnel est considérée comme de l’abus, c’est pourquoi il est important de bien gérer son capital social, pour ne pas faire d’erreur. Lors d’une décision importante, il y a des formalités à respecter. Il en va aussi de même pour les comptes rendus.

-SA ou Société Anonyme 

Plus adapté juridiquement dans les projets demandant des fonds importants réguliers, la SA est le statut idéal pour convaincre les éventuels investisseurs. En revanche, il y a un inconvénient à prendre en considération. En effet, le directeur général est passible de révocation, sans restriction par l’assurance-chômage GSC.
Société de capitaux, dont la participation des actionnaires (au minimum 2, ou 7 pour une société cotée) est fondée sur les capitaux qu’ils ont investis dans l’entreprise. En conséquence, elle peut être dirigée par un conseil d’administration avec un président-directeur général (PDG) ou par un conseil de surveillance avec un directoire.

– SAS ou Société par Action Simplifiée

Si vous souhaitez rester le seul maître à bord, la SAS permet de lever des fonds dans les capitaux à risque. Avec ses statuts sur mesure, il est possible de répartir le pouvoir, mais choisir le mode de fonctionnement de l’entreprise. Société dans laquelle chacun des associés (au minimum 2, sans maximum) ,’est responsable des dettes de la société qu’à hauteur de ses apports personnels. Sans capital minimum.

– Société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU)

Société à un seul associé reprenant les caractères d’une SAS. Sans capital minimum.

– SARL ou Société à Responsabilité limitée

La SARL est le statut le plus répandu en France. La SARL est plus facile à gérer. Ce statut offre de nombreux avantages comme la limitation des responsabilités des associés. En effet, le rendement des comptes auprès des associés est seulement indispensable une fois de l’année. Société dans laquelle chacun des associés (entre 2 et 100) n’est en principe responsable des dettes de la société qu’à hauteur de ses apports personnels. Aucun capital minimum.

– Société d’exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL)

Elle permet d’exercer une profession libérale réglementée sous la forme d’une SARL.

– Société en nom collectif (SNC)

Société dans laquelle les associés (minimum 2) ont la qualité de commerçants et sont responsables solidairement des dettes de la société. Aucun capital minimum. Moins répandue qu’une SA ou une SARL, la SNC est une société dans laquelle les associés, qui sont au minimum deux, ont la qualité de commerçants. Ils sont responsables de manière solidaire et indéfinie des dettes de la société. Cette forme ne peut être choisie pour les professions juridiques, judiciaires ou de santé (hors pharmaciens).

– Société civile professionnelle (SCP)

Société permettant à plusieurs membres d’une profession libérale réglementée d’exercer en commun leur activité, même si chaque associé reste personnellement imposé sur sa part de bénéfices.

Au moment de la création de l’entreprise, choisir son statut est indispensable. Chacun possède ses avantages et inconvénients. Néanmoins, avant de faire votre choix, faites appel à un avocat, pour régler les formalités et tous les détails importants liés à la création de votre entreprise.

Qu’importe le statut d’entreprise choisi, vous êtes tenu de déposer une annonce légale.

bpifrance-creation.fr

La SCPI pour investir en immobilier sans sourciller

Investir en sociétés civiles de placement immobilier, beaucoup de nos compatriotes y songent mais certains ont encore du mal à franchir le pas. Une trop grande part des Français pensent toujours qu’il n’y a pas d’autre salut que de placer son argent sur un livret défiscalisé, sur un contrat d’assurance-vie en fonds euros ou dans un appartement locatif. Pourtant, les SCPI font mieux que l’immobilier en direct et rapportent jusqu’à 6% à leurs associés sans aucune gestion ! C’est ce que nous allons analyser en prenant pour exemple l’immobilier détenu en direct.

Pourquoi investir sur un appartement locatif est-il l’une des pires solutions actuelles ?

Investir en immobilier en direct a été la panacée des investisseurs à partir des années 1970. Il s’agissait de rembourser son prêt immobilier grâce aux loyers versés par les locataires. Toutefois, la donne a changé. Elle a changé non sur le fond mais sur la forme.

Les prix de l’immobilier ont d’abord considérablement augmenté ce qui a induit une diminution des taux de rendement. Les loyers ont en effet moins vite progressé que le prix des actifs. Il en a été tout autre des taxes foncières, des primes d’assurance, du coût des travaux, des charges de copropriété… Les investisseurs en immobilier en direct ont donc perdu du pouvoir d’achat. Pire, la réglementation s’est durcie tandis que les impayés de loyers ont explosé.

Ainsi que le rappelle Gregorie Moulinier, l’un des associés-fondateurs de La Centrale des SCPI (www.centraledesscpi.com), le premier réseau d’épargne digitale français : « La liste des problèmes auxquels sont confrontés les investisseurs immobiliers en direct s’allonge en permanence. Cela ne donne pas envie de placer son argent en immobilier en direct. C’est ce que nous disent tous les épargnants qui nous contactent au 01.44.56.00.23. »   

Les investisseurs en immobilier en direct sont devenus très sourcilleux et mécontents des perspectives de l’immobilier détenu en direct. Avec l’âge, ils n’ont plus envie de passer leur temps à gérer des problèmes avec leurs locataires, leurs artisans, leurs syndics… Certains propriétaires sont purement et simplement pris au piège. Il est grand temps que cela change !

Les investisseurs en immobilier en direct n’ont pas envie de vieillir avant l’âge et d’être confrontés sans cesse à des soucis, l’un chassant l’autre. Cela se comprend aisément. Il faut donc parvenir le plus rapidement possible à trancher ce nœud gordien pour retrouver sa liberté. Mais comment opérer lorsque l’on demeure attaché l’immobilier ? Afin de ne plus sourciller, il faut investir en SCPI de rendement.    

Pourquoi investir en SCPI est-il la meilleure solution actuelle pour investir en immobilier ?

Les SCPI peuvent être qualifiées d’investissement « anti-stress ». Acheter des parts de SCPI revient à s’affranchir de toute contrainte de gestion. Cela, c’est le travail des sociétés de gestion qui ont créé et qui gèrent l’ensemble des SCPI du marché de la pierre digitale. Placer son argent en SCPI de rendement, c’est donc déjà s’enlever une première épine du pied.

Une autre épine que l’on enlève de son pied lorsqu’on achète des SCPI de rendement, c’est le fait de profiter d’un patrimoine mutualisé. Mieux vaut être copropriétaire de plusieurs dizaines, voire centaines, d’immeubles que de détenir un ou deux appartements. On ne sait jamais ce qui peut arriver !

Enfin, investir en SCPI de rendement, c’est pouvoir mixer tous types d’actifs (bureaux, commerces, locaux d’activités, entrepôts, immobilier en lien avec la santé et l’éducation, immobilier résidentiel…) à la fois en France mais aussi en Europe. Les SCPI européennes sont d’ailleurs les préférées des investisseurs.   

« Avec les SCPI de rendement, il n’est pas nécessaire d’être millionnaire pour investir en immobilier aux quatre coins de l’Europe. Quelques milliers d’euros suffisent. Acheter des SCPI de rendement permet d’accéder à tous les types d’actifs et à presque tous les pays européens depuis chez soi » complète Laurent Fages,l’un des consultants de La Centrale des SCPI (01.44.56.00.23 / www.centraledesscpi.com )

Quelles sont les SCPI préférées des Français actuellement ?

Deux thématiques se détachent sans conteste : les SCPI santé et les SCPI logistiques. Les deux porte-étendards de ces thématiques SCPI sont la SCPI Pierval Santé et la SCPI Activimmo.

