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Une créatrice qui concilie parfaitement pro et perso

Grisel Lamotte est entrepreneure depuis désormais trois ans. Avec son entreprise, CM Plus France, elle entend répondre aux besoins des entrepreneurs en matière de relation clients notamment sur le retard de paiement des factures. Grâce à son parcours, la chef d’entreprise a plus d’un conseil dans son sac et se fait une joie de les partager.

C’est en septembre 2013 que Grisel Lamotte met au monde sa société CM Plus France. À travers cette création, un objectif : accompagner les entreprises, répondre à leur problématique de cash par le conseil et l’opérationnel.

« Une entreprise peut avoir beaucoup de clients et tous les suivre peut s’avérer une tâche difficile. Nous intervenons à ce moment-là. », explique l’entrepreneure. « On appelle les clients au nom de l’entreprise. Nous sommes souvent un renfort pour le service comptabilité de la société en question. À travers les nombreuses informations que nous recevons, on peut détecter la source des retards de paiements. Si les processus utilisés ne sont pas efficaces, nous pouvons réorienter le client sur sa manière de fonctionner. On nous soulève des problèmes, on recherche et propose des solutions adaptées. » 

Entreprendre : une envie venue au fil du temps

Bien avant d’envisager l’entrepreneuriat, Grisel Lamotte sort diplômée de faculté de droit et commence à travailler dans un cabinet de recouvrement, où elle s’occupe notamment de contentieux, de la gestion des assignations, de procédures judiciaires… Mais au fond d’elle, Grisel sait que ce n’est pas réellement ce qu’elle souhaite faire, elle est plus attirée par la négociation.

Elle s’engage, peu de temps après, dans une entreprise où elle occupe le poste d’adjointe crédit manager. C’est l’avant-dernier poste qu’occupe Grisel avant de se lancer sur la pente de l’entrepreneuriat. Alors qu’elle passe par la case chômage, la future chef d’entreprise est contactée par une de ses connaissances qui lui propose de rejoindre sa société afin qu’elle s’occupe de la trésorerie. Elle accepte et y travaille pendant un moment, au cours duquel elle se rend compte que le business model de cette enseigne est enviable. Cela l’inspire et lui donne progressivement des idées pour mettre en place un projet qui commence à naître dans son esprit. À la fin de sa mission, Grisel en est sûre : elle désire entreprendre.

Le bonheur sur le plan professionnel, mais aussi personnel

Aujourd’hui, Grisel a réussi. Au bout de sa troisième année, CM Plus France réalise un chiffre d’affaires d’environ 60 000 euros, contre 20 000 euros en 2014. Au fil de l’aventure, l’entrepreneure a su s’adapter. La mise en place d’un outil informatique, un logiciel de recouvrement, lui a permis de mieux se structurer et de gagner du temps. Grisel a également revue le modèle de son offre, désormais restreinte aux TPE/PME justifiant d’au moins trois ans d’existence et réalisant au minimum 500 000 euros de chiffre d’affaires. Un service qui propose soit du nettoyage de grands livres, soit la gestion du suivi de factures. Et côté réseau, elle entend bien développer ses partenariats basés sur Paris ainsi qu’en Normandie, d’où elle est originaire, afin d’augmenter le nombre de ses clients.

Mais le plus grand succès de cette fondatrice n’est pas seulement professionnel. À 42 ans, Grisel est trois fois maman. Et le petit dernier est arrivé en même temps que la création de son entreprise. L’occasion pour la créatrice de revenir, sourire aux lèvres, sur une anecdote originale.

« Au moment de la création de mon entreprise, je venais d’accoucher. J’imposais donc aux banquiers et avocats que j’allais rencontrer en rendez-vous, la présence d’un nourrisson, qu’il fallait souvent alimenter et bercer. », raconte-t-elle. L’expérience ne l’a bien sûr pas empêché de mener les deux projets de fronts, puisque CM Plus France a vu le jour au mois de septembre 2013, au moment même où son nouveau-né soufflait les bougies pour ses six mois d’existence. Une belle histoire.

Trois questions à … Grisel Lamotte

Être une femme, cela a-t-il été un frein pour vous dans votre parcours entrepreneurial ? 

Je pense que le sexe d’une personne ne compte pas lorsque l’on parle d’entrepreneuriat. Ce qui compte réellement, ce sont les compétences d’une personne. Ce qui bloque souvent chez les femmes-entrepreneures, c’est l’idée qu’elles se font d’elles-mêmes. Je crois que finalement, les disparités entre hommes et femmes existent de moins en moins dans l’entrepreneuriat mais peut-être un peu plus dans le salariat.

Que vous a apporté l’entrepreneuriat jusqu’à présent ? 

Je dois avouer que j’ai découvert des activités et des milieux professionnels que je ne connaissais pas. En termes d’enrichissement, cela a été plus que satisfaisant. Mais j’ai aussi vécu des déceptions, comme par exemple celle d’avoir une idée et de s’apercevoir par la suite que la réaliténe vous permettra pas de parvenir à la concrétiser… Parfois, on peut se dire : « j’ai un super service et les clients vont tomber tout seul ! », mais ce n’est absolument pas le cas. On envoie ses premiers devis et on se dit : « super, j’ai un client !», alors qu’en réalité le devis reste juste une manière de prospecter et le client peut refuser votre offre. Je constate qu’il faut beaucoup d’humilité quand on est entrepreneure.

Quelle est votre méthode pour vous évader de la sphère professionnelle ? 

La famille m’aide beaucoup car elle représente un sas d’aération. Quand je suis avec elle, j’adopte un principe simple : entre 18h et 20h, je ne réponds plus au téléphone, car je passe du temps avec mes enfants. Je ne réfléchis plus, je ne pense plus je ne fais rien de relatif au business. En revanche à 20h, tout reprend à nouveau. Ce qui demeure important, c’est que j’aurais eu 2 heures de temps où je suis loin du professionnel et cela fait du bien !

Les buzz qui nous ont fait sourire en 2016

Le très célèbre producteur français de films X a décidément plus d’un tour dans son sac. Sans bénéficier d’un budget de communication particulièrement étendu, le réalisateur de films pornographiques sait faire le buzz autour de son business….Haut les mains, c’est Marc Dorcel ! 

Le très célèbre producteur français de films X a décidément plus d’un tour dans son sac. Sans bénéficier d’un budget de communication particulièrement étendu, le réalisateur de films pornographiques sait faire le buzz autour de son business. Technologie 3D, campagnes de crowdfunding, l’entrepreneur utilise toutes les ressources qu’il a à disposition, et il le fait plutôt bien. Présente sur l’ensemble de la sphère sociale sur le web (Facebook, Twitter, mais aussi Youtube, Instagram, etc.), la marque « Dorcel » crée souvent le buzz en rebondissant sur des phénomènes d’actualité, comme à l’époque la médiatisation croissante de Nabilla, ou encore la fermeture de MegaUpload et la fin du monde annoncée pour 2012. Fin janvier 2015, le producteur a une nouvelle fois créé un buzz amusant avec sa campagne #SansLesMains, relayée en masse sur Twitter. Le principe ? Le producteur a rendu l’accès à ses films illimité pendant une semaine, à la condition que la personne qui visionne un film appuie simultanément sur les touches « A », « P », « L » et « S » de son clavier, la distance entre les touches obligeant l’internaute à utiliser ses deux mains. Marc Dorcel a filmé l’actrice Anna Polina dans une vidéo explicative du dispositif, qu’il s’est empressé de relayer sur les réseaux sociaux. Résultat : le hashtag #SansLesMains a été le troisième sujet le plus commenté sur Twitter à l’époque. Chaud !

