Accueil Blog Page 929

La Fabrique Aviva lance la 2e édition de son appel à projets !

Pour la deuxième année consécutive, Aviva France ouvre un vaste appel à projets à destination des entrepreneurs. Depuis le 17 janvier 2017, la plateforme collaborative La Fabrique Aviva peut recevoir des projets en tous genres placés sous le signe de l’innovation et de l’utilité. Le vote en ligne du grand public et le verdict de jurys, en région et à l’échelle nationale, permettront ensuite de déterminer les vainqueurs de cette initiative, avec des prix allant jusqu’à 50 000 euros.

Le principe de La Fabrique Aviva

Aviva, l’un des plus grands groupes d’assurance en Europe, souhaite récompenser les jeunes talents en ouvrant son appel à projets La Fabrique Aviva pour les entrepreneurs. Au total, ce sont 200 projets d’entreprise qui seront récompensés, les lauréats se répartissant la somme d’un million d’euros. Les différents projets sont à soumettre en ligne jusqu’au 28 février 2017. Les domaines possibles sont variés, puisqu’ils peuvent concerner aussi bien l’emploi, l’éducation et la formation que la citoyenneté, la santé et le handicap, ou encore l’environnement et la biodiversité.

La rencontre des porteurs de projets

Afin d’apporter une impulsion supplémentaire à ce concours ouvert à tous, La Fabrique Aviva entreprendra de parcourir les routes de France pour aller à la rencontre des porteurs de projets en région. Pendant la période de dépôt des projets (de janvier à février), le FabTour prendra ainsi place dans plusieurs grandes villes françaises : Strasbourg et Marseille (24 janvier), Nantes et Bordeaux (2 février), Roubaix (9 février) et Lyon (14 février). Ces initiatives s’accompagneront de séances de speed-meeting avec des professionnels, d’évènements de networking et de discussions autour des grands enjeux de l’entrepreneuriat social.

Retrouvez toutes les informations liées au #FabTour ici : http://us3.campaign-archive2.com/?u=1fc4ae64ba9a767c92f9c2e4d&id=9e15319247&e=98fdb0775e

Les détails du concours et les récompenses pour les lauréats

Du 14 mars au 11 avril, les internautes auront la possibilité de consulter les projets proposés et de voter : chaque utilisateur pourra apporter sa voix aux 10 idées innovantes qu’il souhaite soutenir. Le 28 avril, les 200 projets ayant cumulé le plus de voix atteindront la finale. Les porteurs de projets seront auditionnés par des jurys locaux, puis par un jury national, afin de déterminer les plus prometteurs. Le 22 juin enfin, 12 grands gagnants recevant des bourses de 25 000 ou 50 000 euros seront révélés, les autres entrepreneurs finalistes obtenant des prix d’accompagnement compris entre 2 000 et 10 000 euros.

Pour participer c’est simple et rapide ! Il suffit de compléter une rapide fiche projet ici avant le 28 février 2017: www.aviva.fr/lafabrique

A première vue, ce n’est pas du business, et pourtant…

De nombreux secteurs d’activité ne sont pas vus par le grand public comme des secteurs économiques. Pourtant, il existe bien un business derrière ces univers. Petite mise au point.

Le cinéma se porte bien.

Le secteur cinématographique est en pleine forme, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer. En 2015, la fréquentation des salles de cinéma demeure élevée avec 206,06 millions d’entrées selon les chiffres du centre national du cinéma et de l’image animée. En décembre dernier, 24,94 millions d’entrées ont été enregistrées soit le deuxième mois le plus fort depuis 35 ans. Si nous allons au cinéma avant tout pour nous divertir, il existe bien toute une économie derrière chaque film qui nous est proposé dans les salles noires. Plusieurs acteurs (économiques, ceux-là !) rentrent en jeu. Le producteur, qui conçoit le projet, est le premier d’une longue liste. Son rôle est de rechercher des financements pour le film. En France, plus le budget du film demeure important, plus la rémunération du producteur sera grande, alors que les producteurs anglo-saxons sont rémunérés en fonction des recettes. Le distributeur doit quant à lui permettre au film d’être vu par le plus grand nombre. Son métier consiste à le commercialiser dans le plus grand nombre de salles possible et d’assurer sa sortie en DVD et VoD. Il travaille au sein de sociétés de distribution qui brassent des millions d’euros chaque année. La société à la fois de production et de distribution EuropaCorp, propriétaire de Luc Besson, a réalisé un chiffre d’affaires de 227,5 millions d’euros pour l’exercice 2014/2015. Les acteurs de cinéma sont par ailleurs de véritables businessmen. Ils gèrent leur carrière professionnelle en choisissant les scénarios des films dans lesquels ils souhaitent jouer, à l’image d’un entrepreneur qui choisirait dans quel secteur investir et avec quel client travailler. Ils doivent gérer leur image étant donné qu’ils sont exposés au grand public. Des agents artistiques les aident en plus de leur décrocher des castings et de négocier les clauses de leur contrat.

Le business est aussi dans l’assiette !

Aller au restaurant reste un acte de la vie courante, surtout en France où nous possédons une certaine culture culinaire. Derrière son image agréable, qu’il s’agisse de la restauration haut de gamme ou bien de la restauration rapide, ce secteur cache un business important. Selon l’Insee, en 2012, la France comptait plus de 159 000 entreprises dans le secteur de la restauration, soit un chiffre d’affaires de 48 milliards d’euros. Le marché de la restauration rapide a cru de 15 % entre 2009 et 2012 alors que, dans le même temps, celui de la restauration traditionnelle augmentait de 2 %. C’est le cas de la PME Resto-in, pionnière en France de la restauration à domicile ou encore de Chaak, le premier restaurant rapide mexicain de France créé en 2011. En 2014, la France comptait plus de 175 000 restaurants répartis sur tout le territoire. Si les établissements culinaires progressent fortement, le secteur alimentaire au sens large connaît une petite révolution entrepreneuriale. De nombreuses entreprises se lancent dans ce secteur proche de celui de la restauration. Alors que les objets connectés ont le vent en poupe, un entrepreneur américain prénommé Anthony Ortiz a imaginé une assiette intelligente, la Smartplate, qui peut calculer le nombre de calories qu’elle contient et ainsi alerter son utilisateur. Ce projet soumis au financement des internautes sur la plateforme Kickstarter a récolté la somme de 110 872 dollars en seulement 49 jours et devrait être prochainement commercialisée. Le secteur alimentaire surfe également sur le retour au « circuit court », qui consiste à faire intervenir au maximum un seul intermédiaire entre le producteur et le consommateur final.

La religion, un secteur inattendu.

La religion touche énormément de personnes en France, la première religion française étant le catholicisme avec 45 millions de pratiquants, suivi de la religion musulmane comprenant 4 à 5 millions de fidèles. Les religions protestantes et juives affichent respectivement 900 000 et 500 000 religieux, selon la fédération protestante de France. Si ce secteur paraît a priori éloigné du monde du business, quelques entrepreneurs ont pourtant décidé de s’y lancer. Thomas Delenda a créé, sous forme associative, la plateforme web Hozana.org, qui permet d’aider les gens à prier. Le modèle économique de cette initiative entrepreneuriale repose uniquement sur les dons des internautes. Une start-up israélienne intitulée Jérusalem Nano Bible créée en 2013 a pour sa part mis au point une nano bible. La société a imprimé sur une puce de 3 millimètres l’ensemble du Nouveau Testament afin de permettre aux croyants de toujours garder sur eux le livre sacré. D’autres religions sont concernées par le monde entrepreneurial. Amine Naït-Daoud a fondé un site de crowdfunding avec des projets uniquement conformes à l’éthique musulmane.

La santé.

Si parler de rentabilité d’un hôpital peut hérisser le poil de certains, il n’en demeure pas moins qu’il existe bel et bien toute une économie régissant le secteur de la santé. Selon PwC, le marché mondial de ce secteur est estimé en 2015 à 9 590 milliards de dollars ! Avec l’émergence des nouvelles technologies et des objets connectés, l’e-santé a également fait son apparition. Selon une étude du cabinet Precepta, ce domaine représentait en France 2,7 milliards d’euros en 2014. Les start-up fleurissent dans ce domaine, à l’image d’AdhereTech, qui a imaginé un flacon de médicament connecté qui alerte les patients qui oublient de prendre leurs cachets.

