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Sauvons le monde, entrons dans le numérique !

Conseils aux entreprises pour réussir la transition numérique

Et si les Mayas avaient vu juste ?! Cette fin d’année est l’occasion de constater à quel point l’économie numérique impose un monde nouveau, profondément bouleversé par les technologies de l’information, la mobilité, l’hyper-connectivité, la connaissance de données à grande échelle.

On n’est qu’au début de la transformation de la société par internet.

Mettre le digital au cœur de tout projet, pour créer de nouveaux avantages

Une étude Cap Gemini/ MIT portant sur 400 entreprises mondiales démontre que les entreprises qui ont su trouver de nouveaux espaces d’affaires grâce à leur transformation digitale surperforment leurs concurrents : +26% de profit, +9% de revenus per capita, +12% de valorisation boursière.

La transformation digitale des affaires n’est pas optionnelle, c’est une condition de survie !

Et elle touchera tous les secteurs. Musique, tourisme, High tech, ont été les premiers révolutionnés. Banque, Assurance ou Commerce emboîtent le pas. Des pans entiers sont encore à transformer, comme la grande consommation, la santé ou les labos pharmaceutiques.

Deux chemins existent pour mener à bien la transformation digitale. Investir dans les technologies afin de modifier l’offre, et/ou transformer le management.

La transformation digitale selon Nike

L’exemple de Nike est intéressant, qui a dès 2000 investi massivement sur les nouvelles technologies et les réseaux sociaux, avec trois priorités. 1) Des innovations-produits comme Nike+ pour les coureurs : une puce placée dans une chaussure permettant de stocker données et performances, de les partager, ou encore de recevoir un conseil personnalisé. Bilan, 5 millions d’adeptes, un nouveau marché créé de toutes pièces ! 2) Une customisation des nouveaux produits, permettant aux clients de choisir leur propre design, de proposer de nouvelles idées, et toujours, de partager sur les réseaux. 3) Une chaîne de production totalement modernisée, innervée par un design conquérant, et ouverte sur l’extérieur.

Ces innovations tous azimuts initiées en silos, ont ensuite été encapsulées dans un projet d’entreprise. En 2010 était créée une nouvelle division, Nike Digital Sport, chargée de rassembler toute l’expertise acquise dans ces nouvelles formes de relations avec les clients, et de gérer les données et les communautés ainsi créées. Un nouveau business model était né.

Une belle leçon de leadership, impulser une énergie, bouger les lignes, et mettre au jour des opportunités gigantesques dans la modernisation des organisations et l’efficacité des collaborateurs. Bilan, des revenus doublés en dix ans (21 M$ en 2011)

Contribution d’internet à l’économie : positivons !

Pour donner à l’économie numérique Française la place qu’elle mérite, pas une minute à perdre sur le folklore Maya !

Le nouvel Economiste du 13 décembre rappelle notre vingtième place selon une étude du BCG sur le poids d’internet dans l’économie. Et l’OCDE nous situe à la 24e place sur 27 pour l’utilisation du numérique à l’école .

Allez, positivons et passons à l’action !

Tout d’abord, dans l’état de crise permanente qui nous englue, le BCG prévoit que l’économie de l’internet devrait être en croissance de 10% dans l’ensemble du G20.
+10% pendant les cinq prochaines années !

Considérons notre retard comme un formidable potentiel de croissance. Et faisons mentir les prévisions de croissance largement insuffisantes. 3% du PIB Français attribué à internet en 2010 contre 4,1% pour la moyenne du G20, et plus de 8% pour le Royaume Uni. Le Royaume Uni sacré en 2012 leader mondial des usages sur mobile , détrônant le Japon avec une consommation de données en augmentation de 60% sur l’an dernier (424 Mb/mois/mobile).

Poussons chaque business plan vers la transformation digitale : comment produire autrement grâce aux IT ? quelle place faire aux réseaux sociaux ? comment valoriser les données collectées ?
Poussons aussi chaque administration vers la modernisation numérique. Regardons l’état Italien qui crée des bureaux du fisc sur YouTube. Regardons la Finlande, patrie de Linus Torvalds, où inscriptions scolaires, rdv chez le médecin ou encore conseils municipaux se font sans papier.

Vigueur de l’esprit d’entreprise

Je veux retenir au bilan de cette fin d’année, l’esprit d’entreprise vigoureux qui s’est imposé en France. Les atermoiements de la loi de finance 2013 auront eu le mérite de mobiliser. La voix de nombreux entrepreneurs s’est imposée, qui ont leur place dans la vision sociétale.

Si les constructions politiques de l’ancien monde se fissurent, voyons qu’une place se fait au grand jour pour qui veut participer et entreprendre. Comme le printemps arabe, le mouvement étudiant au Québec, la rentrée des entrepreneurs en France donne un signal fort. L’énergie d’un monde nouveau qui s’installe.

Concluons avec Francis Pisani, interprète du monde connecté : « La technologie ne nous garantit pas le paradis. Mais le simple fait qu’il y ait rupture crée des espaces dans lesquels nous pouvons agir pour engager des changements sociaux qui nous apparaissent positifs. »

Textes utiles

  1. The Digital Advantage : How Digital Leaders Outperform their Peers in Every Industry. CapGemini/MIT 2012.
  2. Fortune
  3. Internet contribution to G20 economies. Boston Consulting Group. 2012.
  4. Rapport PISA, OCDE 2012
  5. OFCOM International communication market report 2012. Décembre 2012.

