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Top 10 des réponses infaillibles aux questions de vos enfants sur votre travail

réponses infaillibles aux questions de vos enfants sur votre travail

En tant que parent jonglant avec les équations de travail, les jeux de société impromptus et les « Pourquoi ? » incessants de vos petits explorateurs de la vie, chaque journée ressemble à une mission secrète. Mais quand vient le moment où ils décident d’investiguer votre vie professionnelle, une série de questions redoutables se profile à l’horizon. Ne vous inquiétez pas, voici le Top 10 des réponses infaillibles aux questions de vos enfants sur votre travail qui les laisseront bousculés, tout en maintenant intacte votre réputation de super-héros familial.

1/ « Que fais-tu vraiment au travail ? »

Réponse déroutante : « Oh, tu sais, je suis le maestro derrière la magie du bonheur numérique. Je m’assure que chaque émoticône trouve sa place sur les écrans du monde, un peu comme diriger un orchestre de pixels. »

2/ « Pourquoi travailles-tu autant ? »

Réponse déroutante : « C’est une mission top-secrète cette année ! Le Père Noël m’a choisi pour l’aider à gérer sa liste de cadeaux. Si je réussis, il m’a promis une place sur son traîneau. Pas mal, non ? »

3/ « Gagnes-tu beaucoup d’argent ? »

Réponse déroutante : « En fait, je suis payé en câlins et en bonbons. Plus je travaille, plus j’ai de bonbons à partager avec toi. C’est un peu comme une mission secrète sucrée, tu vois ? »

4/ « Pourquoi vas-tu travailler tous les jours ? »

Réponse déroutante : « C’est parce que mon bureau est un repaire secret où je collabore avec des super-héros du monde entier pour sauver la planète. Si je n’y vais pas, Batman risque de m’envoyer un signal de détresse. »

5/ « À quoi sert ton ordinateur toute la journée ? »

Réponse déroutante : « Je programme des licornes virtuelles pour résoudre des problèmes mondiaux. Les licornes, tu sais, sont des experts en résolution de problèmes. Et devine quoi ? Elles aiment aussi les cookies ! »

6/ « Pourquoi parles-tu toujours de réunions ? »

Réponse déroutante : « Les réunions sont comme des batailles stratégiques. On se rassemble pour élaborer des plans pour défendre le monde contre les monstres ennuyeux. Mais malheureusement, il n’y a pas toujours de cookies à la fin de ces batailles. »

7/ « À quoi sert ce que tu fais au travail ? »

Réponse déroutante : « Je suis le chef des rires. Mon travail consiste à inventer des blagues pour rendre la journée des gens plus joyeuse. D’ailleurs, tu veux entendre une blague ? »

8/ « Travailles-tu avec des robots ? »

Réponse déroutante : « Absolument ! Je suis le grand patron des robots sympas. Ensemble, nous travaillons pour rendre le monde plus cool. Les robots ont juste besoin de directives humaines, sinon ils deviennent trop intelligents ! »

9/ « Pourquoi es-tu souvent fatigué en rentrant du travail ? »

Réponse déroutante : « C’est parce que je combats des dragons ennuyeux toute la journée. Tu sais à quel point il est difficile de convaincre un dragon de se brosser les dents avant d’aller se coucher. »

10/ « Que ferais-tu si tu n’avais pas à travailler ? »

Réponse déroutante : « Si je n’avais pas à travailler, je passerais mes journées à apprendre la langue des dauphins. On ne sait jamais, ils pourraient avoir des conseils cruciaux sur la manière de bien ranger sa chambre. »

Chaque parent est un super-héros dans le monde de ses enfants. Avec ces réponses, vous pouvez rester le maître du mystère tout en transformant votre vie professionnelle en une aventure aussi épique que leurs rêves les plus fous. Après tout, pourquoi la vérité devrait-elle être ennuyeuse quand elle peut être aussi passionnante que leur imagination débordante ?

Comment évaluer la pertinence de l’externalisation de certaines fonctions de l’entreprise ?

externalisation de certaines fonctions
externalisation de certaines fonctions

Lorsque les entreprises cherchent à optimiser leurs opérations et à rester compétitives sur un marché en constante évolution, l’externalisation de certaines fonctions devient une option stratégique à considérer. Cependant, la décision d’externaliser ne doit pas se prendre à la légère. Il est impératif d’effectuer une évaluation minutieuse afin de déterminer la pertinence de l’externalisation de certaines fonctions de l’entreprise.

Analyse coût-bénéfice approfondie

L’un des principaux moteurs derrière l’externalisation est souvent la réduction des coûts. Cependant, il est essentiel de ne pas se limiter à une vision à court terme. Une analyse coût-bénéfice approfondie doit être réalisée pour évaluer non seulement les coûts directs, mais aussi les avantages à long terme tels que la possibilité de se concentrer sur les activités principales de l’entreprise. Il peut aussi s’agir d’une fonction qui peut être utile sur le long terme. On pourra penser notamment au développement technologique pour une entreprise qui fait du e-commerce par exemple et qu’il pourrait être utile d’avoir en interne si l’entreprise grandit. 

Nature des fonctions à externaliser

Toutes les fonctions ne sont pas égales lorsqu’il s’agit d’externalisation. Les activités non essentielles au cœur de métier de l’entreprise sont souvent les candidats les plus appropriés. Par exemple, les services de support administratif, la gestion de la paie, la comptabilité ou même le service client peuvent être externalisés avec succès.

Évaluation des compétences et de l’expertise des prestataires

Choisir le bon partenaire pour l’externalisation est essentiel. Il est nécessaire de s’assurer que le prestataire possède les compétences et l’expertise nécessaires pour effectuer les tâches de manière efficace. Cela peut paraitre évident mais certaines fonctions peuvent demander un niveau d’expertise supplémentaire. Cela peut impliquer une évaluation détaillée de leur historique de service, des références client et une compréhension approfondie de leurs processus opérationnels.

Gestion des risques et de la qualité

Externaliser certaines fonctions signifie inévitablement partager la responsabilité de la qualité et de la gestion des risques. Établissez des mécanismes clairs pour surveiller la qualité des services fournis par le prestataire et assurez-vous que des protocoles de gestion des risques sont en place pour atténuer les éventuels problèmes.

Impact sur les employés internes et la culture d’entreprise

L’externalisation peut avoir un impact significatif sur les employés internes et la culture d’entreprise. Communiquez de manière transparente sur les raisons derrière cette décision, mettez en œuvre des programmes de transition, et assurez-vous que la culture d’entreprise reste intacte malgré les changements.

Quelques critères si vous souhaitez externaliser

La décision d’externaliser une fonction dans une entreprise dépend de plusieurs facteurs, et il n’y a pas de critères universels qui s’appliquent de manière égale à toutes les organisations. Cependant, voici quelques critères généraux que les entreprises peuvent prendre en compte lorsqu’elles envisagent l’externalisation d’une fonction :

Coûts :

L’un des principaux motifs d’externalisation est souvent la réduction des coûts. Si une entreprise peut obtenir des services de meilleure qualité à un coût inférieur en externalisant, cela peut être un argument convaincant.

Compétences spécialisées :

Si une fonction nécessite des compétences spécialisées qui ne sont pas disponibles en interne, il peut être judicieux de faire appel à des experts externes.

Amélioration de la qualité :

Dans certains cas, des fournisseurs externes peuvent offrir une expertise et des processus plus efficaces, ce qui peut conduire à une amélioration de la qualité des services.

Risque et responsabilité :

L’externalisation peut permettre de partager ou de transférer certains risques et responsabilités à des fournisseurs externes, en particulier dans le contexte de services spécifiques.

Capacité à évoluer :

Une entreprise en croissance peut externaliser certaines fonctions pour répondre à ses besoins actuels tout en restant flexible pour évoluer à l’avenir.

L’externalisation peut être une stratégie puissante pour améliorer l’efficacité opérationnelle d’une entreprise, mais elle doit être abordée avec prudence. Une évaluation complète, incluant une analyse coût-bénéfice approfondie, la nature des fonctions à externaliser, la sélection judicieuse des prestataires, la gestion des risques, et la prise en compte de l’impact sur les employés, est essentielle pour garantir le succès de cette démarche. En adoptant une approche réfléchie, les entreprises peuvent tirer pleinement parti des avantages de l’externalisation tout en minimisant les risques potentiels.

Attention car la qualité de la communication et de la gestion des relations avec les fournisseurs externes est essentielle pour garantir le succès de l’externalisation.