Interview de François Bultel, Cofondateur du réseau boulangeries ange

En huit ans, ce sont plus de soixante points de ventes qui ouvrent avec l’ambition de devenir une marque forte. Reconnue de ses pairs, l’enseigne est en train de dépasser ses objectifs. François Bultel, cofondateur du réseau boulangeries ange, nous délivre la recette de leur succès. 

Racontez-nous votre parcours dans l’agroalimentaire.

Je suis ingénieur en agriculture. Ma carrière débute en 1992 chez Auchan où je travaille en qualité de chef de rayon puis acheteur Boulangerie en centrale d’achat. En 1996, je rejoins Aldis, un réseau de grossistes indépendants pour la restauration afin de développer le réseau et la clientèle en boulangerie-pâtisserie. En 2001, j’en deviens le directeur régional Sud-Est, puis le directeur exécutif après le rachat par notre concurrent, Prodirest. Rebaptisé Transgourmet, je me charge de toute la partie commerciale et achat jusqu’en 2010. En parallèle, je fais mes premiers pas d’entrepreneur avec l’aide de ma femme, à la fin de l’année 2008.

Une affaire de famille alors ?

Je ne me voyais pas rester cadre toute ma vie. Ma passion ? La boulangerie. Alors pourquoi ne pas avoir la mienne ? Le 8 décembre 2008, à Miramas dans les Bouches-du-Rhône, nous fondons avec ma compagne, Patricia Gaffet, la première boulangerie Ange. Je reste au pôle commercial tandis qu’elle s’occupe de la partie administrative. À nos premières heures, nous nous associons à Patrice Guillois, un ami de longue date.

Comme moi, il était chef de rayon chez Auchan. Il a ensuite fondé les boulangeries Honoré à Nantes. Autour de nous, le besoin d’entreprendre se fait sentir. À quarante ans, on a envie de monter son affaire, on se dit que c’est possible. On profite de cette dynamique pour les inviter à prendre part à l’aventure. C’est ainsi que les premiers franchisés sont pour la plupart, des amis de plus de trente ans. J’ai été à l’école d’ingénieurs avec certains d’entre eux. Plus qu’une boîte familiale c’est une boîte de copains !

Pourquoi choisir de se développer en franchise ?

Je me souviens que cela a tout de suite marché partout ! Que ce soit à Lille, à Bordeaux, à Rouen, à Lyon comme à Marseille. À nos débuts, on comptait déjà en moyenne six cents clients par jour par boulangerie. Depuis le démarrage sur les chapeaux de roue, nous n’avons pas perdu le rythme. Notre offre plaît et la demande se renforce.

L’attente du consommateur est satisfaite donc le contrat est rempli : nous atteignons rapidement le seuil de rentabilité. Dès lors, nous passons à la vitesse supérieure, en recrutant davantage de personnes pour lancer de nouveaux points de vente. Le modèle de la franchise s’impose donc de lui-même. On veut se développer vite mais bien et faire mieux à chaque fois afin de renforcer l’esprit du réseau. Tout est dans le passage de flambeau ! On considère l’accueil d’un autre franchisé comme celui d’un nouveau membre dans une famille. Tout est affaire de transmission, sans aller jusqu’à parler d’héritage. Nous véhiculons nos valeurs et nos expériences communes pour faciliter leur intégration au maximum.

Vous accordez une importance à la transmission dans votre réseau de franchises. C’est-à-dire ?

Rien n’est plus important que la présence d’un patron pour veiller à la bonne gestion globale de son affaire. Dans une boulangerie, il faut être vigilant à la qualité du produit, sa fabrication et sa mise en vente. Celui-ci doit gérer ses équipes, l’animation du commerce et l’accueil des clients. Chez Ange, nous sommes sélectifs sur le recrutement de nos futurs dirigeants. Sans forcément établir de profil type, il s’agit généralement d’anciens cadres âgés de  40 ans environ. La sélection se fait naturellement sur les 2 000 candidatures reçues, en raison de l’investissement conséquent, nécessaire à l’ouverture d’une unité qui dépassera le million d’euros de chiffre d’affaires annuel.

Ils passent un entretien téléphonique puis physique avec deux franchisés, suivi de deux jours d’immersion dans une boulangerie. Chaque nouveau membre doit être coopté par les anciens. Mais ce n’est pas tout. Notre culture d’entreprise est basée sur la transmission. Chez nous, tout se base sur l’échange et le partage. Avancez ensemble, sinon rien. Plus que des collègues, c’est une seconde famille. C’est-à-dire que le dernier entrant dans notre groupe sera forcément coaché par les premiers. Ces derniers m’aident à piloter le réseau, je leur délègue beaucoup de responsabilités. Je leur fais entièrement confiance pour tenir la barre et garder le cap en mon absence. J’ai à cœur de maintenir la qualité des relations humaines au sein de notre structure. On ne serait rien les uns sans les autres.

Comment la marque a-t-elle pris son envol ?

C’est en toute logique qu’Ange a étendu son réseau qui compte aujourd’hui soixante points de vente. Parmi eux, nous avons quarante-sept franchises et treize magasins en propre. Je sais que le marché est prisé et que nous avons besoin de nous développer encore plus vite. L’hyper-concurrence ne nous fait pas peur. Notre marque se démarque par son implantation majoritaire en zone périurbaine. Nous resserrons néanmoins le maillage territorial, en nous réimplantant dans les zones où le groupe est déjà présent, comme Lille ou la région parisienne.

En 2016, on a mis le cap sur l’Ouest de la France en nous installant au Mans en Pays-de-Loire, à Poitiers en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes et enfin à Mittelhausbergen en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Avec une nouvelle cadence d’ouverture d’environ 30 boulangeries par an, nous souhaiterions avoir 100 à 150 points de vente dans notre parc en 2017. À long terme, on envisage de nous exporter et nous développer à l’international. En 2014, le groupe réalisait un chiffre d’affaires global de 38 millions d’euros. L’année suivante, grâce aux points de vente, le chiffre d’affaires a augmenté de 20 millions. Le gros avantage de la franchise est de pouvoir consacrer nos moyens au développement du réseau et d’avoir une croissance sur fonds propres.

Votre concept donne-t-il des ailes ?

Notre groupe entend casser les codes de la boulangerie artisanale. Ce secteur traditionnel ne demande qu’à être renouvelé. Le concept est efficace : des produits de qualité à un prix attractif, que nous soulignons par des opérations commerciales quotidiennes. Nous offrons aussi un programme de fidélité, des prix dégressifs, des promotions et des nouveautés régulièrement. Autre plus, nous préparons tout sur place aux vu et au su de la clientèle. Nous misons sur l’authenticité et l’efficacité. Pouvoir consommer du frais, à toute heure de la journée. Nous avons enrichi notre carte pour élargir notre public.

En plus de proposer une gamme complète de pains, de viennoiseries, de pâtisseries, nous nous lançons dans la restauration rapide salée. Notre sélection reste classique mais efficace avec des sandwichs, salades et pizzas. Ces basiques de la pause déjeuner peuvent dorénavant se consommer chez l’Ange Café au cœur de la boulangerie. Nous avons opté pour un décor sobre, esthétique et lumineux et avons mis à disposition un accès gratuit au Wi-Fi gratuitement. Nous faisons plus que de l’alimentaire, en proposant une réelle expérience de restauration. Notre ambition est de créer une vraie marque autour d’un réseau de franchisés. Il n’en existe pas à ma connaissance. Ange a les moyens de se démarquer et de se faire reconnaître de ses pairs. C’est dans l’ADN du groupe de repenser la boulangerie notamment en réponse aux grandes problématiques actuelles. L’agroalimentaire est au cœur des débats environnementaux.

Être différent c’est quoi pour vous ?

Nous désirons intégrer l’éco-durabilité dans le positionnement du réseau. Celui-ci se traduit par un choix de matières premières bioéthiques, gage de qualité et d’équité. Nous nous approvisionnons aujourd’hui à hauteur de 30 à 50 % en « Blé Agri Éthique France ». Il s’agit d’un accord à prix fixe sur trois ans passé avec les cultivateurs, désormais rassurés. à l’heure actuelle notre groupe achète 4 000 tonnes de blé et bientôt 10 000. Grâce au volume de nos commandes, nous garantissons aux agriculteurs des ventes à un prix correct. Nos faibles marges permettent de proposer des prix compétitifs à nos clients. Nous nous engageons auprès de nos fournisseurs et sous-traitants à une collaboration équitable à coût fixe et à long-terme.