La SCPI Pierval Santé, gérée par Euryale Asset Management, capitalise deux milliards d’euros. Pierval Santé possède des immeubles dans sept pays européens dont la France. Pierval Santé détient à la fois des immeubles dans le secteur médico-social (EHPAD / Alzheimer, centres d’hébergement…), dans le secteur sanitaire et des soins de ville (cliniques, centres de dialyse, cabinets médicaux…) mais aussi d’autres actifs du secteur de la santé (bureaux, locaux d’activités…). Cette SCPI Santé est aujourd’hui l’une des plus importantes du marché.

Forte d’un taux d’occupation financier (TOF) de 98,82 %, Pierval Santé a rapporté 5,38 % à ses associés l’an dernier, cette performance étant hors fiscalité étrangère. Pierval Santé fait donc partie des meilleures SCPI et des plus dynamiques.

Pour ce qui concerne la logistique, c’est la SCPI Activimmo qui tient la corde. Activimmo capitalise 253 millions d’euros et détient des immeubles uniquement focalisés sur la logistique (entrepôts logistiques, logistique urbaine, transport et locaux d’activités. Activimmo est uniquement localisée en France, en Île-de-France et en région. Son TOF atteint 98,50 %.

Avec un rendement de 6,05 % nets en 2020, Activimmo fait aussi partie des meilleures SCPI de rendement. Il faut dire qu’avec l’essor ininterrompu du e-commerce, l’immobilier logistique a le vent en poupe, et pour longtemps.

Après avoir sourcillé pendant des années avec leur immobilier détenu en direct, les Français ont enfin pris conscience du fait que les SCPI étaient le meilleur produit d’épargne du marché. Les SCPI de rendement offrent la possibilité d’augmenter son pouvoir d’achat dans les meilleures conditions, ce qui n’est pas le cas des livrets défiscalisés et des contrats d’assurance-vie en fonds euros.

Avant d’acheter des parts de SCPI, il faut contacter des spécialistes de la question, tels ceux de La Centrale des SCPI (01.44.56.00.23 / www.centraledesscpi.com ), le comparateur SCPI le plus recommandé par les épargnants. Il faut d’autant plus le faire que le prix des parts des SCPI est identique quel que soit le canal de distribution.

Plutôt que de sourciller sans fin sur son immobilier détenu en direct, il faut prendre le taureau par les cornes et acheter des parts de SCPI de rendement. Tergiverser est en effet un facteur très important de stress inutile.

Avertissement

L’investissement dans une SCPI n’est pas garanti, tant du point de vue des dividendes perçus que de celui de la préservation du capital. Les SCPI dépendent en effet des fluctuations des marchés immobiliers. 

Avant toute décision d’achat de parts de SCPI, faites-vous conseiller par un professionnel afin d’être certain(e) que ce placement correspond à votre profil patrimonial. 

Enfin, comme tout investissement immobilier, tenez compte du fait que les SCPI sont des placements de long terme dont la durée de détention minimale ne saurait être inférieure à huit ans. 

La structure hiérarchique en voie de disparition ?

Si le mode projet a généré une organisation horizontale au sein des entreprises, celle-ci s’est immiscée aussi dans les relations entre les salariés « gradés » et leurs subordonnés. Les signes distinctifs disparaissent peu à peu et l’ambiance du lieu de travail a tendance à devenir de plus en plus chaleureuse.

Les patrons d’abord !

Si certains signes distinctifs ont disparu depuis quelques années, c’est d’abord parce que les dirigeants d’entreprise se sont trouvés influencés par l’utilisation des nouvelles technologies et par une communication par mails qui a entraîné la suppression des échelons hiérarchiques, permettant aux collaborateurs de s’adresser aux dirigeants sans passer par leur hiérarchie. Ce phénomène s’est amplifié avec la généralisation des open-space dans l’entreprise et avec un patron qui s’est retrouvé dans le même bureau que ses collaborateurs. Cette pratique perdure et le fameux bureau du dirigeant ne semble pas nécessairement une obligation.

Même dans le cas où celui a perduré, les mentalités ont changé car le bureau du dirigeant est devenu de plus en plus ouvert, plus accessible à tous les collaborateurs, signe d’un changement majeur des relations entre le dirigeant ou les managers et les salariés. Quel que soit le niveau hiérarchique du salarié, il n’est plus rare qu’il puisse discuter avec le patron et qu’il profite des espaces communs comme la cafétéria pour le rencontrer de façon informelle. Cette généralisation est telle qu’elle pourrait sembler anodine mais s’adresser au N+2 voire plus n’était clairement pas bien vu dans les anciennes structures. Dépasser la hiérarchie valait souvent des remontrances qui en dissuadaient plus d’un de recommencer.

Les signes distinctifs ont disparu.

Les signes distinctifs de la hiérarchie ont également disparu. On pourrait se dire que le développement du mode projet avec des équipes qui se font et se défont au gré des projets en est la cause. En effet, les bureaux ne sont globalement plus attribués et que les nouvelles habitudes vont vers le fait que chacun s’installe où il veut. Mais en réalité c’est bien la manière de fonctionner qui a profondément changé et les autres signes comme la voiture de fonction qui aurait pu être en 4 portes à la place de 2 pour un manager ne sont plus en vogue et prêtent parfois même à critique. Cette disparition montre bien que la hiérarchie traditionnelle ne présente plus le même intérêt pour le dynamisme de l’entreprise

Un lieu de travail qui va vers l’utile

Si la frontière s’est tant estompée, c’est pour mieux impliquer les salariés, ne soyons pas dupes. Le lieu de travail s’est transformé et les bureaux austères ont développé de plus en plus en une ambiance plus conviviale. Design des bureaux, décoration, présence de plantes, signalétique, … Nous sommes loin des bureaux austères d’autrefois. Le lieu de travail se structure désormais pour répondre aux différents besoins de chaque salarié : salles de phoning, de réunion, de brainstorming et créativité, bureaux assis ou debout, poufs, canapés ont fait leur apparition. Il n’est d’ailleurs plus rare de pouvoir naviguer entre les différents univers tout au long de la journée suivant le besoin du moment et de voir des salariés circuler dans l’entreprise.

La transformation de la prise de décision

Si hier l’organisation traditionnelle était de recevoir des ordres de la hiérarchie, il faut bien constater que les décisions ont de plus en plus tendance à être collaboratives. Les managers prennent de plus en plus l’avis de leurs collaborateurs avant de donner leurs directives et n’hésitent plus à organiser des réunions avant de choisir la direction à prendre. Bien entendu, le dernier choix revient très souvent au manager parmi l’ensemble des propositions réalisées mais il faut bien constater que les entreprises ont bien compris une chose : les solutions viennent souvent de l’opérationnel. 

Les éléments essentiels d’un business plan

Le business plan, le sésame de la création d’entreprise s’il est performant. Ce document présente votre projet et doit donner envie aux futurs investisseurs, clients, partenaires… de s’impliquer chacun selon ses objectifs. Pour présenter un business plan des plus prometteurs, voici les éléments essentiels à ne pas négliger.

Qu’est-ce que le business plan ?

Vous voici vous et votre projet prêt à vous engager dans l’aventure entrepreneuriale. Une nouvelle mission se dresse devant vous : convaincre d’investir dans votre projet. Pour y parvenir, vous devez vous doter d’un business plan, document qui répond à de nombreuses questions sur votre société, vos services, votre future clientèle, vos stratégies etc… Un ensemble d’éléments doivent figurer dans votre business plan pour que ce dernier soit des plus convaincants. Il demeure un document confidentiel, propre à l’entreprise et qui comporte de précieuses informations, veillez à ne pas le rendre accessible à tous.

