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Le management efficace des équipes à portée de main

Quand on est entrepreneur, manager son équipe est souvent une tâche difficile mais dont dépend la survie de l’entreprise. Heureusement, il existe quelques règles simples qui peuvent vous aider à maintenir vos salariés motivés et productifs.

Opinion des Français sur les caractéristiques d’un bon manager 2018

Publié par E. Moyou, 2 nov. 2020 Cette statistique montre l’opinion des Français sur les caractéristiques d’un bon manager en 2018. Ainsi, plus de la moitié des sondés ont déclaré que l’on reconnaissait un bon manager à sa capacité à motiver et inspirer ses équipes.

Selon vous, à quoi reconnaît-on un bon manager ?

fr.statista.com

Déléguer pour devenir performant

Lorsque vous venez de créer votre entreprise vous vous habituez rapidement à tout faire seul. Pourtant, il est indispensable de déléguer des tâches très rapidement une fois que les rangs de vos équipes grossissent. En déléguant certaines tâches, certes, vous perdez une partie du contrôle que vous possédiez sur leur exécution, mais vous dégagez en contrepartie du temps pour penser et planifier le développement à long terme de l’entreprise. Il s’agit de rendre autonomes vos équipes, pour que l’entreprise puisse pratiquement fonctionner sans vous, et donc pour que vous occupiez quasi exclusivement le rôle de stratège et de planificateur. Par la même occasion vous responsabilisez vos collaborateurs qui seront plus enclins à s’investir pour l’entreprise. Ils seront naturellement plus productifs que lorsqu’ils n’ont aucune responsabilité.

Encourager pour impliquer

Toutes les personnes ne réagissent pas de la même manière face aux critiques. On peut penser naïvement que la critique permet d’avancer, de prendre conscience de ses limites et de les dépasser. En réalité, les personnes qui réagissent comme cela sont assez peu nombreuses. Beaucoup de personnes prennent mal la critique et sont même inhibées par celle-ci.

En privilégiant l’encouragement et en mettant l’accent sur ce qui a été bien réalisé, sans stopper d’être exigeant pour autant, vous obtiendrez certainement des résultats supérieurs à ceux que vous auriez obtenus si vous aviez effectué une critique ouverte des performances. Cela peut paraître frustrant mais c’est souvent la meilleure manière de procéder. Vos collaborateurs ne réfléchissent pas tous comme vous, et sont tous différents. Leur singularité doit être prise en compte.

Rester accessible

Certes, vous êtes le dirigeant mais ce n’est pas pour autant qu’il faut se couper de ses salariés. Dans les startups c’est souvent cette proximité qui fait la différence et qui pousse les équipes à se dépasser.

Vous ne serez pas efficace si vous restez isolé dans votre bureau et que vous vous réfugiez derrière votre boite mail. Il est fortement conseillé de communiquer un maximum de vive voix. En effet, rien de plus insupportable pour le collaborateur que de recevoir sans cesse des mails alors que vous auriez pu simplement aller le voir. En faisant cela vous ne faites pas que rendre l’ambiance plus cordiale, vous favorisez également l’échange et la concertation, si un collaborateur a une idée pour le développement de l’entreprise, il vous la soumettra d’autant plus facilement qu’il est habitué à discuter avec vous.

Réaliser des feedback réguliers

Attendre que le projet soit terminé pour donner votre feedback est une grossière erreur. Cela ne veut pas dire évidemment pour autant qu’il faut épier sans cesse le travail des autres. Vous devez faire sentir que vous êtes là pour les aider, les conseiller, les guider et non pour donner un jugement ferme et définitif sur la qualité de la réalisation. En aiguillant au fur et à mesure vous assurez que tout le monde va dans la même direction.

Donner des  objectifs précis

Il n’y a rien de pire qu’un projet qui n’en finit pas. Cela épuise vos ressources et vos salariés, même les plus résistants. Pour rester efficace, séparez vos grands projets en projets plus réduits avec des objectifs réalisables et un planning tenable. Plusieurs petits projets parfaitement réalisés sont plus efficaces qu’un immense projet qui sera en retard et aura épuisé vos équipes et vos ressources.

Une fois ces différents projets imaginés, n’oubliez surtout pas d’informer vos équipes des objectifs, priorités et dealine. En expliquant avec précision la tâche qui est à réaliser vous maximisez vos chances de succès. Peut-être que le collaborateur possédait déjà une vision claire de ce qu’il fallait faire mais ne prenez aucun risque .

Bad buzz : WhatsApp chute de son piédestal

En une décennie, les terminaux mobiles tels les smartphones et tablettes tactiles ont développé des capacités incroyables au niveau technologique permettant à tous d’accéder à Internet, de discuter facilement avec des amis sur les réseaux sociaux ou communiquer rapidement avec le monde entier. Des applications se sont peu à peu multipliées pour améliorer notre quotidien, transformer nos habitudes de consommation et de communication ainsi que faciliter notre vie professionnelle. WhatsApp, il y a quelques mois, restait l’une des applications les plus populaires dans l’univers des messageries instantanées. Mais une simple annonce a provoqué un véritable bad buzz plombant littéralement sa notoriété. Retour sur cet événement qui a marqué le début de l’année 2021.

Une application devenue leader en moins de dix ans

Créée par Jan Koum et Brian Acton en 2009, WhatsApp s’est imposée dans l’univers des messageries instantanées, au point de devenir en moins de dix ans, l’un de ses leaders. Ayant pour ambition de remplacer le SMS, son système séduit notamment par l’absence de publicités et par la simplicité de son utilisation. En 2014, face à la popularité grandissante de l’application dont le taux d’engagement dépasse celui de Facebook, la firme de Mark Zuckerberg rachète la messagerie pour un montant de seize milliards de dollars, dont quatre au comptant et douze en actions Facebook. Ce passage sous le giron d’un GAFA accélère sa croissance et elle se développe progressivement dans des pays comme le Brésil ou l’Inde.

En février 2020, WhatsApp franchit la barre des 2 milliards d’utilisateurs dans le monde, devenant le deuxième réseau social le plus populaire au monde. Entre 2018 et 2020, l’application aura ainsi gagné plus de 500 millions d’utilisateurs. En France, elle suscite l’engouement. Selon une étude réalisée en août 2020 par Statista, 61 % des Français utiliseraient WhatsApp, ce qui place l’application de messagerie à la deuxième place, derrière Facebook Messenger et devant Snapchat et Skype. Si l’application et son entreprise mère Facebook se sont retrouvées à de nombreuses reprises au centre de critiques et de polémiques notamment pour la diffusion de fausses informations et de l’absence de modérations des contenus, la dernière polémique qui est survenue en ce début d’année a provoqué une véritable onde de choc.

Une annonce qui met le feu aux poudres

Début janvier 2021, WhatsApp annonce à l’ensemble de ses utilisateurs que pour pouvoir continuer à utiliser la messagerie instantanée et à y accéder, ils devront accepter de nouvelles conditions d’utilisation avant le 8 février. Si les conditions sont acceptées, les données que WhatsApp récoltera seront partagées dans l’écosystème de la maison mère Facebook. Cette décision provoque la colère de nombreux aficionados qui craignent pour la protection de leur vie privée en ligne et la mise à disposition de leurs informations personnelles à des entreprises et des personnes tierces.