Monopoly vous rend (vraiment) riche

2015 a marqué l’anniversaire du jeu Monopoly, développé par Hasbro. L’occasion était trop belle pour passer à côté d’une opération de communication. Le 2 février 2015, l’entreprise a donc entamé une démarche pour fêter ses 80 ans de la plus belle des manières. Suivant les résultats d’une étude publiée par Hasbro pour l’occasion, selon laquelle plus de 50 % des personnes interrogées avaient déclaré vouloir trouver de vrais billets dans les boîtes de jeu, l’agence de communication « Les envahisseurs » a proposé à la marque d’exaucer le vœu de ses consommateurs. Résultat : l’entreprise a glissé de véritables billets de banque dans 80 de ses 30 000 boîtes de jeux griffées de l’autocollant « spécial anniversaire », pour des valeurs allant de 150 à 20 580 € (la somme totale approchant les 34 000 euros). Au total, 69 de ces boîtes contenaient l’équivalent de 150 € et la somme de 300 € était cachée dans 10 jeux. La plus grosse mise, 20 580 €, avait été déposée dans une seule boîte de jeu. Début février, deux jeunes charentais avaient découvert 300 € dans une boîte. C’est une mère de famille originaire de la région PACA qui a remporté le gros lot de 20 580 € fin mars. De quoi anticiper les prochaines dépenses à venir…

La pub d’Ikéa qui a du chien

Le marchand de meubles suédois est un habitué des publicités « choc ». En 2012 déjà, l’enseigne avait fait le buzz avec une publicité mettant en scène un petit garçon qui jouait au train électrique, et qui découvrait parmi ses wagons et autres accessoires… un sex toy ! L’occasion pour la marque de prouver que les meubles qu’elle commercialise aident les consommateurs à mieux ranger leurs affaires. Cette fois, en novembre 2015, Ikéa a remis le couvert en filmant « Bouboule », un chien manifestement obèse, que son maître doit porter pour réaliser n’importe quel déplacement, le chien ne parvenant plus à se déplacer, ni à jouer avec son propriétaire… Dans la dernière scène de la vidéo, le maître de Bouboule invite plusieurs de ses amis à venir dîner, autour de sa table Ikéa bien sûr ! Il leur sert à manger et repart aussitôt dans la cuisine chercher un ingrédient oublié. Manifestement dégoûtés par ce qu’ils voient dans leur assiette, les convives s’empressent de glisser les gamelles sous la table… où Bouboule se régale des restes ! Morale de l’histoire ? « L’important, c’est de recevoir ». C’est l’agence Buzzman, à l’origine de la récente campagne de Meetic #Loveyourimperfections, qui est à la manœuvre pour Ikéa dans cette action marketing très réussie, qui a bien fait le buzz sur la Toile et les réseaux sociaux.

Avez-vous déjà vu… une licorne qui fait caca ?

La marque britannique Squatty Poppy a fait très fort début octobre 2015 pour réaliser la promotion de son produit, un mini-tabouret adapté à la forme d’une cuvette de W.C., qui permet aux particuliers de rehausser leurs jambes afin de trouver le bon angle pour déféquer de la manière la plus efficace possible. Pour aider à bien faire passer le message, la marque a réalisé un clip vidéo de plus de 2 minutes mettant en scène… une licorne ! Avec beaucoup d’humour, on assiste au discours d’un personnage habillé façon Renaissance, qui explique de manière très sérieuse que pour une licorne, faire caca demeure plus facile en relevant les jambes. Le message est simple, et la marque s’appuie sur ce mini-film teinté d’humour pour le faire passer. On s’aperçoit d’ailleurs au long de la vidéo que les selles de la licorne, multicolores, sont utilisées par le gentilhomme pour confectionner des glaces qu’il fait déguster à un petit groupe d’enfants. Délicieux… ou pas !

L’élysée en vente, vraiment ?

Saviez-vous qu’en 2015, une start-up a mis le palais de l’élysée en vente ? Bien sûr, il s’agissait d’une campagne marketing bien orchestrée, mais elle nous a fait sourire ! À l’occasion de la Fête Nationale le 14 juillet, la société immobilière Crowdimo.fr a proposé aux Français de racheter l’Élysée dans une fausse publicité où l’on voyait le président de la République François Hollande tenir une pancarte sur laquelle était écrit : « Hôtel particulier au cœur de Paris. Investissement libre à partir d’un euro ». La publicité a été diffusée dans le journal Le Parisien du lundi 13 juillet 2015, et elle avait pour but de faire connaître la jeune start-up créée en janvier de la même année, dont le principe est de proposer une plateforme de crowdfunding dédiée au secteur immobilier. Le slogan de la publicité était lui-même très évocateur : « Le 14 juillet 1789, les Français ont pris la Bastille. Le 14 juillet 2015, Crowdimo.fr permet aux Français de racheter l’Élysée ». Au total, la campagne a fédéré plus de 1 100 participants et a récolté plus de 80 millions d’euros en intentions d’investissement… Quand même !

Une jeune start-up fait danser le métro parisien !

Connaissez-vous Track.tl ? Cette jeune start-up parisienne s’est offert un joli buzz en avril de l’année dernière. Les fondateurs de cette jeune application mobile, qui permet à ses utilisateurs de choisir leurs musiques préférées à diffuser en soirée, ont réalisé une vidéo originale, dans laquelle on voit un jeune comédien, Jérémy Angelier, réussir à faire danser toute une rame de métro sur la musique « Rasputin », de Boney M. Après 2 heures passées dans le métro, le jeune homme a fait danser 127 personnes et sourire 545 franciliens. La vidéo, vue aujourd’hui plus de 300 000 fois, a fait un joli buzz sur la toile, et la start-up a également récolté les fruits de sa campagne : les fondateurs expliquaient à nos confrères d’Atlantico qu’ils ont reçu « énormément de commentaires positifs sur les réseaux sociaux et que leur nombre de fans a triplé sur Facebook ». Rien que ça !

Une marque de lingerie crée l’événement… dans la rue !

Qui a dit que le buzz se propageait uniquement sur le web ? La marque de lingerie « blush », fondée à Montréal, a réussi une belle opération de Street marketing en octobre de l’année dernière. De concert avec l’agence Glox, l’entreprise a disposé dans tout Berlin des mannequins fabriqués avec des sacs plastiques. Pour les animer, l’entreprise les a ingénieusement placé sur des… bouches d’aération !  Sur les hommes gonflables, on pouvait lire le slogan « make him stand » (faites-le se lever). Une manière élégante de faire référence à l’état d’excitation dans lequel une femme portant les produits de la marque de lingerie pourrait mettre son homme. Et histoire d’enfoncer le clou, l’enseigne n’a pas hésité dans sa vidéo à montrer qu’elle n’a dépensé que du matériel à moins de 2 euros pour réaliser son opération. Au contraire des grandes marques comme Apple qui, elles, dépensent chaque année des fortunes pour s’afficher sur les colonnes et autres arrêts de bus.

Une robe fait le buzz de l’année 2015

Le buzz de l’année ? Sans doute. Vous souvenez-vous de cette robe qui, selon votre sensibilité, apparaissait bleue et noire, ou blanche et dorée ? Cette robe est devenue un véritable phénomène en quelques heures sur les réseaux sociaux. Initialement commercialisée en ligne pour 50 livres, elle a finalement été mise aux enchères au profit d’une association britannique. Elle a même fait l’objet d’une étude scientifique qui visait à déterminer si, en fonction de la couleur dont vous la perceviez, vous étiez plutôt « actif du cerveau » ou « créatif ». Le hashtag #LaRobeEst a été relayé de nombreuses fois sur Twitter, et beaucoup de marques ou d’organismes ont profité de l’événement pour surfer dessus dans leur stratégie de communication. Si l’Armée du Salut d’Afrique du Sud l’a récupéré pour établir une campagne contre les violences faites aux femmes, certaines marques ont réagi en profitant pour faire le buzz. Le community manager d’Oasis a notamment habillé l’un de ses célèbres fruits avec cette robe, et l’a associée du slogan : « Peu importe la couleur, l’important est d’être sexfruit ! » La marque de salade Florette a remplacé la robe par une de ses feuilles de salade en précisant que « pour eux, la robe est verte ! Fin du débat ! ». à l’étranger également, les réactions de certaines marques ont été plutôt rigolotes, à l’image de la célèbre marque de bière irlandaise Guinness qui a posté sur son compte Twitter le message suivant : « Proud to be black & white, or is it white & black ? » (Fier d’être noir & blanc, ou bien est-ce blanc & noir ?). Efficace !

