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Optimistes ou pessimistes : qui sont les meilleurs leaders ?

La gestion d’une entreprise n’est pas chose aisée. L’entrepreneur est capable de gérer, d’organiser, d’anticiper chaque chose. C’est la santé et la pérennité de son entreprise qui en dépendent. Optimistes ou pessimistes : qui sont les meilleurs leaders ?

« L’optimiste est la foi qui mène au succès. Rien ne peut être accompli sans espoir ni confiance. »

Helen Keller

Le chef d’entreprise est donc le véritable maître à bord dans son entreprise. Lui et lui seul est capable de donner les orientations souhaitées pour le futur. La question se pose alors de savoir quel profil d’entrepreneur est le plus à même de mener une entreprise sur la voie du succès. L’optimiste qui attend beaucoup de l’avenir en lui accordant une pleine confiance ? Ou bien le pessimiste, redoutant le futur et voulant consolider au maximum les bases de son entreprise pour affronter un avenir tumultueux ?

« Si vous avez confiance en vous-même, vous inspirerez confiance aux autres. »

Johann Wolfgang von Goethe

Premier profil : l’entrepreneur optimiste

De prime abord, l’entrepreneur optimiste est celui qui attend l’avenir avec joie. Conscient de la santé actuelle de son entreprise, qu’elle soit bonne ou mauvaise, il entrevoit de nombreuses opportunités pour le futur :

– l’entreprise est en grande difficulté aujourd’hui ? Aucune inquiétude à avoir ! Le futur est plein de bonnes surprises. Celles-ci donneront enfin à l’entreprise le coup de fouet qu’elle mérite pour la relancer économiquement sur la route du succès.

« La vie ne consiste pas d’attendre que les orages passent, c’est d’apprendre comment danser sous la pluie. »

Sénèque

– c’est le plein boom économique pour l’entreprise aujourd’hui. Le futur va forcément pérenniser cette situation, la consolider et permettre à la société de garder cette parfaite santé financière voire de l’améliorer.

« L’action est la clé fondamentale de tout succès. »

Pablo Picasso 

L’optimiste voit obligatoirement dans l’avenir quelque chose de bénéfique. Non pas qu’il mette de côté l’ensemble des facteurs actuels qui ont des répercussions sur son entreprise, mais le chef d’entreprise optimiste n’est pas craintif, au contraire. Il pense qu’aujourd’hui n’est qu’une étape vers des lendemains qui chantent. Alors pour cela, il n’hésite pas à tout mettre en œuvre pour faire en sorte que son entreprise soit dans les meilleures conditions pour s’ouvrir à un futur bienheureux. Malgré tout, l’entrepreneur optimiste n’oublie pas le présent.

Deuxième profil : l’entrepreneur pessimiste

Autre type d’entrepreneur, bien moins serein devant l’arrivée du futur : l’entrepreneur pessimiste. 

« Les gagnants trouvent des moyens, les perdants des excuses. »

F.D Roosevelt

Véritablement craintif devant les jours sombres qui attendent son entreprise, le pessimiste n’hésite néanmoins pas à tout faire pour que le présent de sa société soit le meilleur possible. Cela ne va certainement pas durer, alors il y a obligation de tout mettre en œuvre pour assurer à l’entreprise une santé financière irréprochable et la consolidation de son activité. Le futur qui approche peut être constitué de crises, de périodes de vache maigre ou de bien d’autres sombres situations encore. Alors usons du présent pour préparer de la meilleure des façons -ou plutôt de la moins pire des façons-, le futur. 

« Quand on ne peut pas revenir en arrière, on ne doit se préoccuper que de la meilleure façon d’aller de l’avant. »

Paulo Coelho

Le chef d’entreprise pessimiste ne voit pas tout d’un œil noir. Simplement, il sait que la santé de son entreprise n’est qu’éphémère et que le futur peut, de toute évidence, venir ternir cette bonne situation. Alors il ne mise d’aucune façon sur cet avenir et fait tout son possible pour agir sur le moment où il pense pouvoir agir : le présent.

“Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté.”

Winston Churchill

Optimiste ou pessimiste… ?

Finalement, ces deux profils d’entrepreneur ont chacun de vilains défauts et néanmoins d’intéressantes qualités. Vous avez peur du futur de votre entreprise et souhaitez tout mettre en œuvre dès aujourd’hui pour consolider sérieusement et avec rigueur l’activité économique de votre entreprise ? Pas de panique, cette forme de pessimisme ne peut que vous être bénéfique. Le futur est forcément un apporteur de bonnes nouvelles et vous avez une foi entière en l’avenir ? Alors n’hésitez pas à garder votre profil d’entrepreneur optimiste et continuez de gérer au mieux le présent de votre entreprise pour accueillir les bras grands ouverts ce brillant futur qui vous est promis.

« Optimiste et pessimiste sont également nécessaires à la société, l’optimiste invente l’avion, le pessimiste invente le parachute. »

Pourquoi dépenser peut vous permettre de gagner plus par la suite ?

Dans le cadre de la gestion courante d’une entreprise, il peut souvent être nécessaire de procéder à d’importantes dépenses immédiates, qu’elles soient relatives à l’achat de matières premières ou de produits finis en tous genres, à l’embauche de nouveaux salariés, au développement de nouveaux produits ou services, au rachat d’une entreprise existante ou au financement d’une fusion avec une entreprise concurrente… Pourquoi dépenser peut vous permettre de gagner plus par la suite ?