Une valeur qui n’est pas que financière !

valorisation financière

La valorisation financière d’une entreprise est souvent considérée comme l’indicateur ultime de son succès. Cependant, de toute évidence, la vraie valeur d’une entreprise ne se limite pas uniquement et heureusement à des chiffres.

Les chiffres, les bilans, et les ratios financiers ! C’est un fait ! Ils sont scrutés de près par les investisseurs, les analystes, les banquiers et les dirigeants d’entreprise pour évaluer la santé et la performance d’une société. Mais, au-delà des aspects purement financiers, il existe une multitude de facteurs intangibles et non financiers qui participent de manière caractéristique à la valeur réelle d’une entreprise.

De nouvelles attentes

Les attentes des parties prenantes, telles que les consommateurs, les employés, les régulateurs, les investisseurs et la société en général, ont évolué et davantage encore depuis la crise sanitaire et climatique. Les questions liées à la durabilité, à la responsabilité sociale et environnementale, l’innovation, la diversité et l’inclusion, la culture d’entreprise, la confiance ainsi que la réputation de l’entreprise sont devenues des critères déterminants pour évaluer la valeur réelle d’une entreprise.

De nouveaux défis

Les entreprises se confrontent désormais à des défis qui ne peuvent s’envisager et se résodre sous l’angle seulement des paramètres financiers. Le contexte actuel, en effet, est marqué par des bouleversements politiques, économiques, technologiques, climatiques et sociaux majeurs. Mais ce n’est pas tout ! La mondialisation des marchés, les avancées rapides de la technologie et l’évolution des préoccupations sociétales ont profondément transformé la dynamique des entreprises.
Et donc dans ce contexte, la portée de la valeur non financière a gagné en pertinence.

Pourquoi la valorisation uniquement financière ne fait pas tout ?

Se concentrer uniquement sur les chiffres conduit, il faut le constater, à une vision tronquée de la réalité. Les facteurs humains, la culture d’entreprise, l’innovation, la qualité des produits et services, la loyauté des clients, ainsi que d’autres éléments non financiers sont à prendre en compte. En effet, il est essentiel de comprendre que la valorisation financière ne capte qu’une partie de la réalité. Les chiffres reflètent le passé et le présent, mais ne sont pas toujours des indicateurs fiables sur l’avenir, souvent empli d’incertitudes mais aussi d’innovations, entre autres, qui bouleversent le paysage économique.
De surcroît, les marchés ne cessent d’évoluer et les entreprises doivent s’adapter en permanence pour prospérer. Les initiatives de développement durable, une culture d’entreprise constructive, une main-d’œuvre motivée et diversifiée, des pratiques de gouvernance exemplaires et des investissements dans l’innovation contribuent, sans conteste, à la pérennité et à la création de valeur. Ignorer ces aspects revient à négliger des données essentielles pour la durabilité et la réussite d’une entreprise.

L’impact de la valorisation non financière sur la rentabilité

Un constat : la valorisation non financière d’une entreprise influence directement sa rentabilité à long terme. Les entreprises qui accordent de l’importance à des facteurs tels que l’engagement des employés, la satisfaction des clients ou encore la réputation de la marque obtiennent des bénéfices tangibles sous forme de réduction des coûts, d’augmentation des ventes, et de fidélité accrue des clients. Les pratiques de développement durable, quant à elles, en plus de mettre en valeur l’image de l’entreprise, réduisent les risques liés aux aléas de l’environnement et génèrent des économies d’énergie et de ressources.

Les défis de la mesure de la valeur non financière

Cependant, il faut reconnaître que mesurer la valeur non financière s’avère fort complexe. Alors que les indicateurs financiers sont généralement quantitatifs et standardisés, les éléments non financiers sont la plupart du temps plus qualitatifs et difficiles à quantifier. Comment mesurer la culture d’entreprise, la satisfaction des employés, la responsabilité sociale, ou la confiance des parties prenantes ?

Objectif de ce dossier

Pour cerner la vraie valeur d’une entreprise, nous considérerons les dimensions non financières. Il existe différentes méthodes et indicateurs qui permettent d’appréhender cette valeur dans sa globalité. En effet, il devient fondamental désormais pour les entreprises de tenir compte dans leur stratégie de tous les paramètres.
Ce dossier a pour but d’encourager les entreprises et dirigeants à adopter une vision plus globale de leur valeur. Il fournira des perspectives et des outils pour évaluer, gérer, et communiquer la valeur non financière car, comme nous venons de l’évoquer, la vraie valeur d’une entreprise dépasse largement les chiffres inscrits dans ses états financiers. Nous explorerons également des cas concrets et des exemples pratiques de sociétés qui ont réussi à intégrer avec succès ces dimensions non financières pour créer une valeur durable.
Vous pourrez examiner les différentes méthodes et outils qui ont été développés pour évaluer ces aspects immatériels de la valeur. Nous allons vous proposer des réflexions sur la façon de les intégrer de manière significative dans la prise de décision stratégique des entreprises.

Les règles d’or pour réussir sa participation à un salon professionnel

salon professionnel

Vous souhaitez générer de nouveaux contacts, favoriser la notoriété de votre marque, lancer un produit ou plus simplement accroître vos ventes ? Pourquoi ne pas exposer sur un salon professionnel, rendez-vous incontournable des acteurs d’un marché ? Il s’agit d’un outil de promotion rentable et efficace… à condition qu’il soit bien préparé !

Le choix du salon

Près de 350 salons professionnels sont organisés en France chaque année. Pour être certain de faire le bon choix, posez-vous d’abord les questions suivantes :

  • Ce salon correspond-il vraiment à mon cœur de métier ?
  • Quel est le profil des visiteurs / est-il en adéquation avec ma cible principale ?
  • Quel est le nombre de visiteurs ? Est-il en augmentation constante d’une année sur l’autre ?
  • Quels sont mes objectifs chiffrés (afin de mesurer le retour sur investissement) ?
  • Quelles sont les modalités de participation et le budget nécessaire pour exposer ?

N’hésitez pas à visiter le salon ciblé une première fois avant d’exposer : une bonne façon de valider la pertinence d’une participation future que ce soit pour mieux connaître les visiteurs, les lieux, l’ambiance…

Le budget

Devenir exposant est souvent onéreux – d’autant plus si la thématique du salon attire les foules.
Voici trois conseils pour limiter les coûts :

  • Partager son stand avec une marque partenaire (veillez à la cohérence et la complémentarité des produits/services proposés).
  • Profiter des offres de bouclages des organisateurs : certains stands non loués sont bradés à la dernière minute… Attention toutefois, vous n’aurez pas le choix de l’emplacement.
  • Aménager vous-même le stand sans passer par un standardiste. Cette option nécessite un minimum de savoir-faire et ne vous dispense pas de respecter le cahier des charges de l’organisateur en termes de consignes de sécurité, d’assurances…

Les quatre facteurs de réussite

La visibilité :

Tout comme un commerce de proximité, le critère n°1 est l’emplacement du stand ! L’objectif : avoir un maximum de trafic et donc, de contacts. Et attention aux idées reçues : un stand situé à l’entrée principale ou à proximité d’un podium/bar/point info (…) sera remarqué mais pas forcément visité. L’idéal est donc d’être positionné sur les principaux axes de passage – généralement indiqués sur le plan du salon remis à l’inscription.

Les stands étant attribués selon l’ordre d’arrivée des réservations, ne traînez pas à vous inscrire ! (au moins 6 mois à l’avance).

L’attractivité :

Soignez l’aménagement du stand, la présentation de vos produits. Misez sur un éclairage créant une ambiance chaleureuse et prévoyez des supports de communication expliquant votre concept et présentant vos principaux arguments commerciaux (affiches, kakemono, plaquettes…). Selon la taille du stand, prévoyez des hôtesses en renfort pour l’accueil des visiteurs.

L’animation :

Pour capter l’attention et attirer les visiteurs, vous pouvez proposer sur votre stand des démonstrations et dégustations de vos produits, offrir des goodies, réaliser un jeu-concours, organiser un cocktail, des rendez-vous d’affaires, inviter quelques journalistes à une mini conférence de presse… Bref, donner vie à votre stand !