Un site pour les entreprises à visiter

Sylvia Pinel, ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, a inauguré jeudi un portail internet qui permet de connaitre toutes les entreprises à visiter qui ouvrent leurs portes au public.

Ce portail de l’Association de la Visite d’Entreprise est à l’adresse www.entrepriseetdecouverte.fr.

Elle a déclaré que 10 millions de visiteurs en 2011 avait été attiré par cette forme de tourisme et que plus de 5 000 entreprises avaient joué le jeu. Elle a aussi affirmé « la volonté du gouvernement de soutenir le tourisme artisanal et industriel ».

Les entreprises ouvertes : typologies

Ce sont pour la plupart des TPE puisque 63% des entreprises ont moins de 50 salariés (TPE), 36% sont des PME-ETI et seulement 1% des grandes entreprises.

Une participation au tourisme

Elle participe au tourisme français comme le note le ministère dans un communiqué : « Cette filière répond de façon ludique et pédagogique aux nouvelles attentes de clientèles attirées par un tourisme culturel et participatif » et « s’inscrit également dans la nécessaire diversification de l’offre touristique française ».

Il permet également de susciter des vocations et de découvrir des métiers

Interview de Philippe Lefrancq, Fondateur de fleurs Florajet

Philippe Lefrancq Fondateur de fleurs Florajet

Votre première création d’entreprise était une boutique de fleurs. était-ce par passion que vous avez ouvert cette boutique ?

Je me suis lancé dans cette aventure déjà par opportunité. Un local commercial très bien placé s’était libéré dans ma ville et je me disais depuis longtemps qu’il y manquait un fleuriste. Je pense que la vente de fleurs m’a attiré car cela rassemblait mes intérêts pour le côté commercial, le contact humain et l’aspect créativité. Toutes mes expériences professionnelles passées m’ont nourri pour mener à bien ce nouveau défi.

Rêviez-vous alors de créer un jour votre entreprise ?

Oui, car j’ai toujours eu envie d’indépendance, envie d’être mon propre patron. Déjà tout petit j’avais l’état d’esprit d’un entrepreneur. En primaire par exemple, j’étais le premier volontaire pour vendre les billets de tombola pour la kermesse de l’école ! Alors que mes camarades ne prenaient qu’un carnet de billets à vendre, j’en réclamais trois ! Je trouvais cela passionnant et motivant de faire du porte à porte pour vendre mes tickets… Et je les écoulais avec une grande facilité !

Pourquoi ne pas se contenter de développer cette boutique ? Vous rêviez d’un business plus « grand » ?

C’est l’observation des fortes contraintes liées à la transmission florale pour les fleuristes qui m’a inspiré l’idée de Florajet. La situation ne pouvait pas rester comme elle l’était ! Quand j’ai commencé à développer l’entreprise, les fleuristes étaient tous affiliés à des réseaux de transmission florale du type Interflora. Il en existait sept sur le marché, mais pas un n’avait eu l’idée de dépoussiérer le service pour faciliter la vie des fleuristes. Tous avaient copié l’acteur historique sans apporter d’innovation.

Quels étaient ces problèmes rencontrés par les fleuristes ?

Lorsqu’un client venait déposer une demande de livraison de bouquet à un proche vivant dans une autre ville, le système de transmission était très lourd, tant pour le fleuriste qui recevait la commande que pour celui qui l’effectuait. Le fleuriste qui passait la commande devait trouver, dans un gros annuaire, le contact du fleuriste le plus proche du destinataire. Il devait ensuite l’appeler pour lui dicter le contenu du bouquet à réaliser ainsi que le message d’accompagnement et le prix de la commande. Le fleuriste qui recevait cette commande devait s’arrêter dans son travail ou alors qu’il était avec un client pour noter la commande. Le système était très chronophage : la « dictée » durait souvent 20 minutes et de nombreuses erreurs pouvaient s’y glisser, sans laisser aucune preuve de la commande passée. Lors de périodes telles que la fête des mères, je vous laisse imaginer quelle situation vivaient les fleuristes !

Quelle innovation avez-vous apporté alors ?

Avec Florajet, nous avons lancé un système de transmission des commandes directement par fax à un acteur central qui répartissait les commandes, sans possibilité d’erreurs et en permettant de considérables économies de temps. Il n’y avait plus qu’un numéro à connaître et la transmission prenait deux minutes.

Le système apportait un vrai plus. Cela a dû être facile pour vous de convaincre les fleuristes !

Eh bien non, pas si facile… Les fleuristes ne sont pas connus pour être de grands technophiles ! Je me suis rendu vite compte qu’aucun d’entre eux n’avait de fax et que la plupart n’en connaissait même pas le principe. Ils étaient même plutôt réticents à l’idée d’adopter cette nouvelle technologie qui leur semblait très compliquée. J’entendais souvent l’objection suivante : « je préfère avoir le fleuriste au téléphone pour passer mes commandes ». Dans ces cas là, je savais d’emblée que le fleuriste que je rencontrais ne comprenais rien au fax et était apeuré ! Il y en a même un qui ne m’a pas cru quand je lui ai expliqué que cette machine pouvait transmettre des commandes. Quand je lui ai prouvé le contraire, il prenait cela pour quelque chose de magique !

