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PME : quelles solutions de financement en cas de difficultés ?

Depuis déjà un bon moment, nombre d’entreprises n’ont plus accès à un
crédit suffisant. Le contexte économique actuel en est certainement
responsable. En attendant la nouvelle réglementation bancaire sur les accords
de Bâle III, les entreprises doivent rapidement trouver d’autres solutions de
financement afin de pouvoir fonctionner convenablement. 

Le climat économique et financier des entreprises est des plus délicats. Il
est désormais plus que difficile de gagner la confiance des institutions
financières. Des solutions à court terme arrivent à point nommé pour aider les
entreprises dans le besoin et la difficulté.

Un bref rappel des
réalités

Selon une récente étude de l’OCDE sur le financement des entrepreneurs et
des PME, 74 % des financements réalisés dans la zone euro proviendraient des
institutions financières. Pourtant aux États-Unis, il ne dépasse pas les 24 %.
Ce chiffre est encore plus étonnant en France avec plus de 90 % des cas. Ce qui
représenterait près de 200 milliards d’euros pour les crédits de trésorerie
bancaire. Selon les experts, ce volume doit être réduit de 10 à 20 % avec les
accords de Bâle III. C’est dans ce contexte que les organismes financiers se
montrent plus sévères et plus stricts dans leurs critères d’attribution. Ceci,
puisque l’activité crédit leur coûte plus cher.

Une aide de l’État

Collectivités territoriales et pouvoirs publics viennent en aide aux
entreprises en apportant quelques-unes des nombreuses solutions prévues par
l’État.

– Prêt départemental et régional pour la gestion et la prévention des
difficultés financières : ce sont des prêts offerts à titre de relance, en vue
d’aider les entreprises en difficulté financière.

– Le médiateur de crédit, un dispositif pour contourner le refus des
institutions de crédit bancaire : l’État met en place un médiateur dans le but
d’aider les chefs d’entreprises, face aux différents problèmes liés aux soucis
de trésorerie et de financement, qui n’ont pas été satisfaits auprès des
institutions financières.

– Répartir le paiement de ses charges fiscales et sociales : un guichet
unique dédié aux entreprises en difficulté est mis en place par la Direction
générale des finances publiques pour régler tout retard de paiement de leurs
obligations sociales et fiscales, selon des « plans de règlement de créances »
qui conviennent à la situation de chaque entreprise.

– Les avances de trésorerie pour une aide aux entreprises sont des aides
allouées par Oséo. Oséo est une agence publique de l’État qui se veut
d’accompagner et de financer les PME en difficultés. Accessibles à court terme,
ces avances servent à compléter vos finances. Elles financent également les
créances professionnelles.

D’autres solutions à
court terme

– L’affacturage : c’est un moyen de financement qui convient aux PME qui
œuvrent dans le BtoB. Ainsi, les entreprises se voient d’externaliser leur
poste client et faire appel à un spécialiste. Les banques orientent plus de
dossiers vers cette activité presque sans contraintes réglementaires.

– La titrisation : un financement qui s’adresse aux PME-PMI. Il est
question de vendre des créances clients à des investisseurs sur les marchés.
Cela apporte plus de cash aux entreprises.

– Subventions et crédits bail : il s’agit pour certaines entreprises de
faire appel au crédit-bail immobilier ou mobilier. Il est donc question d’un
contrat réalisé avec une entreprise qui met un bien à la disposition d’un
client où ce dernier s’engage à la location sur une durée déterminée, en
contrepartie de loyers.

– Le lease-back : c’est un moyen pour une entreprise de revendre à une
société financière un actif immobilisé afin de générer de la trésorerie. Cela
engendre un important avantage fiscal.

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