La communication :

La participation à un salon est un excellent prétexte pour communiquer :

  • Auprès de vos clients, prospects, partenaires : invitez vos contacts via email, courrier ou téléphone au moins 3 semaines à l’avance. Vous pouvez également annoncer votre participation sur votre site internet, en signature de vos mails… Tous les moyens sont bons pour relayer l’information !
  • Auprès des journalistes de la presse spécialisée : préparez un dossier et un communiqué de presse, diffusez-les en amont et remettez quelques exemplaires au pôle presse du salon.
  • Dans les différents supports proposés par l’organisateur (plan, catalogue, fiche exposant, site web du salon…), selon vos moyens budgétaires.
  • N’hésitez pas à concevoir une offre promotionnelle « spéciale Salon » (remise tarifaire, prime à l’achat…), pour doper vos ventes auprès des visiteurs.
  • Participez à une conférence ou un atelier thématique pour vous positionner comme un expert et gagner en légitimité.
  • Enfin, constituez une base de données grâce à des fiches contacts à compléter à chaque rencontre : vous pourrez par la suite exploiter ces contacts et les relancer via des opérations de marketing direct (emailing, phoning…) par exemple.

Vous l’aurez compris : participer à un salon ne s’improvise pas. N’hésitez pas à lister les actions à réaliser avant/pendant et après le salon : une check-list bien utile pour rencontrer le succès ! Ou faites-vous (bien) accompagner par des spécialistes en communication.

Analyse de la rentabilité du capital investi (ROIC) 

ROIC

Une mesure se distingue comme un indicateur très utile de la santé financière d’une entreprise : le ROIC ou retour sur investissement en capital. Cette métrique, souvent négligée par les investisseurs occasionnels, offre une fenêtre transparente sur la manière dont une entreprise utilise ses ressources pour générer des rendements.

Qu’est-ce que le ROIC ?

Le retour sur investissement en capital est une mesure financière qui évalue l’efficacité d’une entreprise à générer des rendements sur le capital investi dans ses opérations. En d’autres termes, il répond à la question simple : « combien d’argent une entreprise gagne-t-elle pour chaque euro investi ? »

La formule du ROIC est : 

ROIC= Bénéfice d′Exploitation (EBIT)​ / Capital investi

Où :

  • EBITEBIT représente le Bénéfice d’Exploitation avant intérêts et impôts.
  • Capital  investi se réfère au capital total investi dans l’entreprise, y compris la dette et les capitaux propres. Cela peut être calculé en prenant la somme des capitaux propres et de la dette, ajustée pour exclure la trésorerie.

La formule peut également être exprimée de la manière suivante :

ROIC=Bénéfice d′Exploitation (EBIT) ×(1−Tauxd′Impôt)/(Capitaux Propres + Dette – Trésorerie

Où Taux d′Impôt représente le taux d’imposition applicable à l’entreprise.

Pourquoi le ROIC est-il important?

  1. Rendement réel : le ROIC offre une perspective réelle sur la performance financière d’une entreprise, en tenant compte de son niveau d’endettement. Cela permet aux investisseurs de voir au-delà des bénéfices simplement déclarés.
  2. Comparaison juste : en comparant le ROIC de différentes entreprises, les investisseurs peuvent évaluer objectivement la manière dont elles utilisent le capital pour générer des rendements. Cela est particulièrement important dans des industries où les coûts d’exploitation peuvent varier considérablement.
  3. Indicateur de gestion efficace : un ROIC élevé est souvent le signe d’une gestion efficace des ressources et d’investissements judicieux dans des projets rentables.

Comment l’interpréter?

  • Roic positif : positif, il indique que l’entreprise génère des rendements sur son capital investi. Un chiffre élevé suggère une gestion prudente et des investissements judicieux.
  • Roic négatif : négatif, il peut signaler des difficultés financières. Cependant, il est essentiel de creuser plus profondément pour comprendre les raisons sous-jacentes.

Étude de cas :

Prenons l’exemple d’une entreprise technologique xyz. Avec un ROµIC de 15%, elle génère 15 cents de bénéfice pour chaque euro investi. Comparons cela à une entreprise concurrente avec un ROIC de 8%. Xyz semble être une meilleure utilisation du capital, du moins sur cette base.

Outils & Astuces 

1/ Utiliser des Logiciels d’Analyse Financière 

Des outils tels que Bloomberg, FactSet, ou encore des plates-formes de trading en ligne offrent souvent des fonctionnalités d’analyse financière avancées. Ces logiciels peuvent simplifier le calcul du ROIC et fournir des graphiques et des rapports détaillés sur la performance d’une entreprise au fil du temps.

2/ Comparer le ROIC dans le temps 

Le ROIC peut varier d’une année à l’autre en raison de circonstances exceptionnelles ou de changements dans la stratégie d’entreprise. Comparer le ROIC sur plusieurs années peut fournir une image plus claire de la constance dans la génération de rendements.

3/ Considérer les secteurs d’activité 

Les industries ont des coûts de capital différents et des cycles de vie variés. Comparer le ROIC d’une entreprise à celui de ses pairs dans la même industrie offre une perspective plus juste sur sa performance relative.

4/ Ajuster pour l’endettement et les actifs immobilisé

Les entreprises financées principalement par la dette peuvent avoir un ROIC élevé en apparence, car l’endettement réduit le capital investi. Il peut être utile d’ajuster le ROIC en fonction de la dette pour obtenir une image plus précise de la performance opérationnelle. 

Aussi, dans certaines industries, les entreprises peuvent avoir des actifs importants qui ne génèrent pas nécessairement des rendements immédiats. Exclure ces actifs du calcul du capital investi peut fournir une mesure plus précise du rendement opérationnel.

Top 10 des difficultés que vous allez rencontrer en tant qu’entrepreneur

difficultés entrepreneur

Lancer sa propre entreprise, c’est comme se lancer dans une épopée. Il y a de l’imprévisible et une aventure où chaque virage réserve son lot de surprises et de défis. Cependant, il faut se rappeler que ces embûches, loin d’être des entraves insurmontables, sont autant d’occasions de grandir et d’apprendre. Voici un regard approfondi sur les dix difficultés incontournables auxquels les entrepreneurs font face, des obstacles qui façonnent non seulement leurs entreprises, mais aussi leur propre trajectoire professionnelle et personnelle.

1/ La quête du Graal financier 

Le saint Graal de l’entrepreneuriat, c’est le financement. Réaliser ses rêves d’entreprise peut souvent se réduire à une quête incessante de capitaux. Jongler avec des ressources limitées, rechercher des investisseurs bienveillants ou négocier des prêts tout en maintenant une boussole financière stable devient le rite de passage initial. Si on peut toujours se passer d’investisseurs, la trésorerie représente souvent comme on le dit le nerf de la guerre alors soyez prêt. 

2/ L’arène de la concurrence 

Entrer sur le marché, c’est entrer dans une arène. La concurrence, féroce et omniprésente, devient un partenaire constant. La nécessité de se démarquer et de créer une proposition de valeur unique devient la stratégie de survie. Comme dans une arène, n’hésitez pas à évaluer vos concurrents, à vous intéresser à leurs forces ou faiblesses. Vous pouvez également penser à vous allier avec eux. 

3/ Le puzzle de la gestion du temps 

La gestion du temps est souvent le défi le plus sous-estimé. Jongler entre des dizaines de tâches et de responsabilités nécessite une adresse digne d’un funambule. Les entrepreneurs sont des maîtres du multitâche, mais la clé réside dans une gestion du temps stratégique et efficace. Vous devrez rapidement vous habituez à utiliser une to do list ou encore à rechercher les mécanismes qui vont permettre de gagner du temps. Il faudra aussi vous débarrasser des mangeurs de temps. 

4/ Le marathon de la résilience émotionnelle 

L’entrepreneuriat est un marathon émotionnel. Les succès exaltants et les échecs dévastateurs sont monnaie courante. La capacité à rebondir après un revers, à apprendre de chaque échec et à maintenir une attitude positive dans les moments les plus sombres devient le pilier de la réussite. Il faut donc vous attendre à des instants de bonheur comme à d’autres de stress où vous vous sentirez parfois bien seul. 

5/ Le ballet de l’adaptabilité 

Les marchés sont comme des danseurs capricieux, changeant constamment de pas. L’entrepreneur doit être un danseur agile, prêt à ajuster sa chorégraphie pour suivre le rythme changeant du marché. L’adaptabilité devient une compétence de survie et est de plus en plus nécessaire pour la survie notamment car les évolutions technologiques se font de plus en plus rapidement. 

6/ La quête des étoiles 

Construire une équipe solide est comme chercher des étoiles dans une galaxie infinie. Recruter, motiver et retenir les talents deviennent des défis épiques. L’entrepreneur est un chef d’orchestre, orchestrant une symphonie d’individualités vers un objectif commun. Il vous faudra viser la lune pour au pire atterrir dans les étoiles comme le veut le proverbe. 