Depuis la fameuse annonce polémique, l’application essaye tant bien que mal de rassurer ses utilisateurs. Notamment en repoussant de trois mois l’entrée en vigueur de ses nouvelles conditions d’utilisation et postant plusieurs statuts comme « WhatsApp ne peut pas lire ou écouter vos conversations personnelles, car elles sont chiffrées de bout en bout » ou « une chose qui n’est pas nouvelle est notre engagement envers votre vie privée ».

Un problème ne venant jamais seul, l’application est mise en cause pour violation du Règlement général sur la protection des données (RGPD), mis en place en 2018 sur tout le territoire de l’Union européenne. L’Europe aurait ainsi l’intention de réclamer une amende de 50 millions d’euros à la maison-mère Facebook. Des failles de sécurité sont aussi survenues notamment un bug sur la version Web de WhatsApp donnant l’accès sur Google à plusieurs numéros de téléphone et messages de milliers d’utilisateurs ou la propagation d’un mystérieux virus via un lien de téléchargement envoyé sur la messagerie permettant aux pirates informatiques de dérober les identifiants de ses victimes.

Des concurrents qui profitent de ses déboires

Déçus et énervés par ce manque de considération, plusieurs millions d’utilisateurs ont décidé de quitter l’application WhatsApp pour d’autres concurrents comme Telegram ou Signal. Selon l’étude de Statista menée bien avant le bad buzz, 5 % et 2 % des Français utilisaient respectivement Telegram et Signal. Mais avec les déboires de l’application de messagerie rattachée à Facebook, leur nombre d’abonnés ont littéralement explosé en quelques semaines. La première, créée en 2013 par les frères russes Dourov fait de la sécurité son cheval de bataille et refuse la plupart du temps de collaborer avec les autorités. Cette dernière a été téléchargée 33 millions de fois entre le 4 et le 17 janvier, d’après les données de l’institut Sensor Tower.

La deuxième, qui a vu le jour en 2014, est reconnue par de nombreuses organisations comme l’une des applications de messagerie les plus strictes en matière de sécurité et de protection des données, et a le soutien de nombreuses personnalités comme Elon Musk et Edward Snowden. Signal a ainsi été téléchargée 47 millions de fois dans le monde entre le 4 et le 17 janvier, toujours selon l’institut Sensor Tower. Quant à WhatsApp, elle aurait perdu à cause de ce bad buzz au moins 32 millions d’utilisateurs au mois de janvier d’après le journal anglais, The Guardian. 

Les codes de vérification sont actuellement retardés pour plusieurs opérateurs parce qu’il y a beaucoup de nouvelles personnes qui essaient de rejoindre Signal en ce moment (nous pouvons à peine enregistrer notre excitation). Nous sommes actuellement en train de résoudre ce problème le plus rapidement possible.

Bien gérer le changement en interne : un travail sur les peurs

Selon le groupe Standish 83,9 % des projets informatiques échouent partiellement ou complètement. Seulement 16,2 % des projets ont été jugés réussis car achevés dans les délais et le budget, avec toutes les fonctionnalités promises. La majorité d’entre eux, soit 52,7 %, étaient en surcoût, au fil du temps et / ou manquaient des fonctionnalités promises. A noter que 31,1 % sont à classer comme des échecs car abandonnés ou annulés. La préparation se révèle être le facteur numéro un de réussite pour amorcer le virage du changement en interne alors autant bien vous préparer.

Comprendre les résistances des collaborateurs avant tout

Avant de lancer vos différents projets et réformes, il faut vous pencher sur les résistances que votre projet va entraîner. Suivant les cas, les raisons de la résistance ne seront pas les mêmes. Par ailleurs, il vous sera impossible de traiter sans appréhension celles-ci si vous ne ne regardez pas leur origine. Il faut tout d’abord assimiler qu’il existe des résistances bien différentes.

Certaines procèdent de la peur qui est, par nature, souvent irrationnelle alors que d’autres types peuvent s’avérer fondées et vous orienter sur des pistes d’amélioration. Il est évident que lorsque l’on propose un changement, il s’agit dans la majorité des cas d’une route vers l’inconnu si ce n’est pour vous, au moins pour vos équipes. Vous devez donc bien comprendre la raison d’être des résistances afin ne serait-ce que pour avoir le discours adéquat ou décider des mesures appropriées… et pour ne pas créer une confusion délétère.
Certains changements remettent en cause les individus et les ramènent parfois aux échecs et souvenirs douloureux de leur vie personnelle ou professionnelle. Le fait d’avoir investi pour acquérir de nouvelles compétences (études, formation, finances…), de connaître son travail et de se valoriser pour la maîtrise de compétences liées à leur métier ou fonction et les voir, en raison de l’installation d’un nouvel outil, devenues caduques provoquent des angoisses chez les collaborateurs. Le changement exige d’accompagner les collaborateurs dans leur évolution et on pourrait dire leur révolution. Un accompagnement empli d’empathie et d’écoute est la clef de tout changement.

1ère peur : un effort supplémentaire à faire

Le changement demeure avant tout l’inverse des habitudes. Ces dernières rassurent et permettent à chacun de fonctionner de manière automatique et sans efforts. Vous pouvez le constater vous-même, vous exécutez chaque jour sans même y penser de nombreuses actions et vous limitez votre dépense d’énergie grâce à elles. La plupart des salariés possèdent des rituels qu’ils répètent chaque jour et qui ne divergent que très peu. Le changement provoque une perturbation qui amène à une dépense d’énergie supplémentaire que ce soit pour réorganiser son travail ou encore intégrer de nouvelles données. Pour être accepté, il doit donc être compris même si bon nombre d’entreprises se contentent d’imposer les nouvelles règles parce que celles-ci sont source d’un développement futur ou d’une réduction des coûts. Faire comprendre la raison d’être du changement est essentiel et reste donc une base.

2ème peur : une sortie de la zone de confort

Si le changement est tellement anxiogène, c’est d’abord parce qu’il fait sortir chacun de sa zone de confort pour aller vers une zone d’incertitude. Celle-ci peut concerner sa propre capacité à effectuer de nouvelles tâches, la limite de son périmètre d’action ou encore sur les effets que générera l’action enclenchée. Dans bien des cas, on ne cerne pas toutes les retombées de l’action et c’est seulement au fur et à mesure que l’on pourra constater son impact. Comme elle n’a jamais été effectuée dans ce cadre précis, il y a donc une attente forte sur les résultats.