Ces dépenses d’aujourd’hui peuvent devenir les bénéfices de demain. Quels sont les différents leviers d’action qui vont me permettre à moi, chef d’entreprise, de procéder à des dépenses qui s’avèreront bénéfiques pour mon entreprise dans le futur ?

Dépenser cela veut dire bien réfléchir en amont et surtout ne pas partir d’idées reçues. Il faut donc bien analyser bien sûr l’optimisation mais aussi le temps que l’on mettra à ce que cette dépense devienne une source de développement.  Si vous embauchez par exemple un commercial avant qu’il n’apporte de nouvelles affaires, il lui faudra un certain temps.  Si vous achetez un logiciel qui va vous faire gagner sur les tâches répétitives avant qu’il ne soit maîtrisé par l’ensemble de vos équipes, il se passera un délai qui peut se révéler plus long que vous ne pensiez et donc vous perdrez certainement en productivité.

Toute dépense doit engendrer un retour sur investissement

Pourquoi les dépenses que vous faîtes dans votre entreprise peuvent devenir positives sur le long terme ? Toutes les entreprises aujourd’hui ont recours à ce que l’on appelle de l’optimisation financière, c’est-à-dire tout mettre en œuvre pour dépenser utilement, pour faire en sorte que tout l’argent sortant de l’entreprise se transforme en bénéfice sur le moyen ou long terme.

Toutes les dépenses effectuées dans une entreprise entrent dans le cadre d’une logique productive, c’est-à-dire que tous les entrepreneurs attendent un retour sur investissement de chacune de leur action, qu’il s’agisse des dépenses salariales, de production, des dépenses financières et économiques… En rachetant l’une des plus grosses entreprises de supermarchés au Brésil, Carrefour a par exemple dépensé des sommes importantes qui aujourd’hui sont source de profit et de bénéfice.

Le financement de nouvelles activités comme solution principale pour que vos dépenses deviennent des bénéfices futurs

Le financement de nouvelles activités est souvent un poste coûteux, mais il s’agira de votre principale source de ROI dans le futur. Le lancement d’un nouveau produit ou d’un service novateur, la création d’une unité de recherche et développement, le rachat d’une autre entreprise ou bien la création d’une filiale interne à votre entreprise… Toutes ces nombreuses activités peuvent nécessiter des dépenses importantes tout en rapportant des sommes considérables sur le moyen terme voire le long terme.

Côté recrutement également, certaines dépenses pour des collaborateurs importants peuvent engendrer de forts bénéfices à long terme car leurs compétences peuvent dynamiser l’entreprise.

Il est donc de votre ressort de bien estimer en amont de vos dépenses quelles pourraient être les retombées financières attendues pour votre projet. Posez-vous la question du bénéfice avant d’investir, cela vous permettra de faire de chacune de vos dépenses des solutions de gains futurs.

La liste des (bonnes) questions à se poser avant de se lancer dans la création d’entreprise

Pour éviter les prises de risque inutiles ou les cessations d’activité, il est indispensable d’élaborer une bonne stratégie de lancement. La liste des (bonnes) questions à se poser avant de se lancer auxquelles tout entrepreneur doit trouver des réponses sont : quel marché ? Quels sont les concurrents ? Qui sont vos cibles ? Quel produit ? Où trouver le financement ? La réponse à ces questions vous permettra d’acquérir les informations nécessaires qui faciliteront le lancement de votre projet.

Certains entrepreneurs, portés par une idée qu’il trouve géniale et qui se trouve conforté par les paroles de leur entourage, ont tendance à se lancer tête baissée… alors qu’ils pourraient effectivement réussir avec leur idée géniale mais n’ont pas su adopter la bonne stratégie pour réussir. Surtout ne laisser aucune question de côté, contraignez-vous à y répondre et à chercher les failles pour mieux les colmater.

Cerner avec précision son marché et élaborer sa stratégie

Se poser des questions sur le marché où vous voulez entrer est indispensable pour vous permettre de connaître vos concurrents ainsi que l’offre et la demande sur le marché en question. Quel que soit le secteur dans lequel vous voulez entrer ou la taille de l’entité que vous voulez créer, vous devez savoir si un produit similaire est déjà présent. Il faut également cerner les cibles et savoir quelles sont ses attentes et ses demandes. En étudiant en profondeur le marché et le produit idéal qui s’y vend, il vous sera facile ensuite d’élaborer la bonne stratégie de vente. Vous aurez ainsi conscience des aléas.

Partager avec son entourage 

Pour faire tourner une entreprise, la collaboration avec d’autres entités est indispensable. La perception précise du marché, des cibles et du produit que vous allez lancer est indispensable pour vous, dans le sens où cela vous permet d’élaborer la meilleure stratégie. Mais vous ne devez pas oublier de partager cela avec votre entourage sans vous laisser influencer. En effet, il est plus facile de diriger votre entreprise si vous savez où elle va. Il est plus rassurant si l’avion est piloté par une personne qui connaît la route et les techniques de pilotage. Le contraire mettra la vie des passagers en danger !

Séduire les personnes indispensables à l’entreprise

La maîtrise de son domaine permet facilement de convaincre les personnes qui entourent l’entreprise. Il est plus facile de gagner un partenariat, de séduire des actionnaires ou des bailleurs de fonds lorsque ces derniers constatent que vous maîtrisez le domaine dans lequel vous entrez. Vous attirerez également l’attention des journalistes, des analystes financiers ou des Pouvoirs Publics avec une bonne stratégie.