7/ La labyrinthe réglementaire 

Naviguer à travers le labyrinthe des réglementations peut sembler une tâche herculéenne. Comprendre et respecter les normes locales, nationales et internationales devient une quête, une sorte de recherche du Graal juridique.

8/ L’alchimie de l’innovation 

L’innovation est l’alchimie de l’entrepreneuriat. La capacité à transformer des idées en or exige une recherche et un développement continus. Les entrepreneurs doivent être des alchimistes modernes, constamment à la recherche de la formule magique pour rester en tête.

9/Le balancier du stress 

L’entrepreneuriat, c’est comme équilibrer sur un fil de fer au-dessus du Grand Canyon. La pression constante peut saper la santé mentale. Gérer le stress de manière constructive devient une compétence de survie. Les entrepreneurs sont souvent victime de burn-out et vous n’y ferez pas exception si vous n’arrivez pas à ménager votre monture. L’entrepreneuriat est un marathon plus qu’un sprint. 

10/ L’harmonie du travail et de la vie personnelle 

L’entrepreneuriat est une danse constante entre passion et réalité. Trouver l’harmonie entre vie professionnelle et vie personnelle devient un défi éternel, un numéro d’équilibriste qui demande une maîtrise subtile.

5 conseils pour cartonner sur le B to B

5 conseils pour cartonner sur le b to b

En tant qu’entrepreneur visionnaire naviguant dans les eaux du B to B, la réussite ne se laisse pas au hasard. La mise en place d’une stratégie robuste est impérative pour s’assurer que votre entreprise se démarque dans un environnement concurrentiel. Voici cinq conseils pour cartonner sur le B to B et qui pourraient bien être la clé de votre succès.

1/ Choisissez un marché maîtrisé 

La première étape est de jeter les bases de votre entreprise sur un terrain familier. Optez pour un marché que vous connaissez à la perfection. Cette connaissance approfondie ne se limite pas seulement à une compréhension des produits ou des services, mais englobe également une compréhension aiguisée des tendances, des besoins des clients et des nuances du secteur. En vous positionnant ainsi, vous maximisez vos chances de succès en anticipant les évolutions du marché.

2/ Construisez une équipe polyvalente 

L’importance d’une équipe bien équilibrée ne peut être surestimée. Réunissez des individus dotés de compétences techniques pointues, de créativité débordante et d’analyses percutantes. La synergie entre ces compétences variées garantit une approche holistique des défis, de la conception à l’exécution. Une équipe diversifiée est le moteur de l’innovation, propulsant votre entreprise au sommet de l’efficacité opérationnelle.

3/ Explorez le marché européen 

Les horizons du succès s’étendent au-delà des frontières nationales. Mettez le cap sur le marché européen, un terrain fertile en opportunités. Comparé aux États-Unis, l’Europe offre un écosystème similaire de PME, mais avec une identité culturelle et des besoins distincts. En capitalisant sur votre connaissance approfondie de ce marché, vous pouvez ériger des barrières à l’entrée et positionner votre entreprise comme un acteur incontournable.

4/ Priorisez les petites entreprises 

Dans la quête de clients, privilégiez la multitude plutôt que l’ampleur. Cibler les petites entreprises plutôt que les mastodontes présente des avantages stratégiques. Cumuler un grand nombre de clients de petite taille crée un tampon de sécurité contre les fluctuations du marché. La diversification de votre portefeuille client offre une stabilité financière accrue et une résilience face aux aléas économiques.

5/ Conception d’une offre universelle 

La clé de l’adaptabilité réside dans la création d’une offre polyvalente. Développez un produit ou un service qui peut être adapté à une pléthore d’entreprises, du plus petit office de tourisme régional au département marketing sophistiqué d’une PME, en passant par le professionnel indépendant. Votre flexibilité à répondre aux besoins diversifiés des entreprises, qu’elles soient locales ou internationales, positionne votre entreprise comme un partenaire de choix sur l’échiquier mondial.

En embrassant ces conseils, les entrepreneurs B to B peuvent non seulement survivre mais aussi prospérer dans un paysage commercial dynamique. La clé réside dans la prévoyance, l’adaptabilité et la construction d’une entreprise agile, prête à relever tous les défis que le B to B peut présenter. En suivant ces lignes directrices, vous mettez toutes les chances de succès de votre côté !

Les 10 signes que vous avez besoin de vacances

besoin de vacances

Les entrepreneurs sont des êtres audacieux qui jonglent avec les deadlines comme des acrobates du cirque, souvent au détriment de leur propre bien-être. Si vous commencez à vous demander si une escapade est dans les cartes pour vous, alors que votre dernier séjour ressemble plus à un mirage qu’à une réalité, cet article pourrait vous parler. Voici les 10 signes sournois qui suggèrent que vous avez grand besoin de vacances.

1/ Votre bureau : zone de combat ou espace créatif ?

Si votre espace de travail ressemble à un champ de bataille post-apocalyptique, avec des piles de documents rivalisant pour le titre de « la tour la plus haute », il est peut-être temps d’évacuer avant que votre bureau ne déclare officiellement son indépendance.

2/ Le syndrome du « Vivement la retraite »

Si vos discours intérieurs finissent toujours par « Vivement la retraite », même si celle-ci est à des décennies de distance, il est peut-être temps de reconnaître que votre vie quotidienne ressemble de plus en plus à une épreuve olympique sans la médaille d’or à la clé.

3/ Café, la potion magique : niveau expert

Lorsque votre café matinal nécessite une dose de café pour être réveillé, on peut se demander si vous êtes un entrepreneur ou un alchimiste moderne. Peut-être est-il temps de troquer votre tasse contre une baguette magique et de faire apparaître des vacances.

4/ Où est passé le soleil ?

Si votre seul souvenir du soleil est une vague lueur à travers la fenêtre de votre bureau, il est peut-être temps d’ajouter quelques rayons de vitamine D à votre régime quotidien. Votre teint fantomatique pourrait bien être le nouvel accessoire à la mode, mais rien ne vaut un bronzage naturel.

5/ La playlist de motivation : plus une complainte

Si votre playlist de motivation ressemble davantage à une triste ballade qu’à un hymne épique, peut-être est-il temps de remplacer le « Eye of the Tiger » par quelque chose de plus exotique. Qui sait, peut-être que « La Mer » de Charles Trenet stimulera votre créativité.

6/ Les vacances par procuration

Si la majeure partie de votre temps est consacrée à admirer les photos de vacances paradisiaques de vos amis sur les réseaux sociaux, il est peut-être temps de quitter virtuellement la plage d’autrui et de réserver la vôtre. Rappelez-vous, il est préférable de créer vos propres souvenirs plutôt que de collectionner ceux des autres.

7/ La cuisine, devenue vestige du passé

Si votre cuisine ressemble davantage à un entrepôt de livraison qu’à un lieu de création gastronomique, il est peut-être temps de redécouvrir le goût des légumes frais et de faire de votre four autre chose qu’un espace de stockage.

8/ Le contact humain, c’est quoi déjà ?

Si votre seul interlocuteur non virtuel est votre assistant personnel, peut-être est-il temps de sortir de votre bulle numérique et de redécouvrir l’art ancien de la conversation. On dit même que cela peut être divertissant.

9/ Rêver de vacances en pleine réunion

Si vous avez déjà échafaudé un plan pour vous évader sur les plages de Bali tout en discutant du budget annuel, il est peut-être temps de donner vie à ces rêves. Après tout, qui a dit que les réunions ne pouvaient pas être plus exotiques ?

10/ Les messages cachés de votre ordinateur

Si votre écran d’ordinateur commence à afficher des messages subliminaux du type « Allez, fiche-moi le camp ! » ou « Sérieusement, tu ne peux pas attendre cinq jours de plus ? », il est peut-être temps d’écouter ces conseils informatiques. Qui sait, peut-être que même votre PC pense que vous méritez une pause.

Même si vous vous reconnaissez dans ces signes, l’idée de vacances pourrait encore être un rêve lointain. Mais, entre nous, même Iron Man prend des jours de congé de temps en temps. Alors, pourquoi pas vous ? Prenez une pause bien méritée, revenez rafraîchi, et qui sait, peut-être que la prochaine grande idée entrepreneuriale viendra à vous pendant que vous siroterez un cocktail sur une plage tropicale.

Comment évaluer la pertinence de l’expansion par franchise ?

expansion par franchise

Lorsqu’une entreprise atteint un niveau de succès notable, l’idée d’expansion devient inévitable. Parmi les nombreuses stratégies disponibles, l’expansion par franchise peut émerger comme une option séduisante. Cependant, avant de plonger tête baissée, il est essentiel de mener une évaluation minutieuse pour déterminer si cette voie est réellement pertinente pour votre entreprise.