Top des projets de loi qui favorisent (ou pas) l’entrepreneuriat

La transformation de l’économie par les nouvelles technologies impose un cadre légal revu, donnant toute sa place aux sociétés innovantes. Cet impératif de compétitivité s’exprime au sein des projets de loi « Nouvelles opportunités économiques »…

« Noé » pour accompagner la révolution numérique

La transformation de l’économie par les nouvelles technologies impose un cadre légal revu, donnant toute sa place aux sociétés innovantes. Cet impératif de compétitivité s’exprime au sein du projet de loi « Nouvelles opportunités économiques » (dit « Noé »), présenté le 9 novembre dernier par le ministre de l’Économie Emmanuel Macron. Son but est de faire de l’innovation le premier moteur de la croissance. Parmi les mesures phares de la réforme se dégage la volonté de faire émerger une économie de l’innovation, de faciliter la création de start-up et d’accompagner les acteurs traditionnels menacés par l’ubérisation de leur secteur. Le Conseil des ministres s’est penché sur ce projet de loi courant janvier.

Vers une baisse des charges avec le pacte de responsabilité

Volet légal majeur à destination des entreprises du quinquennat de François Hollande, le pacte de responsabilité devrait proposer ses premières mesures concrètes en 2016. Parmi elles, l’une des plus importantes est la diminution des charges et des taxes pesant sur les sociétés dans le but de créer un redémarrage économique, et donc de l’emploi. L’élargissement des baisses de charges est au centre de ce dispositif fortement souhaité par le patronat. Elles concerneront tous les salaires, sans limitation à 1,6 Smic. Les PME et les TPE devraient être les principales bénéficiaires de ces nouvelles dispositions, dont le lancement, prévu initialement pour le 1er janvier, a été décalé au 1er avril 2016.

Plus de souplesse dans le nouveau Code du travail

La réforme du Code du travail, ce serpent de mer institutionnel, a commencé au début de l’année pour s’achever à l’horizon 2018. Le sujet a été au cœur des débats en 2015, et a donné lieu en septembre à la formation d’une commission de réflexion sous l’égide de Robert Badinter. La nouvelle ministre du travail Myriam El Khomri porte en ce moment même un projet de réforme qui vise globalement à simplifier le Code du travail et à améliorer la compétitivité des entreprises, au travers d’un assouplissement des 35h. Le texte a été transmis au Conseil d’état. Ce dernier doit rendre son avis le 4 mars. Le projet sera ensuite présenté en Conseil des ministres le 9 mars.

Les avantages du projet de loi de finances rectificative pour 2015

Les derniers ajouts au projet de loi de finances pour 2015 comportent plusieurs mesures favorables aux entreprises. On peut évoquer notamment des facilités de paiement pour encourager l’acquisition de matériel plus performant. Ainsi, les PME pourront bénéficier d’un amortissement échelonné, sur une durée de deux ans, pour l’achat d’imprimantes 3D jusqu’à la fin de l’année 2017. Des déductions seront également accordées pour les investissements visant à perfectionner les réseaux de communication des entreprises au moyen de la fibre optique. Une autre mesure intéressante concerne le paiement étalé de l’impôt sur la plus-value à long terme pour les cessions de TPE avec un crédit-vendeur.

Les entrepreneurs de spectacles aidés par le projet de loi de finances 2016

Adopté par les députés et les sénateurs en fin d’année dernière, le projet de loi de finances pour 2016 contient des dispositions venant soutenir les entreprises du monde du spectacle. L’article 44 stipule en effet que ces entrepreneurs pourront bénéficier d’une réduction de l’impôt sur les sociétés en cas de « dépenses de création, d’exploitations et de numérisation » pour les spectacles vivants musicaux. Le projet de loi prévoit un crédit d’impôt fixé à 15 % des dépenses engagées, pouvant s’élever à 30 % dans le cas des PME. Ce nouveau crédit d’impôt, plafonné à 750 000 euros annuels, devrait se révéler comme un bon coup de pouce pour les entreprises de spectacles.

Le compte pénibilité, mesure « épouvantable »

Tel est l’adjectif employé par Pierre Gattaz, le président du Medef, pour qualifier cette mesure entérinée en 2015 au sein du grand projet de réforme des retraites. Alors que l’organisation patronale appelait de ses vœux à sa révision complète, voire à son abandon pur et simple, le compte pénibilité devrait pourtant être alourdi encore au 1er  juillet 2016, lorsque six nouveaux critères seront ajoutés au dispositif déjà mis en place. Jugée extrêmement complexe, et présentée comme « inutile et inapplicable » par le président du Medef, la mesure fait grincer les dents des petits patrons depuis son instauration.

Le projet de loi sur le reporting public en suspens

Alors que l’Assemblée nationale avait adopté en première lecture le projet de loi sur le reporting public pays par pays, celui-ci a finalement été rejeté le 16 décembre dernier lors d’un second vote des députés. L’opposition a eu le dernier mot, en parvenant à faire échouer les amendements proposés de concert par les députés socialistes et écologistes. L’article prévoyait d’imposer aux entreprises la divulgation publique de données stratégiques sur leurs activités dans chaque pays d’implantation. La mesure, visant à diminuer les risques de fraude fiscale, était contestée par les patrons, qui craignaient d’être affaiblis par rapport à leurs concurrents étrangers n’étant pas soumis aux mêmes obligations.

De longues négociations pour la réduction des branches professionnelles

Au sein du projet de réforme du Code du travail, la question de la multiplicité des branches professionnelles a refait surface en novembre 2015. Beaucoup trop nombreuses (700 à l’heure actuelle), celles-ci devraient être réduites à 200 d’ici deux ans, comme préconisé dans le rapport remis en décembre par le conseiller d’État Patrick Quinqueton, qui prévoit la fusion des branches de moins de 5 000 salariés. Cette mesure pourrait devenir une véritable épine dans le pied des patrons et des syndicats, puisque cette réduction devra passer par une négociation préalable entre les partenaires sociaux.

Le compte personnel d’activité tièdement attendu par les patrons

Prévu pour entrer en vigueur en 2017, le compte personnel d’activité ne bénéficie pas pour l’instant de l’enthousiasme du patronat. Ce projet vise à séparer les droits sociaux des salariés de leur contrat de travail, une mesure considérée comme une avancée par les syndicats. Un accord est cependant soumis à une vaste concertation interprofessionnelle, qui doit débuter à partir du mois de février prochain. Antoine Foucher, le directeur général adjoint du Medef, voit en ce projet un « objet social non identifié à vocation électorale », et annonce que l’organisation ne signera l’accord que s’il s’agit d’un nouveau modèle social simplifié.

Un projet de réforme des prud’hommes toujours flou

Le projet de réforme de la justice prud’homale, attendue fin 2014 dans la première loi Macron, s’est révélé un échec patent. Rejeté tant par les organisations patronales que par les syndicats, celui-ci avait été mis depuis aux oubliettes. Dissociée de la loi Macron, la mesure pourrait être réintroduite en 2016 dans la réforme du Code du travail présentée par Myriam El Khomri. Les syndicats s’offusquent déjà d’un possible barème encadrant l’indemnisation des salariés licenciés, avec un plafond encore à définir. Le projet controversé pourrait devenir en 2016 une source de conflits au sein des entreprises.

Ces entreprises qui adaptent leurs produits aux PME

Ces dernières années, de nombreuses grandes entreprises ont décidé de cibler le segment TPE/PME. Elles leur ont même créé  des produits spécifiques. Certaines entreprises se distinguent en leur rendant accessibles des fonctions ou services qui ne leur étaient pas traditionnellement réservées à l’exemple d’OKI.

