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Protéger les Hommes clés de son entreprise !

Le dirigeant, le regard tourné vers les préoccupations de la vie intense de l’entreprise ou vers les enjeux de l’avenir ne songe guère aux difficultés qui peuvent se présenter au moment où il s’y attend le moins et conduire son entreprise dans une impasse faute d’avoir anticipé. Dans ce monde qui ne cesse de connaître des bouleversements, il est absolument nécessaire de penser à la protection des Hommes clés et de l’entrepreneur.

L’absence prolongée de l’entrepreneur, ou d’un collaborateur essentiel à l’entreprise peut engendrer de graves conséquences pour une société. Pour pallier cette éventualité, vous pouvez souscrire un contrat de garantie Homme clé auprès de votre assureur.

L’assurance Homme clé, kézako ?

La pérennité de votre entreprise peut être remise en cause si, du jour au lendemain, un maillon essentiel à son fonctionnement venait à manquer.
L’entreprise peut être assurée en cas de décès, de Perte Totale et Irréversible d’Autonomie (PTIA), d’invalidité permanente totale ou partielle, d’arrêt de travail ou d’incapacité temporaire totale de travail d’un Homme clé. Ces situations peuvent avoir des conséquences catastrophiques pour le business, qu’il s’agisse d’une baisse de l’activité (chiffre d’affaires, productivité), d’une perte de savoir-faire, de dépenses supplémentaires (recrutement entre autres), de difficultés de trésorerie, ou d’une crédibilité remise en cause… Dans ce cadre, l’assurance Homme clé indemnise financièrement le préjudice subi par l’entreprise, en cas de perte d’une personne essentielle pour l’entreprise et permet ainsi d’assurer la continuité de l’activité. 

A qui est-elle destinée ?

L’assurance Homme clé concerne toutes les entreprises, quel que soit leur statut juridique. Cependant, pour bénéficier de la déductibilité des cotisations d’assurance, les entreprises devront être soumises à l’Impôt sur les Sociétés, aux Bénéfices Industriels et Commerciaux ou aux bénéfices agricoles. Quant à l’Homme clé lui-même, il peut s’agir de n’importe quel collaborateur, du moment que l’activité de l’entreprise repose essentiellement sur lui. Ainsi, au-delà de l’entrepreneur, l’assurance peut être souscrite pour un dirigeant, un actionnaire majoritaire, un salarié, un collaborateur cadre ou non-cadre. 

Ainsi, l’Homme clé d’une entreprise peut être celui qui possède un savoir-faire, une technique, une expertise, des responsabilités uniques qui font de lui un élément indispensable. Parmi les Hommes clés incontournables, on peut par exemple citer : un chef étoilé dans un restaurant, un avocat associé à l’entreprise, un commercial dont les performances dépassent toutes les attentes, un chercheur de laboratoire, un acteur pendant le tournage de son film, un chirurgien spécialisé et très réputé, etc. Tout Homme clé reste assuré pour les risques qu’il court à titre professionnel comme à titre personnel. Au sein des start-ups, il peut arriver que la souscription d’une assurance de type Homme clé soit imposée par les investisseurs, dans la mesure où la pérennité de l’entreprise repose uniquement sur les compétences du ou des fondateurs. 

Souscription du contrat : comment ça marche ?

Le contrat d’assurance Homme clé se met en place à l’initiative de l’entreprise elle-même, et non de la personne concernée. Cette dernière peut choisir la durée du dit contrat, ainsi que prédéterminer le capital versé et les risques garantis. Le capital s’échelonne en général entre 30 000 et 3 millions d’euros. Plusieurs critères font varier le montant des cotisations versées par la société au titre de l’assurance Homme clé comme la profession, l’âge et le niveau de santé de la personne bénéficiaire du contrat, du capital garanti et de la nature des risques qui seront couverts.

Quels en sont les avantages ?

Certaines faillites d’entreprises sont dues à la disparition d’un Homme clé. Donc même si le sujet reste encore méconnu de la plupart des dirigeants de TPE/PME, l’assurance Homme clé possède plusieurs intérêts qu’il convient de ne pas négliger. Ce type d’assurance permet notamment de disposer immédiatement des liquidités, de trouver un remplaçant à l’Homme clé (expert ou cadre de haut niveau par exemple), de maintenir l’image de marque de la société en conservant la confiance des partenaires, clients et investisseurs. Il est même possible pour l’entreprise de bénéficier d’un capital supplémentaire en cas de décès accidentel de l’Homme clé.

Avantages fiscaux

L’assurance Homme clé offre enfin des avantages fiscaux. Sachez que selon l’article 39 du Code Général des Impôts, les cotisations versées au titre de l’assurance Homme clé sont par ailleurs déductibles des résultats imposables de l’entreprise. Pour cela, il faut que la société remplisse plusieurs critères. A savoir : qu’elle soit désignée comme bénéficiaire des prestations ; que le risque assuré consiste en la perte de revenus suite à l’indisponibilité de l’Homme clé ; que l’entreprise perde le bénéfice des primes en cas de non-réalisation du risque, de la résiliation ou de l’expiration du contrat ; qu’elle ne perçoive pas de capital ou d’indemnités établis par avance et qu’elle n’ait pas la possibilité de racheter les cotisations versées.

En parallèle, le profit exceptionnel généré par le versement du capital et des indemnités versées à l’entreprise en cas de décès ou arrêt de travail de la personne clé est inclus dans le bénéfice imposable de l’entreprise. Il peut être réparti par parts égales sur l’année de sa réalisation et sur les quatre années suivantes.

La cour de justice locale, est-elle daltonienne ?

Si Cézanne, Millet ou bien d’autres peintres célèbres entendaient ce buzz, ils se retourneraient dans leur tombe et feraient un procès à tous les artistes qui se sont inspirés de leurs couleurs pour réaliser des œuvres d’art.

L’opérateur de téléphonie mobile, T-Mobile Deutsche Telekom, a poursuivi l’entreprise Lemonade pour non-respect d’une marque déposée. Il l’accuse de lui avoir volé la couleur magenta, la couleur RAL 4010 déposée, dont il serait propriétaire.

La justice allemande lui donne raison.