Connaître les concurrents…

L’étude de la concurrence est primordiale pour une entreprise, qu’elle soit débutante ou non. Bien avant la demande de statut, vous devez vous être préalablement informé au sujet de vos potentiels concurrents. Renseignez-vous sur les stratégies qui leur ont permis d’arriver à leur place actuelle et tâchez de trouver les méthodes qui vous permettront de les devancer.

… et les attentes du client !

La connaissance des attentes du client vous permettra de leur proposer un produit qui répond à leurs attentes. La perception de l’environnement du marché actuel vous aidera également à établir cette stratégie. Enfin, profitez de la technologie et soyez présent dans le plus grand nombre de médias. Cela développera la notoriété de votre entreprise en un rien de temps. Les médias sociaux peuvent vous aider à vous faire une réputation et à être plus proche de vos clients. De plus, ils sont gratuits. Foncez !

L’entrepreneuriat fait-il le bonheur ?

Que cela soit Xavier Niel, Marc Simoncini, Fréderic Mazalla, Pauline Laigneau, Jacques-Antoine Granjon, Catherine Barba, Céline Lazorthes, Guillaume Gibault, Richard Branson, on se demande ce qui pouvait bien les faire toujours avancer sans s’arrêter, et on peut s’interroger sur les motivations qui poussent une personne à devenir un entrepreneur et surtout, un entrepreneur heureux. L’entrepreneuriat fait-il le bonheur ?

La soif de liberté, la passion d’entreprendre, l’état d’esprit conquérant de l’entrepreneur, lui amènent un fort degré de satisfaction. Homme (ou femme) de défis, l’entrepreneur n’est jamais plus heureux que lorsqu’il trouve toutes les parades possibles à un problème déterminé. Quelles sont les raisons qui font qu’une personne s’épanouisse dans l’entrepreneuriat ?

Être entrepreneur : la soif de liberté

Plusieurs motivations animent l’entrepreneur au quotidien. L’une de ces motivations est prépondérante quant à son bien-être ; il s’agit de la quête de liberté. Par définition, un entrepreneur n’a pas de supérieur hiérarchique au-dessus de lui. Il a donc une grande liberté d’action. Bien évidemment, le dirigeant d’entreprise doit tenir compte de ses relations de travail, avec les fournisseurs, les salariés…Pourtant, concernant les décisions importantes, c’est toujours lui qui a le dernier mot, même après avoir consulté ses collaborateurs qui ont pu exprimer à son égard, des avis divergents, voire opposés.

Être au sommet de la hiérarchie professionnelle confère à l’entrepreneur une vraie sensation de bonheur. Une sensation même très grisante. A charge pour le dirigeant d’entreprise d’encadrer cette liberté par une réflexion poussée sur les enjeux sociaux et économiques pour sa société. Il ne doit pas faire n’importe quoi sous prétexte qu’il a un pouvoir important dans son entreprise. Savoir consulter ses collaborateurs, prendre leurs avis en compte, déléguer des responsabilités, tout ça représente une preuve de sagesse et de raisonnement solide. Même si la liberté dont jouit l’entrepreneur lui procure une grande satisfaction, ce dernier doit connaître les limites de cette liberté. Ainsi, l’entrepreneur doit accepter les compromis avec ses relations de travail.

La passion d’entreprendre comme vecteur du bonheur

L’entrepreneur est une personne passionnée. Sa passion ? C’est d’entreprendre. Il dresse un plan d’action pour faire évoluer son entreprise, la faire grandir le plus haut et le plus vite possible. C’est un créateur ! Tel un architecte, il construit son entreprise, la développe, la fait évoluer. Ainsi, l’argent ou le gain financier ne constitue pas le moteur principal de ses motivations. Son goût pour créer, bâtir, développer son entreprise, dépasse la seule motivation pécuniaire. La passion d’entreprendre est le véritable pilier de la philosophie de l’entrepreneur. Cette même passion d’entreprendre qui devient un vecteur de bonheur pour le dirigeant d’entreprise. L’entrepreneur sait que la réussite de son entreprise dépend en grande partie à sa capacité à prendre les bonnes décisions.

Les enjeux économiques et financiers ne lui font pas peur mais au contraire, le poussent davantage dans sa réflexion et dans ses convictions. S’il s’avère que son entreprise se pérennise et se développe sainement, l’entrepreneur en tire une telle satisfaction qu’on peut qualifier cela de sensation de bonheur, voir, de plénitude.

Entreprendre suggère un état d’esprit conquérant

L’entrepreneur est une personne plutôt orientée vers les solutions que les problèmes. Son état d’esprit optimiste lui laisse toujours entrevoir plusieurs solutions à un problème déterminé. Tel un joueur d’échecs, il a plusieurs coups d’avance. Les écueils qui se dressent sur son chemin professionnel sont autant de défis à relever, et le dirigeant d’entreprise adore relever ces défis. Les difficultés ne l’impressionnent pas car il sait qu’il a une grande capacité à rebondir.

L’état d’esprit conquérant de l’entrepreneur le pousse toujours à avancer, coûte que coûte. Ces prédispositions à lutter efficacement contre l’adversité sont déterminantes chez le dirigeant. De se battre, de lutter contre la fatalité, procure à l’entrepreneur un vrai plaisir car une carrière professionnelle sans difficultés, où tout est cadré et lisse, l’ennuierait profondément. Il a besoin de challenges. Son bonheur est total quand il constate que ce qu’il a mis en place dans son entreprise fonctionne bien. Il est encore plus heureux quand un nouveau défi se dresse devant lui car il ne doute pas de sa capacité à relever et gagner ce défi.