La transition vers le web a due être rude alors !

En effet, quand nous sommes passés du fax à l’extranet, il y a eu encore quelques réticences à dépasser. Mais, là encore, nos fleuristes ont compris que cela serait plus pratique et plus sûr pour eux. Depuis la création de l’entreprise, nous faisons en sorte de rester à la pointe des nouvelles technologies avec le souci constant de faciliter la vie des fleuristes de notre réseau et de nos clients.

Après le lancement de l’extranet pour nos clients B to B, nous avons créé un site e-commerce en B to C. Aujourd’hui c’est vers la commande via le mobile que nous rassemblons nos efforts. Je suis tout le temps en recherche d’améliorations de notre service. à l’heure actuelle où tout va très vite, je pense qu’il ne faut pas avoir peur de réinventer constamment son métier, de se demander comment les choses peuvent être faites différemment. Il ne faut jamais arrêter d’adapter son outil aux nouveaux besoins des clients et aux nouvelles technologies.

Vous avez créé l’Académie internationale de formation des fleuristes. Pourquoi avoir pris cette initiative ?

Je voulais apporter aux fleuristes du réseau des services supplémentaires. L’objectif pour nous est d’apporter une solution complète à nos partenaires. Cette Académie a pour objectif de permettre aux fleuristes de devenir plus créatifs en maîtrisant de nouvelles techniques de compositions florales.

Vous êtes ceinture noire de judo ! Qu’est-ce que la pratique du judo vous a apporté ?

Cela m’a permis de développer une bonne maîtrise de moi face aux situations complexes. Grâce à cela, je peux prendre des décisions avec le recul nécessaire. J’ai appris également à ne pas confondre vitesse et précipitation. Il est bon d’être rapide et réactif. Mais agir de façon précipitée peut conduire à de graves erreurs. l

TPE-PME : découvrez les services d’entreprise-facile !

Interview de Guillaume Besse, fondateur et président d’entreprise-facile.

Quels types de services propose entreprise-facile ?

entreprise-facile édite des logiciels de gestion et facturation accessibles dans le cloud, c’est-à-dire en ligne, depuis tout navigateur Internet, smartphone et tablette.

Nous commercialisons différentes applications à destination des indépendants, TPE et PME, que ce soit pour des activités de services ou de ventes de marchandises. Nos solutions permettent la gestion de la relation client (CRM, tâches, prospection, agenda), l’édition des documents commerciaux (devis, factures, bons de livraison, bons de commande), la gestion des achats et stock, la gestion d’équipe (notes de frais, feuilles de temps, congés) ou encore le suivi de l’activité (trésorerie, analyse du CA, etc.)

Nous proposons également un app store de gestion offrant des solutions pour personnaliser et enrichir les fonctionnalités de l’application et connecter ses données avec des services externes. Déjà plus d’une quarantaine d’app sont présentes pour synchroniser des informations, parmi elles : Prestashop, Dropbox, Mailchimp, Google Drive, Simple-Mail, Gmail…

Gérer une entreprise relève parfois du vrai casse-tête. Comment ne pas faire d’erreur ?

Avoir le recul nécessaire à tout moment et prendre les bonnes décisions ne relèvent d’aucune évidence ! L’apprentissage par l’erreur fait aussi parti du parcours de la création et du développement d’entreprise, il faut bien l’admettre !

Le succès, la performance voire la perfection sont une recherche et une volonté permanente du dirigeant, pour déployer son activité. Mais les moyens d’y arriver mènent parfois sur des chemins sinueux. Il faut savoir rester flexible et réactif pour s’adapter rapidement à toute situation.

Faire des erreurs est un processus qui peut être bénéfique !

Pourquoi opter pour des services en mode Cloud Computing ? Est-ce suffisamment sécurisé quand il s’agit de documents relatifs à une entreprise ?

En terme de sécurité, gérer son entreprise en ligne, c’est comme consulter ses comptes bancaires en ligne ! Les deux services disposent des mêmes niveaux de sécurité des données.

Aujourd’hui, la sécurité des données est une dimension acquise par les utilisateurs. L’intérêt se porte désormais sur les fonctions, les usages, l’accès à distance en mobilité, et la dimension collaborative.

Le cloud offre un accès aux données de l’entreprise à tout moment, depuis tout ordinateur connecté à Internet. Son essor s’inscrit dans les besoins croissants de mobilité des entreprises, et le phénomène de télétravail. Il permet ainsi à tout dirigeant ou collaborateur, de consulter et de travailler sur les données de l’entreprise, à distance, et de partager des informations systématiquement à jour.

Le Cloud libère également des contraintes techniques liées à l’intégration d’une solution logicielle de type software. Dans le Cloud, l’éditeur permet au client de bénéficier automatiquement des évolutions et mises à jour, de la maintenance et de la sauvegarde des données, sans qu’aucune intervention de la part du client ne soit nécessaire, et ce, sans délai.

Comment les entreprises peuvent-elles faciliter leurs facturations ?

La facturation reste un domaine réglementé. Pour être aux normes, l’administration fiscale impose sur les factures des mentions légales et une numérotation chronologique.

Pour ne pas avoir à se préoccuper de ces aspects, entreprise-facile propose le paramétrage des mentions légales de l’entreprise ainsi que la configuration de la numérotation des factures, et applique ensuite automatiquement la série chronologique.

