Accueil Blog Page 515

La surveillance des salariés en entreprise

Le fait de contrôler et de vérifier ce que font les employés ne date pas d’hier. Il existe même certaines fonctions dans les entreprises qui portent le nom de « surveillants ». Cette pratique dépend cependant de la personnalité et de la conception du manager. Il existe des responsables pour qui la surveillance est inhérente à leur personnalité et qui ont besoin d’exercer un pouvoir à travers la surveillance. Mais force est de constater que la surveillance des salariés en entreprise reste le contraire de la confiance.

Dans des secteurs où la vie des personnes est en jeu comme celui de la santé, l’entreprise se doit de contrôler au maximum le travail de chacun. Il faut bien constater qu’une erreur pourrait être fatale et que la vigilance demeure nécessaire. Mais dans la majorité des cas, elle ne reste pas nécessaire et la surveillance a parfois tendance à se transformer en une sorte d’espionnage. Si jusqu’à présent, le travail se réalisait au sein des entreprises et donc sous le regard du manager et des équipes, le télétravail a changé la donne. Les vieux démons ont parfois fait leur apparition avec une tendance à abuser des méthodes de contrôle.

Une surveillance accrue depuis la pandémie

Ainsi, d’après l’étude Vanson Bourne pour VMware, « The Virtual Floorplan: New Rules for a New Era of Work », la surveillance est plus présente qu’on ne l’imagine puisque 63 % des entreprises françaises de plus de 500 salariés « prévoient ou ont même déjà adopté des outils de surveillances afin de contrôler l’activité et la productivité de leurs employés à distance ». Cependant, cette attitude est loin d’être généralisée puisque 71 % déclarent qu’elles ont trouvé d’autres moyens, moins intrusifs, de superviser leurs équipes. A noter que 76 % des salariés français reconnaissent que le passage au télétravail a poussé leurs employeurs à mettre davantage l’accent sur leurs performances.

Comment les entreprises surveillent leurs salariés ?

Dans les techniques de surveillance plébiscitées par les entreprises :

  • l’utilisation de logiciels de surveillance des e-mails (37 %),
  • la navigation sur Internet (36 %)
  • des outils de collaboration (45 %).
  • les systèmes de vidéosurveillance (24 %),
  • les webcams qui suivent le regard (25 %)
  • les logiciels d’enregistrement de frappes au clavier (20 %).

Est-ce légal de surveiller les salariés ?

En France, l’employeur peut contrôler et surveiller l’activité des salariés pendant leur temps de travail. Il doit respecter leurs droits fondamentaux, leurs libertés individuelles mais aussi leur vie privée. A noter que l’employé doit être informé au préalable et qu’aucune information personnelle ne peut être collectée.
Mais cette pratique peut parfaitement être sanctionnée comme nous le montre une filiale française d’Ikea qui vient d’être condamnée à un million d’euros d’amende par le tribunal de Versailles pour avoir espionné ses salariés, dont des syndicalistes. Jean-Louis Baillot, PDG de 1996 à 2002, a par ailleurs écopé de deux ans de prison avec sursis et de 50 000 euros d’amende. Si l’affaire, qui relève du pénal, a attesté d’un espionnage massif et illégal, l’employeur peut néanmoins surveiller ses salariés durant leur temps de travail, mais avec des limites. 

dynamique-mag.com

Faire évoluer son concept d’entreprise…

Vous avez lancé un concept prometteur qui ne rencontre pas le succès escompté ? Pas de panique, il s’agit d’une chose courante pour les entrepreneurs. Face aux réalités « terrain », il est parfaitement normal de devoir rectifier le tir et affiner son offre. Voici quelques conseils utiles pour faire évoluer son concept …

1. Le client avant tout !

Premier réflexe : placez vos clients au cœur de l’analyse. Votre offre s’adresse-t-elle aux bonnes personnes ? Est-elle bien visible ? Est-elle réellement adaptée aux besoins exprimés par vos clients ? Que pouvez-vous améliorer dans ses fonctionnalités, ses caractéristiques, son image perçue ou ses bénéfices ?

Vous l’aurez compris : dans un monde mouvant où les désirs des consommateurs changent, il est important de rester en alerte sur un point essentiel… Le client !

Comment ? En fonction de vos moyens, réalisez une étude qualitative, une enquête de satisfaction ou plus simplement un sondage informel pour récolter un maximum de données sur les comportements et les attentes de vos futurs clients. Vous pouvez le faire auprès de vos premiers clients mais surtout de vos prospects afin de savoir ce qui les inciterait à acheter votre offre plutôt que celle de votre concurrent. Vous pouvez également vous servir des retours des commerciaux pour savoir ce qui pourrait faire pencher la balance.

2. Réagir dans un environnement réel

Un nouvel acteur fait son apparition sur votre marché ? L’environnement juridique évolue ? A peine lancé, votre concept est déjà copié ? Anticipez les risques, soyez à l’affût des actualités de votre secteur, participez à des salons professionnels et pratiquez une veille concurrentielle rigoureuse, pour adapter votre offre ou votre discours de marque et ainsi conserver une longueur d’avance. Vous devez prendre en compte ce qui se passe dans votre environnement pour bien positionner votre offre.

N’hésitez pas à mettre régulièrement à jour votre business plan qui, lui aussi, doit évoluer, en intégrant les nouvelles données du marché. Et enfin, ne confondez pas vitesse et précipitation : prenez le temps d’étudier vos points forts et vos faiblesses ainsi que les opportunités et les menaces d’un marché avant d’agir.

3. Oui à l’évolution… sans une révolution !

Réaliser quelques ajustements dans son offre ne signifie pas repartir d’une page blanche. Il est tout-à-fait normal de devoir adapter son offre au marché. Vous pouvez ne pas souhaiter changer profondément de business model pour ne pas semer la confusion dans l’esprit des clients déjà acquis et il s’agit parfois de la solution. Certaines petites modifications peuvent profondément bouleverser l’image de votre produit/service voire la valeur ajoutée pour vos clients.

Cherchez plutôt à améliorer, à enrichir le concept initial sans lui faire perdre son âme, sa valeur ajoutée et la raison d’être de votre offre. Valorisez vos acquis en donnant un nouveau souffle à votre démarche entrepreneuriale… et gardez confiance, le meilleur ambassadeur du projet, c’est vous !

