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StarOfService : un concept novateur pour révolutionner le marché des services. Lucas Lambertini

StarOfService : un concept novateur pour révolutionner le marché des services. Lucas Lambertini

StarOfService, comme beaucoup d’aventures entrepreneuriales, est né d’un constat simple : lorsque l’on cherche à engager un professionnel pour réaliser un service, il est souvent difficile de trouver quelqu’un de compétent, disponible et abordable. Les acteurs actuels de ce marché ne semblent plus vraiment adaptés à la demande. L’objectif de StarOfService est de régler ce problème en inversant le paradigme établi : désormais, ce sont les meilleurs professionnels qui viennent directement à vous. L’entreprise a, par ailleurs, récemment obtenu le Prix du Public de la 4ème édition du concours MoovJee. Lucas Lambertini, cofondateur de StarOfService, nous a accordé un entretien pour nous expliquer plus en détail l’histoire et le fonctionnement de son entreprise.

Des acteurs historiques quelque peu dépassés

Les cofondateurs de StarOfservice sont partis d’un constat simple. Aujourd’hui, il est possible d’acheter quasiment tout sur internet. En revanche, lorsqu’il s’agit de services, tout devient plus compliqué. Qu’il s’agisse de trouver une femme de ménage, d’un dépanneur informatique, ou encore d’un photographe, on perd généralement beaucoup de temps à chercher quelqu’un qui soit compétent, disponible et abordable.

Lorsque l’on cherche à engager un professionnel, le réflexe de base est souvent d’aller dans les annuaires ou sur les sites de petites annonces. Le client recherche le professionnel, c’est lui qui paie mais c’est lui également qui perd son temps à essayer de trouver la bonne personne. Aujourd’hui, on se rend compte que les acteurs classiques du marché des services aux particuliers (PagesJaunes, LeBonCoin…), valorisé à 80 milliards d’euros, ont simplement repris ce qui se faisait sur papier pour le mettre sur internet.

Le réel problème réside principalement dans le fait qu’ils n’ont pas amélioré l’expérience utilisateur, comme nous le confirme Lucas Lambertini : « Les acteurs historiques ne répondent plus au problème de base qui consiste à permettre aux gens de trouver et d’engager un professionnel de confiance à proximité de chez eux. Quand vous voulez engager une femme de ménage ou une nourrice, qui va aller chez vous, être au contact de vos enfants, l’aspect confiance est indispensable, or, les acteurs classiques du marché n’apportent pas de réponse sur ce critère. Malgré cela, comme ils représentent pour l’instant la seule alternative, les gens continuent de les utiliser.»

C’est dans le but de répondre à ce besoin que StarOfService, premier comparateur de prix en France, pour les services, a été crée.

Une anecdote révélatrice

Lucas Lambertini nous a révélé une petite anecdote sur l’origine de l’idée de StatOfService, révélatrice à plus d’un titre. En novembre 2011, un proche du cofondateur avait besoin de faire élaguer un arbre, proche d’un câble électrique. Son premier réflexe fut de se diriger vers les pages jaunes. Après une vingtaine de coups de fil infructueux, il décide de s’orienter vers un site de petites annonces, pour un résultat équivalent : problème de disponibilité, de prix et parfois de fiabilité. Au final, le soir, il se décide à rappeler un élagueur qui lui avait laissé un message sur son répondeur et fixe un rendez-vous : « La personne avait l’air correcte, l’élagueur vient deux jours après. Résultat : l’élagage a été une catastrophe, ce n’était pas un vrai professionnel. Il a même trouvé le moyen de couper le câble électrique en même temps ! »

Le principe de StarOfService

La devise de StarOfService illustre parfaitement le renversement opéré par l’entreprise : « ne cherchez plus, les meilleurs professionnels viennent à vous ». Au lieu de passer du temps à chercher soi-même un professionnel, il est possible d’aller directement sur le site ,pour, en quelques secondes, expliquer son besoin : « Une fois que vous nous avez fait part de votre besoin, nous utilisons un algorithme qui va géolocaliser et alerter les meilleurs professionnels près de chez vous. Ces professionnels vont recevoir la demande du client, et vont proposer une offre. Le client va, en quelques minutes, recevoir quatre offres maximum. Il pourra ainsi comparer les offres et fixer un rendez-vous en ligne avec le professionnel qui lui convient. »

Tous types de services sont proposés, du service classique comme la plomberie, l’électricité, le ménage, aux services plus spéciaux comme la photographie, le coaching en séduction… Lucas Lambertini nous confiait à ce titre sa volonté d’être présent sur tous les services pour devenir, à terme « Le Amazon du service ».

StarOfService résout le problème lié aux annuaires et aux sites de petites annonces : « Quand on passe par ce genre de site, quand on appelle on pense avoir trouvé le bon professionnel et généralement il y a toujours quelque chose qui coince, soit le prix est trop élevé, soit la personne n’est pas disponible. Avec StarOfservices nous avons fait disparaître ces facteurs qui posaient problème auparavant. »

A noter que le site est spécialisé sur l’île de France mais propose des mises en relation sur la totalité du territoire. On compte aujourd’hui plus de 2000 professionnels répertoriés en Île de France.

Les avantages pour les utilisateurs

Les avantages de ce nouveau type de plateforme sont nombreux. Elle permet évidemment un gain de temps puisque le client n’a plus à chercher, il fait part de son besoin et les meilleurs professionnels viennent à lui.

Ensuite, ce genre de site présente bien sûr l’avantage de faire diminuer la facture pour les clients. Les professionnels se mettent en concurrence, ce qui occasionne des baisses pouvant aller jusqu’à 50% du prix « classique ».

Enfin le dernier élément et certainement le plus important : la confiance. Les professionnels inscrits sur StarOfService sont interviewés, leurs anciens clients sont également interviewés, ils ont dû fournir de nombreuses informations. C’est une garantie de motivation mais surtout de qualité.

L’équipe

Diplômé de L’EDC Paris, Lucas Lambertini fait part de son idée à Toni Paignant, un camarade de classe pendant 5 ans dans cette même école, qui le suit dans l’aventure. Les deux cofondateurs seront par la suite rejoints par Maël Leclair, ayant suivi pour sa part une formation d’ingénieur.