Cette dimension de numérotation est un casse-tête pour toute entreprise et une source de préjudice possible en cas de contrôle fiscal, notamment pour celles qui utilisent encore Word ou Excel pour faire leur facture.

Comment optimiser la gestion de son CRM ?

Pour réussir le développement de son activité, la clé est de rester centré sur le client. Et, cela passe par une bonne gestion de l’information clients.

Un bon CRM doit faciliter l’acquisition et la fidélisation des clients grâce au recueil, et la gestion d’information. Le CRM est un outil d’organisation et d’anticipation pour permettre de proposer à des prospects et clients les services et produits qu’ils souhaitent au bon moment. Bien connaître ses prospects/clients est un enjeu commercial important pour l’entreprise.

Pour optimiser la gestion de la relation clients, il faut un outil qui permette de suivre, simplement, des informations clients capitales pour l’entreprise, de les actualiser facilement tout en conservant l’historique, de planifier des actions et d’être accompagné par un système d’alertes automatisées pour ne pas laisser passer des échéances. Ce que propose entreprise-facile !

Comment est née entreprise-facile ?

L’idée a fait son chemin en 2006, suite à mon retour d’une année sabbatique aux US. Alors que je lançais et investissais dans plusieurs entreprises, en France, je ne trouvais pas d’outil qui me permettait de piloter chaque entreprise, à tout moment avec un accès unique !

Pire, chacune des sociétés avait son propre système de gestion et de facturation, et ses propres tableaux d’analyse, et il était compliqué de s’y retrouver. En recherchant à homogénéiser tout cela, est née entreprise-facile, une solution de gestion, accessible à distance, sur différents supports, collaborative, et adaptée à des Start-up et TPE.

Pensez-vous que le modèle pure player soit encore viable ? Faut-il mieux envisager des ponts vers le monde physique ?

La nécessité de développement commercial de l’entreprise et le go-to-market imposent de trouver les meilleurs leviers pour une bonne visibilité auprès des prospects et clients, et pour multiplier les opportunités de vente. Pour cela, le cross-canal s’avère parfois un choix nécessaire.

De grands acteurs du e-commerce pure-players, comme Amazon, annoncent leur passage au Retail et les discours actuels évoquent des tendances à la convergence des canaux de distribution, mais, de tout temps l’entreprise a exploité différents moyens de distribution, pour vendre plus et vendre mieux ! De même que les acteurs du commerce traditionnel viennent depuis longtemps sur Internet, le e-commerce exploite les leviers du commerce physique. Cela s’inscrit plutôt logiquement dans une stratégie de développement globale.

Pourquoi le bien-être s’impose dans les entreprises ?

Pourquoi le bien-être s’impose dans les entreprises ?

Les bienfaits du bien être bien-être dans les entreprises sont multiples. On peut les classifier en trois catégories selon leur impact : santé des salariés, image de l’entreprise, et performance.

En termes de santé des salariés

La notion de bien être est liée à la politique de prévention des risques psychosociaux de par son action sur la gestion du stress et la recherche de ses causes. La prévention des trouble musculosquelettique par la pratique régulière d’un sport adapté est indéniable. Une étude récente montre même que seul le sport pratiqué de manière régulière à un impact positif sur le mal de dos. Les effets positifs du sport sur le taux d’absentéisme sont reconnus au Canada depuis très longtemps. Là aussi l’entreprise est gagnante

En termes d’image de l’entreprise

L’entreprise sort grandit et cela se mesure à partir de deux items : sa capacité à garder ses salariés (mesure du turn over) et sa capacité à recruter des nouveaux diplômés.La médiatisation de plus en plus forte de classement comme celui de l’institut the great place to work au niveau mondial et national montre bien l’intérêt grandissant des entreprises pour ces aspects. Ces deux bénéfices sortent souvent dans les interviews des dirigeants des entreprises lauréates.

En termes de performance 

Le troisième bénéfice et pas des moindres est la performance de l’entreprise. Lorsqu’on croit, et c’est le cas de MYS que la première richesse d’une entreprise sont ces hommes il est évident. Encore fallait le mesurer ! L’ensemble des entreprises qui déclarent mettre en place des actions de bien-être performent et reconnaissent un taux d’implication des salariés plus important. En plus des raisons citées plus haut (santé, image), le lien social est favorisé, l’émergence des idées également. De notre côté, nous mettons en avant le fait que le sport et le massage permettent de prendre du recul face aux évènements, gage de prise de décisions plus judicieuse.

Les actions mises en place du bien-être dans les entreprises

Les actions mises en place pour le bien-être sont multiples et très variées. Cela va, de la journée sans mail, la possibilité de travailler en home office, les crèches d’entreprises à l’agencement des bureaux, les plantes vertes, la formation des salariés à la gestion du stress… Evidemment le sport et les massages bien-être que nous proposons chez MYS font partie des solutions

L’exemple de ce que nous faisons chez MYS

MysMooveYourStress est un acteur de la mise en place du bien être dans les entreprises par son action sur le développement des massages et de la pratique du sport en entreprises. Notre volonté est de promouvoir le bien-être pour permettre aux salariés de donner le meilleur d’eux même. C’est une relation gagnant gagnant entre l’entreprise qui finance et ses salariés. Alors que l’actualité parle de faire rembourser le sport par la sécurité sociale, nous sommes persuadés chez MYS que la pratique du sport et des massages bien-être (médecine traditionnelle chinoise et indienne entre autre) à une action positive sur la santé des personnes. C’est pourquoi nous travaillons auprès des entreprises pour donner accès au sport et aux massages à des personnes qui ne le feraient pas à titre personnel pour des raisons variées.