4. Une révolution si nécessaire

Il est parfois nécessaire non plus de recommencer de zéro mais de largement adapter notamment son business model. Dans ce cas, vous devrez amener vos équipes avec vous et leur faire comprendre l’importance de la transformation. Les petites équipes sont souvent plus flexibles et si vous arrivez à faire adhérer au projet, vous vous enlèverez un poids et bénéficierez du soutien de vos collaborateurs, ce qui dans les temps difficiles représente un plus non négligeable. L’intérêt du changement doit être bien compris par vos collaborateurs et intégré, surtout par vos commerciaux qui vont probablement devoir changer entièrement leur argumentaire. Il n’y a qu’à voir le nombre de fois où Criteo a dû adapter son business model pour comprendre que le succès demande parfois de large remise en cause.

Pourquoi ne pas vous faire accompagner par un expert qui apportera un regard objectif sur la situation ? Il vous proposera des solutions stratégiques et opérationnelles voire des pistes innovantes pour régénérer votre concept.

10 astuces pour optimiser votre référencement

Google est sans aucun doute le moteur de recherche le plus utilisé. Il référence les pages des sites internet en fonction d’une formule algorithmique complexe dont les meilleurs experts ignorent une partie du fonctionnement. Cette formule comporte plus de 200 critères combinés entre eux et ceux-ci influent de manière plus ou moins cruciale sur le référencement d’un site. Afin de mieux comprendre le fonctionnement du référencement par Google et d’optimiser celui de votre site, voici 10 astuces essentielles qui représentent des bases pour optimiser votre référencement.

Déterminer des mots-clés

Les mots-clés concernent des expressions ou des mots qui décrivent avec précision votre site et/ou votre activité. Ces mots-clés visent aussi les expressions susceptibles d’être tapées dans Google par les internautes lors de leurs requêtes pour arriver sur votre site internet ou sur un site présentant la même activité que la vôtre. Pour cela, les expressions et mots choisis doivent impérativement figurer sur les pages de votre site internet.

Suivez le principe de la « longue traîne »

Le principe de la « longue traîne » (rien à voir avec la mariée !) en référencement repose sur la qualité du contenu de votre site Internet. Les expressions dites de longue traîne sont moins concurrentielles et plus efficaces en matière de conversion que les expressions en queue de traîne : les premières correspondent aux mots tapés par les visiteurs, lesquels sont ceux que vous avez choisis au début de votre stratégie puis optimisés sur vos pages HTML, tandis que les secondes concernent des mots que vous n’avez pas choisis mais qui amènent les visiteurs sur votre site. Sachez que la requête moyenne des internautes comporte 4 mots. Aussi vous aurez beaucoup plus de chances d’être concurrentiels avec 4 mots qu’avec 2.

Positionnez l’ensemble de vos pages

Attention, Google ne référence pas les sites internet, mais les pages des sites ! Par suite, chaque page devra non seulement être considérée comme une sorte de mini-site, mais également pouvoir se positionner sur des expressions fortes.

Renseignez les balises « title »

Chaque page de votre site possède une balise titre qu’il convient de bien renseigner. La balise « title » permet de donner un titre à votre page. C’est un des critères les plus importants dans l’optimisation interne de votre site. C’est en quelque sorte la vitrine de votre site. D’ailleurs, c’est ce que verra en premier l’internaute sur les moteurs de recherche quand il effectuera une recherche. Votre balise « title » doit donner envie à l’internaute de visiter votre site et être optimisée par le référencement.

Vous retrouverez la balise « title » à plusieurs endroits : en premier lieu sur votre navigateur, lorsque vous êtes sur un site, le contenu de la balise « title » s’affiche en haut de votre navigateur ; en deuxième lieu dans les résultats de moteurs de recherche, lorsque vous effectuez une recherche sur Google : la balise « title » est la première chose que vous lisez. C’est cette balise qui va, la plupart du temps, générer un clic vers votre site, raison pour laquelle vous devez donner envie à l’internaute de cliquer ; en dernier lieu dans vos marque-pages, si un internaute souhaite mettre une page de votre site dans ses favoris, le titre de la page apparaîtra en plus de l’URL. Parmi les 200 critères sur lesquels se base l’algorithme Google, c’est l’un des plus importants !

La méta-description de vos pages

Lorsque les résultats d’une recherche s’affichent, Google liste le titre de votre page sous lequel le moteur de recherche fait apparaître deux lignes qui correspondent en général à la balise méta-description de votre page. Cette balise consiste en une phrase de 160 caractères maximum qui se doit d’être vendeuse. Si vous ne renseignez pas ces balises méta-description, Google affichera deux lignes extraites du contenu de votre page et le résultat peut ne pas être attrayant du tout.

Soignez votre site

En plus de s’intéresser au contenu texte de votre site, Google affectionne le code en général et supporte mal les erreurs dans ce domaine. C’est pourquoi vous devez bien construire votre site avec une structure lisible afin de mieux le positionner qu’un site mal conçu. Veillez donc à bien fermer vos balises …

Optimisez les temps de chargements

Les robots spiders de Google qui parcourent le web et indexent les pages visitées passent un temps très limité sur vos pages. Pour cette raison, vous devez concevoir une interface ergonomique et des temps de chargement optimisés pour que ces petites bêtes aient le temps de s’intéresser au contenu de votre site.

La qualité des liens internes de votre site

Le bon référencement de votre site repose également sur le référencement d’une page à l’autre. Facilitez la navigation d’une page à l’autre en insérant des liens internes sur vos pages, dont le contenu textuel est en corrélation avec la thématique de la page pointée. De plus, appliquez la proportion de 1 à 2 liens de 5 à 6 mots pour 100 mots (5% à 6%) pour une optimisation totale.

Optez pour une politique d’image

Dans le doute, apprenez que Google ne lit pas le contenu des images. Le texte situé proche de l’image est ce qui permet de référencer au mieux les images. Par conséquent, afin d’optimiser le référencement de vos pages de manière efficace, il vaut mieux ne pas les inonder d’images et préférer une présentation en galerie, accompagnée d’un contenu texte en cohérence.

La recherche universelle

Pour optimiser le mieux possible le référencement de votre site sur Google, faites en sorte d’être présent à la fois sur Google recherche, mais aussi sur Google Adresse et Google Map, en créant une page pour votre société.

Concernant vos vidéos, Google Vidéos présente presque exclusivement des résultats provenant de sites de partage de vidéos comme YouTube, Dailymotion, Vimeo, etc. Si votre site comporte des vidéos, n’oubliez pas de les insérer sur ces sites.

Vous l’avez constaté, un bon référencement de votre site demande un travail de longue haleine qui commence dès la conception de celui-ci et qui doit se poursuivre chaque jour sans relâche, bien après le lancement de ce dernier. En effet, sur le net la concurrence est lourde et vous pouvez d’un jour à l’autre perdre votre rang dans les résultats affichés par Google. Lancez-vous le défi de rester le « numéro un » du référencement de votre site.