Le comble : la justice lui a donné raison. Une cour de justice locale a donné raison à Deutsche Telekom : elle a enjoint Lemonade à changer son site car, les couleurs en Allemagne ont des propriétaires !!! Heureusement, la décision ne vaut pour le moment que dans le pays où elle a été rendue. La startup américaine a donc dû se plier au verdict mais elle craint qu’elle ne fasse jurisprudence et qu’elle ne s’applique à terme dans d’autres régions, voire en Europe ou aux États-Unis. Cette décision a entraîné une vague de réactions et de nombreux internautes se moquent de Deutsche Telekom.

Une décision qui paraît contestable.

Avez-vous déjà acheté de la peinture ? Les magasins vous présentent un nuancier pour que vous choisissiez votre couleur. La couleur RAL 4010 déposée s’y trouve sans nul doute ! Attention à votre utilisation car vous risqueriez de faire les frais d’un procès. Lemonade utilise une couleur similaire sans être tout à fait identique dans ses communications et c’est visible à l’œil nu, sans contestation possible. L’entreprise avait donné des preuves sur la différence de couleur. La couleur utilisée sur le site de Deutsche Telekom, la couleur déposée, puis trois couleurs que Lemonade ne devrait plus avoir le droit d’utiliser. Le CEO de Lemonade souligne « C’est révélateur des méthodes brutales de certaines entreprises : elles font appel à une flopée d’avocats pour tenter de s’approprier des ressources naturelles – en l’occurrence une couleur primaire – qui devraient appartenir à tout le monde. »

Deutsche Telekom se justifie.

Deutsche Telekom de son côté, ne manque pas d’arrogance « respecter les droits de propriété de tout le monde et espérer que les autres fassent de même en retour ». Elle estime qu’elle est propriétaire de son logo en forme de T, mais aussi de sa couleur. Elle a en effet déposé une nuance spécifique de magenta, appelée « RAL 4010 ». Et l’entreprise ne compte pas s’arrêter là puisqu’obsédé par son rose magenta, elle va bientôt faire des procès dans tous les pays !

Une décision qui avait pourtant été rejetée.

Il semble que la société de télécommunication a pour volonté d’intimider les petites entreprises. Deutsche Telekom avait déjà poursuivi une autre entreprise pour son magenta rose en 2008, l’opérateur de téléphonie mobile suédois et finlandais Telia. Elle avait été déboutée en justice et forcée à rembourser à Telia les frais de justice engagés. La même année, elle a poursuivi le site Engadget qui avait eu le malheur d’utiliser du magenta, et une petite entreprise danoise. En 2015 enfin, Deutsche Telekom a poursuivi un fabriquant de montres qui avait mis du rose dans son logo. Une obsession ! D’autant plus que les entreprises poursuivies n’appartiennent pas au même secteur et donc ne peuvent pas provoquer de confusion.

Lemonade n’a pas dit son dernier mot.

Lemonade a annoncé avoir déposé une plainte auprès de l’Office de la propriété intellectuelle de l’Union européenne pour invalider la tentative de monopole de Deutsche Telekom sur l’utilisation du rose. L’entreprise de télécommunication a revendiqué cette couleur, peu après que Lemonade ait étendu son service en Allemagne. Cette dernière n’a pas l’intention de se laisser faire et a décidé de contester l’hégémonie rose du béhémoth des télécommunications. Dans le cadre de ses efforts, Elle a lancé un nouveau hashtag Twitter, #FreeThePink.

Lemonade, celle qui a osé marcher sur les plates-bandes de T-Mobile Deutsche Telekom. La petite entreprise new-yorkaise spécialisée dans les assurances, fondée en 2015, propose des polices d’assurance multirisques personnalisables à un taux mensuel fixe. La société a des bureaux aux États-Unis et à Tel Aviv. Ses services ne sont actuellement disponibles qu’aux États-Unis et en Allemagne. Elle est donc loin du secteur de T-Mobile Deutsche Telekom et la confusion n’était guère possible pour les consommateurs et clients ! Attaquée en justice en Allemagne par le groupe qui détient T-Mobile, Deutsche Telekom qui estime détenir des droits exclusifs sur une couleur que Lemonade utilise dans ses communications et sur son site, à savoir un banal rose magenta.

Une entreprise qui fait sa part pour sauver la planète

Créée en 2005 par Florian Benoit, toujours actuel PDG, l’entreprise marseillaise CosmétiCar, fête ses 14 ans de succès avec l’ouverture de 13 nouvelles agences mobiles dont 4 centres fixes et une nouvelle marque spécialisée dans le lavage de bateaux.

L’idée naît alors qu’il passe le bac. Une première aventure qui ne marche pas lui donne le goût de l’entrepreneuriat. Il décide de faire quelque chose de simple car « quand on n’a pas d’argent, c’est assez limité ». Il décide de ne pas passer le bac et se lance avec une idée de lavage de voitures. La marque est lancée sur un concept à domicile avec l’idée d’aller chez « le client pour lui éviter la corvée de laver sa voiture, de faire la queue en station ». Il s’aperçoit vite des nombreuses contraintes comme la nécessité « d’avoir un branchement d’eau, d’un branchement électrique pour le nettoyeur haute pression qui consomme de l’électricité ». Une autre contrainte et pas des moindres l’incite à réfléchir pour développer le projet : « la nécessité de récupérer les eaux usées ».

La naissance du concept

Il s’aperçoit que les parkings parisiens ont la même contrainte qui est l’interdiction de les laver avec de l’eau quand ils sont souterrains. L’utilisation de produits dilués permet de contourner la difficulté. Il démarre donc son concept de lavage sans eau avec des chiffons et « des produits qui ont bien évolué depuis et notamment du polish dilué ». Comme se le rappelle le dirigeant, « le lavage au début était fastidieux. Il fallait plus de deux heures pour laver un véhicule ». Il décide naturellement de cibler en premier les entreprises car l’opération est trop onéreuse pour un particulier « Les particuliers n’avaient pas ce budget (80 – 100 euros) pour laver leur voiture, j’ai donc naturellement démarré avec les entreprises et leur flotte de véhicules ». Le concept prend vite et les demandes affluent.

Une évolution rapide du produit

Pour résoudre la difficulté technique, il décide d’aller consulter un laboratoire en expliquant les différentes contraintes du produit. « Je suis allé voir un ami qui avait laboratoire à côté de chez moi en lui expliquant que le produit n’était pas adapté car il séchait très vite ». Il commence seul l’aventure pendant 3 ans de 2005 à 2008, tout en peaufinant différentes techniques. « Le début a pris énormément de temps car j’ai toujours tout autofinancé. Dès que je rentrais du chiffre d’affaires, je le réinvestissais dans la société ». Même s’il ne sait pas où va l’emmener l’aventure, il décide tout de même de tout mettre en place avec l’idée « que le concept puisse se développer rapidement au niveau national même si je connaissais pas du tout la franchise à l’époque ». Il passe alors trois années à l’élaboration d’un process de lavage et au développement de produits dédiés.

