Les rachats et les fusions sont toujours des moments clefs pour les entreprises et leurs salariés. Ils sont porteurs d’espoir pour les entreprises mais génèrent de nombreuses angoisses chez les salariés qui craignent pour leur emploi. Focus sur 4 entreprises qui se lancent des défis pour se développer mais aussi pour recruter.
Adidas cède Reebok à l’américain Authentic Brands
L’équipementier allemand n’a pas réussi à développer la marque américaine et l’a cédée pour 2,1 milliards d’euros. En effet, le groupe allemand, qui avait acheté Reebok pour 3,1 milliards d’euros en 2006 avec pour objectif d’être le concurrent de Nike, avait annoncé en 2020 avoir décidé de remettre la marque sur le marché. La cession, qui devrait se clôturer au premier trimestre 2022, sera payée majoritairement en espèces, a indiqué Adidas, « le reste étant constitué de contreparties différées et conditionnelles » et reversé pour l’essentiel directement à ses actionnaires. En conséquence, la marque ne valait plus que 803 millions d’euros au bilan du groupe après plusieurs dépréciations comptables fin 2020. Le chiffre d’affaires de Reebok avait encore augmenté de 2 % en 2019, à 1,75 milliard d’euros, soit une petite partie des 23,6 milliards d’euros de l’ensemble du groupe Adidas.
Sendinblue rachète trois start-up e-commerce
Sendinblue vient de racheter trois start-up : Metrilo, Chatra et Pushowl. Grâce à ses trois acquisitions, elle va proposer un chatbot personnalisable et un tableau de bord analytique avancé pour connaître les retombées de chaque campagne marketing. Dans ce but Sendinblue, qui met à disposition des PME des outils marketing et commerciaux performants a effectué une levée de 140 millions d’euros en octobre 2020 afin de réaliser des opérations de croissance externes pour enrichir son offre et se lancer dans de nouveaux pays. Ainsi, Sendinblue a annoncé avoir déboursé 40 millions d’euros pour racheter les trois start-up et met en exergue son objectif : proposer des outils marketing optimum pour permettre à toutes les entreprises d’accélérer dans l’e-commerce. Les trois start-up ont un point commun qui est celui d’être implanté sur le marché américain.
Altice et SFR se dote de Coriolis et font un pied de nez à Bouygues Telecom
Le groupe de télécoms et de médias de Patrick Drahi a annoncé le rachat de Coriolis et de ses 500 000 clients mobiles pour 415 millions d’euros. Il fait ainsi un pied de nez à Bouygues Telecom, qui espérait prendre la place. Altice France et SFR ont pour objectif clair de se renforcer dans le mobile. Cet opérateur mobile virtuel a la particularité de ne pas posséder son propre réseau. Avec ce rachat, Altice et SFR vont multiplier leur nombre d’abonnés mobiles, qui était de 18,16 millions au deuxième trimestre, en ajoutant plus de 500 000 clients. SFR va gagner 30 000 abonnés entreprises du groupe de Pierre Bontemps.
Nestlé s’allie à Future Meat Technologies pour développer de la viande artificielle.
Un groupe de scientifiques de Nestlé Research, la filiale du géant suisse dédiée à la recherche & développement, travaille actuellement avec Future Meat Technologies, une start-up israélienne spécialisée dans la fabrication de viande artificielle. Nestlé souhaite développer une alternative à la viande traditionnelle sans compromettre » ni le goût ni la durabilité « . Ainsi, pour la multinationale basée à Vevey en Suisse, l’objectif de cette collaboration est de » comprendre le potentiel » de la lab meat, explique Reinhard Behringer, directeur du Nestlé Institute of Material Sciences. Fondée en 2018 et implantée à Rehovot en Israël, cette jeune pousse a annoncé l’ouverture d’une usine dédiée à la production de masse de viande artificielle avec une capacité de 500 kg de produits par jour, soit l’équivalent de 5 000 steaks. Ce marché devrait atteindre 140 milliards de dollars d’ici 10 ans.
Votre chiffre d’affaires n’égale pas encore celui de Microsoft ? Votre produit révolutionnaire n’a pour l’instant séduit que votre mère ?… C’est pourtant aujourd’hui que vous devez réussir à convaincre un banquier de vous suivre et de dégager des fonds pour votre entreprise. Pas si simple ? Les quelques conseils de Jérôme Grajezyk vont vous aider à trouver votre chemin dans les dédales de la négociation bancaire. Suivez le guide !
Les entrepreneurs évoquent souvent entre eux que les banquiers ne leur prêtent pas d’argent et ils vont à la rencontre de leur banquier avec l’idée d’un refus. Or les banquiers prêtent de l’argent aussi bien aux grandes entreprises, aux entreprises qui ont pignon sur rue qu’aux entreprises qui en sont encore à leurs balbutiements.
Présentez avec rigueur votre projet
Le banquier voit sans cesse d’autres entrepreneurs qui, comme vous, tentent de le convaincre. Alors comment se démarquer et donner l’envie au banquier de soutenir votre projet ? Pour cela, respectez les quelques conseils qui suivent : Fignolez votre business plan : conseil simple mais qui, s’il est bien respecté, fera toute la différence. Cela ne sert à rien d’essayer de faire rêver le banquier avec des jolis concepts, présentez-lui du concret : des chiffres. Montrez-lui que vous avez les pieds sur terre, que vous avez bien étudié votre marché, les risques du projet et les avantages (financiers) qu’il aurait à vous soutenir. Un business plan bien travaillé vous permettra de faire passer de manière structurée toute l’énergie et la motivation que vous ressentez pour votre affaire. Respectez les codes : autant dire qu’auprès du banquier, il vaut mieux la jouer sérieux. La crédibilité du projet se construit également par l’image que vous dégagez. Pour faire bonne impression, respectez simplement les codes de base de la politesse (soyez à l’heure, saluez votre interlocuteur correctement). Enfin, sachez utiliser le vocabulaire du banquier : adoptez le langage de ses contraintes et verbalisez tous les éléments dont il aura besoin pour promouvoir votre projet.
Structurez votre négociation
Une fois votre projet accepté par le banquier, vous entrez dans la phase de négociation. La réussite de cette deuxième étape tient dans la qualité de la préparation. Structurez bien votre analyse des forces, faiblesses, risques et opportunités (SWOT).