C’est un gagnant-gagnant dans lequel nous ne faisons pas d’impasse sur la qualité. Les boulangeries bénéficient de produits certifiés et agri-éthiques, spécifiquement créés pour nous. Parmi eux, nous trouvons la farine, le fromage râpé ou encore la sauce tomate, tous sous l’appellation « Ange ». à l’ère du bio et du « manger mieux », cela n’en reste pas moins un excellent argument marketing. Notre démarche durable soigne l’image de la marque. En ne nous fournissant qu’auprès d’agriculteurs locaux, nous allons même plus loin. Le « Made in France » est apprécié du public « locavore ».

Pour conclure ?

Nous ne dérogeons à aucun de nos principes et notre marque s’inscrit par ailleurs dans une logique de solidarité en faisant don de ses invendus à des associations. Chaque semaine, dans chacun des points de vente, ce ne sont pas moins de 500 euros de marchandises qui vont aux plus nécessiteux. Les modes de consommations changent et nous nous devons d’évoluer en mieux. Lutter contre le gaspillage et la faim, c’est mener de front deux problèmes graves de notre secteur.

Il ne s’agit pas d’un coup marketing, seulement de rétablir un peu d’équilibre dans les rapports que nous avons. Nous pouvons nourrir ceux qui le nécessitent gratuitement alors autant le faire. C’est d’une logique implacable : nous n’attendons pas de lois pour acter ce qui nous semble juste. Nous ne cherchons pas à nous faire de bonne publicité à ce moment-là. La dimension humaine nous importe et j’insiste, nous veillons à notre environnement au sens large : que ce soient avec nos partenaires, nos employés ou nos clients.

4 Conseils de François Bultel

  • BIEN SE CONNAÎTRE L’entrepreneuriat n’est pas fait pour tout le monde, il faut déterminer si on a le tempérament adéquat.
  • AVOIR LE SENS DU SACRIFICE. Ne pas compter ses heures et accepter quelques nuits blanches
  • OSER PRENDRE DES RISQUES. On a rien sans rien, il ne faut pas compter ce que l’on perd pour se concentrer sur ce que l’on va obtenir.
  • NE PAS CRAINDRE L’ÉCHEC. C’est une expérience plus formatrice que la réussite.

Interview de Samuel Tual, PDG du Groupe Actual

Rendez-vous avec avec Samuel Tual, PDG du Groupe Actual. Engagé et passionné par son métier, il préside le MEDEF et la Santé au Travail, en Mayenne, sa région natale. Par ailleurs élu à la Chambre de Commerce et d’Industrie,  il est Administrateur du CISME et fait partie de l’Association Progrès et Management.  Rencontre avec l’homme derrière le businessman. 

Quel a été votre parcours avant Actual ?

J’ai fait mes études à la Faculté des Sciences économiques d’Angers puis à l’école de Commerce de Paris. En 1991, je fonde Média Sup, une maison d’édition spécialisée dans la presse étudiante. Plus tard, je m’associe à Jeunes Editions, afin de créer le groupe Studyrama. À 30 ans, je m’oriente vers le télémarketing qui est en plein boom. L’arrivée des call centers me motive à monter Call Intérim : la première structure dédiée au travail temporaire, spécialiste du détachement des conseillers en relation clientèle. En 3 ans, nous nous implantons dans les grandes villes avec 5 agences. À cette époque, mon père gère Service Intérimaire Mayennais, qui compte 10 agences, mais généralistes et davantage situées en province. Nous avions envie de travailler ensemble et le groupe Actual est né !

Quelles sont les différentes étapes du développement du groupe ?

Nous sommes sur le marché des agences d’intérim depuis 1991. Nous avons constaté que nous fonctionnions par cycle de 10 ans. En 2001, nous avions 15 agences à notre actif et on avait pris le pari fou de passer à 100 agences en 10 ans. Objectif atteint ! Notre réseau parvient à démultiplier son chiffre d’affaires. De 40 millions d’euros, nous sommes passés à 260, ce qui est extrêmement motivant. En 2011, mon père est à l’époque, président et moi directeur général. Il ne se voit pas repartir pour 10 ans.

Nous avons donc organisé la transmission de l’entreprise et nous avons lancé un nouveau défi : Actual 2021. Ce projet d’une décennie confirme notre volonté de nous étendre. Nous souhaitons rendre actives plus de personnes dans encore plus d’endroits. Notre but est de transformer le paysage de l’emploi et d’amener à repenser les modes de travail, en France. Le groupe fête aujourd’hui ses 25 ans et nous nous imposons petit à petit pour devenir une référence.

Pourquoi avez-vous décidé de travailler avec votre père ?

Il y a 15 ans, dans la baie de Quibéron (ndlr : près du lieu de l’interview), nous avons eu une discussion qui a tout changé. Il m’expliquait toutes les difficultés qu’il rencontrait, notamment certaines liées au manque de structuration. De mon côté, je progressais malgré des obstacles différents des siens. Nous trouvions dommage de rester chacun dans notre coin car certains problèmes pouvaient être résolus ensemble. Nous esquissons le projet en septembre 2001. En effet, nous contactons nos partenaires financiers pour financer le projet et entrer au capital de l’entreprise.

Que signifie cette entreprise pour vous ?

Actual, c’est un réseau de 200 agences qui ne comptent pas moins de 700 collaborateurs couvrant tout le territoire national. Leur mission première est de donner du travail à ceux qui viennent chez nous et nous font confiance. D’un autre côté, nous nous devons de fournir aux entreprises les compétences qui leur manquent. Nous trouvons à chaque fois la formule la plus adéquate, toujours sur le mode de détachement pour apporter la flexibilité attendue par les entreprises. Nous nous positionnons comme un véritable fournisseur de solutions et de compétences pour l’emploi. Nos employés sont le reflet de nos valeurs, ils ont à cœur la réussite de nos membres et les intérêts de nos clients. En 2015, ce ne sont pas moins de 65 000 personnes qui ont fait de l’intérim avec Actual.

Qu’avez-vous de différents des autres ?

Actuellement, sur le marché de l’emploi, il y a 1 500 acteurs en France et nous sommes dans les dix premiers derrière les majors. Nous représentons un acteur alternatif, car nous ne nous limitons pas aux offres d’emploi traditionnelles, placement en CDI et CDD ou travail temporaire. Les majors ont une logique de volume autour des formes d’emploi classiques. Nous privilégions le projet professionnel des candidats et proposons aussi de nouvelles formes d’emploi comme le CDI à temps partagé ou le portage salarial.

On essaye de mettre l’humain au cœur de notre structure. Notre but reste l’épanouissement de l’autre par le travail. En 2016, nous prévoyons un chiffre d’affaires de 450 millions d’euros. Au-delà du montant, c’est la fierté d’avoir donné du travail à des milliers de personnes qui prime. Nous sommes en constante progression depuis 25 ans. Je suis assez content que nous arrivions à prendre des parts de marché, avec une croissance de 30 % (15 % croissance organique et 15 % croissance externe) alors que celle du secteur n’est que de 5 %.

Quelle posture adopterez-vous au passage de la loi du travail ?

Cette réforme est inévitable car il s’agit d’un modèle européen qui s’impose de lui-même à chaque pays membre de l’Union Européenne. Il se base sur la flexi-sécurité, qui fluidifie le fonctionnement du secteur en donnant plus de souplesse aux entreprises au niveau de l’embauche et du licenciement. À long-terme, cela permet de lutter contre la précarité et le chômage tout en relançant l’économie du pays. Nous développons d’autres formes d’emploi qui sont au cœur de la promesse d’innovation sociale. Ces solutions répondent à l’enjeu d’entrée dans une relation tripartite c’est-à-dire qui n’est pas régi par et entre deux parties : un salarié et une entreprise, mais qui fait appel à un tiers de confiance.

Cela permet une relation tripartite qui porte plusieurs noms : travail temporaire principalement, temps partagé ou encore portage salarial. Dans ce cadre, il est très facile d’apporter de la sécurité au salarié. Nous pouvons également apporter beaucoup de flexibilité attendue par les entreprises.