Le développement de la franchise et la crise

Les premières agences démarrent dès 2009 – 2010. Au début, il s’agissait de « personnes qui voulaient faire la même chose que moi. J’ai tout de suite voulu démarrer à l’international et notamment en Espagne. A l’époque, j’ai participé au salon de Madrid et nous avons signé 9 ouvertures ». L’entreprise démarre alors en trombe et le développement semble prometteur. Malheureusement la crise arrive et il doit fermer l’année suivante 8 agences. Un coup dur pour le dirigeant. « Tous les jours on apprenait qu’un garage fermait même si en France, l’impact a été moins fort ».

Il décide de se recentrer sur la France afin de consolider le concept pendant 2 – 3 ans et de pallier les effets de la crise. Il limite le développement de l’entreprise. « J’ai compris qu’il fallait d’abord être fort au niveau national avant de se développer à l’international » nous confie le dirigeant. Pendant plusieurs années, il décide donc de se consacrer à créer un socle et de « ne pas se lancer dans un développement pour fermer une agence un ou deux ans plus tard ». L’entrepreneur contacte alors sa banque et contracte un prêt pour renflouer les comptes et combler ainsi le manque de trésorerie. « La chance que j’ai eue est que les premiers problèmes sont arrivés bien après la création de l’entreprise. La banque a vite vu l’intérêt d’un réseau comme le nôtre ». En dehors des apports bancaires, pour l’entrepreneur pas de secret, « il a fallu travailler plus. J’ai dû travailler 7 jours sur 7 ».

Une évolution du savoir-faire technique

Si le concept reste le même de base, le savoir-faire technique a bien évolué depuis le début. « Nous répondons désormais à des appels d’offres d’acteurs majeurs dans la location de véhicules pour des prestations qui se font partout en France ou des constructeurs. La prestation s’est largement étoffée. On sait laver un véhicule intérieur-extérieur, le désinfecter avec de nouveaux traitements qui n’existaient pas au début, on protège la carrosserie, il ne s’agit plus seulement d’une prestation de lavage comme au début ». Un avantage qui se consolide puisqu’aujourd’hui le dirigeant estime que le fait d’être précurseur lui donne une longueur d’avance. « La concurrence est naturellement arrivée mais elle fait les mêmes erreurs que nous. Le fait d’avoir été le premier nous a permis de lancer le concept et d’être aujourd’hui mieux rodé ».

A rappeler que l’entreprise demeure une des seules (voire la seule) à avoir développé ses propres produits. « Le produit est devenu performant en 5 ans. Nous disposons désormais de matériel qui nous permet d’aller plus en profondeur et nous maîtrisons différentes techniques qui nous permettent d’offrir des prestations de qualité. »

Un succès par rapport à l’environnement

Aujourd’hui, l’entreprise se développe à la vitesse grand V. La sensibilité par rapport à l’utilisation de l’eau n’est pas étrangère à ce succès. « Il y a 15 ans, on n’avait pas conscience de l’aberration d’utiliser de l’eau potable pour laver sa voiture. Désormais il y a une conscience collective qu’il y a un impact sur l’environnement. Notre concept s’y prête à 100 % ». Son entreprise s’est développée avec sa prise de conscience du respect de l’environnement. Il faut dire que le réseau permet d’économiser plus de 14 millions d’eau par an soit 200 litres par lavage (l’équivalence de 4 douches).

Un réseau de franchisés, véritable soutien

Si l’entreprise se développe rapidement aujourd’hui, c’est aussi grâce à l’expérience du réseau. « Il est vrai que nous apportons le savoir-faire mais désormais nos franchisés nous font des retours sur les techniques qu’ils développent et que nous généralisons sur toute la franchise ». L’expérience de chacun permet à l’entreprise de mettre en place de bonnes pratiques.

Une diversification globale

Pour poursuivre son développement, l’entreprise fait appel à ses clients et notamment à ceux qui possèdent d’autres types de véhicules. « On s’est aperçu que certains de clients avaient des problématiques identiques pour leurs camions et dans le nautisme par exemple. Nous avons donc naturellement évolué vers cette demande en essayant de leur proposer d’autres prestations. Il faut comprendre que dans certains secteurs il n’y avait pas vraiment d’offres et pas véritablement de demandes. Par exemple, pour l’entreprise à côté de chez moi qui s’occupe de transport, il a fallu proposer de s’occuper du lavage de la cabine. Les conducteurs n’avaient pas trop envie de le faire mais c’est clairement plus agréable. Nous avons donc proposé. Cela s’est passé de la même façon pour les machines agricoles par exemple ».

Les défis à venir

La diversification représente une perspective d’avenir intéressante et l’année 2019 reste une année riche en succès avec l’ouverture de 20 nouvelles agences, 4 centres fixes, la digitalisation de l’offre à destination des flottes automobiles. Surtout depuis le lancement de la marque CosmétiBoat pour l’entretien de bateaux qui démarre beaucoup plus rapidement que prévu. Mais le développement passera d’abord par consolider la présence en France « Nous comptons aborder les zones où nous ne sommes pas présents, il y a un développement potentiel énorme. Aussi, les franchises marchent bien et souhaitent ouvrir une deuxième voire une troisième agence. ». Il faut dire que les perspectives 2020 semblent radieuses avec 85 agences, 15 centres fixes et un développement qui devraient conduire l’entreprise à réaliser 4 millions d’euros de CA d’ici 2021.

Ma boîte risque d’être à découvert ce mois-ci, que faire ?

Vous êtes un entrepreneur qui a toujours été un excellent gestionnaire de son compte personnel et le découvert ou le crédit ne font pas partie de vos habitudes. Seulement gérer une entreprise c’est être confronté à des imprévus souvent liés au retard de paiement ou au besoin d’investir pour développer sa croissance. Il faut donc changer de posture et appliquer la bonne stratégie financière.

Connaître des périodes de creux dans la trésorerie est normal. En dialoguant le plus en amont possible avec votre banquier, vous pourrez trouver ensemble des solutions pour résoudre des difficultés de découvert et de trésorerie temporaires.