Vous devrez rédiger un résumé opérationnel

Celui-ci se place au début de votre business plan et ne doit pas excéder plus de trois pages. Cette partie est avant tout là pour faire gagner du temps à votre interlocuteur en résumant les points forts de votre projet et donner envie de lire la suite. Il doit donc donner un aperçu global de votre projet/entreprise pour que le lecteur puisse se faire une première idée. Commencez par présenter votre entreprise et brièvement son histoire. Insistez sur les points qui vous démarquent de la concurrence et présentez votre business model, votre stratégie ainsi que vos prévisions. N’oubliez pas de mentionner le montant des fonds nécessaire à la réussite de votre projet. Ces points seront à développer en détail dans les prochaines parties, mais doivent figurer dès la première présentation.

Bien présenter votre produit ou votre service

Dès le départ, veillez à présenter vos produits ou services, leurs caractéristiques et leurs performances. A quel besoin précis du marché répondent-ils ? A quel stade de développement en sont-ils (maquette, déjà breveté, prêt à se vendre) ? Quelles technologies ou matières le composent ? A quel besoin, il répond ? Un ensemble d’éléments qui doivent être présentés de manière claire et concise. Dîtes-vous que l’investisseur ne connaît rien à votre produit et à votre secteur. Faites-les lui découvrir de manière simple à ce qu’ils en retiennent toutes les données. A cette simplicité d’explication, ajoutez une touche d’originalité : n’oubliez pas que votre mission première reste de séduire votre potentiel investisseur, donnez-lui envie de tenter l’expérience à vos côtés et pas à ceux de vos concurrents.

Réaliser une étude de marché rigoureuse et pertinente

Présenter le marché sur lequel vous souhaitez vous positionner demeure essentiel. Quoi de mieux pour ce faire que de proposer une étude de marché ? Si elle s’avère parfois coûteuse, elle représente avant tout un excellent moyen d’analyser les forces et faiblesses de votre entreprise pour s’imposer sur le marché. Ne négligez pas cet élément qui vous crédibilise auprès des investisseurs à partir du moment où elle est réalisée de manière objective. Ce dernier doit se réaliser de manière rigoureuse et fiable. Pensez également à ne pas omettre la présentation de la concurrence déjà présente sur le secteur afin de décrire par la suite en quoi votre offre se différencie de l’existant.

Bien cibler votre future clientèle

Votre produit répond à un réel besoin du marché, c’est un fait ! Mais qui sont les consommateurs qui ressentent le besoin de se le procurer ? Encore une fois, il ne faut pas viser trop large, segmenter votre potentielle cible pour affiner. Détaillez les caractéristiques de votre clientèle pour prouver l’intérêt de votre offre par rapport à leur besoin et décrire votre cœur de cible.

Présenter les chiffres-clés

Montrez à votre investisseur que vous possédez une vue sur le long terme en prévoyant les futurs chiffres clés de votre société : estimation des charges et des revenus, compte de résultat et bilan prévisionnel, ainsi que le point mort, seuil où votre rentabilité est atteinte. Ces estimations doivent se réaliser sur plusieurs années (5 en général). Toutes ces prévisions financières vont de pair avec votre plan de financement. Pour le formuler, il vous suffit de répondre aux questions suivantes : Quelle est la somme désirée ? Quelle proportion de capital sera proposée en retour ? Quel type d’actions sera proposé aux investisseurs ? Quel financement sera attribué aux différents postes (technologie, publicité, marketing). N’hésitez pas à évoquer les éléments qui favorisent la rentabilité du projet et qui montrent que vous savez où vous allez. Un calendrier peut compléter vos données. Énumérez les différentes dates et les objectifs à atteindre. De cette manière, l’investisseur perçoit à quelle allure le projet doit avancer pour réussir.

Mettre en valeur  votre équipe et votre capacité à manager

Présenter avant tout votre entreprise (nom de la société, dates de création, emplacement, forme juridique, histoire) mais pas seulement. Votre équipe doit également figurer dans votre business plan. Mettez en avant les postes et les compétences occupés par chacun de vos collaborateurs et insistez sur leurs points forts en résumant leur CV (formation, expérience, réseau) que vous ajouterez en annexe. La réussite d’un projet dépend essentiellement de ceux qui le conduisent. Travailler aux côtés d’une équipe fiable et expérimentée demeure un atout de taille pour vos futurs investisseurs qui vous feront davantage confiance. Montrez également que l’ensemble des compétences nécessaires sont réunies : commerciales, techniques, financières….

Définir votre sratégie

Établissez votre plan d’action ! Quelle stratégie marketing souhaitez-vous employer ? Quels sont vos modes de production ? Comment organisez-vous votre recherche et votre développement ? Quel est votre plan d’action commercial ? Un ensemble de réponses à apporter dans votre plan d’affaires qui décrivent votre manière d’accéder au succès, veillez à ce qu’elles soient pertinentes.

Un business plan représente le reflet de votre entreprise auprès de vos futurs investisseurs. Peaufinez-le au mieux afin de les conquérir.

La diversité culturelle au cœur de l’entrepreneuriat

La diversité culturelle des entrepreneurs représente une richesse de taille pour notre pays et nos entreprises. Elle a permis à de nombreux dirigeants de développer de nouveaux produits et services pensés différemment. Dans un parcours jonché de préjugés et d’obstacles, ils ont su démontrer qu’ils pouvaient réussir. Retour sur ces parcours d’entrepreneurs issus de la diversité.

Hugues de Bantel, co-fondateur et directeur général de Cosmo Tech, entrepreneur dans l’âme, extraits  d’une interview pour Dynamique

Cosmo Tech

Quelle est votre clé de succès ?

La diversité culturelle ! Une vision commune que nous partageons Michel Morvan et moi-même. Aujourd’hui, chez Cosmo Tech, nous sommes environ 90 personnes avec 15 nationalités ! Ce n’est guère anodin ! Le fait de mettre ensemble des personnes avec des parcours académiques, des parcours d’ingénieurs et aussi avec des nationalités et des cultures différentes, est notre choix. Cela vient surement de mon expérience personnelle. J’ai toujours été amené à travailler avec des équipes très diverses, avec des asiatiques, des distributeurs qui venaient de tous les pays, des salariés issus de différentes nationalités. J’ai géré des sociétés innovantes dans lesquelles l’innovation venait du fait que l’on travaillait avec des nationalités différentes.

La diversité est-elle toujours positive ?

Certes, c’est plus facile si vous avez une équipe très homogène, tout le monde a la même culture et donc va s’entendre sans difficultés. L’obtention du consensus sera plus aisée. Mais quand la perception est identique, cela ne va pas forcément créer de l’innovation. Attention tout de même car la diversité peut devenir négative si vous ne mettez pas en place les processus et un esprit d’entreprise basé sur la reconnaissance des différences. A un moment, il faut reconnaître ces différences pour les mettre en exergue et faire de leur reconnaissance une valeur pour chaque collaborateur. Nier la différence peut amener l’effet inverse.