Pourquoi ne faut-il pas avoir peur de prendre des risques ?

Un entrepreneur qui veut réussir aujourd’hui doit savoir prendre des risques. Pour cela, il doit prendre des décisions importantes au bon moment et ainsi affirmer son autorité de dirigeant. Les capacités à s’adapter, innover, changer de stratégie en cours de route, à déléguer et faire confiance aux nouveaux talents sont autant d’avantages et d’atouts qui peuvent faire évoluer favorablement une entreprise. En quoi prendre des risques peut-il se transformer en avantage décisif pour une entreprise ? Pourquoi ne faut-il pas avoir peur de prendre des risques ?

Le proverbe « nul ne sait ce que l’avenir nous réserve » est devenu avec la crise sanitaire qui ne cesse de jouer le prolongations et la guerre en Ukraine qui a imposé de nouvelles réalités s’impose à notre esprit. Parfois se mettre à penser au pire empêche de vivre et de vivre l’aventure entrepreneuriale et c’est pourquoi nombre de personnes chossient la sécurité d’un travail même s’ils sont aussi pris dans la tourmente des entreprises qui doivent licencier. Finalement, prendre des risques fait partie intrinsèque de la vie de l’être humain. Eléments de réponse.

Créer un empire à partir de zéro, c’est possible !

Avoir l’âme d’un entrepreneur ne s’invente pas. Il faut avoir envie de créer, d’avancer. Autrement dit, l’envie et la force d’entreprendre fait déplacer des montagnes. Des entrepreneurs fortunés aujourd’hui sont partis à partir de rien…ou presque ! Bill Gates ou Marc Zuckerberg, deux surdoués de l’informatique ont créé des empires avec des moyens modestes au départ. Ils ont pris des risques en faisant reconnaître leur talent dans leur domaine : l’informatique. Bon nombre d’entrepreneurs sont partis de zéro pour créer des entreprises qui ressemblent aujourd’hui à de véritables conglomérats. Louis Nicollin, figure publique de la ville de Montpellier avait commencé sa carrière en ramassant des poubelles ! Il a été à la tête d’une société qui a employé des centaines de personnes et est même devenu président du club de football professionnel de la ville. Ces entrepreneurs fortunés ont commencé avec la passion de créer, de prendre des risques, de s’adapter et d’avancer coûte que coûte.

Savoir s’adapter et prendre des risques

Face à un monde en pleine mutation, la capacité à s’adapter est primordiale. Un dirigeant d’entreprise doit être capable de changer de stratégie en cours de route pour s’adapter à des évolutions du marché et de la société. C’est ainsi que certaines entreprises tricolores ont, par exemple, misé sur le savoir-faire à la française et la tradition de leurs marques pour conquérir de nouveaux marchés. Ces entreprises ont abandonné la stratégie du low-cost pour entrer dans le segment du haut de gamme. Un pari risqué qui a porté ses fruits en trouvant de nouveaux clients passionnés par la tradition française en Asie. Ces entreprises nationales ont donc conquis de nouveaux marchés tout en faisant exploser leur chiffre d’affaires. C’est leur capacité d’adaptation qui a fait la différence. D’autres entrepreneurs ont misé sur la stratégie inverse, c’est-à-dire sur les prix bas sans sacrifier à la qualité de leurs produits. Un pari gagnant, à l’image de Lidl, enseigne de magasins hard discount élue meilleure chaîne de magasins alimentaires en France !

Déléguer et donner sa chance aux nouveaux talents

Un dirigeant d’entreprise doit savoir déléguer et donner sa chance à de nouveaux talents pas encore reconnus. C’est un pari sur l’avenir. Ces jeunes talents amènent toute leur fraîcheur et leurs nouvelles idées. Déléguer ne veut pas dire abandonner son leadership de dirigeant mais plutôt savoir faire confiance à d’autres personnes à haut potentiel et niveau de compétences. Déléguer et miser sur la jeunesse et le talent peut s’avérer une stratégie gagnante qui sert l’intérêt commun d’une entreprise.

Accroître son leadership et affirmer son statut de dirigeant d’entreprise

Savoir s’adapter, innover, créer, déléguer, autant de capacités qui démontrent le leadership d’un entrepreneur. Il prend les bonnes décisions au bon moment et cela parfois en prenant des risques. Il y a tout à gagner : conquérir de nouveaux marchés, faire exploser son chiffre d’affaires, reconnaître la qualité ou le prestige de sa marque. La capacité à prendre des risques permet à un entrepreneur d’affirmer son statut et d’accroître son aura de dirigeant. Il fédère les forces de son entreprise autour de lui en prenant des décisions importantes pour l’avenir de celle-ci.

Travail en solo : comment se fixer des contraintes de travail ?

Que vous travailliez en solo depuis votre domicile ou dans un bureau, il est indispensable de vous fixer des contraintes de travail afin de rester productif et par conséquent efficace. Travailler seul implique une certaine liberté, mais il ne faut pas pour autant négliger les tâches qui vous incombent. Comment se fixer des contraintes de travail afin d’être efficace tout en travaillant en solitaire ?

Travailler seul ne veut pas dire travailler seulement pour soi pour gagner de l’argent mais de travailler pour répondre aux besoins d’une entreprise ou d’un service public, d’un autre entrepreneur et donc d’avoir à répondre à des commandes ou à offrir ses compétences. Or, on le sait, on pense toujours avoir le temps mais les jours passent à la rapidité de l’éclair et il arrive que l’on se retrouve à effecteur finalement les tâches dans l’urgence et prendre des risques inutiles. Et donc pour ne pas affronter une deuxième fois une telle situation, comment faire ?