La croissance de votre start-up est au beau fixe et votre carnet de commandes est plein. Tout va bien ! Sauf que, pour honorer tous vos contrats, vous allez devoir embaucher de nouveaux salariés, acheter des machines supplémentaires, augmenter vos achats de matières premières… Et tout cela sans avoir encore pu toucher l’argent de ces contrats. Résultat : la situation de rêve à laquelle vous pensiez être enfin parvenu se transforme en véritable cauchemar. Le gros trou qui s’annonce dans votre trésorerie pourrait bien remettre en question l’avenir même de votre start-up. Il serait dommage de devoir mettre la clé sous la porte à cause de ce pic de croissance ou d’être obligé de refuser ces contrats qui pourraient bien faire décoller votre business…

Le besoin de trésorerie : késako ?

Une entreprise se retrouve en situation de besoin de trésorerie lorsque le solde de son compte bancaire pro est négatif. C’est le cas lorsque le crédit dont elle dispose ne suffit pas à payer les salariés, les fournisseurs ou les charges fiscales et sociales. Cette situation se produit dans des cas très différents : lorsque le chiffre d’affaires augmente rapidement et que la marge commerciale est insuffisante, quand des clients paient leurs factures en retard, lorsque les charges de l’entreprise sont trop importantes par rapport aux rentrées d’argent, quand il est nécessaire de faire des investissements, lorsque l’activité connaît une baisse temporaire ou, tout simplement, en cas d’activité saisonnière. Dans tous les cas, avoir un besoin de trésorerie fait partie du cycle de vie naturel d’une entreprise, notamment lorsque le chiffre d’affaires se développe.

L’anticipation, le maître-mot d’une bonne gestion !

Pour réussir à anticiper les besoins de trésorerie au maximum, la clé est de mettre en place un suivi régulier des rentrées et sorties d’argent attendues. Pour cela, pas besoin de documents compliqués ou de logiciels spécifiques. Il suffit de créer un tableau prévisionnel précis et actualisé sur l’année mettant en valeur les encaissements et les décaissements en tenant compte des échéances de paiement afin d’y voir plus clair en termes de besoin de financement. Un chef d’entreprise, qui sait exactement où il en est, sera en mesure de réagir à temps. 

Mieux vaut prévenir que guérir : cette expression convient parfaitement au sujet du besoin de trésorerie. Pour gérer au mieux les éventuels creux dans sa trésorerie, l’entrepreneur doit apprendre à anticiper au maximum les difficultés pour en parler le plus en amont possible avec sa banque. Plus tôt le futur besoin de trésorerie pourra être abordé avec le conseiller bancaire, plus celui-ci pourra trouver des solutions adaptées pour passer ce cap en douceur. Le chef d’entreprise doit au maximum éviter d’aborder cette difficulté de trésorerie après que le découvert soit avéré, c’est-à-dire avant que les chèques ne soient prélevés ou que le virement des salaires soit à faire dans la journée. En anticipant, le dirigeant évite de mettre son banquier devant le fait accompli, l’obligeant ainsi à réagir dans l’urgence.

Les différentes solutions bancaires

Le partenaire bancaire dispose de plusieurs options pour aider l’entrepreneur à gérer un besoin ponctuel de trésorerie sans être obligé de connaître une situation de découvert. Les ventes peuvent être financées sous forme d’escompte d’effet de commerce qui permet à l’entrepreneur de disposer de la somme de la créance sans avoir besoin d’attendre que le client règle ses factures. Autres solutions, la mise en place du rachat des factures par la banque (loi Dailly), ou encore l’affacturage des créances clients. Cette dernière solution consiste à transférer vos propres créances commerciales à un établissement spécialisé.

Celui-ci pourra alors vous transmettre le montant des factures dont vous attendez le paiement et se charger de récupérer les créances auprès du client. En cas de besoin de trésorerie, vous pouvez également faire le choix de mettre en place une ligne de trésorerie temporaire ou permanente sous forme de crédit de trésorerie, de découvert autorisé ou de ligne de caisse. Cette dernière est un crédit de court terme qui permet un temporaire sur un compte pro afin de bénéficier d’une certaine souplesse pour gérer les dépenses immédiates et les encaissements différés. Enfin, il est souvent possible d’anticiper les besoins en trésorerie en renforçant les fonds propres et surtout en affectant des financements adaptés aux investissements.

Nos conseils

Il est vivement recommandé de ne jamais financer d’achat de matériel en puisant dans sa trésorerie en compte. Pour effectuer des achats matériels (en cas d’augmentation des commandes par exemple), il est davantage adapté d’avoir recours à un prêt d’équipement dédié ou au financement locatif (crédit-bail, location financière…). Ces financements moyens termes permettent de conserver de la trésorerie disponible pour les moments de tension. Dans tous les cas, aborder les difficultés de trésorerie le plus tôt possible et traiter la question clairement avec son conseiller bancaire permet de ne pas avoir recours à des solutions plus coûteuses et plus risquées (décisions dans l’urgence, incidents de paiement.). La règle est donc l’anticipation et le dialogue : la confiance réciproque dans ce partenariat banque-entreprise repose sur ces deux principes.

Comment séduire les Business Angels ?

Les business Angels  jouent un rôle clef dans le développement de nombre d’entreprises qui sans eux n’auraient jamais vu le jour tant par leur apport financier que par l’accompagnement et les conseils qui aident à réaliser leur projet ou à développer une entreprise en contournant les écueils qui se présentent.

Si dans les salons des entrepreneurs, des ateliers sont consacrés à conquérir des Business Angels c’est parce qu’ils sont au cœur même du développement et de la pérennité des entreprises à court comme à long terme. Pour séduire des Business Angels et donc obtenir leur soutien financier une démarche entrepreneuriale est nécessaire pour les décider à investir. Voici quelques conseils.

Préparez-vous bien et donc préparez votre argumentation minutieusement.

Lors de votre présentation, l’usage est de réaliser une présentation power point. Or les porteurs de projet réalisent souvent des slides non pas pour leur public mais pour eux-mêmes. Il est crucial de comprendre que cette présentation n’est qu’une première approche. Viendra ensuite le temps, si vous avez retenu leur attention des demandes plus précises, que vous aurez bien sûr préparées…

Créez des slides oui mais qui aient du sens

Pour se rassurer, certains transforment les slides en roman alors que les slides doivent être percutantes et ne servir que de support à la présentation orale. Elles doivent réunir les informations essentielles.