Notre action a été légitimée en 2005 lorsque Jean-Louis Borloo a transformé les agences d’intérim en agence d’emploi. Nous avons mis fin au monopole de placement de l’ANPE, désormais ouvert aux agences privées. Aujourd’hui, on dénombre 500 000 intérimaires et seulement 50 000 portés. On pourrait passer à 500 000 si le cadre réglementaire et la législation évoluaient. Parallèlement, il existe le freelance, soit le statut de micro-entrepreneur, qui demeure un choix d’indépendance et d’autonomie. On retrouve la relation bilatérale entre l’indépendant et l’entreprise pour laquelle il donne sa prestation. La limite reste que certains auront du mal à trouver des missions. Nous militons pour leur insertion et accompagnement. Grâce à des solutions comme le portage, ils sortent de l’isolement et bénéficient du statut salarié.

Le droit au chômage est-il l’avantage principal ?

Non, ce n’est pas l’avantage majeur du portage. L’important, c’est que nous travaillions sur des personnes libres en termes de gestion et de capacité. Elles définissent leurs conditions de prestation sans être seules. Le principal, c’est de les aider, de les coacher et de leur trouver des « jobs ». Mais vous avez raison, ils sont également salariés donc cela leur permet de bénéficier de tous les avantages de la protection sociale dont le chômage, en cas d’intermission.

Quelles sont les valeurs fondamentales du groupe ?

Chez Actual, l’enrichissement interpersonnel reste capital. Nous avons à cœur la réussite de chacun et le succès de notre projet global. Le dépassement de soi, l’audace, la performance sont les qualités requises pour quiconque dans la vie active. La nouvelle promesse de notre groupe : « social innovation ». Elle est très engageante pour tous les collaborateurs dans leur rapport à l’autre, aux autres, que ces derniers soient  jeunes, étudiants, travailleurs, cadres d’entreprises, seniors. La pugnacité et l’endurance qu’exigent le travail montrent qu’il s’agit d’un sport quotidien finalement. Cela se traduit par notre de soutien à Yves Le Blevec, skipper de haut niveau, avec qui nous partageons bon nombre de principes. Il témoigne de son vécu à nos équipes et nous parlons souvent de notre projet sportif en interne.

Parlez-nous de votre partenariat.

Nos chemins se sont croisés en 2001. Depuis nous avons construit une belle relation de partage et d’écoute. Nous accompagnons l’ambition professionnelle de l’autre. Nous relevons tous les deux le défi de notre vie. Que ce soit sa carrière de coureur au large ou Actual pour moi. Il recherchait un partenaire pour réaliser son rêve de traverser l’océan sur un mini 6.50. On a juste mis un autocollant sur le bateau pour lui permettre de le concrétiser. L’aventure ne s’est plus arrêtée.

Ensemble, nous avons construit pendant 3 ans le prototype d’un nouveau bateau pour la Transat Jacques Vabre, qu’il a remportée en 2007 à Bayard. Sa victoire était aussi la nôtre, nous partageons un esprit d’équipe absolu. Il était cohérent d’avoir aussi un projet sportif ambitieux et audacieux. C’est pourquoi nous avons construit le Multi50 et qu’aujourd’hui nous avons rejoint le Collectif Ultim avec un projet de course autour du monde en 2019. Nous ambitionnons d’être plus rapides et plus audacieux que le Vendée Globe, qui lui, a commencé à 5 bateaux pour aujourd’hui en compter une trentaine environ.

Actual, se lance donc en haute mer ?

Nous nous sommes dit « pourquoi pas nous ? ». C’est un vrai défi sportif mais humain avant tout. Nous y croyons en misant sur nous. Nous n’hésitons pas à investir une part du budget communication du groupe qui en a les moyens grâce à sa croissance. Les retombées ne sont pas forcément toutes mesurables. Nous faisons l’exercice de savoir combien nous avons eu de retombées collatérales. Ainsi, nous avons pu mesurer le chiffre d’affaires que nous réalisions avant d’embarquer dans le bateau et après.

Nous avons également des indicateurs comme le nombre de fans qui suivent Yves et Actual sur l’ensemble des réseaux. Une chose est sûre : cela génère en interne une mobilisation des équipes. Comme elles sont réparties sur les différents sites afin de couvrir un maximum de territoire, il nous faut générer de l’engagement de leur part. Nous invitons certains collaborateurs à partir sur le bateau notamment ceux qui remportent les challenges internes et nous suivons les performances de notre champion.

Quelle serait la morale de votre histoire ?

L’entrepreneuriat est une aventure personnelle qui devient collective. L’esprit d’équipe est indispensable à la survie de chacun dans un groupe aussi important qu’Actual. Nous devons pouvoir compter les uns sur les autres. Ma plus grande satisfaction, c’est de voir notre réseau s’étendre et aider toujours plus de personnes. La fidélité de nos équipes sur le long terme et au cours des divers projets est le fruit de notre culture d’entreprise : nous sortons du cadre de la pyramide habituelle. Les difficultés, sont quotidiennes, il faut savoir les éviter ou y pallier ensemble. L’agilité est de mise, il faut savoir s’adapter à son environnement.

6 Conseils de SAMUEL TUAL

  • Avoir une vraie vision sur son produit et son marché, partagée par tous.
  • Se démarquer de l’offre actuelle, savoir se repositionner si nécessaire.
  • Demeurer audacieux, le principe de précaution peut s’avérer néfaste en affaires.
  • Ne jamais se laisser décourager ou influencer.
  • Rester proche de ses valeurs dans le cadre professionnel.
  • Etre connecté au monde, impliqué dans son environnement en permanence, à tous les niveaux et de différentes façons.

Les buzz de mauvais goût

Côté Bad buzz, certaines entreprises semblent s’être particulièrement illustrées après les attentats de janvier qui ont décimé la rédaction de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo…

Ces entreprises sont-elles vraiment Charlie ?

Côté Bad buzz, certaines entreprises semblent s’être particulièrement illustrées après les attentats de janvier qui ont décimé la rédaction de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo. C’est le cas de l’entreprise 3 Suisses, qui s’est empressée de récupérer le slogan « Je Suis Charlie » pour l’intégrer à son logo. Une bonne intention, sans doute, mais un résultat très négatif pour la marque, qui a dû se justifier auprès des nombreux internautes l’ayant vivement critiqué sur Twitter. De nombreuses enseignes ont par ailleurs profité de ces tragiques événements pour les récupérer à des fins commerciales. Le site eBay a vu fleurir les nombreuses ventes de T-shirts, Mugs et autres produits dérivés marqués du slogan #JeSuisCharlie. Certaines entreprises ont même réservé les noms de domaine Jesuischarlie.com, jesuischarlie.fr ou jesuischarlie.net, sans savoir vraiment ce qu’elles allaient en faire… La plateforme de crowdfunding Apoyogo a quant à elle publié un tweet dans lequel elle invitait les internautes de façon non équivoque à faire leurs dons sur la plateforme.

AccorHotels Arena et Bic se partagent la palme du meilleur slogan sexiste

En matière de promotion et de publicité, le sexisme a longtemps perduré à travers le temps, dans les campagnes de certaines marques. En 2015, la marque de papeterie Bic et AccorHotels Arena (anciennement le Palais Omnisport de Paris-Bercy) se sont particulièrement illustrées en la matière. La première a publié une publicité douteuse en août 2015, à l’occasion de la journée des femmes en Afrique du Sud, sur laquelle on pouvait lire le slogan suivant (en anglais) : « Ressemblez à une fille, agissez comme une dame, pensez comme un homme, travaillez comme un patron ». Jugée sexiste, cette phrase d’accroche a suscité un tollé sur les réseaux sociaux. La marque s’est empressée d’essayer d’y répondre en renvoyant les internautes vers un lien source. Le problème, c’est que l’article présent sur ce lien évoquait de nombreux clichés très maladroits sur la place de la femme dans la société. Bic a fini par supprimer son post pour publier des excuses plus sobres : « Nous sommes terriblement désolés si nous vous avons offensés. Ce n’était pas notre but, mais nous comprenons notre erreur. Nous n’aurions pas dû publier cette publicité ». Quant à AccorHotels Arena, la marque s’est illustrée en diffusant des affiches en grand format dans le métro, sur lesquelles on pouvait découvrir la joueuse de tennis Azarenka, recroquevillée sur le court après sa victoire à l’Open d’Australie 2012 et ce slogan : « Le seul lieu où les femmes sont à vos pieds ». Un slogan qui a immédiatement suscité la polémique, à tel point que l’adjoint à la mairie de Paris en charge des sports et du tourisme, Jean-François Martin, a fini par annoncer le retrait pur et simple de ces affiches dans le métro parisien. Oups !