N’oubliez pas que le banquier prend un risque quand il vous prête de l’argent
Rassurez-le donc en montrant que vous êtes prêt à lui céder des contreparties. Pour obtenir le meilleur d’un banquier, il faut qu’il ait l’impression de faire un bon investissement. Réfléchissez ensuite aux limites que vous vous mettez dans la négociation : jusqu’où êtes-vous prêt à céder ? Gardez bien en tête que tout est négociable dans la relation bancaire. Maintenant, munissez-vous de votre calculette, vous êtes prêt à entrer dans la négociation !
Les astuces lors d’une négociation ?
Annoncez dès le début que vous êtes là pour « trouver ensemble un accord ».
Gardez toujours votre calme, l’ambiance doit rester sereine.
Acceptez de garder parfois le silence
Ne baissez jamais vos yeux.
Ne parlez jamais de vous et encore moins de vos contraintes. En règle générale, ne montrez jamais aucun signe de faiblesse (on ne prête pas aux canards boiteux !).
Parlez plutôt du banquier et de ses contraintes, que vous comprenez.
N’acceptez rien de manière joyeuse ou déçue. Restez neutre.
Travaillez ensemble sur un même papier.
Ne donnez jamais votre prix en premier.
Ne refusez pas une proposition si elle ne peut pas encore être signée officiellement.
Terminez toujours par serrer la main de votre banquier : cela vaut pour un engagement.
À un moment ou à un autre, un entrepreneur doit passer par l’étape du recrutement. Une tâche que vous ne maîtrisez pas forcément ou qui vous parait, bien au contraire, monotone. Quels tests faire lors d’un entretien ?Pour remédier à ce constat, voici quelques tests à réaliser lors de vos recrutements. Si certains s’avèrent originaux, ils permettent, avant tout, d’analyser la personnalité et les compétences de vos potentiels futurs salariés.
Les vidéos d’entretien
Si vous faites face à de nombreuses candidatures et que vous ne pouvez pas toutes les recevoir, pourquoi ne pas mettre en place un système de « vidéo-entretien » ? Ce dernier, fréquemment utilisé par le CERN (Centre européen pour la recherche nucléaire), propose aux candidats de s’asseoir devant leur ordinateur et webcam, munis d’un casque audio, et de se connecter à l’adresse web envoyée par le service. Une assistance vocale leur explique de quelle manière va se dérouler leur entretien et leur apporte quelques conseils : tenue adaptée, poser sa voix, tester son matériel… Une fois que le candidat se sent prêt, il ne lui reste plus qu’à démarrer l’enregistrement de la vidéo. Les règles sont claires : le candidat ne connaît pas les questions à l’avance et n’a le droit qu’à une seule prise sans pause : un moyen d’éviter toutes tentatives de tricherie.
« Parlez-moi de votre enfance ? »
Votre candidat s’est préparé mentalement à un bon nombre de questions : « Quelles sont vos qualités ? Vos défauts ? Votre parcours ? » et ses réponses sont sûrement travaillées au préalable. Une question à laquelle il n’aura pas eu le temps de se préparer est sans doute celle concernant son enfance. Assez originale, voire hors-sujet vous dîtes ? Détrompez-vous ! Un candidat qui parle de son enfance est amené à révéler les étapes importantes de sa vie privée (évènements marquants, choix d’études, de valeurs) qui l’ont poussées à se présenter, aujourd’hui, devant vous. Un test qui vous permet d’analyser les réelles motivations de votre candidat. Veillez, cependant, à ne pas être trop intrusif.
La mise en situation
Assez classique dans les entretiens, la mise en situation consiste, comme son nom l’indique, à mettre le candidat face à une situation qui pourrait se produire dans l’entreprise. « Comment réagiriez-vous face à un client agressif ? », « Que mettriez-vous en place si vous n’arriviez pas à négocier un prix ? », font partie des choix possibles. Ces questions permettent aux candidats de vous prouver leurs compétences et leur qualité d’adaptation. Quant à vous, prévoyez les réponses qui vous paraîtront synonymes d’un profil désirable dans votre entreprise. Ces dernières peuvent également se faire à travers un jeu de rôle où vous représenteriez un client ou un fournisseur qui pose problème afin d’analyser les réactions du candidat.
Le test écrit
Les tests écrits restent très appréciés des recruteurs. Ces derniers permettent d’analyser des compétences qui ne se démontrent pas ou trop peu à l’oral. L’orthographe et le niveau d’écriture se perçoivent immédiatement mais pas seulement. La capacité à écrire un texte en structurant et en développant ses arguments s’avère très appréciée dans le milieu professionnel. Demandez par exemple à votre candidat de rédiger un argumentaire sur le sujet de votre choix (de préférence, en lien avec votre activité) afin de pouvoir apprécier ses qualités rédactionnelles et de synthèse.
Pousser les candidats dans leurs retranchements
Il s’agit d’une technique employée par le groupe Heineken, assez originale, et qui a fait ses preuves en matière de test de personnalité. Avec sa vidéo nommée « The candidate », la marque fait le buzz et défie les règles des entretiens d’embauche traditionnels. En la visionnant, on y découvre un recruteur (qui joue un rôle, ndlr) et des candidats qui pensent passer un réel entretien. Celui-ci commence de manière embarrassante : le recruteur tient la main du candidat pour le mener jusqu’à son bureau et lui pose la question de savoir comment ce dernier a pris le geste ?
Deuxième situation, le recruteur simule un malaise et analyse la réaction des candidats durant celui-ci. La marque pousse le test encore plus loin et orchestre une fausse évacuation due à un incendie. Arrivés dans la cour de l’établissement, les pompiers invitent, ceux qui se trouvent sur le toit, à sauter dans une bâche mais ces derniers manquent de bras pour la maintenir : les candidats qui viennent leur apporter spontanément leur aide réussissent le test. Ce sont d’ailleurs les employés eux-mêmes qui, après avoir visionné la vidéo, ont voté pour les trois meilleurs candidats (qui travaillent désormais au sein de la marque, ndlr). Un excellent moyen de recruter si la sélection a, pour vous, comme principal critère, le partage de valeurs.
Le test de Lüscher
Très peu connu des entreprises, ce test révèle, une nouvelle fois, les traits de personnalité des candidats. Munissez-vous de feuilles de différentes couleurs, que vous positionnerez de manière aléatoire devant le candidat, en lui demandant de sélectionner celles qui lui plaisent le plus (tout en précisant que rien ne leur est associé, ndlr). Ce dernier réalise alors une suite classée par ordre de préférence et pense avoir terminé le test. Notez sa « réponse » et posez-lui d’autres questions afin de changer de sujet telles que : « Quel est votre parcours professionnel ? Quelles sont vos ambitions ? ». Maintenant, présentez-lui de nouveau les huit couleurs en lui demandant de répéter la même tâche. Précisez-lui qu’il n’est, en aucun cas, nécessaire de se remémorer l’ordre du premier classement.