Hakim Benotmane « Le prince du Kebab »

Hakim Benotmane est un jeune entrepreneur franco-algérien. Originaire de la Touraine, le jeune homme n’apprécie pas vraiment les bancs de l’école, mais l’entrepreneuriat le passionne déjà. A l’âge de 16 ans il étudie les parcours de grands dirigeants d’entreprise pour s’en inspirer. Durant ses études, il travaille en parallèle dans un restaurant kebab. Le secteur lui parait porteur : nombreux sont les restaurants qui ont ouvert dans le domaine mais aucune enseigne installée dans plusieurs villes. L’idée lui vient : créer une chaîne qui deviendra première de France en délaissant la mauvaise image du « kebab fast-food » pour celle d’un restaurant casual. Un pari risqué mais qui marche ! Le jeune homme lance le premier restaurant de sa chaîne «Nabab Kebab » et rencontre un franc succès: plus de 81 établissements ouverts dont 63 à travers la France (plusieurs autres enseignes appartenant à l’entrepreneur telles que Five Burger ou My Bagel sont prises en compte).

Ce jeune dirigeant issu de la diversité représente un exemple de réussite et conseille les futurs entrepreneurs : « Être issu de la diversité était peut-être un frein il y a 10 ans mais, aujourd’hui, tout le monde a sa chance. Certes, il y a encore des barrières et des préjugés mais il ne faut simplement pas baisser les bras ! Surtout, la jeune génération qui a envie de réussir ! » Confie-t-il sur le site Entreprendre.

Mohed Altrad, l’ascension fulgurante d’un entrepreneur parti de rien

Un des parcours d’entrepreneur des plus atypiques: celui de Mohed Altrad. Né en Syrie, il y passe son enfance, élevé par sa grand-mère. Vivant dans de modestes conditions, il n’a pas accès à l’école mais se glisse régulièrement dans la classe d’un instituteur. Ce dernier lui permet de suivre ses cours, ce qui lui permettra d’apprendre à lire. Il obtient à 17 ans son baccalauréat et grâce à une bourse d’études vient étudier en France. Fraichement diplômé en tant qu’ingénieur, il fonde aux cotés de Richard Alcock une société d’informatique qu’il revendra pour acquérir une PME en difficulté spécialisée dans les échafaudages. Son entreprise Altrad est née et enchaîne les succès et les acquisitions au fil du temps. Mohed Altrad recevait le 17 octobre dernier un prix d’honneur lors de la finale du Prix de l’Entrepreneur de l’année. La clé du succès pour ce dirigeant ?

Le multiculturalisme : « Nos origines déterminent une façon d’appréhender le monde mais avec les échanges internationaux il devient évident qu’il existe un océan de manières d’agir, de diriger son entreprise. Le multiculturalisme permet, avant tout, de s’enrichir d’autres pratiques, d’observer comment d’autres réfléchissent, abordent les difficultés même si cela reste aux antipodes de vos habitudes. L’enjeu est de percevoir comment d’autres échouent ou réussissent et de s’en inspirer. » Explique-t-il. Une belle leçon de vie que nous enseigne cet entrepreneur parti de rien.

Fatéma Hal, une cuisine au goût entrepreneurial

Le meilleur restaurant marocain de Paris ? Nombreux considèrent que l’établissement créé par Fatima Hal La Mansouria mérite ce titre. La jeune femme vit au Maroc, plus précisément à Oujda jusqu’à l’âge de 17 ans où elle rejoint un mari qu’elle n’a pas forcément choisi. Elle divorce quatre ans plus tard et se lance dans des études pour occuper un poste au ministère des droits de la femme. Plus tard elle se concentre sur la cuisine et démarre en préparant des repas au sein d’associations : elle présente ses plats et invite ses convives à participer au financement de son futur restaurant.

Ce dernier ouvre en 1984 et reste l’un des plus prisés de la capitale. L’entrepreneure se confit sur ses motivations à Jeune Afrique « C’est bien parce que je cumulais, comme tous les immigrés, des contrats à durée déterminée que j’ai eu envie de créer ma propre affaire ! En fait, il y a deux catégories de personnes : celles qui sont obnubilées par les entraves et celles qui vont se débrouiller pour les franchir ! Celles-ci finissent par ne plus les voir. Leur secret ? Travailler beaucoup, trouver les choses qui les font vibrer et les réaliser ! »

Ning Li, un parcours plutôt atypique

Ning Li vit en chine dans des conditions modestes jusqu’à l’âge de 16 où, grâce à l’aide d’un directeur de pension, il acquiert la chance de pouvoir intégrer un pensionnat français. Ce dernier se situant en Normandie laisse un goût d’inachevé au jeune homme qui souhaite découvrir Paris. Il décide de poursuivre ses études au sein de la capitale et intègre HEC pour plus tard travailler par default a la banque Rotshlid, un métier qui ne plait pas à l’entrepreneur « Je me suis vite rendu compte que j’avais besoin de respirer, de créer des choses nouvelles, d’être dans la création… Alors j’ai démissionné. »
Il décide de travailler aux côtés de Marc Simoncini, le créateur de Meetic, et s’inspire de son parcours pour créer My Fab un site e-commerce de vente flash sur le secteur de l’ameublement. Un succès qui lui permet de diriger a seulement 26 ans plus de 180 personnes.

Le jeune homme estime qu’il ne se sent plus à sa place et revend ses parts de capital pour voyager. A son retour l’aventure entrepreneuriale reprend le dessus et il se lance de nouveau dans le même secteur mais cette fois-ci avec une nouvelle société : Made.com, en Angleterre avec l’aide Brent Hoberman. Un succès pour l’entreprise de vente de meuble en ligne sans intermédiaire, qui s’exporte dans toute l’Europe. Le jeune entrepreneur invite à s’expatrier : « Montez votre entreprise en Angleterre ! En Angleterre, la création d’entreprise est très peu taxée au démarrage et les start-ups peuvent plus facilement dénicher des talents venus du monde entier car il y a cette langue commune qui est l’anglais. »

Hublo, un acteur qui veut simplifier le quotidien des professionnels de santé

Interview d’Antoine Loron, Président et co-fondateur de Hublo. Créée en mai 2020 à partir de la fusion de Whoog et medGo, l’entreprise Hublo annonce un tour de table de 22 millions d’euros auprès de Revaia (ex Gaia Capital Partners) et du fonds allemand Acton Capital afin de consolider sa position en France et en Allemagne ainsi que d’accélérer son expansion à l’international.

Comment est-ce que l’idée vous est venue ?

L’idée nous est venue fin 2016 parce que ma mère était kinésithérapeute et faisait essentiellement des remplacements. Les sites qu’elle utilisait pour trouver des remplacements étaient un peu compliqués et n’étaient pas forcément très opérationnels. Nous avons donc voulu créer une plateforme plutôt pour les libéraux. Quand nous avons proposé cette solution avec mon associé Adrien, à des établissements de santé, ils nous ont expliqué que ce n’était pas tout à fait ce dont ils avaient besoin, mais qu’ils avaient une vraie problématique de gestion des remplacements pour les infirmiers/infirmières, aides-soignants/soignantes et qu’ils avaient besoin d’un outil de gestion des remplacements.

C’est à ce moment-là que nous avons pivoté et que nous avons redéveloppé le produit avec Adrien, Chris, qui nous avait rejoints, et moi. A l’origine, nous étions une plateforme de mise en relation pour les praticiens libéraux afin que les praticiens installés puissent trouver des remplaçants. Nous nous appelions alors encore MEDGO.

Comment avez- vous rencontré vos associés ?