Les congés en entreprise

Hormis les classiques congés payés, il existe d’autres types d’absences prévues par la loi que les salariés peuvent solliciter auprès de leur employeur. Si le premier est à peu près connu de tous, les autres le sont beaucoup moins. Tour d’horizon des différentes formes de congés en entreprise que vous pouvez demander à votre employeur.

Avant-propos

Au préalable, il convient de rappeler que, pour chaque type de congés, la loi fixe un cadre légal (durée, conditions d’ancienneté du salarié, procédure de demande, modalités d’indemnisation…). Les entreprises doivent donc le respecter mais peuvent aussi être plus intéressantes, selon les accords et la convention collective dont elles dépendent.

Ensuite, quelques grands principes liés aux congés payés peuvent être rappelés. Ceux-ci sont dus à tous les salariés de l’entreprise. On distingue le calcul en jours ouvrés (2 jours par mois pour un total de 25 jours par an) et en jours ouvrables (incluant les samedis soit 2,5 jours par mois pour un total de 30 jours an). Ces congés, qui peuvent être pris en année N+1, sont fonction du nombre de jours travaillés durant la période allant du 1er juin de l’année N au 31 mai suivant. Sauf cas particuliers, notamment celui de l’accord avec l’employeur, ils sont donc à prendre la période légale comprise entre le 1er mai et le 31 octobre.

Les congés pour évènements familiaux

Parmi les plus connus peuvent être cités les congés pour mariage ou remariage du salarié (4 jours) ou celui d’un enfant (1 jour) ou pour un PACS (2 jours).

A l’inverse, des congés existent pour les évènements douloureux comme le décès d’un enfant (2 jours) ou d’un membre proche de la famille (1 jour pour les parents, beaux-parents, frères et sœurs). Ceux-ci sont rémunérés par l’employeur.

Ensuite, un salarié peut faire valoir son droit à congé non rémunéré pour enfant malade, compris entre 3 et 5 jours par an.

En cas de pathologie grave engageant le diagnostic vital de certains proches, le salarié peut demander un congé de solidarité d’une durée de 3 mois, renouvelable une fois, que l’employeur est tenu d’accepter. Sur accord des parties, celui-ci peut être pris sous la forme d’un temps partiel. Durant la période, le salarié peut percevoir une indemnité de la Sécurité Sociale.

Enfin, il existe les congés de soutien familial et de présence parentale, pour s’occuper d’un proche atteint d’une maladie grave, handicapée ou victime d’un accident, nécessitant un accompagnement par autrui.

Les congés liés aux naissances et adoptions

Le congé naissance, d’une durée de 3 jours, est accordé à tous les salariés suite à une naissance ou une adoption, que l’employeur ne peut refuser. Durant son absence, le salarié est payé normalement par son entreprise.

Celui-ci est associé au congé maternité qui se décompose en deux parties, prénatale et post-natale, dont la durée dépend du nombre d’enfants dans la famille. Celui-ci peut être écourté par la salariée, tout en respectant un minimum de 8 semaines. Durant la période, la rémunération est prise en charge par la Sécurité Sociale.

Depuis quelques années, les pères peuvent aussi bénéficier d’un congé paternité de 11 à 18 jours, selon qu’il s’agisse d’une naissance unique ou multiple, devant être pris dans les 4 mois suivants l’heureux événement. La Sécurité Sociale verse une indemnité journalière au salarié pendant son absence de l’entreprise.

Le congé pour adoption est similaire aux précédents. Sa durée dépend du nombre d’enfants adoptés et déjà dans la famille, et peut être répartie entre les deux parents. Dans ce cadre, le salarié perçoit des indemnités de la Sécurité Sociale.

Enfin, ceux-ci peuvent être prolongés par un congé parental à temps plein ou partiel, dont la durée, variable selon l’âge de l’enfant, ne peut excéder 3 ans. En cas de demande, l’employeur ne peut s’y opposer. Durant la période, le parent n’est pas rémunéré mais peut recevoir des allocations de la CAF.

Les autres congés

Tout salarié souhaitant créer ou reprendre une entreprise peut demander un congé d’un an maximum, renouvelable une fois, ou un temps partiel pour la même période. L’employeur n’est pas tenu de l’accepter si la demande ne respecte pas les conditions légales et/ou si elle est préjudiciable à l’organisation, pour les entreprises de moins de 200 salariés. Dans tous les cas, la décision doit être justifiée par écrit. Durant la période de congé, le salarié ne perçoit pas de salaire mais fait toujours partie des effectifs de l’entreprise. A son retour, il doit réintégrer son poste dans les mêmes conditions qu’à son départ.

Invoqué pour convenance personnelle, le salarié peut solliciter entre 6 et 11 mois d’absence pour congés sabbatique, que l’employeur peut refuser pour les mêmes raisons que précitées. Durant le congé, le salarié ne perçoit pas de rémunération sauf dispositions conventionnelles plus favorables.

Enfin, le salarié exerçant certaines fonctions politiques peut disposer d’un crédit d’heures d’absences pouvant aller jusqu’à 803,30 heures par an, non rémunérées, que l’employeur est tenu d’accepter.

Fleet ou la professionnalisation de la gestion du parc informatique

Alexandre Berriche répond à nos questions sur les débuts de Fleet jusqu’à aujourd’hui. L’entreprise qui connaît une expansion rapide a su traverser la crise sanitaire sans pour autant lever de fonds.

Quel a été votre parcours jusqu’à la création de fleet ?

Pour rester concis, j’ai commencé en finance en Private Equity. L’opérationnel m’a rapidement attiré, c’est pour cela que j’ai rejoint Rocket Internet, un incubateur Allemand, connu notamment pour ses participations aux succès de marketplaces et de e-commerce dans des pays émergents, en suivant un modèle « copycat ». Je suis resté chez eux deux ans pour construire leurs opérations en Afrique notamment avec Jumia, qui est le Amazon africain et leader du e-commerce en Afrique. C’était la première licorne africaine. Chez eux, j’étais Head of operations d’Afrique du Nord, puis directeur général de la Tunisie. Après cette aventure, j’ai rejoint Ironhack, une edtech en code, design, data ou cybersécruité. J’y étais directeur des opérations et de l’expansion internationale pendant deux ans. Je gérais la boîte au jour le jour ce qui m’a permis de développer des compétences essentielles de l’entrepreneuriat. Enfin, j’ai lancé Fleet il y a maintenant trois ans.

Comment avez-vous rencontré votre co-fondateur ?