Un licenciement en deux temps trois mouvements

La start-up américaine Zirtual a fait parler d’elle à l’été 2015, et pas en bien. Basée à Las Vegas, l’entreprise qui propose à ses clients les services d’assistants personnels pour optimiser la gestion de leur temps a tout simplement licencié ses 400 salariés par e-mail, en pleine nuit de dimanche à lundi. La nouvelle est tombée à 1h34 du matin, précisément. La société a cessé toutes ses activités et congédié l’ensemble de ses collaborateurs, qui ont dû se réveiller le lundi avec la gueule de bois. Pourtant, la société semblait afficher des chiffres encourageants. Créée fin 2012, Zirtual avait levé 5 millions et demi de dollars depuis sa création et ses effectifs étaient passés de 150 à 400 en 18 mois. Cette annonce a eu pour effet de faire le tour des médias. à l’époque, le site de l’entreprise ainsi que ses comptes sur les réseaux sociaux avaient été immédiatement fermés et les salariés ne savaient pas si l’activité allait reprendre ou non, les dirigeants étant restés totalement muets. Aujourd’hui, on sait que la start-up a été sauvée par une acquisition (par l’entreprise Startups.co), mais que les 400 employés n’ont pas été réembauchés…

Fanta nostalgique des… nazis ?

Si une campagne marketing fait référence au « bon vieux temps en Allemagne », comment réagiriez-vous ? Bien, certes. Mais si cette même campagne précise ensuite que ce « bon vieux temps » se situerait dans les années 1940 ?… Célébrer l’Allemagne nazie, vraiment, vous n’y pensez pas ? C’est pourtant ce qu’a fait -sans doute inconsciemment- le géant américain Coca-Cola pour fêter les 75 ans de sa marque de soda à l’orange, Fanta. En effet, le groupe a mis en place un spot TV publicitaire dans lequel la marque vante « le bon vieux temps », référence à l’année de création de cette boisson. Sauf que voilà, Fanta est apparu pour la première fois en 1940 sous le troisième Reich dirigé par Adolf Hitler. La diffusion de la campagne a provoqué un tollé (logique !) et le spot a rapidement été retiré des écrans. Le porte-parole de l’entreprise a exprimé ses excuses, prétextant que le clip se voulait vanter les « souvenirs d’enfance » des consommateurs, et que la marque n’avait « aucun lien avec Hitler et le parti nazi. » On veut bien les croire, mais le Bad buzz a quand même eu le temps de s’étaler sur la toile… Aïe…

Une tapisserie qui rappelle les camps de concentration

On continue dans le mauvais genre historique. Tout début 2015, la marque américaine de prêt-à-porter Urban Outfitters a commercialisé une tapisserie… douteuse ! Le tissu était imprimé de bandes grises et blanches en alternance, le tout avec un logo en forme de triangle rose. L’ensemble rappelait fortement les tenues portées par les prisonniers homosexuels déportés dans les camps nazis pendant la seconde guerre mondiale. Cette affaire rappelle d’ailleurs celle de Zara, qui avait commercialisé en 2014 un pyjama pour enfants, dont le tissu était rayé blanc et noir, avec une étoile jaune griffée au niveau du cœur, à la manière des étoiles de David réservées aux Juifs pendant la guerre… Concernant Urban Outfitters, la Ligue anti-Diffamation (ADL) a exigé le retrait du produit des rayons du magasin, et les internautes s’en sont donnés à cœur joie, notamment sur Twitter, pour dénoncer la mauvaise opération de la marque. Les détracteurs en ont d’ailleurs profité pour rappeler que l’enseigne n’en était pas à son coup d’essai. Urban Outfitters a en effet brillé en 2014, en commercialisant un sweatshirt faussement taché de sang, portant l’inscription Kent State University… qui n’est autre que l’université d’état dans laquelle une fusillade a éclaté entre la Garde nationale et des étudiants en mai 1970. De mauvais goût ? Assurément !

Transavia manque de respect à une star du porno

Les buzz de mauvais augure sont légions quand on touche au milieu de la pornographie. L’année dernière, c’est la compagnie aérienne Transavia qui en a fait les frais. Interpellé sur Twitter par l’actrice X Nikita Bellucci à propos d’un vol annulé, le community manager de l’entreprise a tenté de faire un peu d’humour. La réponse est cinglante : « Le vol est prévu pour 14h30. C’est juste qu’avec vous on préfère quand ça dure. » Raté, l’actrice porno n’a pas aimé ! Selon Le Huffington Post (car les tweets ont été supprimés depuis), Nikita Bellucci aurait répondu par des insultes : « Bande de sous-merde. Plus jamais je n’irai dans votre compagnie de bras cassés. » avant de tweeter un cinglant : « Le retard OK. Le manque de respect ? Jamais ! » Malgré les plates excuses de la compagnie, la réaction de l’actrice a suffi à faire le tour du web, jetant le discrédit sur le community manager du groupe. L’événement a d’ailleurs inspiré une lettre à l’actrice du milieu pornographique, dans laquelle elle dénonce le manque de respect dont les personnes de sa profession font preuve, rappelant que Clara Morgane avait par exemple subi un lynchage au moment d’annoncer sa grossesse. « En France (…) je fais le constat que si tu es actrice X tu ne dois pas avoir envie de te cultiver, tu ne dois pas partager ton opinion sur l’actualité. » peut-on lire dans la lettre. Percutant !

Boulanger enchaîne les boulettes

Décidément, la marque d’électroménager n’aura pas vraiment su profiter de 2015 pour sa communication. Au menu : deux bad buzz bien sentis… D’abord, en juillet 2015, l’enseigne a été épinglée par la CNIL (Commission Nationale Informatiques et Libertés), qui a trouvé dans sa base de données clients précisément 5828 remarques désobligeantes caractérisant les clients de Boulanger. Et pour dire à quel point les responsables de cette base sont allés loin, on y trouvait des termes comme « N’a pas de cerveau », « con », « client alcoolique », « casse-couilles », « de confession juive » ou « la cliente est une grosse conasse »… Autant dire que le fichage des clients de manière insultante n’a été perçu par personne comme positif ! Les réseaux sociaux se sont enflammés à la suite de ce Bad buzz et le groupe s’est excusé platement dans un communiqué, dans lequel Étienne Hurez, directeur général de la marque, s’affirme « choqué et surpris des informations communiquées par la CNIL. » Ce dernier ajoute : « Les faits sont rares, mais vrais. Nous ne devons pas nous défausser de ce manquement grave. » à l’issue de cet événement, la marque a réalisé un audit interne pour trouver les coupables de ces actes. Plus tard dans l’année, en décembre, Boulanger a encore fait parler d’elle. à l’occasion des fêtes de fin d’année, la marque a inscrit la mention suivante sur l’étiquette de ses fers à repasser : « Le Noël de rêve, pour elle ». évidemment, les réactions sur Twitter n’ont pas tardé, taxant la marque de sexisme. Là encore, Boulanger a délivré des excuses sur le réseau social. On pouvait y lire : « toutes nos excuses pour le balisage inadapté sans connotation volontaire. Le nécessaire a été fait dans tous nos magasins. » Décidément, il ne reste plus qu’à espérer que 2016 soit mieux que 2015 pour l’enseigne !

La cigarette électronique, un secteur en perte de vitesse ?

Depuis son lancement en 2010, la cigarette électronique a connu un essor considérable tant aux États-Unis qu’en Europe. Le marché français n’a pas dérogé à cette tendance, avec un succès aussi rapide qu’inattendu et l’ouverture de nombreux points de vente. Les chiffres observés ont cependant été à la baisse pour l’année 2015, indiquant une possible saturation du marché. Tour d’horizon de la situation actuelle et des perspectives d’avenir.  

Les chiffres du secteur.

D’abord marginale, l’utilisation de la cigarette électronique s’est développée de manière spectaculaire en quelques années. On compte aujourd’hui en France 2,5 millions de « vapoteurs », pour 14 millions de fumeurs. Les dernières études font état d’environ 1,5 million de consommateurs réguliers. On estime le chiffre d’affaires total du secteur à 355 millions d’euros, en baisse de 10 % par rapport à 2014. Le territoire français est maillé par un réseau extrêmement dense de 2 000 boutiques spécialisées. Les commerces indépendants dominent, mais plusieurs franchises dynamiques sont désormais bien implantées comme J Well (159 établissements en mai 2015), Clopinette (80 points de ventes) et Yes Store (56 magasins). Les boutiques représentent encore 6 ventes sur 10 en France, mais l’on observe une montée des achats en ligne. Selon un sondage réalisé par TNS-Sofres (février 2015), les vapoteurs dépensent en moyenne 35 euros par mois, soit trois fois moins que les fumeurs. Les tendances du marché ont nettement évolué au cours des années. En 2012, 70 % des ventes correspondaient aux équipements et 30 % aux recharges ; la situation inverse se présente aujourd’hui, avec 70 % des achats concernant les e-liquides et 30 % les dispositifs. Un chiffre permet enfin d’estimer les potentialités du marché de la cigarette électronique : à ce jour, on estime qu’un fumeur sur deux ne l’a encore jamais essayée.

