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L’entrepreneuriat et le statut d’indépendant en Europe

L’entrepreneuriat et le statut d’indépendant en Europe

Les indépendants sont au cœur d’une nouvelle dynamique. En partenariat avec Blank, OpinionWay a mené une enquête auprès de  1000 travailleurs indépendants. Les interviews ont été réalisées du 12 au 28 mars 2022 et les résultats montrent que la majorité des professionnels sont satisfaits de leur statut d’indépendant.

88% des indépendants se déclarent optimistes de leur statut : il faut noter que 54% disent être plutôt optimistes et que 34% déclarent être très optimistes

Cependant, les résultats diffèrent selon le secteur d’activité.

  • Artisans : 92%
  • Commerçants et assimilés : 83%
  • Professions intermédiaires : 88%
  • *Nouveaux indépendants : 87%

La majorité des indépendants disent être optimistes pour leur avenir personnel et pour le développement de leur activité. Ils représentent 79%.

Pour ce qui est des commerçants, compte tenu que la pandémie  a entrainé des fermetures et des difficultés de tous genres, leur optimisme est empli de prudence !

Et en Europe ?

Un sondage présenté récemment lors de la conférence de presse pour le 26ème Salon des Entrepreneurs de Paris pour l’Union des Auto-Entrepreneurs et des Travailleurs Indépendants dans le cadre de son Observatoire co-édité avec la Fondation Le Roch-Les Mousquetaires et réalisé par OpinionWay indique que 28 % des personnes ont l’intention de créer leur entreprise en France. Un chiffre qui ne peut laisser indifférent.

Cette étude réalisée auprès de plus de 5000 personnes dans 6 pays d’Europe (France 1065 répondants, Allemagne 1004, Espagne 1034, Royaume-Uni 1010 et Pologne 1001) nous révèle que la France serait en dernière position parmi les pays interrogés même si les intentions de création ont augmenté de 3%. La Pologne arrive en tête de liste avec 62% des répondants, suivent L’Espagne (55%), le Royaume Uni (51%) et l’Allemagne (31%).

Ce chiffre est loin d’être anecdotique car 50% souhaiteraient se lancer dans la création dans les deux ans. Autrement dit, il signifierait, une fois rapportée à la population en âge de créer, que pas moins de 7,5 millions d’entrepreneurs potentiels existent en France à court terme. Même si ce chiffre reste entre 2 et 3 fois moins élevé que nos voisins européens hormis l’Allemagne, il met en exergue une réelle envie d’entreprendre.

Le travail indépendant et l’auto-entrepreneuriat ont le vent en poupe.

Résultat surprenant mais cohérent, il serait en France 81% à préférer l’entrepreneuriat seul que sous forme de société « classique ». Ainsi, ils sont 48% à avoir déclaré qu’ils souhaiteraient le faire « Seul avec un statut auto/micro-entrepreneur / Seul en tant que travailleur indépendant » et 33% seul en société « classique » contre 18% à plusieurs. Globalement, 75% ont une opinion favorable du statut de travailleur indépendant/autoentrepreneur.

Du côté européen, ils seraient globalement 76% à avoir une bonne opinion du travail indépendant et de l’auto-entrepreneuriat. La part belle revient au Royaume-Uni avec 88%, la Pologne (82%) et l’Allemagne (79%). A contrario, l’Espagne est très en retrait avec à peine 55% des personnes interrogées.

Les raisons de choisir le travail indépendant

Si de nombreux répondants souhaitent opter pour ce statut, il s’agirait avant tout d’un moyen de se créer son emploi (88%) et de bien gagner sa vie au quotidien (pour 53%). A noter que 48% constatent aujourd’hui que le travail indépendant / l’autoentrepreneuriat est valorisé par la société.

A l’échelle européenne, 91% des Européens pensent qu’il s’agit d’un bon moyen pour se créer son emploi et 68% de bien gagner sa vie, des chiffres légèrement plus élevés qu’en France.

Les principales difficultés à entreprendre

Selon ce sondage, plusieurs difficultés resteraient à résoudre :

  • Le manque de couverture sociale (droit au chômage, indemnités maladie, accidentologie, etc.) pour 52% contre 57% en Europe mais qui est en voie d’amélioration avec les nouvelles lois
  • La gestion complexe des procédures administratives pour 44% contre 40% en Europe
  • La difficulté à mobiliser des financements pour 41% contre 45% en Europe
  • L’isolement, la nécessité de se débrouiller seul pour 37%
  • Le manque de confiance de la société (difficulté pour louer un logement, obtenir un crédit, ouvrir un compte bancaire, etc.) pour 31%

Quelles attentes en matière de bien-être chez les actifs ?

Quelles attentes en matière de bien-être chez les actifs ?

Les différents confinements ont mis l’accent sur l’importance du bien-être en entreprise. L’angoisse provoquée par le COVID et son impact a obligé les entrepreneurs à sortir des sentiers traditionnels de bien-être. La qualité de vie au travail est devenue un enjeu pour de nombreuses entreprises. Les bureaux sont modernisés, redécorés pour satisfaire les salariés et permettre une politique de bien-être. Mais les espaces de travail et l’organisation sont-ils adaptés aux souhaits des actifs ? Les pratiques changent avec les nouvelles générations et l’arrivée de nouveaux métiers. Les grandes entreprises de la Silicon Valley en font un argument depuis plusieurs années, et même les petites structures s’y mettent pour proposer des solutions pour leurs salariés.

Un espace de travail aménagé

Avec une politique de bien-être au travail qui se démocratise dans les entreprises, les actifs ont de nouvelles attentes. Ils veulent revoir leurs conditions de travail afin d’apprécier leur quotidien. L’environnement et le lieu comptent pour bon nombre d’entre eux. Il s’agit d’un élément de la vie de tous les jours. Un salarié mécontent de son lieu de travail aura plus de difficulté à avoir envie de venir chaque matin ou même à se projeter plusieurs années dans l’entreprise. L’environnement de travail joue un rôle essentiel sur le moral des employés. Une enquête Sociovision pour Actineo a été réalisée online entre le 26 juin et le 10 juillet auprès de 1200 actifs français travaillant dans un bureau. Elle représente les attentes et les pratiques en entreprise concernant l’environnement de travail mais également l’organisation.

