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Interview de Daniel Abittan, Fondateur de Photo Service

Daniel Abittan Fondateur de Photo Service

Retrouvez notre interview exclusive du serial entrepreneur, Daniel Abittan, iconoclaste, fondateur de Photo Service, Photo Station, Grand Optical, la Générale d’Optique et Acuitis.

Pourquoi avoir lâché votre poste chez Price Water House pour créer Photo Service ?

A 30 ans je me suis rendu compte que je détestais ce que je faisais et que je n’allais pas passer le restant de ma vie à mener une vie que je n’aimais pas ! J’ai donc décidé de me lancer, au grand dam de mes amis qui se sont sérieusement demandés ce que j’allais faire à ouvrir une boutique

Et alors, pourquoi vous êtes-vous lancé ?

Au départ ma motivation c’était bien sûr de m’enrichir… mais très vite j’ai été pris par l’aventure humaine. Mon autre moteur a été la volonté d’être indépendant, libre. Je ne veux pas avoir de maître et je n’accepte pas que quelqu’un me dise comment diriger ma vie.

Vous pensez qu’un entrepreneur est un être libre ?

Du moins il en a la sensation ! On croit être indépendant mais c’est une illusion. Quand on a l’Urssaf qui nous harcèle et que des milliers de personnes dépendent de nos décisions personnelles, on ne peut pas dire qu’on soit libre.

Comment vous est venue cette idée folle de développer les photos en 1 heure ?

En visitant un salon, j’ai découvert une machine japonaise qui était capable de développer les photos en seulement 1 heure. Ça a fait tilt !

Donc vous avez tout de suite ouvert le premier point de vente ?

Oui, j’ai acheté la machine japonaise, quelques meubles chez Ikea et j’ai monté moi-même la boutique ! Voilà comment a démarré l’aventure qui a fait de nous 20 ans plus tard le numéro 1 européen de la photo en 1 heure !

…Avant de voir votre métier s’éteindre à petit feu !

Le numérique est passé par là. Si on m’avait dit que j’assisterai de mon vivant à la mort de la petite boite jaune Kodak, je ne l’aurai pas cru !

Vous n’aviez pas prévu ça dans votre business plan…

De toute façon le business plan c’est fait pour épater la galerie, amadouer son banquier… mais tous les business plans sont faux ! Tout le monde le sait, mais on continue de faire comme si !

Et alors, comment êtes-vous passé de la photo à la lunette ?

C’est très simple ! Je vivais à l’époque dans l’obsession du « en 1 heure » quand j’ai fait un voyage à Chicago. Là-bas je suis tombé nez à nez avec une enseigne qui proposait des lunettes en 1 heure.
Le succès a été très rapide. Quel a été votre secret ?
Nous avons focalisé tous nos efforts sur le désir de rendre service. J’ai toujours dit que le commerce ne peut être fait qu’avec une grande part de féminité : le sens de l’accueil, la patience, l’empathie, le sourire, la sensibilité… toutes les qualités humaines que les hommes machos ne peuvent pas avoir !

Vous avez monté vous-même le concurrent de votre entreprise Grand Optical. Ce n’est pas un peu maso ?

La création de Générale d’Optique est partie d’une angoisse. Je savais que la concurrence allait arriver ; alors autant que la concurrence ce soit moi ! Mon but était d’essayer par tous les moyens de tuer Grand Optical avec cette nouvelle marque ! Si je n’arrivais pas à tuer Grand Optical, c’était que l’enseigne était très résistante et que je n’avais donc plus à avoir peur. Au final, Grand Optical a continué à se développer et la Générale d’Optique a été un très gros succès !

Vous parlez de votre entrée en Bourse comme d’une « erreur totale ». Pourquoi ?

Oui mes valeurs étaient antinomiques avec celles de la Bourse. Je confesse avoir fait cette erreur par arrogance et par stupidité. La Bourse n’était pas faite pour nous, on s’est fait avoir par ce capitalisme sauvage !
« L’enfer c’est les autres » a écrit Sartre. Pour vous l’enfer c’est la Bourse ?
Oui, chaque trimestre il faut se dénuder, raconter tout sur sa boite. Votre concurrence se régale ! Les analystes réclament des résultats complètement inatteignables et il faut toujours plus de productivité, de rentabilité, sinon il faut licencier. C’est irréaliste et inhumain !