Évaluation financière rigoureuse

Avant toute chose, il est impératif de réaliser une évaluation financière approfondie. La franchise peut être une aventure coûteuse, avec des dépenses initiales significatives telles que la création de manuels opérationnels, la formation du personnel, et la mise en place de systèmes de gestion standardisés. Il faut vous assurer que votre entreprise est financièrement prête à supporter ces coûts sans compromettre sa stabilité financière.

Solidité de votre marque

La solidité de votre marque constitue un pilier fondamental de la réussite d’une franchise. Avant de prendre la décision de franchiser, évaluez attentivement si votre marque jouit déjà d’une reconnaissance et d’une acceptation robustes sur le marché. Une notoriété bien établie ne se contente pas seulement d’attirer des franchisés potentiels. Elle crée également une base de clients fidèles. Cette base solide offre des avantages tangibles. Elle vous permet de négocier avec assurance vos contrats et de renforcer la crédibilité de votre réseau de franchises.

Reproductibilité du modèle opérationnel

L’expansion réussie d’une franchise repose sur la capacité à reproduire avec succès le modèle opérationnel dans des contextes variés. Veillez à ce que vos processus, procédures et méthodes de gestion soient non seulement efficaces mais également standardisables. La clé du succès en franchise réside souvent dans la capacité à dupliquer la formule gagnante. Il est impératif de vérifier que la zone envisagée pour la franchise ne risque pas de compromettre le chiffre d’affaires actuel d’un de vos magasins existants, assurant ainsi une croissance harmonieuse de votre réseau.

Sélection rigoureuse des franchisés

La qualité des franchisés est un élément vital pour le succès à long terme d’un réseau de franchises. Engagez-vous dans un processus de sélection rigoureux pour vous assurer que les candidats partagent la vision de votre entreprise et possèdent les compétences nécessaires pour gérer une franchise avec succès. La qualité des franchisés n’est pas simplement un élément, mais plutôt un moteur puissant qui contribuera directement à la réputation globale de votre réseau. Elle renforcera la cohésion, la confiance et, en fin de compte, la prospérité de l’ensemble du réseau.

Soutien continu

L’expansion par le biais de la franchise ne se limite pas à la signature d’un contrat. Établissez un système de soutien continu pour vos franchisés, incluant une formation régulière, un support marketing et opérationnel, ainsi qu’un canal de communication ouvert. La réussite d’un réseau de franchise repose sur une collaboration étroite entre le franchiseur et les franchisés. Un engagement continu renforce les liens au sein du réseau, favorise l’échange d’idées et stimule une croissance mutuelle durable. En investissant dans le soutien continu, vous créez les conditions optimales pour la prospérité à long terme de votre réseau de franchises.

L’expansion par franchise peut être une stratégie lucrative pour une entreprise bien préparée. Cependant, certaines données sont à vérifier comme les aspects financiers, la solidité de la marque, la reproductibilité du modèle opérationnel, la sélection des franchisés, et le soutien continu. 

Un serial entrepreneur qui s’y connaît en valeur !

Interview d’Anthony Bourbon

Interview d’Anthony Bourbon fondateur de la success story Feed et la future de Blast.Club. Ce serial entrepreneur et investisseur cherche à résoudre les problèmes de reproduction sociale et d’élitisme par le biais de sa nouvelle initiative.

D’où est venue l’idée de Blast ?

L’idée de Blast est venue naturellement. C’est certes un cliché, mais les start-upers créent souvent leur entreprise pour répondre à des besoins personnels. C’est ce qui s’est passé en l’occurrence puisque quand j’ai vendu des parts de Feed, il y a quelques années, avec de gros montants. En effet, j’ai dû effectuer ce qu’on appelle du « remploi fiscal ». Autrement dit, je devais investir 50 % de ma plus-value dans l’économie active, dans les start-up, afin de ne pas payer trop d’impôts. Il se trouve que pour réussir à avoir les meilleurs dossiers, je réunissais des gens autour de moi : des footballeurs, des tennismans, des gens qui étaient connus. Je disais alors au fondateur « Je peux te mettre un million tout de suite dans la boîte » et cela m’a permis d’avoir les meilleurs dossiers de l’écosystème.

Quel a été le déclencheur ?

Quand j’ai fait l’émission « Qui veut être mon associé » sur M6, j’ai réalisé qu’il y avait une forte demande via mes réseaux sociaux, notamment, de personnes qui me disaient « J’aimerais investir avec toi, est-ce que c’est possible ? ». Je leur demandais alors « Combien tu veux investir ? ». Ils me répondaient « 1 000 euros ». Or, avec 1 000 euros, cela n’était pas possible parce que cela créait beaucoup trop de lignes dans ce qu’on appelle « la table de capitalisation ». Autrement dit, les fondateurs ne voudraient jamais avoir cinq cent ou mille actionnaires à gérer. Je me suis alors interrogé « Comment est-ce qu’on pourrait apporter une solution ? ». Il est à noter que l’écosystème start-up représente, pour moi, un peu un stéréotype de la reproduction sociale de l’élitisme.

Quel est le problème à niveau-là ?

Si tu n’es pas très « connecté » ou que tu n’as pas fait une grande école, c’est extrêmement compliqué de pouvoir entreprendre ou investir. Or, ce problème correspond à mon combat et ma mission, sur lesquels je communique sur les réseaux depuis plusieurs années, à savoir : remettre la méritocratie au cœur de la société et permettre à tous ceux qui ont de l’ambition, de la motivation, de pouvoir s’extraire en réalité de leurs conditions initiales.

Et blast en est la concrétisation ?

Blast, c’est effectivement une concrétisation de cette envie. Au début, je stigmatisais beaucoup et je dénonçais ce problème d’élitisme mais il me manquait la solution. Blast permet à tout le monde d’investir dans des projets à mes côtés à partir de 1 000 euros par dossier.
Donc, nous avons simultanément des grands directeurs de banque qui investissent plusieurs millions par an dans le club, mais aussi des petits porteurs qui ont 1 000 ou 10 000 euros à investir dans les start-up. Ces derniers sont ravis que nous leur présentions les dossiers, que nous leur y donnions accès, que nous les formions, mais aussi que nous leur apprenions comment cela se passe.

Comment faites-vous pour y parvenir ?

Pour cela nous proposons des rendez-vous mensuels avec des experts de l’écosystème, des entrepreneurs et des investisseurs. Nous faisons beaucoup d’afterwork, de conférences ou encore de rendez-vous en visio. Ils peuvent écouter tous les pitchs des fondateurs que nous allons financer de manière à se former et voir comment nous les challengeons. Aussi, nous avons un forum de discussion sur Discord qui réunit plus de 3 500 membres . Ces derniers échangent tous les jours dans des canaux très spécifiques. C’est un petit peu le business rêvé pour moi puisque il est à la frontière de l’entrepreneuriat et de l’investissement, mes deux activités préférées.

Quelle est la différence avec une société de crowdfunding habituelle ?

Le crowdfunding, c’est quand tu vas acheter des produits en avance, quand ils sont encore en précommande. Tu vas acheter un savon solide avant qu’il ne soit sur le marché. Le crowdequity, tu peux investir dans les dossiers. Or, en France, le souci, c’est qu’il y a trop souvent des dossiers dont personne ne veut sur ces plateformes. Autrement dit, lorsque les entrepreneurs essayaient de lever de l’argent avec des VC (Venture capitalist, ndlr) ou des Business Angels et qu’ils n’y arrivaient pas, ils allaient sur ces plateformes qui étaient vraiment de mauvaise qualité. Elles étaient d’ailleurs gratuites, et pourtant, elles ne marchaient pas. Ainsi, certaines existent depuis plus de 10 ans mais ne font que des volumes vraiment faibles.
A l’inverse, notre idée c’était : « N’investis pas seul dans des projets que tu es incapable d’analyser. Viens plutôt avec les meilleurs Business Angels de l’écosystème. Il y a notamment Eric Larchevêque, Thomas Rebaud de Meero, Jonathan Anguelov de Aircall… Il y a aussi des experts par secteur qui viennent apporter des dossiers mais aussi investir à nos côtés. »

En quoi cela est un plus pour l’investisseur ?