Je l’ai connu chez Jumia, au Maroc. Travailler beaucoup ensemble nous a rapprochés si bien que nous sommes devenus très amis. Nous connaissons nos qualités professionnelles qui sont complémentaires et nous avons confiance l’un en l’autre. Ces deux éléments nous ont permis de poser des bases solides dans notre relation de co-fondateurs associés.

Comment vous est venue l’idée de Fleet ?

J’étais déjà dans un processus intellectuel de recherche d’une idée qui me plaît. J’avais quelques critères en tête car je voulais plutôt faire du BtoB et avoir une typologie de clientèle start-up sur un gros marché. J’aimais bien cette notion de choisir une verticale, comme Alan l’a fait pour l’assurance santé. Je pense que cette démarche m’a permis de structurer ma pensée. Pour la petite histoire, un jour, j’ai cassé mon ordinateur professionnel et c’était vraiment difficile. Je me suis retrouvé à aller en acheter un à 11h00 du matin à la Fnac, dans l’urgence sans savoir quel modèle acheter et l’assurer ou non. Je me comportais comme un particulier.

Pourtant, je travaillais dans une entreprise de 150 personnes, qui faisait 20 millions de chiffre d’affaires. Je n’ai pas eu l’idée tout de suite. Après cet évènement, je me suis dit : « C’est fou, à chaque fois que je recrute des personnes dans la boite, je me retrouve à acheter des ordinateurs à la dernière minute, c’est vraiment chaotique ! ». Quelques semaines après, mon patron de l’époque, celui d’Ironhack, m’a dit de passer toute l’Europe en leasing. Il trouvait peu rentable que nous achetions tous les ordinateurs et de les payer au comptant. C’est à ce moment que j’ai eu un déclic et que l’idée est véritablement née, celle de créer un service d’abonnement mensuel digital qui permet à une start-up ou une PME d’acheter un ordinateur ou de l’avoir à disposition, de manière qualitative, avec une garantie, une plateforme de gestion.

Quels ont été les grands challenges du début et quelles ont été les grandes étapes de l’entreprise ?

Notre premier grand challenge c’était d’abord une décision : celle de ne pas lever de fonds. Ne pas lever de fonds impose une rigueur absolue, une détermination et une ambition à toute épreuve. Nous avons constamment cherché à rester dynamiques et constants dans notre travail pour assumer cette décision. Je pense que ce choix nous a réussi puisqu’en 2021, nous avons réalisé six fois le chiffre de 2020. Nous avons dépassé le million par mois au mois de novembre 2021. Nous avons donc bien évolué pour une entreprise qui a bientôt trois ans mais qui reste donc relativement jeune aux effectifs réduits.
Après le lancement en avril 2019, évidemment, la COVID est arrivée. Le premier confinement nous a fortement touchés, comme de nombreuses entreprises. Geler les recrutements alors même que nous venions à peine de recruter nos deux premiers salariés, faire face à une chute drastique des commandes Fleet, le tout sans lever de fonds, nous a beaucoup fragilisés. Cette période d’incertitude nous a fait peur mais nous avons su remonter la pente et relancer les recrutements en nous focalisant sur la croissance des commandes.

Est-ce que vous avez rapidement réussi à vendre ?

Oui clairement nos premières ventes se sont faites dès le lancement officiel et cela a été assez confortable. Au lancement de Fleet, nous avons eu de la chance car nous avons tout de suite fait beaucoup de ventes. En fait, je pense que nous avions bien compris notre marché, bien positionné notre offre et que nous avons rencontré ce qu’on appelle un product- market fit. Après nos difficultés liées à la Covid, nous avons beaucoup grossi et j’ai pu alors constater que la croissance n’est absolument pas linéaire. Malheureusement, il ne suffit pas de tracer une droite pour que les ventes se fassent de manière continue. Quand on grandit, on doit être prêt à passer par des moments forts mais aussi des moments plus faibles de stagnation. Il faut savoir garder du sang-froid face à tout cela.

Quelles ont été les étapes suivantes ?

Nous sommes enfin sortis de la COVID et nous avons su nous concentrer sur les sujets qui ont eu de l’importance pour notre croissance : notre technologie et notre design qui nous positionnent sur les verticales des startups et PME, le recrutement à des postes stratégiques (développeurs, data analysts, designers). Poser ces fondations solides nous a permis par la suite d’accélérer commercialement et en marketing.

Quels vont être vos futurs challenges ? Vos grands défis ?

Nos grands défis à venir ? Il y en a plusieurs. Nous avons envie d’attirer et de grossir rapidement. Nous voulons élargir notre taille de clientèle. Aujourd’hui, nous avons beaucoup de clients qui sont des start-ups ou des scale-ups. Nous commençons à séduire des PME et nous voulons en servir davantage !
D’un point de vue produit, nous avons lancé les PC et nous souhaitons qu’ils participent plus à notre CA qui est aujourd’hui plus alimenté par nos produits historiques : les Macbook.
Côté expansion internationale, nous lançons Fleet en Espagne. Cela représente une grande étape de notre développement.
Nous rencontrons également des enjeux de R&D. Notre produit est différencié et avancé dans le parcours d’achat, la gestion de flottes… Cependant, nous souhaitons continuer à y investir pour creuser encore plus notre différenciation et notre avance.
Enfin il y a des défis du quotidien comme savoir bien jumeler à la fois les performances et en même temps, les résultats à long terme, comme c’est le cas pour toutes les entreprises.

L’avantage concurrentiel est d’abord dans la technologie, si je comprends bien ?

Oui, il est beaucoup dans la technologie et à plusieurs niveaux. D’abord, notre onboarding est très simple car il permet en trois clics d’acquérir un ordinateur. C’est une différence énorme avec nos concurrents qui sont des acteurs plus traditionnels pour qui il faut deux semaines pour soumettre un contrat. Dans notre cas, c’est quasiment instantané et cela donne une impression de « wahou » pour nos clients.
Notre plateforme permet également de gérer sa flotte et de la renouveler. Cela crée de la valeur pour nos clients et leur permet de se professionnaliser dans certains cas. Il demeure assez rare de proposer un produit financé avec une garantie derrière. Cela permet aux entreprises d’avoir un « one-stop shop », entre guillemets. Ils viennent chez nous et obtiennent le produit, son financement, sa garantie et la plateforme de gestion. Enfin, la technologie est aussi présente en interne avec des outils technologiques qui nous permettent de gérer de nombreux flux mais de façon très efficiente, et de répondre très rapidement au client.

Est-ce qu’il y a quelque chose qui vous a surpris depuis que vous avez créé votre propre structure ?