Insérez les informations essentielles

  • Le ou les fondateurs (rôle, parcours) car ce qui est souvent au centre de l’investissement, c’est le porteur de projet ou l’équipe. Quand il s’agit d’une équipe il faut bien mettre en exergue le rôle de chacun, la complémentarité. Si vous êtes seul, montrez quels seront vos besoins en recrutement, à quel moment vous recruterez et comment vous allez le réaliser.
  • Le produit et ses avantages, son positionnement par rapport à la concurrence (on a toujours un concurrent !!!). Le fait que le concurrent soit un concurrent indirect n’est pas à écarter.
  • Les sources de rentabilité
  • L’évolution et les premières avancées de votre projet
  • La stratégie commerciale, la stratégie plus globale et un résumé des points forts.

Mais surtout ne jamais oublier un point crucial pour les business Angels : ce que vous allez faire de l’argent en cas d’investissement. De toute évidence, l’objectif de la levée de fonds doit être au cœur de votre présentation

Préparez un discours modulable

Préparez un discours modulable suivant la durée des présentations devant les Business Angels : 5min, 7min, 10 min… et surtout apprenez là par cœur car l’improvisation n’est pas de mise. De nombreux projets sont présentés dans une session, il faudra donc maitriser totalement votre discours si vous souhaitez vous démarquer de votre concurrence.

Préparez-vous à la séance de questions réponses

Anticipez bien les questions et faites des présentations à vos amis afin de voir les questions qu’ils pourraient vous poser. Si une question revient, c’est qu’il existe une carence et donc rajoutez une slide qui y répond. Vous pouvez également volontairement laisser ce vide afin que l’on vous pose la question si la réponse vous met en valeur.
En conclusion, il s’agit d’un exercice difficile et vous n’aurez souvent qu’une chance de présenter devant chaque réseau. Alors consacrez-y du temps.

Quelques questions qui vous permettront de construire votre présentation

  • Votre projet : Que faites-vous ? Quel est votre produit, quel est votre service ? Que va-t-il apporter ?
  • Vos clients : Quel sont vos clients ? : Quelle est votre cible ? A quel besoin répond votre projet ?
  • Votre équipe : Qui êtes-vous, quelle est votre équipe ? Pourquoi les compétences de l’équipe sont complémentaires ?
  • Vos perspectives de développement : Quelles sont vos perspectives de développement stratégiques sur le court terme (1 à 2 ans, puis à 5 ans), à moyen et long terme
  • Votre business model : Quel est votre « business model » ? Comment allez-vous gagner de l’argent ?
  • Votre stratégie commerciale : Avez-vous des clients ? Comment allez-vous les démarcher ?
  • Vos futurs salariés : Combien ils coûtent ? Quel profil ?
  • Votre concurrence : Quelle est la concurrence ?  Comment vous positionnez-vous par rapport à elle ?
  • Votre valorisation de la société : Combien la société va valoir dans 5 ans (ou 6 ou 7) Quelle sont les possibilités de plus-value pour le business Angel ? Combien vaut-elle actuellement ?
  • Vos attentes vis-à-vis des Business Angels ? : Argent, combien ? Pour faire quoi ? Pour quel pourcentage ? Quelles compétences (un Angel aiment sentir que l’on a besoin de ses compétences)

Vous devez montrer que vous maîtriser parfaitement votre projet. Et surtout n’hésitez pas à vous entraîner !!!!!

Bien choisir ses circuits de distribution et canaux de vente

Si vous souhaitez vendre votre produit ou service, il vous faudra choisir le circuit de distribution le plus adapté et sélectionner les bons canaux de vente. Choix et sélection qui s’avèrent fort complexes. Évaluer la pertinence d’y faire appel ou non, leurs avantages et leurs inconvénients ne peuvent s’effectuer sans une analyse approfondie.

Les différents circuits de distribution

Le circuit direct. Il s’agit d’un circuit de vente relativement simple puisque seulement deux acteurs sont présents : vous et le consommateur. Il n’y a aucun intermédiaire. C’est par exemple le cas d’un artisan boulanger qui vend directement dans sa boutique les produits qu’il confectionne. L’atout évident est que vous êtes directement en contact avec votre clientèle, que vous pouvez rapidement prendre son avis et que vous pouvez adapter votre production à sa demande. Le prix est souvent moins élevé pour le consommateur qui n’a pas à payer la marge que vous donneriez à un revendeur.

Le circuit court. Vous n’avez qu’un intermédiaire entre le producteur et le consommateur. L’origine des produits joue souvent un rôle dans ce type de vente. On pensera par exemple à un restaurant où la qualité des produits reste souvent déterminante. Ce circuit même si indirect n’est pas considéré comme long. Le consommer local a d’ailleurs pris une belle ampleur depuis quelques années et s’impose de jour en jour comme un une tendance incontournable.
Le circuit long. Il existe au moins deux intermédiaires entre le producteur et le consommateur. En général, ce circuit fonctionne à l’aide de grossistes puis de détaillants. Ces premiers achètent « en gros » et donc à des prix compétitifs. Ils le revendent ensuite aux seconds. Le désavantage est que vous n’avez souvent aucun lien avec vos consommateurs si vous êtes le producteur et encore moins si votre produit est modifié lors de son parcours. La transparence n’est pas souvent au rendez-vous car le producteur ne doit pas faire de l’ombre à celui qui vend et donc ne peut guère montrer son savoir-faire. La grande distribution utilise souvent ce circuit.

Les canaux de vente.

On confond souvent les circuits de distribution et les canaux de vente alors qu’ils n’ont en réalité que peu de point commun. Ils correspondent au moyen de faire acheminer votre produit ou service du producteur au consommateur. Il s’agit de l’e-commerce, du commerce de gros / détail, de la grande distribution, ou encore de la vente à domicile. Celui-ci dépend de la stratégie que vous souhaitez adopter et des habitudes d’achat de vos clients. En général, dans le développement international, deux canaux sont utilisés : les distributeurs et la plateforme d’e-commerce. En réalité, le canal de vente se décide davantage selon votre secteur.

On imagine bien qu’une société spécialisée dans l’habillement aura tendance à privilégier la mise en place d’un point de vente physique, même si les habitudes évoluent avec les moyens de communication. Aujourd’hui, n’oubliez pas que les réseaux sociaux peuvent jouer un rôle dans le développement de vos ventes. Ils deviennent un moyen de communiquer ou d’influencer en complément d’un site e-commerce. Ce choix relève d’abord de la stratégie et certaines enseignes e-commerce par exemple n’hésitent pas à ouvrir des boutiques éphémères (appelées également « pop-up store ») et alternent ainsi leur canal de vente.

