Accueil Blog Page 1099

Les durées de règlement qui s’éternisent, non merci

Les durées de règlement qui s’éternisent

Entre le décompte d’un intérêt de retard qui frôle le taux usuraire, la facturation de 40 euros pour le recouvrement des sommes impayées, ou encore l’émission d’un rapport du commissaire aux comptes à l’attention du ministère de l’Économie et des Finances informant des anomalies constatées, il existe un arsenal de mesures dissuasives pour aider au bon règlement des factures. De plus, il existe en France une loi qui indique que les règlements entre entreprises doivent s’effectuer au plus tard à 60 jours fin de mois date de facture.
Malheureusement, cela n’endigue pas la déferlante de non-paiement que les entreprises connaissent actuellement.

En effet, que constate-t-on sur le plan du financement à court terme des entreprises à l’heure de la crise ? Des donneurs d’ordres privés échelonnent leurs paiements au-delà de ce qui est permis. D’autres donneurs d’ordres publics qui malgré les promesses, exécutent les paiements déjà émis que tardivement. Et en finalité, les banques se refusent à financer le Besoin en Fonds de Roulement de l’entreprise.

Se faire de la trésorerie au sein de l’entreprise, comment ?

Quelques exemples tout simples : payer ses précomptes salariaux cash (obligatoire), en étalant les charges patronales sur six mois, pourrait être une solution. Échelonner le paiement des impôts sur la même durée, ou encore en ne réglant pas ses fournisseurs et différer les paiements.
Attention à ne pas produire un effet domino, tout cela mettrait à mal de très nombreuses TPE et PME.

Comment gérer ces situations pour le chef d’entreprise ?

Le gérant doit faire preuve de persuasion et de persévérance avec chacune des parties concernées (clients, fournisseurs, banques). Quelques recommandations viennent naturellement à être citées, à savoir :
Du côté de ses clients: 

  • Surveiller comme le lait sur le feu sa balance clients et s’alerter de tout retard.
  • Se déplacer pour faire le recouvrement de ses clients, la seule relance téléphonique ne suffit plus.
  • Accepter un échelonnement avec des demandes de garanties personnelles exécutables.
  • Ne pas hésiter à recourir à des procédures contentieuses (relance courriel, relance par lettre simple, relance par lettre recommandée, recours à un huissier de justice) afin d’obtenir au mieux un paiement.
  • Accorder éventuellement une remise pour paiement comptant – mieux vaut tenir que courir !
  • Instituer le prélèvement automatique.
  • Ne pas hésiter à se séparer d’un client « problématique » ou « dangereux ».

Du côté des fournisseurs:
– Négocier avec ses fournisseurs des délais de paiement.
– Obtenir des remises pour paiement en avance sur la date prévue au contrat.

Du côté des banques:
– Rencontrer régulièrement son banquier avec les prévisions d’exploitation et de trésorerie.
– Négocier une facilité de caisse.
– Envisager la mise en place de l’escompte, d’un « DAILLY », d’un affacturage.

En un mot comme en cents, il faut tout essayer ! Face à la crise de liquidité qui touche les TPE et les PME, il est nécessaire d’être proactif et de résister. Et pour cela ne pas hésiter à s’entourer de son expert-comptable et d’un huissier de justice pour qu’ils deviennent les véritables « CREDIT MANAGER » de votre entreprise !
La vague est forte, il faut vite apprendre à surfer pour vivre et survivre.

Réussir un concours pour développer son produit !

Réussir un concours pour développer son produit ! Interview de Sébastien Bolis

Portait de Sébastien Bolis qui lance sa société, Wavelens, en novembre 2012 en compagnie de deux autres membres du CEA LETI (Arnaud Pouydebasque et Fabrice Jacquet). 

L’idée a pour origine une problématique qu’il rencontre alors fréquemment dans son milieu professionnel. Cette problématique ? La difficulté d’intégrer des fonctions optiques avancées telles que l’autofocus, le zoom ou encore la stabilisation d’images dans nos Smartphones ou caméras miniatures. Pour arriver à développer sa technologie, il décide de participer au 14e concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes lancé par Oséo (aujourd’hui BPI France) et le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dont il devient l’un des lauréats.