La Bourse a fini par avoir votre peau ?

J’ai souhaité racheter mes actions. Elles étaient à 14 € et je proposais de les racheter pour 21 €. Mais quelqu’un a fait une OPA hostile sur les parts et j’ai perdu la boite.

Difficile à vivre n’est-ce pas ?

Oui, très dur. Les gens me disent que ce n’était pas grave parce que j’avais pu recevoir un chèque de plusieurs centaines de millions en échange. Mais les gens ne comprennent pas la mentalité de l’entrepreneur et son attachement à son entreprise. L’argent n’est pas un but en soi.

Comment avez-vous rebondi ?

Photo Service que j’avais revendu était en redressement judiciaire et d’anciens collaborateurs sont venus me voir pour me demander de ne pas les laisser tomber. J’avais deux choix : profiter du chèque en vivant la dolce vita ou replonger. J’ai pris la voie de l’utilité sociale. Mais j’ai décidé de remettre à plat le business model de l’entreprise et de passer de la photo à la téléphonie mobile.

Vous avez encore monté une nouvelle entreprise depuis : vous êtes insatiable ?

Il y deux ans, j’ai monté un nouveau concept de point de vente dans le domaine de la vision et de l’audition, Acuitis. Nous avons cette fois parié sur le low cost dans un écrin haut de gamme.

Que retirez-vous de toute cette aventure entrepreneuriale ?

J’ai appris qu’il faut avant tout commencer par définir ce qu’on veut faire dans ce monde. La vision d’entreprise devient alors un moyen pour atteindre sa vision personnelle.

5 conseils

  1. Laissez vos clients vous éduquer. Ce sont eux qui vont vous dicter le business model à adopter.
  2. N’oubliez pas que ce sont les Hommes les plus importants. Au départ, quand on lance une boutique ce qui est le plus important c’est l’emplacement. Mais quand vous grandissez ça devient les Hommes.
  3. Privilégiez la logique client à la logique société. C’est-à-dire demandez-vous ce dont a envie le client et non pas ce qu’il faut faire pour gagner de l’argent.
  4. Ne tardez pas à vous lancer. En accumulant les diplômes vous augmentez votre taux d’employabilité et vous aurez plus peur de prendre des risques.
  5. Ne perdez pas de vue les priorités dans la vie. Les priorités de l’entrepreneur devraient être dans l’ordre : la santé, la famille et enfin le travail, et pas l’inverse.

Interview de Thierry Dusautoir, Cofondateur de MS Innovations

Saviez-vous que l’homme élu meilleur joueur de rugby en 2011 était aussi un multi-entrepreneur ? Interview exclusive du capitaine de l’équipe de France de rugby, Thierry Dusautoir et cofondateur de MS Innovations et Tickxpress.

Au rugby, quel a été votre moteur pour progresser ?

J’ai toujours regardé vers le haut et j’étais motivé par la réussite, par le fait de progresser. Mais au départ, lorsque j’ai intégré le centre de formation, je n’avais pas du tout l’ambition de devenir professionnel. Je voulais juste passer à l’étape supplémentaire, voir à chaque fois ce qui se passait plus haut !

Votre rêve n’était donc pas de devenir une star du rugby ?

A l’époque j’étais étudiant à la fac en physique chimie et je préparais mon entrée en école d’ingénieur. Entrer au centre de formation était avant tout pour moi un moyen de financer mes études !

Pensiez-vous un jour créer votre entreprise ?

Non, pas du tout. En fait, mon ambition était d’obtenir mon diplôme d’ingénieur et d’entrer chez Airbus ou EADS. C’est par hasard que je suis venu à l’entrepreneuriat. J’ai rencontré mes associés il y a dix ans. Voyant qu’ils étaient dynamiques et avaient beaucoup d’idées, je leur ai dit que s’ils créaient quelque chose, ils pouvaient compter sur ma participation. J’avais dans l’idée de m’intégrer petit à petit dans le monde de l’entreprise.

Vous préparez déjà votre reconversion ?