C’est très rassurant pour le petit porteur d’être avec quelqu’un qui est légitime et qui investit son argent. Nous sommes les seuls à investir dans tous les projets que nous allons présenter au club. C’est une des différences avec le crowdequity classique. Le crowdequity prend des frais et gagne généralement sa vie au moment où les Business Angels ou les petits porteurs entrent et investissent. Il prend un pourcentage.
Nous, notre modèle est basé sur ce qu’on appelle un « carried ». Autrement dit, on prend 20 % des bénéfices qui seront réalisés par les start-up. L’essentiel de nos gains vient donc de la réussite de celles-ci. C’est ainsi que nous voulons gagner beaucoup d’argent. C’est la raison pour laquelle nous sommes alignés avec leurs intérêts. Le banquier ou le CGP (chargé de gestion patrimoine, ndlr) vont avoir souvent une rétro-commission donc personne ne sait jamais s’il met en avant un produit parce qu’il est bon ou simplement parce qu’il est bien rétro-payé. Nous, nous avons un alignement avec les membres qui en plus peuvent se former.

« Les deux, parce que l’un va avec l’autre. Si nous avons des projets mais que nous n’avons pas d’investisseurs, cela ne marche pas. Notre réputation va très vite en pâtir. Si, à l’inverse, nous avons beaucoup d’investisseurs mais pas de projets, ils vont se plaindre. »

Aujourd’hui, vous recherchez plus d’investisseurs ou plus des projets ?

Les deux, parce que l’un va avec l’autre. Si nous avons des projets mais que nous n’avons pas d’investisseurs, cela ne marche pas. Notre réputation va très vite en pâtir. Si, à l’inverse, nous avons beaucoup d’investisseurs mais pas de projets, ils vont se plaindre puisqu’ils vont dire « On paye une adhésion et vous ne nous présentez pas les dossiers ». C’est donc un double travail. C’est pour cela que nous sommes déjà plus de 20 personnes au bout d’un an et que nous avons investi plus de 45 millions d’euros dès la première année. Il s’agit d’un record absolu en France. Nous investissons plus que les fonds d’investissement !

Quelle est la différence avec les fonds d’investissement ?

La différence avec les fonds d’investissement, pour que cela soit clair, c’est qu’ils vont gérer l’argent de leurs LPs, autrement dit des investisseurs statutaires, des fonds de pension ou encore de personnes très riches. Avec Blast, les petits porteurs décident dans quels dossiers ils vont investir.
Il y a presque un aspect loisir, où nous allons présenter des dossiers, expliquer pourquoi nous pensons que c’est une bonne opportunité… Ensuite, c’est eux qui vont décider ou non d’investir. L’autre différence notable c’est que là où les VC (Venture capitalist, ndlr) vont bloquer ton argent pendant 10 ans et qu’il n’y a pas de liquidité, nous, nous offrons, via un marché secondaire que nous mettons en place, une sorte de bourse des start-up. Il a la possibilité de revendre ses participations quand il le souhaite. Cela change complètement la donne puisque nous ne sommes plus passifs, mais nous pouvons aussi avoir une stratégie quasiment de trading.

En moyenne, combien investissez-vous par projet ?

Entre 1 et 5 millions. Nous préférons les tickets à 2. 2,5 millions, c’est notre « sweet spot ». C’est sur ce montant que nous sommes généralement le plus efficace. Nous faisons du seed, donc c’est vraiment du début d’aventure, mais nous pouvons monter sur de la série A ou B. Surtout, nous pouvons nous permettre d’être très réactifs, d’être les premiers à entrer sur un tour de table. Aussi nous pouvons choisir d’être lead sur un tour, seul, colead avec un autre fonds ou encore follower (suiveur en français, ndlr), ne pas être les premiers sur le tour et compléter une levée de fonds. Nous sommes vraiment très flexibles. C’est cela qui nous permet de nous positionner sur les tours à forts potentiels.

Les fondateurs ont d’ailleurs compris que nous étions très réactifs et que plutôt que d’aller se faire un tour de tous les VC pendant six mois, ils ont intérêt à commencer par venir chez Blast. Si Blast leur dit « Oui », ils ont gagné six mois. C’est vraiment incroyable de pouvoir ouvrir l’entrepreneuriat à tous ! Comme je le disais, si l’on n’a pas fait une très grande école ou que l’on n’est pas connecté, c’est quand même compliqué de lever des fonds avec des investisseurs traditionnels. Aujourd’hui, des entrepreneurs avec des profils différents peuvent venir chez nous et être financés par les membres, puisque les membres se reconnaissent en eux.

Combien y-a-t-il de membres aujourd’hui ?

Nous avons déjà plus de 4 000 personnes dans le club et c’est évidemment 4 000 ambassadeurs pour les start-up financés. L’avantage, c’est que ce sont des early adopters qui vont souvent consommer leurs produits. La force de frappe est sans commune mesure. Quand une start-up est financée par Blast et qu’elle donne des éléments de wording, des visuels, une vidéo, sur notre forum de discussion à ses membres investisseurs et leur dit « S’il vous plaît, communiquez sur les réseaux sociaux à 18h00, telle news. », c’est 4 000 personnes qui vont le communiquer en même temps. C’est une forme de communication qui est vraiment excellente et qui est recherchée. Nous pouvons l’appeler « smart money », même si c’est un terme un peu galvaudé. C’est vraiment un apport supplémentaire au simple argent.

Comment est organisée la structure de représentation des investisseurs ?

Nous avons toujours une place au board, on a les « reserved matters » classiques. Ainsi, nous avons un droit de vote qui nous permet vraiment d’avoir un droit de regard sur l’intégralité de nos boîtes. Elles sont toutes suivies par l’équipe Blast, c’est-à-dire que ne nous contentons pas d’investir et après, d’arrêter de suivre la ligne. Nous sommes présents à tous les boards et nous assurons des reportings à l’intégralité des membres.

Nous avons tout automatisé pour qu’une fois tous les trimestres, les investisseurs puissent recevoir les dernières actualités et les chiffres des entreprises dans lesquelles ils ont investi. Aussi, nous avons les key opinion leaders, qui sont des experts sectoriels, qui vont nous accompagner aux boards comme les fondateurs, de manière à ce que l’aventure soit la plus efficace possible. C’est vraiment une tranquillité d’esprit pour les membres de savoir que leur investissement est suivi, maintenu et qu’ils sont en lien direct avec les entrepreneurs. Sur notre Discord, nous créons un « canal » avec les entrepreneurs, les fondateurs et tous les membres qui ont investi. De ce fait, de temps en temps, les fondateurs viennent, font une petite vidéo ou parlent avec les membres. Cela permet vraiment aux membres d’être partie prenante de l’aventure.

Quand a été créée Blast ? Quelles ont été les grandes phases de développement ?

Nous l’avons créée fin 2022. Là, nous sommes à un an à peine de la création. Au début, nous avions ce que nous appelons des drops, c’est-à-dire que avions une liste d’attente qui s’intégrait progressivement. La première étape, je dirais donc que cela a été fait d’accueillir des membres dans le club. Nous avons volontairement fermé les portes pour que ce soit un club qui soit exclusif. Il faut dire que nous avions 30 000 personnes en liste d’attente et nous n’en n’avons accepté que 3 500-4 000 pour cette première année. Nous avons fait un premier drop de 500, puis de 1 500 et un troisième de 1 000.
Ensuite, nous avons mis en place un comité de sélection qui permet de filtrer l’entrée des membres puisque nous voulons avoir un équilibre vraiment sain. Il s’agit de garder l’esprit originel du club, à savoir des membres qui viennent de tous les horizons, avec des profils complémentaires, des niveaux d’études différents, de tous types de métiers et de provenances géographiques.
La deuxième étape, a été le début des investissements des projets. Nous en avons fait déjà plus d’une vingtaine, ce qui est quand même énorme en si peu de temps. La prochaine étape va se dérouler pendant « Qui veut être mon associé », puisque cela fera un an que nous avons vraiment lancé les opérations et que nous serons prêts à accueillir plusieurs milliers de membres de manière à faire grandir le club.

Comment marche la bourse d’échanges ?

C’est comme un tableau d’affichage. Un membre peut dire « Je vends mes actions Feed à tel prix », par exemple. Il met un prix, et un membre ou un non-membre a la possibilité de dire « Cela m’intéresse, je l’achète. ». Beaucoup d’entrepreneurs ont essayé de créer une bourse des start-up, sauf que c’était très compliqué à exécuter parce qu’il fallait convaincre, soit les fondateurs, soit les investisseurs de mettre à disposition leurs titres. Or, il y a toujours des droits de préemption, des droits de priorité. Bref, c’est une vraie galère juridique à le mettre en place sous cette forme.