Le goût de la liberté

Que l’on soit travailleur indépendant ou chef d’entreprise qui œuvre à distance, travailler seul peut être bénéfique puisqu’on ne subit aucune pression, ni aucune distraction contrairement au travail en équipe. En travaillant seul, l’on s’épargne les problèmes de mésentente professionnelle. Mais à l’inverse, il n’y aura personne pour vous motiver et vous soutenir dans votre travail. Cette liberté peut être très productive à condition de rester concentré sur les objectifs à atteindre et sur le travail que les clients, prestataires et autres collaborateurs à distance attendent de votre part.

Afin de travailler dans les meilleures conditions, il demeure essentiel de savoir ce que l’on attend de vous professionnellement parlant, et de vous organiser afin de répondre à ces attentes. Pour chaque tâche confiée, vous pouvez par exemple :

  • dresser une liste des outils qui vous seront indispensables et des actions à réaliser comme contacter un fournisseur
  • honorer un RDV
  • encore rédiger un rapport.

Cette liste sera votre axe de travail et vous permettra de ne rien oublier. Une bonne organisation permettra un gain de temps non négligeable, ainsi qu’un moyen d’économiser de l’énergie.

Une motivation à toute épreuve

Si travailler en solo peut sembler avantageux, il faut savoir que cela a quelques inconvénients. Si vous traversez un moment de doute, ou que vous ne parvenez pas à réaliser une tâche, vous n’aurez pas d’équipier pour vous aider et vous soutenir dans votre travail. Vous serez seul responsable du travail accompli et des résultats obtenus. En cas de réussite, vous serez amplement félicité, mais en cas d’échec, vous devrez en assumer seul les conséquences. Il est préférable, quand on travaille seul, de posséder une certaine assurance et de savoir se remettre en question. Dans le cas contraire, il peut être utile d’avoir un collègue de travail vers qui se tourner en cas de besoin.

Rester concentré

Quel que soit le milieu professionnel dans lequel vous évoluez, il est essentiel de vous souvenir que vous êtes sur votre lieu de travail, et ce peu importe l’environnement dans lequel vous vous trouvez. Vous devez donc rester concentré et éviter les distractions qui sont peut-être plus fortes si vous travaillez en solo. Rester de bonne humeur et détendu permet d’être plus efficace dans son travail, mais il n’est pas question de confondre liberté et oisiveté ! Certains préfèrent travailler en équipe tandis que d’autres apprécient le travail en solo. Quel que soit votre cas, en tant qu’entrepreneur, il est indispensable de mettre en place une bonne organisation afin d’optimiser votre emploi du temps et d’obtenir des résultats à la hauteur de vos attentes et de celles de vos clients. Motivation, concentration et investissement sont la clé de la réussite du travail en solo !

Votre caractère est-il compatible avec votre projet d’entreprise ?

Créer son entreprise fait partie de ces projets dans lesquels s’invitent autant des compétences professionnelles que personnelles. Dès lors, identifier ses points forts et ses points faibles s’avère une démarche nécessaire et préalable à la mise en place d’un projet d’entreprise. Se lancer dans une aventure où tout va reposer sur ses seules capacités nécessite que l’entrepreneur reconnaisse ses qualités, mais aussi ses limites ou, pour le dire autrement, ses traits de caractère. Définir son projet d’entreprise, c’est donc également définir la compatibilité de ce projet avec sa personnalité. Votre caractère est-il compatible avec votre projet d’entreprise ?

Une mise au point sur ses compétences professionnelles et personnelles

Un projet d’entreprise demande des compétences professionnelles et personnelles avec lesquelles l’entrepreneur se doit d’être au clair. Afin d’évaluer ces dernières, l’entrepreneur pourra envisager de faire un bilan de compétences. Cette technique d’évaluation offre une première mise au point efficace afin d’anticiper la faisabilité de son projet. Un bilan de compétences permettra notamment d’évaluer l’écart entre son désir et la réalité liée à la réalisation de son projet.

Si un projet d’entreprise repose souvent sur le désir personnel, les réalités concrètes peuvent cependant parfois s’en éloigner. Cibler ces réalités, afin d’évaluer si elles s’adaptent à notre personnalité ou si elles sont compatibles avec nos modalités de fonctionnement, c’est constituer une base essentielle à la mise en place de tout projet. Un bilan de compétences aura l’avantage d’apporter ce recul nécessaire à la réalisation de son projet d’entreprise, ainsi qu’un éclairage sur ses compétences à la fois personnelles et professionnelles, afin que ces dernières puissent cohabiter.

Comment identifier ses points forts et ses points faibles ?

Cibler ses traits de caractère afin d’évaluer leur compatibilité avec la réalisation de son projet d’entreprise demande à l’entrepreneur d’avoir un certain recul et une certaine honnêteté avec lui-même. Afin d’identifier ses points forts et ses points faibles, bénéficier d’un regard extérieur en prenant l’avis de son entourage (collègues, amis, proches, etc.) peut s’avérer utile. Se poser quelques questions essentielles et y répondre de façon objective évite également de s’engager dans un projet incompatible avec sa personnalité, qui risquerait alors de se voir voué à l’échec. 

Cibler ses traits de caractère, une excellente attitude

Pourquoi je souhaite m’engager dans ce projet, quelles sont mes motivations réelles, suis-je capable de me construire un réseau, de démarcher, de vendre mon projet, de gérer l’urgence, d’investir beaucoup de mon temps, de mon énergie, voire de mon argent… Telles seront notamment les questions auxquelles l’entrepreneur se verra confronté. 