Grâce à la combinaison de ses réponses, vous pourrez établir un diagnostic de sa personnalité. Si le bleu foncé ressort dans les préférences, cela traduit une personnalité calme et satisfaite, la couleur jaune symbolise un caractère de gaieté rayonnante, le blanc, quant à lui, représente un manque de contrôle de soi. Étudiez le test de Lüscher vous permet d’évaluer l’état psychologique des candidats. Il ne vous reste plus qu’à le mettre en place !
Quelques tests souvent utilisés par les recruteurs
MBTI : « Myers Briggs Type Indicator » est l’indicateur le plus utilisé au monde avec des milliers de tests effectués par jour. Son objectif est de cerner le type psychologique du candidat.
PAPI : « Perception and Preference Inventory » est utilisé par 10 % des recruteurs en France. Ce test de personnalité permet d’évaluer le comportement d’un candidat en milieu professionnel.
SOSIE, son objectif est d’établir le « sosie professionnel » d’un candidat en évaluant : sa personnalité et son comportement, mais aussi ses motivations, sa capacité d’adaptation.
Big Five, appelé « modèle OCEAN », dont l’objectif est de cerner les cinq grands traits de personnalités : ouverture à l’expérience, conscience, extraversion, amabilité, névrose.
Nous avons sélectionné dix sociétés françaisesdont les bénéfices nous donnent parfois le tourbillon. Ces entreprises sont parfois aux prises de mille difficultés : le climat, la fraude, la protection des droits humains, les prix des matières premières qui explosent et la pandémie qui les a obligées à remettre en cause leurs prévisions
1 – TotalEnergies : l’énergie
Bénéfices sur 10 ans : 62 955 millions d’€ Avec un chiffre d’affaires 2020 de 115 milliards d’€, l’entreprise a quand même perdu 5,94 milliards d’€. Pour se renouveler, le groupe a adopté un plan climat de transition énergétique afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici 30 ans.
2 – BNP Paribas : banque européenne
Bénéfices cumulés 10 ans : 62 524 millions d’€ Avec un bénéfice net de 7,07 milliards d’€ pour un Produit Net Bancaire (PNB) de 44,28 milliards d’€ en 2020, la banque se porte bien. Comportant 193 000 collaborateurs dans 71 pays, elle a su résister à la crise sans trop de soucis.
3 – Sanofi : pharmaceutique
Bénéfices cumulés 10 ans : 55 480 millions d’€ Malgré un chiffre d’affaires stable en 2020 avec 36,04 milliards d’€, l’entreprise pharmaceutique se porte très bien. Son profit est de 12,31 milliards d’€. Elle bénéficie de la crise par sa proximité avec le secteur de la santé.
4 – LVMH : luxe / haut de gamme
Bénéfices cumulés 10 ans : 46 719 millions d’€ L’entreprise de luxe a connu une baisse l’année dernière mais a réalisé un chiffre d’affaires 2020 de 44,65 milliards d’€. Le groupe se porte donc très bien et a même débloqué un fonds d’urgence de 30 millions d’€ pour venir en aide à ses salariés.
5 – Axa : assurance
Bénéfices cumulés 10 ans : 44 664 millions d’€ La société d’assurance Axa a bien résisté à la crise avec un chiffre d’affaires 2020 de 96,7 milliards d’€ avec un résultat net de 3,16 milliards d’€. Avec 121 000 collaborateurs dans 57 pays, l’entreprise compte plus de 105 millions de clients.
6 – L’Oréal : maquillage, beauté et cosmétiques
Bénéfices cumulés 10 ans : 34 366 millions d’€ L’Oréal a résisté à la crise même si le groupe a été particulièrement impacté avec un chiffre d’affaires 2020 de 27,99 milliards d’€ et un bénéfice net de 3,56 milliards d’€. Il ne perd que 6 % en 2020 par rapport à l’an dernier grâce notamment au e-commerce.
7 – EDF : électricité en France et en Europe
Bénéfices cumulés 10 ans : 27 696 millions d’€ Avec 69,03 milliards de chiffre d’affaires d’€ en 2020 et un bénéfice net de 650 millions d’€. L’entreprise a très nettement augmenté sa production d’électricité verte et compte réaliser une réduction de 40 à 50 % de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030.
8 – Société Générale : banque
Bénéfices cumulés 10 ans : 25 821 millions d’€ La banque française continue de réaliser un produit net bancaire de 22,11 milliards d’€. La baisse de son chiffre d’affaires a été principalement causée par une hausse du coût du risque de 3,31 milliards d’€ en 2020.
9 – Orange : télécommunications
Bénéfices cumulés 10 ans : 24 723 millions d’€ Orange a eu un chiffre d’affaires stable de 42,24 milliards d’€. Son profit annuel a connu une hausse en s’établissant à 4,82 milliards d’€ en 2020. L’entreprise peut se targuer d’avoir 72 millions de clients pour ses services 4G à l’échelle mondiale et 42 millions de foyers desservis en fibre optique.
10 – Vinci : construction, concession et transports
Bénéfices cumulés 10 ans : 22 913 millions d’€ Malgré une crise sanitaire qui aurait pu très fortement impacter son chiffre d’affaires, le groupe Vinci a réalisé 43,23 milliards d’€ de chiffre d’affaires 2020. L’entreprise, qui compte 220 000 collaborateurs dans 120 pays, poursuit donc son aventure dans la construction d’infrastructures.
« Ouvrir le capital de mon entreprise ? Ne plus être entièrement maître à bord dans mon entreprise ?… » Et oui, comme beaucoup d’entrepreneurs vous êtes malheureusement atteint de préjugés concernant la levée de fonds. Pourtant vous pourriez gagner beaucoup à changer votre point de vue sur la levée de fonds ?
En cette fin d’année 2021, le financement des entreprises est au cœur des préoccupations des entrepreneurs. Si les levées de fonds semblent de plus en plus nombreuses et qu’elles atteignent des montants records, elles demeurent exceptionnelles et apparaissent parfois comme un miroir aux alouettes. Peu d’entreprises y ont recours et les méthodes les plus classiques de financement ont toujours le vent en poupe et pourtant cette source de financement n’est pas à écarter. N’oubliez pas cependant que la réception de fonds est souvent assortie de contraintes qui peuvent se révéler être ensuite des freins à votre développement et qu’il vous faudra soupeser les pour et les contre de chaque solution ou méthode. Nombre d’entrepreneurs privilégient l’autofinancement et l’indépendance alors que d’autres cherchent constamment à accélérer le développement de leur entreprise.