L’arrivée des millennials sur le marché du travail a changé les habitudes des entreprises. Elles ont dû s’adapter à cette génération hyper-connectée et collaborative. Malgré les apparences, l’open space n’est pas hyper tendance chez les actifs. Il intéresse seulement 29% des sondés mais ils réclament tout de même la mise en place de certaines conditions comme des bulles de confidentialité et la présence de salles de réunion à proximité, libre d’accès. Il s’agit d’une pratique assez courante en entreprise pour une question de place et de facilité d’organisation mais les actifs ne sont pas réellement fans de cet environnement de travail. Il engendre des concessions chez tous les occupants de l’open space pour favoriser une bonne entente. Il s’agit d’un argument qui pousse 57 % des salariés à préférer un bureau individuel et fermé. Mais une tendance commence à se démocratiser, le flex office. Les salariés n’ont pas de bureaux attitrés et peuvent travailler au sein d’espaces aménagés. Et malgré les idées reçues, cette solution ne s’adresse pas uniquement aux start-up, les grands groupes investissent aussi dans des espaces pour les salariés nomades. Engie, par exemple, a choisi de repenser son siège social de la défense dès 2016. Sur les 36 étages de l’entreprise, 13 ont été conçus pour être ouverts et nomades.

Réorganiser le temps de travail

Les actifs au bureau misent beaucoup sur leur environnement de travail pour des raisons de bien-être mais les horaires jouent aussi un rôle crucial dans la qualité de vie au bureau. Sur le total des actifs, ceux présents dans les bureaux travaillent en moyenne 33 h contrairement au reste des actifs qui sont en moyenne à 39 h par semaine. Il s’agit d’un avantage et ils sont d’ailleurs 60 % à déclarer rester au bureau « juste ce qu’il faut ». Mais cette moyenne de 33 h ne s’applique pas à tous, 22 % estiment travailler trop et 29 % se connectent pour accomplir leurs tâches en dehors du bureau et des horaires. Pour répondre à ce problème, 55 % voudraient avoir la possibilité d’aménager leur temps de travail pour un meilleur bien-être et retrouver de l’efficacité. Certains salariés n’hésitent pas à consacrer leur journée autour de leur emploi, les amenant parfois à perdre en productivité. Les entreprises tentent donc de trouver des solutions comme le télétravail afin de laisser la liberté aux salariés de gérer leur journée. Cette possibilité n’a pas pour obligation de se faire tout au long de la semaine, mais proposer cet aménagement une à plusieurs fois par mois peut favoriser le bien-être en entreprise.

Favoriser le bien-être pour conserver ses salariés

L’environnement et le temps de travail restent des points à prendre en compte pour les salariés. Le bien-être devient une préoccupation pour une majorité des entreprises, mais elles ne possèdent pas toutes des coins de détente ou même un coin café. Il est parfois difficile de moderniser des bureaux et de les agencer correctement pour favoriser le bien-être. Le problème se pose également pour le temps de travail nécessitant parfois des ajustements. Les salariés dans les bureaux s’avèrent tout de même très nombreux dans chaque secteur d’activité. Parmi tous les postes, 83 % d’entre eux sont en CDI. Pour la plupart, ils restent plusieurs années dans l’entreprise, c’est pourquoi il s’avère important de faire des changements pour s’adapter aux salariés et à leurs attentes.

Les actifs en entreprise ont plusieurs attentes pour améliorer le bien-être. La génération millennial a instauré de nouvelles pratiques en entreprise comme le « flex office » même si ce dernier convainc seulement deux salariés sur cinq. En fonction des salariés et de leurs habitudes, toutes les pratiques ne sont pas bonnes à appliquer, c’est pourquoi il est nécessaire d’évaluer les meilleures solutions avec ses salariés.

Quand faut-il décider d’arrêter son activité ?

Quand faut-il décider d'arrêter son activité ?

Cesser son activité ne s’improvise pas. La cessation d’activité ne se limite pas à un en jeu économique mais impacte le plus souvent la vie relationnelle et personnelle de l’entrepreneur. Il va devoir affronter une multitude de difficultés. Alors autant y réfléchir en amont. Plus d’un entrepreneur a décidé d’arrêter son activité avant que la situation ne l’oblige à prendre des risques qui le conduirait à la faillite personnelle et c’est souvent sage décision  pour mieux rebondir. Décider de cesser son activité et de fermer l’entreprise est toujours une opération douloureuse. C’est d’ailleurs souvent vécu comme un échec personnel. Mais certains combats étant perdus d’avance, mieux vaut savoir quand et comment rendre les armes. 

Quels sont les signes annonciateurs ? 

Dans la plupart de cas de cessation d’activité, c’est la trésorerie qui est l’élément déclencheur. Aussi, plusieurs signes ne trompent pas :

  • le fonds de roulement est insuffisant,
  • le compte de l’entreprise est dans le rouge,
  • vous ne parvenez plus à dégager de bénéfices,
  •  vous ne parvenez plus à payer vos salariés,
  • les charges (sociales, fiscales, matérielles, etc.) sont trop élevées,
  •  vous ne parvenez plus à régler vos fournisseurs et prestataires,
  •  vous n’avez plus de commandes,
  • les perspectives de développement sont très incertaines,
  • le secteur d’activité dans lequel vous exercez est en déclin,

Au-delà de ces signes, il est important de se demander si vous êtes encore la bonne personne pour diriger l’entreprise, si vous êtes toujours motivé(e) et s’il n’est pas temps de passer la main.