Dresser une liste des qualités requises pour la réalisation d’un projet et répondre à ces dernières de façon lucide peut en outre aider à y voir plus clair. Un projet d’entreprise demande en effet des capacités telles que l’autonomie, la ténacité, la motivation, l’endurance ou encore des capacités d’anticipation et d’adaptation à la demande ou au marché. 

Confronter ses désirs et ses traits de caractère aux exigences requises par la réalisation de son projet d’entreprise s’avère donc une étape nécessaire et préalable à sa mise en place. Ainsi, avoir une connaissance de ses limites personnelles évite bien des déboires et permet de faire évoluer son projet de façon à ce qu’il soit autant compatible avec la réalité extérieure, qu’avec ce que l’on veut et ce que l’on peut réaliser. Il existe des défauts comme celui de la procrastiner qui rende impossible de mener à bien un projet. Une seule possibilité dans ce cas est d’être coaché pour ne pas se retrouver dans une impasse. Il existe aussi des situations professionnelles qui se révèlent être pour certains comme impossible à franchir comme parfois celle de prospecter alors qu’il s’agit d’une activité clé, comme celle de manager des équipes difficiles et de se sentir incapable d’imposer son autorité… 

Avant de se lancer, bien se connaître pour réussir !

Les trois leçons de Mohamed Ali pour réussir

Les sportifs sont une grande source d’inspiration car ils allient le courage à la persévérance et qu’ils arrivent à dépasser les échecs. Mohamed Ali en est un des plus inspirants. Voila les trois leçons de Mohamed Ali pour réussir.

D’une façon générale, les entrepreneurs possèdent une très grande confiance en eux. Ainsi, les présidents, pilotes, athlètes professionnels, et plus largement tous ceux exerçant un métier d’adrénaline, partagent cette caractéristique. C’est cette confiance qui leur permet de surmonter des obstacles qui paraissent insurmontables pour le reste de la population. Cette confiance n’est cependant pas innée, il faut travailler pour l’obtenir. Par exemple, pensons, à Mohamed, Ali terrifié à l’idée de combattre Sonny Liston. Là où la plupart des personnes auraient été paralysées par la peur, il la dépassa pour vaincre son adversaire. C’est cette même peur qui finit par le guider, le faire avancer, le motiver. Comment avancer quand on connait la peur et l’incertitude ? Voilà les trois leçons de Mohamed Ali, « the Greatest ».

Toujours se rappeler sa préparation

Malgré ses peurs, Ali était un athlète incroyable. Il le savait. Il s’était entraîné de façon très dure, bien avant d’être célèbre : « J’ai détesté chaque minute de mes entraînements, mais je me suis toujours répété de ne jamais abandonner. Souffre maintenant et vis le reste de ta vie en champion. ».

La donne n’est pas différente pour un entrepreneur. Le chemin a souvent été long et difficile pour vous. Devant la difficulté, n’oubliez jamais que vous êtes préparés, il peut s’agir des livres que vous avez lus, de l’expérience de vos précédentes négociations, de votre formation, etc. Dans tous les cas, vous avez appris de nombreuses choses avant de vous présenter devant ces difficultés, il est important de ne surtout pas l’oublier pour ne pas se sentir démuni.

Toujours garder ses succès en tête

En tant qu’entrepreneur, vous avez forcément connu un certain nombre de succès. Avant d’affronter Sonny Liston, Mohamed Ali avait connu de nombreux succès, notamment la médaille d’or aux jeux olympiques.

Il est important de se rappeler ses succès et combien certaines situations paraissaient intimidantes à l’époque. C’est avec cet état d’esprit qu’il est possible de surmonter les difficultés. Vous avez surement surmonté beaucoup d’épreuves qui vous semblaient insurmontables. Alors n’ayez pas peur d’échouer : « Celui qui n’est pas assez courageux pour prendre des risques n’accomplira rien dans la vie. ».

Se concentrer sur la solution

Vous êtes libres de pleurer autant que vous voulez dans les vestiaires. Néanmoins, une fois sur le ring, votre concentration doit se porter exclusivement sur la solution, sur la résolution du problème. Se concentrer sur les solutions et non sur le problème est déterminant. Beaucoup de personnes se concentrent sur les scénarios négatifs, sur ce qui pourrait se passer en cas d’échec. Plus on laisse son imagination s’attarder sur les mauvais scénarios, plus ont devient paralysé. La donne est la même pour les entrepreneurs, la première étape est de se dire qu’il y a forcément une solution au problème. Ensuite, il faut concentrer son imagination sur les solutions possibles pour que l’une d’entre elles émerge naturellement : « Qui n’a pas d’imagination n’a pas d’ailes. ».

La volonté de Mohamed Ali était sans faille, il doit en être de même de la votre si vous voulez mettre toutes les chances de votre côté dans vos projets d’entrepreneuriat. L’entrepreneuriat est comme un combat, il faut monter sur le ring et ne pas être effrayé, c’est une bataille permanente : « Si vous voulez gagner, votre volonté ne doit jamais fléchir, votre foi ne jamais faiblir. Vous ne devez jamais cesser de vous battre. ». Les grands sportifs sont une source d’inspiration inépuisable pour les entrepreneurs, et particulièrement Mohamed Ali, peut être le meilleur boxeur de tous les temps : « Impossible n’est rien qu’une excuse avancée par ceux qui trouvent plus facile de vivre dans le monde qui leur a été légué plutôt que de chercher en eux la force de le changer. ».