Cela s’est fait à quelques mois d’intervalle, en l’occurrence. Adrien est un ami d’école de commerce de ma promotion et Chris, nous l’avons rencontré quelques mois après, par hasard sur un groupe Facebook, alors que nous cherchions un troisième associé et CTO. Nous avions demandé à plusieurs amis ingénieurs de poster notre offre d’association sur leur groupe d’anciens élèves d’écoles d’ingénieurs et cela s’est fait naturellement. Nous avons pris un café et cela a démarré tout de suite.

Quelles ont été les étapes suivantes ?

Le pivot, c’est fait début 2017. Nous étions alors trois associés et nous avons signé les premiers clients autour d’avril de la même année. Nous avons commencé par une première levée de fonds de 1 million d’euros qui a eu lieu en octobre 2017 alors que nous avions une trentaine de clients. Elle s’est donc faite essentiellement avec des Business Angels et Kima Ventures. Puis, nous avons eu une accélération et un développement assez rapide, grâce à cette levée de fonds et nos fonds propres jusqu’à mai 2020.

A cette date, nous avons fusionné avec notre principal concurrent qui s’appelait Whoog et à cette occasion, nous nous sommes renommés Hublo. Nous avons continué à grandir, notamment avec une belle croissance et beaucoup d’utilisation pendant la covid puisque la gestion des remplacements était particulièrement critique. Cela nous a amenés en un mois à peine à devoir lever 22 millions d’euros pour accélérer notre développement produit et notre déploiement à l’international.

Pour revenir au début, cela a-t-il tout de suite fonctionné ?

Cela a tout de suite fonctionné. C’est la phase préalable où nous étions sur la gestion des libéraux et où nous n’étions que deux avec Adrien qui a pris du temps. Nous avions du mal à nous positionner et à savoir comment monétiser/quel business model construire. Mais quand nous avons pivoté et développé cette solution pour les établissements de santé et que nous nous sommes associés avec Chris, celui-ci a développé une nouvelle version en deux mois de la solution et nous avons réussi à la déployer dans les premiers établissements clients en un temps record. C’est à ce moment-là que nous avons vraiment démarré.

Quand avez-vous commencé à l’international ? Dans quel pays souhaitez-vous aller ?

Nous allons continuer en France, bien sûr, où il nous reste encore pas mal d’établissements à équiper. Pour répondre à la question, nous nous sommes lancés en Allemagne fin 2020. Il s’agit d’un grand marché que ce soit dans la santé ou ailleurs. Ils ont une vraie problématique, encore plus importante qu’en France de turn over, de gestion des équipes, de recrutement dans les établissements de santé. Il y a une énorme pénurie de professionnels de santé et ils vont manquer de près de 500 000 professionnels soignants d’ici fin 2030.

Et puis nous avions aussi certains clients ou investisseurs qui connaissaient bien le marché allemand et avec lesquels nous avons pu commencer à l’approfondir et le comprendre avant de nous lancer. Nous allons donc y accélérer notre développement et nous avons prévu d’ouvrir quatre nouveaux pays dans les 18 prochains mois. Les pays en question ne sont pas encore arrêtés, car nous sommes encore en train de prioriser, mais ce sera en Europe, quatre pays européens. Nous avons déjà quelques clients en Suisse et en Belgique.

Quelles ont été les principales difficultés que vous avez rencontrées jusqu’à présent ? Et comment les avez-vous surmontées ?

Notre principale difficulté puisque nous en avons surtout une, c’est de recruter suffisamment vite pour pouvoir tenir la croissance que nous souhaitons obtenir. Paradoxalement, pour une société qui a un outil d’aide aux remplacements et aux recrutements, nous subissons l’effet : « les enfants des cordonniers les plus mal chaussés » mais c’est la difficulté de nombreuses start-up. Sinon, nous n’avons pas d’autres difficultés majeures mais il faut dire que nous sommes passés de 3 collaborateurs à 75 aujourd’hui et que cela va encore s’accélérer. Il s’agit de passer à presque 300 personnes d’ici fin 2023.

Quel type de profil exactement ?

Nous cherchons surtout les profils commerciaux, customer success, produit, ingénieur/développeur marketing et RH, ce sont les métiers pour lesquels nous avons le plus de recrutements prévus. Celui où nous avons le plus de difficultés à recruter, c’est le métier développeur ou software ingenieur dans notre jargon. Nous avons aussi pas mal de difficultés à recruter des recruteurs ou talents acquisition manager pour l’anglais. Nous avons également des enjeux pour l’équipe produit et les équipes commerciales/chargés de relations clients en France et dans les futurs pays.

Vous parlez de développement produit. Comment cela va se passer ?

En fait, nous répondons à une problématique spécifique des hôpitaux, c’est la gestion des remplacements. Mais sur l’ensemble du spectre de gestion des ressources humaines, il y a beaucoup d’éléments qui sont non digitalisés ou qui sont faits avec des outils qui ne fonctionnent pas bien. L’idée c’est donc d’apporter une solution digitale à tous les processus RH qui, aujourd’hui, ne fonctionnent pas bien. Pour tout ce qui est autour de la gestion des talents dans les établissements de santé et notamment sur tout le personnel non médical, nous sommes en train de développer des solutions pour pouvoir y répondre. Nous voulons rester en pure player santé. Notre idée, ce n’est pas de nous diversifier sur d’autres secteurs, mais vraiment d’être la solution RH leader dans les établissements de santé.

Pour l’avenir, quels sont VOS prochains enjeux ?

Les deux principaux enjeux restent ceux que nous avons déjà évoqués : ouvrir de nouveaux pays et élargir la gamme de produits avec une solution beaucoup plus complète et encore plus intégrée dans les systèmes d’information hospitaliers. C’est un peu la clé de se connecter avec les logiciels en place pour éviter les ressaisies et effectuer les bons transferts d’informations. Pour faire tout cela, nous avons besoin de recruter des talents chez nous, en interne.

Pourquoi cibler l’Europe plus que d’autres pays ?

Il existe déjà beaucoup de besoins en Europe et en fait, la problématique de la pénurie de professionnels soignants, se révèle particulièrement forte dans les pays développés donc, en Europe. L’Europe, c’est notre étape sur les trois prochaines années. Mais nous ne nous interdisons pas du tout de regarder au-delà de l’Europe d’ici trois ans.

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris depuis que vous avez commencé à entreprendre ?

Ce qui m’a le plus surpris, c’est que finalement, le secteur de la santé et même de la santé publique, même s’il y a une certaine inertie et des difficultés inhérentes au statut de l’hôpital public, il s’agit d’un secteur qui est prêt à changer, qui est très à l’écoute. Il faut beaucoup d’accompagnement, mais il y a une vraie volonté d’avancer, de se digitaliser à l’opposé du stéréotype qu’on pourrait avoir vu de l’extérieur et qu’on nous oppose souvent. Quand on dit qu’on travaille dans la santé, que c’est compliqué et qu’il y a une inertie, ceci n’est pas vrai. Il y a une vraie volonté de se transformer.

Est-ce que la crise sanitaire a accéléré votre développement ?

Oui en quelque sorte mais elle nous a surtout permis de conforter notre croissance. Elle nous a permis de continuer à bien croître puisque les établissements qui étaient équipés de notre solution avant la crise sont ceux qui s’en sont le mieux sortis en termes d’organisation du personnel, de rappel du personnel, car c’est un moment où ils en ont le plus besoin et cela a démontré réellement la valeur de la solution.

Aujourd’hui, quels sont vos avantages concurrentiels ?