Oui, en tant que sportif de haut niveau, je suis très bien payé, certes, mais cet argent ne me permettra pas de vivre toute ma vie. Je pense donner au fur et à mesure de plus en plus d’importance à mon engagement entrepreneurial.

La plupart des sportifs se reconvertissent en vendant leur image ou en devenant entraineur. Pourquoi avoir choisi la voie de l’entrepreneuriat ?

J’ai fait ce choix car les activités des entreprises que nous dirigeons avec mes associés me permettent de renouer avec ma passion pour le domaine scientifique et de la recherche. Et puis j’ai profité de l’opportunité qui se présentait à moi pour me lancer.

Avez-vous le temps de mener de front vos carrières sportive et entrepreneuriale ?

Aujourd’hui le rugby reste ma priorité et me prend énormément de temps. Notamment lors de la Coupe du monde l’an dernier, j’étais à 100 % sur la compétition. Alors j’essaie d’être très organisé dans mon emploi du temps. Je m’investis dans la stratégie de l’entreprise durant mon temps libre. J’essaie de participer au développement de l’entreprise grâce aux contacts que le sport me permet d’avoir.

Quel rapport voyez-vous entre le monde du business et celui du sport de haut niveau ?

Dans le business comme dans le rugby, c’est une rude compétition de tous les instants ! Dans les deux cas, la compétition exige une remise en question permanente et la nécessité de savoir accepter les défaites, sans baisser les bras. Il faut également toujours donner le meilleur de soi, même dans les moments difficiles. J’ai retrouvé dans le monde de l’entreprise le même facteur de réussite que dans le rugby : l’esprit d’équipe.

Comment vous servez-vous de votre notoriété et de votre réseau pour développer votre entreprise ?

Grâce à mon statut, j’ai la chance de rencontrer des managers et des décideurs à qui je parle de mon entreprise. C’est vrai que c’est plus simple pour obtenir un premier rendez-vous. Mais obtenir le rendez-vous c’est bien et les convaincre de devenir client, c’est autre chose !

Parlez-nous de votre entreprise, quel est son cœur de métier ?

MS Innovations est une société spécialisée dans le marketing mobile. Nous avons une offre transversale de services mobiles : applications mobiles, envois de SMS en masse ou campagne QR code. En 2009, nous avons créé Tickxpress qui est une Spin Off de MS Innovations. Elle propose une solution de dématérialisation de billets papiers sur mobile et qui est notamment utilisée par le Stade Toulousain.
Que vous apporte le sport dans votre engagement entrepreneurial et inversement ?
Lorsque j’ai beaucoup de pression, en période de tournois, avoir cet engagement entrepreneurial à côté me permet de relativiser et de penser un peu à autre chose et des méthodes pour évacuer le stress. Et le sport en équipe m’apporte une bonne compréhension des relations humaines, ce qui me permet de mieux gérer des situations dans l’entreprise.

Vous êtes capitaine de l’équipe de France de rugby. Capitaine d’équipe et chef d’entreprise : est-ce pareil ?

Il existe énormément de similitudes entre les deux fonctions. Il faut savoir écouter, guider ses troupes, déléguer, sans oublier de récompenser le travail des autres.

Gère-t-on la pression de la même manière durant un match que lors d’un rendez-vous client ?

Lors des matchs, j’ai le statut de « l’ancien » qui doit rassurer ses coéquipiers, alors que lors d’un rendez-vous client, je suis plutôt le petit nouveau qui apprend. Dans tous les cas, je gère le stress en préparant le mieux possible l’évènement. Et j’accepte aussi de ne pas tout maîtriser…

L’innovation, nouvel eldorado des entrepreneurs ?

L’innovation offre un espace qui n’a jamais été aussi vaste et ouvert à celui qui décide d’y pénétrer avec « l’avantage entrepreneurs ».

L’innovation n’est ni un eldorado, ni nouveau : La fortune ne sourit pas à tous les audacieux, et l’économiste Schumpeter en fait dès les débuts du XXe siècle le terrain de prédilection des entrepreneurs. La nouveauté, c’est que les possibilités ouvertes par l’innovation n’ont jamais été aussi grandes.