Nos trois cofondateurs ont découvert ce que de nombreux entrepreneurs ont connu avant eux, le chemin semé d’ embûches que constitue la création d’entreprise : « On s’est débrouillé seuls de A à Z. On a fait l’étude de marché à trois, les formalités administratives également, pareil pour la plateforme, on l’a développée nous-mêmes. On a connu beaucoup de difficultés aux niveaux juridique et technique au départ mais on était vraiment passionné par l’entrepreneuriat donc on a acquis toutes les connaissances nécessaires par nous-mêmes. »

Leka : un projet d’entreprise original et utile

Leka : un projet d’entreprise original et utile

Leka – Smart Toys est un projet d’entreprise comme on aimerait en voir davantage. Comme nous l’a expliqué Ladislas de Toldi, co-fondateur de Leka, dans l’entretien qu’il nous a accordé, la volonté n’est pas de monter un business classique mais de concilier l’aspect business avec une réelle approche d’utilité « sociale ». Le projet consiste au développement de « smart toys » robotisés et interactifs pour les enfants atteints d’autisme. C’est ce concept novateur en France qui a d’ailleurs permis au trois co-fondateurs d’être lauréats du prix « innovons ensemble » de la 4ème édition du concours Moovjee.

Le concept

Leka – Smart Toys n’en est qu’au stade de projet mais un potentiel certain se dessine déjà. Les trois créateurs, Ladislas de Toldi, Mickaël Guerra et Marine Couteau, âgés de 23 à 24 ans, se sont fixés pour objectif de créer et commercialiser des solutions interactives et robotisées pour les enfants autistes.

Tout part de recherches menées sur l’accompagnement des enfants autistes au Canada et aux Etats-Unis, pays novateurs en la matière. Ces recherches ont conduit à la conclusion que l’utilisation de robots ou d’interfaces graphiques adaptées était extrêmement bénéfique pour ces enfants, parce qu’ils avaient beaucoup plus de facilités à interagir avec des robots qu’avec des personnes. Or, pour leur permettre d’évoluer, de grandir, d’apprendre, ils ont besoin de cette interaction constante.

Les objets proposés par Leka seront à destination des établissements spécialisés et bien sûr également des parents, comme nous l’explique Ladislas de Toldi : « l’idée est que nos produits élargissent l’interaction que l’enfant a avec les parents ou les éducateurs pour ensuite faire une analyse statistique pour voir comment évolue cette interaction. Est-ce qu’au début l’enfant était plutôt violent et est devenu moins violent, est-ce qu’il ne portait pas la boule et maintenant il la porte, ce genre de chose.»

Un retard à combler en France

La France possède un retard conséquent en ce qui concerne l’accompagnement des enfants autistes. Il existe très peu de produits spécialisés, développés spécialement pour eux. Beaucoup de jeux utilisés aujourd’hui pour les enfants autistes sont des jeux standards qui sont modifiés ou même pris comme tels.

Le co-fondateur de Leka nous a confirmé le retard qu’accuse la France dans ce domaine : « C’est quelque chose qui n’existait pas beaucoup sur le marché et en France en plus on a vingt ans de retard dans l’accompagnement et le suivi des personnes autistes, pour diverses raisons, mais il y a énormément de choses qui sont à faire, et je pense que ça passe par la technologie. »

Un projet scolaire à l’origine

Tout part d’un projet scolaire, dans l’école de biologie industrielle, à Cergy Pontoise : « On a travaillé dessus en quatrième année, dans un cours d’innovation et création d’entreprise. Au départ on était neuf mais on savait dès le début que créer une entreprise à neuf n’était pas une tache facile. Aujourd’hui il reste trois personnes dans le projet, il y a Marine qui a fait la même formation que moi, qui était dans le projet initial, et Mickael qui est un ingénieur déjà diplômé lui de l’EISTI, qui est une école d’informatique à Cergy. »

Leka est incubé à Neuville et avait suivi un programme de pré-incubation, l’année dernière, disposant ainsi d’un accompagnement gratuit avec des conseils, des rencontres, qui les ont guidés dans leur développement. La date de création de l’entreprise est fixée pour juin.

Une réelle volonté d’aider au-delà de l’entrepreneuriat

A l’origine Ladislas n’avais pas forcément pour projet de devenir entreprendre mais les circonstances et le destin ont fait qu’il s’est lancé. Lui qui voulait initialement travailler chez Total a été convaincu par le potentiel du projet, par l’optique d’apprendre de nouvelles choses, par la perspective d’aider : « Je pense que si on ne le faisait pas pour les enfants autistes, d’abord on en serait pas là aujourd’hui, mais on ne se serait probablement pas lancé. Il est vrai qu’on pourrait peut être très bien s’en sortir mais ce serait moins intéressant et moins pertinent du point de vue de l’expérience. »

Des difficultés mais au final de belles perspectives

L’aspect technique a constitué une première barrière importante : « Très longtemps on a vendu un rêve qui plaisait à tout le monde, donc les gens écoutaient, mais comme on a tardé à avoir un prototype fonctionnel, on a pris quelques claques car les gens attendaient quelque chose de concret. »

Ladislas faisait de l’informatique et possédait des bases solides en électronique alors que Mickael, de part sa formation était naturellement très bon en informatique. Les trois cofondateurs ont eu recours à une plateforme Open Source leur permettant d’apprendre la programmation et l’électronique, et en même temps d’acheter des cartes, qui, reliées à l’ordinateur, donnent la possibilité de programmer très simplement et donc de développer très rapidement un prototype. C’est de cette manière qu’ils sot parvenu à surmonter une partie du défi technique que constitue ce genre de « jouets ».

Bien sûr dans un second temps, une fois que le produit proposera une assurance forte, l’entreprise s’orientera vers des composants (cartes électroniques, sphères…) sur mesure.

Il est à noter, enfin, que même si la perspective d’un possible développement à l’international (Belgique particulièrement) est présente dans la tête des cofondateurs, la volonté est forte de produire les « smart toys » en France, parce que d’une part la France a des atouts non négligeables pour la production de produit à forte valeur ajoutée mais également parce que chacun à son échelle peut participer au processus de redynamisation de notre pays.

Bonnes pratiques pour le Crowdfunding en fonds propres

Bonnes pratiques pour le Crowdfunding en fonds propres

Depuis quelques années une effervescence accompagne les nombreux lancements de plates-formes de financement participatif  » Crowdfunding  » aux business models aussi divers que variés. A l’instar de l’époque de la création d’internet l’approche sociale et citoyenne qui prévaut tend progressivement à se perfectionner.

En quoi l’industrie du Crowdfunding en fonds propres se peaufine-t-elle ?