Nous avons quelques concurrents, nous sommes clairement leader sur le marché. Nos avantages concurrentiels, c’est d’avoir un produit qui est très complet, qui permet vraiment de gérer les remplacements de personnel de santé de A à Z, de l’expression du besoin jusqu’à la partie administrative (génération du contrat, signature électronique…) Et tout cela en étant bien intégré aussi dans les systèmes de santé hospitaliers, avec les connecteurs, avec leurs logiciels existants. C’est un produit vraiment complet et profond, mais pourtant super simple d’utilisation. Ce n’est pas un énième logiciel pour les établissements de santé.

C’est notre avantage concurrentiel majeur. Et puis après le second avantage concurrentiel, c’est toute l’expérience que nous avons accumulée en travaillant avec 2 800 établissements de santé et la conduite du changement, la gestion de projet que nous mettons autour de l’outil. Ce n’est pas parce que l’outil est simple qu’il faut le donner et laisser les établissements l’implémenter et en faire l’adoption. Comme je le disais, c’est un secteur qui veut se transformer. Il y a une volonté, mais ce sont des établissements d’une certaine taille et il faut les accompagner dans le changement. Cela demande une expertise de conduite du changement et de gestion de projet, même quasiment de conseil, que nous avons vraiment développée depuis cinq ans.

Par curiosité, comment ça se passe concrètement ?

En fait, si nous commençons à travailler dans un hôpital donné, l’ensemble du personnel va être invité à s’inscrire sur l’application Hublo et à rejoindre le réseau de l’établissement pour faire des missions de remplacement dont le personnel, à temps plein ou à temps partiel, en CDI ou en CDD mais déjà sollicité régulièrement pour des missions courtes. L’hôpital construit finalement son réseau sur Hublo et le personnel se logue via l’application. Ensuite, dans chaque service, la cadre du service dès qu’il y a une absence, va poster une mission sur la plateforme et toutes les personnes du réseau qui sont disponibles et compétentes vont être notifiées sur l’application et vont pouvoir se positionner en un clic. La cadre va alors choisir la personne la plus appropriée pour la mission, attribuer la mission et tout l’administratif derrière va être géré automatiquement. 

« Il existe déjà beaucoup de besoins en Europe et en fait, la problématique de la pénurie de professionnels soignants, se révèle particulièrement forte dans les pays développés donc, en Europe. »

3 Conseils d’Antoine Loron

  1. Entreprenez dans la santé et au service des professionnels de santé parce qu’ils en ont besoin et sont réceptifs.
  2. Prenez des risques. En fait, vous n’avez rien à perdre et en France, nous avons un système qui favorise tellement l’entrepreneuriat qu’il serait fort dommage de ne pas en profiter. Il y a beaucoup d’aides pour les entrepreneurs, donc il est possible de temporiser le risque avec le système mis en place. Donc allez-y.
  3. Trouvez les bons associés parce que si nous nous développons aussi bien aujourd’hui, que nous en sommes là où nous en sommes, c’est aussi parce que nous avons une super association solide, où l’entente est géniale. Nous savons nous dire les choses quand cela ne va pas et chaque fois cela se passe bien. C’est la clé de la réussite aussi. Ce n’est pas évident parce qu’il est difficile de savoir en avance, si l’équipe va fonctionner.

Comment gonfler vos équipes à bloc ?

Ça y est ! C’est le moment pour vous d’accélérer. Vous avez pris la décision et vous le savez, pour réussir, vous avez besoin de vos équipes. Elles devront donner leur maximum pour vous faire entrer dans une phase de croissance qui vous permettra de recruter et de vous développer. Mais comment faire en sorte que chacun donne le meilleur de lui-même pendant cette phase difficile ? Comment gonfler vos équipes à bloc ?

Inutile de rêver, manager des équipes aux personnalités diverses et parfois opposée à la vôtre ne se fait pas avec une baguette magique. Ne vous servez pas de l’exemple des personnes charismatiques qui sans effort obtiennent l’adhésion de leurs collaborateurs mais demandez-vous quels sont les points essentiels à mettre en pratique pour que vos équipes s’investissent sans compter.

Expliquez à vos équipes votre vision et votre objectif

Pour que vos salariés s’impliquent, il est temps de les responsabiliser et de les traiter comme des adultes en qui vous pouvez avoir confiance. En réalité, pour donner le maximum, ils doivent connaître l’objectif général et savoir comment l’objectif personnel contribue à son atteinte dans cette vaste machine. Difficile de comprendre en quoi son travail contribue à l’atteinte des résultats de l’entreprise quand vous êtes englué dans des tâches opérationnelles. A vous d’expliquer l’objectif personnel et en quoi il influe sur l’objectif général.

Faites comprendre en quoi l’atteinte est fondamentale

Les valeurs de votre entreprise sont, en principe, partagées par vos équipes si vous avez pris le soin de les diffuser. Elles motivent vos troupes au quotidien, car elles savent pourquoi elles travaillent tous les jours. Si elles le font uniquement pour l’argent ou garder un emploi, nul doute qu’elles ne s’épanouiront pas au sein de votre entreprise et qu’elles auront du mal à s’impliquer. Rappelez l’importance de la mission de l’entreprise et pourquoi il demeure fondamental que votre entreprise se développe. Au fond, quelle que soit l’entreprise, vous cherchez à améliorer quelque chose dans le monde. Une piqûre de rappel n’est jamais inutile pour mobiliser les troupes.

Faites-les adhérer à votre stratégie

Pour les faire accepter votre plan, vous devez leur exposer votre vision et l’impact du travail de chacun dans l’atteinte de cet objectif. Il s’agit de manière plus poussée d’obtenir leur assentiment à vos projections car il ne s’agit pas seulement qu’ils vous disent « oui » sans pouvoir réaliser les tâches que vous confiez mais qu’ils comprennent la cohérence de ce que vous annoncez avec leur surplus de production.

Tenez compte de leurs idées

Faire accepter aux salariés, vos décisions et votre stratégie, c’est bien. Prendre leurs avis, c’est mieux. Vos équipes sont les plus proches du terrain et peuvent vous dire si vos estimations ou prévisions sont réalisables. Surtout, ils peuvent vous permettre de les affiner et vous aider à améliorer vos processus et objectifs. Demandez leur avis afin d’obtenir un engagement de leur part. Prenez-le réellement en compte et modifiez votre stratégie, au besoin, pour inclure ces points d’amélioration.

Informez-les régulièrement

Si vous le pouvez, créez des instruments qui leur permettent de suivre l’atteinte de l’objectif. La motivation peut rapidement s’essouffler, sans information, surtout si l’effort doit durer des semaines voire des mois. Pour que vos salariés continuent de donner le meilleur d’eux-mêmes, vous devez les tenir régulièrement informés. Chaque semaine, réalisez un point sur l’avancée et félicitez-les sur le fait que l’objectif général se rapproche.

Ne soyez pas avare en compliments avec ceux qui ont atteint leur objectif personnel sans toutefois vexer ceux pour qui ce ne serait pas le cas. Prenez en compte les facteurs qui ont pu ralentir certains dans la réalisation de leurs objectifs et tentez de résoudre les différents soucis afin qu’ils continuent à être motivés. Demandez-leur s’il est possible que l’objectif soit atteint et sous quelles conditions. Si ce n’est pas possible, impliquez-les dans la rectification de l’objectif et trouvez avec eux la manière de réaliser ce qui n’a pas été fait afin qu’ils vous aident à trouver les solutions.