Pour lui, celui-ci a l’avantage « de se situer très amont du projet de création » et de l’avoir aidé à passer « d’un projet à des produits ». Cette participation, il ne la regrette pas. Selon lui, elle lui a permis « de démarrer la société dans les meilleures conditions possibles ». Aujourd’hui, il recommande d’ailleurs à chaque entrepreneur qu’il croise d’y participer afin de bénéficier de l’aide financière. Mieux, la dotation lui permet aujourd’hui d’être dans une meilleure position pour sa levée de fonds. Sans elle, il n’aurait en effet pas pu développer sa technologie, avoir des clients… Alors tenté par une participation ?

Entrepreneurs, Bpifrance vous soutient en prêt et capital, contactez Bpifrance de votre région : bpifrance.fr

Quand les produits naturels empêchent le burn-out…

Quand les produits naturels empêchent le burn-out…

Résilient, audacieux, persévérant, courageux, travailleur, leader naturel, optimiste… Les qualités nécessaires pour mener à bien une entreprise sont nombreuses. Et cela, quelle que soit son envergure. Mais force est de constater qu’un élément essentiel à la création, au développement et la pérennisation d’une entreprise est souvent mis de côté : la santé de l’entrepreneur. 

Préserver son capital santé est pourtant facile : faire de l’exercice, avoir une bonne alimentation, du sommeil, une approche positive et des activités sociales loin de votre Smartphone, PC ou Mac. Une étude du New York Times réalisée de janvier 2012 à juin 2013 révèle qu’en réalité, de tous les conseils que l’on pourrait donner, un seul peut-être réellement suivi par les entrepreneurs, le créneau de bien-être personnel qu’ils s’accordent étant limité. Si cela est votre cas, autant privilégier la méthode la plus efficace. Voici quelques pistes 100% naturelles à efficacité prouvée pour préserver votre santé, et contribuer à la réduction du déficit de la sécurité sociale.

Votre santé physique

Vous êtes entrepreneur, vous avez donc l’âme d’un sportif de haut niveau : la sueur, la discipline, la résilience font partie de votre vie. Quelques longueurs dans une piscine, une demi-heure de jogging ou de la marche sont donc un jeu d’enfant pour vous. Il n’est jamais trop tard pour retrouver votre forme physique. Votre corps vous dira merci. 

Votre sommeil 

Impossible de dormir car votre entreprise requiert toute votre attention ? Comme les Japonais, prenez tout de même 5 à 10 minutes par jour pour vous assoupir le temps d’une micro-sieste, réduire votre stress et améliorer votre concentration. En France, les techniques de relaxation par le sommeil se multiplient. Un entrepreneur bien inspiré, Christophe Chanhsavang, vous propose de recharger vos batteries dans un bar à sieste situé rue Choiseul à Paris. Au menu, micro sieste dans un fauteuil apesanteur ou un lit massant shiatsu, pédicure, manucure, réflexologie plantaire. Soméo, né à Lyon, est également une offre dédiée aux problématiques liées à la somnolence qui permet d’effectuer des pauses régénératrices dans des conditions optimales. 

Votre alimentation 

Prendre le temps de cuisiner des aliments frais est la meilleure source d’énergie et de plaisir. Si vous n’y parvenez pas, l’alternative pour compenser les déficiences en nutriments essentiels se trouve dans des compléments alimentaires bien connus des adeptes de diététique naturelle. La spiruline ou le moringa pour l’énergie et renforcement du système immunitaire ; la poudre de pulpe de baobab ou guarana pour le tonus et la concentration ; le maca, un antistress mieux connu comme stimulant de la libido ; le ginkgo pour booster la mémoire ; les extraits de pépin de pamplemousse ou les produits de la ruche pour prévenir grippes, rhumes et autres maux handicapants en saison hivernale ; les élixirs floraux de Bach pour maitriser ses émotions… 