Savoir dire « STOP ! » 

Au final, tout dépend de la visibilité que vous avez sur votre activité. Si la baisse de commandes est momentanée, mais que vous avez la certitude de pouvoir retrouver un niveau plus en phase avec vos attentes personnelles et vos exigences financières, cela ne remet pas forcément en cause l’existence même de l’entreprise. Tout au plus, cela la fragilise pendant un certain laps de temps.

En revanche, si vous ne voyez aucune possibilité de renouer avec un niveau d’activité suffisant, si vous avez exploré toutes les pistes et qu’aucune possibilité claire de développement ne s’offre à vous, il est urgent d’arrêter. Il ne faut surtout pas s’entêter. Il n’y a, en effet, aucune honte à cesser son activité. Il est même du devoir du chef d’entreprise de savoir dire « Stop ! » le plus tôt possible, pour ne pas s’endetter auprès des administrations fiscales ni auprès des fournisseurs.

A qui s’adresser ? 

L’expert-comptable est le premier vers qui se tourner. Il a un rôle important de conseil. C’est lui qui, aux vues de vos bilans, pourra vous aiguiller et dresser un planning prévisionnel permettant de savoir si, oui ou non, la poursuite de l’activité est possible, et viable. Bien entendu, quand il s’agit d’une entreprise individuelle, il est beaucoup plus facile de prendre du recul sur l’activité et d’avoir une visibilité pertinente. En revanche, dès qu’il y a des salariés, cela devient tout de suite plus compliqué. D’où le rôle clé de l’expert-comptable.

Quand « déposer le bilan » ?

Si la poursuite de l’activité n’est définitivement plus possible et que l’entreprise ne parvient plus à régler ses dettes, elle doit faire un dépôt de bilan  dans les plus brefs délais auprès du tribunal de commerce (pour les commerçants et les artisans) ou du tribunal de grande instance (pour les autres) du lieu d’activité. Le chef d’entreprise doit alors effectuer une déclaration de cessation de paiements dans les 45 jours et demander l’ouverture d’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire. Les dettes de l’entreprise sont momentanément gelées, jusqu’à ce que l’actif de l’entreprise soit comptabilisé et utilisé pour payer les créanciers.

Quand déclarer sa « cessation d’activité » ?

Si le chef d’entreprise ne voit aucune possibilité de développement, il peut aussi déclarer sa « cessation d’activité ». C’est d’ailleurs la solution la plus sage. Elle peut aussi intervenir lorsqu’un dirigeant décide de prendre sa retraite ou de changer de voie, et n’a trouvé aucun repreneur pour son affaire. Il convient alors de signaler la radiation de l’entreprise auprès du CFE (Centre de Formalité des entreprises) ou du greffe du Tribunal de commerce avec différentes pièces justificatives, qui dépendent du statut juridique de l’entreprise. Cette déclaration doit être faite dans les 30 jours suivant la fin de l’activité. C’est ensuite le CFE qui se charge d’informer toutes les administrations concernées (caisses de retraite et de sécurité sociale, TVA, etc.) afin de régulariser les cotisations.

Attention !

Il est primordial de ne pas attendre que la situation de l’entreprise dégénère pour cesser son activité. Car en cas d’entêtement, le chef d’entreprise encourt certaines sanctions dont l’interdiction de gérer.

La dématérialisation des processus : la nouvelle donne

La dématérialisation des processus : la nouvelle donne

Le mot dématérialisation a inquiété plus d’un entrepreneur mais ce concept est en réalité un processus destiné à simplifier la vie de l’entrepreneur et de ses collaborateurs. Internet a créé ce que notre imagination croyait être une utopie. Claquer des doigts et le travail se ferait tout seul faisait partie de notre imaginaire mais ce rêve est devenu réalité avec le processus de dématérialisation.

Dématérialiser les documents de son entreprise consiste à remplacer les documents au format papier de son organisation par des fichiers numériques, ou bien à les produire directement au format numérique via son système d’information. Elle vise également à stocker et conserver ses documents électroniques sur des ordinateurs ou des serveurs informatiques. Quant au processus, il désigne un système d’activités qui utilise des ressources pour transformer des éléments d’entrée en éléments de sortie. Il décrit le “quoi faire” dans un ordre prédéfini.

La dématérialisation, le respect des forêts

Les armoires étaient remplies d’archives de documents que l’on gardait au cas où et ces boîtes d’archives occupaient une place physique prépondérante au point même que les entreprises devaient louer des locaux de stockage avec le coût qui s’imposait. Or, la dématérialisation des processus consiste à éliminer l’utilisation d’éléments stockables qui s’accumulent au cours de la vie d’une entreprise. Elle repose sur une informatisation poussée des processus en entreprise. La dématérialisation a pour objectif de diminuer l’utilisation de papiers.

Même si la confiance accordée à un document papier semble encore difficile à dépasser, dématérialiser les processus apporte autant de garanties. Il est possible aujourd’hui de signer les documents informatisés, de leur donner une valeur juridique, de les frapper de confidentialité, et d’y apposer toutes les fonctions d’un document papier traditionnel.

La dématérialisation, des atouts incontestables

La dématérialisation permet de :

– gagner du temps. La gestion des documents est transférée vers les ordinateurs, qui vont être amenés à exécuter le travail à notre place et vont constituer avec une base de données. L’utilisateur n’a ainsi qu’à saisir les références de son document pour le retrouver en quelques clics. Pour consulter un document, quelques clics sont nécessaires.

– rechercher et de sortir un document d’une archive pour le photocopier, préparer un courrier postal, et ensuite replacer au bon endroit la copie originale. Grâce à la dématérialisation, tout se fait en quelques clics.

– gérer et rentabiliser les journées de travail car les collaborateurs sont dès lors mobilisés pour une activité à valeur ajoutée pour l’entreprise.

– diminuer les frais de gestion pour l’entreprise.

Les différentes étapes de la démarche

Opérer une dématérialisation de ses processus prend différentes formes, chacune étant adaptée à l’objectif fixé par la démarche.

Étape 1 : numériser les documents.