Avant de diriger Fleet, j’avais un rôle de dirigeant dans une autre start-up, et très jeune, j’ai eu des rôles de dirigeant. Chez Jumia, j’étais directeur de pays et chez Ironhack, j’étais directeur COO, directeur des opérations groupe. Pour autant, je perçois une vraie différence entre occuper un poste de dirigeant et diriger une entreprise que j’ai créée : il y a plus de responsabilités et un peu plus de pression. En effet, payer ses employés chaque mois et faire en sorte que la croissance soit durable sur le long terme sont des facteurs qui accentuent la pression du dirigeant mais qui procure parallèlement une satisfaction immense. 

« Notre plateforme permet également de gérer sa flotte et de la renouveler. Cela crée de la valeur pour nos clients et leur permet de se professionnaliser dans certains cas. Il demeure assez rare de proposer un produit financé avec une garantie derrière. Cela permet aux entreprises d’avoir un « one-stop shop ». »

3 Conseils d’Alexandre Berriche

  1. Être ambitieux. Essayer de projeter une idée sur du moyen terme et viser haut. Je pense que l’ambition, c’est quelque chose d’important quand on est entrepreneur.
  2. Avoir de la ressource et constamment chercher des solutions. Sans relâche, il faut toujours savoir rebondir, trouver des solutions, être « ressourceful », comme on le dit en anglais. C’est une grande qualité de pouvoir être plein de ressources et de solutions. Dans l’entrepreneuriat, nous rencontrons toujours des situations auxquelles nous ne sommes pas préparés, pour lesquelles il faut avoir du bon sens et rebondir.
  3. Savoir se construire un réseau d’autres entrepreneurs, en cherchant à s’entourer des entrepreneurs qui sont des modèles pour nous, avec plus d’expérience et qui peuvent nous aider en partageant leurs apprentissages. C’est une raison pour laquelle j’apprécie d’être business Angel : « Je suis passé par cette situation et c’est cette solution qui a marché dans mon cas »

3 conseils pour savoir si vous avez le profil de l’entrepreneur ?

Vous vous êtes lancé. Vous êtes à votre compte peut-être par choix, par conviction, par opportunité ou tout simplement parce que c’était la solution qui semblait la plus simple pour concilier famille et carrière. Les mois passent et l’euphorie s’estompe. Les clients ne se bousculent pas devant votre porte. Et vous vous posez la question qui fâche : ai-je vraiment le profil de l’entrepreneur ? Car, oui, il y a, paraît-il, un profil pour entreprendre ! En tout cas, dans l’inconscient collectif.

Les caractéristiques que la société lui donne

En général, c’est un homme (!). Il est ouvert, adaptable, créatif, dynamique, volontaire et persévérant. Il sait prendre des risques, fédérer, innover, s’adapter rapidement, négocier efficacement, décider avec peu d’éléments en main. Bref, il sait presque tout faire ! …. lui !

Elles sont devenues de plus en plus nombreuses les femmes entrepreneures qui ont dépassé ces préjugés et elles le seront de plus en plus car les réussites de femmes entrepreneures deviennent exponentielles.

Si vous ne vous êtes pas reconnu dans le profil alors que faire ? Mettre la clé sous la porte et les pieds sous la couette ? Non ! Regardons plutôt la situation en face. Entreprendre, c’est avant tout créer et bien souvent, c’est créer un chemin là où il n’y en a pas.

Les 3 actions essentielles

Quelles que soient les raisons qui vous ont amené à créer votre business, à vous installer à votre compte, quels que soient vos talents, vos défauts, vos compétences et incompétences, il y a 3 actions que vous devez réaliser si vous souhaitez aller de l’avant.

1/ Développer une vision claire

Savoir où vous voulez aller et ça, le plus concrètement possible est essentiel. Pour cela, il vous faudra répondre à la « fameuse » question que nous adorons tous : Comment voyez-vous votre business dans 3 ans ? D’autres questions devront trouver des réponses : Où vivrez-vous ? Comment s’organisera votre temps de travail ? Qu’aurez-vous accompli ? Combien de revenus aurez-vous généré ? Aurez-vous un nouveau bureau ? De nouveaux produits/services ? … Décrivez votre vision avec tous les détails. Puis laissez reposer.

2/ Trouver son talent

Vous êtes peut-être écrivain, créateur ou créatrice de bijoux, graphiste, formateur ou formatrice, sophrologue, photographe, prof de yoga… mais quelle est votre arme secrète ? Qu’est-ce que vous faites de différent, de mieux, d’original ? Qu’est-ce que vous aimez le plus ? Quels sont les types de problèmes que vous aimez résoudre ? Quels sont les clients, les situations que vous préférez ? Où avez-vous obtenu vos plus beaux succès ?

Dans ces réponses, se cache votre talent, ce qui rend votre business unique et différentiable. Trouvez-le, boostez-le, packagez-le et faites-en le cœur de votre activité.

3/ Persévérer

Lorsque nous cherchons à résoudre un problème, nous avons tendance à essayer une, deux voire trois approches. Si cela ne marche pas, nous en déduisons souvent qu’il n’y a rien à faire, que c’est comme ça, insoluble ! Notre cerveau adore généraliser et nous devenons donc convaincus que nous avons tout essayé. Et pourtant ….

Si nous n’arrivons pas à vendre nos produits, à créer notre offre, à nous faire connaître, à vivre de notre passion, à nous organiser, posons-nous la question : qui y arrive ? Qui sait faire ce que je ne sais pas encore faire ? Qui peut m’aider, m’apprendre ? Quelles idées issues d’autres domaines d’activité pourraient débloquer ma situation ?

Alors que vous soyez l’entrepreneur (e) type ou pas, quelle importance, vous avez en vous tout ce qu’il faut. Votre projet n’attend que vous ! Révélez-vous !

Business : comment offrir des cadeaux réussis ?

Il n’est pas rare, en tant que dirigeant, d’offrir des cadeaux réussis à un partenaire ou à un collaborateur. Relativement peu coûteux, cette technique constitue un outil marketing et commercial plus qu’efficace lorsqu’il est correctement mis en place. Encore faut-il savoir l’utiliser …

Chaque entreprise détient sa propre culture et il n’est pas toujours dans celle-ci d’offrir des cadeaux d’affaires ou d’entreprise. Pourtant, bien menés, ces cadeaux confèrent divers avantages. Cela permet de motiver, de renforcer les liens, et de susciter un intérêt plus vif envers l’entreprise et ses produits et/ou services.

Offrir, oui mais à qui ?

On distingue deux types de bénéficiaires : les partenaires et les collaborateurs.

Les partenaires se définissent comme un client, un fournisseur ou distributeur, un prospect, etc. Vous pouvez être amené à leur offrir des cadeaux pour motiver leur achat, les récompenser de leur fidélité, les accueillir.