Nous, c’est très simple puisque nous gérons les SPV (Special Purpose Vehicle, ndlr) qui rentrent dans les start-up et nous avons la main sur elles. En résumé, c’est une holding qui va détenir l’intégralité des actionnaires. Étant donné que nous sommes les directeurs de ce SPV, personne ne peut nous empêcher de le faire. Autrement dit, nous avons « blockchainisé » la table de capitalisation et automatisé ce que nous appelons les KYC (know your customer, ndlr), de manière à savoir en temps réel, qui est détenteur des actions. Pour cela, ils mettent une photo de leur carte d’identité, une preuve de logement, etc.

Qu’est-ce que cela apporte ?

Si je décide de vendre mes actions et que vous me les achetez, automatiquement, au moment de l’achat, le Cerfa sera fait par DocuSign ou une autre solution. Vous devenez actionnaire et nous, nous sommes informés que vous êtes maintenant actionnaire de la start-up et que vous avez X parts. Cela nous permet d’être très efficaces et informés en temps réel.

Comment on crée la liquidité ? Comment est-ce qu’on est sûr qu’un maximum de personnes peuvent acheter des titres ?

Seuls les membres peuvent entrer dans le marché primaire, donc, au moment de la levée de fonds de la start-up. Les non-membres, les personnes extérieures au club, peuvent acheter, mais sur le secondaire. Donc, les membres peuvent vendre les participations qu’ils ont obtenues pendant la levée de fonds à des personnes extérieures au club, mais qui, naturellement, payeront plus cher pour pouvoir être à leur tour actionnaire.

La tendance, c’est de prendre des participations majoritaires ou des participations minoritaires ?

Nous, nous sommes plutôt entre 15 et 25 %, donc nous sommes vraiment comme un fonds d’investissement qui entre dans une start-up. En effet, nous agissons à ce niveau un peu comme du private equity. Nous n’avons pas vocation à être majoritaire des sociétés.

Demain, je suis porteur de projet et j’ai envie de le présenter, comment je fais et combien de temps cela va prendre avant que je sois financé en moyenne ?

Cela va prendre un mois à un mois et demi en fonction de ta réactivité. Nous avons automatisé le processus et si tu vas sur notre site, tu vas voir que tu vas être dirigé par un type form. Autrement dit, d’un dossier d’inscription. Nous allons te poser plein de questions de manière à ce que les infos arrivent automatiquement sur notre CRM et que notre team d’investissement puisse creuser le dossier très rapidement. Nous allons te demander des documents obligatoires comme ton BP, ou ton deck. Ensuite, nous sommes capables de nous positionner et de dire « On fait un premier rendez-vous ». Puis, cela va se dérouler très vite avec les analyses de la team d’investissement et un comité d’investissement. Nous avons 100 points de check-up à vérifier pour être sûr que la due diligence se passe rapidement. Donc, en un mois, un mois et demi, tu es financé.

Du côté membre, demain, je veux devenir membre, comment je fais ?

Si tu veux devenir membre, c’est pareil. Il faut aller sur notre site et tu vas déposer ton adresse mail et être mis sur une liste d’attente parce que les portes ne sont pas encore ouvertes. Comme je le disais, nous sommes obligés de maîtriser le nombre de membres actuellement. Il y a beaucoup de gens qui nous disent « Mais pourquoi vous faites ça ? C’est trop bizarre. Il y a anguille sous roche ». La réalité, c’est que nous avons déjà 100 millions d’euros à déployer par an avec les membres que nous avons en ce moment au club.

Si nous acceptions le double de membres, naturellement, cela nous ferait 200 millions d’euros à déployer. Or, c’est impossible de déployer correctement autant d’argent en aussi peu de temps parce qu’il n’y a pas encore assez de projets. Et même notre équipe n’est pas encore assez structurée pour engranger encore plus de levées de fonds.

Donc, nous préférons y aller pas à pas mais garantir à nos membres que les dossiers, que nous mettons en avant, sont des dossiers dans lesquels nous croyons. Parce qu’encore une fois, nous sommes rémunérés sur le « carried » et donc sur la performance. Si nous commençons à choisir des deals juste pour faire des deals, nous savons qu’à la fin, nous ne gagnerons pas. Et en plus, la réputation du club sera détruite !

Comment cela se passe concrètement la sélection ?

Si tu veux rentrer, tu mets ton adresse mail et tu entres sur la liste d’attente. Là, une personne de l’équipe relations investisseurs va te contacter. Elle va essayer de comprendre tes motivations. Pourquoi tu veux nous rejoindre, quel est ton profil. Elle va passer du temps avec toi. Ensuite, il va y avoir une première pré sélection en interne dans la team « relations investisseurs » où il va défendre ton projet et ta candidature. Si l’équipe relations investisseurs valide le dossier, ton dossier va être dirigé vers le comité de sélection. Il est composé de mon cofondateur, Samuel, deux directeurs managers de la team Blast ainsi que de moi-même. Nous disons « oui » ou « non ». Tu peux alors entrer et payer ton adhésion de manière à rejoindre le club et investir à nos côtés.

Pour l’avenir, quels sont vos objectifs ? Ceux de 2024 ?

2024, nous allons être capables de grossir de manière structurée. Nous avons pris notre temps en 2023 alors que nous aurions pu accueillir beaucoup plus de membres, faire plus de deals. Cependant, c’était important pour nous d’assurer la plus grande qualité à tous les niveaux. Ceci, que ce soit dans l’expérience utilisateur des membres, dans le suivi des start-up ou dans la sélection des dossiers. Cela va être aussi une année de croissance assez forte. L’idée, c’est aussi de pouvoir créer nos propres fonds d’investissement. Nous avons beaucoup de CGP qui nous contactent pour que leurs clients puissent investir à nos côtés.
A l’heure actuelle, il serait impossible de le faire sous un format de club. C’est pourquoi nous allons monter un fonds d’investissement de manière à pouvoir récupérer l’argent des CGP. Aussi, il y a énormément d’économies. Nous permettons maintenant l’investissement via le PEA. Le PEA, c’est un levier d’épargne qui est colossal pour les Français qui ne savent pas où investir.

Enfin, nous allons continuer à nous développer d’un point de vue équipe. Ceci sans oublier que nous avons la chance d’avoir un projet Blast à l’international, pays par pays, où nous allons avoir des key opinion leader, qui vont diriger des nouvelles zones géographiques. Il y a également des projets qui sont excitants comme un nouveau site internet ou la possibilité naturellement d’investir dans des tours de table un peu plus late stage, avec des projets plus matures. L’idée, c’est de pouvoir financer un projet de son tout début jusqu’à la fin et la sortie potentielle.

Comment expliques-tu votre essor rapide ?

C’est vrai que l’« unfair advantage » (avantage injuste en français, ndlr) que nous avons eu et que n’ont pas eu les autres, c’est que j’avais déjà de la visibilité. J’avais la chance d’être très présent sur les réseaux sociaux et nous avions travaillé depuis quatre ou cinq ans pour passer ce message justement de motivation, d’espoir à tous les jeunes qui nous suivaient. Et quand nous avons annoncé ce projet, cela a été un peu l’aboutissement de tout ce travail. Très vite, avec Qui veut être mon associé, mon livre qui a été vendu à plus de 20 000 exemplaires, les formations que nous faisions ou encore les événements notamment avec Feed, il y a eu tout de suite une énorme traction autour du projet.

Quel a été le plus grand défi de Blast jusqu’à présent ? Parce que tout semble avoir été facile et être monté vite, mais est-ce qu’il y a eu des défis ?

Je dirais que le plus compliqué, ce n’était pas d’avoir des membres, parce qu’honnêtement, nous en avons encore des milliers sur la liste d’attente, mais plutôt d’exécuter, parce que d’un point de vue opérationnel, nous avons été extrêmement vite. Nous avons dû d’abord avoir des agréments parce que nous sommes agréés par l’AMF. Donc, il a fallu faire cette partie réglementaire. Aussi, il a fallu recruter plus de 20 personnes, trouver les bons dossiers, structurer les opérations, entretenir la relation avec les membres de manière à ce qu’ils ne soient pas déçus par l’aspect club, faire le site Internet, penser l’international, créé le marché secondaire.
En bref, l’exécution, cela a été un challenge à réaliser en un an ! Cela n’a pu se faire que parce que nous avons une équipe incroyable et que j’ai, un cofondateur, Samuel, qui lui est dans l’ombre mais qui va dérouler au quotidien un nombre de tâches impressionnantes.

Que fait ton associé d’ailleurs dans l’entreprise ?