Les trois paramètres
Trois paramètres de base sont à prendre en compte quand on recherche du financement : le stade de votre entreprise, vous et votre statut ainsi que le rôle de chaque acteur. Les banques ont par exemple la fonction de financer des situations bien spécifiques et il ne sert à rien de les solliciter pour ce qu’elles ne font pas. Il faut bien comprendre que chaque entité est un maillon de la chaîne de financement global. Les acteurs se complètent et sont parfois dépendants les uns des autres. On pensera notamment aux prêts d’honneur qui sont la plupart du temps conditionnés à l’octroi d’un prêt bancaire. Le but recherché en l’occurrence est l’effet de levier. L’État joue ainsi, au travers de certaines structures, un rôle qui peut s’avérer déterminant dans votre recherche d’argent.
Attention aux contraintes légales
Certaines formes de financement ne sont utilisables qu’à des stades précis de l’entreprise. Ainsi, si vous avez déjà créé votre entreprise, vous ne pourrez pas profiter des financements liés au porteur de projet. N’agissez pas dans la précipitation ! D’autres nécessitent que votre entreprise soit suffisamment développée ou ait fait par exemple la preuve de la faisabilité de son concept et dispose de bilans. Certaines dépendent de votre statut au moment de la demande et il vous faut avant tout préserver votre temps et le canaliser sur des actions utiles. Rien ne sert de solliciter une source de financement qui ne s’applique pas à votre cas spécifique. Vous souhaitez renflouer vos caisses ? Pas de problèmes !
Enfin, n’oubliez pas que dans une majorité de cas, vous devrez convaincre pour trouver de l’argent et vous doter des bons outils. Le Business Plan représente souvent un atout majeur pour décrire votre vision et faire des projections mais il en existe bien d’autres.
1. Mettre toutes les chances de son côté pour assurer une bonne santé financière à son entreprise.
La levée de fonds représente souvent un levier nécessaire pour assurer les Besoins en Fonds de Roulement de l’entreprise. Gérer la vie de votre entreprise et lui offrir une opportunité supplémentaire d’être pérenne : voilà un des intérêts majeurs de la levée de fonds.
2. Renforcer le capital pour prétendre plus facilement à l’obtention d’un crédit ou d’aides financières.
Les organismes délivrant des aides ou des crédits sont sensibles à l’importance des capitaux propres de l’entreprise. Renforcer ses fonds propres permettra souvent de les convaincre de la crédibilité de votre projet et les inciteront à vous soutenir. À noter également : une augmentation de capital permet à l’entrepreneur de prétendre à des aides plus importantes. La levée de fonds vous donne toutes les chances d’obtenir les sommes nécessaires au développement de votre entreprise.
3. Pouvoir démarrer l’activité.
Votre entreprise est enfin créée. Très bien, mais il vous reste encore à la faire vivre ! Pour cela vous devrez notamment acheter du matériel, louer des locaux, embaucher du personnel ou bien vous fournir en matières premières. Ces investissements nécessaires au démarrage de votre activité ne seront pas forcément comblés par les fonds personnels que vous avez engagés au départ. Loin d’être une option stratégique, la levée de fonds devient alors indispensable à votre entreprise.
4. Être prêt à gérer un développement rapide de votre entreprise.
Des entreprises sombrent parfois, victimes d’un succès qu’elles n’avaient pas su anticiper. Être prêt à assurer une demande qui s’accroît rapidement et ne pas faillir face aux attentes des clients : là se trouve l’enjeu de la levée des fonds. Se donner les moyens de ses ambitions a un coût.
5. Élargir sa gamme, être en mesure de proposer de nouveaux produits ou services.
Cela va vous demander des investissements en recherche et développement, en achat de nouvelles machines ou encore en recrutement de compétences supplémentaires. Pouvoir enrichir votre offre vous permettra d’avoir plus de cordes à votre arc et de mieux rebondir aux fluctuations des marchés.
Quelques exemples de levée de fonds et de leur objectif.
Splio, le spécialiste parisien de l’expérience client se structure pour recruter des talents.
Cet éditeur parisien d’un logiciel permettant d’anticiper les demandes de clients dans le commerce de détail et de luxe a levé 10 millions d’euros. L’opération associe le fonds Ambition Numérique de Bpifrance, BNP Paribas Développement et Amundi Private Equity Funds.
Doctolib. La start-up française spécialisée dans les outils numériques de prise de rendez-vous médicaux.
Elle a levé 26 millions d’euros. Ses investisseurs de départ, le fonds de capital-risque Accel, les entrepreneurs Pierre Kosciusko-Morizet (co-fondateur de PriceMinister) et Nicolas Brusson (directeur général de BlaBlaCar) – ont poursuivi leur soutien, tandis que Bpifrance fait son entrée au capital. Celle-ci lui permettra de poursuivre ses recrutements, d’élargir sa base de clientèle et de continuer à innover dans ses logiciels et services pour professionnels de santé et patients.
La société française Vestiaire Collective, spécialisée dans la vente en ligne de vêtements et d’accessoires de luxe d’occasion.
Elle a levé 58 millions d’euros auprès de fonds français et britannique, afin de créer un nouveau centre logistique en France. L’opération a été menée par le fonds britannique Vitruvian Partners, les fonds français Eurazeo et Idinvest Partners. » Cette levée de fonds servira à financer un investissement dans un nouveau centre logistique unique en France », et à » renforcer (sa) présence aux Etats-Unis « . L’entreprise, qui compte actuellement quelque 200 salariés, souhaite » devenir en 2018 le leader mondial et incontesté du marché de la mode d’occasion » et prévoit de créer » 120 emplois dans le monde dans les 18 prochains mois « , selon ses dirigeants.
Roche et Novartis ont contribué aux 37,5 millions d’euros levés par la société française Vivet Therapeutics
Elle développe des thérapies géniques (introduction d’un gène dans une cellule pour soigner une pathologie) afin de traiter des maladies métaboliques d’origines génétiques, des maladies du foie en particulier, compte démarrer les essais cliniques en 2018 grâce à cette levée de fonds.