Entrepreneur : Comment choisir votre Mutuelle santé ?

Entrepreneur : Comment choisir votre Mutuelle santé ?

Jamais malade, pas de lunettes, excellentes dents,… à quoi bon prendre une mutuelle santé puisque l’hôpital est pris en charge à 100% !

Si être opéré par l’interne de garde ou patienter de longs mois que le Professeur ait une disponibilité pour s’occuper de vous… pas de problème. Sinon, il vous faudra acquitter les dépassements d’honoraires et ce jour là, vous serez très heureux d’avoir souscrit une complémentaire santé.

Les questions à se poser…

Pour choisir une Mutuelle, il faut d’abord analyser sa « consommation » en matière de Santé et se poser 5 questions :
– Avec quelle fréquence je consulte des médecins qui pratiquent des dépassements d’honoraires ?
– Quels sont mes besoins en Dentaire ?
– Quels sont mes besoins en Optique ?
– A l’Hôpital, j’accepte de me faire opérer par l’Interne, le Chef de service ou le Professeur ?
– Enfin, je cherche un Prix, la Qualité ou un rapport Qualité/Prix ?

Le « mécanisme » du remboursement des frais médicaux.

Une fois le besoin défini, il est nécessaire de comprendre comment fonctionne en France, le mécanisme des remboursements médicaux. Et pour comprendre plus facilement, mieux vaut un schéma :

Il y a d’abord ce que coûte l’acte médical. Ce sont les Frais réels autrement dit ce que vous avez à payer.

La sécurité sociale a défini avec le corps médical, un « tarif de convention » pour cet acte. Ce tarif lui sert et c’est ce qui vous intéresse de « Base de remboursement » (BR).

La sécurité sociale applique à cette « Base de remboursement », un Taux de remboursement (TR) qui est variable selon différents critères. Il est par exemple de 70% pour une consultation de généraliste.

Le montant remboursé par la sécu est donc égal à BR x TR auquel, au passage, elle retire 1€ de « contribution forfaitaire ».

Comment la complémentaire exprime ses garanties…

Au minimum, il reste à votre charge le « Ticket modérateur » auquel très généralement, s’ajoutent les dépassements d’honoraires.

Une complémentaire rembourse toujours le « Ticket Modérateur ». Elle exprime ses garanties en % de la « Base de remboursement ». La garantie minimum est donc 100% de BR.

Plus vous montez en gamme, mieux la complémentaire va prendre en charge les dépassements d’honoraires sur la base de 125%, 150%, 200% de la BR.

Pour l’optique et le dentaire, la Base de remboursement de la sécu étant tellement « ridicule » que la référence à la BR n’est plus intelligible. Les complémentaires ajoutent donc une somme forfaitaire plus ou moins importante en fonction du contrat choisi.

Il ne vous reste plus qu’à choisir le contrat adapté à votre besoin…

Choisir une mutuelle revient donc à choisir les garanties qui correspondent à votre « consommation » de prestations de Santé et à se prémunir de la ruine en cas d’hospitalisation. Vous avez compris les explications qui précèdent, alors vous êtes armé pour discuter avec votre conseiller afin de choisir le contrat qui vous correspond. Il y a beaucoup d’économies à faire en choisissant attentivement le contrat et énormément de temps à perdre à essayer de comparer les contrats entre eux.

21 décembre 2012 : fin du monde et business

21 décembre 2012 : fin du monde et business

Pendant que certains se préparent à la fin de monde, d’autres créent des business sur la fin du monde… Certaines entreprises profitent ainsi de l’arrivée imminente de la date, pour se positionner sur des marchés un peu particuliers.
La peur de l’apocalypse a toujours fait réagir de nombreuses personnes, de manière parfois un peu irrationnelle.

L’argent n’ayant que peu d’intérêt dans le cas où la fin du monde arriverait, certaines entreprises se sont développées de manière spécialisée sur ce type de Business qui leur rapporte parfois beaucoup d’argent.

La première industrie à en profiter : le cinéma

La première industrie a profité de ce phénomène reste bien entendu l’industrie du cinéma

D’ailleurs Hollywood aura passé en revue toute les fins du monde possible est imaginable : petits hommes verts (ou gris), météorites, perturbations des pôles et des champs magnétiques… Tout y passe.

Qui ne se rappelle pas de films, numéros un du box-office, comme Armageddon ou Los Angeles 2012

Des business localisés

La fin du monde ayant été annoncée et quelques endroits ayant été déclarés comme « sauvés », d’autres business, plus pragmatiques se sont développés et notamment autour de l’Aude et la fameuse région de Bugarach (qui a été interdites dans les jours précédents la fameuse fin du monde, de peur de voir trop de gens s’y précipiter).

De l’autre coté de l’Atlantique, les fameux mayas à l’origine de la « bonne nouvelle », ont eu le droit de se voir davantage visités qu’à l’accoutumé et devenir très populaire grâce à des Business Tour avec la création d’« Apocalypse Tour », passant par le Honduras, le Salvador, le Guatemala et le Mexique.