Il s’agit souvent de bien communiquer, ne serait-ce que pour entretenir la motivation ou éviter de laisser vos équipes dans le flou et seuls face aux difficultés inhérentes à tout changement. Entretenir la flamme pour éviter que la motivation ne tombe au plus bas et donc donner du sens à l’action fait partie du processus comme nous le verrons par la suite dans ce dossier. On le voit souvent dans l’acquisition de nouveaux logiciels : passer de Word à Excel a été pour nombre de salariés un combat, une remise en cause

3ème peur : des conséquences parfois négatives pour l’individu

Ne le cachons pas, le changement en interne n’est pas forcément une bonne nouvelle pour tout le monde même si on l’effectue pour l’intérêt commun. Les conséquences négatives peuvent être un frein au changement, comme par exemple lorsque deux entreprises fusionnent et que des postes doivent disparaître. Le changement entraîne parfois un surcroît de travail dû à la réorganisation, une délocalisation contestée, des horaires modifiés…. Il peut se révéler, certes, bénéfique pour l’entreprise mais avoir des impacts préjudiciables lorsqu’une fonction est remise en cause, tout simplement parce que celle-ci n’a plus d’utilité une fois la nouvelle organisation mise en place.

Des collaborateurs devront alors parfois faire l’objet d’un reclassement ou faire évoluer fortement leurs compétences pour ne pas se retrouver dans une voie de garage et en situation de souffrance. Se terrer dans le silence pour éviter d’avoir à annoncer les conséquences du changement aux collaborateurs concernés n’est jamais la bonne option car les rumeurs destructrices sont parfois bien pires que les réalités qui se profilent.

Infographie: L'intelligence artificielle fait encore peur aux Français  | Statista
Statista

À défaut de vendre plus, vendez mieux !

Vendre davantage est un signe de croissance. Mais pour vendre davantage, il est nécessaire d’appliquer des principes fondamentaux et donc essentiels à soi-même et aux équipes. Il vous faudra d’abord mettre au centre celui qui doit devenir votre source de revenus, le client et donc le convaincre d’acheter votre produit plutôt que celui des concurrents. Vendre telle est et doit être la préoccupation de tout dirigeant. C’est l’activité essentielle et qui ne souffre d’aucun laxisme et d’aucune procrastination. Inutile de remettre à demain les contacts avec les clients. Mais pour ce faire il faut se servir de la boite à outils qui vous conduit à développer vos ventes. Voici quelques conseils.

Penser d’abord à vos clients

La meilleure manière de vendre ses produits ou services consiste à penser à vos clients. Adaptez vos produits et vos services à leurs besoins. De quel type de produit ou services ont-ils besoin ? Vendez des produits qui s’adaptent à leurs attentes et non ceux qui vous plaisent. Pour cela, il faudra bien connaître vos acheteurs. Pour optimiser vos chances de réussite, vous devez vous mettre à leur place et anticiper ce qu’ils attendent de votre produit. Surtout, mettez-y quelque chose qu’ils ne trouveront pas ailleurs et dont ils ont vraiment besoin. Si vous n’avez pas d’idées n’hésitez pas à leur demander directement leur avis, ils seront bien souvent la meilleure source d’amélioration de votre produit.

Motivez vos commerciaux

Vos commerciaux sont aussi une clé qui peut booster vos ventes. Ils doivent d’abord bien connaître votre produit avant de rencontrer votre prospect. Ne négligez pas leur formation qui peut faire progresser rapidement vos ventes. Vous devez aussi essayer de les motiver et créer une relation de confiance avec eux, afin de booster leur performance sur le terrain. Aidez-les à travailler leur relationnel et à développer leur capacité d’écoute. Ils pourraient s’avérer d’excellents relais d’améliorations.

Savoir montrer les bénéfices de vos produits

Si un client demande à vous rencontrer pour discuter de votre produit, ne pensez pas qu’il vous suffit de réciter un discours tout fait. Évitez les discours trop commerciaux qui ne sont qu’une longue liste des avantages de votre produit et qui parfois n’intéressent pas votre client. Écoutez vos clients et essayez de connaître leur problème. Évitez de les interrompre et soyez attentif, un argumentaire efficace est avant tout un argumentaire adapté. Une fois qu’il a fini de parler, adaptez votre argumentaire aux problèmes qu’il rencontre en montrant en quoi votre produit peut résoudre ceux-ci. Montrez ce qu’ils gagnent en l’utilisant.

Renforcer la communication marketing 

Votre stratégie de communication doit être bien établie. Des techniques existent qui permettent à vos clients d’adopter votre produit et de ne pas pouvoir s’en séparer. Pour bien l’adapter, vous devrez d’abord déterminer qui sont vos cibles. N’hésitez pas à faire un plan de communication annuel. Faites en sorte d’être toujours présent afin qu’ils ne vous oublient pas. Les témoignages clients peuvent se révéler une bonne manière d’en convaincre d’autres d’acheter votre produit. En voyant des clients satisfaits par votre produit, ils pourront se projeter et à leur tour avoir envie de l’utiliser.

La réputation des entreprises : un indice pour les Français

Depuis l’essor d’internet, la réputation est devenue un point primordial à étudier chez les entreprises. Dans ce cadre, Reputation Institute a mené une étude pour déterminer celle des sociétés françaises. Au bilan, une exigence accrue en termes de produits/services, d’engagement citoyen et de gouvernance des entreprises. Explications.

Fondé en 1997, Reputation Institute étudie la réputation des entreprises françaises depuis près de deux ans. Il s’attache à comprendre, auprès de la population, les éléments estimés importants au sein d’une structure. Une fois l’étude réalisée, les résultats obtenus attribuent alors à l’entreprise une note, qui indique son niveau de réputation. Cette note se détermine il, la gouvernance, l’engagement citoyen, le leadership et la performance financière. Au-delà de 80, la note est considérée comme « excellente ».

Selon Jérémy Rodney, responsable communication digitale & social media, Bouygues Telecom, cité dans le livre blanc de Visbrain : A l’heure où la société se tend de plus en plus, les marques ont un rôle indispensable à jouer pour accompagner la transformation des modes de consommation et identifier en quoi elles pourraient être plus utiles. L’e-réputation est un outil clé pour comprendre et analyser le pouls d’un secteur d’activité. Les marques doivent décrypter les tendances, anticiper au mieux les crises et créer des opportunités. »

Une baisse due à des consommateurs plus exigeants

L’étude révèle une nette baisse de la réputation des entreprises en France. Pour la première fois depuis 2015, 95 % du classement voient leur réputation chuter. Cette conséquence s’explique par des attentes claires de la part des consommateurs, contrairement aux autres années. Plus sensibilisés qu’auparavant, ils recherchent des produits plus respectueux de l’environnement, des entreprises affichant une bonne qualité de vie au travail et des pratiques plus éthiques. Ils deviennent en effet nombreux à s’intéresser à l’engagement citoyen des marques et à refuser d’acheter des produits et des services de mauvaise qualité ou ayant un impact négatif sur l’environnement ou la société. Au sein de son étude, Reputation Institute rapporte également que les Français se méfient de plus en plus des marques, au détriment de la réputation de ces dernières.

Trois dimensions sont particulièrement étudiées par les Français : la gouvernance, l’engagement citoyen ainsi que les produits et services. Toutes rejoignent le concept de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Les consommateurs étant désormais informés sur cette pratique y attachent d’autant plus d’importance. L’éthique devient primordiale pour les Français qui recherchent ce type d’information auprès des entreprises.