FoodTech Frichti a annoncé une levée de fonds de 30 millions d’euros
Réalisée auprès des fonds d’investissement Verlinvest et Felix Capital et de ses actionnaires historiques, Alven Capital et Idinvest Partners. Sa clientèle est en constante progression grâce à son modèle logistique créé en interne qui lui permet de regrouper la livraison de commandes voisines et donc d’optimiser les temps de parcours ainsi que les coûts pour le client. Par ailleurs, la Foodtech, l’entreprise salarie ses coursiers. Elle compte à ce jour plus de 300 employés en CDI, dont une soixantaine en cuisine. Grâce à cette troisième levée de fonds, Frichti va désormais élargir son horizon et mettre le cap sur l’international.
Dans le contexte actuel de la pandémie qui a détruit des emplois mais surtout du développement des nouveaux outils technologiques qui mettent à la portée de tous de nombreux business, l’envie d’entreprendre est loin de tarir. L’envie de créer sa propre entreprise touche de plus en plus de Français, peu importe leur milieu social, leur sexe, leur âge ou leur origine. Certains d’entre eux hésitent encore à sauter le pas. Pour cause ? Certains freins liés à l’entrepreneuriat. Si l’on arrive à les appréhender, ces derniers peuvent ne plus s’apparenter à de lourds obstacles mais à de simples formalités. Voici les freins liés à la création d’entreprise, accompagnés de leur solution.
1- Le manque de temps
Lorsque l’on occupe déjà un poste ou qu’on possède de nombreuses responsabilités, la création d’entreprise reste difficile à envisager. Le temps demeure un élément essentiel pour perfectionner son projet : l’établir rapidement risque de vous faire commettre des erreurs et de vous conduire à l’échec. Nombreux sont les chefs d’entreprise qui occupaient un poste de salarié avant de monter leur boîte. Si quitter votre emploi est impossible, pour vous, dans les premiers temps, certaines loi qui encouragent à l’entrepreneuriat permettent aux futurs créateurs d’entreprise de consacrer un ou deux jours par semaine à leur projet (sous certaines conditions comme le fait d’être dans l’entreprise depuis plus de 24 mois, ndlr). Il ne vous reste plus qu’à aménager votre emploi du temps pour vous lancer.
2- Le manque de financements
Un frein important reconnu par de nombreux dirigeants dans leurs débuts demeure le manque de financements. Pour lancer un projet prometteur, le budget ne doit pas manquer à l’appel. Si vous débutez avec rien dans les poches, les banques et organismes de prêt ont tendance à vous fermer les portes. Il serait bête de passer à côté du projet de votre vie, sous prétexte que l’investissement pose problème. Rappelez-vous que l’aventure de Steve Jobs a commencé dans un simple garage… Certaines aides, mises en place par l’Etat ou par des organismes favorisant la création d’entreprise permettent de s’insérer dans l’entrepreneuriat. À titre d’exemple, le PCE (Prêt à la création d’entreprise, ndlr), proposé par BIP France, représente un prêt compris entre 2 000 et 7 000 euros. Une aide non-négligeable pour vous lancer.
3- Les lourdes procédures administratives
La partie administrative liée à la création d’entreprise peut en rebuter plus d’un. Les documents officiels paraissent longs et difficiles à obtenir pour une personne qui n’est pas experte en la matière. Ne baissez pas les bras pour autant ! Encore une fois, des aides vous sont proposées pour franchir le cap. Certains sites internet vous permettent de remplir rapidement un ensemble de documents en vous expliquant, de manière simple et efficace, les démarches à effectuer. Une étape qui peut faire peur mais qui se révèlera finalement vite oubliée.
4- Un (trop) faible réseau
Un entrepreneur a besoin de s’entourer et de bénéficier d’un bon réseau. Lorsqu’on débute, cette prérogative s’avère, néanmoins, difficile à appréhender. Pas de panique ! Il existe quelques clés pour peaufiner au mieux votre carnet d’adresses. Épluchez, en premier lieu, les contacts de vos proches, ces derniers peuvent se révéler être une véritable mine d’or. Si vous suivez une formation ou que vous tentez votre chance dans un concours entrepreneurial, vous aurez d’ailleurs beaucoup plus de chances de rencontrer des professionnels voire de futurs partenaires. N’hésitez pas également à vous déplacer au culot. Renseignez-vous sur les personnes ou le type de profils que vous souhaitez compter parmi vos contacts et aller à leur rencontre : une démarche ambitieuse mais qui, bien souvent, porte ses fruits.
5- La peur du risque
En France, plus de 50 % des entreprises créées disparaissent avant d’atteindre leur sixième année d’existence. Ces chiffres peuvent paraître effrayants et freiner un certain nombre de créateurs. Investir son temps, son énergie et ses économies dans une affaire qui n’a pas la garantie de fonctionner, quoi de plus fou ? Tâchez de dépasser vos peurs ! « Ne pas hésiter à prendre des risques. Contrairement à ce qu’on croit, le risque qu’on prend en créant son entreprise est beaucoup plus faible que les bénéfices qu’on peut tirer. Et on ne peut pas gagner si on ne prend pas de risques », affirme Diaa Elyaacoubi, fondatrice de Streamcore. Et même si le projet n’atteignait pas le succès escompté, vous auriez le mérite d’avoir vécu une aventure enrichissante et remplie d’enseignements.
6- Un rythme de vie effréné
Devenir entrepreneur implique un réel changement quant à son rythme de vie, surtout dans les premières années. Oubliez les 35 heures de travail hebdomadaire pour, parfois, effectuer le double ! L’entrepreneuriat occupe l’ensemble de votre vie, qui ne sera donc pas de tout repos. Mais après tout, combien ont l’occasion d’accomplir leur rêve à travers leur travail ? Une chance de vivre une aventure passionnante s’offre à vous, alors, saisissez-la ! Apprenez également à concilier vie professionnelle et vie personnelle pour lutter contre le stress et la peur de l’échec.
7-L’absence réelle de motivation
Parmi l’ensemble des freins que nous avons précédemment cité, le seul qui ne présente aucune solution semble être le manque de motivation. Si vous n’êtes pas passionné par votre projet, inutile de vous lancer ! Un entrepreneur se doit d’être ambitieux mais aussi motivé par ses idées en toutes circonstances. Le manque d’envie n’a pas sa place dans l’univers entrepreneurial. Si vous estimez, en revanche, posséder une motivation sans faille ainsi qu’une réelle confiance en vos projets, alors foncez ! Prenez votre destin en main et devenez le dirigeant que vous avez toujours souhaité être.