 Vos proches 

Certes, vous êtes actuellement plus proche de votre expert-comptable ou de votre banquier que de votre conjoint, vos enfants, vos amis, vos parents… Autant de personnes qui sont là pour vous écouter sans vous juger tant votre vie semblent déconnectées de la leur. Déconnecter et prendre du recul sur votre rythme de vie effréné, s’assurer de la cohérence de votre projet avec votre personnalité, c’est là tout l’avantage à se tourner vers ses proches. En particulier dans les moments les plus difficiles. Vos proches vous ont connu dans votre vie ante-entrepreneuriat et durant votre enfance. Ils sauront, dans les moments de doute, vous rappeler vos valeurs et ce qui vous rend heureux.

Votre instant privilège 

Tout ceci est bien sympathique, mais irréalisable compte tenu de votre agenda. Voici donc l’option ultime pour vous booster en un temps record : le massage. Les centres de bien-être et cabinets de kinésithérapie se trouvent à tout coin de rue. Vous n’aurez que l’embarras du choix entre massages rééquilibrant (Shiatsu, réflexologie plantaire, holistique, thaïlandais), massage antistress (ayurvédique, californien, coréen,) massage tonifiant et assouplissant des muscles (africain, oriental, balinais, suédois).

Le choc de simplification gagne le financement de l’innovation

Le choc de simplification gagne le financement de l'innovation

« Simplification ». Depuis plusieurs mois, le mot est sur toutes les lèvres, particulièrement lorsqu’il s’agit des procédures auxquelles sont soumises les entreprises, qu’il s’agisse par exemple d’un accroissement de la dématérialisation des procédures (marchés publics, paiement de la TVA…) ou encore de l’allègement des obligations comptables pour les TPE et PME dès 2014. Même la constitution de la BPI est présentée comme participant de cette dynamique : simplifier et coordonner les actions d’OSEO, de la Caisse des Dépôts et Consignations et du FSI. 

La nouvelle programmation de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR), dénommée plan d’actions 2014, n’échappe pas à cette tendance. Refondant totalement les modalités de financement et de dépôt de dossiers, ce plan d’actions a « pour principal objectif de réduire le nombre d’appels à projets et de rendre plus lisible l’offre de financement »… autrement dit : simplifier !

Les 4 composantes du plan d’actions de l’ANR 

Un document unique remplace les multiples appels à projets lancés par l’ANR. Ainsi, le plan d’actions est constitué de 4 composantes : 

Grands défis sociétaux : 9 grands défis, couvrant tous les champs de la R&D&I ont été identifiés.
Aux frontières de la recherche : Vise à soutenir des recherches qui ne sont pas en lien avec les grands défis sociétaux.
Construction de l’Espace Européen de la Recherche (EER) et attractivité internationale de la France),
Impact de la recherche pour l’industrie : cette composante regroupe des dispositifs déjà existants tels que LabCom (Laboratoires communs organismes de recherche publics) ou les chaires industrielles.

Cette nouvelle approche prévoit différents instruments de financement, notamment les projets en partenariat public-privé ou encore la mise en place de challenges thématiques (ex : robotique, matériaux…). 

Une simplification du processus de sélection

L’autre volet de la simplification de la réponse aux appels à projets de l’ANR réside dans une refonte de son processus de sélection. En effet, jusqu’en 2013, l’élaboration de dossiers techniques très détaillés était nécessaires, ce qui représentait une barrière à l’entrée pour un nombre non négligeable d’entreprises, au regard de l’incertitude concernant la sélection ou non des projets par le financeur. Désormais, la procédure de sélection se compose de deux étapes avec au préalable la rédaction d’une pré-proposition relativement synthétique qui vise à la présélection des projets. Seuls les projets sélectionnés devront faire, dans un second temps, l’objet d’une proposition détaillée, similaire à celle qui était jusqu’alors requise. 