L’exemple d’OKI : renforcer les fonctionnalités pour faire comme les grandes

OKI est depuis sa création une entreprise positionnée sur le BTOB. La société pouvait déjà se prévaloir de plusieurs gammes de produits ou encore d’une très bonne qualité d’impression grâce à la tête d’impression LED. Elle a cependant réalisé récemment un effort tout particulier pour permettre aux entreprises plus petites d’accéder, à des prix raisonnables, à des fonctions qui leur sont essentielles, mais d’habitude réservées aux grandes. Plus question de se contenter d’insérer les traditionnels scanners, copieurs, fax, devenus des standards dans les imprimantes. Si l’innovation n’apparaît pas évidente de prime abord, les imprimantes multifonctions et intelligentes, ressemblant à celles des grandes entreprises, en est remarquable.

Ainsi, l’entreprise a décidé d’équiper bon nombre de ses imprimantes, même celles disponibles à des prix relativement faibles, d’un écran tactile afin d’en faciliter l’utilisation. Ce dernier simplifie notamment la maintenance de la machine puisqu’il suffit de suivre les instructions sur l’écran pour qu’une personne ne s’étant jamais servie d’une imprimante puisse changer la cartouche, repérer un bourrage papier…De plus, la plupart des imprimantes deviennent capables d’identifier les différents utilisateurs et de leur affecter des droits tels que la possibilité d’imprimer en couleur ou non ou de déterminer le nombre de copies imprimables. Le tout permettant de réduire les coûts d’impression mais aussi de les contrôler via un logiciel gratuit fourni par l’entreprise. Autre conséquence, les imprimantes se trouvant relativement accessibles en termes de prix, elles peuvent être installées dans les succursales plus petites ou sur les points de vente. Les impressions, qui étaient  traditionnellement réservées au siège et devaient être envoyées par voie postale, peuvent alors être effectuées directement dans les filiales, réduisant les coûts. L’impression de réductions spécifiques et personnalisées s’effectuent, par exemple, directement sur le point de vente.

En termes de gains de coûts, ShokoTakita, Présidente Directrice Générale d’Oki France, nous précise  « qu’autrefois il fallait de nombreux appareils. Ce que nous avons voulu c’est qu’avec une seule machine, de nombreuses fonctionnalités soient réunies. Vous n’avez désormais plus besoin d’acquérir des machines comme un copieur, un fax, … Tout est réuni en une machine » et que désormais « chaque fois que vous voulez savoir combien vous avez imprimé, vous pouvez le savoir et attribuer des droits à chaque salarié pour limiter les coûts inutiles ». En effet, l’imprimante « permet, si vous ne venez pas chercher votre document, qu’il ne soit pas imprimé ce qui évite de faire des impressions inutiles ». L’argument principal ? « Il réside toujours dans la facilité d’implantation dans les entreprises et la qualité des impressions grâce à notre technologie » Terry Kawashima, Le Managing Director Europe d’Oki, ajoute « nous serons toujours un spécialiste des solutions d’impression mais notre défi sera de rester pertinent dans la valeur que nous apportons aux entreprises ».

Des solutions réduites adaptées aux besoins des TPE/PME

Si Oki a augmenté le nombre de fonctionnalités pour permettre aux petites entreprises de fonctionner comme des grandes, il faut bien constater que la tendance générale reste inverse. Bon nombre d’entreprises réduisent au minimum les capacités de leurs outils/services afin de rendre les solutions plus simples à utiliser tout en limitant les fonctionnalités. La distinction des offres premiums et d’autres moins avancées demeure également dans ces mouvances. Ainsi youdontneedacrm propose une version simplifiée des CRM avec les fonctionnalités essentielles, 1&1, des sites vitrines faciles à mettre en place. D’autres, à l’instar de la boîte à outils RH de Fiafec, permettent plus simplement de mieux gérer les problèmes liés aux ressources humaines de votre entreprise grâce à une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Des services du type de ceux d’Opentime sont, quant à eux, spécialisés dans tout ce qui concerne la gestion du temps. Il peut d’ailleurs être question du temps de présence mais aussi de celui de congés…  Et pour bien gérer sa comptabilité lorsque l’on est une TPE ou une PME, des outils comptables dédiés existent également. Le logiciel CFI Software, à titre d’exemple, permet le traitement de vos opérations comptables grâce à différents modules simples tels que les écritures comptables, la mise à jour des comptes, les déclarations fiscales, les états financiers…

Frank Underwood es-tu là ?

[Influence] : Capacité à exercer un effet sur quelque chose ou quelqu’un. House of Cards, vous connaissez ? Frank Underwood, fameux héros de la série, est un expert dans l’art de l’influence et la manipulation. Nous vous proposons ici quelques conseils pour devenir un pro en la matière !

Sans tomber dans les excès de ce personnage sans scrupule, on constate que les gens qui ont du succès et obtiennent ce qu’ils désirent ont souvent développé une capacité d’influence sur les autres. Il n’y a pas de « bonne ou de mauvaise » personnalité, il existe plutôt des forces et des faiblesses dans vos traits de caractère. Que vous soyez introverti ou extraverti, prudent ou téméraire, méthodique ou artiste, réservé ou impulsif, le tout est d’être pris au sérieux et de réussir à amener les choses où vous voulez. Oui, ce n’est pas simple pour tout le monde, mais pour commencer, essayez donc de mettre en application ces quelques points.

Améliorez votre communication

La communication vous permet de faire passer et accepter vos messages. C’est avec elle que vous faites exister vos pensées et vos actions aux yeux de votre communauté. Pensez aux « 7 C », soyez : Clair – Concis – Concret – Correct – Cohérent – Complet – Courtois. Vous pouvez également activer le sentiment de liberté chez une personne en prononçant la phrase magique « Vous êtes libre de … » En disant à quelqu’un qu’il est libre d’accepter ou de refuser la requête demandée, on le place dans un contexte de liberté, qui le contraint généralement à accepter la demande sans qu’il est l’impression d’être forcé.

Soignez votre manipulation

Manipuler, c’est s’arranger pour que quelqu’un fasse ou dise quelque chose, sans qu’il ne soit au courant de notre intention, en ne prenant en compte que notre intérêt et non le sien. Ayez toujours quelque chose à raconter, le bon manipulateur sait noyer son poisson en l’inondant de paroles.

Travaillez votre charisme

On ne naît pas charismatique, on le devient ! A la manière d’Obama, Martin Luther King, Churchill ou Gandhi, développez votre autorité naturelle. Tout le monde peut travailler son charisme, car celui-ci se construit sur la durée. Les personnes charismatiques sont celles dont on recherche la compagnie, que l’on a envie de suivre. Elles suscitent l’adhésion et la fascination du plus grand nombre.

Faites preuve d’empathie

L’empathie désigne la capacité à identifier les émotions des autres ainsi qu’à les ressentir. S’intéresser à l’autre et chercher à le comprendre, c’est pénétrer ses schémas de pensée et ses modes de fonctionnement. Autre astuce, entraînez-vous à appeler les gens par leur prénom. Vous marquerez leur esprit et leur mémoire, par une véritable marque d’empathie.

Maîtrisez le non-verbal

Travaillez sur votre voix. En parlant plus lentement on charme davantage son interlocuteur. Fuyez le ton monotone, accentuez les mots importants pour qu’ils s’encrent dans les esprits ! Ensuite, travaillez votre contact visuel, sans fixer au point de mettre la personne mal à l’aise, mais jusqu’à obtenir un regard franc et amical. N’ayez pas peur de regarder les gens dans les yeux.

Gardez le contrôle !

Ici, tout laisser-aller est à bannir. Les gens qui ont une forte capacité d’influence savent aussi parfaitement contrôler leurs humeurs, leurs réactions. Ce sont leurs engagements et non leurs émotions qui les dirigent. Si vous ne savez pas garder votre calme, vous aurez du mal à être crédible. Vos gestes, vos paroles vous trahiront dans la plupart des situations.

Pour conclure, on peut affirmer que l’influence passe avant tout par la compréhension de l’autre. Comme disait Joseph Joubert : « On peut convaincre les autres par ses propres raisons, mais on ne les persuade que par les leurs ».