Le défi de ces dernières années pour les entreprises est de donner toujours plus d’autonomie/responsabilisation des salariés. Le chef d’entreprise qui se sert de caméra de surveillance et qui est sans cesse derrière ses salariés a été mis aux oubliettes au profit d’un nouveau chef d’entreprise qui se base sur la confiance.
Dans l’ouvrage sur le management par la confiance, les clefs d’un leadership bienveillant et authentique, paru aux éditions Eyrolles, les auteurs Olivier Truong, Fabien De Geuser, Emily Metais-Wiersch, Charles-Henri Besseyre des Horts, Paul-Marie Chavanne soulignent
» La confiance est un peu comme les magiciens dans les contres de fées ou le film d’aventure. On sent bien qu’elle est porteuse d’espoir mais en même temps, il n’est pas toujours facile de comprendre ni comment elle fonctionne, ni comment s’assurer de pouvoir la mobiliser au bon moment. … les mangers répètent « confiance, confiance » comme une formule magique. »
Qu’en est-il dans la réalité ?
Des horaires flexibles pour chaque salarié
Si les horaires précis et la badgeuse étaient encore il y a peu de temps au centre du rythme des entreprises, force est de constater qu’aujourd’hui la mode est plus aux horaires flexibles et à la liberté dans l’organisation de chacun. Dans le management moderne, la plupart des postes n’ont pas de contraintes horaires, même si par nature, cela n’est pas possible pour l’ensemble des fonctions comme l’accueil clientèle. Chacun peut donc venir ou partir à l’heure qui lui sied sans avoir à rendre de comptes. Cette liberté est cependant souvent conditionnée à la présence lors des réunions majeures ou encore à des besoins ponctuels comme les rencontres avec les clients.
L’atout majeur de cette solution réside dans le fait que le manager n’a plus à contrôler les présences et se base généralement sur l’atteinte des objectifs pour savoir si le salarié est performant ou non et prendre les mesures adéquates. Pour le salarié, il peut facilement traiter des tâches personnelles pendant les horaires de bureaux et inversement. Il ne s’agit plus de devoir prévenir à chaque impératif, de justifier des retards occasionnels et surtout d’appliquer cette méthode à s’organiser plus simplement selon ce qui l’arrange. Le danger réside bien entendu dans l’abus de certains salariés peuvent avoir tendance à raccourcir fortement leur journée de travail sans pour autant avoir produit le nécessaire.
Le choix du télétravail ou non
Qui dit responsabilisation ou encore autonomie dit souvent que la présence aux bureaux ne doit plus être obligatoire. Si, bien entendu, cela n’est pas possible tout le temps notamment lorsque des réunions, meeting ou rendez-vous déjà organisés, force est de constater que depuis la COVID nombre d’entreprises accepte le fait que leurs employés ne viennent plus dans les bureaux pour effectuer leur travail. Il faut dire que les nombreux mois passés en dehors des bureaux auront permis à certains de surperformer : absence de stress dans les transports, gain de temps, capacité à gérer à la fois certaines contraintes personnelles en parallèle ou encore possibilité de finir plus tard.
Le télétravail va d’ailleurs représenter un enjeu majeur dans l’attrait des futurs salariés puisqu’ils sont très nombreux à ne pas vouloir revenir à la présence obligatoire dans les bureaux. Selon des études récentes, certains salariés prévoient même de quitter leur emploi s’ils n’ont plus la possibilité de retourner au télétravail.
Des managers parfois perdus
Si le télétravail attire, il pose cependant quelques problèmes pour les managers. En effet, certains ont eu tendance à prendre le mauvais pli et à reprendre les mauvaises habitudes du passé en utilisant par exemple les outils digitaux pour faire du surtracking pendant les horaires de bureaux notamment par des demandes de connexion non justifiée, des appels intempestifs pour faire des comptes rendus inopinés. D’autres vicissitudes sont également à observer avec des méthodes de management à la cool qui ne sont plus applicables comme les fameuses sorties de team building. Certains managers aussi soulignent que sans le présentiel, il peut s’avérer difficile de sonder le bien-être du salarié ou encore son implication dans l’entreprise. Des changements qui devront donc faire l’objet d’adaptation de la part des managers.
La position de dirigeant implique toujours, qu’on le veuille ou non, des idées reçues et souvent des émotions inconscientes. Il faut bien le dire : certains ont une haine contre le patronat et considèrent qu’il y a d’un côté les salariés et, de l’autre, les patrons. La nouvelle génération d’entrepreneurs a largement mis à mal cette image et de nombreux salariés sont aujourd’hui fiers de leur chef d’entreprise et ont envie de s’impliquer à leurs côtés pour développer la croissance de l’entreprise qu’ils considèrent comme faisant partie intégrante de leur vie. Se faire apprécier par vos équipes ne demeure pas insurmontable si vous respectez les principes suivants.
1 – Soyez exemplaire
L’exemplarité représente la base pour se faire apprécier de vos salariés. Vous ne pouvez imposer à quelqu’un de faire ce que vous ne faites pas vous-même. Alors, montrez l’exemple ! Si vous demandez à vos salariés de venir à l’heure, venez vous-même à l’heure. Ils s’adapteront naturellement à votre manière d’agir et ne vous critiqueront pas en disant dans votre dos : « Fais ce que je dis, ne fais pas ce que je fais ».
2 – Créez une ambiance conviviale
Vous êtes le premier qui puisse se permettre de mettre l’ambiance dans votre société. Si vous arborez un grand sourire, vous inciterez à ce que vos collaborateurs en fassent de même. Pensez positif tout au long de la journée et détendez l’ambiance en racontant quelques anecdotes drôles (vraiment drôle de préférence). Une personne avec le sourire attire toujours plus qu’une personne qui ronchonne toute la journée.
3 – Faites de petites attentions
Vos salariés restent sensibles aux petites attentions. N’hésitez pas à faire un cadeau pour un anniversaire ou à inviter un collaborateur à déjeuner qui a réussi à conclure une affaire. Il ne s’agit pas de vous ruiner, mais de montrer que vous prenez en considération vos différents collaborateurs. Les occasions ne manquent pas de faire des petits cadeaux personnalisés entre les différentes fêtes et les évènements de la vie comme une naissance. Montrez votre considération, même par de petits gestes, à chaque individu dans votre entreprise, représente une clé pour vous faire apprécier.