(Source : presidentspilotsentrepreneurs.com)

Les 10 mensonges les plus fréquents des entrepreneurs aux investisseurs

Les entrepreneurs mentent autant que les investisseurs « capital-risque ». Avec cette différence qu’ils ne savent généralement pas qu’ils mentent. Nous avons sélectionné pour vous les mensonges les plus fréquents qui reviennent fréquemment. Cela n’améliorera sans doute pas l’honnêteté des entrepreneurs (ni la vôtre) mais cela vous permettra de savoir quand vous mentez et… pourquoi pas vous aider à imaginer de dire la vérité avec humilité.

Pour ne pas être pris au piège, vous pouvez chercher des parades à chaque mensonge et vous découvrirez que les investisseurs connaissent parfaitement la musique des mensonges et cela évitera de vous rendre ridicule en étant pris en flagrant délit de mensonge et perdre ainsi leur aide financière.

« Nos projections sont basses »

Les projections d’un entrepreneur sont rarement prudentes. Si c’était le cas, elles ne coûteraient pas un centime. Connaissez-vous un seul entrepreneur qui obtienne un résultat correspondant aux plus réalistes de ses projections. Le plus souvent, un entrepreneur ne peut pas vraiment prévoir comment se vendront ses produits/services. Avec cette réussite aléatoire, le dirigeant trempe dans la conjecture : s’il y a trop peu de ventes, l’affaire ne sera pas intéressante et si les ventes fonctionnent mieux que ce qui était attendu, cette réussite pourrait être interprétée comme un délire de son instigateur. Pour ces raisons, bizarrement dirons-nous, toutes les projections tendent vers 50 millions pour la quatrième année.

« X (Nom d’une société connue) va signer un contrat avec nous la semaine prochaine »

Le problème réside dans le fait que la semaine suivante, le contrat n’est pas signé. Ni la semaine d’après. Et bien évidemment, celui qui prenait la décision a été transféré dans un autre département. De plus, pas de chance car le PDG a été viré ; ou bien en osant le culot, il est possible d’inventer une catastrophe naturelle. La seule manière de jouer cette carte, c’est lorsque le contrat est signé car aucun investisseur dont vous voulez l’argent ne tombera dans le panneau.

« Des employés clés vont nous rejoindre lorsque nous aurons trouvé un financement »

Généralement, lorsqu’un investisseur appelle ses employés clés qui ne sont autres que les vice-présidents chez Microsoft, Oracle ou Sun, les investisseurs concernés sont toujours étonnés que certains les croient capables d’abandonner leur salaire confortable chez Microsoft pour rejoindre une start-up. S’il est vrai qu’il y a des employés clés prêts à foncer avec vous, veillez à ce qu’ils appellent l’investisseur intéressé après la réunion afin que ce dernier confirme la véracité de vos propos.

« Personne ne fait ce que nous faisons »

Ce mensonge colossal suscite deux conclusions logiques. Pour commencer, si personne ne fait ce que vous faites parce qu’il n’y a pas encore de marché. Ensuite, vous êtes si nul que vous êtes bien incapable d’utiliser Google pour connaître vos concurrents. D’une manière générale, si vous avez une bonne idée, sachez qu’au moins cinq sociétés sont en train d’effectuer la même chose. Et si vous avez une idée géniale, ce sont quinze sociétés qui y travaillent. Alors évitez de mentir de la sorte, cela ne servira à rien à part vous nuire.

« Personne d’autre ne peut faire ce que nous faisons »

S’il y a quelque chose de pire que l’absence de marché et l’incapacité (la vôtre, en l’occurrence), c’est l’arrogance. Peut-être que personne d’autre ne peut faire ce que vous faites mais ce n’est qu’une question de temps pour qu’une première société réalise la même chose puis que dix autres sociétés surgissent dans les quatre-vingt-dix jours. Vous devez vous distinguer certes, mais pas de cette manière !

« Dépêchez-vous parce que d’autres investisseurs sont intéressés. »

Vous avez l’art et la manière d’apporter les bonnes nouvelles. Vous n’êtes pas le seul car à tout moment dans le monde, une centaine d’entrepreneurs dans le monde tiennent des propos identiques. Nous sommes malheureusement porteurs de mauvaise nouvelles : le fait que vous soyez en train de lire ces lignes montre que vous n’êtes pas l’un d’eux. Heureusement ?

« Oracle est trop gros/stupide/lent pour être une menace »

Pendant que certains possèdent un jet privé, un énorme bateau ou de luxueuses voitures avec chauffeur, ce temps-là, vous voyagez sur Southwest Airlines à partir d’Oakland et vous volez des cacahuètes gratuites. Il y a une raison pour laquelle certains ont acquis de gros moyens et une raison qui explique pourquoi vous, vous ne disposez que de faibles avantages. Ce n’est certainement pas parce que ces gens sont gros, stupides et lents. Concurrencer Oracle, Microsoft et d’autres grandes sociétés s’avère une tâche très difficile. Dans le meilleur des cas, les entrepreneurs qui prononcent ce mensonge sont naïfs. Si vous y voyez de la bravoure, sachez que les investisseurs y perçoivent de la stupidité.

« Nous avons une équipe qui a fait ses preuves »

Qui et sur quel(s) critère(s) a jugé votre équipe de manière si élogieuse ? Parce qu’un des membres a effectué un stage dans une grosse boite durant l’été ? Ou bien parce que le fondateur a travaillé dans la Silicon Valley durant 2 ans ? Nul besoin d’argumenter, si vous et votre équipe avez déjà fait vos preuves pour un investisseur en lui rapportant des milliards, n’ayez crainte, cela se sait.