Un démarrage en trombe …

Le secteur de l’e-cigarette est l’un de ceux à avoir connu le plus fort développement en France ces cinq dernières années. Cette croissance spectaculaire a pris de court les grands groupes de l’industrie du tabac de même que les buralistes. En 2010, l’e-cigarette se cantonnait à une niche d’à peine 11 points de vente dans l’Hexagone, pour un chiffre d’affaires avoisinant les 4 millions d’euros. L’année suivante, les profits réalisés dans le domaine s’élevaient à 40 millions d’euros ! Cet essor quasi exponentiel a continué jusqu’à la fin de l’année 2014, le marché pesant alors 395 millions d’euros, en hausse de 44 % par rapport à l’année précédente, pour 2 406 points de ventes identifiés sur le territoire. Entre 2012 et 2014, près de deux magasins ont ouvert chaque jour en France. Dans les grandes agglomérations, les boutiques ont connu une véritable prolifération, avec une soixantaine de magasins spécialisés pour la seule ville de Marseille. La cigarette électronique est devenue un phénomène de société, au point d’intégrer la culture populaire, notamment à travers des films et des séries en vogue comme True Detective. L’économie de l’e-cigarette représente actuellement 2,2 % du marché des produits dérivés du tabac.

…puis un ralentissement.

Après une telle explosion, la saturation du marché était inévitable. Il semble avoir été atteint au cours de l’année dernière, avec une baisse des ventes et les premières fermetures d’établissements. Pour l’année 2015, le chiffre d’affaires global a chuté de 10 % et 400 points de vente ont disparu, soit une diminution de 17 % des boutiques existantes. L’effet de curiosité s’est estompé et le secteur, à la suite de ce net ralentissement, doit à présent se restructurer. Le marché américain est touché quant à lui par la même tendance depuis septembre 2013. Une étude réalisée par l’institut indépendant Xerfi diagnostique le début d’une phase de maturité pour le secteur, freiné désormais à la fois par l’évolution législative et par la difficulté de renouveler la clientèle. L’année 2015 a été marquée par des campagnes contradictoires sur la nocivité supposée de l’e-cigarette, qui a certainement refroidi des utilisateurs potentiels. Bien qu’essoufflé, le marché de la cigarette électronique dispose néanmoins d’atouts réels pour assurer son redémarrage.

Atouts et limites du secteur.

Selon l’étude menée par le groupe Xerfi, la stabilisation du secteur est une étape nécessaire avant une reprise probable. Le scénario avancé conjugue une offre innovante et une réglementation plus stricte à une hausse du prix du tabac. Conséquences : une croissance annuelle estimée à 8 %, pour un chiffre d’affaires de 450 millions d’euros en 2018. Ce développement pourrait se faire autour d’enseignes franchisées, avec une nette diminution du nombre de commerces indépendants, pour un total de 800 points de vente. Plus que la saturation du marché, les limites du secteur semblent se situer sur le plan législatif. Les puissants lobbies du tabac et de l’industrie pharmaceutique voient en effet d’un mauvais œil le développement de la cigarette électronique, qui a entraîné ces dernières années une chute des ventes de cigarettes et de patchs à la nicotine. Les campagnes de communication agressives réalisées pourraient bientôt influencer la législation en vigueur. La loi Santé, qui prendra effet en mai 2016, va déjà interdire le « vapotage » au travail, dans les écoles et dans les transports publics. Bruxelles pourrait suivre, en limitant la taille des réservoirs utilisés. Cette mesure rendrait obsolètes les dispositifs les plus récents, pour favoriser les « cigalikes » commercialisées par le géant Imperial Tobacco. Les initiatives des pouvoirs publics joueront donc un rôle fondamental dans l’évolution du marché, dans un sens comme dans l’autre. Au Royaume-Uni, l’agence de santé Public Health England vient de reconnaître l’e-cigarette comme substitut nicotinique viable pour le sevrage tabagique, et pourrait donc prochainement la rembourser…

Focus sur le secteur des vins et spiritueux

L’économie du secteur des vins et des spiritueux suit une tendance baissière depuis plusieurs années. Cela est dû au succès d’autres boissons, moins traditionnelles mais plus accessibles financièrement. Cependant, des pays sortent leurs épingles du jeu. La France reste aujourd’hui le plus important producteur de vins et de spiritueux mondial. D’autres pays comme l’Espagne, l’Italie ou les États-Unis ont une économie très développée en la matière. Focus. 

Évolution du marché du vin au cours de l’Histoire.

Aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale, la consommation mondiale de vin a quasiment doublé. Après une période de stagnation entre 1971 et 1985, la consommation mondiale de vin a brusquement chuté à partir de 1985 pour atteindre son plus bas niveau en 1994. Si, de manière générale, le commerce du vin reste mineur, pour certains pays comme la France et l’Italie, il occupe une place prépondérante tant au niveau économique que culturel.

Un secteur très important en France.

Il s’agit d’un marché économique développé qui emploie de nombreuses personnes. Ainsi, les acteurs économiques de la vigne et du vin sont au nombre de 558 000. Parmi eux, on compte 142 000 viticulteurs mais aussi 300 000 emplois annexes dans la filière (tonnellerie, logistique, chimie, prestataires de services…). Le marché fait également travailler 38 000 négociants, 21 000 emplois de saisons, près de 11 000 cavistes, plus de 8 000 salariés des coopératives viticoles, environ 15 000 salariés dans la grande distribution, 5 000 salariés évoluant dans les administrations et enfin, 3 000 sommeliers. Le secteur des vins et spiritueux constitue donc un vivier d’emplois et un secteur économique dynamique et prépondérant dans l’Hexagone.

L’exportation en bonne santé.

Sur ce marché, il faut savoir que les exportations de vins permettent à la France de toucher près de 8 milliards d’euros. Le marché du vin représente le deuxième plus important secteur d’exportation excédentaire de l’économie française. L’exportation du vin français est tournée vers le monde entier mais la Chine en particulier constitue une destination privilégiée des exportateurs français. Le vin et les spiritueux de France jouissent d’une réputation mondiale quant à leur qualité haut de gamme. Ce chiffre seul suffit à le prouver : au total, 17 % de la production mondiale de vin est d’origine française. Un pourcentage qui traduit instantanément l’importance de l’économie du vin français rapportée à celle du reste de la planète.

France, Italie et Espagne se partagent le podium de la production mondiale.

C’est en 2014 que la France a retrouvé sa place de premier producteur de vin à l’échelle mondiale. Depuis quelques années, elle se dispute la place de leader avec l’Italie. L’Espagne arrive régulièrement sur la troisième marche du podium. Hors de l’Europe, ce sont les États-Unis qui émergent concernant la production mondiale de vin. Des pays plus exotiques se distinguent également comme l’Afrique du Sud, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande. La Chine se place aujourd’hui au huitième rang des pays qui produisent le plus de vin dans le monde.

Une branche du secteur qui se développe : l’œnotourisme.

Le secteur des vins et spiritueux constitue une telle caractéristique du patrimoine français qu’il a contribué à l’éclosion d’un tourisme qui gravite autour de ce secteur. Le vin français jouit d’une telle réputation que l’œnotourisme attire près de 10 millions de personnes par an dans notre pays. Au total, près de 40 % des œnotouristes sont étrangers. Ils peuvent visiter jusqu’à 10 000 caves oenotouristiques. La France compte également une trentaine de musées dont la thématique principale est l’univers du vin.

Qui sont les principaux acteurs du secteur des vins et spiritueux ?