Moindre éparpillement, accès plus facile, l’ANR a ainsi été impactée par le fameux « choc de simplification ». Il semble toutefois que l’idée soit plus largement répandue car la nouvelle programmation européenne en matière de financement de la R&D, Horizon 2020, vise également à la simplification, sans la nommer : création d’un dispositif unique de financement, homogénéisation des règles d’éligibilité et de financement, réduction des délais de déblocage des fonds…
Nous espérons que ces mesures seront suivies d’actes concrets et réconcilieront les PME avec ses instruments de financement

L’action en concurrence déloyale pour sanctionner la contrefaçon ?

L’action en concurrence déloyale pour sanctionner la contrefaçon ?

La société Christian Liaigre conçoit et commercialise des meubles et accessoires mobiliers. En 1996, elle a confié à un fabricant de meubles les plans de six canapés et sièges pour réaliser des prototypes qui n’ont finalement jamais vu le jour.

Quelques années plus tard en 2003, la société Christian Liaigre constate que le fabricant de meubles, à qui elle s’était jadis adressée, commercialise lui-même les meubles dont elle lui avait donné les plans. Une action judiciaire est intentée sur le fondement de la concurrence déloyale

Un rejet de la cour d’appel..

Le 30 mai 2012, la Cour d’appel de Paris rejette les demandes de la société Christian Liaigre en retenant que : « sauf à méconnaître le principe de la liberté du commerce et de l’industrie ainsi que la règle de la libre concurrence en découlant, le simple fait de copier du mobilier n’est nullement fautif dès lors qu’il s’agit d’éléments usuels communs à toute une profession et pour lesquels il n’est pas justifié de droits de propriété intellectuelle et d’un effort créatif dans la mise en œuvre de données caractérisant l’originalité de l’ œuvre ». 

En d’autres termes, la copie ne pouvait être sanctionnée puisque, faute d’originalité dans leur forme, les meubles n’étaient pas protégés par le droit d’auteur. 

Et la Cour d’appel ajoute que le fabricant de meubles n’ayant pas apposé la marque de la société Christian Liaigre sur le mobilier, aucun risque de confusion n’était créé dans l’esprit de la clientèle. Point de droit d’auteur, point de marque, le fabricant de meuble avait-il agi dans les limites de la libre concurrence

La Cour de cassation à la rescousse

Ce n’est pas l’avis de la Cour de cassation. Dans son arrêt du 9 juillet 2013, la haute juridiction estime que « constitue un acte de concurrence déloyale la copie servile d’un produit commercialisé par une entreprise susceptible de créer un risque de confusion dans l’esprit de la clientèle ».

Si l’action en concurrence déloyale ne tend pas aux mêmes fins que l’action en contrefaçon, en l’espèce elle supplée avantageusement à celle-ci puisqu’avec la notion de copie servile, c’est tout de même la reproduction d’une forme qui est sanctionnée. En l’absence de droits de propriété intellectuelle (et donc de monopole sur un objet), cela offre aux plaideurs un moyen d’action efficace.

Les auto-stoppeurs de la reprise d’entreprise

Les auto-stoppeurs de la reprise d’entreprise

Un grand nombre de repreneurs font le pari de sourcer des dossiers d’entreprises à céder par leurs propres moyens. Comme le font les auto-stoppeurs les jours de grands départs, ces repreneurs se postent en embuscade le long des grandes autoroutes de la reprise (sites internet, bourses d’opportunités papier ou électronique, associations de repreneurs,…)

Ces derniers prient tous les Saints (surtout Saint-Christophe, patron des voyageurs) qu’un cédant philanthrope veuille bien s’arrêter à leur hauteur pour les faire monter à bord. Cheveux au vent, pouce levé, cette façon très économique de voyager peut séduire.