Mettez en place un système de « récompenses »

Si vous le pouvez mettez en place une récompense générale, car vos ressources sont insuffisantes, vous pouvez mettre en place de nouvelles pratiques qui permettent à chacun de profiter d’un environnement de travail amélioré. Petit-déjeuner offert par l’entreprise, déjeuner, pot, achats d’objets pour améliorer l’ambiance… La récompense peut être subtile, mais doit renforcer le sentiment d’appartenance à l’entreprise. Si vous avez un peu de largesse, pensez que la récompense doit être suffisamment attrayante pour motiver vos salariés. Pour aller plus loin, rien ne vous empêche de faire entrer vos salariés au capital sous certaines conditions. Ils contribuent au succès de votre entreprise, rendez-leur !

Quelques conseils pour augmenter la confiance en soi

Entreprendre ne représente pas seulement le fait de lancer une idée prometteuse. Ce « métier » demande une charge de travail conséquente et une motivation à toute épreuve. Un dirigeant doit également posséder une grande confiance en lui et en son projet pour surmonter les difficultés, mais comment faire si celle-ci vous fait défaut ? Voici quelques conseils qui permettent d’augmenter la confiance en soi.

 » La vie n’est facile pour aucun de nous. Mais quoi, il faut avoir de la persévérance, et surtout de la confiance en soi. Il faut croire que l’on est doué pour quelque chose, et que, cette chose, il faut l’atteindre coûte que coûte.  »

Marie Curie

1 – Soyez sociable

La timidité et le manque de confiance se révèle être des défauts pesants pour un futur dirigeant. Un des moyens pour les éliminer reste de toujours bien s’entourer. L’entrepreneur se doit de créer son réseau pour acquérir un maximum d’opportunités pour son entreprise. Si établir le contact représente un pari de taille pour votre personnalité timide, entraînez-vous à aborder un inconnu par jour dans la rue (de façon à ne pas l’effrayer bien sûr) pour entamer une simple discussion. Peu à peu le dialogue vous paraîtra simple à établir et la communication deviendra un atout.

2- Ne négligez pas votre gestuelle

Lors de vos prestations orales ou de vos entretiens avec de futurs investisseurs, même si votre discours s’avère convaincant et bien tourné, votre corps quant à lui peut décider de renvoyer un tout autre message : celui du manque de confiance en vous. Grattage répétitif, bras croisés, regard qui ne fixe pas le public. Un ensemble de détails à éliminer car ils traduisent votre anxiété. Relâchez-vous, soyez à l’aise et utilisez vos bras et vos mains pour illustrer vos gestes. Vous vous sentirez beaucoup plus performant. N’hésitez pas à vous prendre en vidéo pour voir vos défauts et les corriger.

3- Travaillez votre discours intérieur

La confiance en soi s’établit essentiellement dans votre discours intérieur. Les pensées négatives telles que « je suis nul », « cela ne marchera pas », « je ne vais pas y arriver » sont à bannir définitivement de votre esprit. « Je pense donc je suis » : un entrepreneur doit s’efforcer de penser qu’il est un modèle de réussite pour le devenir. Répétez-vous constamment que votre projet en vaut la peine et avec ambition et motivation, le succès ne tardera pas à toquer à votre porte.

4- Ne pas laisser vos échecs prendre le dessus

Vous avez essuyé un ou plusieurs échecs et ces derniers vous ont fait perdre confiance en vous ? Une erreur ! Rappelez-vous en premier lieu qu’un échec ne vous cloisonne pas dans la catégorie des inaptes à la réussite. Si celui-ci peut être mal vu, il représente avant tout un enseignement qui vous fera progresser. Vous retirez des leçons de vos erreurs pour vous perfectionner sur le long terme. Nombreux sont les entrepreneurs qui ont connu de lourds échecs avant d’atteindre le sommet. Ne ressassez pas vos erreurs mais servez-vous d’elles comme d’une force.

 » La confiance en soi est le premier secret du succès.  »

Ralph Waldo Emerson

5- Mettez en avant vos talents naturels

Ne vous focalisez pas sur les tâches que vous avez du mal à maîtriser en pensant que vous devez tout savoir faire. Chacun demeure doté de talents différents alors mettez toujours les vôtres en avant. Vous pouvez être moins bon en négociation mais excellent en management. Endossez les casquettes qui vous permettent de demeurer à l’aise et performant et déléguez celles que vous maîtrisez le moins. Apres tout, ce sont vos capacités naturelles qui vont ont mené à devenir entrepreneur, pas le reste.

 » Dès l’instant où vous aurez foi en vous-même, vous saurez comment vivre. « 

Johann Goethe

6 – Renforcez vos compétences

Si déléguer peut s’avérer difficile et que certains domaines vous échappent, n’hésitez pas à vous perfectionner dans ces derniers. Suivre des formations qualifiantes représente un excellent moyen de progresser et de gagner de la confiance en soi. Ne laissez pas les tâches que vous ne maitrisez pas vous faire perdre confiance en vos talents. Nombreuses sont les formations qui vous enseignent les clés de l’entrepreneuriat.

« La compétence s’acquiert par l’apprentissage. N’arrêtez donc jamais d’apprendre. « 

Mouctar Keïta

7 – Sortez de votre zone de confort habituelle

Un excellent moyen de gagner en confiance ? Sortir de sa zone de confort ! Laissez tomber votre routine quotidienne et plaisante, pour partir à l’aventure. Un voyage dans des endroits dénués de conditions favorables ou de technologies, vous pousse à surpasser vos peurs et vos difficultés. Un moyen des plus efficaces pour vous rassurer sur votre capacité à vous adapter et à franchir les obstacles. D’autres activités plus simples comme le saut à l’élastique ou l’escalade s’avèrent tout aussi utiles.

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. « 

Sénèque

8 – Pratiquez des exercices

La confiance ça se travaille ! Pratiquer des exercices peut renforcer votre estime personnelle. Pour commencer, asseyez-vous confortablement sur une chaise et remémorez-vous cinq objectifs que vous avez atteints afin de vous imprégner de la confiance obtenue lors de ces réussites. Autrement, munissez-vous d’une feuille et d’un stylo et listez vos dix principales qualités qui font de vous une personne des plus compétentes. Enfin n’hésitez pas à pratiquer du yoga ou de la méditation afin de vous recentrer et éliminer tout stress.

 » Ils le peuvent, parce qu’ils pensent qu’ils le peuvent.  »

Virgile

9 – Ne visez pas le perfectionnisme

Rappelez-vous que personne n’est parfait. Passez son temps à se dire qu’on n’excelle pas dans tel ou tel domaine ne mène à rien. Se valoriser et connaître ses points forts favorisent, au contraire, un gain de confiance en soi, indispensable dans la vie d’un entrepreneur. Vous devez croire en vos idées bien plus que quiconque. Ne baissez pas les bras lorsque vous rencontrez des obstacles. Un dirigeant se révèle être un battant, montez alors sur le ring et mettez vos peurs KO.

 » Qui a confiance en soi conduit les autres. « 

Horace

Les rachats et les fusions, des nouveaux défis pour les entreprises et les salariés

Les rachats et les fusions sont toujours des moments clefs pour les entreprises et leurs salariés. Ils sont porteurs d’espoir pour les entreprises mais génèrent de nombreuses angoisses chez les salariés qui craignent pour leur emploi. Focus sur 4 entreprises qui se lancent des défis pour se développer mais aussi pour recruter.