Le Business des bunkers et kit de survie

A moins de ne pas disposer de la télévision, les français auront pu assister aux préparatifs de certains qui vont parfois jusqu’à la réservation de place dans des bunkers tout équipés (pour la modique somme de 35 000 euros) vous permettant de « survivre un an de plus ».

Qui a dit qu’on ne pouvait pas devenir riche grâce à la fin du monde ?

Paygreen : nouvelle solution de paiement sur Internet

Paygreen : nouvelle solution de paiement sur Internet

Dynamique Entrepreneuriale est allée à la rencontre des fondateurs de Paygreen qui a été parrainée par le Moovjee. Cette société qui offre la possibilité, aux utilisateurs, d’utiliser des Greens acquis gratuitement pour faire de nouveaux achats chez des marchands « verts ».

Présentez-nous Paygreen.

Paygreen c’est une nouvelle solution de paiement sur Internet qui sécurise les règlements en carte bancaire sur des sites e-commerces. Nous mettons à disposition du consommateur un porte-monnaie gratuit qui va se créditer d’une monnaie « verte » qu’on appelle un « Green » à chaque fois qu’il fera un achat avec sa carte bancaire sur le net. Ces Greens pourront ensuite être dépensés chez des sites e-commerce verts du type Nature et Découverte. Le principe de Paygreen est d’encourager les consommateurs à découvrir des produits ou services responsables, verts, qui vont dans le sens du développement durable.

Comment cela fonctionne ?

La démarche est très simple pour le consommateur : il crée son porte-monnaie en ligne en quelques clics puis, au moment de valider son achat sur un site e-commerce partenaire, il doit cliquer sur Paygreen (au lieu de Paypal par exemple). Il pourra ensuite payer comme d’habitude avec sa carte bleue, sans surcoûts. Des Greens lui sont alors crédités sur son porte-monnaie automatiquement. Le consommateur pourra quand il le souhaite utiliser ces points lors de ses achats sur des sites « verts ». Au moment de payer, il devra juste indiquer qu’il souhaite utiliser son porte-monnaie Paygreen pour payer. Il peut ensuite compléter s’il le faut avec sa carte bancaire.

Quelle est la différence de cette solution par rapport à Paypal ?

A la différence de Paypal, nous proposons un système de fidélisation. Le porte-monnaie mis à la disposition des e-consommateurs va leur permettre de gagner en pouvoir d’achat grâce aux Green qu’ils accumulent à chaque paiement sur le net. Comme avec Paypal, le consommateur peut effectuer un paiement sécurisé par carte bancaire. Mais la différence est que, grâce à ses paiements, le consommateur est incité à consommer « vert ».

Comment avez-vous créé cette entreprise ?

L’aventure a commencé il y a deux ans avec mon associé Nicolas Weissleib. Nous nous sommes rencontrés sur les bancs de l’école. Nous avons tout de suite eu envie de créer une société dont le but était d’inciter à une consommation plus respectueuse de l’environnement. Nous avons donc travaillé sur un système de fidélisation avant de nous rapprocher de deux sociétés Limonetik et Tunz pour mettre en place une solution de paiement et un portemonnaie virtuel pour récompenser les utilisateurs. Les marques ont tout de suite accroché avec le concept : Nature & Découvertes, Fnac, Etam, Sarenza, Yves Rocher et une vingtaine d’autre ont accepté de nous suivre. Pour le consommateur c’est une solution pour économiser et découvrir de nouveaux marchands : par exemple les Greens acquis à la Fnac peuvent être dépenses chez Nature&découvertes.

Avez-vous été aidés ?

Pendant les deux années lors desquelles nous avons développé la solution, nous avons obtenu des aides par l’intermédiaire d’Oséo à deux reprises. Nous avons reçu ainsi deux subventions : la première pour le développement R&D et la deuxième dans le cadre de l’innovation sociale. Nous avons également bénéficie du fonds privé Jeune Innovation, un jeune fonds qui est rentré au capital de la société il y a 1 an pour nous soutenir dans le développement de la solution.

Et aujourd’hui, où en êtes-vous dans l’aventure ?

Aujourd’hui nous avons une vingtaine de marchands qui ont intégré la solution. Nos objectifs sont d’avoir rapidement 100 000 utilisateurs et une cinquantaine de sites marchands. Nous organisons actuellement un tour de table pour recruter et communiquer afin d’accélérer le développement de Paygreen. Nous devons faire un gros effort de communication pour évangéliser le consommateur afin qu’il comprenne que la solution est totalement sécurisée. Notre objectif est que les internautes prennent l’habitude d’utiliser Paygreen pour régler les achats sur internet.

Vous avez participé au concours du Moovjee ?

Oui, nous avons participé à l’édition 2012 du concours du Moovjee et nous avons remporté le prix « Engagement citoyen ». Cela nous a permis de gagner de financer une partie de notre solution. Cela nous a apporté également beaucoup de visibilité et des mises en relation intéressantes grâce aux différents membres de la communauté du Moovjee. Au Moovjee il y a une vraie convivialité et beaucoup d’entraide entre les entrepreneurs !

Le taux de réussite en franchise remis en question

10 bonnes raisons d'ouvrir une franchise

Une idée très largement répandue veut que le taux de survie (ou taux de réussite en franchise) des franchisés est très supérieur au taux de réussite des entrepreneurs indépendants (i.e. n’appartenant à aucun réseau de commerce organisé).