Les modèles diffèrent fortement entre les multiples opérateurs de plates-formes en fonds propres avec prises de participations dans le capital d’une entreprise. Le plus répandu est celui d’une plate-forme, parfois d’une place de marché, assurant une sélection fine des porteurs de projets admis sur son site. Une telle plate-forme réalise sa propre procédure de due diligence des projets qu’elle reçoit, écartantle plus grand nombre d’entre eux, pour n’en retenir que les plus solides, les plus prometteurs, ceux qui ont un réel potentiel et qui disposent d’une équipe impliquée. Dans le cas contraire, la confiance des investisseurs en serait vite impactée.

D’abord, elle commence par vérifier l’élément essentiel du projet, à savoir l’équipe dirigeante de la société, son expérience, où ils ont exercé, d’où ils viennent. Elle étudie ensuite les critères chiffrés comme le business plan, les caractéristiques du marché, la pérennité de la société, la valorisation et la stratégie de sortie éventuelle.

Il est évident que les investisseurs sont également très sensibles à la question clef de la valorisation de l’entreprise. A cette fin, la plate-forme peut offrir un outil de valorisation, voire suggérer de nouvelles méthodes.

Je partage le point de vue du responsable de la plate-forme allemande Companisto, selon lequel, le modèle des capitaux-risqueurs n’a pas vocation à être copié par l’industrie du Crowdfunding. En effet, il existe une distinction majeure entre un investisseur sur une plate-forme de finance participative en fonds propres qui choisit la société parfois de proximité dans laquelle il investit, et un investisseur dans un fonds de capital-risque pour qui ce n’est pas le cas. Cependant, l’un et l’autre savent pertinemment qu’il n’y a pas de garantie de retrouver les fonds investis. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle la notion « d’investisseur qualifié » est aussi prégnante dans la réglementation de nombreux pays.

La professionnalisation se manifeste aussi par une action pédagogique renforcée à l’intention des investisseurs quant aux risques éventuels encourus, y compris pour des montants souvent limités. L’établissement d’une relation de confiance entre la plate-forme, les porteurs de projets et les investisseurs, est indispensable.

Cela sous-entend également une relation directe entre le porteur de projet et l’équipe de la plate-forme dont les procédures internes et les directives seront assurées. Il est à noter à ce propos que les acteurs de cette industrie s’engagent pro activement dans un nombre croissant de pays à respecter un code de déontologie. La transparence est requise.

Pour finir, les plates-formes, les réseaux de Business Angels, les avocats d’affaires, voire les capitaux-risqueurs ont, à mon avis, tout intérêt à travailler ensemble, ne serait-ce que pour trouver une solution immédiate de financement des projets en phase de pré-amorçage ou early stage, qu’ils envisagent peut-être de soutenir ultérieurement.

Finalement, si cette industrie naissante évolue rapidement, je constate que les créateurs de plates-formes et leurs investisseurs sont essentiellement des hommes. Nul doute que l’accroissement du nombre de femmes dans ce métier apportera également sa part d’évolution et de progression.

Native advertising ou le publireportage 2.0

Native advertising ou le publireportage 2.0

Une nouvelle forme de publicité émerge en ce moment appelé « native advertising ». Il semble que le concept soit assez neuf en tout cas en France si j’en prends pour preuve la page wikipedia qui n’existe aujourd’hui (le 9 juillet 2013) qu’en anglais et italien… Du coup la traduction française n’est toujours pas installée, publicité native j’imagine.

Qu’est que le « native advertising » ?

Basiquement, la meilleure illustration du native advertising c’est le post sponsorisé (« suggested post » en anglais et « publication suggérée » en français) dans son fil d’actualité Facebook.

Comme l’explique cette infographie publiée sur Mashable en décembre 2012, le « native advertising » (http://mashable.com/2012/12/13/infographic-native-advertising/) c’est le fait d’intégrer du contenu de qualité dans l’interface d’une plateforme sans affecter l’expérience de l’utilisateur. Et en cela c’est différent du publireportage du XXème siècle (le siècle dernier quoi).

Une autre manière de faire de la pub

Mais on ne peut pas résumer le native advertising au post sponsorisé sur Facebook ou Twitter. Le native advertising c’est surtout une autre manière de faire de la pub pour les journaux. Il semble, en ayant fait un peu de Google, qu’il y ait un point zéro de cette histoire avec un article sponsorisé par Porsche dans une publication US où l’annonceur (Porsche) et l’éditeur (The Atlantics) sont complément emmêlés dans une expérience unique: du bon contenu au format de l’éditeur qui valorise l’annonceur.

La pub native fait partie du décor

Le vrai sujet du native advertising c’est tout d’abord les formats IAB ou plutôt le non respect des formats IAB (pour faire simple la taille des bannières) mais surtout le fait que la publicité se connecte au contenu pour ne faire qu’un: la meilleure image du native advertising c’est Time Square: les pubs font partie du décor et quelque part sans ces pubs, Time Square n’est plus Time Square.

(Crédit photo : zoonabar)

Cet été, soufflez…. et inspirez-vous

Cet été

Ca y est le coup d’envoi de ces vacances d’été est lancé ! C’est le moment de déconnecter. Physiquement mais aussi mentalement. Aussi je vous propose ce mois-ci de faire une pause …..utile ! Pour cela j’ai choisi de partager avec vous une sélection des citations qui m’inspirent dans mon quotidien de chef d’entreprise et je vous invite à la compléter avec les vôtres !

Prenez du recul, aérez votre corps et votre esprit, profitez pleinement de l’instant présent et laissez-vous inspirer par tout ce qui vous entoure. Votre créativité s’en trouvera décuplée, et il y a fort à parier qu’à votre retour votre regard sur vos préoccupations actuelles ait changé en les transformant en véritables opportunités.

Et pour l’heure voici de quoi commencer à vous inspirer :

« Dans vingt ans vous serez plus déçus par les choses que vous n’avez pas faites que par celles que vous avez faites. Alors sortez des sentiers battus. Mettez les voiles. Explorez. Rêvez. Découvrez ». Mark Twain

« Les seules limites à nos réalisations de demain sont nos doutes et nos hésitations d’aujourd’hui » Roosevelt

« Il y a quelque chose de pire que de ne pas avoir réussi, c’est de ne pas avoir essayé » Sir W. Churchill

« Nos désirs sont les pressentiments des possibilités qui sont en nous » Von Goethe

« Vous ne pouvez choisir ni comment mourir, ni quand. Mais vous pouvez décider de comment vous allez vivre. Maintenant »Joan Baez

« 100 résolutions ne peuvent rien face à une action »Sébastien Night

« 100% des choses qu’on ne tente pas échouent »Wayne Gretzky

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles »Sénèque

« La même énergie est utilisée pour dire « Je continue » que pour dire « J’abandonne » » William Atkinson

« Focalisez-vous sur ce que vous pouvez changer, pas sur ce que vous ne pouvez pas » Tom Clancy

« Tout est difficile avant d’être simple »Th. Fuller, Gnomologia

« Si nous avons le courage de les poursuivre, tous les rêves deviennent réalité » Walt Disney

« La plus grande erreur que puisse faire un homme est d’avoir peur d’en faire une »
Elbert Hubbard

Je vous souhaite de profiter pleinement de vos vacances !