L’entrepreneur qui vous donne du swing

Interview de Mikaël Buffet, cofondateur de Golf Inside, l’entreprise qui veut vous permettre de faire du golf dans les grandes villes et quelque soit la saison. Le concept ? Un espace lounge moderne dédié au Golf indoor, muni de simulateurs ultra réalistes sur lesquels vous pourrez vous entraîner quotidiennement ou encore jouer sur 87 parcours internationaux, seuls ou à plusieurs.

Quel est votre parcours (estudiantin, professionnel et personnel) avant la création de votre entreprise ?

Je suis originaire de Normandie, avec un parcours estudiantin Parisien et une vie professionnelle ouverte à l’international, avec des expériences enrichissantes et diverses. Après un DSEC International Marketing Communication à l’ACI-Négocia, aujourd’hui appelé Novancia (école de la CCI de Paris),  j’ai pu faire évoluer mon parcours à l’international, notamment en Irlande, aux Etats-Unis et en Italie. De retour en France, j’ai décidé de prolonger mes études d’un an en passant un Master II of Science à l’INSEEC Paris.

Diverses missions professionnelles ont ensuite suivi (annonceurs, agences, services), avec une expérience prononcée pour le conseil, la restauration et l’événementiel, avant de m’établir 7 ans au poste de Directeur de Filiale Traiteur dans un groupe indépendant de la restauration. Aujourd’hui, je suis un heureux père et entrepreneur en quête de croissance, notamment sur deux activités créées dans le secteur des loisirs (Golf Inside) et du conseil événementiel (Exaltis Consulting), vivant pleinement ses passions !

Quand avez-vous créé votre propre entreprise ? Dans quel secteur ? Et surtout pourquoi (anecdote, déclic) ?

Nous avons créé avec Lyna (Fondateur), Vincent et Bruno (Associés) la société Golf Inside France en juillet 2014. C’est après avoir découvert le concept à Londres en 2012, puis confirmé sa capacité de développement au Canada en 2014, que nous avons été convaincus de l’opportunité d’un tel  projet en  plein cœur de Paris, avant d’attaquer les grandes villes nationales et par la suite plus encore.

En tant que distributeur exclusif France du premier groupe mondial Full Swing, Golf Inside a pour ambition d’ouvrir le premier espace lounge privatisable de la capitale dédié au Golf indoor, équipé de simulateurs ultra réalistes. Un lieu moderne et convivial avec la meilleure technologie brevetée du marché qui répond aux attentes des consommateurs praticiens et novices, ainsi qu’aux besoins événementiels des entreprises (nouveauté – convivialité – réalisme, précision et performance – situation de proximité, accessibilité et efficacité – offre tarifaire adaptée).

Quelles ont été les principales difficultés rencontrées ? Et inversement les principales satisfactions ?

Plusieurs éléments rendent l’approche et les actions de Golf Inside plus complexes, tels que la méconnaissance du marché français pour le simulateur de golf et de son intérêt pour les pratiquants, le besoin en financement pour notre projet et la levée de fonds nécessaire, l’important besoin en capital (disposition d’un lieu pour présenter le produit aux divers acquéreurs et investisseurs ainsi que l’achat nécessaire d’un simulateur auprès de notre fabricant américain). Notre structure récente rend plus difficile l’optimisation des coûts. De plus, le sport reste une activité plaisir et en conséquence  le terme d’achats de nos produits est prolongé.

Nos plus grandes satisfactions ont été et sont encore les résultats obtenus, anciennement et actuellement, avec la disposition de notre premier showroom sur Montreuil (en cours de déménagement sur Paris), les premières ventes réalisées, les premiers investisseurs pour notre espace lounge parisien, ou encore l’intérêt porté par de nombreuses entreprises publiques ou privées pour notre entreprise.

Comment vous êtes-vous financé ?

Nous avons débuté l’activité par un autofinancement en investissant sur nos besoins premiers (un produit, un lieu pour le présenter aux futurs prospects et investisseurs, divers outils de communication et des frais de développement).

Aujourd’hui orienté vers l’ouverture du premier espace lounge de la capitale dédié au Golf indoor, notre besoin de financement se situe au million d’euros sur lesquels 700KE ont déjà été confirmés (banque et acteurs privés). Pour compléter cet investissement, nous levons aujourd’hui le dernier tiers de fonds.

Avez-vous une anecdote à partager ?

Je dirai qu’à ce jour la meilleure anecdote que je puisse vous livrer est celle de notre première vente de simulateur de golf auprès d’un particulier. Il nous a contactés par le bouche à oreilles, via l’un de ses amis qui avait découvert Golf Inside sur notre site Internet 5 mois auparavant. Nous avons accueilli l’acheteur au showroom à la suite d’une unique prise de contact téléphonique et 10 minutes plus tard, il nous demandait s’il pouvait signer le contrat et si l’on acceptait la carte bleue.

Vous comprendrez notre stupéfaction initiale. Je vous avoue que nous n’étions pas préparés à un achat aussi rapide, surtout lorsqu’il s’agit d’acheter notre modèle le plus cher.

Au final, l’important ici est de constater que l’achat peut être d’impulsion et que chaque outil dont nous disposons nous a permis de réaliser notre première vente (produit, outil de communication, showroom de présentation).

Quelles sont les perspectives d’avenir pour votre entreprise ? Pensez-vous vous développer à l’international ? Pensez-vous effectuer des levées de fonds ?

Les perspectives d’avenir sont vastes. Le Golf est un sport de précision et d’exigence auquel nous amenons l’innovation et la convivialité, des valeurs cultivées par grand nombre d’individus. Notre stratégie de développement ne peut aujourd’hui que justifier notre potentiel de croissance : distribution de produits, formules d’initiation, programmes d’enseignements professionnels basés sur des technologies avancées, forfaits – abonnements et packages pour particuliers et entreprises, événementiel, émissions TV sur des chaînes spécialisées, fitting, pro-shop, démocratisation du sport auprès du jeune public et des établissements scolaires avec la découverte et la pratique régulière du Golf en ville toute l’année augmentant par effet de réseau le nombre de licenciés, franchises nationales, … Pour concrétiser les prochaines ouvertures et dynamiser notre développement, d’autres levées de fonds seront peut être envisagées mais chaque chose en son temps, nous en avons déjà une actuelle à conclure donc centrons-nous tout d’abord sur celle-ci.

Comment conciliez-vous vie professionnelle et vie personnelle ?

En toute sincérité, je recherche encore aujourd’hui le juste milieu mais l’écoute et l’échange avec ses proches est primordial. Il est important de maintenir des moments passionnés et de partage avec les siens, et ainsi réussir à distinguer chaque instant de Vie. Consacrer du temps à sa famille, s’en octroyer également, c’est aussi ce qui me permet d’avoir l’énergie suffisante pour mes multiples activités.

Que représente l’entrepreneuriat pour vous ?

L’entrepreneuriat est une expérience unique qui développe notre richesse personnelle. C’est un mix de valeurs dont l’autonomie, la passion, l’engouement, le partage, l’engagement, le contrôle, la satisfaction. Il nous amène à prendre en main notre avenir, celui de nos proches et des générations futures.

Participer au devenir du pays en créant une entreprise de valeurs, et à sa mesure, favoriser, créer de l’emploi et relancer la croissance en devenant un acteur fort du marché du sport.

Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur qui se lance pour réussir ?

Je ne suis qu’un jeune entrepreneur mais il me semble primordial d’être passionné, de rester optimiste et de ne jamais baisser les bras ! L’entrepreneuriat est un défi de tous les jours mais il nous le rend, quelle qu’en soit la manière.

Il est important de se faire confiance, de savoir communiquer et d’être rigoureux à chaque étape. Il est inutile de se lancer trop hâtivement mais au contraire, de bien réfléchir aux diverses actions à mener et surtout à rendre ses dernières efficaces sur le long terme. Investir n’est pas un problème en soi, c’est le faire au bon moment qui en est le vrai challenge. Il n’y a pas de réussite sans prises de risques. Le plus compliqué reste à minimiser ces derniers et de toujours se développer.