Attention la difficulté provient du fait que tous les documents n’ont pas le même format, la même épaisseur, la même qualité de papier ni d’écriture. Et surtout, il faut veiller à respecter une charte déterminée par des normes pour conserver la valeur juridique de chaque élément numérisé.

Étape 2 : traiter des informations, car les documents doivent rester accessibles. Cela signifie le développement ou l’utilisation de logiciels adéquats alliant efficacité et facilité d’usage au quotidien.

Étape 3 : assurer le stockage des documents. Même dématérialisée, la documentation a un poids, dérisoire par rapport au papier, mais qui doit trouver un espace. La dématérialisation impose de trouver des serveurs pour recevoir les numérisations, les classer selon des références aisément compréhensibles par l’entreprise. La sécurité devra notamment constituer un enjeu important au cœur de vos démarches de stockage, et les personnes qui s’occuperont de ces processus au sein de votre entreprise devront y être sensibilisées.

Commerces de proximité

commerces de proximité

Les commerces de proximité sont considérés comme la source des relations amicales d’un quartier. Ils permettent selon les uns de briser la solitude dans ce monde où les relations humaines passent par les écrans. Ils tissent un tissu économique qui permet à l’environnement proche de trouver des emplois de proximité. Quel en est finalement l’enjeu ?

Selon une étude Odoxa pour Epicery, en avril 2022 avec la crise sanitaire, près d’1 Français sur 2 a renforcé sa relation avec les commerces alimentaires de proximité (45%) et 84% d’entre eux disent qu’ils y sont attachés. Les commerçants de proximité sont très populaires : 9 Français sur 10 ont une bonne image de chacun de leurs métiers. En ce qui concerne les produits, leur offre de produits frais et de saison donne satisfaction (88%) mais ils pratiquent des prix « plus élevés » selon 8 Français sur 10 (78%), ont du mal à renouveler leur offre, ne sont pas très innovants (52%) et ne savent pas toujours bien valoriser leurs produits, leurs savoir-faire (51%). En ce qui concerne le métier et missions, ce sont des acteurs-clés du dynamisme local (89%), ils proposent un service client personnalisé (79%) mais ils ne sont pas encore bien adaptés au numérique (62%).

Les français sont attachés aux commerces de proximité mais ils sont conscients qu’ils doivent correspondre à leur manière de vivre actuelle.

Quelles sont les commerces plébiscités par les français ?

Selon l’observatoire BVA – Presse Régionale de la Vie Quotidienne Les Français et les commerces de proximité la boulangerie est toujours plébiscitée mais le constat est que les poissonneries manquent et 41% regrettent le manque de librairies. En tête des commerces de proximité où les français se rendent le plus souvent 62% la boulangerie satisfait plus de neuf Français sur dix quant à la distance par rapport à chez eux 93%. Ce qu’il est intéressant de constater avec le sondage c’est le fait que tous commerces confondus, les Français parcourent en moyenne 5,7 kilomètres pour aller dans leurs boutiques habituelles ce qui est loin ‘être anodin et donc l’impact sur l’environnement est donc non négligeable !

Quels sont les souhaits par rapport aux commerces de proximité ?

En ce qui concerne les services de livraison, 51% des français se disent intéressés par le développement de services de livraison dans les commerces de proximité, le paiement mobile avec un smartphone 47% prend une place de plus en plus prépondérante.  A contrario, Les Français sont majoritairement opposés au développement des caisses automatiques dans les supérettes 54%.

De plus en plus d’applications mobiles, comme par exemple « Yuka », sont créées pour scanner via le code-barres la composition des produits. Aujourd’hui 2 Français sur 10 déclarent y avoir recours et près de 3 sur 10 se disent intéressés pour l’utiliser.

Enfin, la majorité des Français (59%) qui se rend dans les supérettes a une carte de fidélité, dont près d’un tiers qui en possèdent même plusieurs (32%)

Que pensent les français de la désertification ?

Dans le récent sondage réalisé par OpinionWay pour Asterop, société de conseil et fournisseur  82% des Français constatent que de plus en plus de commerces de proximité sont obligés de fermer et 80% des sondés estiment que les centres-villes sont en déclin à cause des difficultés des commerces de proximité. D’un autre côté, ils sont 76% à souhaiter disposer d’une plus grande diversité de commerce à proximité de leur lieu de vie, signe que le centre-ville reste toujours un lieu convoité.

Et dans l’avenir ?

Pour conclure le sondage, OpinionWay a demandé aux sondés de se prononcer sur ce qu’ils attendent de leurs commerçants à l’avenir. Il apparaît qu’acheter en direct auprès des producteurs ou sur les marchés est également plébiscitée. Des intentions plutôt favorables à une bonne dynamique future du commerce indépendant de proximité. Les commerçants de proximité doivent adapter leurs offres et services aux nouvelles tendances de consommation mais les consommateurs doivent revenir faire leurs achats en centre-ville pour pouvoir créer une nouvelle manière de vivre !

Congé sans solde, c’est le manager qui décide !

Congé sans solde

Tous les salariés peuvent bénéficier d’un congé pour convenance personnelle non rémunéré, appelé congé sans solde. Cependant, pour que ce principe soit bien appliqué, ces derniers se doivent de connaître plusieurs règles incontournables. Avant de s’engager dans cette procédure, il faudra tout d’abord se poser quelques questions essentielles comme : qui décide de sa durée ? Y-a-t-il des règles spécifiques le concernant ? Voici tous les détails nécessaires à savoir sur ce dernier.

L’accord du congé sans solde, une obligation ?