Pourquoi tenir ses engagements est fondamental ?

Lorsque vous êtes entrepreneur, il n’est pas rare de se projeter dans l’avenir et de s’engager par optimisme mais sans en mesurer la portée. Il est ainsi tentant de penser que vous allez réussir à faire des tâches dans des délais records et d’être amené à être en retard sur vos objectifs. Il s’agit pourtant d’une mauvaise pratique et il faut parfois réduire ces derniers plutôt que de vous engager à réaliser l’infaisable.

Une mauvaise idée pour vous

Ne pas tenir vos engagements représente déjà une source de stress pour vous car vous vous demanderez ce que cela va générer. Vous allez passer votre temps à penser aux conséquences, à ce coup de fil de mécontentement qui va venir et résultat vous vous démoralisez tout seul. Vous polluez inutilement votre tête avec des tâches qui devraient être accomplies. Ensuite, vous allez vous dénigrer. Vous n’avez pas réalisé ce que vous souhaitiez et s’il s’agit d’un objectif personnel, vous risquez de vous remettre en cause. Vous ne pourrez pas éternellement mettre la faute sur les autres. Il s’agit avant tout de bien mesurer ce à quoi vous vous êtes engagé afin de savoir si la tâche est réalisable ou non.

Prenez en compte que vous allez subir des aléas. A défaut, vous risquez de ternir votre image et d’affecter à termes la confiance en vous. Il ne faut donc de base pas hésiter à ne pas vous engager quand vous n’êtes pas sûr de pouvoir réaliser la tâche en question dans les délais impartis.

Des collaborateurs qui peuvent mal le prendre

Si vous vous êtes engagé à des actions auprès de vos collaborateurs, les conséquences peuvent être multiples. Déjà, cela peut leur empêcher de tenir leurs propres engagements par effets de dominos ou encore désorganiser complètement leur travail, ce qui peut être désagréable pour eux. Il se peut également que vous créez une chaine de retard. Votre image et votre fiabilité peuvent également être remise en cause car vos collaborateurs peuvent vite se dire que vous vous engagez alors que vous n’avez pas forcément les moyens de réaliser ce que vous pensez. Vous pouvez passer pour un doux rêveur ou un arrogant. 

Pire, certains engagements non respectés (une augmentation par exemple) peuvent les braquer contre vous et entraîner du désengagement. Au final, vous demeurez un exemple alors si vous ne tenez pas vos promesses, pourquoi tiendrait-il les leurs ? Vous devez donc apprendre à ne vous engager avec sagesse. La confiance est difficile à obtenir alors autant ne pas la briser pour rien.

Des clients insatisfaits à maîtriser

Un client qui s’attend à recevoir sa commande un jour et ne la reçoit pas ? C’est la quasi-garantie d’une réaction d’insatisfaction ou d’une réclamation, ce qui va forcément vous prendre du temps à gérer. Résultat : vous allez perdre du temps et peut-être même votre client. Alors autant ne pas vous engager ou bien préciser à celui-ci dès la base que vous ne pourrez peut-être pas tenir les délais par exemple. 

Pire, vous pouvez vous retrouver avec un client qui refuse de payer votre prestation car elle peut lui devenir inutile par exemple. Vous engagez des frais ou au moins du temps pour la commande alors autant vous assurer qu’elle sera bien honorée. Il ne s’agit pas de rogner votre marge par des remises ou des commandes offertes. 

Il n’est pas rare de vouloir trop se charger pour faire des ventes mais il est inutile de s’engager dans trop d’actions si vous ne pouvez les réaliser. A défaut, vous pourriez vite vous retrouver à vous précipiter pour réaliser vos tâches sans jamais arriver à toutes les boucler. Autant vous dire que vous allez vous stresser et parfois entraîner de la contre productivité

Être sûr avant de vous engager

Pour commencer, arrêtez de vous engager tout le temps sans réfléchir et si vous n’êtes pas sûr, n’hésitez pas à pondérer vos paroles. Vous pouvez par exemple dire à votre interlocuteur que vous n’êtes pas maître de tous les éléments ou donner les conditions dans lesquelles vous pourrez honorer votre engagement. Il se pourrait même qu’il puisse vous aider dans sa réalisation. 

N’hésitez pas à prendre en compte des aléas. Il vaut mieux délivrer en général la prestation en avance qu’en retard. Vous entrainerez en général à l’inverse de la satisfaction et on vantera votre professionnalisme et votre maintien des délais. 

Il s’agit également de s’engager à bon escient car plus vous le faites plus vous risquez naturellement de ne pas tout tenir. 

Quelles sont les phrases types qui en disent long sur ce que pense votre interlocuteur ?

Parfois, votre interlocuteur, qu’il s’agisse d’un client ou d’un fournisseur, prononce des phrases qui semblent de prime abord très positives. Mais en réalité, à y regarder de plus près, elles disent tout le contraire ! Comment reconnaître les phrases types et avec quels signes est-il possible de déceler la mauvaise foi de votre interlocuteur ? 

Un florilège des phrases qui constituent de faux-amis

« Cela semble une excellente idée, je vous rappelle pour en parler » est une phrase classique, qui connaît de nombreuses variantes. Pour ne pas être trop frontal dans son refus, votre interlocuteur préfère remettre à plus tard une réponse qu’il sait parfaitement être négative. 

« Ce n’est pas une question d’argent » signifie tout à fait le contraire ! Comment pourrait-il en être autrement ? Or, comme il est délicat d’aborder cet aspect financier, votre interlocuteur préfère le nier tout en l’évoquant pour ne pas vous prendre en défaut. Vous aurez donc tout intérêt à clarifier ce point purement matériel pour éviter les malentendus. 

« Je pense à voix haute » est une phrase qui souhaite dissimuler sous un côté spontané et créatif quelque chose qui a été préparé bien à l’avance par votre interlocuteur. Mais il peut aussi s’agir d’un test : il éprouve alors une idée qu’il n’est pas encore tout à fait prêt à assumer.

« Laissez-moi voir ce que je peux faire » signifie qu’en réalité, votre interlocuteur n’a aucune envie de satisfaire votre demande ou bien n’en a simplement pas le pouvoir, mais qu’il pourra toujours prétendre avoir essayé. 