Un manque de communication

La réputation se basant sur des critères de pratiques environnementales et sociétales, les entreprises ont pour mission de communiquer sur leurs valeurs. Au sein de l’étude, 70 % des Français déclarent ne pas pouvoir répondre sur la réputation d’une marque ainsi que sur ses pratiques, faute d’informations suffisantes. Ce constat démontre bien que les sociétés rencontrent des difficultés à communiquer. Une pratique RSE ou un bon environnement de travail n’est pas toujours perçu des personnes extérieures à l’entreprise. Pourtant, ces critères sont déterminants dans la réputation d’une entreprise. Mettre en place une communication autour de ces sujets ne peut alors qu’être bénéfique.

Sur la même logique, les marques qui affichent publiquement leurs valeurs trouvent 54 % d’appuis en plus de la part des Français, toujours d’après l’étude de Reputation Institute. Le Responsable France de l’Institut, Olivier Forlini, invite, à ce propos, les entreprises à « gagner en familiarité avec leurs publics ». La communication peut se faire à travers les réseaux sociaux, par exemple. Parmi les cinq premiers du classement, Decathon arrive en tête, suivie par Lego, Sony, Rolex et Michelin. Elles possèdent toutes une note située aux alentours de 80/85, ce qui les classe comme des entreprises disposant d’une excellente réputation.

L’exemple de Decathlon

Pour la première fois depuis l’existence du classement France de Reputation Institute, Decathlon occupe la première place en cette année 2018. Fin mars, elle était également en tête au palmarès des Best Workplaces de plus de 5 000 salariés. Réalisé par Great Place to Work, il s’appuie sur l’avis des salariés à travers diverses questions concernant le management et les pratiques menées par l’entreprise. Plusieurs fois mentionnée dans ce classement, la firme prône massivement le bien-être au travail à travers les réseaux sociaux comme au sein de son recrutement.

Si les salariés y voient un environnement de travail agréable, la communication menée par l’entreprise y est pour quelque chose. Non seulement la marque d’équipements sportifs communique largement sur ses valeurs mais elle parle aussi à tous les Français. S’ajoute à cela le fait que, si ses salariés sont fiers de leur emploi et de leurs conditions de travail, ils auront davantage tendance à en parler autour d’eux.

Pour une entreprise, disposer d’une bonne réputation s’avère essentiel puisqu’elle oriente les consommateurs dans leurs choix depuis l’émergence des politiques RSE. Les Français, informés des bonnes et mauvaises pratiques des entreprises, sont parfois prêts à boycotter celles-ci pour se diriger vers d’autres plus responsables. En résumé, soignez votre image en communiquant régulièrement sur vos valeurs !

Les meilleures façons de se rendre visible sur les réseaux sociaux

Quatre milliards de personnes utilisent les réseaux sociaux partout dans le monde, selon l’agence We Are Social Singapour et Hootsuite. Facebook, Twitter, Snapchat, Instagram… Autant d’atouts pour le monde de l’entreprise. Les marques ont compris qu’elles pouvaient tirer profit de leur présence sur ces nouveaux médias afin de renforcer le lien avec leurs clients, s’en faire des nouveaux, séduire les actionnaires ainsi que de potentiels investisseurs. Voici donc plusieurs façons de booster sa visibilité sur les principaux réseaux sociaux.

We Are Social et Hootsuite ont travaillé ensemble sur cette nouvelle édition du Digital Report 2021. Une étude sur l’utilisation des réseaux sociaux, les chiffres clés, les différents usages, le temps passé sur Internet, ou encore les activités en ligne préférées des internautes.

75,9% des français sont sur les réseaux sociaux

Voici quelques chiffres clés du Digital Report 2021 91% de la population française possède un accès à Internet en 2021 (59,47 millions d’internautes) c’est 2,5 % de plus que l’année dernière. Nous sommes légèrement moins nombreux à être actifs sur les réseaux sociaux : 75,9 % de la population, ce qui représente 49,6 millions d’utilisateurs actifs et une augmentation de 12,8 % par rapport à l’année dernière. Statistique particulièrement intéressante : 96,1 % des utilisateurs actifs des réseaux sociaux se connectent depuis un mobile.

Ce nouveau canal de communication peut favoriser le développement d’une entreprise en augmentant sa visibilité. Reste à savoir comment l’utiliser.

Installer des chatbots

Ces programmes virtuels sont capables de discuter, de répondre à des requêtes et de rendre des services. Ils sont utilisés par les plus grandes plateformes comme Facebook, WeChat ou Skype. Ces logiciels peuvent se révéler être une solution efficace pour proposer une aide personnalisée et rapide  aux internautes. Les avantages pour les entreprises sont conséquents. Cela permet une présence plus importante sur les plateformes de messagerie, une conversion directe avec les clients et une interaction 7 jours sur 7 et 24h/24. À titre d’exemple, Orange utilise des chatbots pour son service client ou sur sa page, « Le 12ème homme », consacrée à l’actualité sportive, pour faire gagner des cadeaux. La chaîne de télévision Arte s’est également servie de ce procédé pour promouvoir sa série « Transferts » sur Facebook Messenger en novembre 2017.

Elle a fait appel à l’agence d’Entertainment DareWin et à ses développeurs de chatbots LiveBotter. Le principe : l’internaute est transféré dans le corps de Sylvain Bernard, le héros de la série et doit prendre sa place lors de conversations avec ses collègues de la Brigade d’action contre le transfert illégal. Le but est de répondre aux questions en prétendant être Sylvain Bernard. L’utilisateur navigue entre plusieurs conversations Messenger qui lui permettaient de gagner un accès au premier épisode de la série, en avant-première. Une façon ludique d’intéresser le consommateur ou le téléspectateur.

Mettre en avant des stories

Les stories de Snapchat, Instragram ou encore de Facebook se multiplient depuis plusieurs années. Elles séduisent les internautes par leur côté éphémère, amusant et personnel. Ces derniers peuvent ainsi découvrir le quotidien de leurs amis ou de leurs stars préférées. Les marques et les entreprises ont sauté sur ce succès pour promouvoir leur produit/service notamment sur Instagram et Snapchat. Les deux réseaux sociaux ont mis en place l’outil de promotion « see-more », qui permet de mettre en avant un produit ou un service via une story. Cette fonction intervient généralement lorsque l’utilisateur zappe entre plusieurs stories.

Il suffit ensuite à l’internaute de cliquer sur le contenu vers le haut de son écran. Il sera alors dirigé directement sur la page web, correspondant au produit ou au service. Netflix, service américain de vidéo à la demande, utilise ce procédé pour promouvoir ses séries originales comme « 13 Reasons Why » ou « Orange Is The New Black ». Badoo, le site de rencontres, créé en 2006 par Andrey Andreev au Royaume-Uni, a fait de même en mettant en avant des scènes où des membres annoncent qu’ils ont découvert l’amour grâce au site.