La réglementation du congé sans solde offre une grande liberté aux employés. Un salarié peut demander un congé sans solde pour un voyage, une activité sportive ou autre. Toutefois, c’est au manager de décider s’il l’accorde au salarié ou non. En aucun cas le salarié ne peut l’imposer. Cependant, si la convention collective applicable ou un accord collectif prévoit les conditions permettant d’en bénéficier et la procédure applicable, celle-ci s’impose au salarié et à l’employeur. À défaut, l’employeur n’a pas l’obligation légale de l’accorder au salarié.
C’est pourquoi dans un cas de prise de congé sans solde d’un salarié sans accord, l’employé s’expose à des sanctions allant jusqu’au licenciement pour faute grave. Certaines situations spécifiques font obstacle à leur utilisation notamment dans des cas déjà pris par d’autres types de congés comme le décès d’un proche, une maladie du salarié… Le manager doit être avisé si l’un de ces cas survient, mais reste en mesure de demander une pièce justificative de l’absence du salarié.

La durée d’un congé sans solde d’un salarié

Si le salarié stipule le nombre de jours qu’il voudrait pour son congé sans solde, il n’est pas en mesure de l’imposer. C’est au manager de décider de la durée en fonction de la demande. Ainsi, la responsabilité du choix de la durée du congé sans solde revient au supérieur de l’employé.

La convention collective, un soutien complémentaire

Certains accords collectifs définissent les conditions et règles du congé sans solde dans certaines catégories de poste. Le manager doit donc consulter la convention applicable avant de décider du congé sans solde d’un de ses salariés. N’hésitez pas à faire appel à un juriste ou à un expert en droit si les textes peuvent être interprétés de différente manière.

La concurrence déloyale

Même si pendant le congé sans solde le contrat de travail est suspendu, le manager est en droit de poursuivre un salarié ou de rompre son contrat de travail en cas de concurrence déloyale. Toute forme d’action pouvant nuire à l’entreprise pendant cette période peut être considérée comme relevant de la concurrence déloyale, peu importe son degré de gravité. Si cela se produit, le manager est libre de soumettre au salarié concerné les mesures qu’il juge nécessaires.

La rémunération

Celui-ci est par nature sans rémunération. Néanmoins, il demeure possible pour un salarié de bénéficier d’une rémunération s’il utilise le CET (Compte Épargne Temps). Celui-ci est l’accumulation des droits de congé rémunéré d’un salarié. Dans le cas où un salarié n’a pas pris la totalité de ses jours de repos, il peut en bénéficier selon le nombre de jours de congés payés non pris.

Toutefois, il peut percevoir des indemnités dans les situations suivantes :

  • Chômage partiel
  • Maladie (indemnités versées par la sécurité sociale ou indemnités complémentaires versées par l’employeur)
  • Congé maternité
  • Congé paternité et d’accueil de l’enfant
  • Congé parental d’éducation
  • Congé lié au compte épargne-temps (CET)

Même s’il n’y a pas d’encadrement spécifique sur le congé sans solde par le code de travail, il faut savoir qu’il y a des règles concernant son application. Toutefois, il est important de savoir que dans le domaine du travail, le salarié se doit toujours de respecter les ordres et l’autorité de son supérieur qui est le manager. C’est pourquoi c’est ce dernier qui décide en matière de congé sans solde.

Commerces ambulants : comment se lancer et ne pas se planter ?

Commerces ambulants

Qu’il s’agisse de vendre des pizzas, des crêpes, des frites, des sucreries, des confitures ou des produits artisanaux que vous avez vous-même préparés, se lancer dans les commerces ambulants apparaît comme une aubaine, mais mérite en amont de répondre à quelques questions.

Pour pouvoir mener à bien votre projet, il est primordial d’étudier avec rigueur les réponses aux questions que vous devez vous poser qui sont en premier lieu de savoir si pour le produit que vous comptez « vendre », il y a réellement une demande de la part des consommateurs. Evaluez-la en toute objectivité sans la surestimer. Ne soyez pas trop enthousiaste, c’est le meilleur moyen de se tromper.
Si la demande est réelle ou s’il y a un vrai potentiel de développement, établissez clairement le profil de cette demande. 

  • Est-elle identique sur toute l’année ? 
  • Y’a-t-il une période plus propice que d’autres ? 
  • Cette demande intervient-elle à des heures précises de la journée ou de la nuit ? 
  • Cela implique-t-il une présence continue ?

Notez les réponses à ces différentes questions afin de clarifier la situation et de bâtir un projet de commerce ambulant vraiment solide.

Le lieu d’implantation ? Vous l’avez déjà trouvé ?

En ce qui concerne l’implantation du commerce, il est indispensable d’étudier son implantation, la concurrence comme pour n’importe quel commerce.

  • Où allez-vous vendre vos produits ? 
  • Sur la voie publique, dans le cadre d’un marché, d’une foire ou d’une quelconque manifestation ? 
  • Sur la voie publique toujours, mais directement dans la rue ou au bord d’une route ? 
  • Ou bien par démarchage dans les lieux privés ? 
  • Si vous vous installez sur un marché, serez-vous en concurrence avec d’autres commerçants ? Proposeront-ils exactement la même chose que vous ? 
  • Comment votre offre pourra-t-elle se différencier ? 

Il est important de pouvoir répondre à ces questions avant de se lancer. Le lieu d’implantation est, en effet, capital dans la réussite de votre entreprise. En dehors des marchés et des manifestations drainant du public, il est crucial de trouver l’endroit idéal pour toucher la clientèle visée. Ce n’est pas parce que vous vous implanterez le long d’une route ou d’une rue très fréquentée que les gens s’arrêteront forcément et consommeront vos produits. Soyez en phase avec leurs attentes et la saison. Et si vous vous installez le long d’une route, vos clients pourront-ils s’arrêter en toute sécurité ? Tout doit être prévu pour que vous puissiez drainer un maximum de monde.

Comment obtenir l’autorisation d’exercice d’une activité ambulante ?