Une faible barrière d’entrée

D’abord, il n’a jamais été possible de remettre en cause l’ordre établi avec aussi peu de capital de départ. Guy Kawasaki, un des gourous reconnus dans le domaine, affirme ainsi : le cloud rend la puissance informatique quasi gratuite, les logiciels sont libres, et le marketing de départ est gratuit, fondé sur les réseaux sociaux. On peut partir à la conquête du monde avec une idée, de la détermination, et moins de 100 000 €. La barrière financière d’entrée n’a jamais été aussi basse : « avantage entrepreneurs » !

Changer de business models

Ensuite notre époque marque une mutation : l’innovation par les business models prend le relais de l’innovation produits. La place y est grande ouverte aux entrepreneurs : rares en effet sont les leaders en place qui acceptent de challenger d’eux-mêmes leurs positions. En 20 ans, Ryanair est devenue la première compagnie européenne. En 10 ans, Vente-privee.com est la première capitalisation européenne des startup, en 5 ans Apple a démodé le « téléphone fait pour téléphoner ». Au Sénégal, les entrepreneurs inventent aujourd’hui l’accouchement « smartcost », en Afrique du sud, l’électricité sans abonnement… Tout est question de changement de business model à notre époque : « avantage entrepreneurs » !

Inventer de nouveaux modèles sociaux

Enfin, une autre nature d’innovation devient essentielle : Le modèle de l’innovation sociale, celle des « social models ». Les schémas anciens craquent, le monde et les nouvelles générations ne fonctionnent pas de la même manière. Quand 80 % des cadres français déclarent ne pas faire confiance à leur hiérarchie, on comprend le potentiel de création de valeur en inversant la donne. Ce nouveau gisement d’innovation est difficilement accessible aux entreprises installées. Ce n’est pas une utopie, mais du réalisme.

Une jeune entreprise française, Gymglish, pose ainsi comme postulat de grandir sans grossir, et donne l’opportunité à ses collaborateurs de reconfigurer en permanence leur travail. En Inde, Vineet Nayar, PDG de HCL et entrepreneur, révolutionne le management en affirmant « les employés en premier, les clients en second ». Résultat : il triple taille et bénéfices. L’enjeu du succès aujourd’hui est d’inventer des nouveaux « social models » : « Avantage entrepreneurs » ! Seuls des entrepreneurs ont la capacité à développer de front ces 3 niveaux d’innovations qui feront les leaders de demain. Ce sont des espaces nouveaux qui s’ouvrent à ceux qui, sans idées préconçues, entreprennent et innovent.

Article par Jacques Birol | Fondateur dirigeant du cabinet LESS & MORE

On a testé pour vous : Mikogo

Pas toujours facile d’arriver à suivre une réunion à distance quand vous ne pouvez pas voir concrètement de quoi parle l’animateur… Pour répondre à cette difficulté, le logiciel Mikogo offre une solution pratique de partage d’écran.

Bonne nouvelle

Aujourd’hui plus besoin de perdre sa journée sur l’autoroute ou dans le train pour un petit rendez-vous avec votre partenaire ! Des solutions très évoluées de travail à distance sont apparues pour faciliter les téléconférences et éviter ainsi de polluer la Planète dans les transports !

Suivre l’écran de l’animateur en temps réel

Parmi les solutions qui facilitent le télétravail, on peut bien sûr citer l’incontournable Skype qui permet les conférences téléphoniques à plusieurs, en mode visio avec les webcams, et avec la possibilité de chater en même temps avec l’un des participants. Un outil très complet mais auquel il manquait tout de même une fonctionnalité pour permettre de réaliser des réunions à distance aussi efficaces que les vraies réunions… C’était sans compter le logiciel Mikogo qui vient parfaire la solution. Ce logiciel en téléchargement gratuit permet aux participants d’une téléconférence de partager leur écran avec un animateur qui peut ainsi faire aisément comprendre ses explications en temps réel.

Partager son propre écran

Idéal pour les réunions de présentation, pour l’assistance à distance ou pour la formation, Mikogo permet de montrer à plusieurs participants en même temps les actions que vous êtes en train de faire sur votre écran. Il est également possible de prendre le contrôle de l’écran d’autres participants, mais aussi de demander à guider à distance son clavier et sa souris. Une façon simple et didactique de réaliser ses téléréunions.