Les inconvénients à prendre en compte par le repreneur

Avant d’opter pour cette solution, notre auto-stoppeur de la reprise devra bien prendre en compte tous les inconvénients que cette méthode présente :

– Il ne doit pas être pressé. Sauf coup de chance, l’attente en bord de route peut être longue…
– Il devra être choisi par l’automobiliste qui, les jours de grands départs sur les grands axes, a souvent le choix entre plusieurs passagers potentiels qui ne présentent pas tous les mêmes charmes…
– Pour que le « deal » se réalise, lui et le conducteur devront être d’accord sur une condition sine qua non : aller dans la même direction (l’analogie avec « la chose et son prix… » tient la route).
– Pendant le trajet, il devra bien s’entendre avec le conducteur susceptible de le débarquer à tout moment !
– Enfin, le véhicule du conducteur devra être suffisamment en bon état pour qu’il puisse espérer arriver à bon port !

Une difficulté supplémentaire par rapport à auto-stop

Comme nous le voyons, l’auto-stop présente certes quelques attraits mais aussi beaucoup d’aléas.
Qui plus est, notre comparaison auto-stoppeur/repreneur montre à ce stade ses limites. En effet, le repreneur rencontre une sérieuse contrainte que peu d’auto-stoppeurs connaissent : convaincre le conducteur, de lui vendre le véhicule à l’issue du trajet !

Fort heureusement, il existe pour le repreneur d’autres façons de voyager, bien moins aventureuses.

Pour boucler cette parabole, nous vous suggérons de méditer cet adage de Saint-Augustin, qui combattit les Manichéens, « Il ne suffit pas d’être sur le bon chemin, encore faut il ne pas y rester assis ».

R2I : la Révolution Industrielle Informatique (partie I)

R2I : la Révolution Industrielle Informatique (partie I)

La Révolution Industrielle Informatique ou R2I pointe le bout de son nez ! Analyser les très profondes mutations qu’elle va induire dans la vie des entreprises est essentiel pour comprendre les conséquences sur nos entreprises. 

L’aube d’une révolution 

Nous sommes aujourd’hui à l’aube d’une profonde révolution ; les méthodes et démarches industrielles vont progressivement s’imposer et la dimension « artisanale » de l’informatique d’aujourd’hui va rapidement laisser la place à des solutions beaucoup plus industrielles.
Toutes les facettes d’un Système d’Information vont être touchées par cette R2I : infrastructures, applications et ressources humaines. Cette rupture aura de nombreux impacts.

Une bonne nouvelle pour les « clients » entreprise

Automobile, transport aérien, énergie électrique…. Chaque fois qu’un secteur d’activité est passé à la dimension industrielle, les clients en ont tiré de très nombreux avantages en termes de coûts, de fiabilité et de choix.
La première voiture industrielle, la Ford T était moins élégante, plus rustique qu’une Bugatti, oui… mais elle a permis à des millions de personnes d’acquérir une automobile.
L’informatique des années 2010 – 2020, en s’industrialisant pour la première fois, ressemblera peut-être, pendant quelques années, un peu plus à une Ford T qu’à une Bugatti, mais c’est le faible prix à payer pour avoir, enfin, une informatique d’entreprise qui fonctionne, fiable, modulaire et économique.

Une mauvaise nouvelle pour la majorité des fournisseurs

Une bonne nouvelle pour la demande signifie souvent une mauvaise nouvelle pour l’offre ! C’est l’envers de la médaille de l’industrialisation : si les entreprises peuvent obtenir des solutions informatiques plus fiables et moins chères, cela veut probablement dire que les fournisseurs vont… vendre moins.
Fournisseurs de PC, de serveurs, de réseaux, de logiciels intégrés, sociétés de services… il n’y a pas une seule famille de fournisseurs informatiques qui ne doive pas se poser la question de son avenir dans un monde de plus en plus industriel. 

Le musée de l’informatique de Mountain View en Californie est passionnant à visiter mais c’est aussi un… cimetière d’anciennes gloires de l’industrie informatique qui n’ont pas su s’adapter. Burroughs, Control Data, Commodore, Digital Equipment, Compaq, Data General, Tandy, Wang,.. la liste est longue de ces « cadavres » informatiques.
Quels seront, en 2020, les nouveaux fournisseurs informatiques qui auront rejoint ce cimetière ? Nous en connaissons déjà deux nouveaux membres, qui étaient encore il y a 5 ans des leaders incontestés de la téléphonie !