Pour pouvoir vous lancer de ce type d’activité, vous devrez vous renseigner sur les réglementations spécifiques au service ou au produit proposé. Cela va de la politique de prix aux règles en matière d’hygiène alimentaire, de conservation ou de toxicité des produits, en passant par la vente de boissons alcoolisées, etc. Ensuite, vous devrez obtenir auprès de la Chambre de commerce et d’industrie, ou de la Chambre des métiers et de l’artisanat, la carte permettant l’exercice d’une activité ambulante dans une autre commune que celle de votre domicile ou de votre établissement principal. Cette carte est valable 4 ans et vous coûtera 15 euros. Le Centre de Formalités des Entreprises (CFE) met à votre disposition les éléments pour préparer votre dossier (imprimés, pièces à joindre…). Notez que lors du dépôt de votre dossier, un certificat provisoire valable un mois vous serez remis dans l’attente de la remise de la carte définitive.

À savoir

  • Pour solliciter la carte, le futur commerçant ambulant doit être immatriculé au registre du commerce et des sociétés (RCS).
  • Cette carte est valable 4 ans, est renouvelable et est payante (30 € depuis le 1er août 2019).
  • Afin de ne pas freiner les professionnels dans leur activité ambulante, un certificat provisoire valable un mois, peut être délivré par le CFE à la demande de l’entrepreneur, en attendant que la carte définitive soit délivrée.

Comment obtenir l’autorisation d’occupation temporaire du domaine public ?

Vous devrez également demander une autorisation d’occupation temporaire du domaine public auprès de la commune dans laquelle vous souhaitez exercer. Dans le cas d’une implantation sur des voies départementales situées hors de l’agglomération, c’est auprès du Conseil Général que vous devrez faire cette demande. Et dans le cas d’une implantation dans des bâtiments ou terrains appartenant à la région, c’est auprès du Conseil Régional. Enfin, à Paris, c’est la Préfecture de Police qui fait office de référent. Notez qu’un accusé de réception de votre demande doit vous être remis et que sans réponse de la part de l’administration dans un délai de deux mois après la réception de la demande, considérez qu’elle a été refusée.

Quels sont les éléments logistiques à prendre compte ?

Le Macgyver de la débrouille est toujours à éviter car là les investissements sont nombreux et mal réfléchis vous risquez de mettre rapidement la clef sous la porte.

  • De quoi avez-vous besoin exactement ?
  • D’un véhicule aménagé ? Attention, l’investissement est conséquent, même d’occasion : entre 10 et 40 000 euros selon le type et l’état du véhicule. 
  • D’un groupe électrogène ? D’une simple bouteille de gaz et d’une tente-stand de quelques mètres carrés avec une table ? Dans ce cas l’investissement est minime : moins de 1 000 euros. 
  • Avez-vous besoin de conserver des produits au frais ? Si oui, de simples glaciaires suffisent-elles ou un réfrigérateur est-il obligatoire ? 

Dans ce cas, un groupe électrogène (à partir de 300 euros d’occasion) ou une arrivée électrique est obligatoire. Listez avec précision vos besoins logistiques afin de connaître le coût réel de lancement de votre activité.
Enfin, restent à régler les questions de la communication (avez-vous besoin de vous faire connaître ?), des tarifs et de la qualité de vos produits. Plutôt que de miser à tout prix sur l’originalité, privilégiez d’abord la qualité. Pour les produits de bouche, c’est encore plus vrai qu’ailleurs.

N’oubliez pas de vous assurer !!!

Exercer une activité commerciale ambulante expose à des risques spécifiques. Même si ça n’est pas une obligation, il parait indispensable d’être bien couvert pour exercer sereinement en tant que commerçant ambulant :

  • il est vivement conseillé de souscrire une assurance dite de « responsabilité civile professionnelle ». Elle permet de vous couvrir par exemple si une personne se blesse à cause de votre équipement, ou si un client rencontre un problème avec l’un de vos produits
  • en complément, une assurance de type « multirisque » peut aussi s’avérer très utile car elle vous permet d’être couvert pour d’autres risques, comme en cas de perte, de vol, de vandalisme de votre matériel ou de votre stock, ou en cas de dégâts provoqués par des intempéries, etc. Vous devez déterminer avec l’assureur, les risques que vous souhaitez assurer et le niveau de la franchise
  • une assurance automobile professionnelle peut aussi être envisagée si vous vous déplacez très régulièrement. En plus de la prise en charge des dégâts causés à votre véhicule, la plupart des assurances auto professionnelles couvrent également la perte éventuelle de stock occasionnée lors d’un accident

Source : Servicepublic.fr

Pour réussir votre commerce ambulant, n’oubliez pas qu’il demande un business plan rigoureux

Quelques exemples de galères d’associés (et comment s’en sortir)

Quelques exemples de galères d’associés (et comment s’en sortir)

Les jours passent et l’atmosphère est de plus en plus délétère. Les reproches pleuvent de part et d’autre et l’entreprise subit les affres de la mésentente. Certes les raisons sont multiples mais le plus important est de sortir de la spirale car la pérennité de l’entreprise est en jeu et les collaborateurs cherchent à quitter le navire.

Mon associé en a marre

Votre associé qui était super enthousiaste lorsque vous vous êtes associé, ne voit plus grand intérêt à affronter chaque jour les difficultés inhérentes à la vie d’une entreprise. Il n’avait pas envisagé que sa vie familiale serait fortement impactée par le vie trépidante d’une entreprise et n’avait guère envisagé la prise de risque et le stress qu’elle implique. Plutôt que de vous traîner des mois un associé complètement démotivé par l’entreprise et qui ne s’engagera qu’à 20 % maximum, soyez proactif et proposez-lui des solutions de sortie du capital.

Mon associé vous a caché …

Vous étiez associé avec un apprenti Jérôme Cahuzac ? Il confond son porte-monnaie et celui de l’entreprise. Pas de chances… La confiance est rompue, il va vous être difficile de continuer à développer votre entreprise à ses côtés. Là encore, tâchez de lui proposer des mécanismes de sortie du capital, ou bien partez vous-même s’il n’y a d’autre choix. Consultez un avocat pour voir ce que votre pacte d’associés vous permet de faire pour vous sortir de cette impasse qui peut vous mettre en difficultés financières.