« Sauf erreur de ma part » doit être compris comme une manière polie de souligner que vous avez-vous-même commis une erreur. 

Quelques phrases suggestives fréquentes chez les entrepreneurs 

– « Je ne veux pas en parler avant que tout soit prêt »…
– « Si j’en parle, quelqu’un va me volez mon idée, d’ailleurs untel… »

– « Mon idée n’est pas parfaite donc je dois la peaufiner »
– « J’ai promis au business Angel de ne pas en parler avant … »
– « C’est une idée géniale mais je préfère en parler quand j’aurais mon Business-Plan validé »
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Les signes de la mauvaise foi de votre interlocuteur

Toutefois, certaines de ces phrases peuvent être prononcées en toute bonne foi, votre interlocuteur pensant réellement ce qu’elles signifient littéralement. Dès lors, comment faire la part des choses ? L’utilisation du « on » à la place du « je » est une manière de prendre du recul et de se dédouaner pour votre collaborateur, qui se cache derrière une personne anonyme et générale. C’est un des premiers signes qui permet de reconnaître un mensonge.

Observer le langage non-verbal est une autre manière de déceler l’hypocrisie de votre partenaire. Ce décodage consiste à repérer les indices d’un malaise, d’un changement d’attitude, d’une situation d’inconfort : les mouvements de la tête, les modifications de posture, la rapidité du regard, les démangeaisons dans le cou ou au niveau du menton sont parmi les signes corporels les plus évidents du mensonge. C’est aussi le cas si la personne rejette son corps en arrière, si elle rajuste sa cravate, se frotte les mains l’une contre l’autre, s’humecte les lèvres ou tout autre geste d’auto-contact indiquant qu’elle a besoin de se rassurer.

De même, si votre interlocuteur tient sa tête droite et rigide, cela peut signifier qu’elle est en situation d’auto-contrôle. Il ne faut pas non plus se fier à un regard trop franc et direct, qui, contrairement à une idée répandue, n’est pas un signe d’honnêteté, mais la traduction d’un besoin de plus de contacts visuels pour s’assurer que l’on est cru.

Pourquoi vie professionnelle et personnelle sont indissociables ?

Le chef d’entreprise doit souvent faire la part entre sa vie professionnelle er personnelle. Il accorde du temps à l’un ou à l’autre. Pourtant, la dissociation n’est pas si évidente que cela et pour plusieurs raisons.

La passion du chef d’entreprise, c’est souvent son entreprise

La première raison qui fait que la dissociation est difficile est qu’il faut comprendre que pour un chef d’entreprise, la première passion réside dans son entreprise. Les sacrifices réalisés pour créer et développer une boîte demeurent souvent considérables. Temps, argent, effort ou encore volonté sont nécessaires pour parvenir à passer d’une idée à une réelle entreprise. Le chef d’entreprise reste souvent obnubilé par son entreprise, au moins les premières années. Il y consacre tout son temps, son énergie et ses pensées. Autant dire que faire une dissociation entre une passion et sa vie personnelle relève presque de l’impossible. 

Son entreprise est censée avoir une mission qu’il affectionne

L’entreprise aujourd’hui s’avère vouloir tenir compte de sa responsabilité en ce qui concerne l’environnement par exemple et offre une mission qui va bien au-delà du simple fait de réaliser du chiffre d’affaires. Celle-ci représente le but ultime et souhaitable pour notre société et c’est que prône le chef d’entreprise auprès de ses équipes. Celle-ci devrait avancer conformément aux valeurs de l’entrepreneur et donc représente un but personnel autant que professionnel. La dissociation est donc relativement difficile puisque celle-ci évolue vers un but souhaitable et louable conforme aux valeurs de l’entrepreneur. Plus la société de développe, plus l’entrepreneur souhaite contribuer à cette mission. Une séparation pas forcément évidente donc. 

Avoir son entreprise, c’est un peu donner de soi

Si l’« échec » fait si mal en entrepreneuriat, c’est parce que l’entrepreneur y met toute sa conviction, ses forces et même une partie de lui. Il avance avec ses convictions et doit se battre pour convaincre chaque jour que ce qu’il a créé est viable. Autant dire qu’une partie de lui est engagé dans ce combat qu’est l’entrepreneuriat. Il doit souvent faire face aux critiques, parfois vives, de l’entourage. Son échec ou sa réussite influent souvent sur la considération que certaines personnes ont de lui.

En cas de réussite, il peut apparaître comme un génie et en cas d’échec comme un nul. Le pire demeure que son égo est de ce fait engagé et que la confiance en soi peut rapidement s’en trouver affecté. Si le burn-out est aussi connu, ce n’est pas tellement le nombre d’heures qui est en cause mais bien le fait qu’il y a une forme de reconnaissance dans le succès ou non de l’entreprise et que parfois les petits échecs à répétition peuvent en décourager plus d’un.

La vie personnelle dépend de la vie professionnelle

Cela peut paraître évident mais la vie professionnelle influe directement sur la vie personnelle du dirigeant ne serait-ce qu’en termes de rémunération. Nombreux sont ceux qui quittent des postes confortables pour se lancer dans l’aventure et doivent modifier leur train de vie. Les entrepreneurs habitués au confort salarial peuvent vite en ressentir les effets et devoir diminuer leur train de vie. Autant dire que l’impact se révèle direct, sans compter le nombre d’heures consacré à la vie familiale qui peut être réduit à une peau de chagrin. Le bien-être financier de l’entreprise est relié au bien-être personnel. Si l’entreprise va mal, l’entrepreneur aura tendance à se sous-payer par exemple. Une relation directe entre les deux est donc à ne pas sous-estimer. 

Pour les avantages de l’entrepreneur

Il est évident que la possibilité de s’organiser comme bon lui semble ou de prendre en compte les contraintes personnelles dans son emploi du temps représente un des immenses avantages de la fonction entrepreneuriale. Si les entreprises aujourd’hui se réorganisent globalement pour permettre à leurs salariés de faire du télétravail et de les soutenir face aux aléas de la vie comme un enfant malade, il s’agit avant tout d’un des privilèges de la vie d’entrepreneur. C’est en effet lui qui fixe son emploi du temps, quitte à en subir les conséquences. Il s’organise et en est la plupart du temps libre sur ce point. Il ne s’agit pas de croire que l’on peut faire ce que l’on veut car il faudra assumer dans tous les cas mais personne ne viendra, en principe, lui faire la morale car il a décidé de s’organiser autrement pour répondre à un besoin personnel.