Consulter ensemble des documents

De nombreuses situations rendent l’utilisation de ce logiciel très pratique : analyser des tableaux prévisionnels avec vos partenaires à l’étranger, réaliser un argumentaire de vente basé sur une présentation Powerpoint, expliquer à votre nouveau salarié comment se servir d’un logiciel qu’il ne comprend pas, présenter vos photos de vacances aux membres de votre famille dispersés sur plusieurs régions… Les possibilités offertes par cette solution de partage d’écran sont infinies !

La location de titres sociaux

Conformément à l’article L. 239-1 du Code de commerce, dans les statuts de sociétés anonymes, de commandites par actions, de SAS, de SARL soumises à l’IS, peut être mentionné que les actions ou parts pourront être données à bail uniquement au profit d’une personne physique.

Cette disposition récente intéresse plus particulièrement la personne qui souhaite céder une entreprise. Ce montage permet au cédant de conserver le contrôle et les revenus pour une durée déterminée. Le repreneur, quant à lui, va bénéficier d’une forme de période d’essai. On utilise souvent cette technique lorsqu’un repreneur peine à trouver son financement.

Le locataire est soumis à un agrément puisque d’après le Code de commerce, « Les dispositions légales ou statutaires prévoyant l’agrément du cessionnaire de parts ou d’actions sont applicables dans les mêmes conditions au locataire ».

Une fois cet agrément obtenu, le locataire bénéficiera du droit de percevoir les dividendes liés aux actions ou parts qu’il loue. Le locataire sera également titulaire d’un droit de vote lors des assemblées ordinaires. Toutefois, il ne pourra pas disposer des titres.

Il est exclu pour le loueur de sous-louer les titres sociaux. Quant au régime commun du droit au bail, il est interdit au bailleur de faire transformer la nature de la société en une forme de nature à remettre en cause la location.
Ainsi, le bailleur ne pourrait pas faire transformer une SARL soumise à l’IS, dont les parts peuvent être données à bail, en une SARL soumise à l’IR dans le seul objectif de mettre un terme à la location des titres.

Article par Philippe Ruff | Avocat à la Cour

Transports : des améliorations nécessaires

Les entreprises franciliennes demeurent le principal contributeur au financement du fonctionnement des transports collectifs en IDF. En 2011, les taxes se sont multipliées malgré une conjoncture économique extrêmement difficile. Au total et au titre de la seule année 2011, elles ont vu leur fiscalité augmenter de plus 500 M€.

Pourtant, le temps de transport s’est allongé avec un temps moyen de 85 minutes (contre 60 en moyenne nationale). Celui-ci est désormais plus de deux fois supérieurs à celui de 1980 (38 minutes en 1980).
Pire, les conditions se sont fortement dégradées : accessibilité difficile, inconfort, saturation, irrégularité à répétition, insécurité…

Lors de son audition par la Commission d’enquête parlementaire relative au projet de rénovation du Réseau Express Régional d’Ile-de-France, le Medef d’Ile-de-France a rappelé que les transports étaient une priorité absolue.

Même si certaines mesures ont été actées (Renouvellement du matériel roulant sur le RER A, réaménagement des infrastructures et le remplacement des rames du RER B, accélération des schémas directeurs de remise à niveau des RER C et D, désaturation de la ligne 13 par le prolongement de la ligne 14.), le MEDEF IDF a insisté sur la nécessité d’transports, la fréquence, l’information des voyageurs et la sécurité du transport.
Surtout quand on sait que, le protocole d’accord Etat/Région du 26 janvier 2011 prévoit que la contribution des entreprises franciliennes au titre du Versement Transport va pratiquement doubler en passant d’environ 3000 M€ aujourd’hui à 5500 M€…

Bilan Oséo : 2011 a progressé, 2012 progressera

L’année dernière, Oséo a soutenu 84 000 entreprises soit une progression de 5 % par rapport à 2010. Avec près de 31 milliards d’euros de financements soit 7 % d’augmentation par rapport à 2010, l’entreprise a continué sa progression.