Mon associé ne travaille pas

Mettez les points sur les « i » en exigeant de sa part un regain d’engagement. Si après 2 ou 3 alertes il ne change toujours pas, essayez de définir ce qui le motiverait à sortir de l’association. Votre associé a peut-être cru qu’être patron c’était faire ce qu’il voulait, quand il voulait et n’a donc vu que l’aspect superficiel de la mission d’un dirigeant. Ne perdez pas votre temps car il est loin d’être exemplaire pour les collaborateurs.…et va les entraîner à se laisser eux aussi aller.

Mon associé s’attribue mon travail

Il se gargarise d’avoir trouvé tous les clients alors que c’est vous qui gérez le commercial ? Soyez ferme pour lui faire comprendre que cette attitude mettra en péril votre association si elle continue. C’est là la plus grande difficulté lorsqu’un des associés s’attribue tous les mérites et de plus refuse de sortir de ses illusions. C’est là où un coach vous permettra de rétablir la réalité et à le conduire à davantage de modestie et à s’attribuer ce qu’il fait réellement et à créer l’harmonie entre vous.

Mon associé a un caractère de cochon

Il vous grille auprès des clients, un par un ? Orientez-le vers un coach qui saura mettre en lumière ses attitudes destructrices et lui enseigner d’autres façons de gérer ses relations interpersonnelles. Il vous faut lui rendre le meilleur service, lui faire rencontrer un coach qui le mettra en situation et lui permettra de changer d’attitude.

Faut-il être diplômé pour devenir entrepreneur ?

Faut-il être diplômé pour devenir entrepreneur ?

« La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi…» avait précisé Albert Einstein. Cela signifie donc que l’on peut maîtriser la théorie mais qu’on n’est pas nécessairement capable de la mettre en pratique ? Faut-il être diplômé pour devenir entrepreneur ?

Les grandes écoles apprennent aux étudiants une manière de faire que certains ne seront jamais capables de mettre en pratique en raison du fossé qui existe avec la réalité. Outre le diplôme, pour être un bon dirigeant, il faut détenir des qualités essentielles qui ne s’acquièrent pas forcément à l’école.

L’entrepreneuriat est un état d’esprit. L’ambition et le talent sont les atouts majeurs pour se lancer dans la création d’entreprise. Le diplôme n’est que la cerise sur le gâteau. Peut-on penser que, parce que l’on est diplômé d’une grande école, on peut créer sa boîte et réussir ? Ou peut-on se lancer sans diplôme ? En France, selon L’INSEE et les dernières statistiques établies 54% des créateurs d’entreprise n’ont pas de diplôme ou un niveau d’étude CAP / BEP / BAC. Seuls 15% ont un bac+5.

Trois créateurs sur dix sont des femmes, une majorité sont diplômés du supérieur

Les femmes représentent 29 % des créateurs d’entreprises classiques du premier semestre 2018, une proportion stable par rapport à 2014 (28 %). Elles créent une entreprise individuelle sur deux mais moins d’une société sur quatre. Les femmes sont majoritaires dans la santé humaine et l’action sociale (66 %) et les autres activités de services aux ménages (52 %). À l’opposé, elles sont très peu présentes dans la construction (6 %). Parmi les créateurs de 2018, 56 % ont un diplôme de l’enseignement supérieur. Cette proportion est en hausse par rapport à 2014 (46 %). 19 % des créateurs ont un diplôme universitaire de niveau supérieur ou égal à bac+5, hors diplôme d’ingénieur, devant les possesseurs d’un CAP ou BEP (15 %). 13 % des créateurs n’ont pas de diplôme qualifiant (figure 2).

Créateurs d’entreprises selon le diplôme en 2018 en %

Créateurs d’entreprises selon le diplôme en 2018 (en %)
DiplômePart de créateurs
Diplôme 2e et 3e cycle, ingénieur, grande école41,3
Certificat d’études, brevet, CAP, BEP18,0
Baccalauréat16,2
Diplôme du 1er cycle du supérieur15,1
Sans diplôme9,4
Total100,0

La faculté d’adaptation

Savoir s’adapter à toutes situations, quelles qu’elles soient. Le dirigeant va devoir affronter les bonnes et les mauvaises nouvelles. Pour cela, il devra puiser dans ses ressources personnelles. L’adaptation est une qualité fondamentale. Quel que soit le problème qui se présente, il doit savoir s’imprégner de la situation et réfléchir rapidement pour trouver une solution. Il faut savoir affronter les difficultés et accepter l’échec. Cela fait partie des qualités requises pour être un bon dirigeant.

Savoir gérer son temps

La capacité à organiser et à gérer son propre temps est une part primordiale du bon fonctionnement de votre activité. Il faut savoir transformer les heures de travail en productivité. Faire des heures supplémentaires n’est pas une obligation pour le dirigeant. Si l’entrepreneur sait gérer son temps, il pourra accomplir deux fois plus de choses en une journée. Le but n’est pas de multiplier les heures mais au contraire, de les rendre productives.

Avoir des idées à revendre !

Pour se développer, l’entreprise doit être en perpétuelle évolution. Croire que le chiffre d’affaires crée la richesse d’une firme est une erreur. Il faut de l’imagination, des nouveautés, des concepts à créer.

Être un décideur

C’est quelque chose que vous n’apprenez pas à l’école… Savoir prendre des décisions d’ordres marketing, logistique, financière, sociales, ce n’est pas donné à tout le monde. Il faut savoir se remettre en question et accepter les choix pris. Devenir entrepreneur c’est aussi devenir un leader. Le leadership est une qualité importante. La capacité à mobiliser une équipe et à la faire adhérer à votre projet est nécessaire pour diriger une entreprise. Il faut avoir une forte personnalité, du charisme et être persuasif. Pour devenir un bon entrepreneur, vous devez être un leader.

Savoir prendre des risques

Prendre des risques oui mais en mesurant au maximum les conséquences. Choisir de créer son entreprise c’est prendre sa vie en main. Lorsque l’on crée une entreprise, il faut avoir en tête que l’on peut toujours se planter. C’est au chef d’entreprise de savoir se sécuriser.