Pour ce qui est des collaborateurs, on recense les salariés, les associés, etc. Les raisons amenant à leur offrir un cadeau sont diverses. Il peut s’agir d’une promotion, d’un départ en retraite, d’un anniversaire, d’une fête de fin d’année, mais encore, d’un objectif atteint ou d’un gros contrat signé.

Des cadeaux différents suivant les deux catégories

Ces deux catégories ne recevront bien sûr pas le même type de cadeaux. Pour un partenaire, il vous faut rester relativement neutre dans le choix de votre cadeau sauf si vous le connaissez bien et, idéalement, offrir un cadeau qui détient un lien avec votre entreprise.

Pour un collaborateur, votre choix de cadeau est un peu plus libre dans le sens où vous devriez le connaître mieux. Profitez-en d’ailleurs pour lui offrir quelque chose qu’il aime vraiment et qui lui sera profitable. Vous pouvez également, pour les collaborateurs dont vous savez qu’ils vivent avec un conjoint, opter pour un cadeau qui leur fera plaisir à tous les deux. Cela démontre que vous leur accordez de votre attention. Dans tous les cas, restez un minimum professionnel dans vos choix de cadeaux.

Une proportionnalité à garder

N’en oubliez pas pour autant la question de la proportionnalité. La valeur de vos cadeaux doit être proportionnelle à l’enjeu. Ne vous montrez pas radin car votre image en serait affectée. A l’inverse, ne soyez pas non plus trop généreux. Un excès de générosité injustifié peut sembler suspect et attiser les rumeurs. Le tout reste de respecter une certaine logique. Si vous n’avez pas pour habitude de faire des cadeaux, n’offrez pas un cadeau d’une valeur inestimable. Toujours dans le souci de rester cohérent, si vous avez l’habitude de faire des cadeaux relativement importants, faites de même pour tous. Autrement, vous risqueriez de susciter jalousie pour les collaborateurs et rancœur.

Choisir un cadeau de luxe ?

Souvent, les entreprises optent pour des cadeaux de luxe, de type haut de gamme (tels que des stylos, du grand vin, du champagne, des voyages, des sacs et autres accessoires de luxe …) par facilité. Souvent impersonnel, le choix n’en est que plus évident. Ceci, tout en restant dans un cadre professionnel.

Dans tous les cas, il faut garder à l’esprit que vos cadeaux d’affaires ont pour principal objectif de motiver. Et ce, qu’il s’agisse de vos partenaires ou de vos collaborateurs. En cela, il ne faut pas leur offrir n’importe quoi. Plus le cadeau offert détient de la valeur, plus il est luxueux, plus l’impact sur la personne à qui vous l’aurez offert pourra être important mais pas forcément efficace.

Parce qu’on peut rester et pro et offrir des cadeaux originaux

Offrir des cadeaux ordinaires en restant dans la sobriété constitue l’un des moyens les plus sûrs de ne pas se tromper dans le choix de ses cadeaux. Si vous connaissez les goûts du destinataire de votre cadeau, rien ne vous empêche de révéler votre originalité. Vous n’êtes pas obligé de faire le même genre de cadeaux que font la plupart des autres boites car on pourrait vite oublier celui-ci ! Parce qu’originalité rime avec modernité, vous pouvez très bien casser les codes et faire à vos partenaires et collaborateurs des cadeaux originaux qui sortent du lot. Visez juste et ils en seront d’autant plus ravis.

Faites tout de même attention à ne pas offrir des cadeaux trop excentriques qui pourraient gêner les personnes qui les reçoivent.

Vous pouvez également personnaliser vos cadeaux en les accompagnants d’un petit mot. Qui plus est, prendre le temps d’offrir soi-même le cadeau, accroît sa valeur et démontre une dose d’attention supplémentaire accordée à la personne qui le reçoit.

L’entreprise « sans hiérarchie »

Ces dernières années, on constate le développement d’un type d’organisation particulier : l’entreprise « sans hiérarchie ». Le phénomène n’est pas réellement nouveau mais semble avoir pris de l’ampleur dernièrement. Ces mutations ne sont évidemment pas étonnantes, tant les modèles managériaux ne sont pas figés dans le temps et évoluent avec leur époque et les circonstances. Voici quelques points qui vous aideront à appréhender avec plus de justesse ce modèle organisationnel, et peut-être à l’appliquer à votre entreprise.

Une volonté d’alléger les lignes managériales

Tout d’abord, il est important de préciser que le développement de ce type d’organisations ces dernières années ne signifie en rien qu’il soit plus performant que les autres. Il n’est absolument pas pertinent de prôner une entreprise avec ou sans hiérarchie, le but est plutôt de trouver pour chaque entreprise la meilleure organisation managériale. Il n’existe pas de bon modèle en soi, à chaque structure son organisation spécifique.

Cependant, même s’il n’existe pas de règles universelles, on peut tout de même constater pour les entreprises une nécessité d’alléger les lignes managériales au maximum. Un système hiérarchique trop dense coûte cher aux entreprises et le contrôle à plusieurs échelons à un coût. En dehors de ce fait, les structures hiérarchiques ralentissent considérablement les décisions des entreprises qui peuvent vite avoir du mal à s’adapter à la nouveauté.

Qu’est-ce que « l’entreprise sans hiérarchie » ?

Une « absence » de hiérarchie est évidemment relative mais le passage à ce type d’organisation représente un changement de paradigme. On passe d’une hiérarchie très pyramidale, à une hiérarchie en râteau. Un râteau dans l’idéal avec une personne dirigeante, en dessous d’elle des nœuds hiérarchiques (des responsables d’ateliers, des responsables d’usines…), et encore en dessous des opérationnels uniquement. Comme on le voit, la hiérarchie n’est évidemment pas abolie puisqu’on constate que même dans les entreprises qui prône cette manière de fonctionner, on conserve en général au minimum deux niveaux de hiérarchie.

De plus, les membres du groupe autonome ne sont pas tous exactement au même niveau. Il y a dans tous les cas un leader/manager issu de l’opérationnel, qui est présent non pas pour contrôler, mais plutôt pour faciliter les choses et stimuler les gens. Il est soit élu par l’opérationnel, soit il s’agit d’un leader charismatique qui prend le leadership de lui-même. Son rôle est vraiment de faciliter le travail du groupe, à la fois en interne (réunions, gestion des conflits, des problèmes techniques…) et en externe vers le client ou la direction.