Enfin, l’important dans notre démarche est de savoir identifier sa cible ainsi que ses clients les plus précieux, savoir les écouter, les interroger, les conseiller, savoir anticiper leurs besoins et être proactif et entreprenant.

Aujourd’hui comment fais-tu pour développer ton réseau ?

Personnalité et compétences sont les maîtres mots, deux piliers qui permettent de dynamiser son réseau.

Ensuite viennent les moyens : inscription sur des réseaux et clubs professionnels, participation à des salons et des tables rondes, communication via les réseaux sociaux, relais d’information et mise en relation via les réseaux professionnels en ligne (LinkedIn, Viadeo, Shapr, Facebook, Instagram, Google+, Twitter, Pinterest,…)

L’entrepreneur expert de vos comptes

Interview de Frédéric Audin, fondateur du cabinet Axeryss Expertise & Conseils, un entrepreneur qui sait garder le cap

Quel est votre parcours (estudiantin, professionnel et personnel) avant la création de votre entreprise ?

Je suis diplômé de l’Institut Supérieur de Gestion (ISG), Promotion 1996. Rien ne me destinait à entreprendre des études dans la comptabilité/finance d’entreprise mais c’est au cours de mon parcours à l’ISG que je me suis passionné pour la Gestion d’entreprise. Beaucoup d’étudiants faisaient le choix du marketing, pas moi !

A l’issue de mon diplôme de l’ISG, j’ai poursuivi deux ans d’études pour me permettre d’intégrer le cursus de l’expertise comptable et de débuter mon stage professionnel. J’ai décroché le DEC (Diplôme d’Expertise Comptable) en 2005.

J’ai travaillé dans plusieurs cabinets d’expertise comptable pendant une dizaine d’années dont un cabinet d’une cinquantaine de personnes à Paris au sein duquel j’ai exercé pendant sept ans. J’ai réalisé des missions extrêmement diversifiées, allant du traitement de la TPE, au reporting anglo-saxon, en passant par le commissariat aux comptes ou encore l’audit d’acquisition. J’ai également développé le sens de la rigueur et de la qualité au cours de ces expériences professionnelles.

Quand avez-vous créé votre propre entreprise ? Dans quel secteur ? Et surtout pourquoi (anecdote, déclic) ?

Notre métier est un métier avant tout technique, mais qui, loin s’en faut, ne se limite pas uniquement à une dimension purement technique. Les relations humaines, le management et le volet commercial y occupent une place fondamentale. En qualité de salarié, je pouvais m’épanouir dans le volet technique, beaucoup moins dans le volet commercial ou managérial et j’étais limité dans le déploiement de nouvelles idées. Je souhaitais pouvoir combiner le tout et l’idée de créer mon entreprise s’est imposée assez naturellement, compte tenu de ce constat. En tant que diplômé d’expertise comptable, il était assez évident et naturel de créer une entreprise dans ce secteur.

Cette création d’entreprise a donc reposé avant tout sur un projet d’épanouissement personnel et j’ai pris la décision de créer mon entreprise ex nihilo en 2008, en démarrant avec un client.

Pouvez-vous me donner les chiffres de votre entreprise (date de
création, nombre de salarié, chiffre d’affaires…) ?

Le cabinet Axeryss Expertise
& Conseils a été créé en 2008. Il compte aujourd’hui trois salariés et
accompagne environ quatre-vingt entreprises et professions libérales.

Que représente l’entrepreneuriat pour vous ?

Je dirai trois choses :

  •  La poursuite d’objectifs et le déploiement d’une stratégie pour les atteindre ;
  •  L’amélioration continue ou la remise en cause : comment faire mieux demain qu’aujourd’hui ;
  •  La créativité : se lever chaque matin avec une nouvelle idée.

Quelles ont été les principales difficultés rencontrées ? Et inversement les principales satisfactions ?

La première difficulté a été de trouver des clients ! C’est assez banal, je le reconnais, mais lorsque l’on exerce une activité qui n’est pas particulièrement innovante sur un secteur concurrentiel, attirer des clients est un réel challenge. Il faut dès lors trouver des moyens de différenciation, sinon, rien ne ressemble davantage à un expert-comptable, qu’un autre expert-comptable ! Chez Axeryss, nous avons fait d’emblée le pari d’un accompagnement qualitatif en proposant notamment des outils de pilotage, sans chercher pour autant à conquérir un maximum de clients. Notre satisfaction actuelle repose sur le fait que notre clientèle est aujourd’hui notre principale source de recommandation.

Comment vous êtes-vous financé ?

La création d’une entreprise dans mon secteur d’activité ne nécessite pas de mobiliser des fonds propres très importants. Le financement, assuré par un apport en capital, n’a donc pas été une difficulté en soi, même si la maîtrise des coûts a été un objectif fort, surtout dans les premiers temps d’activité, pour constituer un nécessaire fonds de roulement.

Comment conciliez-vous vie professionnelle et vie personnelle ?

C’est un exercice d’équilibriste. Les métiers de l’expertise comptable et du conseil sont des métiers très chronophages qui laissent peu de temps libre, surtout en période fiscale, où les horaires de travail s’allongent… J’essaye par conséquent, dans les périodes chargées, de privilégier les échanges qualitatifs en famille ou entre amis et de différer certaines activités pour les périodes plus calmes. Savoir gérer son temps est aussi un atout important pour les chefs d’entreprise et il existe des techniques et outils pour cela.

Avez-vous une anecdote à partager ?

J’étais interrogé récemment sur la désignation d’un objet qui illustrait le mieux notre société et nos services. Et bien il s’agit d’une boussole. Car comme un navigateur, un entrepreneur doit savoir fixer sa route, garder le bon cap à tout moment, ne pas perdre le nord oserais-je dire et Axeryss est là pour l’y aider.

Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur qui se lance pour réussir ?

Je donnerai des conseils sous l’angle de mon métier et avec le recul qui est le mien en qualité d’expert-comptable. Créer et diriger une entreprise nécessite un éventail de compétences assez large : compétences techniques, commerciales, managériales, de gestion… Rares sont ceux qui peuvent se prévaloir de maîtriser tous ces aspects. Aussi, le premier conseil que je donnerai au chef d’entreprise est de chercher à bien s’entourer et de ne pas hésiter à s’appuyer sur des partenaires ou de (bons) fournisseurs. Ne négliger aucune de ces fonctions, car une fonction atrophiée peut remettre en cause le projet, ne pas faire l’erreur de penser que l’on va pouvoir tout maîtriser seul.

Le second conseil porte sur l’analyse du projet même, sur le plan financier. Aucun projet, aussi innovant soit-il, n’est viable s’il ne passe pas au révélateur des chiffres. Je vois trop souvent des projets mal conçus, des modèles économiques non éprouvés, des capitaux propres sous-estimés… L’entrepreneur doit donc disposer de documents financiers prévisionnels, d’un budget de trésorerie, d’un tableau de bord de gestion, autant d’outils de pilotage qui vont lui permettre d’avoir de la visibilité, d’anticiper et de réagir au bon moment.

Quelles sont les perspectives d’avenir pour votre entreprise ? Pensez-vous vous développer à l’international ? Pensez-vous à effectuer des levées de fonds ?

Nous cherchons aujourd’hui à nous développer davantage. Pour cela, nous travaillons sur plusieurs axes :

  • Développer, formaliser et promouvoir notre offre de services, notamment pour ce qui concerne les missions de conseil ;
  •  Mettre l’accent sur la communication pour augmenter notre visibilité.

Au cours du quatrième trimestre 2016, Axeryss proposera une toute nouvelle mission de formation à destination des entrepreneurs et chefs d’entreprise. Celle-ci consistera à les former à leur métier de chef d’entreprise et à leur donner les clefs pour bien entreprendre et surtout réussir. Cette mission s’accompagnera également de la sortie d’un livre sur les facteurs clés de la réussite de l’entrepreneuriat.