Intégré, intégrateur, intégration… vous oubliez ces « maux »

Dans toutes les industries, on utilise des composants standards et interchangeables. L’époque où tous les éléments d’une voiture étaient spécifiques, fabriqués sur mesure, est désormais révolue.

Demain, ce sera aussi le cas dans un monde informatique industriel. Si le client n’est pas satisfait d’un composant logiciel ou matériel, il pourra le remplacer par un autre, venant d’un fournisseur différent.
Le métier d’intégrateur sera progressivement remplacé par celui d’agrégateur, capable de proposer toute une palette de composants interchangeables. 

En résumé, cette Révolution Industrielle Informatique, c’est :

● Une excellente nouvelle pour les entreprises, et en priorité pour les PME, quand les dirigeants sauront tirer partie de cette révolution.
● Une bonne nouvelle pour les fournisseurs de solutions qui auront été capables d’anticiper cette révolution.
● Une très mauvaise nouvelle pour les fournisseurs de solutions qui ne sauront pas s’adapter ou feront l’autruche devant cette révolution.

Le « comment » de cette industrialisation, pour les infrastructures et les usages sera présenté dans les prochains billets de cette série.

Pourquoi utiliser de la vidéo pour communiquer sur Internet ?

Pourquoi utiliser de la vidéo pour communiquer sur Internet ?

Il y a quelques années, on disait « tout le monde veut avoir son site Internet ». Aujourd’hui, on pourrait dire que « tout le monde veut sa vidéo » ! Tout comme une carte de visite papier ou un site Internet, une vidéo peut-être un outil puissant de communication pour votre entreprise si elle est bien pensée. Confucius disait « Une image vaut mieux que mille mots ». Aujourd’hui, je dirais qu’une vidéo vaut mieux qu’un dossier de 60 pages ! 

Les avantages de la vidéo

La vidéo a ses avantages : elle permet de transmettre un message rapidement et de se positionner vis-à-vis de sa cible et de ses concurrents. D’un point de vue statistique en France, 1 internaute sur 4 partage des vidéos sur des blogs ou sur les réseaux sociaux. Comme les photos, les internautes consomment énormément de vidéo et les réseaux sociaux sont un des meilleurs vecteurs de communication sur le web actuellement.

Mais attention ! Il ne faut pas faire de la vidéo pour faire de la vidéo. Il faut que celle-ci ait un but précis et qu’elle s’inscrive dans votre stratégie globale de communication. 

La vidéo : un outil de stratégie de communication globale

Tout le monde s’accorde aujourd’hui pour dire que chaque internaute est noyé dans vingt mille types de contenu différent. Il est donc important de sortir son épingle du jeu lorsque l’on cherche à communiquer sur Internet. Avec la prédominance des outils Google (Moteur de recherche, Gmail, Google+, etc.) et depuis que ce dernier a racheté YouTube en 2006, la vidéo est devenu un média qui est de plus en plus pris en compte dans les requêtes. La preuve en est, les publicités Google AdWords for video sur YouTube qui vous encourage à faire de la vidéo depuis le début de l’année. 

Mais la vidéo ne fait pas tout, tout comme sur un site Internet, le titre puis la description de la vidéo et son contenu participent à un bon référencement web. Attention néanmoins à bien penser ses mots clés et sa vidéo car le bad buzz guette et l’on peut vite devenir la risée du web. Privilégiez ainsi des petites pastilles vidéo ou découpez une séquence en plusieurs parties. Vous aurez plus de chance de conserver l’attention de l’internaute.