Ces investissements ont été répartis de la manière suivante :

  • 11,7 milliards d’euros de financements en partenariat avec les banques et les organismes de fonds propres
  • 9,1 milliards d’euros de prêts garantis
  • 8,2 milliards d’euros de créances financées sur le court terme.
  • 1,9 milliard d’euros de financements pour les projets innovants, dont le Fonds unique interministériel (FUI)

François Drouin, PDG d’Oséo, qui tenait sa conférence de presse annuelle ce 7 février 2012 a également fait part de ses engagements pour 2012.

Plusieurs axes ont été évoqués pour continuer cette progression :

  • Création d’Oséo Industrie : dotée d’un milliard d’euros de fonds propres
  • Les équipes de FSI Régions rejoindront les directions régionales d’Oséo
  • l’entreprise délivre depuis peu le rescrit pour assurer une juste éligibilité au CIR des dépenses de R&D qui demeure opposable à l’administration fiscale.

Comment se faire une place parmi les géants ?

La crise qui nous traverse oblige à une véritable mutation. Il faut que les nouvelles entreprises qui se lancent sur des marchés saturés modifient leur stratégie et optent pour le juste ton. Comment se faire une place parmi les géants ?

Aujourd’hui, face à la crise, les facteurs de succès changent et le consommateur évolue avec son environnement. S’en sortiront alors sur les marchés saturés ceux qui auront su en percevoir les signes : l’importance de la considération, les arguments de réassurance, le choix de nouveaux outils, de standards ou de repères.

De nouveaux enjeux à prendre en compte

L’exercice n’est pas facile tant l’année 2012 semble présenter une triangulaire complexe : d’un côté les actifs immatériels des marques et entreprises qui forgent leur valeur et leur capitalisation, de l’autre, un choix de fournisseurs refuges, et enfin le besoin vital pour développer une nouvelle clientèle. A cela s’ajoutent les enjeux majeurs d’image issus de mélanges complexes de communications remarquables (relations presse, RSE, e-réputation, évènementiel, campagnes cross média…) et de la nouvelle notion de « marque utile » qui a besoin d’idées neuves. Autant de nouveaux paramètres à prendre en compte et de défis à intégrer pour pouvoir se démarquer de sa concurrence, même sur un marché saturé.

Faire preuve d’une audace raisonnée

Pour les prestataires de services, telles que les agences de communication, la taille de l’entreprise peut être compensée par la capacité de certains à tirer leur épingle du jeu. Elle deviendra surtout un enjeu de croissance et restera corrélée au développement. L’essor dans un marché saturé ne pourra passer que par une audace raisonnée, une lecture claire des enjeux et la connivence des partenaires et clients.

Se différencier des géants

Dans un contexte de crise, les clients ont tendance à se raccrocher par peur aux géants du marché. La clé est alors de choisir de se démarquer des concurrents en développant des concepts nouveaux et particuliers, est de se placer comme l’alternative hyper spécialisée, réactive et moins chère face aux géants. Il faut montrer au marché que son entreprise est mieux à même de répondre aux nouveaux enjeux que ses concurrents historiques.

Lutter pour se faire une place sur les marchés

La cartographie des marchés actuels prend des allures de « champ de bataille » où les challengers doivent lutter pour se faire une place parmi les géants du marché ! De nouveaux profils d’entreprises émergent et les compteurs des différents secteurs se remettent à zéro. Une chance réelle pour les guerriers. Des guerriers vigilants qui savent que les géants sont les mieux armés. Mais des guerriers audacieux dans leur approche de leur secteur tout de même. à nous de jouer !

Article par Nils Audoin, fondateur de l’agence New York

Recruteurs : plongez dans les réseaux sociaux !

L’avènement des réseaux sociaux bouleverse les codes du recrutement pour la petite entreprise. Un mode de recrutement dont il faut maîtriser les codes…

22,6 millions d’utilisateurs français sur Facebook, 2,6 millions sur LinkedIn, 2,4 millions sur Twitter et 22 600 sur Google+. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes et marquent surtout le nouvel engouement des français pour les médias sociaux. Après avoir bouleversé le rapport entre les marques et les individus, les médias sociaux « attaquent » le monde du recrutement.