Le temps accordé à l’entreprise et l’environnement

Cet argument reprend globalement celui de la passion et de la mission. Il faut globalement comprendre que l’entrepreneur va dédier énormément d’heures à son entreprise au moins les premières années. Il faut donc se dire qu’il passera une immense majorité de son temps éveillé dans son entreprise. Autrement dit, la vie personnelle va forcément être affectée par la vie professionnelle et inversement. Il est donc naturel que la dissociation soit très difficile à faire. Aussi, il est clair qu’être chef d’entreprise c’est aussi fréquenter d’autres cercles, d’autres types d’individus notamment des dirigeants qui rencontrent les mêmes types de problématiques. Le cercle professionnel a tendance à rentrer dans le cercle personnel. Des connaissances deviendront des amis, comme des anciens camarades peuvent le devenir. 

On l’aura compris, la dissociation entre la vie personnelle et la vie professionnelle pour le chef d’entreprise est extrêmement complexe. Il n’est pas rare que l’entrepreneur ramène son entreprise dans sa vie privée et inversement. Cette dissociation s’opère en général véritablement lorsque l’entreprise n’a plus de dépendance vis-à-vis du chef d’entreprise et qu’elle fonctionne toute seule.

Faciliter l’obtention d’un prêt bancaire grâce au prêt d’honneur

Si vous désirez financer votre projet d’entreprise, plusieurs solutions s’offrent à vous. Les prêts d’honneur constituent l’un des dispositifs les plus intéressants pour vous soutenir dans votre projet de création, car ils permettent à la fois de renforcer votre apport personnel et de faciliter l’obtention d’un prêt bancaire plus traditionnel. Focus. 

Prêt d’honneur : kézako ?

Le principe du prêt d’honneur est simple. Il s’agit d’un prêt à moyen terme sans garantie, à taux zéro (il n’y a pas d’intérêts). Le prêt d’honneur se base sur une relation de confiance entre l’organisme prêteur et le créateur d’entreprise. Le prêt vous est octroyé à titre personnel (et non à l’entreprise) et vous vous engagez à rembourser ce crédit « sur l’honneur », d’où son nom ! Les professionnels l’utilisent principalement pour la mise en place de micro-projets, souvent à vocation sociale, écologique et technologique. Les prêts d’honneur constituent des aides publiques en ce sens qu’ils sont gérés par des organismes associatifs dont le financement provient de l’argent public, notamment des conseils généraux et régionaux.

Combien puis-je obtenir ?

Les montants des prêts d’honneur accordés par les organismes de financement diffèrent énormément. Ils dépendent des perspectives de développement et de création d’emplois de votre projet, de l’efficacité et de la pertinence de votre plan de financement ainsi que du contexte socio-économique du territoire au sein duquel vous installez la boîte.  Le montant moyen se situe en général autour de 7 500 €. Mais il peut aller de quelques 3000 euros à 12 000 euros.

Les prêts d’honneur sont gérés et instruits par des organismes ou des réseaux d’organismes comme Initiative France ou Réseau Entreprendre. Leurs fonds de prêts sont souvent alimentés par des organismes publics (Caisse des Dépôts, Conseils Régionaux, Conseil départementaux, etc.). Ce sont donc des aides publiques même si l’organisme instructeur est une association. Les prêts d’honneur c’est-à-dire l’aide publique n’est pas en concurrence avec une offre bancaire traditionnelle. Cependant, il est obligatoire qu’un prêt bancaire soit associé au prêt d’honneur.

Un jury qui étudie votre dossier.

Les prêts d’honneur sont accordés après formalisation d’un dossier présentant le projet et le besoin de financement. Un comité ou un jury d’experts composé de professionnels (chefs d’entreprises, banquiers, experts-comptables, cadres…) se réunit et décide de vous accorder le prêt, ou non, après délibération. Il vous faudra venir défendre votre dossier en personne devant ce jury. Ses membres peuvent également décider de vous proposer un accompagnement pour la mise en place de votre projet sous la forme de mentorat ou de parrainage.

Quels avantages ?

L’avantage principal du prêt d’honneur réside dans le fait qu’il permet de renforcer vos fonds propres. En tant que porteur de projet, vous disposez des fonds prêtés à titre personnel, ce qui vous permet à la fois d’augmenter votre apport et, par voie de conséquence, d’améliorer votre capacité d’emprunt dans un organisme bancaire traditionnel. Deuxième atout, mais non des moindres : ce dispositif ne nécessite aucune garantie personnelle de la part du bénéficiaire. Un avantage qui en fait un prêt particulièrement prisé des porteurs de projets, auxquels les garanties font bien souvent défaut. Sachez enfin que les prêts d’honneur participent au financement global du projet. Vous n’aurez pas à en justifier l’utilisation. L’obtention de ces derniers n’est soumise à aucun impératif.

Comment L’utiliser ?

A quoi votre prêt d’honneur peut-il servir ? Dans le cas le plus commun, il s’agit de vous aider à créer ou reprendre une entreprise. Les créateurs ou repreneurs le sollicitent souvent pour financer à la fois les investissements de départ, le matériel nécessaire au lancement de leur activité et leur BFR. Les organismes qui financent l’obtention de prêts d’honneur accordent de plus en plus des crédits qui visent à accompagner la croissance et le développement des entreprises. Peu importe si l’entrepreneur a bénéficié d’un prêt d’honneur au lancement de son projet, ce dernier peut désormais renforcer ses fonds propres au bout de quelques années d’activité. Les organismes fournisseurs de prêts d’honneur permettent également de soutenir les créateurs d’entreprise qui connaissent des difficultés passagères, notamment en matière de trésorerie. 

En quoi le prêt d’honneur vous crédibilise-t-il auprès de la banque ?

Le prêt d’honneur reste un levier qui permet l’obtention d’un prêt complémentaire plus conséquent, contracté auprès d’un organisme bancaire traditionnel. Il est d’ailleurs fortement conseillé de solliciter les banques à ce sujet. Les agences bancaires locales possèdent une grande confiance dans les plateformes et organismes délivrant des prêts d’honneur. Ces réseaux constituent un véritable gage de sérieux pour les banques. Vous serez plus à même de convaincre les conseillers bancaires en démontrant que vous avez déjà obtenu un prêt d’honneur. Les chiffres précisent que pour 1 euro de prêt d’honneur, les banques accordent 7,5 euros de financement complémentaire en moyenne.