La vidéo est un contenu roi

La vidéo est devenue un outil fondamental pour une communication réussie sur Internet. Il suffit de regarder ce qui fait le buzz sur Internet : c’est elle ! De plus, la démocratisation du matériel permet maintenant de réaliser à moindre coût un film pour son entreprise, ses services ou ses produits. Il est pertinent par exemple de formaliser un métier méconnu ou mal compris par une vidéo pour communiquer auprès de ses clients ou de ses partenaires. Et n’oubliez pas, une vidéo de quelques minutes peut aisément remplacer un dossier de 60 pages. C’est pourquoi, pour le confort de vos clients et la conquête de nouveau marché, l’outil vidéo devient indispensable !

8 exemples concrets de Content Marketing pour TPE et PME

8 exemples concrets de Content Marketing pour TPE et PME

Le content marketing (ou marketing de contenu) consiste à offrir des contenus de qualité pour attirer les prospects et les convertir en clients. Il a aussi pour but de fidéliser la clientèle existante et renforcer l’image de l’entreprise.

On peut penser à tort que le content marketing ne concerne que les grandes entreprises mais c’est un atout de taille pour les TPE et PME. Même à petite échelle, le content marketing apporte des retours très intéressants : augmentation du trafic et des leads, amélioration du positionnement sur les moteurs de recherche, création d’une relation de confiance… C’est le moyen idéal pour se différentier.

Vous êtes dans une petite entreprise ? Voici 7 exemples concrets de marketing de contenu pour s’y mettre dès maintenant !

Article de blog

Où : Sur le blog de votre site web (si possible) ou sur des plateformes comme Tumblr
Que faire : Très vaste, parlez de votre secteur d’activité, des actualités/nouveautés, des conseils, etc.

Etude de cas

Où : Sur votre site web/blog ou sur des plateformes comme Behance
Que faire : Vous travaillez sur des projets ? Expliquez les différentes étapes d’un projet réel, détaillez votre façon de travailler et montrez le résultat final.

Tutoriels / exercices

Où : YouTube, site web, blog, etc.
Que faire : Vos clients doivent acquérir une compétence particulière ? Formez-les ! Rien ne vaut une bonne vidéo explicative pour bien les former et montrer que l’expert, c’est vous.

Guest posts (billets d’invité)

Où : Sur les blogs influents de votre secteurs d’activité
Que faire : Contacter les bloggeurs pour leur proposer d’écrire un article sur leur blog en échange d’une brève présentation de vous (ou votre entreprise) et d’un lien retour. Rédigez ensuite un bel article comme si c’était votre blog.

Pitch / Conférences physiques

Où : Où vous pouvez. Une présentation dans vos bureaux est valable.
Que faire : Faire une présentation sur un sujet attractif. Filmez-vous et postez la vidéo sur YouTube et votre PowerPoint sur Slideshare.

Galerie Photo / vidéo

Où : Sur votre site, sur Flickr, sur Instagram, Facebook, etc.
Que faire : Si vous avez quelque chose de visuel à présenter, faites-le sous forme d’album photo et partagez-le.

Créer un guide ou une liste 

Où : Sur votre blog, réseaux sociaux, etc.
Que faire : Votre expertise vous permet peut être de lister des éléments dans votre secteur : produits, prestataires, logiciels, techniques,etc. Vous avez du temps ? Faites un guide consultable en ligne ou à télécharger.

Portfolio / Réalisations

Où : Sur votre site, sur des plateformes spécialisées comme Fubiz ou Dribbble
Que faire : Si vous êtes dans un domaine créatif, vous pouvez exposer vos réalisations et les commenter pour vous faire connaître.

Comment trouver la bonne thématique ?

De quoi allez-vous parler ? Le contenu que vous allez créer doit être intéressant et utile pour vos prospects/clients. Même dans un secteur dont on ne parle pas beaucoup à priori, on peut toujours trouver des sujets. Posez-vous la question : Qu’est ce qui intéresse mes clients ?

Un magasin de football peut par exemple faire une liste des terrains de foot à louer dans la région ou annoncer des évènements concernant ce sport. On remarquera aussi le blog Vélib (vélos en libre-service à Paris) qui, plutôt que de nous parler de la mécanique de ses bicyclettes, nous présente les coins insolites de la capitale que l’on peut visiter en Vélib.