De nombreux acteurs de la franchise s’appuient sur cette idée pour promouvoir la franchise en utilisant des arguments du type : « Une enquête réalisée par l’Insee permet de constater un taux de survie des entreprises franchisées au bout de 4 ans de 95 %, contre 40 % dans l’ensemble du commerce de détail et 53 % dans les services. »

Des études françaises à l’existence douteuse J’ai cherché à retrouver cette étude Insee.

Sans succès. Plus globalement, j’ai interrogé différents acteurs de la franchise pour qu’ils m’aident à mettre la main sur les recherches et publications supposées étayer cette affirmation. Sans plus de succès. Poursuivant mon enquête, j’ai exploré le web américain. J’ai alors découvert que plusieurs analyses remettant en cause cette idée avaient été entreprises dès le début des années 90 aux Etats-Unis (pour davantage de détails, voir page 61 du livre en version pdf « Devenir franchisé : ce qu’on ne vous dit pas » sur le site www.franchiselab.fr.

Une affirmation potentiellement trompeuse

Le 2 mai 2005, les conclusions de ces études ont conduit le président de l’International Franchise Association (1), l’IFA, à adresser une lettre (2) aux franchiseurs pour les exhorter à arrêter d’utiliser des arguments marketing « potentiellement trompeurs » pour attirer les candidats à la franchise. Il recommande vivement aux franchiseurs de retirer de leurs sites internet, de leurs brochures et de leurs plaquettes toute référence à l’affirmation selon laquelle « le taux de réussite des entreprises franchisées est beaucoup plus élevé que celui des entreprises indépendantes ».

Les origines de l’affirmation

Revenons sur l’origine, en France, de l’affirmation vantant la supériorité du taux de réussite des franchisés sur le taux de réussite des entrepreneurs indépendants. A la lumière de ces éléments (l’absence d’étude française accréditant le bien fondé de l’affirmation, les études américaines la remettant en cause et la lettre du président de l’IFA) on peut penser que cette affirmation a été importée des Etats-Unis dans les années 80 par les acteurs chargés de promouvoir la franchise en France. Le hic, c’est que ces mêmes acteurs ont ensuite décidé de passer sous silence les découvertes américaines ainsi que le prise de position officielle de l’IFA et continuent aujourd’hui à utiliser un argument qui s’avère, si ce n’est faux, en tout cas très contestable, pour attirer les candidats à la franchise.

Les réseaux à regarder en détail

Petite précision qui va de soi mais que je préfère faire. Si les études américaines montrent que l’argument objet de cet article est faux à l’échelle de l’ensemble des franchisés (de tous les réseaux), elles ne contestent pas le fait que dans certains réseaux pris individuellement, le taux de réussite des franchisés est très supérieur aux taux de réussite des entrepreneurs intervenant sur le même secteur d’activité mais ne faisant partie d’aucun réseau.

Traduction de la lettre de Matthew Shay, alors président de l’IFA.

Message de l’International Franchise Association Président Matthew Shay

Le 2 mai 2005

Chers amis,

Il a été porté à notre attention que certaines entreprises, membres de l’IFA, faisaient valoir des informations sur la franchise qui ne sont plus d’actualité depuis longtemps. En effet, ces informations ne sont plus en mesure de donner une image fidèle de notre industrie.

Nous sommes particulièrement préoccupés par des déclarations affirmant que le taux de réussite des entreprises franchisées est beaucoup plus élevé que celui des entreprises indépendantes.

Il y a plusieurs années, le US Department of Commerce a mené des études sur les réseaux de franchise et ces études ont effectivement mis en évidence ces performances. Mais celles-ci ne sont désormais plus valides. Le US Department of Commerce a mis un terme à ces études en 1987.

Nous vous recommandons vivement de retirer tout argument marketing fondé sur ces informations de vos sites web et de vos brochures. L’utilisation de ces données, en l’absence de recherches plus contemporaines, pourrait induire en erreur les futurs franchisés qui tentent de mener des enquêtes sérieuses.

La Fondation pédagogique de l’IFA a récemment publié une étude menée par PricewaterhouseCoopers, « L’impact économique des entreprises franchisées ». Cette étude offre, pour la première fois, une compréhension globale de l’impact économique de la franchise. Elle contient des informations qui peuvent être utiles aux futurs franchisés et à d’autres personnes, pour leur permettre d’appréhender l’importance et la portée de la franchise.

Une autre étude, disponible sur le site web de l’IFA, « Les chiffres de la franchise », a été réalisée à partir de données recueillies sur trois ans dans les UFOCs [UFOC : document d’information précontractuelle américain]. Elle fournit des moyennes sur des aspects importants de la franchise comme le chiffre d’affaires par unité, les droits d’entrée, les niveaux d’investissement initial, les conditions contractuelles et les conditions de renouvellement, les redevances et frais de publicité. Nous vous recommandons de consulter ces deux études et de les diffuser plutôt que de continuer à faire valoir des informations désuètes et potentiellement trompeuses. En tant qu’acteur de la franchise, vous jouez un rôle essentiel vis-à-vis des générations futures de franchisés et d’entrepreneurs. Aussi, je vous serais reconnaissant de bien vouloir accompagner l’action de l’IFA en faisant l’effort de présenter une image fidèle de la franchise.