Créer son entreprise en étant encore étudiant, c’est possible !

Créer son entreprise en étant encore étudiant

On pense souvent que concilier création d’entreprise et la poursuite d’études n’est pas possible. Les plus pessimistes vous diront que l’on ne peut pas tout faire et qu’il y a un temps pour tout ! Pourtant, selon les statistiques, la nouvelle génération (dont je fais partie) semble se lancer plus facilement que ses aînés. Pour ma part, j’ai choisi de créer mon entreprise l’Union des Bailleurs de France, alors que j’étais encore étudiant en Master à Novancia. Dans cet article, je vais donc vous donner quelques conseils et astuces liés à mon expérience pour réussir à mener les deux de front.

L’organisation

Il n’y a rien de pire que de devoir faire un choix entre la révision du prochain partiel et la proposition pour un nouveau client hyper importante.

Bien savoir gérer son planning est donc impératif. Il faut réussir à trouver l’équilibre entre l’école et l’investissement dans son entreprise. Pour cela, essayez de vous dégager des plages de travail dédiées à un sujet. Cela évite de passer de l’un à l’autre et de perdre du temps inutilement… Profitez de vos pauses pour gérer les tâches de moindre importance et proposez à votre école de réaliser vos stages au sein de votre propre entreprise (monter sa société n’est-t-il pas une formidable expérience professionnelle ?)

N’hésitez pas à utiliser un calendrier sur 3 ou 4 mois. Cela vous permettra de pouvoir anticiper les grosses échéances et les pics d’activités.

L’échange

Avant de vous lancer pleinement, parlez de votre projet autour de vous.

Vos amis, vos enseignants, l’administration de votre école, etc., pourront être d’excellent conseil et vous aider dans votre réflexion et votre développement.

S’ils adhèrent à votre projet, c’est un bon début. Ils deviendront vos meilleurs prescripteurs. Par exemple, votre école pourra vous mettre en contact avec des partenaires, des journalistes, etc. Vos professeurs pourront vous aider à rédiger vos statuts ou à créer un bon business plan.

La crédibilité

Être jeune pose souvent problème face à des acteurs ayant déjà une expérience professionnelle plus importante. Certains auront tendance à vous sous-estimer voire à vous prendre de haut.

Écoutez ce que l’on vous dit, ils auront beaucoup de choses à vous apprendre, mais n’ayez pas peur de croire en vos idées.

Apprenez à convaincre et à être crédible avec des arguments solides.

La peur de l’échec

Vous n’avez pas toujours eu la moyenne à l’école, pourtant cela ne vous a pas empêché de poursuivre vos études et de tirer profit de vos erreurs. Il en est de même pour la création d’entreprise.

Il est indéniable que la création d’entreprise comporte des risques. N’en n’ayez pas peur … Anticipez-les en tenant compte des incertitudes lors de l’élaboration de votre stratégie et de votre développement.

Même si le succès est incertain, l’expérience professionnelle et personnelle que vous en tirerez est quant à elle garantie. Vous sortirez grandi de cette aventure.

L’accompagnement

Se lancer pour la première fois n’est pas une tâche facile. Vous devrez faire face à des problématiques nouvelles.

Avoir un mentor ou être suivi par une structure d’accompagnement (incubateur, pépinière, etc.) est une excellente solution pour éviter les erreurs de débutants. En effet, vous pourrez ainsi bénéficier de conseils d’experts et de l’expérience d’entrepreneurs expérimentés.

Vous êtes encore étudiant, profitez de ce statut pour demander des conseils. Beaucoup de créateurs d’entreprise seront ravis de vous aider/accompagner.

Être entrepreneur et étudiant n’est pas facile tous les jours (moins de temps libre, obligations et prises de risque, etc.) ! Cependant, cela permet de vivre une excellente expérience à un moment de votre vie où vous ne risquez rien (pas ou peu d’obligations financières). Réussir à atteindre ses objectifs ne peut être que gratifiant, tant personnellement que professionnellement.

En espérant vous avoir donné envie d’entreprendre et au plaisir d’échanger avec vous !

Comptabilité : l’originalité ne paie pas

Comptabilité : l’originalité ne paie pas

Tenir la comptabilité d’une société suppose de suivre des règles très précises. S’il n’est pas indispensable de suivre des normes légales pour voir clair dans la gestion, en interne, il en va tout autrement lorsque des tiers doivent s’intéresser à vos comptes. Or c’est bien évidemment souvent le cas.

Prenons l’exemple d’une PME

Il y a de cela quelques mois, j’ai été mandaté par une banque pour réaliser l’audit des comptes et des procédures d’une PME. Il s’agissait d’étudier le dossier, afin de décider si la banque pourrait prêter à cette entreprise avec une bonne maîtrise des risques. A cette occasion, j’ai rencontré les dirigeants et le personnel administratif. Ensemble, ils venaient de restructurer l’entreprise et de renouer avec les bénéfices, après plusieurs années dans les « chiffres rouges ». Visiblement, chacun faisaient le maximum pour défendre l’entreprise, avec une solidarité remarquable.

Les produits alimentaires négociés par cette PME étant soumis à traçabilité, une comptabilité analytique des matières y est tenue avec toute la précision voulue. Les achats et les ventes étant détaillés et évalués au fil de l’eau, la comptabilité analytique, est si contrôlée et si précise que les dirigeants y puisent toutes les informations de gestion et de reporting dont ils ont besoin pour poser leurs actes de gestion. Chapeau ! Mais il y a un hic, et il est de taille.

La normalisation comptable ça rassure le banquier

Le problème que pose le cas développé plus haut est assez simple : la gestion de notre belle PME est saine, parce que les indicateurs sont bien tenus et précis ; le hic, c’est que ces synthèses chiffrées, spécifiques à l’entreprise, ne sont pas compréhensible à l’extérieur de celle-ci. Si la comptabilité répond à des normes légales c’est pour permettre que les entreprises puissent être comparées entre elles. Un banquier ou un investisseur potentiel, tirera un certain nombre d’informations de la comparaison des postes de votre bilan et de votre compte de résultat, en les comparant à des données statistiques sectorielles, c’est à dire en comparant votre entreprise à d’autres, qui lui ressemblent.