Instaurer la publicité ou des partenariats sur YouTube

Le site web d’hébergement de vidéos apparaît comme un excellent outil de promotion et de visibilité pour les entreprises. Sur YouTube, les publicités peuvent être diffusées en suivant différents modes de tarification, adoptant tous le modèle « TrueView » (format d’annonce diffusé sur une page de lecture avant, pendant ou après la visualisation, ndlr). L’internaute peut désactiver ou choisir de regarder la publicité au bout de cinq secondes. Les sociétés seront rémunérées seulement lorsque l’utilisateur la visionne au moins trente secondes. Le coût de diffusion moyen d’une publicité YouTube est, quant à lui, fixé entre trois et dix centimes d’euros. Le partenariat entre entreprises et youtubeurs est aussi apprécié par la plupart des jeunes.

Le groupe d’assurance mutuelle française, MMA s’est associé à Studio Danielle, la mamie la plus populaire d’internet qui diffuse régulièrement des vidéos avec son acolyte Arthur, vingt-cinq ans. On y découvre le quotidien de cette femme de soixante-trois ans et ses situations parfois rocambolesques. Sa page Facebook compte plus de 1,3 million d’abonnés. Pour promouvoir ces assurances et sa campagne de prévention routière, l’entreprise a mis en scène Danielle et Arthur dans des mini-vidéos sur YouTube : le jeune jouait le rôle de la personne alcoolisée qui cherche à rentrer de soirée avec son véhicule, tandis que la mamie l’incitait à ne pas le prendre.

Les réseaux sociaux se développent également à l’intérieur des firmes. Ces « entreprise social network » (« réseaux sociaux d’entreprises », en français, ndlr) comme Workplace et Slack sont des lieux d’échanges professionnels accessibles aux employés d’une société et potentiellement aux clients, fournisseurs et actionnaires. Leur objectif reste de renforcer la communication interne. Seulement 19 % d’entre eux en ont recours selon un sondage Inside – OpinionWay de janvier 2018. Ces outils restent donc relativement peu utilisés par les salariés.

Infographies Social Media / Réseaux sociaux - Mounir Digital
mounirdigital.fr

Medadom, L’Acteur Majeur De La Télémédecine

Nathaniel BERN, Elie Dan MIMOUNI et Charles MIMOUNI cofondateurs de MEDADOM, souhaitent devenir les leaders de la télémédecine et développer leur offre sur le territoire national afin de lutter contre les déserts médicaux et l’engorgement des urgences.

Ils proposent aujourd’hui une offre globale de télémédecine au service des patients et des professionnels de santé. Déjà plus de 150 000 téléconsultations ont été réalisées par des médecins partenaires de MEDADOM.

Comment vous est venue l’idée de MédaDom ?

Nous sommes trois cofondateurs initialement dont deux parmi les trois qui sont l’un médecin et l’autre, interne en médecine. Personnellement, je suis ingénieur et je m’occupe de la partie tech et l’idée nous est venue à partir du constat médical que les patients ont besoin de soins non-programmés et donc de médecins dans l’urgence. Or, le système de santé en France n’est pas du tout adapté et de nombreuses personnes se retrouvent à devoir aller aux urgences car il n’y a pas d’autres solutions en dehors d’appeler SOS Médecins. Il existe en conséquence une réelle carence dans le système de santé.

Nous avons débuté avec la volonté de mettre en relation des patients qui souhaitaient avoir des visites à domicile. Au début, notre idée était que le médecin se déplace auprès du patient en digitalisant cet mise en relation. Nous sommes donc partis la digitalisation des soins non-programmés mais très rapidement nous avons décidé de pivoter vers de la téléconsultation. La réglementation avait changé et avait autorisé le remboursement de la téléconsultation, ce qui représentait une véritable opportunité pour mettre en œuvre notre projet.

Quand avez eu l’idée initiale ?

C’était en septembre 2018 où nous nous sommes dit que la télémédecine était un secteur porteur mais personne n’en avait une connaissance précise, ni les médecins, ni les patients à l’époque. Nous trouvions que celle-ci répondait à des problématiques rencontrées avec les soins non-programmés. L’avantage est qu’elle est abordable pour les patients car elle correspond au prix d’une consultation classique et que pour les médecins, cela correspondait aux nouvelles mentalités car elle possédait le côté flexible, innovant et digital. Et finalement, tous les « astres » se sont alignés pour que les patients et les médecins s’y intéressent.

Quand a eu lieu le lancement ?

Nous avons lancé en janvier 2019 un pilote avec la possibilité, sur notre site, de faire les téléconsultations. Ensuite nous est venue l’idée pour favoriser l’accès aux soins d’installer des bornes et des cabines de téléconsultation partout sur le territoire et notamment dans les pharmacies. Nous avons commencé par installer quelques pharmacies en Île-de-France et en septembre 2019 à commercialiser nos bornes et cabines de télémédecine. Nous sommes finalement à la fois BTOC et BTOB car les patients peuvent aller sur notre site ou faire une demande dans une cabine ou sur une borne de téléconsultation dans une pharmacie ou à la mairie. Aujourd’hui, nous avons équipé près de 800 pharmacie en France soit en bornes soit en cabines. Nous sommes devenus les leaders dans ce domaine.

A quel besoin répondez-vous ?

A la suite, nous avons proposé une offre aux pharmaciens qui correspond à leurs besoins et aux besoins de leurs patients. En tant que patient, vous entrez dans une pharmacie. Vous vous adressez au pharmacien en lui disant « là je tousse, qu’est-ce que je peux prendre ? » et là vous ajoutez « je n’ai pas trouvé de médecin ». C’est compliqué de trouver des médecins dans les déserts médicaux et notre solution permet aux pharmaciens de proposer une téléconsultation. Ce déploiement d’une offre de soins digitalisée et territorialisée est unique en France. Il permet de répondre au plus près aux demandes de soins des patients, dans les territoires, et ce conformément à la règlementation et aux souhaits des pouvoirs publics. Ainsi, les patients seront pris en charge dans le respect des différents avenants aux conventions médicales, et pourront être réintégrés au sein du parcours de soins.

Les cabines ont dû demander un gros effort technique ?

Oui car nous avons tout internalisé. C’est nous qui assemblons les bornes, avons créé le logiciel et intégré les objets connectés à celui-ci. Nous avons tout créé à partir de zéro et cela nous a finalement permis de créer un parcours utilisateur extrêmement simple et qui correspond aux besoins du terrain. Cela offre la possibilité à une personne non-technophile de se retrouver devant la borne avec un parcours facile à suivre. Nous nous sommes mis à la place des patients pour comprendre au plus près leurs problématiques.

Quelles ont été les grandes étapes depuis que vous vous êtes lancés ?

L’idée était d’aller le plus vite possible. La réglementation pour les pharmacies venait de sortir et nous sommes arrivés juste au bon moment. Celle-ci autorisait les pharmaciens à recevoir des subventions et des rémunérations pour l’installation d’une borne de télémédecine, ce qui représentait une opportunité. Par conséquent l’enjeu, c’était d’aller vite, de solidifier le produit, la techno et l’offre commerciale. Il s’agissait d’avoir un positionnement qui avait du sens et de renforcer notre service médical qui a toujours été une proposition de valeur. Certainement parce que deux des trois associés sont médecins.