Aujourd’hui comment fais-tu pour développer ton réseau 

Notre développement repose beaucoup sur de la recommandation directe. Nous participons en conséquence à plusieurs réseaux de chefs d’entreprise au travers desquels nous valorisons nos missions et cherchons à étendre notre réseau de prescripteurs. Par ailleurs, notre nouvelle offre de services en matière de formation des chefs d’entreprises et la prochaine sortie de notre livre contribueront à notre notoriété et au développement de notre réseau.

Louez maintenant un DAF, c’est possible

Interview de Didier Postel un Directeur Financier indépendant qui aide les PME  à sécuriser et optimiser leur structure financière, pour leur permettre de se développer sur des bases saines. Rencontre avec un entrepreneur qui ne manque pas d’audace. 

Quel est votre parcours (estudiantin, professionnel et personnel) avant la création de votre entreprise ?

J’ai suivi une Formation  d’Ecole supérieure de Commerce Parisienne puis j’ai effectué un passage par des grands groupes multinationaux à des postes de contrôleur de gestion qui m’ont fait préférer l’environnement des PME plus dynamique et réactif.  Depuis plus de 20 ans, dans de multiples secteurs, j’assistais, en tant que Directeur Administratif et Financier salarié, les dirigeants d’ETI ou de groupe de PME dans les domaines financiers, mais aussi informatiques et de ressources humaines pour  structurer les départements dont j’avais la charge, les aider à financer et sécuriser leur croissance, ou à sortir de difficultés financières importantes.

Quand avez-vous créé votre propre entreprise ? Dans quel secteur ? Et surtout pourquoi (anecdote, déclic) ?

J’ai créé mon entreprise cette année en 2016 dans un secteur en plein développement. Passionné par les PME, j’ai constaté  que leurs dirigeants, la tête dans le guidon, devant gérer seul tous les problèmes, ont une culture financière faible. Nombre d’entre eux confondent chiffre d’affaires, trésorerie, bénéfice sans parler de la connaissance du BFR.  Je leur propose donc de bénéficier, comme les grands groupes, de cet accompagnement financier mais juste le temps nécessaire, quelques jours par mois sur une période à définir : Pourquoi se priveraient-ils, de par leur taille, d’une compétence leur permettant de se développer sur des bases saines. Ils peuvent maintenant « variabiliser » et adapter cette aide à leurs besoins c’est-à-dire LOUER UN DAF !!!.

Quelles ont été les principales difficultés rencontrées ? Et inversement les principales satisfactions ?

Je n’en suis qu’au début de l’aventure puisque mon activité vient de démarrer mais attentif à ce marché depuis plusieurs années, je constate qu’il se développe maintenant rapidement. La principale difficulté  reste de rencontrer les prospects pour les convaincre de l’utilité du DAF externalisé. Très vite ils comprennent que je viens en complément de leur expert comptable  en leur construisant les outils pour anticiper et améliorer leur gestion : il s’agit d’établir avec eux des prévisions de trésorerie et de leur faire comprendre comment optimiser la situation (utile dans des moments de tensions ou avant une négociation bancaire), d’analyser leur rentabilité et de mettre en place les mesures pour la faire progresser, ou encore de les aider à établir un Business Plan et leur permettre de lever les fonds nécessaires à leur développement. Dans des PME il faut être concret, pragmatique et humble avec beaucoup de respect vis-à-vis de ces dirigeants qui s’investissent à plus de 150% dans leur boite. Il faut créer la confiance. En quelques mois j’accompagne déjà plusieurs chefs d’entreprise. Je les en remercie beaucoup et cela valide  mon approche. Je vais donc inlassablement essayer de convaincre chaque dirigeant de l’intérêt d’un DAF EN LOCATION pour résoudre les problématiques de gestion qu’ils rencontrent.

Comment conciliez-vous vie professionnelle et vie personnelle ?

Je me suis toujours beaucoup investi dans ma vie professionnelle  donc il existe peu de  différence  pour l’instant avec ma vie d’entrepreneur ;

Que représente l’entrepreneuriat pour vous ?

Le challenge, l’investissement (financier et en temps), le risque mais aussi l’innovation et la polyvalence.

Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur qui se lance pour réussir ?

Osez et encore Osez !mais ne soyez pas seul et sachez vous entourer.

10 conseils pour allier diététique et repas d’affaires

Pour des raisons professionnelles, vous mangez régulièrement au restaurant. Ce mode d’alimentation risque de générer un déséquilibre pouvant entraîner un surpoids. En adoptant certains réflexes, vous pouvez tout à fait garder votre forme, mais aussi votre ligne, et éviter tout risque de déséquilibre pondéral. 

Adopter les bonnes habitudes

Votre comportement vous permet d’établir un régime alimentaire équilibré. En attendant que l’on vous serve, évitez de grignoter les amuses bouches proposés par le restaurant. Buvez plutôt de l’eau. Mis à part sa capacité à assurer votre bien-être, cette dernière constitue un coupe-faim très efficace.

Boire du vin

Si vous êtes amateur de vin, vous pouvez vous réjouir. Les nutritionnistes recommandent un verre de vin rouge au cours du repas à ceux qui souhaitent maigrir. Cette recommandation ne se limite pas au déjeuner, mais peut s’étendre au diner. Mais attention à ne pas en abuser, au quel cas, cela aurait l’effet inverse. Alors buvez, mais avec modération !

Eviter le pain

La consommation du pain doit se limiter au cours du petit-déjeuner. Les nutritionnistes déconseillent d’en prendre pendant le déjeuner ou le diner. Pour ceux qui ne peuvent pas s’en passer, ils peuvent opter pour le pain intégral disponible auprès de magasins bio. Ils peuvent également consommer du pain noir allemand.

Favoriser les plats à base de poissons ou de crustacés

Si vous devez choisir entre un plat à base de viande et un autre à base de poissons ou de crustacés, choisissez la seconde option. La consommation régulière de viande nuit à la santé, notamment s’il s’agit d’une viande rouge. Les professionnels en la matière estiment que la consommation de viande ne doit pas excéder trois fois par semaine.

Opter pour des légumes verts comme accompagnement

Les légumes verts contribuent à la lutte contre l’entassement des graisses sous la peau. Leur avantage réside sur le fait qu’ils ne risquent aucunement de se transformer en graisse, toutefois, ils apportent tout ce dont l’organisme a besoin pour assurer son bon fonctionnement. Il convient de privilégier les haricots verts, les brocolis, les tomates…

Eviter les pommes de terre

Certes, le régime diététique requiert une consommation importante de légumes. Toutefois, les pommes de terre ne font pas partie des légumes recommandés par les nutritionnistes. Ces derniers estiment qu’il faut éviter les pommes de terre quelle que soit leur forme.

Bien choisir son dessert

La règle consiste à ne pas se priver des principaux éléments constitutifs du repas. Ainsi, vous pouvez consommer une entrée, un plat principal et un dessert. Vous pouvez même prendre un café, à condition que celui-ci soit décaféiné. Pour le dessert, il convient d’opter pour des fruits au lieu de prendre des gâteaux.

Bien choisir le restaurant

Bien qu’il s’agisse d’un repas d’affaires, vous ne pouvez pas négliger le choix du restaurant. Pour cela, il faut éviter les restaurants rapides sauf dans de très rare cas où le temps ne vous permet pas de déjeuner dans un restaurant classique. Dans ce cas, il faut tenir compte de la quantité de calories apportée par les différents aliments que vous commandez.

S’hydrater régulièrement

Vous devez boire de l’eau avant et après le repas. Les professionnels déconseillent de boire de l’eau pendant le repas. Dans le cas où vous décidez de boire du vin, il convient de l’alterner avec de l’eau.

Manger entre les repas

Vous pouvez manger entre les repas si vous arrivez à vous maîtriser. Toutefois, il faut se limiter à des pommes ou des amandes naturelles… Il convient d’exclure tous les aliments contenant un taux élevé de calories.

L’entrepreneur qui s’occupe de vos RH

Interview de Jonathan Tilly, cet entrepreneur qui a su prendre en compte ses erreurs pour éviter que les autres les reproduisent. Entretien avec un homme plein de bon sens.

Quel est votre parcours (estudiantin, professionnel et personnel) avant la création de votre entreprise ?