Adidas cède Reebok à l’américain Authentic Brands

L’équipementier allemand n’a pas réussi à développer la marque américaine et l’a cédée pour 2,1 milliards d’euros. En effet, le groupe allemand, qui avait acheté Reebok pour 3,1 milliards d’euros en 2006 avec pour objectif d’être le concurrent de Nike, avait annoncé en 2020 avoir décidé de remettre la marque sur le marché. La cession, qui devrait se clôturer au premier trimestre 2022, sera payée majoritairement en espèces, a indiqué Adidas, « le reste étant constitué de contreparties différées et conditionnelles » et reversé pour l’essentiel directement à ses actionnaires. En conséquence, la marque ne valait plus que 803 millions d’euros au bilan du groupe après plusieurs dépréciations comptables fin 2020. Le chiffre d’affaires de Reebok avait encore augmenté de 2 % en 2019, à 1,75 milliard d’euros, soit une petite partie des 23,6 milliards d’euros de l’ensemble du groupe Adidas.

Sendinblue rachète trois start-up e-commerce

Sendinblue : notre avis sur cet outil d'e-mailing - Entrepreneur-Liberte

Sendinblue vient de racheter trois start-up : Metrilo, Chatra et Pushowl. Grâce à ses trois acquisitions, elle va proposer un chatbot personnalisable et un tableau de bord analytique avancé pour connaître les retombées de chaque campagne marketing. Dans ce but Sendinblue, qui met à disposition des PME des outils marketing et commerciaux performants a effectué une levée de 140 millions d’euros en octobre 2020 afin de réaliser des opérations de croissance externes pour enrichir son offre et se lancer dans de nouveaux pays. Ainsi, Sendinblue a annoncé avoir déboursé 40 millions d’euros pour racheter les trois start-up et met en exergue son objectif : proposer des outils marketing optimum pour permettre à toutes les entreprises d’accélérer dans l’e-commerce. Les trois start-up ont un point commun qui est celui d’être implanté sur le marché américain. 

Altice et SFR se dote de Coriolis et font un pied de nez à Bouygues Telecom

SFR ne changera finalement pas de nom

Le groupe de télécoms et de médias de Patrick Drahi a annoncé le rachat de Coriolis et de ses 500 000 clients mobiles pour 415 millions d’euros. Il fait ainsi un pied de nez à Bouygues Telecom, qui espérait prendre la place. Altice France et SFR ont pour objectif clair de se renforcer dans le mobile. Cet opérateur mobile virtuel a la particularité de ne pas posséder son propre réseau. Avec ce rachat, Altice et SFR vont multiplier leur nombre d’abonnés mobiles, qui était de 18,16 millions au deuxième trimestre, en ajoutant plus de 500 000 clients. SFR va gagner 30 000 abonnés entreprises du groupe de Pierre Bontemps.

Nestlé s’allie à Future Meat Technologies pour développer de la viande artificielle.

Un groupe de scientifiques de Nestlé Research, la filiale du géant suisse dédiée à la recherche & développement, travaille actuellement avec Future Meat Technologies, une start-up israélienne spécialisée dans la fabrication de viande artificielle. Nestlé souhaite développer une alternative à la viande traditionnelle sans compromettre  » ni le goût ni la durabilité « . Ainsi, pour la multinationale basée à Vevey en Suisse, l’objectif de cette collaboration est de  » comprendre le potentiel  » de la lab meat, explique Reinhard Behringer, directeur du Nestlé Institute of Material Sciences. Fondée en 2018 et implantée à Rehovot en Israël, cette jeune pousse a annoncé l’ouverture d’une usine dédiée à la production de masse de viande artificielle avec une capacité de 500 kg de produits par jour, soit l’équivalent de 5 000 steaks. Ce marché devrait atteindre 140 milliards de dollars d’ici 10 ans.

Négocier avec une banque lors de la création d’entreprise

Votre chiffre d’affaires n’égale pas encore celui de Microsoft ? Votre produit révolutionnaire n’a pour l’instant séduit que votre mère ?… C’est pourtant aujourd’hui que vous devez réussir à convaincre un banquier de vous suivre et de dégager des fonds pour votre entreprise. Pas si simple ? Les quelques conseils de Jérôme Grajezyk vont vous aider à trouver votre chemin dans les dédales de la négociation bancaire. Suivez le guide !

Les entrepreneurs évoquent souvent entre eux que les banquiers ne leur prêtent pas d’argent et ils vont à la rencontre de leur banquier avec l’idée d’un refus. Or les banquiers prêtent de l’argent aussi bien aux grandes entreprises, aux entreprises qui ont pignon sur rue qu’aux entreprises qui en sont encore à leurs balbutiements.

Présentez avec rigueur votre projet

Le banquier voit sans cesse d’autres entrepreneurs qui, comme vous, tentent de le convaincre. Alors comment se démarquer et donner l’envie au banquier de soutenir votre projet ? Pour cela, respectez les quelques conseils qui suivent :
Fignolez votre business plan : conseil simple mais qui, s’il est bien respecté, fera toute la différence. Cela ne sert à rien d’essayer de faire rêver le banquier avec des jolis concepts, présentez-lui du concret : des chiffres. Montrez-lui que vous avez les pieds sur terre, que vous avez bien étudié votre marché, les risques du projet et les avantages (financiers) qu’il aurait à vous soutenir. Un business plan bien travaillé vous permettra de faire passer de manière structurée toute l’énergie et la motivation que vous ressentez pour votre affaire.
Respectez les codes : autant dire qu’auprès du banquier, il vaut mieux la jouer sérieux. La crédibilité du projet se construit également par l’image que vous dégagez. Pour faire bonne impression, respectez simplement les codes de base de la politesse (soyez à l’heure, saluez votre interlocuteur correctement). Enfin, sachez utiliser le vocabulaire du banquier : adoptez le langage de ses contraintes et verbalisez tous les éléments dont il aura besoin pour promouvoir votre projet.

Structurez votre négociation

Une fois votre projet accepté par le banquier, vous entrez dans la phase de négociation. La réussite de cette deuxième étape tient dans la qualité de la préparation. Structurez bien votre analyse des forces, faiblesses, risques et opportunités (SWOT).

N’oubliez pas que le banquier prend un risque quand il vous prête de l’argent

Rassurez-le donc en montrant que vous êtes prêt à lui céder des contreparties. Pour obtenir le meilleur d’un banquier, il faut qu’il ait l’impression de faire un bon investissement. Réfléchissez ensuite aux limites que vous vous mettez dans la négociation : jusqu’où êtes-vous prêt à céder ? Gardez bien en tête que tout est négociable dans la relation bancaire. Maintenant, munissez-vous de votre calculette, vous êtes prêt à entrer dans la négociation !

Les astuces lors d’une négociation ?

  • Annoncez dès le début que vous êtes là pour « trouver ensemble un accord ».
  • Gardez toujours votre calme, l’ambiance doit rester sereine.
  • Acceptez de garder parfois le silence
  • Ne baissez jamais vos yeux.
  • Ne parlez jamais de vous et encore moins de vos contraintes. En règle générale, ne montrez jamais aucun signe de faiblesse (on ne prête pas aux canards boiteux !).
  • Parlez plutôt du banquier et de ses contraintes, que vous comprenez.
  • N’acceptez rien de manière joyeuse ou déçue. Restez neutre.
  • Travaillez ensemble sur un même papier.
  • Ne donnez jamais votre prix en premier.
  • Ne refusez pas une proposition si elle ne peut pas encore être signée officiellement.
  • Terminez toujours par serrer la main de votre banquier : cela vaut pour un engagement.

Article par Jérôme Grajezyk