Concernant les champagnes, le groupe LVMH domine le marché. Il possède des appellations comme Moët & Chandon, Ruinart, Dom Pérignon, Veuve Clicquot… Pour les vins dits « tranquilles » (qui ne forment pas de bulles lors de l’ouverture de la bouteille), la Société des Vins de France occupe une place majeure sur le marché. L’entreprise est propriétaire de trois grandes marques : Roche, La Villageoise et Vieux Papes avec respectivement 27,6, 12,9 et 14,7 millions de bouteilles de 75 cl vendues en un an. Des sociétés comme Castel Frères, Grand Chais de France, Patriarche, Maison Malesan ou encore Skalli se partagent avec la Société des Vins de France le marché des vins tranquilles. En ce qui concerne les vins effervescents, le Crémant d’Alsace, la Clairette de Die et le Cava espagnol sont en pôle sur le secteur. Les spiritueux sont quant à eux représentés par des grandes marques telles que Ricard mais aussi La Martiniquaise SVS, Pernod, Moët Hennessy Diageo ou encore Bacardi-Martini. Quant au marché de la bière, Kronenbourg se détache de la concurrence et demeure la marque leader du secteur. Suivent des marques comme Heineken ou 1664.

Une tendance à la baisse depuis plusieurs années.

En France, il existe un réel savoir-faire dans la production de vins et de spiritueux. Ajoutez à ce savoir-faire des terres viticoles nombreuses et particulièrement fertiles : la filière viticole en France compte 760 000 hectares, ce qui représente 10 % de la surface mondiale de la vigne ! De même, la France possède 66 départements viticoles. Il y a donc une répartition homogène des terres viticoles sur le territoire français. Cependant, la baisse chronique et récurrente de la production et des échanges commerciaux d’alcool au niveau mondial constitue un frein majeur au développement du secteur. La santé de l’économie des vins et spiritueux est en baisse depuis plusieurs années. La France possède malgré tout une marge importante de développement grâce à ses atouts. L’hexagone semble donc en mesure de résister à la morosité de cette économie. Pour combien de temps ?

Bien choisir son système d’alarme pour son activité professionnelle

Votre entreprise se développe, génère des profits et crée des emplois ? Que se passerait-il si quelqu’un parvenait à pénétrer dans vos locaux à votre insu, si une canalisation se rompait ou si un incendie se déclenchait ? Les dégâts et les pertes matérielles peuvent s’assurer, mais qu’en est-il du savoir, des propriétés intellectuelles ? La meilleure solution reste d’opter pour un système d’alarme afin de protéger vos locaux et votre activité.

Les incontournables

En fonction de la superficie des locaux à protéger, de la qualité du réseau électrique et téléphonique et du niveau de sécurité nécessaire, les solutions seront différentes. Pour commencer, le système va disposer d’une centrale d’alarme, et éventuellement d’un transmetteur afin d’envoyer un signal à une société de surveillance. La sirène, principal outil de dissuasion, dont le volume peut être réglé pour augmenter progressivement, doit être indépendante de cette centrale. Un clavier et/ou une télécommande permet d’activer et de désactiver, voire de déclencher, le système. Restent enfin les détecteurs, qui peuvent être de différents types, et qui seront fixés généralement en hauteur, de façon à protéger les points névralgiques du local.

Choisir une alarme filaire ou sans fil ?

Que l’on choisisse une alarme avec ou sans fil, son fonctionnement restera le même. Des détecteurs vont transmettre à la centrale tout événement jugé anormal comme le propose Verisure. L’installation d’une alarme filaire est sensiblement plus complexe dans la mesure où il faut prévoir des passages de câbles dans les locaux. Il est recommandé de dissimuler les câbles afin d’éviter tout sabotage et accident. Des travaux assez conséquents étant à prévoir, mieux vaut faire appel à un professionnel. L’installation d’une alarme sans fil est au contraire très simple. Il existe même certains modèles « prêts à poser ». Si la mise en place d’une alarme sans fil est simple, son prix de revient sera en revanche légèrement plus élevé pour une surface équivalente à protéger. Par contre, il sera plus facile de faire évoluer une alarme sans fil, en lui ajoutant des détecteurs, qu’une alarme filaire, pour laquelle il faudra installer de nouveaux câbles. Il sera possible d’investir sur une partie seulement des locaux, puis dans un second temps d’équiper le reste de l’entreprise.

Les systèmes anti-intrusion

En fonction de la protection à apporter aux locaux, il est possible d’associer différents types de détecteurs à la centrale. Les plus classiques et les plus connus sont les détecteurs d’ouverture pour les portes et les fenêtres. Ce sont en effet les zones les plus exposées aux risques d’infraction. La plupart des alarmes sont en mesure d’en gérer au moins une dizaine sans extension particulière. Généralement, il s’agit d’un contact magnétique permettant de détecter une ouverture. Il existe des détecteurs spéciaux pour les portes de garages ainsi que des détecteurs de bris de vitre (détection d’une onde de choc ou d’une onde sonore).

Pour protéger l’intérieur de vos bureaux, l’utilisation de détecteurs de mouvements, encore appelés détecteurs volumétriques, à des endroits stratégiques des locaux, est fortement recommandée. Il peut s’agir de détecteurs infrarouges passifs (détection d’une variation de température dans la pièce) ou de détecteurs hyperfréquences (émission d’une onde à intervalle régulier et analyse des rebonds). Il existe des détecteurs de mouvements avec capteurs photo intégrés (et même avec flash) : une série de photo couleur est alors automatiquement prise lors de chaque déclenchement et peut être consultée à distance par le propriétaire des lieux (sur smartphone par exemple) ou transmise à la société de télésurveillance pour vérifier la réalité de l’intrusion. Certains sont spécialisés dans la protection de l’extérieur des locaux.

Une barrière infrarouge peut également être mise en place pour protéger une zone particulière. Contrairement au détecteur infrarouge passif, la barrière infrarouge est un dispositif actif. Plusieurs rayons infrarouges sont projetés entre deux émetteurs/récepteurs. La rupture simultanée de plusieurs rayons indique une intrusion. Ce dispositif est idéal pour protéger un périmètre particulier, et l’utilisation de plusieurs rayons évite les fausses alertes pouvant être provoquées par un animal par exemple.

Enfin, le dernier élément de protection pouvant être mis en place est la caméra de surveillance. Elles peuvent être fixes ou mobiles, être équipées de détecteurs de mouvement, être étanches pour une utilisation extérieure, et filmer de jour ou de nuit, ou dans des locaux non éclairés. Certaines caméras IP peuvent même être contrôlées à distance.

Les autres systèmes de protection

Si un système anti-intrusion est indispensable, il ne protégera pas vos locaux de problèmes comme un départ de feu par exemple. L’ajout d’une alarme incendie est nécessaire. Trois types de détecteurs peuvent être utilisés. Les détecteurs de chaleur, qui fonctionnent sur le même principe que les détecteurs infrarouges anti-intrusion, vont percevoir une élévation anormale de la température d’une pièce ou d’une zone. Les détecteurs de fumée vont déclencher l’alarme en cas de présence de fumées plus ou moins denses. Le dernier type de détecteur, à ne pas négliger, est sensible au monoxyde de carbone. Ce gaz incolore et inodore et à l’origine de nombreux décès tous les ans. Ces détecteurs peuvent être individuels, et déclencher leur propre sirène en cas de problème, ou être reliés à la centrale d’alarme qui peut être connectée et qui sera en mesure d’avertir les secours.

Pour les professionnels il existe aussi des dispositifs de protection spécifique comme les boutons panique qui alertent silencieusement le centre de télésurveillance en cas de hold-up (procédure spécifique). Les touches SOS souvent présentes sur les centrales d’alarme et parfois les télécommandes permettent également d’alerter en urgence le centre de télésurveillance et de communiquer avec lui, si la centrale d’alarme est équipée d’un système d’interphonie (micro et haut-parleur intégrés)

Il existe aussi des lecteurs de badge d’accès que l’on peut ajouter au système d’alarme. Distribués à des employés, prestataires… ils leurs permettent de rentrer et désactiver l’alarme sans avoir de code à retenir. Idem pour la sortie. Toutes les entrées et sorties peuvent ainsi être suivies. Ces badges intelligents peuvent également être désactivés à distance (en cas de perte par ex.).

D’avocate à entrepreneure, il n’y a qu’un pas !

Depuis le début de sa carrière d’avocate, Isabelle Veyrié de Recoules s’intéresse particulièrement aux PME. C’est donc naturellement qu’elle a décidé de se lancer dans l’entrepreneuriat. Parcours.

Isabelle commence son parcours à l’université Paris X, mais n’est pas encore décidée à devenir avocate. Elle se spécialise dans le droit des affaires et obtient deux Diplômes d’Études Approfondies (DEA), l’un en droit public des affaires et l’autre en droit privé des affaires.