Loin de la publicité, ce contenu doit offrir une réelle valeur ajoutée et une information d’un point de vue neutre et non-orienté. Soignez votre rédaction et préférez les contenus visuels et agréables, vous abordez peut être les lecteurs dans leur temps libre.

Dernière chose : Une fois le contenu publié, donnez-lui un coup de pouce en le partageant sur les réseaux sociaux !

Les PCA sont-ils vraiment efficaces ?

Les PCA sont-ils vraiment efficaces ?

Au-delà des contraintes règlementaires, la mise en place d’un Plan de Continuité d’Activité (PCA) répond à un objectif purement opérationnel : il doit permettre à une entreprise de pouvoir faire face à tout évènement de nature à affecter le fonctionnement « normal » de ses activités critiques.

Aussi, le déclenchement d’un PCA survient uniquement dans des circonstances « extraordinaires » ou « exceptionnelles » ; circonstances pendant lesquelles les membres de la cellule de crise doivent avoir toute confiance dans les moyens qui sont mis à leur disposition.

Plusieurs questions se posent alors : comment, dans ces circonstances, et plus largement à tout moment, maintenir ce niveau de confiance ? Quels sont les critères sur lesquels se reposer et qui permettent de l’évaluer ?

La notion de « maturité » permet de répondre à ces questions. Or, il n’existe à ce jour aucune méthodologie efficace permettant d’évaluer la maturité d’un dispositif de continuité d’activité ; même si l’on peut en mesurer l’efficacité. Elle peut, en effet, être évaluée lors de tests ou lors d’un déclenchement (face à une situation particulière).
La maturité, quant à elle, relève plus de la capacité à garantir l’efficacité et la fiabilité des dispositifs de continuité.
En l’absence de modèle normalisé pour l’évaluation de la maturité des dispositifs de continuité d’activité, il est possible de s’inspirer du modèle CMMI (Capability Maturity Model Integration). Le CMMI est un modèle de référence qui définit un ensemble structuré de bonnes pratiques ainsi qu’une échelle de mesure de la maturité à cinq niveaux transposable de la manière suivante:

  • Niveau 1 : « Initial » / Initial : le dispositif de continuité ne repose que sur les compétences et connaissances des collaborateurs
  • Niveau 2 : « Piloté » / Managed : les principales phases du dispositif de continuité sont implémentées et formalisées
  • Niveau 3 : « Standardisé » / Defined : le premier cycle ISO 22301 est effectué ; la culture de la continuité d’activité se développe
  • Niveau 4 : « Quantifié » / Quantitatively managed : un processus de MCO est défini et formalisé ; une surveillance permanente est mise en place
  • Niveau 5 : « Optimisé » / Optimizing : l’ensemble du dispositif de continuité d’activité (projet PCA et processus MCO) est piloté et fait l’objet d’une surveillance permanente

Une fois les niveaux de maturité définis ; il est nécessaire de déterminer des critères de maturité pertinents qui nous permettront d’évaluer et de suivre la maturité du dispositif de continuité dans le temps.
Ces critères peuvent alors se définir selon des axes organisationnel (existence d’un budget, identification des acteurs et des rôles associés,etc.) méthodologique & opérationnel (réalisation et formalisation des phases essentielles du projet PCA, test des solutions de secours mises en place, etc.) et documentaire (réalisation et formalisation des principaux livrables PCA, intégration de la notion de continuité d’activité dans les kits d’accueil des nouveaux arrivants, etc).

Il est alors possible, via l’utilisation de questionnaires basés sur des questions fermées et des descriptions de situation, de juger la maturité des dispositifs de continuité mais aussi de les modéliser graphiquement donnant ainsi la possibilité d’en suivre l’évolution dans le temps et d’alimenter un tableau de bord.

Ce tableau de bord permet de piloter, apprécier et faire progresser le niveau de maturité. La valorisation de la « maturité » renforcera la confiance dans le dispositif de continuité et impliquera davantage les différents acteurs pour la mise en œuvre d’un processus d’amélioration continue.