En privilégiant la tenue à jour d’un système d’informations comptables et financières non normalisé, et en négligeant l’importance d’une comptabilité générale probante, les dirigeants de notre PME exemple ont fait preuve d’une certaine naïveté : tout alla bien jusqu’au moment où l’entreprise eut besoin de financer son besoin de trésorerie avec le concours d’une banque. Lorsque l’établissement de crédit pressenti vint, par mon intermédiaire, auditer la situation de la PME qui demandait son soutien, la désillusion fut grande. Ni l’état des dettes, ni l’état des créances, ni la situation patrimoniale du prospect ne pouvait être analysée et attestée selon les standards comptables universels.

Les dirigeants de l’entreprise eurent beau protester de leur gestion rigoureuse, de leur fidélité envers la banque sollicitée, de leur capacité à revenir d’une situation financière autrefois critique, rien n’y fit. Toute occupée à son business redevenu rentable, notre PME avait négligé de préparer l’avenir.
Des comptes ne répondant aux critères de la loi, quelques réserves, compréhensibles, de la part du commissaire aux comptes auront, dans le cas de notre PME exemple, effrayé le banquier. Celui-ci accepta, en renâclant, d’octroyer à son client, le minimum de crédit nécessaire pour financer son activité, mais dans des conditions fort peu avantageuses et en prenant des garanties sur les biens propres des actionnaires. Dans ce cas précis, d’âpres négociations, qui laisseront des traces indélébiles dans la relation entre le banquier et son client auraient pu être évitées si les dirigeants avaient mis en place un système de comptabilité standard. Oui décidément, il y a des disciplines ou l’originalité ne paie pas, et la comptabilité en fait partie.

La Relation blogueurs vu par les blogueuses

La Relation blogueurs vu par les blogueuses

On ne cesse de parler de l’importance des réseaux sociaux et des blogs pour les business B to C. En d’autres mots, de « Relation blogueurs ». L’enjeu ? Bénéficier d’une véritable campagne de communication ciblée, maximisant votre taux de transformation à la vente, le tout, à moindre frais (ou presque). Oui, mais comment ? Interrogeons celles qui créent le buzz plutôt que ceux qui le cherchent ! Interview de Victoria Pereira, auteur du blog mode « les Jumelles et vous » primé dans les meilleurs blogs par le magazine Cosmoplitan.

Qui contacter ?

Etablir une cartographie

Afin d’avoir l’approche la plus ciblée possible il vous faut faire préalablement le tri des blogs intéressants pour votre marque :

  • quels sont ceux qui partagent un centre d’intérêt avec votre marque/produit ? (culinaire, mode, lifestyle…)
  • quels sont ceux qui ont un intérêt pour vos lecteurs, votre clientèle, cible ? (analyse de l’univers, des partenariats déjà établis et des parutions presse du blog)
  • localisation du blog ? (Paris, Bordeaux, Lyon…) Si vous souhaitez communiquer sur l’ouverture d’un point de vente ou d’un événement localisé, cet élément est primordial.

Une fois que vous avez dressé cette cartographie et identifié les blogeuses à contacter, il vous reste à les hiérarchiser selon leur degré de visibilité :

  • Les « blogs professionnels » seront lus en moyenne par 50 000 lecteurs/ jour.
  • Les « blogs intermédiaires » plébiscités par la presse (top 10…etc) atteindront aisément les 5 000 vus par jour.
  • Les blogs commençant à faire une bonne vitrine pour les marques seront lus en moyenne par 700 à 1 000 internautes par jour.

Comment jugez de la visibilité d’un blog ?

Certains blogs disposent d’un compteur en temps réel de leurs lecteurs sur leur page d’accueil. Pour les autres, un onglet « presse » vous attestera du sérieux du blog et le nombre de fans sur la page Facebook du blog vous donnera un ordre de grandeur (au moins 1 000). Prenez toutefois en compte l’antériorité du blog (1an, 2an, plus) pour relativiser le nombre de lecteurs ainsi que son actualisation.

Autres indicateurs, si l’onglet « contact » propose un onglet spécial et que l’adresse du site ne comporte aucun nom de plateforme de blog (achat du nom de domaine), vous avez affaire à un blog professionnel. Les blogs intermédiaires peuvent comporter les noms des plateformes dans leur adresse et renvoyer quant à eux directement à une adresse mail.

A quel moment ?

Pour les blogs intermédiaires, attendez-vous à une réponse dans un délai d’une semaine. Dans le cas échéant, n’hésitez pas à relancer. Pour une parution, comptez 1 à 3 mois car leurs articles et partenariats sont souvent bouclés à l’avance. Par conséquent, si votre produit est sujet à la saisonnalité, n’hésitez pas à les contacter le plus tôt possible, surtout pour les blogueuses à forte notoriété.

De quelle manière ?

Elle se gère généralement par mail ou téléphone. Le ton à adopter ne doit être ni trop formel, ni trop commercial et il vous faut nécessairement valoriser la singularité de la blogueuse que vous sollicitez pour justifier votre démarche. Néanmoins ce ton familier se doit d’être accompagné d’un dossier de presse pour permettre à la blogueuse de bien visualiser et comprendre votre univers et vos produits.

Pour capter l’attention des « blogs professionnels »

N’hésitez pas à proposer directement une contre-partie. Qu’elle soit de l’ordre du numéraire, du cadeau ou du service (journée exceptionnelle pour découvrir les services de la marque…) le nombre de sollicitations est tel qu’il faut vous démarquer. Toutefois, pour vous prémunir des gestes commerciaux sans retour, faites votre proposition préalablement à la blogueuse par mail pour tester son intérêt.

Pour toucher les blogs intermédiaires ou vitrine

Plus faciles d’accès, leur délais de réponse sera plus rapide (1 semaine, sinon relancez) et vos chances de parution plus nombreuses. N’hésitez pas toutefois à leur proposer des avantages comme le don d’un ou plusieurs produits pour qu’elles organisent des jeux concours pour leurs lectrices (qui peut avoir pour condition un like de votre page fan Facebook), leur laisser choisir parmi vos produits celui qu’elles aimeraient en cadeau pour le mettre en avant dans leurs looks…etc. En leur laissant ainsi le choix, vous vous assurez une meilleure appropriation de votre produit et par conséquent, des plus grandes chances d’impact chez leurs lecteurs.