4 – Soyez toujours à l’écoute
Quoi de plus désagréable que quelqu’un qui ne vous écoute pas. Ce n’est pas parce que vous êtes le patron que vous pouvez vous permettre de ne pas écouter ce qu’on vous dit. Au contraire, vous devez être d’autant plus à l’écoute des besoins de vos salariés et vous informer régulièrement de leur santé et venir aux nouvelles. N’oubliez pas que vous n’êtes pas le seul à avoir de bonnes idées et que vos collaborateurs peuvent vous aider à avancer plus loin. Un salarié qui se sent que son opinion est prise en compte et qui voit que vous êtes à l’écoute en cas de besoin, vous trouvera d’autant plus sympathique.
5 – Rendez-vous disponible et accessible
Finis le temps où les dirigeants étaient inaccessibles pour leurs salariés et où il fallait passer le barrage de la secrétaire pour pouvoir lui adresser la parole. Aujourd’hui, les entrepreneurs sont accessibles et montrent clairement leur volonté de communiquer avec leurs salariés. Laissez votre porte grande ouverte ou rejoignez les nombreux patrons qui ont décidé de se placer dans l’openspace afin d’être accessible à tout moment et pour le plus grand bonheur de leur collaborateur. Effacez tant que possible les signes distinctifs afin que chacun vous considère comme un collaborateur à part entière.
6 – Demeurez humble
Quoi de plus énervant que quelqu’un qui n’arrête pas de se vanter de ses mérites et vous écrase, car « vous n’avez pas monté votre boite ». Rester humble demeure une des clés pour se faire apprécier de vos équipes. Alors ne vous vantez pas et ne cachez pas les difficultés que vous rencontrez ou avez rencontré. Vous apparaîtrez d’autant plus humain et on ne vous fuira plus pour ne pas entendre pour la millième fois pourquoi vous êtes le meilleur élément de l’entreprise.
7 – Devenez inspirant
Pour être un dirigeant apprécié, vous devez être celui qui porte les valeurs de l’entreprise. Vous devez incarner la vision et transmettre ses valeurs ; Chacun doit vous considérer comme le garant de leur respect. Vous êtes celui qui expose la vision et celle-ci doit être inspirante pour que chacun s’y retrouve et soit motivé à l’idée de contribuer à un avenir commun.
8 – Restez empathique
Etre un bon dirigeant consiste à ne pas penser qu’à vous-même et à rester compréhensif. Ce n’est pas parce qu’un salarié n’a pas atteint ses objectifs qu’il ne vous faut pas comprendre pourquoi. Il peut avoir eu un moment de faiblesse et vous ne devez pas être celui qui va l’enterrer. N’hésitez pas à prendre le temps de parler avec vos salariés, que ce soit pour vous informer de leur santé, des conditions de travail ou encore pour comprendre ce qui les motive à venir chaque jour.
9 – Contrôlez-vous !
Avant de vous mettre à hurler sur un salarié, tournez cinquante fois votre langue dans votre bouche. Un conflit ouvert avec un salarié s’avère rarement positif sur le long terme. Il vous tiendra rigueur de l’humiliation surtout si vous vous énervez en public. Pour vous faire apprécier de vos salariés, commencez par contrôler vos émotions à relativiser. Ce n’est pas parce qu’il a fait une erreur que vous devez le sanctionner. Après tout, vous en faites beaucoup vous-même. L’essentiel n’est pas de commettre une erreur mais d’en retirer des leçons.
Le choc des générations est devenu particulièrement sensible depuis quelques années dans les entreprises. Depuis l’arrivée récente de la génération Z sur le marché du travail, les différences avec les précédentes demeurent de plus en plus perceptibles. Les attentes et motivations des jeunes diplômés s’avèrent bien différentes de celles de leurs aînés et un fossé semble se creuser. Cette jeunesse va devenir majoritaire en entreprise mais quelles sont ses attentes ? Comment la séduire ?
L’évolution et l’adaptation des entreprises deviennent nécessaires. Selon une étude du cabinet d’audit Deloitte parue dans Capital, 29% des jeunes diplômés disent vouloir se tourner vers une entreprise de taille intermédiaire, 24% vers une PME et 13% vers une entreprise familiale. Seulement 10% souhaitent intégrer une start-up.
La jeunesse recherche des missions utiles ayant un impact positif sur la société et la planète, de la flexibilité dans le travail et de l’équilibre entre temps de vie professionnelle et personnelle. Voici les demandes évoquées lors de l’étude de la génération Covid-19 envers le monde du travail selon l’enquête d’Harris interactive en partenariat avec Epoka et l’Etudiant.
Quelles sont les attentes des jeunes diplômés ?
Près d’un jeune sur deux souhaite créer sa propre entreprise, mais pas tout de suite. 33% envisagent de la lancer seulement dans les trois à dix ans à venir. La conciliation de la vie professionnelle et privée figure être un facteur essentiel pour eux. 87% estiment qu’il est important d’avoir des horaires flexibles pour adapter leurs tâches de travail en fonction de leurs besoins.
L’autonomie devient un facteur-clé. Pouvoir s’ »auto-manager » en restant libre, tout en respectant la stratégie de l’entreprise, demeure un enjeu majeur pour cette génération. Si elle souhaite de l’autonomie, le travail à domicile occupe lui une place moins déterminante que l’on ne pourrait penser avec 59% des voix. Pouvoir travailler depuis un autre lieu demeure de plus en plus recherché mais seulement 44% veulent travailler en indépendant. Une contradiction entre autonomie et indépendance.
Le bien-être au travail revient parmi les exigences de cette nouvelle génération avec une attention particulière sur le fait de pouvoir déjeuner facilement. 69% demandent une cafétéria et 68% un restaurant d’entreprise. 51% voudraient une crèche et 47% une salle de sport contre seulement 27% une conciergerie.
La recherche de sens dans le travail demeure une préoccupation présente dans l’esprit de la génération Z. La question « A quoi sert cette tâche ? » reste fréquemment posée. Si elle ne représente pas une remise en cause de l’autorité, elle indique une particulière attention à comprendre le sens de son travail et sa contribution. Un feedback reste également très attendu. Il leur paraît normal d’avoir des retours directs sur ce qu’ils font.
Comment séduire cette génération ?
Selon une étude Millennial Survey 2016 du cabinet Deloitte parue sur Capital, deux tiers des employés issus de la génération Y expriment aujourd’hui l’envie de quitter leur entreprise actuelle. Les coûts liés au turn-over s’avèrent de plus en plus élevés pour les entreprises. Réussir à les garder ou, au contraire, les attirer devient un véritable enjeu pour les entreprises. Pour ces jeunes, les valeurs qui favorisent le succès à long terme figurent être dans les rapports humains, l’éthique et l’attention portées aux clients. La nouvelle génération est particulièrement attentive à ce que l’entreprise pense à elle et à ce qu’il existe un contact entre les dirigeants et les salariés.