La présence de groupes autonomes : une réelle philosophie

Dans une entreprise, 90% des décisions sont des décisions quotidiennes, à prendre immédiatement et les 10% restantes étant des décisions à long terme, stratégiques. Aujourd’hui avec les organisations pyramidales toutes, les décisions doivent remonter, ce qui prend énormément de temps.

Dans l’entreprise sans hiérarchie, l’idée est de faire prendre toutes ces décisions opérationnelles par… les opérationnels eux-mêmes. On va donc responsabiliser les gens, leur faire confiance et estimer que leurs décisions opérationnelles sont bonnes.

L’idée de l’entreprise sans hiérarchie n’est pas uniquement de réduire les coûts de management, c’est avant tout une philosophie. C’est une culture qui se met en place, où on responsabilise, où les gens ont plus de liberté dans leurs choix.

Des avantages concrets de l’’entreprise sans hiérarchie

Plusieurs éléments expliquent l’attrait de ce modèle organisationnel :

  • Il permet dans un premier temps de gagner du temps dans la mesure où les décisions n’ont pas à remonter jusqu’à la direction, étant directement prises par l’opérationnel.
  • D’autre part, il augmente également la productivité, l’attention et la motivation des salariés. En sentant la direction leur faire confiance et leur accorder des responsabilités, les salariés ont naturellement envie de s’impliquer davantage. Le risque de « passager clandestin » est relativement faible. La personne qui se dit « comme je suis moins contrôlée je vais pouvoir moins travailler » a tendance à se faire réguler ou éjecter par le groupe. Le leader est rapidement informé et pourra informer par la suite la hiérarchie si nécessaire.
  • On peut noter également que ce type d’environnement est plus favorable à la créativité et à l’innovation, pas les grandes innovations mais les petites modifications qui font que cela marche mieux.
  • Devant un problème, l’opérationnel connaît la situation et va mettre en place une solution qui fonctionne et résoudre le problème de la sorte. On pourrait se dire « les gens prennent des décisions opérationnelles immédiates, qui ne sont pas contrôlées et donc le risque d’échec est important ». En réalité, les personnes prenant les décisions étant des spécialistes de leurs tâches, il y a moins d’échec. Il y a bien plus de chances de commettre des erreurs quand on prend les décisions depuis un bureau sans savoir ce qui se passe vraiment.
  • La diminution des coûts est également à prendre en compte. En fonctionnant avec moins de procédures, avec moins de contrôles, on fait chuter les coûts pour l’entreprise de façon notable.
  • Enfin, autre avantage non négligeable : le rapprochement avec le client. On ne fonctionne plus sous forme d’objectifs mais en termes de besoins clients. Le client exprime un besoin et le groupe doit y répondre.

L’entreprise sans hiérarchie oui, mais pour quelles entreprises ?

Aujourd’hui, seule une infime partie des entreprises se situe dans cette démarche. Il faut aussi noter que ce n’est pas forcément nouveau, certaines structures de ce type sont très anciennes, comme Harley Davidson par exemple.

Cela s’adresse à tout le monde mais il y a des facilités pour certains secteurs. Dans le monde informatique par exemple, étant donné que l’on travaille par projet, il est plus simple de mettre en place ce type d’organisation. Les entreprises informatiques ont été pour cette raison les premières à se lancer dans ce modèle organisationnel. Les startups sont naturellement concernées par ce phénomène puisque leur nature même les oblige souvent à procéder de la sorte.

Enfin, pour finir, il faut souligner que la nature des tâches à effectuer influence grandement les chances de succès du basculement vers ce modèle. Dans un environnement où les personnes sont impliquées, aiment le job qu’elles font, quand certaines sont en difficulté, parce qu’elles sont fatiguées par exemple, le groupe vient les appuyer. Le groupe autonome se régule très facilement.

En revanche, quand les travaux sont moins « agréables », sans grosse valeur ajoutée, les chances de réussite sont quasi nulles. Quand on est sur des travaux très récurrents, chaînes de montage, d’emballage, par exemple, ce que voient les gens avant tout c’est la pénibilité de leur travail et comment l’alléger. Les marges de manœuvre en termes de libertés laissées aux salariés sont évidemment plus réduites.

Les défis dans une société qui a perdu ses repères

Aujourd’hui avec la guerre en Ukraine, tous nos repères sont bouleversés et les entrepreneurs sont en première ligne pour traverser ce moment périlleux et cela quel que soit le secteur d’activité car ce qui paraît florissant aujourd’hui peut ne peut pas l’être demain. Un objectif, être capable de discerner les opportunités dans le brouillard actuel.

La hausse de l’inflation, une réelle inquiétude pour l’économie européenne

Après des années d’inflation très faible, la hausse des prix a atteint son niveau le plus élevé depuis 13 ans. Aujourd’hui elle suscite de réelles inquiétudes dans le monde entier y compris dans la zone euro. Selon les dernières données de la Banque Centrale Européenne (BCE), les prix à la consommation dans l’euro zone ont augmenté de 5,1 % en janvier. Cette hausse s’explique principalement par la flambée des prix de l’énergie et par l’augmentation du coût des denrées alimentaires. Le pétrole, le gaz et l’électricité sont également devenus plus chers dans le monde entier. Les prix de l’énergie ont augmenté. En effet, la production d’hydrocarbure accuse un retard face à la demande des consommateurs et des entreprises au sortir de la pandémie.

En janvier, les prix de l’énergie dans la zone euro ont connu une hausse record de 28,6 % par rapport à l’année précédente. De plus, la croissance du coût des produits alimentaires non transformés s’est accélérée pour atteindre 5,2 %. A noter que les récents évènements entre la Russie et l’Ukraine devraient amplifier ce phénomène. 

Le déficit commercial français, d’où vient-il ?

Les politiques de réindustrialisation et de baisse d’impôts de production depuis deux décennies n’ont pas réussi à résorber notre déficit commercial, selon  Vincent Vicard, le directeur adjoint du Centre d’études prospectives et d’informations internationales. La crise sanitaire a de multiples conséquences. Le secteur aéronautique, qui est plutôt résilient en temps normal, a été touché par la baisse du transport aérien. De ce fait, il s’en est trouvé impacté. De plus, les importations, notamment en provenance de Chine, ont augmenté dans les secteurs de la santé ou de l’électronique, avec l’explosion du télétravail.

La France enregistre un déficit de sa balance commerciale de biens. On observe celui-ci a d’ailleurs dès le début des années 2000. Les gouvernements successives ont misé sur des baisses générales d’impôts et de cotisation. Notamment, crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi en 2013, le pacte de responsabilité en 2014, baisse de l’impôt sur les sociétés de 33 % à 25 % en 2017, soit un gain de 11 milliards d’euros-es entreprises et celle des impôts de production en 2020. 