Je suppose qu’il y a eu une accélération avec la Covid ?

Exactement. Du jour au lendemain les médias ont commencé à parler de télémédecine. Beaucoup de règles ont été déverrouillées et cela a vraiment favorisé le déploiement de la télémédecine telle qu’elle existe aujourd’hui. Cela s’est pérennisé à cause des différentes vagues. S’il n’y avait eu uniquement qu’un pic, je ne sais pas si cela aurait été pérennisé de façon aussi rapide mais cela aurait, tout de même, donné un coup de booster. En tout cas avec une seule vague, c’était déjà entré dans les mentalités. Alors avec une troisième voire une quatrième, c’est devenu une évidence dans l’esprit des Français.

Les déserts médicaux, un problème national

Alors que le nombre de médecins baisse fortement, l’accès aux soins pour tous et partout sur le territoire est plus que jamais au cœur des préoccupations des Français. Beaucoup de praticiens arrivent aujourd’hui à l’âge de la retraite et les nouvelles générations ne sont pas assez nombreuses pour compenser ces départs.
Pour les patients, ceci se traduit par des difficultés croissantes à trouver un médecin traitant. Ceux qui en disposent obtiennent difficilement des consultations sans rendez-vous et voient dans tous les cas les délais d’attente s’allonger. 

Vous venez de lever 40 millions pourquoi ?


Il s’agit d’accélérer notre développement car la levée nous permet de nous déployer beaucoup plus rapidement sur le territoire des bornes ou des cabines que ce soit dans les entreprises, les mairies, les pharmacies ou encore les collectivités territoriales. Il nous faut pour réaliser notre défi recruter toutes les équipes au niveau marketing, technique… L’idée c’est de donner une accélération très forte à notre modèle qui fonctionne bien et devenir celui de l’avenir.

La levée de fonds, une reconnaissance de sa croissance exceptionnelle sur un marché à fort potentiel, dans la lignée du Plan Ma Santé 2022.
La levée de fonds de 40 millions d’euros permettra à MEDADOM de mailler l’intégralité du territoire par son réseau de bornes et cabines médicales télé-connectées : près de 25 000 dispositifs sont en préparation de déploiement d’ici 2024. Dans le cadre de la poursuite de sa croissance, MEDADOM prévoit également de recruter près de 250 salariés.

Quels ont été les défis que vous avez rencontrés ?

Les défis ont d’abord été sur l’utilisation car quand nous sommes arrivés sur le marché il n’y avait pas encore la Covid. Personne ne savait ce qu’était une téléconsultation donc nous avons eu beaucoup de difficultés à convaincre les médecins à se mettre à la télémédecine. Les patients avaient peur et ils se demandaient comment ferait le médecin s’il ne pouvait pas les toucher ou encore comment obtenir l’ordonnance. Il y avait beaucoup de sensibilisation à faire aussi bien auprès des médecins que des patients.

Une grande majorité des médecins étaient contre la téléconsultation.

Du jour au lendemain, ils se sont retrouvés contraints par la COVID. Finalement, tout le monde se trouve du processus et l’applique aujourd’hui. Il faut prendre conscience qu’il y avait beaucoup de médecins réfractaires à l’époque et que cela s’est débloqué d’un coup. Heureusement, nous sommes arrivés en avance par rapport à cette phase et quand nous regardons un an avant l’épidémie, notre défi était alors de convaincre de la pertinence de notre projet.

Nous avons participé à l’évolution des mentalités en la matière car nous avions déjà réussi à voir un nombre de médecins et de patients. Une fois qu’ils avaient effectué une téléconsultation et qu’ils avaient été rassurés, la téléconsultation allait de soi mais il a fallu travailler sur ce point en amont. C’était une des principales difficultés. Nous avons une proposition de valeur qui est opérationnelle qui est de proposer un médecin en moins de 10 minutes en tiers payant, sans avance de frais ce qui est une offre unique sur le marché. Nous sommes les seuls à le faire et à partir du moment où vous avez une proposition de valeur, cela fonctionne naturellement.

Le patient conscient de la capacité des médecins en téléconsultation

Le patient se rend compte que vous avez effectivement un médecin inscrit à l’ordre des médecins en France, qu’il est compétent, formé à la pratique de la téléconsultation, qu’il délivre les bons documents et qu’il arrive à diagnostiquer à distance. Ils vont naturellement refaire des téléconsultations quand ils en auront fait une fois l’expérience. Le plus difficile cela a été le début car vous devez faire tourner un peu le moteur. Une fois que les patients connaissent, ils en parlent autour d’eux et il y a un effet « boule de neige ». Cette solution technique apportée par la téléconsultation bénéficie aux patients et aux professionnels de santé en limitant la propagation du virus et en démocratisant l’accès aux soins.

Quels vont être vos plus grands défis à venir ?

Cela va être de déployer notre force de vente et de continuer à convaincre les pharmaciens sur le terrain que la télémédecine c’est l’avenir. Ce n’est pas parce que vous l’avez entendu que vous allez acheter une borne du jour au lendemain. In fine, vous en avez besoin car les patients en ont besoin et le service est innovant. C’est un des services que tout le monde proposera demain et que tous les professionnels de santé devront avoir.

Notre défi va être de nous déployer rapidement et de devenir les leaders français voire européens de la télémédecine dans le temps le plus court possible. Il s’agit, pour nous, de remplir notre mission qui est de donner accès à tous, partout sur tout le territoire, que la personne soit technophile ou non, âgée ou jeune, de manière égalitaire à la médecine. Pour le moment nous allons concentrer notre développement en France car il y a beaucoup de territoires à couvrir.

Comment vous êtes-vous répartis les rôles ?

Charles s’occupe particulièrement de la partie RH, des finances et de la partie opérationnelle alors que Elie Dan est plus axé sur la partie médicale et logistique. De mon côté, je suis ingénieur de formation donc c’est plus la partie technique, produits et marketing vers laquelle je suis allé. Au début, nous étions trois et nous faisions un peu de tout. Au fur et à mesure de l’évolution de la société, la répartition s’est faite de manière naturelle en fonction de nos appétences et de nos compétences.

Nous avons à la fois l’ADN médical et digital, ce qui nous permet aujourd’hui d’allier les deux domaines qui se révèle une valeur ajoutée au sein de l’entreprise. D’autre part, nous nous apercevons que même s’il y a beaucoup de travail, avec une vision claire et de la persévérance, cela avance très vite. Nous y croyons à fond et toutes les équipes aussi donc nous ne voyons pas le temps passé. C’est vraiment une question de motivation et de croyance en la mission de l’entreprise qui nous fait avancer plus vite.

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris depuis le début ?

Cela dépend de notre parcours à chacun d’entre nous. Pour, ma part, je ne sais pas si on peut parler de surprise mais le constat est que, contrairement à un grand groupe, il faut toujours être dans l’action car le point principal c’est l’action. Si on ne fait rien dans une start-up, il ne se passe rien ! Dans un grand groupe même si on ne fait pas grand-chose la machine fait que les projets avancent. 