L’utilisation du digital reste conseillée avec cette génération baignée dedans. Pour effectuer la transition et devenir « connecté », la présence d’outils en ligne ne suffira probablement pas. Rester à la pointe de la technologie avec des applications mobiles deviendra sûrement nécessaire. L’accessibilité, la capacité à se réinventer et de mettre en œuvre des solutions innovantes contribuera à retenir ses salariés. La prise en compte des loisirs et d’espaces de détente peut se révéler un facteur déterminant. Une simple table de ping-pong, pièce pour la sieste ou un espace ouvert valorise fortement les entreprises. L’ambiance à la « cool » est à la mode et se développe.
A l’inverse des générations antérieures, cette jeunesse se distingue par l’attention particulière qu’elle porte à ce que sa voix soit entendue. Un changement de culture s’impose dans les entreprises qui souhaitent garder et attirer les talents de demain.
Créer sa boîte en franchise ou continuer à la développer en utilisant ce biais peut se poser un jour ou l’autre à l’entrepreneur. En ce qui concerne la décision d’opter pour se lancer sous ce mode, nombreux sont ceux à hésiter car ils entendent l’idée préconçue qu’ils ne seront que des demi-entrepreneurs. Focus sur la franchise.
En 2020, on compte 1 927 franchiseurs : autant d’entrepreneurs qui ont bénéficié de la notoriété de leur enseigne, du savoir-faire du franchiseur ainsi que des services apportés liés à chaque franchise.
Depuis plus de 20 ans, le secteur de la franchise affiche une croissance et une activité qui suscite un véritable engouement. Quels que soient les secteurs, la formule « clé en main » de ce modèle entrepreneurial séduit les candidats à la franchise.
La franchise ?
La franchise est un accord commercial contractuel qui lie une société -le franchiseur- à un entrepreneur – le franchisé. Selon les derniers chiffres publiés par la Fédération Française de la Franchise (FFF), elle a généré en 2019 plus de 67.80 milliards d’euros, et le nombre de franchisés et de réseaux de franchiseurs a doublé ces dix dernières années.
Quelques explications
Commençons par expliciter que c’est loin d’être le cas et que la franchise n’enlève en général que quelques fonctions comme d’être à l’origine du concept, la capacité à le faire évoluer (et encore) ou à communiquer et sortir de la zone géographique délimitée par le contrat de franchise. Or, tout le monde ne veut pas être forcément à l’origine d’un concept de A à Z et devoir itérer de nombreuses fois avant de trouver le bon business model. D’ailleurs, ironiquement de nombreuses « success stories » ne sont en fait que des transpositions de ce qui se fait à l’étranger et pourtant sont montrées comme des réussites entrepreneuriales à la française.
Être entrepreneur avant tout
Certains préfèrent contribuer à faire évoluer une entreprise que d’être le décisionnaire des orientations ou encore ne pas toucher à tout ce qui relève de la communication. La possibilité de sortir de sa zone géographique existe souvent si vous réussissez votre première franchise et, il faut bien se le dire, toutes les franchises n’offrent pas le même degré d’autonomie. Certains franchisés sont très libres et ils n’ont rien à envier aux entrepreneurs à partir du moment où ils ne vont pas au-delà de leur zone géographique.
Les avantages de la franchise
La franchise offre de nombreux avantages pour celui qui s’y lance : concept rodé, clientèle peut être déjà existante, communication et savoir-faire transmis par la franchise, conseils, appui de la franchise dans le financement et retours ainsi que partage d’expérience avec l’ensemble des franchisés, formations, prise de risques réduites par rapport à l’entrepreneuriat… Bref toute une panoplie d’apports intéressants.
Votre personnalité
Vous pouvez également développer la franchise avec votre personnalité car le concept s’y prête. Se développer en franchise entraîne, certes, des obligations vis-à-vis des franchisés mais elle possède l’immense qualité de mettre à leur tête des véritables entrepreneurs qui demeurent souvent plus motivés qu’un salarié. L’apport de fonds du franchisé peut également être une raison et la capacité à multiplier rapidement votre enseigne peut vous séduire.
La franchise en 2021 : focus sur 2 secteurs qui recrutent !
Le secteur de l’équipement de la maison
Le secteur de l’équipement de la maison tient le haut du podium avec un chiffre d’affaires évalué à plus de 7,87 milliards d’euros. L’attractivité de ce secteur est lié au fait que pour de nombreux Français, la maison demeure un lieu de vie convivial. Avec les différents confinements et le télétravail, les Français passent de plus en plus de temps à leur domicile, et donc naturellement ils investissent dans leur lieu de vie et de travail.
Le secteur alimentaire
Le secteur alimentaire ne cesse de se développer en franchise et a un chiffre d’affaires de 24, 06 milliards d’euros. Elles touchent de nombreuses activités : épicerie, supérettes, produits bio, ou encore la commercialisation de produits surgelés. la distribution de produits bio et l’attractivité générée par les magasins de proximité, le secteur alimentaire en France propose de nouvelles opportunités. Le Baromètre de consommation et perception des produits biologiques en France, publié par l’agence Bio au cours de l’année 2020 a confirmé cette tendance avec une valeur des achats des produits alimentaires issus de l’agriculture biologique estimée à 11,3 milliards d’euros, soit un taux de croissance de +13,3% entre 2018 et 2019.
L’urgence climatique a éveillé de nombreuses consciences. D’ailleurs, les résultats de la dernière vague du baromètre ont mis en avant les changements comportementaux et attitudinaux de la jeune génération 18-25 ans, plus attentifs et engagés que leurs aînés au mouvement de consommation responsable. Cette prise de conscience bénéficie notamment aux franchises alimentaires bio qui monopolisent environ de 30% de ce marché.
Le secteur de la restauration rapide
La restauration rapide continue de se maintenir parmi les secteurs les plus plébiscités par les porteurs de projet dans l’hexagone. Un engouement qui a permis à ce secteur de se positionner en 2019, à la deuxième des secteurs ayant le plus grand nombre d’enseignes sur le territoire national, avec 229 enseignes.
Le chiffre d’affaires estimé à 6,49 milliards d’euros montre l’attractivité de ce secteur , qui s’est adapté pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs. Pendant, les deux confinements, la restauration rapide est l’un des secteurs qui a su le mieux tirer profit de cette période et fait de cette crise sanitaire, une réelle opportunité de toucher une nouvelle cible.