« Les brevets nous protègent »

Ne parlez pas de brevet plus d’une fois. Si vous prononcez ce mot une seconde fois, les investisseurs risquent de soupçonner que votre entreprise en dépend trop. Si par mégarde, vous énonciez le mot une troisième fois, autant brandir une pancarte au-dessus de votre tête précisant « je suis nul ». Certes, vous devez breveter ce que vous faites, mais finalement, les brevets sont surtout là pour impressionner vos parents. Vous n’avez ni le temps ni l’argent pour poursuivre en justice des sociétés solvables qui les enfreindraient…Ne « beuguez » pas sur « brevet » mais prenez les bonnes dispositions à son égard.

« Nous avons seulement besoin de 1% d’un marché de x milliards de dollars »

Ce mensonge pose deux problèmes. Premièrement, les investisseurs ne sont pas intéressés par une société dont l’objectif est d’atteindre 1% d’un marché. Deuxièmement, il n’est pas si facile que vous le croyez d’avoir 1% de part de marché. Par conséquent, même s’il ne tue pas, ne tombez pas dans le ridicule en essayant de prétendre des choses absurdes. Si nous pouvons vous donner un conseil, mieux vaut montrer que vous êtes conscient de la difficulté pour conduire une société au succès.

Les entrepreneurs sans diplôme sont-ils encore nombreux ?

Impensable aujourd’hui quelle que soit la profession salariée, la réussite sans diplôme semble être vouée à l’échec. Cependant le monde de l’entreprise requiert avant tout du savoir-faire et des qualités naturelles, et des exceptions restent toujours possibles. Faut-il alors forcément être diplômé des grandes écoles pour réussir dans le monde des affaires et du business ou l’expérience seule est-elle suffisante pour devenir entrepreneur ? Dynamique montre de nombreux exemples des entrepreneurs sans diplôme qui ont réussi avec ou sans diplôme. Focus.

Formation…

HEC, ESSEC, les Mines, Sciences Po, ENA, ESC, autant de grands noms qui suscitent des vocations et sont destinés à une élite. Les plus grandes écoles de commerce, de gestion et de management forment en effet les futurs fleurons de l’industrie et du monde des affaires, et une majorité de grands dirigeants suivent ce parcours similaire. Les PDG et dirigeants des entreprises du Cac 40 sortent alors en immense majorité de prestigieuses écoles. À l’instar d’Arnaud Lagardère l’actuel dirigeant de l’empire des médias éponyme et diplômé d’un Bac + 5 en politique générale et stratégie des organisations, les plus grands dirigeants de multinationales ont suivi un parcours universitaire exemplaire. Le père de ce dernier avant lui était également diplômé d’une grande école, la Supélec de Paris.

… et expérience !

Cependant le monde de l’entreprise requiert avant tout des qualités naturelles et un esprit d’innovation qui ne s’apprennent pas sur les bancs de l’université. La passion, l’audace et la vocation ne s’apprennent pas mais sont à l’origine de plusieurs réussites tonitruantes. Microsoft, Oracle, Free, Virgin ou Dell, tous les fondateurs de ces marques prestigieuses partagent un dénominateur commun : la réussite ne s’apprend pas, elle se gagne. Les jeunes diplômés ne sont en effet que 0,5% à vouloir créer une entreprise à la sortie de leurs études et préfèrent de loin le salariat. Ces jeunes cadres doivent alors souvent rembourser des sommes importantes pour rentabiliser toutes leurs années de formation, et le statut aléatoire de jeune dirigeant d’entreprise ne semble pas les attirer.

Des réussites sans diplôme

Particulièrement prisée outre-Atlantique, la réussite sans diplôme ne semble pas poser de problème contrairement aux pays européens. Bon nombre de milliardaires américains et dirigeants de renom ont en effet réussi sans diplôme en poche et ont connu un succès planétaire fulgurant. Steve Jobs, Bill Gates, Mark Zuckerberg, Larry Ellison ou encore Richard Branson et Ralph Lauren, partagent tous un point commun : ne pas être diplômé ou avoir abandonné leurs études pour se consacrer à leurs projets.

En France, le dirigeant et fondateur d’Iliad, la maison mère de Free, Xavier Niel a abandonné ses études pour se consacrer corps et âme à ses projets entrepreneuriaux. C’est de cette manière qu’il est devenu millionnaire à seulement 24 ans en se lançant dans les télécoms. Les services. Alain Afflelou partage ce cursus et le célèbre opticien qui a créé son entreprise en 1978 est aujourd’hui à la tête d’un empire qui a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 750 millions d’euros en 2015.

Exception à la règle, cette réussite à la française ne fait cependant pas oublier que selon les statistiques de l’Insee, 8,6% des femmes et 13% des hommes seulement sont des créateurs d’entreprise sans aucun diplôme. Ils sont alors respectivement 51 et 39,9% à être titulaires d’un diplôme supérieur au Bac pour créer leur entreprise.

A noter

54% des créateurs de micro-entreprises n’ont pas de diplôme ou un niveau d’étude CAP / BEP / BAC. Lorsque l’on regarde uniquement la création d’entreprise (hors micro-entreprise), ce chiffre se réduit à 44%. Les créateurs d’entreprises (hors micro-entreprise) sont donc plus diplômés que les créateurs de micro-entreprises. Une réalité qui montre que l’audace est au cœur de la création.