Les réseaux sociaux pour recruter : oui, mais pourquoi ?

Loin des annonces publiées dans la presse, de manière unilatérale, ce passage par les réseaux sociaux a permis d’engager un vrai dialogue entre recrutés et recruteurs et ainsi, de réduire la distance entre des candidats nombreux et qualifiés et les entreprises. Selon la dernière étude RégionJobs, un recruteur sur quatre a déjà embauché un candidat contacté à partir d’un réseau social.

Les bénéfices du recrutement via les réseaux sociaux

Sans tomber dans une analyse économique détaillée, le recrutement via les réseaux sociaux offre des bénéfices tangibles. D’abord, en démultipliant l’effet viral de l’annonce, on peut ainsi toucher des candidats que l’on ne toucherait pas aisément par un média traditionnel. Un double avantage donc : tant sur la diversité des profils que sur le volume de profils. Ensuite, en utilisant les médias sociaux, l’entreprise peut réduire ses coûts de recrutement de manière significative. En effet, par l’usage privilégié des contacts directs, par la cooptation sociale et les relais des outils 2.0, une bonne partie des coûts d’annonce et de « chasse » peut être économisée.

Enfin, par ces usages, la performance de recrutement pourra être démultipliée (nombre de contacts qualifiés, choix accru des profils, impact sur la diversité…) ainsi qu’une réduction du temps de pourvoi des postes, qui pourra descendre de plusieurs mois à quelques jours. N’est-ce pas le rêve de toutes PME confrontées à des problématiques récurrentes de personnel ?

3 conseils afin de ne pas être noyé dans le grand bain

Voici les trois premiers principes à suivre pour ne pas se perdre dans les médias sociaux.

  1. Définissez vos objectifs. La meilleure stratégie a adopté avant de commencer à recruter via les médias sociaux est de penser au préalable à vos objectifs de recrutement ainsi qu’à vos indicateurs de mesure de résultats : Pourquoi et Comment ? En regard de ces objectifs, des indicateurs de mesure doivent être également pensés.
  2. Pensez à développer de manière pertinente votre présence numérique. En effet, selon le choix de cibles de recrutement, il est primordial de connaître où se trouvent ses cibles afin de savoir comment interagir avec eux (stratégie de communication, localisation…). Il est aussi important de retenir que l’élément de base de cette présence digitale est le site de l’entreprise, mettant en avant les possibles offres et carrières proposées.
  3. Impliquez les collaborateurs. Ce point plus général est tout aussi important que le précédent : il est essentiel d’impliquer la plupart des employés de l’entreprise. N’oubliez pas que ce sont eux les meilleurs vendeurs de l’entreprise.

En suscitant l’intérêt aux potentiels candidats, en partageant les offres avec leurs propres réseaux (sociaux et présentiels), ils participent à qualifier les candidats et ainsi conduire à une performance accrue de recrutement.

Et vous, êtes-vous prêt à plonger ?

Article par Jean-Noël Chaintreuil – Conseil Stratégies RH

Audit’moi comment économiser !

Réaliser un audit sur les frais divers de l’entreprise permet de récupérer jusqu’à 35 % de ces frais.

La perte du triple A a ranimé la volonté de rigueur du gouvernement. Mais pour économiser, il existe d’autres moyens que celui qui consiste à se serrer la ceinture. Pour réduire les frais de l’entreprise, il suffit souvent de dépenser plus intelligemment. Pour aider l’entreprise dans cet objectif, les sociétés d’audit mettent le doigt sur toutes les réductions de coûts possibles. Jusqu’à 35 % d’économies peuvent être réalisées ainsi.

Coûts sociaux, fiscaux, télécoms, automobiles, d’énergies, des assurances, des fournitures… Pour réaliser un audit, Les sociétés d’audit en réduction des coûts partent à la chasse aux euros dépensés pour rien par l’entreprise et qui plombent son résultat net. Ce sont surtout les coûts fiscaux et sociaux sur lesquels il va être possible de jouer. Les experts en réduction de coûts peuvent par exemple estimer les situations dans lesquelles l’imposition peut faire l’objet d’une contestation (une imposition sur trois peut aboutir à une diminution de la charge d’environ 25 %).