3 Conseils De Nathaniel BERN

  1. Croire en sa vision
  2. Persévérer
  3. Se remettre en question

Il s’agit, pour nous, de remplir notre mission qui est de donner accès à tous, partout sur tout le territoire, que la personne soit technophile ou non, âgée ou jeune, de manière égalitaire à la médecine.

La confiance passe aussi par le langage corporel

Dans le contexte actuel où nombre de réunions, d’interventions, de conférences se tiennent par visioconférence la gestuelle revêt une grande importance car la caméra est braquée sur vous et votre public a tout loisir de vous observer et de relever vos défauts. Il peut être enchanté par votre présentation mais aussi agacé par votre comportement. Si l’on ne fait pas attention, on peut rapidement se retrouver avec les jambes et bras croisés, les épaules qui tombent, les mains occupées à jouer nerveusement avec un stylo, autant de signes qui renvoient une image désastreuse à votre  interlocuteur. Pour renvoyer l’image d’une personne pleine de confiance et de détermination et parvenir à transmettre votre message, il est donc indispensable, en plus de ce qui est dit, de porter la plus grande attention au langage corporel. 

Il y a une multitude de gestes et d’attitudes qui peuvent nous trahir sans que l’on s’en rende compte. Prenez par exemple la façon avec laquelle vous vous approchez d’un client lors d’un rendez-vous. Il est parfaitement possible votre démarche vous paraisse parfaitement normale, et que la personne en face de vous la juge nonchalante et parte avec un à priori négatif. 

Il est indispensable de bien s’interroger sur l’image que l’on projette. Ce qui compte pour convaincre votre interlocuteur n’est pas que vous soyez confiant, déterminé et préparé, l’important est surtout que vous le paraissiez. Comment pourrait-il vérifier si c’est vraiment le cas ? 

Les personnes qui excellent dans l’art de la négociation et de la persuasion ont parfaitement compris l’importance du langage corporel et jouent habilement sur ce point. Voici quelques points qui peuvent vous aider à transmettre une image pleine de détermination et de confiance. 

Soigner sa posture générale

La posture générale représente le premier point pour véhiculer la bonne image. Essayez de rester bien droit, de ne surtout pas paraître enfoncé dans votre siège et redressez vos épaules. Des épaules tombantes donnent l’image de quelqu’un de fatigué aussi bien sur le plan physique que moral. Ne croisez pas vos jambes, gardez les bien alignées. Cela montre également que vous n’êtes pas sur la défensive, mais au contraire ouvert à la conversation.

Faire attention à ses mains

Une grande partie du langage non verbal repose sur la gestuelle et donc la position de vos mains. Première chose à absolument éviter (mais que beaucoup de personne font sans se rendre compte que cela peut être intimidant pour l’interlocuteur) : pointer du doigt. Quand vous expliquez une idée, gardez vos doigts serrés et utilisez plutôt votre main. 

Deuxième écueil qui revient souvent : placer ses mains sur ses hanches. C’est à proscrire absolument, cela donne une impression d’impatience, parfois même d’arrogance. 

Vient ensuite une multitude de petites choses : jouer avec son stylo, toucher un objet dans sa poche, taper avec ses ongles sur la table, toucher ses cheveux. A chaque fois, rappelez-vous que cela ne renvoie pas une image positive et essayez donc de résister.

Maîtriser les expressions de son visage

L’expression naturelle du visage diffère très nettement entre les personnes. Il est important de déterminer ce qu’il en est pour vous car l’expression naturelle de la plupart des gens est stricte et ne reflète pas vraiment leurs sentiments. Si c’est le cas pour vous, il faut impérativement faire un effort pour paraître avenant, ouvert et optimiste. Il est difficile de se rendre compte de ce que renvoie son visage mais c’est pourtant indispensable. Des malentendus sur la position d’une personne interviennent régulièrement. On peut penser qu’une personne est en colère ou sur la défensive alors qu’en réalité ce n’est pas le cas. 

Les 10 erreurs de langage corporel à éviter en entretien
https://www.lesjeudis.com/articles/conseils-les-10-erreurs-de-langage-corporel-%C3%A0-%C3%A9viter-en-entretien-1589

Comment réduire les coûts d’impression en entreprise ?

Bien gérer son entreprise, revient souvent à réduire les coûts notamment ceux qui sont parfois totalement inutiles. Parmi eux, les coûts d’impression qui augmentent proportionnellement selon le nombre de collaborateurs qui sont présents dans l’entreprise et qui peuvent pourtant être rapidement diminués grâce à quelques astuces.

Sensibiliser les salariés

Ce n’est pas parce que vous avez mis en place tout le matériel nécessaire dans votre entreprise que vos salariés ne doivent pas adopter une démarche éco-responsable. Si souvent on pense qu’il s’agit de la négligence ou une volonté de ne pas trop se faciliter la vie que de procéder à des impressions inutiles ou du gâchis de papier, certains n’ont pas été sensibilisés ou ne connaissent pas les bonnes pratiques pour éviter le gaspillage. Rappeler des règles comme l’impression recto verso, le fait d’utiliser le verso comme brouillon ou encore de paramétrer l’imprimante pour une impression « éco » peut donc se révéler rapidement une bonne pratique pour éviter tout gaspillage. Pour cela, un petit rappel même par email peut vous faire économiser rames de papier et cartouches. Vous pouvez également penser à organiser une réunion afin de sensibiliser aux gestes écologiques de manière générale, car souvent, écologie rime avec économies. Certains salariés sont aujourd’hui particulièrement étrangers à la démarche RSE des entreprises donc autant affirmer votre sensibilité sur le sujet si c’est le cas.

Choisir une imprimante qui ne consomme pas trop, pour réduire les coûts en entreprise

Certaines imprimantes consomment plus que d’autres. Si parfois le prix à l’achat de l’imprimante peut paraître attractif, s’informer sur la consommation peut être plus qu’utile, car, en réalité, les consommables reviennent bien plus cher en général que la machine elle-même. La plupart des consommateurs prennent en compte la rapidité de l’imprimante, mais la performance en termes d’impression peut être considérée si vous souhaitez diminuer les coûts dans l’entreprise. Pour cela, n’hésitez pas à aller dans les comparatifs avant de faire votre acquisition de matériel et à vérifier le nombre d’impressions par « cartouche ». À noter que désormais les constructeurs ont rivalisé d’inventivité et que les imprimantes encres peuvent également s’avérer performantes même si l’imprimante laser couleur a longtemps dominé en la matière.

Penser aux cartouches rechargeables

Le réflexe reste souvent d’acheter les cartouches de la marque, mais il faut prendre en compte le fait que certaines entreprises se sont spécialisées dans les cartouches low-cost et que certaines sont rechargeables. Si la manipulation peut parfois s’avérer compliquée, ce n’est pas le cas pour toutes. Vous pouvez ainsi aisément réduire les coûts. Il reste à prendre en compte le fait que certaines imprimantes ne supportent que très mal les cartouches qui ne sont pas de la même marque et que vous pouvez donc rapidement vous retrouver bloqué. N’hésitez pas à vous informer sur la compatibilité avant d’acheter votre matériel. Vous pourriez avoir de mauvaises surprises en la matière.