Rentabiliser sa publication

Pour booster les effets de votre publication auprès de vos futurs clients, vous pouvez proposer un jeu concours ou un code promo réservé aux lecteurs du blog. L’avantage étant pour la deuxième option que vous pourrez ainsi mesurer l’impact exact de cette opération sur vos ventes et identifier les blogs avec lesquels vous pouvez créer une relation sur le long terme.

Outre ces conseils, n’oubliez pas l’essentiel :

  • Ne négligez pas la qualité des visuels que vous envoyez aux blogs
  • Demandez un lien vers votre marque à la fin de l’article
  • Faites des renvoi de cet article sur votre site, votre dossier de presse et vos pages sur les réseaux sociaux

Gérer la relation

A chaque nouvelle gamme ou collection, la Relation blogueurs s’impose à nouveau. Capitalisez donc sur vos retours déjà acquis pour créer une véritable relation avec les blogueurs.

Pour cela, n’hésitez pas à leur proposer des partenariats sur le long terme (1 article par mois ou par collection), des bons de réduction à leur seul usage (20%) ou encore d’assister à vos événements (ouverture d’un nouveau point de vente, showroom, défilé…).
N’hésitez pas également à les surprendre en étant innovant. Des événements ou des produits sur mesure, une meilleure implication dans vos process…

En un mot : créez de l’implication pour en recevoir.

Faut-il transformer sa SARL en SAS ?

Faut-il transformer sa SARL en SAS ?

L’éternel match des avantages comparés entre SARL et SAS prend cette année, dans un contexte fiscal et social tendu, un intérêt qui n’est plus seulement théorique, mais relève au contraire d’une optimisation à gérer au plus près.

Un avantage historique pour la SARL

Dans le tissu économique français, les SARL sont historiquement les plus nombreuses ce qui s’explique simplement. Non seulement cette forme était la seule alternative à la Société Anonyme (SA) autre que les très spécifiques sociétés en commandites ou sociétés en nom collectif jusqu’en 1994 avec la création de la SAS, mais encore sa réputation de simplicité à la constitution coïncidait parfaitement avec les besoins d’une activité de type artisanal ou commerçant.

Quoi de plus facile en effet que de s’inspirer du modèle type validé par décret pour les EURL, voire de dupliquer à l’infini des statuts rédigés en d’autres temps pour une SARL sans avoir à s’interroger sur une adaptation au cas par cas ?

La SAS gage de liberté et de souplesse

Or la SAS donne toute liberté aux associés pour décider du contenu de leurs statuts, ce qui leur permet tout à la fois de choisir une version aussi simple que celle d’une SARL ou beaucoup plus complexe et élaborée.

La SAS ne relève en réalité pas d’une véritable complexité dans sa constitution, mais ouvre le champ à toutes les adaptations précises que les choix de l’entrepreneur peuvent nécessiter, ce qui constitue une véritable richesse.

La SAS offre une souplesse dans sa gestion qui ne se retrouve pas dans la SARL dont le cadre est figé : rien que pour les assemblées générales, le délai strict de convocation à 15 jours peut être réduit à sa plus simple expression.

La SAS plus attractive auprès des investisseurs

En cas d’ouverture du capital, la SARL n’est pas une forme qui attire les investisseurs qui s’en détournent ou imposent une transformation préalable. La seule fiscalité de la cession des parts sociales est rédhibitoire, fixée à 3 % du prix sous déduction d’une franchise proportionnelle à la part de capital acquise, tandis que la cession d’actions est taxée à 0.1 % ! Les parts sociales répondent au principe « une part, une voix » ce qui ne permet pas de verrouiller le contrôle de la société (dans l’intérêt de ses majoritaires ou fondateurs) via des actions de préférence, ou au contraire de rémunérer davantage l’investisseur par des actions à droits financiers multiples. Lorsque le financement bancaire fait défaut et que seul le financement en fonds propres est envisageable, la forme de SAS présente un atout indéniable.

La question de la taxation

Enfin et peut-être surtout, l’impact social et fiscal est à prendre en considération dans le choix de la forme sociétaire. Sans entrer dans le détail qui nécessiterait un article à part entière, le dirigeant d’une SARL est aujourd’hui beaucoup plus lourdement taxé que celui d’une SAS.

Ainsi le régime social du gérant associé majoritaire (cas le plus fréquent) est celui de TNS (travailleur non salarié), entrainant une taxation avant impôt sur le revenu de près de 45 % de sa rémunération brute, contre 21 % pour le régime assimilé salarié du président de SAS. Précisons ici que le régime assimilé salarié n’est pas celui d’un salarié et que le mandataire social d’une SAS ne cotise pas à Pôle Emploi et ne bénéficie donc pas d’allocation chômage en cas de perte de son emploi.

Quant aux dividendes, la loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2013 a porté un coup fatal aux SARL en les assimilant au-delà d’un montant équivalent à 10 % du capital social (lequel est souvent faible en SARL) à un revenu du travail soumis à cotisations sociales puis à la fiscalité propre aux dividendes avant d’entrer dans l’assiette de l’IRPP du dirigeant. Aussi pour éviter de subir une double peine devient-il vraiment opportun de réfléchir à une transformation de la SARL en SAS sauf à pouvoir avoir une vision plus patrimoniale que rémunératrice en affectant l’essentiel du résultat bénéficiaire en réserves pour les incorporer dans le cadre d’une augmentation de capital. Ce faisant, la frange non soumise à cotisations peut-elle augmenter en vue d’une future distribution, et la valeur patrimoniale s’accroit en optimisant potentiellement la valorisation de l’entreprise en vue de sa transmission à terme.

Le choix n’est donc plus théorique ou catégoriel, mais bien concret et d’opportunité immédiate.

Le green IT : l’informatique au service de la RSE !

Le green IT : l’informatique au service de la RSE !

Concilier nouvelles technologies et RSE est possible mais surtout indispensable, tant les directions informatiques des firmes sont consommatrices d’énergie. Le sujet est complexe et beaucoup de pistes sont à explorer, allongement de la durée de vie des appareils, Cloud Computing… Voici quelques explications sur le sujet pour éviter les pièges et les idées reçues.

Du green encore du green…

Le green IT ? Encore du « green » pour se prévaloir d’une image verte… ?

Non, nous ne parlons pas de « greenwashing » cette fois mais bien de green opérationnel et concret…où les nouvelles technologies se mettent au service de la politique et de la performance RSE de l’entreprise. Le Green IT est une démarche d’amélioration continue qui vise à réduire l’empreinte écologique, économique et sociale des technologies de l’information et de la communication (TIC). Jusqu’à récemment, les directions informatiques ne se sentaient pas réellement concernés par le sujet de la RSE, mais la crise économique aidant, la plupart des entreprises se sont lancées dans le sujet, avant tout motivées par des raisons financières. Même si cette approche fait la critique des puristes de la RSE, celle-ci est avant tout une démarche de performance globale de l’entreprise : alors, quand on peut allier économies financières, et protection de l’environnement, pourquoi s’en priver ?