Après une rencontre décisive, attirée par l’éthique que suppose ce métier et son caractère d’auxiliaire de Justice, Isabelle se lance dans la carrière d’avocat et obtient le Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat (CAPA).

Au cours de sa carrière, Isabelle n’affiche que peu d’attrait pour les gros groupes ou cabinets. D’ores et déjà, elle s’oriente vers ce qui va devenir sa spécialité : l’accompagnement des PME. L’idée d’aider des entreprises au quotidien, d’être en relation directe avec elles et de les accompagner dans leur développement l’intéresse particulièrement. Collaboratrice de plusieurs cabinets, l’avocate s’occupe principalement, en conseil et en contentieux, de droit commun commercial et, après quelques années, ajoute le domaine de l’immobilier à ses compétences.

Un intérêt prononcé pour les entrepreneurs

Isabelle côtoie des entrepreneurs dans le cadre de son exercice professionnel et comprend le nombre de similitudes qu’il existe entre un avocat et un entrepreneur: trouver des clients, transformer les devis en contrats, trouver un bon positionnement… Petit à petit, elle commence à penser ouvrir son propre cabinet. Même si elle estime ne pas être encore prête, les décalages entre sa façon de concevoir son métier et le fonctionnement des structures au sein desquelles elle exerce deviennent trop importants pour elle.

Une compréhension rapide de l’ère du changement

L’avocate a bien compris que le client d’aujourd’hui n’est plus le même qu’au début de sa carrière. Souvent, il se renseigne en amont concernant son cas et la législation qui s’y rapporte avant de venir consulter un avocat. Ce comportement est principalement facilité par les nouvelles technologies.

En bonne observatrice, Isabelle a compris que cette nouvelle ère allait pousser les entreprises à travailler de manière plus horizontale que verticale, et l’avocate sait qu’elle doit envisager sa profession d’une nouvelle manière en profitant des nouvelles technologies, tout en respectant la déontologie de sa profession. Cette constatation l’amène à se rapprocher de confrères qui possèdent le même regard nouveau sur leur métier commun et d’autres professionnels (notaires, experts-comptables…) pour apporter un service complet à ses clients.

Le début d’une aventure en solo

En septembre 2013, le cabinet d’Isabelle voit le jour. Elle est confrontée aux difficultés liées à l’entrepreneuriat qui consistent principalement à se démarquer de la concurrence et à savoir s’adapter. De par sa maturité, son réseau et son observation du marché, Isabelle parvient très rapidement à attirer des clients et récolte des bénéfices dès la première année d’activité. Le pari semble donc réussi pour l’avocate, toujours attirée par le monde des PME et des entrepreneurs et qui aujourd’hui en fait pleinement partie.

Désormais, Isabelle envisage de développer, en plus du diagnostic juridique, une nouvelle offre composée de directeurs administratifs et financiers. Il s’agit d’une offre couplée de direction juridique à temps partagé. Elle s’adresse à des entreprises de taille ou de moyens réduits afin de leur proposer un directeur juridique ou un juriste à demeure.

3 questions à… Isabelle Veyrié de Recoules

Quel a été votre plus grosse surprise en ouvrant votre cabinet ? 

Ce qui m’étonne le plus est de constater que les clients ne viennent pas d’où on l’imagine. Il s’agit vraiment pour moi du côté vivant de la création d’entreprise.

Avez-vous des conseils pour ceux qui aimeraient créer leur entreprise ?

Je conseillerais à ceux qui veulent créer leur entreprise d’être prêts financièrement (il faut assurer le temps que la machine se mette en place) mais surtout de bien s’entourer. Les rencontres sont essentielles et la liberté que donne l’entrepreneuriat permet de choisir avec qui travailler !

Le fait d’être une femme a-t-il été un obstacle dans votre parcours d’entrepreneure ?

Il y a une majorité de femmes dans mon métier mais pas nécessairement les responsabilités et les revenus qui vont avec. Et je dirais qu’il reste plus facile d’être un homme. Les clients semblent plus enclins à choisir un homme en tant qu’avocat qu’une femme. Certains aimeraient cantonner les femmes au droit de la famille, ce qui implique que nombreuses sont celles à être à leur compte et sont seules. Le Barreau de Paris réalise d’ailleurs régulièrement des enquêtes afin de connaître la perception qu’ont les femmes de leur métier d’avocate.

Zuckerberg le roi de l’internet mondial

Voici les cinq règles du succès entrepreneurial selon Mark Zuckerberg, CEO fondateur de Facebook et plus jeune multimilliardaire de la planète.

Entreprendre pour apporter quelque chose au monde

« Dans la vie, il n’y a pas que l’argent. Et s’il n’y avait que ça, la vie serait bien ennuyeuse. Il est bien évidemment normal de travailler pour la richesse financière. Mais plus vous avancerez, plus vous vous rendrez compte qu’il y a quelque chose de plus gratifiant que gagner seulement de l’argent (…). à l’origine, Facebook n’a pas été créée pour être une entreprise. Facebook a été construite pour accomplir une mission sociale, pour rendre le monde plus ouvert et connecté. »

Mettre en résonance le retour des autres avec ses propres objectifs

« J’ai besoin d’avoir l’avis de mes clients et de mes employés. Mais avant même d’écouter leur avis, je m’assure que je sais déjà comment je veux exploiter mon entreprise et où je veux aller. Il ne s’agit pas « d’entendre et accepter » juste comme ça. J’écoute, mais cela ne signifie pas que je vais faire ce que j’entends. Je dois faire en sorte que ce que j’entends soit en harmonie avec mes objectifs. Dans mon esprit, j’ai toujours ce processus du feedback. »

Accepter de faire des erreurs

« J’ai fait des erreurs. Mais je fais en sorte de ne pas être immunisé. Si je suis immunisé contre les erreurs, cela signifie que je n’apprends pas. J’échoue seulement pour pouvoir réussir. Si je ne réussis pas en échouant, alors ça ne vaut pas la peine d’échouer. »

Travailler avec des gens instruits mais pas que…

« C’est l’une des plus belles bénédictions en tant qu’entrepreneur. Quand j’étais un employé, je devais travailler avec des gens que je n’avais pas choisis. Mais maintenant que je suis un entrepreneur, je travaille seulement avec des personnes avec lesquelles j’aime travailler. Il ne suffit pas pour moi d’embaucher une personne académiquement instruite. Je ne le dis pas avec arrogance, mais il est facile d’obtenir des diplômes avec les honneurs académiques. J’embauche et je collabore avec des personnes qui sont à la fois instruites et intelligentes. Il y a une différence entre les deux. Vous pouvez acquérir toutes les compétences dans le monde (la connaissance), mais si vous ne savez pas comment les appliquer (intelligence), à quoi cela sert-il ? Donc vous devez avoir les connaissances et le pouvoir d’exécution. »

Donner le meilleur de soi-même

« Je suis pour un produit final entièrement prêt. Que je travaille seul ou avec une équipe, je ne peux pas adopter l’attitude du « on le fera plus tard ». Pourquoi dois-je donner le meilleur de moi-même dans tout ce que je fais ? Car si je ne donne pas le meilleur de moi-même dans mon business, comment mes clients pourront recevoir le meilleur produit ? Les clients préfèrent acheter le meilleur produit. S’ils ne se voient pas ou s’ils ne sentent pas mes produits ou mes services, ils vont aller voir ailleurs. L’intensité de ma passion dans ce que je fais est comme un aimant. Plus j’y donne de l’intensité, plus cela devient un aimant. »

Zuckerberg devenu célèbre… sur le dos des autres ?

Six jours après le lancement de la première version du réseau social le 4 février 2004, trois étudiants d’Harvard accusent Mark Zuckerberg de leur avoir fait croire qu’il les aiderait à bâtir un réseau social, alors qu’il travaillait sur son propre projet en utilisant leurs idées. Ils portent plainte en 2004 et en 2008, Facebook accepte de leur accorder 1,2 million d’actions du réseau social et de leur verser 20 millions de dollars. Mark Zuckerberg devra faire face à d’autres procès par la suite. Eduardo Saverin, l’un des cofondateurs de la plateforme, l’accuse de l’avoir évincé du projet. Le différend est réglé par un accord financier. En 2010, un ancien investisseur, Paul Ceglia, remet lui aussi en cause la propriété de Facebook et porte plainte, mais il sera rapidement débouté par la justice.