Cordialement,

Article par Matthew Shay Président International

Franchise Association

(1) L’IFA, l’International Franchise Association, est la plus grosse association représentant la franchise dans le monde. Fin 2011, elle réunissait 1 125 franchiseurs, 12 200 franchisés et 605 prestataires. (2)

Communiquer sur les réseaux sociaux : l’affaire du marathon de NY

Les réseaux sociaux incontournables pour votre entreprise

Les 5 erreurs à ne pas commettre sur les réseaux sociaux pour ne pas perdre beaucoup d’argent et de clients. Comment communiquer sur les réseaux sociaux ?

La tempête Sandy a terriblement frappé la côte Est des Etats-Unis fin Octobre. L’annulation du marathon de New York prévu le 4 novembre, n’est pas contestable. Nous nous intéressons ici à la façon dont les organisateurs et les agences de voyage, ont géré l’incertitude puis l’annulation de dernière minute. Un bon exemple de ce qu’il ne faut pas faire en communication !

Plus de 70.000 fans sur Facebook, autant de followers sur les différents comptes Twitter, sites Web…, le dispositif de communication sur internet dispose d’un porte voix puissant. Le marathon de NY, plus grande course au monde, réunit près de 50.000 coureurs venus du monde entier, généralement inscrits deux ans à l’avance, 1.000 employés, 8.000 volontaires et 2 millions de spectateurs selon le NY Times (le 30/10/2012). Un gros, très gros business, qui selon Europe1 (le 02/11/2012) rapporte 340 millions de $ à la ville.

1. Rassurer à l’excès face à l’incertitude, au lieu de rester factuel et prudent

Après le passage de la tempête, les organisateurs se voulurent rassurants à l’envi.

Le 31/10, l’organisateur (NY Road Runners Club) titrait « l’organisation va de l’avant, pour un événement symbole de la vitalité et de la résilience de la ville ». Le 1/11, « après l’annonce du Maire, Mr Bloomberg, le marathon aura bien lieu dimanche 4 », rappelant que, même après les événements du 11 septembre 2001, la ville avait maintenu la course.

Le tout ponctué par Ms. Wittenberg, CEO du NYRRC « we’re going to have an amazing weekend »

Pourtant, on était alors quelques jours après la tempête, et tout le monde pouvait alors entendre « la situation est préoccupante, restons vigilants, nous vous alerterons sur l’évolution de la situation en temps réel ».

2. Ne pas assumer la réalité des clients

On attend d’un organisateur qu’il ait tout prévu et que si ça bug, il s’explique. Les vertus du « plan B » sont aussi de rassurer les clients. On attend d’une marque qu’elle soit responsable.

De toute évidence, il n’y avait pas de plan B. Jamais cette course n’avait été annulée en 40 ans.

Quand tombe la décision du Maire de New York, à peine 48h avant le départ, tous les coureurs sont sur place. Le NYRRC renvoie la décision sur les autorités. Les sponsors sont absents. Les agences de voyage sont muettes. Les transports désorganisés… Personne ne s’excuse de l’optimisme passé, laissant la frustration s’installer chez les clients.

3. Ne pas informer quand survient un problème

La communication fut alors totalement défaillante. Coureur moi-même, j’appris l’information par hasard. Et 10 jours après, je n’ai toujours pas reçu un seul email ou un SMS à l’exception des offres promotionnelles, que l’agence de voyage n’a pas songé à déprogrammer !
Sur les comptes Twitter du NYRRC et NYRRC-media relations, aucune information ne fut postée après le 2/11. Un silence qui laissa place à un déluge d’articles dans les médias, qui viennent s’ajouter à la confusion, les uns incrédules, les autres accusateurs.

4. Engager la conversation uniquement à des fins marchandes

La comparaison avec l’organisateur du marathon de Berlin est intéressante. Ce marathon fait partie des 5 majeurs au monde, avec 40.000 participants et la réputation de l’évènement le mieux géré.

Sur les réseaux sociaux, les organisateurs communiquent tout au long de l’année. Ils donnent avant de recevoir ; ils donnent un fil d’information régulier sur la ville de Berlin, des informations générales, etc. Empathiques, les organisateurs de Berlin ont posté un mot de soutien aux coureurs de New York !

Le NYRRC, au contraire, a massifié l’information à l’arrivée du marathon, information très souvent sponsorisée, information impersonnelle, qui rend suspects les appels à générosité lancés à partir du 7 novembre, près de quinze jours après la tempête.

5. Créer une relation sans engagement moral

Dès lors que la conversation est engagée par une marque, la suspendre au premier grain de sable met la communauté de ses clients dans une situation fâcheuse.

Au fond c’est qu’on retiendra de cette affaire. La carence d’information factuelle dans une communication commerciale avant tout.

  • Carence avant, faute d’alerte sur les risques.
  • Carence sur le moment, les coureurs engagés ayant appris l’annulation au hasard.
  • Carence après, par défaut d’information sur les implications.

La conséquence se traduit en une action juridique d’ampleur à l’encontre des organisateurs, et des dégâts irrémédiables sur la réputation des organisateurs.

Utiliser les réseaux sociaux, c’est faire mettre en œuvre un puissant effet de levier. Mais on ne peut pas s’y improviser, sinon gare au retour de manivelle.