J’ai toujours dit que je ne m’associerai jamais car je n’aimais pas le principe. En réalité, je découvre les joies de l’association puisque cela me permet de faire deux fois plus de choses. Nous sommes très complémentaires et cela me permet de me concentrer sur ce qui me plaît vraiment, à savoir la communication, les investissements ou encore créer de la relation avec les membres. Samuel lui sur une partie qui lui plaît et moi me déplaît, à savoir l’opérationnel, les Excel ou encore la finance. Donc, nous sommes vraiment un binôme qui est très efficace et où tout se passe bien.

Sur les valeurs

Quelles sont les valeurs de Blast ?

Les valeurs, elles me sont très personnelles et d’ailleurs, nous les retrouvons aussi chez Feed. C’est en premier la méritocratie. Tout le monde doit avoir la possibilité de réussir, quel que soit son milieu, mais avec de la passion. Pour nous, c’est important quand nous sélectionnons les membres et que nous avons le comité de sélection, où nous les rencontrons pendant plus d’une heure, de voir des personnes qui ont envie d’apprendre, de se dépasser, de découvrir mais aussi de renvoyer l’ascenseur et d’aider les autres membres sur les sujets qu’ils maîtrisent. C’est cette bonne ambiance qui fait que Blast est bien plus qu’un moyen d’investir. Il s’agit d’un véritable club où les membres se retrouvent ville par ville, quasiment chaque semaine, font des afterwork, échangent. Vraiment, c’est quelque chose qui passionne.

Quelles sont les autres valeurs ?

Il y a une notion d’ambition. Nous ne sommes pas là pour faire des petits gains. Nous ne nous cachons pas d’avoir vraiment une envie de gros gains. En effet, nous voulons essayer d’avoir les mêmes résultats que j’ai pu avoir lorsque j’investissais personnellement en tant que Business Angel et que j’enchaînais tantôt cinq, tantôt dix, tantôt plus. Nous voulons des membres qui ont envie de rêver grand ! Notre dernière valeur, c’est le travail. Parce qu’évidemment, on n’a rien sans rien. Il faut travailler de manière intense pour réussir.

Nous attendons de la part de nos membres qu’ils travaillent sur ce que nous appelons les due diligence et qu’ils n’investissent pas au doigt mouillé. Ils doivent avoir le temps nécessaire pour échanger avec les fondateurs, poser leurs questions, s’impliquer dans le club ou bien participer à l’organisation des événements. Nous avons des ambassadeurs qui ont été élus dans le club, de manière à ce que la gestion du club soit horizontale, un peu comme dans le Web 3. J’aime que ce modèle soit vraiment démocratique et pas vertical. Je ne veux pas donner des ordres que tout le monde exécute. Le club vit ainsi par lui-même en autosuffisance et nous donnons des budgets aux ambassadeurs, ville par ville. C’est eux qui organisent les apéros, les événements, la distribution de sweats, de cadeaux…. Et cela nous permet vraiment de pouvoir « scaler » tout en gardant cet esprit club qui est fondamental.

Comment se passe la valorisation des entreprises ?

C’est une négociation entre l’équipe « investissement » et les fondateurs. Classiquement, nous allons faire des propositions qui sont parfois acceptées, parfois négociées. Ensuite, pour le secondaire, c’est vraiment de gré à gré, un peu comme si vous vendiez une voiture sur LeBoncoin. Vous fixez un prix et si vous exagérez, personne ne voudra l’acheter. A l’inverse, si vous êtes au bon prix, des personnes vous feront des propositions.

Je suppose que vous utilisez rarement les méthodes comme DCF ou autres pour calculer la valorisation d’une boîte ?

Oui, au début, nous sommes plutôt sur des indicateurs assez basiques comme des multiples de chiffre d’affaires, parfois l’Ebitda, mais cela reste relativement rare. Nous allons parier sur l’avenir plus que sur ce qui a déjà été réalisé parce que souvent, ce sont des entreprises qui n’ont pas beaucoup de bilan. Le lien avec le fondateur et le feeling avec l’équipe ont un impact significatif. Ils sont évidemment présentés aux membres du club lors de visios, de manière à ce qu’ils puissent se faire leur propre opinion. Il y a des fondateurs qui vont déclencher de l’empathie, qui vont être portés par une mission, qui ont envie de changer les choses.

C’est souvent cela qui va motiver les investisseurs individuels à se positionner. Nous avons beaucoup parlé d’argent, mais il y aussi l’impact qui va être généré par les projets. Cela parle énormément à la communauté, que ce soit à l’impact sur l’écosystème ou autres. Parfois, il s’agit de l’impact humain avec des sociétés qui vont recruter des personnes avec un handicap. Parfois, ce sont des personnes qui vont avoir un impact international et qui vont recruter des profils en France. Nous ne sommes pas au niveau du private equity où nous nous basons uniquement sur des indicateurs financiers, même si évidemment nous leur fournissons l’intégralité de la documentation, à savoir les BP, les SWOT, les analyses, les due diligence, de manière à ce qu’ils puissent être accompagnés dans leur prise de décision.

Est-ce que pour toi, est-ce que tu ressens que les investisseurs aujourd’hui recherchent vraiment ce côté impact des entreprises ?

Les dossiers qui fonctionnent très bien chez nous, ce sont ceux qui changent les choses. Si nous leur proposons un dossier d’un énième savon solide ou d’un énième maillot de bain, cela ne stimule pas les investisseurs. Nous, nous investissons dans le spatial, dans la biotech, dans le futur des banques, dans la foodtech, donc l’alimentation de demain… C’est toujours des sujets qui, à leur niveau et de différentes manières, vont réussir à changer les choses. Aussi, ce sont des entrepreneurs, et c’est pour cela que c’est passionnant. Ils sont portés par quelque chose qui les dépassent, ils ont envie de mettre la France sur le devant de la scène, d’aller défier les Asiatiques ou les Américains.

C’est toujours un moment extrêmement valorisant et agréable de les mettre en contact avec nos 3 500 membres, qui avec leurs économies, ont envie de participer à cette aventure. Ces fondateurs regorgent d’idées, d’énergie, de motivation et nous le ressentons dans nos échanges et quelquefois, lors des débats. Évidemment, les challenges sont nombreux pour les entrepreneurs et les épargnants qui ont mis cinq ou dix ans pour mettre cet argent de côté. Ces derniers ne veulent pas investir n’importe comment et donc ils vont bousculer à certains moments un peu les entrepreneurs. Cependant, c’est toujours dans un bon état d’esprit, bienveillant. Nous constatons clairement une envie de la part des membres d’avoir de l’impact. Ils ne veulent plus investir, ils nous le remontent souvent, dans des projets obscurs, des SCPI sans intérêts ou des produits financiers structurés.

Comment faites-vous pour déterminer cela ?

Nous, nous allons creuser pendant des mois avec les fondateurs pour comprendre leurs projets. Nous allons les présenter, nous allons expliquer pourquoi nous y allons. Je pense que les Français, voire les gens de manière générale, ont envie d’investir de l’argent dans quelque chose qu’ils comprennent et qui les valorisent. Ils ont envie de pouvoir en parler en repas de famille, à leurs amis. Les Business Angel, et même si cela peut paraître paradoxal, depuis 10 ans, tout le monde en parle, même les politiques, on est la start-up nation, etc.

Cependant, c’était une classe d’actifs qui était extrêmement compliquée d’accès. Si vous n’aviez pas des très gros tickets moyens à mettre, des 100 000 ou 200 000 par ticket, ou alors la possibilité d’être connu ou visible, parce que vous étiez entrepreneur ou très bien connecté, il était impossible d’investir dans ces start-up. Et pourtant, cette classe d’actifs est la plus rémunératrice d’Europe depuis 10 ans (!) quand nous la comparons à l’immobilier, à la Bourse, au LBO, au private equity. Donc, le early stage en Europe, c’est ce qui performe le mieux et les épargnants n’y avaient pas accès ! Un paradoxe.

Est-ce qu’il y a des mouvements pour ce changement ?

Nous sommes à un moment incroyable puisque même le gouvernement, avec la loi Tibi 2, du député Paul Midy, vient de faire passer de nouvelles mesures pour diriger l’épargne des Français vers l’investissement en start-up. Il y a de grosses défiscalisations en 2024 qui vont aller jusqu’à 50 %. De nombreuses mesures vont dans ce sens, que d’ailleurs nous prônons. C’est un plaisir pour nous d’être à l’initiative de ce type de projet.

« Entre 1 et 5 millions. Nous préférons les tickets à 2. 2,5 millions, c’est notre « sweet spot ». C’est sur ce montant que nous sommes généralement le plus efficace. »