Quelques exemples d’entrepreneurs qui ont réussi sans diplôme…

Certaines figures emblématiques de l’économie française ont réussi sans passer par de grandes écoles. Certains ont créé leur univers autour d’un patrimoine familial amélioré, d’autres se sont lancés seuls et avec leur bagout, ils sont parvenus à gagner des millions !

Xavier Niel est le meilleur exemple. Le fondateur d’Illiad (Free) a interrompu ses études (prépa maths) pour lancer sa boîte. En 2013, il a obtenu la sixième place du classement national et la 179e place au classement des plus grandes fortunes du monde du magazine Forbes avec 6,6 milliards de dollars.

Patrick Ricard est aux commandes du groupe Pernod Ricard depuis 1972. Ce vétéran du CAC 40 ne possède que le BAC ! Même s’il a repris une entreprise familiale, Ricard a été préféré à son frère au CV pourtant plus avantageux. Avant, les ventes hors de France représentaient 17% du chiffre d’affaires, contre 90% à son arrivée…

Nobert Dentressangle aussi n’a que le Bac. En 1974, il rejoint la petite entreprise familiale, basée dans le Rhône. Il la spécialise dans le transport de primeurs entre sa région et Londres. Après de nombreux rachats d’entreprises, le groupe Norbert Dentressangle dont il est désormais président du conseil de surveillance a réalisé 1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2007.

Mettre en place un management horizontal au sein de ma start-up, une bonne idée ?

Mettre en place un management horizontal au sein de ma start-up

Le management collaboratif reproduit le fonctionnement d’une équipe de projet en l’étendant à l’échelle d’une entreprise. Mettre en place un management horizontal, c’est une nouvelle façon de travailler qui convient tout à fait à la dimension des start-ups et qui crée un climat de confiance tout en valorisant les salariés. 

Dans le livre paru aux éditions Eyrolles, le management par la confiance, les auteurs soulignent l’importance du cadre et des valeurs : « les collaborateurs veulent pouvoir s’envisager comme une partie intégrante d’une fratrie, d’une communauté, d’une « tribu » dont les contours ou cadres (chartes) et objectifs sont clairement définis sans cependant être définitifs et statiques (ils évoluent de manière consensuelle et collégiale.)

Ainsi, se lancer dans ce type d’organisation ne s’improvise pas !

Le style de management parfaitement adapté aux start-ups

Une start-up est la structure idéale pour mettre en place un management horizontal. Une jeune entreprise en construction ou qui, déjà installée, n’a pas atteint son plein épanouissement économique représente un terrain parfaitement adapté à l’instauration de cette nouvelle organisation du travail. Le personnel n’est pas très nombreux, l’âge moyen est en général jeune et la routine ne parasite pas encore son fonctionnement.
Ce type avant-gardiste d’organisation ne peut qu’intéresser les collaborateurs qui, en conséquence, travaillent bien plus dans un esprit de coopération en vue de la réalisation de l’objectif commun. À l’inverse, dans les entreprises plus anciennes, de nombreuses étapes sont bien souvent nécessaires pour la prise de décision, ce qui parasite fréquemment l’évolution et l’amélioration des processus de changement au sein de ce type d’entreprises.

Tout simplement une autre façon de travailler

Le management collaboratif consiste en l’abandon du modèle pyramidal avec ses nombreux échelons qui nuisent à la qualité de l’information, à la rapidité de l’exécution et, en somme, à l’efficience de la structure toute entière. La mise en place d’un management horizontal suppose la préparation de tous les acteurs à une implication de chaque instant.
Il ne s’agit pas d’utiliser des outils dernier-cri ou d’appliquer des directives « à la mode » ; il s’agit d’être en permanence en situation de projet. Chacun est au courant de l’ensemble du travail auquel il participe et y apporte sa contribution au moment opportun. Une seule consigne : atteindre l’objectif en gérant au jour le jour les difficultés et les impondérables. Ce mode de travail n’est pas évident à mettre en place en raison du poids de la tradition ; du « nous avons toujours fait ça comme ça » qui immobilise les entreprises conventionnelles.

S’appuyer sur les technologies collaboratives

L’entreprise qui choisit de passer en management horizontal doit se munir de ressources informatiques appropriées et ergonomiques. Fournir à chacun un téléphone mobile, créer une boîte e-mail dédiée et installer un intranet est loin d’être suffisant.
La plateforme idéale devra mettre à la portée de chacun : les informations, les idées, les compétences et les outils. Elle devra centraliser les rendez-vous, assurer le suivi dans chaque domaine (conception, production, administration, formation, comptabilité…) et alerter les personnes concernées au bon moment. Elle devra synchroniser les tâches de tous les acteurs au point que l’envoi du signal d’achèvement d’une tâche déclenche dans tous les corps de métiers l’exécution de toutes les tâches qui doivent lui succéder. En ce sens, la mise en place de solutions technologiques collaboratives (MindMapping, visioconférence, réseaux sociaux d’entreprise, interfaces de gestion de projets, etc.) constitue des outils idéaux !

Plus de confort pour les collaborateurs

En aplanissant ainsi  la hiérarchie, le temps se trouve rationalisé. Finis les déplacements inutiles, les coups de téléphone répétitifs, les visiteurs intempestifs, les réunions qui n’aboutissent à rien. Chacun sait ce qu’il a à faire avec un minimum de concertations. La densification du travail se ressent, mais, en contrepartie, l’ensemble du personnel gagne en autonomie, se sent valorisé et la solidarité entre les collaborateurs est réelle, d’autant qu’ils travaillent dans un climat de confiance. Pensez que la mise en place d’un management horizontal implique de gérer le ou les réseaux de collaborateurs ainsi constitués, et que cela peut le cas échéant nécessiter la création d’un nouveau poste au sein de l’entreprise. Il va sans dire que la formation ne doit être négligée à aucun niveau et qu’il peut être judicieux de se faire accompagner par un cabinet conseil en organisation.