Aliments bio, toujours en croissance ?

2021 marque une diminution des achats de produits bio. A contrario la production augmente mais le prix est un facteur qui influence les acheteurs. Cependant, les Français acceptent d’acheter moins tout en payant plus cher. Ainsi en  2021 le chiffre d’affaires du marché de la grande consommation a moins baissé (-2,2 %) que les achats en volumes (-3,6%). Et cela malgré une légère déflation (0,5%). La France veut d’ailleurs atteindre 18 % de surfaces agricoles en bio en 2027 (contre 9,5 % fin 2020). Un objectif désormais en décalage avec la réalité de la consommation. Les pouvoirs publics doivent faire des efforts et respecter la loi Egalim 1. Celle-ci fixe l’obligation de 20 % de bio dans la restauration collective, mais qui n’est toujours pas pleinement appliquée. 

Paris 2024 : La Cité du Design au cœur des Jeux avec le design actif ?

© Fred Collier

Lors d’une réunion à l’Assemblée nationale, Tony Estanguet, président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et les députés, a évoqué l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Le design actif est venu s’immiscer dans les débats. Le design actif ou l’aménagement de l’espace public, est un projet pour lutter contre la sédentarité et inciter à faire de l’exercice. Un guide opérationnel du design actif a été rédigé à destination des 222 villes du réseau Action Cœur de Ville et des collectivités territoriales labellisées « Terre de Jeux 2024 ». Cela en lien avec l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), la Cité Internationale du Design de Saint-Étienne, mais également 14 experts (cardiologue, designers, géographes, spécialiste de l’accessibilité, urbanistes…). Pour sensibiliser les communes, une journée internationale du design actif est programmée le 1er juin, durant la Biennale internationale du design à Saint-Étienne. 

Mieux s’alimenter pour une meilleure performance…

Mieux s’alimenter reste une bonne pratique si vous ne souhaitez pas subir le fameux « coup de barre » de l’après-midi. Mais si on parle de la malbouffe dans l’environnement de travail, il existe aussi des astuces pour rester en bonne santé et augmenter son efficacité. Se nourrir mieux pour travailler mieux ?

Une mauvaise alimentation peut vous fatiguer, vous rendre nerveux, et se révélera à plus ou moins long terme mauvaise pour votre santé. Votre bien-être et votre travail seront alors affectés. Un rapport du BIT (Bureau International du Travail) de 2005 indiquait déjà qu’une alimentation inadaptée pouvait faire baisser la productivité de 20%. Avant de vous intéresser à la meilleure alimentation possible, il vous faudra éviter les pièges de base.

Les pauses : règles de base

  • Pas plus de 4 tasses (soit 2 mugs) de café par jour.
  • S’hydrater régulièrement (toutes les 15 à 20 min). Pour un rythme de travail soutenu dans le cadre d’une activité physique, il est recommandé de boire 1L d’eau froide par heure.
  • Collations : évitez les aliments sucrés, salés et gras (non, cet article ne reprend pas le bandeau télévisuel du ministère de la santé). Privilégiez pour vos collations des fruits et des céréales.
  • Mais aussi, demandez-vous si vous avez réellement faim. Comme pour un fumeur qui arrête la cigarette, la faim peut être un sentiment factice. Levez-vous, allez prendre l’air, et vous retrouverez dans la plupart des cas une sensation de satiété.

Redonnez ses lettres de noblesse au repas du déjeuner

Même s’il est, dans la plupart des cas, directement lié à votre environnement de travail (et donc moins « sympathique » qu’un dîner chez soi en famille), le déjeuner est beaucoup plus important que le dîner. Il doit être plus complet et ne pas être ingurgité trop vite. Si vous avez tendance à manger le plus rapidement possible le midi pour vous replongez rapidement dans vos dossiers, il s’agit donc d’une mauvaise habitude.

Dans le cas où vous avez un restaurant d’entreprise, évitez les plats en sauce et frites. Optez pour un poisson /ou une viande blanche et accompagnez-les plutôt de légumes et féculents. Ce sera peut-être même bon, qui sait ? Pour le dessert, un laitage et un fruit valent mieux que l’indétrônable gâteau au chocolat. Mais cela, vous le saviez déjà. Et bien sûr, l’alcool n’est pas vecteur d’efficacité : il est concentré en calories et entraine des somnolences.

Si vous n’avez pas de cantine professionnelle, évitez le sandwich, très répandu mais qui n’est pas forcément une bonne idée. Dirigez-vous plutôt vers une boulangerie que vers des sandwichs « triangle ». Le meilleur sandwich pour le déjeuner est à base de viande blanche ou poisson (décidément !), de crudités et de pain complet. Ne faites pas confiance aux plats et salades toutes prêtes (d’ailleurs Mesdames, les salades toutes prêtes sont rarement moins caloriques qu’un vulgaire sandwich). Ils sont bourrés de colorants, conservateurs, sel et sucre. Aussi, ces plats sont souvent chers.

Pour mieux manger, n’hésitez pas à prendre le temps de préparer votre plat la veille. Tout d’abord, vous n’élaborerez pas votre menu en fonction de votre faim (ce qui vous dirige de temps en temps vers les fast Food pour la pause déjeuner). Vous utiliserez des produits plus frais, et pourrez confectionner des salades originales grâce aux restes. Ainsi vous économiserez !

Prendre son temps

Il y a 30 ans, on observait une pause d’une heure et demie pour déjeuner ! Contrairement à trente minutes aujourd’hui… Bien que vous n’ayez pas toujours le choix au travail, faîtes en sorte de prendre votre temps pour manger. La sensation de satiété n’arrive au cerveau qu’au bout de 20 minutes. C’est-à-dire que vous pouvez avaler cinq sandwichs en un quart d’heure et toujours avoir faim ! Mastiquer lentement, et vous pourrez sans doute voir vos portions à la baisse. De plus, avoir trop de matière à digérer fatigue votre corps et donc affecte directement votre attention au travail.

A propos de temps… mangez à heures fixes ! Pour notre corps, nos repas sont des repères. Une irrégularité chronique dans ce domaine. Votre sommeil peut s’en trouver perturber et votre rythme alimentaire se désynchroniser.

Un dernier point à savoir si vous étiez convaincu que la traditionnelle somnolence digestive d’après déjeuner était universelle ? Que nenni ! Certains aliments fatiguent (ceux trop riches en graisses et sucres) alors que d’autres font gagner en attention (viandes, poissons, œufs).

Ainsi, manger léger et équilibré vous permettra de rester frais et dispos et d’éviter la baisse de régime qui fait chuter votre performance aux alentours de 14h…