J’ai un parcours atypique car en parallèle de mes études de LEA, j’ai cofondé et dirigé pendant 4 ans une société dans le field marketing alors que je n’avais que 19 ans. Puis, après quelques années en tant que manager dans le secteur de l’incentive au sein du groupe Pinault Printemps Redoute, j’ai découvert l’univers des chasseurs de tête internationaux et de ses enjeux RH au Luxembourg. De retour en France, et après avoir obtenu un Master 2 en Ressources Humaines à l’IGS, j’ai occupé 2 postes de Responsable des ressources humaines (RRH) au sein de grands groupes américains qui m’ont donné une autre vision des ressources humaines beaucoup plus orientée « business partner ».

Quand avez-vous créé votre propre entreprise ? Dans quel secteur ? Et surtout pourquoi (anecdote, déclic) ?

En 2014, avec Pierre CHEVALIER, nous lançons STATIM RH, une agence de Conseil Généraliste en Ressources humaines pour les start-up, TPE et PME. Le constat est que sur ce secteur qui représente 99 % des entreprises de France, il n’existait pas de solution globale pour répondre aux besoins des entrepreneurs mais une multitude d’acteurs (avocat, experts-comptables, cabinets de recrutement) qui interviennent dans leur champ d’expertise sans avoir une vue globale RH et une vision business des besoins du chef d’entreprise.

Nous avons donc conçu une méthode d’audit qui permet aux entreprises de disposer, en quelques jours seulement, d’un état des lieux complet de leurs pratiques RH et d’un plan opérationnel. Cela permet à nos clients d’avoir des processus RH optimisés qui vont attirer les talents, fidéliser et développer leurs compétences et également d’éviter les risques liés aux prud’hommes et aux contrôles de l’inspection du travail

Pour l’anecdote, ma première société s’est arrêtée après que deux contentieux aux Prud’hommes aient mis à genoux la trésorerie de l’entreprise et aient provoqué la mise au chômage forcé d’une dizaine de collaborateurs. C’était certes une injustice totale mais j’en étais aussi responsable à cause de mon ignorance des rouages du Droit Social. A partir de ce ce jour-là, je me suis juré de maîtriser le sujet RH car ce pylône est 100% fondamental pour  la réussite d’une entreprise.

Notre offre de services est la suivante :

  • ·Audit et Conseil sur tous les thèmes RH (Marque employeur, Développement RH, SIRH, Relations sociales, Rémunération…)
  • ·Délégation de consultants RH experts dans vos locaux, par journée ou-demi-journée sur une durée totalement modulable.
  • ·La prise en charge complète du Recrutement pour renforcer vos équipes
  • ·Formation (Développement RH, Développement personnel et Droit Social) pour accompagner, motiver et fidéliser vos équipes.

Que représente l’entrepreneuriat pour vous ?

Avant tout la liberté et aussi une preuve de courage et d’optimisme dans un monde dont les mass-médias se plaisent à en dresser un caractère fataliste, cynique et angoissant. C’est aussi une aventure à la rencontre de soi-même car les responsabilités qui incombent à l’entrepreneur ne lui permettent pas de se mettre en retrait ou de lever le pied. En étant entrepreneur, on ne devient pas responsable seulement de soi mais aussi de l’avenir de ses collaborateurs. Par moment cela peut donner le vertige quand on y réfléchit bien car contrairement à ces patrons aux parachutes dorés qui n’ont jamais créé une entreprise en partant de zéro et qui ont peu de rapport avec la majorité des créateurs d’entreprise, il n’y a pas de parachute en cas d’échec. On se doit de réussir.

Quelles ont été les principales difficultés rencontrées ? Et inversement les principales satisfactions ?

Quand vous commencez, vous n’avez que vous-même sur qui compter pour réaliser l’ensemble des tâches. Vous devez être commercial, directeur marketing, comptable, directeur des opération, informaticien, acheteur, facteur, … car vous n’avez pas d’équipe pour réaliser toutes ces tâches indispensables (du moins au tout début). Si c’est passionnant, c’est aussi extrêmement énergivore et peut retarder la réalisation de vos projets. Le réseau devient absolument nécessaire pour dépasser les difficultés.

Un exemple me vient à l’esprit, quant à peine 3 mois après notre lancement, notre site internet fut hacké. Notre site est notre vitrine commerciale et il nous était devenu impossible d’envoyer un seul email. Imaginez un boulanger dont la vitrine n’est plus visible, qui ne peut plus ouvrir sa porte pour distribuer son pain et cela sans comprendre ni le pourquoi ni le comment. Il y avait de quoi devenir fou. Heureusement que dans mon réseau je connais le responsable de la cybercriminalité au ministère de la Défense et qui a pu nous aider à remettre sur pieds notre site internet en quelques heures. Cela nous aurait coûté plusieurs milliers d’euros sans son aide.

Les satisfactions sont heureusement à ce jour toujours plus nombreuses que les difficultés. En moins de 2 ans, pour faire face à notre croissance nous avons connu 2 déménagements et nous sommes devenus le partenaire RH principal de sociétés qui font partie du fleuron des entreprises françaises comme EASYVISTA– lire l’article

Comment vous êtes-vous financé ?

En fonds propre et en love money car les banques ne voulaient pas financer notre développement.  Nous prévoyons toutefois une levée de fonds en 2017 pour notre projet de software en mode Saas. L’autofinancement a ses limites…

Pouvez-vous me donner les chiffres de votre entreprise (date de création, nombre de salarié, chiffre d’affaires…) ?

Le chiffre d’affaires est passé de 82 000 € en 2014 à 200 000 € en 2015. Au 15 juin 2016, nous avions réalisé notre CA de 2015 et nous tablons sur un CA prévisionnel de 450 000 € en hypothèse basse. Aujourd’hui nous sommes 12 collaborateurs dont 8 salariés.

Comment conciliez-vous vie professionnelle et vie personnelle ?

En changeant ma perspective de la limite entre vie professionnelle et vie personnelle. Confucius disait : « Trouve un job que tu adores et tu n’auras plus jamais besoin de travailler un jour de ta vie ». Effectivement, quand on est entrepreneur, on ne fonctionne plus en semaine du lundi au vendredi et journée de 9H à 18H. On n’attend plus le soir ou le week-end avec impatience pour nous extraire de notre esclavage quotidien. On devient libre de notre temps mais aussi responsable.  C’est pourquoi j’optimise chacune de mes semaines pour être le plus productif et le plus qualitatif possible pour chaque activité. Que ce soit pour nos clients, notre équipe, mon sport, mon groupe de musique ou ma famille.

Avez-vous une anecdote à partager ?

Oui. Rien ne m’a fait plus plaisir (et soulagé) quand ma fille ainée de 10 ans m’a dit « Je trouve Papa que tu es beaucoup mieux depuis que tu travailles pour toi » alors que j’avais dépassé la semaine de 60 heures avec le sentiment coupable de ne pas avoir été assez là pour mes filles. Les enfants ont une perspicacité sur notre état profond, plus importante que nous ne l’imaginons.

Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur qui se lance pour réussir ?

Comme le capitaine d’un navire, entourez-vous de personnes qui partagent la même vision que vous, battez-vous pour les garder motivés et écartez les personnes toxiques qui pensent problèmes plutôt que solutions. C’est le seul moyen d’arriver à destination.

Quelles sont les perspectives d’avenir pour votre entreprise ? Pensez-vous vous développer à l’international ? Pensez-vous effectuer des levées de fonds ?

Nos perspectives sont, dans l’immédiat, nationales avec des ouvertures de bureaux dans l’Ouest et le Sud mais nous avons déjà des vues sur les pays limitrophes car notre modèle est reproductible à l’étranger. Par nature, les TPE/PME sont universelles donc leurs besoins RH aussi !  En parallèle, nous préparons notre levée de fonds pour notre projet de solution digitale qui permettra aux chefs d’entreprises d’avoir un tableau de bord RH avec les indicateurs clés en temps réels afin de prévenir les risques. L’année 2017 s’annonce déjà chargée.