L’achat en gros tout simplement, pour maîtriser le budget en entreprise

Pour économiser sur les coûts d’impression, il suffit parfois de regarder votre consommation à l’année et d’acheter vos consommables à l’avance. Premier effet positif, vous allez éviter de vous retrouver en panne, car vous n’avez pas pensé à recharger les stocks. Deuxième effet : les commandes en gros peuvent vite se révéler rentables en termes de prix. Si vous connaissez votre consommation annuelle, rien ne vous empêche d’acheter et de stocker, surtout si vous avez de la place disponible dans vos locaux. Concernant le poste de l’impression, le matériel durant souvent plusieurs années et les stocks ne périmant pas, vous avez tout le loisir de commander en avance sans craindre de gâcher votre investissement.

Centraliser les impressions

Il s’agit d’une pratique à double tranchant, car vos salariés peuvent ne pas apprécier de voir chaque impression passée par un tiers. Et il faut se l’avouer, pouvoir imprimer des documents soi-même reste un avantage certain qui peut faire plaisir à vos salariés. Cela reste tout de même une manière de réduire les coûts et d’éviter que vos collaborateurs impriment tout et n’importe quoi sur le lieu de travail et surtout en grande quantité, à l’abri des regards indiscrets. Centraliser les impressions peut aussi avoir pour effet de ralentir le travail des uns et des autres et cette pratique n’est donc pas toujours rentable par la perte de temps induite. Une méthode plus simple pour réduire les abus reste souvent de choisir le lieu où les documents sortent, mais cela peut nuire à la confidentialité ; un arbitrage reste donc à faire.

Vérifier le nombre d’utilisateurs

Pour optimiser les coûts, autant vérifier que l’imprimante que vous allez choisir correspond à l’utilisation que vous allez en faire. La rapidité d’impression peut jouer un rôle essentiel en la matière, car les coûts restent toujours à prendre en compte de manière globale. Si vos salariés passent 1H à attendre leur impression chaque jour, vous allez vite perdre en productivité de manière générale ce qui représente un coût en soi. Prendre en compte la manière dont va être utilisée la machine et le nombre d’utilisateurs réguliers restent donc un BA.BA si vous ne souhaitez pas faire perdre du temps à chacun, car comme le veut l’expression le temps c’est de l’argent.

Mettre en place un challenge zéro-déchet

Si vous souhaitez réduire vos coûts en impression, vous pouvez également faire en sorte que la pratique rentre dans la dynamique de l’entreprise en lançant un challenge pour le numérique ou encore la réduction par chaque département en pourcentage de ses impressions. Bien entendu, le tout numérique n’est pas forcément la solution et il faut prendre en compte que le stockage des données numériques n’est pas forcément aussi écologique qu’on peut le penser puisque les serveurs consomment de l’énergie et qu’ils nécessitent un refroidissement.

Réduire les coûts d’impression reste une pratique facile à mettre en place au sein d’une entreprise et vos choix détermineront en grande partie la consommation de manière globale dans l’entreprise. Reste que chaque collaborateur peut contribuer à une optimisation, ce qui peut passer par une sensibilisation de ces derniers aux bonnes pratiques.

Un entrepreneur, un artiste qui s’ignore ?

250 000 entreprises ont été créées au 4 trimestre 2020, ce qui fait un nombre total de 850 000 entreprises créées durant l’année 2020. Avec plus de 4 millions d’entreprises implantées en France, l’entrepreneuriat offre une importante diversité humaine. Néanmoins, s’il n’existe pas de profil type de l’entrepreneur. Il est possible d’en définir les principaux traits de caractère. Quelques explications pourquoi entrepreneur, un artiste qui s’ignore ?

Définir l’entrepreneur pour en comprendre les principaux traits

Il faut croire que l’entrepreneur est un homo sapiens si différent de ses pairs qu’il intrigue, irrite, porte à l’admiration et à l’étude. Dès le 18ème siècle, Richard Cantillon et Jean-Baptiste Say définissaient l’entrepreneur. Pour le premier, ce qualificatif s’applique à quelqu’un qui pratique les décisions d’affaires dans un contexte d’incertitude de l’avenir. D’ailleurs, on retiendra de cette dernière, la capacité à se frotter au risque. Le second a une vision plus créatrice. Pour lui, l’entrepreneur transfère des ressources économiques de la base vers une plus grande productivité en améliorant le rendement. Au 20ème siècle, l’économiste autrichien, Joseph Schumpeter revient à la source étymologique du qualificatif et met avant tout autre considération la capacité à entreprendre et à innover dans sa définition de l’entrepreneur. Pour McClelland, l’entrepreneur est avant tout motivé par un besoin d’agir et par la nécessité de construire.

Un artiste qui s’ignore et qu’on ignore

Risques, soucis de perfectionner, esprit d’entreprendre et d’innovation, besoin de construire ont donc été identifiés ces trois derniers siècles comme définissant, au sein de la société, les entrepreneurs. Même s’ils sont foncièrement variés, à l’image d’un entrepreneuriat qui s’est considérablement développé et diversifié depuis le 18ème siècle, les entrepreneurs ont des traits de caractères qui les portent vers ces fondamentaux définis par les sociologues et les économistes. Nous considérerons pour notre part que l’entrepreneur est avant tout un constructeur.

Ce créatif ne demeure pas dans l’imaginaire et passe à l’action.

Son besoin de construire se nourrit de sa volonté d’améliorer ou de changer l’ordre établi. Il est bien souvent un perfectionniste intransigeant avec lui-même. Pourtant, ce n’est pas pour autant un joueur prêt à tout risquer sur un coup de dé ! D’ailleurs, Il se montre généralement prudent en appréciant le risque pour mieux le maîtriser. En outre, cette faculté à concrétiser un projet de manière cadrée et maîtrisée est la marque d’un être doué d’une formidable capacité de synthèse. Curieux, il s’intéresse à tout et déteste les imprévus ! Il apprécie l’anticipation et essaye de toujours œuvrer avec plusieurs coups d’avance. De surcroît, l’entrepreneur est un rêveur pragmatique qui s’épanouit dans la matérialisation de ses rêves.

On le constate, l’entrepreneur est un être assez particulier. Si les Français lui reconnaissent assez spontanément sa capacité à prendre des risques et à créer, peu entrevoient sa dimension imaginative. En réalité, tous les traits de l’entrepreneur ne lui serviraient à rien sans celui qui le porte à imaginer un concept ou un produit qui a plus ou moins grande échelle changera le monde. De Ford à Jobs, en passant par Dassault ou Zuckeberger tous partagent la particularité d’avoir rêvé ! Une voiture pour tous, la numérisation, des avions superbes ou un réseau social quasi universel, leurs réalisations ont modelé notre monde. N’oublions pas qu’elles trouvent leur origine dans les méandres de la pensée d’un cerveau porté à la création. L’entrepreneur est un artiste qui pratique une forme d’art que l’on ne reconnaît pas comme tel.