Concrètement, comment l’informatique peut-il apporter des réponses concrètes ? Etudions ce sujet de plus près…

La DSI au cœur des enjeux de la RSE

En 2009, les techniques de l’information et de communication (TIC) consommaient 13,5 % de l’électricité en France… Un chiffre édifiant que l’on retrouve aussi à l’échelle d’une entreprise : en 2008, chez Axa, la Direction Informatique représentait 46 % de la consommation électrique du groupe !

Autant dire que les enjeux financiers de l’informatique écoresponsable sont très importants…

La DSI (Direction des Services Informatiques) se retrouve ainsi au centre de nouveaux enjeux : à la fois au cœur des enjeux financiers comme source de réduction des coûts, et des enjeux environnementaux en participant à la réduction des consommations d’énergie et des impacts environnementaux.…mais de quels types d’impacts parlons-nous ?

Combattre les idées reçues…pour avoir les bons leviers d’actions

Contrairement aux idées reçues, les impacts environnementaux significatifs des TIC ne se concentrent pas sur la phase d’utilisation des ordinateurs mais à 80 % sur la phase de fabrication et de fin de vie (source CNRS, GreenIT.fr d’une étude ADEME) : autant dire que la question de l’efficience énergétique mise en avant à toutes les sauces aujourd’hui, est une « goutte d’eau dans la mer » en caricaturant légèrement…

Le green IT soulève un des défis majeurs de la RSE aujourd’hui : être capable de mettre nos forces d’actions là où les enjeux sont les plus importants !

Laissons les chiffres parler d’eux-mêmes : pour un serveur de PME de 450 W avec écran (20 pouces environ), la fabrication émet environ 1500 kg CO2eq alors que la phase d’utilisation, en émet environ 2 500 kWh par an, soit 250 kg CO2eq ! (source ADEME, Green It.fr).

Emissions de CO2 donc, mais pas que…

L’étude de l’ ADEME, démontre, par une analyse de cycle de vie multicritères, que les deux enjeux environnementaux les plus importants ne sont pas les émissions de CO2 mais bien la toxicité des produits et l’épuisement des ressources non renouvelables : face à de tels constats, il est d’une évidence implacable que le geste le plus efficace pour réduire les impacts environnementaux est d’allonger la durée de vie des équipements, or, la durée de vie des ordinateurs depuis 1985 jusqu’à aujourd’hui a considérablement diminué passant de 11 ans à une moyenne de trois à cinq ans(source Green It.fr) !

Aujourd’hui, comme le souligne l’expert en France sur le sujet, Frédéric Bordage, « concentrer tous nos efforts sur l’efficience énergétique des Data Center est une aberration écologique, si l’on veut réduire l’empreinte environnementale du système informatique, il faut allonger la durée de vie active en travaillant sur la partie fabrication des équipements, c’est cela très clairement qui sera le plus impactant…. ».

Au niveau de la gestion des logiciels, Frédéric Bordage insiste sur un aspect essentiel mais totalement méconnu des petites entreprises et du grand public : « savoir bien gérer ses logiciels autrement dit ne pas mettre systématiquement à jour les versions est capital, les mises à jour, à moins qu’elles ne soient essentielles pour la sécurité, consomment beaucoup de mémoire vive et elle sont le principal facteur d’obsolescence programmée des serveurs ». Et Frédéric d’ajouter, « Si la DSI gère correctement son système information, elle n’a pas forcément besoin de le mettre à jour si cela fonctionne : if it works, don’t fix it ! »

Enfin, travailler sur l’éco conception des logiciels dans une logique d’éco-efficience permet de rechercher le meilleur équilibre entre la qualité de service optimal et les ressources utilisées : « il ne sert à rien de mettre trop d’énergie sur des fonctionnalités inutilisées » martèle Frédéric, pour qui l’écoconception et la concentration sur les besoins essentiels des utilisateurs sont la clef du Green IT. Quand on pense, que les utilisateurs utilisent 5 % des fonctionnalités du logiciel Word, on marche sur la tête !

En parlant d’écoconception, la directive ERP (Energy Related Product), dont on attend la prochaine version fixe notamment un cadre en la matière sur les produits consommateurs d’énergie : elle fixera des normes de consommation électrique mais définira aussi certainement les contraintes écologiques du produit tout au long de son cycle de vie. Ainsi, elle va se rapprocher des seuils techniques d’énergie du label Energy Star 5.0 for Computer, version cinq…Aujourd’hui, ce label, non obligatoire, indique une consommation de 2 watts heure, les objectifs de consommation avec l’ERP devraient être réduits à 0,5 watt heure en 2013.

Néanmoins aujourd’hui, le label Américain EPEAT américain de type 2 est aujourd’hui le label le plus abouti, selon Frédéric Bordage : « c’est une auto-déclaration et un référentiel reconnu au niveau international, il couvre le cycle de vie complet, et quasiment tous les modèles d’ordinateurs professionnels, il intègre pas moins de 40 critères environnementaux, notamment ceux du label Energy star, plus connu des professionnels et du public averti sur le sujet… ».

Si on ajoute aussi le label Blue Angel Allemand pour les imprimantes, on peut dire que la DSI a l’embarras du choix dans ses critères d’achat, d’autant plus que selon Frédéric « il n’y aurait pas de réel surcoût à l’achat»…

Les achats, au-delà des labels qu’ils peuvent exiger dans les cahiers des charges, peuvent être un excellent levier d’action pour faire avancer le sujet notamment au niveau social : en incitant à acheter des ordinateurs et des équipements reconditionnés plutôt que neufs, l’Ecolabel Ordi 2.0 porté par l’Etat permet notamment de lutter contre la fracture numérique et facilite l’accès de ces équipements à bas prix à des publics en difficulté économique ou sanitaire.

Mais la DSI n’est pas nécessairement aux commandes des achats, ni responsable des actions des constructeurs. Elle est avant tout responsable de l’efficience énergétique de ses centres de données… et là, elle a un rôle fondamental à jouer …

Une question qui fait controverse : le cloudcomputing

Jusqu’à récemment, l’entreprise était engagée dans une orgie de dépenses énergétiques et financières pour la gestion de ses centres de données et il a fallu attendre d’être aux pieds du mur pour retrouver un tant soit peu de logique dans notre gestion de l’énergie : même si ce n’est pas ce qui a le plus d’impact en matière d’environnement aujourd’hui, il est essentiel de continuer à progresser sur ces questions de consommation énergétique, car les solutions dignes des meilleures recettes de nos grands-parents existent et relèvent la plupart du temps du GBS, « Gros Bon Sens ».

Une panoplie de solutions techniques est à notre disposition et les progrès de ces dernières années sont indéniables : dernière en date, le Cloud Computing, basée sur la virtualisation : deux grands mots bien complexes, pour le « non amateur »…

Selon les dires d’experts, la virtualisation permet à plusieurs serveurs virtuels de tourner sur un seul serveur physique, le Cloud ajoute à cette virtualisation une couche d’abstraction logicielle qui masque l’infrastructure physique : plus simplement, en mettant en commun les ressources informatiques, ce système permet aux entreprises de réduire leur empreinte sur l’environnement et leur consommation énergétique.

Néanmoins, si la mutualisation des ressources informatiques réduit l’empreinte carbone en théorie, il n’y a pas d’étude sérieuse aujourd’hui qui le prouve : le sujet reste complexe et fait controverse parmi les experts du milieu du green IT.

Pour Frédéric Bordage, « rien ne prouve que la mutualisation est green, cela va dépendre du taux de mutualisation ; il peut y avoir un effet rebond sur la qualité du service rendu, pour avoir un niveau de disponibilité des données important et un niveau de service supérieur, les opérateurs doivent multiplier les serveurs et les centres informatiques ». Oui, certes, mais comme le précise bien Jérémy Cousin de CIV, une entreprise qui héberge des sociétés de Cloud, spécialisée dans le Green It, dans le Nord pas de Calais « dans le cas du Cloud pur, où les entreprises n’ont plus aucun outil informatique, et demandent à une société tiers de sécuriser les contrats au maximum pour assurer la continuité en cas de problème, les infrastructures et centres informatiques sont doublés, et cela ne va pas dans le sens de la protection d’environnement ». Mais dans le cas du Cloud privé qu’il propose, les entreprises restent propriétaires de leurs machines et de leurs investissements, ils ne font qu’externaliser leur hébergement : « et dans ce cas, point de nécessité de multiplier par deux les infrastructures et les centres informatiques, et là, la mutualisation prend tout son sens surtout quand elle est effectuée sur le modèle du green IT » renchérit Jérémy.

Jérémy Cousin de CIV, est affirmatif : « notre modèle est construit sur le Green IT, nous divisons la facture énergétique de nos clients par deux, une PME en utilisant notre hébergement, divise par deux sa facture énergétique passant de 60000 euros par an à même pas 30 000 € ! Sans compter les coûts de maintenance, qui sont évidemment mutualisés, tout ça allant dans le sens d’un gain financier et de la protection de l’environnement » et Jérémy de rajouter passionné : « dans notre propre entreprise, notre facture énergétique a été divisé par trois, grâce au free-cooling, un système qui permet d’utiliser la température extérieure du dehors pour refroidir l’eau : notre positionnement géographique à Lille est très favorable, car rien qu’avec 2° d’écart sur Paris, nous gagnons 50 jours de froid en plus ! ». Autant dire que CIV est vraiment engagée dans une chaîne de valeur RSE, d’autant plus que Jérémy mène actuellement des études pour passer à de nouvelles énergies, comme la pile à combustible et la biomasse et se prémunir de l’énergie nucléaire.

Et il rajoute que selon lui le Cloud, permet d’être au plus juste du besoin de l’entreprise, et de diminuer le renouvellement du parc informatique : «le Poste de travail n’a plus besoin de mises à jour, il redevient un terminal passif et donc le Poste s’use moins » précise Jérémy. Une affirmation justifié par un chiffre clé qui parle de lui-même : « avant, nous changions de machines tous les trois ans aujourd’hui tous les 6 ans » conclut Jérémy.

Des arguments plutôt convaincants… : le Cloud fait indéniablement avancer la RSE dans le bon sens mais il faut être vigilant et encore une fois actionner les bons leviers techniques sans oublier les comportements…

Ne pas oublier les comportements…

Pour progresser dans la RSE et dans les prises de conscience, le Green IT est un formidable levier symbolique pour faciliter le changement culturel et comportemental…

En pointe dans ce domaine en France, La Poste et la Caisse des Dépôts mettent aujourd’hui à la disposition de leurs équipes un guide de bonnes pratiques sur les écogestes qui permettent de limiter l’impact des matériels informatiques sur l’environnement et de mieux maîtriser la consommation électrique courante des postes informatiques.

Ce guide, conçu autour d’une dizaine de planches très parlantes et pédagogiques, présente des exemples concrets du quotidien : utilisation de la messagerie électronique, stockage des données, impressions, consommations énergétiques du poste de travail, etc. « Son objectif est de faciliter l’appropriation des bons réflexes par tous les collaborateurs, grâce notamment à l’accent porté sur les gestes simples que chacun d’entre-nous peut appliquer, tout en conservant voir en améliorant son confort d’usage des équipements » déclare Bénédicte Geinaret, responsable Qualité, risques et RSE à la Poste.

Encore des gestes de bon sens, la plupart du temps…mais ces éco-gestes ne sont qu’une toute petite partie de l’ensemble des domaines connexes concernés par la Green IT…

Un sujet très vaste…et une route encore longue…

Consommation responsable de papier, recyclage des consommables, gestion technique centralisée des bâtiments, optimisation des transports, communication unifiée, visioconférence et téléprésence, etc. …autant de sujets concernés par la Green IT…

La dématérialisation des supports est par contre une sujet bien plus complexe qu’il n’y paraît : « quand on passe d’un support vers un process informatique c’est-à-dire un logiciel, cela peut être intéressant, mais quand on passe d’un document papier à un document numérique alors cela ne vaut pas forcément le coût…et peut même être une aberration écologique, cela va dépendre du scénario d’usage et du nombre de facture concernées »…conclut Frédéric Bordage, un vrai passionné du sujet qui a même écrit plusieurs ouvrages, dont le dernier en date, « Ecoconception web : les 100 bonnes pratiques pour l’éco-conception logicielle ».

Toute la complexité de la RSE dans sa splendeur ! Penser global et cycle de vie est essentiel pour être sûr de ne pas déplacer les problèmes…simple sur le papier, plus complexe dans la réalité….

En tout cas, ce qui est certain, c’est que la route est certainement encore très longue avant d’afficher un bilan vraiment vert…

A vous de vous faire votre propre avis…mais n’utilisez pas l’argument de la complexité pour ne rien faire…