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Focus en région sur… l’Ile-de-France, terre d’entrepreneurs ?

Focus en région sur... l'Ile-de-France

A l’échelle française comme européenne, la création d’entreprise compte certaines régions particulièrement propices au démarrage d’une activité. Forte de son immense bassin de population et d’infrastructures performantes, l’Ile-de-France peut ainsi apparaître comme un territoire attractif pour les projets d’entreprises. Peut-on pour autant considérer aujourd’hui l’Ile-de-France comme une terre d’entrepreneurs par excellence ?

Les atouts de la région

Grâce à l’attractivité de la capitale, l’Ile-de-France peut tout d’abord être vue comme une région de rang mondial, comptant en son sein des millions d’actifs et des filières d’activités très diverses. Avec près de douze millions d’habitants, il s’agit avec la région londonienne de la plus forte concentration de population en Europe. De plus, la région se montre particulièrement dynamique du point de vue économique, avec un PIB dépassant les 600 milliards d’euros (soit 30 % du PIB français, et 5 % du PIB de l’Union européenne). Ces raisons font de l’Ile-de-France une zone prisée par les créateurs d’entreprises qui n’hésitent pas à s’y installer pour lancer leur affaire, parfois dans des espaces conçus à cet effet (écoparcs et écopôles).

Des entreprises présentes dans tous les secteurs

Paris est une métropole mondiale qui a la particularité d’avoir développé son économie dans le secteur des services tout en conservant un tissu industriel fort. La diversité des entreprises présentes dans la région est un argument de poids pour les porteurs de projets, assurés de trouver sur place de nombreux interlocuteurs. On dénombre 840000 entreprises en Ile-de-France, en majorité dans le domaine des services (63 %), du commerce (18,5 %) et de la construction (10 %), l’industrie et les transports représentant quant à eux 5 et 3,5 % des sociétés existantes. Un vaste marché est donc présent dans la région, qui justifie le fait qu’un tiers des 500 plus grosses sociétés au monde y possèdent un siège.

Une politique de soutien active

La région Ile-de-France met en œuvre plusieurs initiatives afin d’attirer les entrepreneurs. Cela passe par un programme de soutien au développement des PME, comprenant différentes gammes de financement. Un dispositif spécial (PM’up) a également été conçu dans ce but. Les jeunes entrepreneurs sont aussi encouragés avec des prêts d’honneur et une aide au TPE via le portail Creersaboîte.fr. Les chefs d’entreprise peuvent compter sur l’offre d’accompagnement de Paris-Région Entreprises pour être aidés dans leur parcours. Cette politique volontariste permet à l’Ile-de-France de rester nettement en tête des régions créatrices d’entreprises en France avec 125000 sociétés fondées chaque année.

Une terre d’innovation

Les entrepreneurs du numérique ont toute leur place dans l’écosystème francilien. Les pouvoirs publics de la région promeuvent l’innovation technologique et cherchent à favoriser le développement des jeunes pousses. L’Ile-de-France réunit 3000 start-up et plus de 100000 mètres carrés d’incubateurs uniquement à Paris (un record en Europe). Des pôles de compétitivité ont été mis en place, de même que des organismes performants tels que l’agence régionale du numérique, la Fonderie, ou le Numa, espace de coworking et accélérateur de start-up précurseur en région parisienne. L’Ile-de-France est donc un territoire privilégié pour les entrepreneurs, et ce quel que soit leur domaine d’activité.

Un entrepreneur engagé dans l’écologie

Un entrepreneur engagé dans l’écologie

Après 14 ans passés dans la grande distribution alimentaire, Carlos Cunha a lancé une agence de conseil spécialisée dans l’audit environnemental. Le but ? Allier sa passion pour l’écologie à l’entrepreneuriat afin d’agir concrètement en faveur de la planète.

A 45 ans, Carlos Cunha, fondateur et gérant d’Elius, une société de conseil en éco-responsabilité, n’est pas de ceux qui restent spectateurs face aux enjeux environnementaux. Et l’entrepreneuriat s’est révélé être le parfait réceptacle de son aspiration : « En lançant ma boîte, l’idée était de mettre mes compétences en gestion commerciale au service de l’une de mes passions, l’écologie ».

Déjà entrepreneur à 25 ans

En 1994, il lance en autodidacte une entreprise de vente de matériel électrique pour les professionnels. Chef d’entreprise à tout juste 25 ans, il se forme aux métiers de la négociation commerciale B to B durant quatre ans, avant d’être recruté par la grande distribution alimentaire en 2000. Pendant 14 ans, il enchaîne différents postes de chef de magasins franchisés. « Mais au bout d’un moment, j’ai senti que j’avais fait le tour de ce secteur. J’ai ressenti le besoin de changer de vie », se remémore Carlos Cunha, le regard plongé dans le lointain. Il poursuit : « Je voulais devenir acteur et non plus spectateur de la transition écologique. Et puis, à 45 ans, je me suis dit que si je devais me lancer dans un projet qui m’enthousiasmait vraiment, c’était maintenant ou jamais. »

Nouveau grand saut dans l’entrepreneuriat

En juin 2015, il quitte définitivement la grande distribution et continue à travailler à la création d’une société de conseil analysant l’éco-responsabilité des entreprises et des villes. Il explique à ce sujet : « Basé sur des statistiques chiffrés et des normes environnementales, l’idée est d’étudier l’empreinte écologique de mes clients et valoriser leurs acquis en matière d’éco-responsabilité. En fonction des résultats obtenus, un label leur est attribué, ce qui les encourage à aller plus loin dans la démarche environnementale. » Après plusieurs mois de labeur pour affiner les contours de son projet, avec ses fonds propres, il lance officiellement l’agence de conseil Elius en janvier 2016.

Si Elius a connu un bon démarrage, Carlos Cunha se confie sur certaines difficultés qu’il a rencontrées : « Ce n’est jamais simple de débuter une activité lorsqu’on est seul aux commandes et sans aucune aide de l’Etat. De plus, la question environnementale est assez stratégique dans certaines entreprises et mairies. Les lobbyistes et les considérations politiques interfèrent parfois. Il faut redoubler de rigueur pour faire un audit rigoureux et à 100% indépendant. La fiabilité et la confiance est centrale pour la pérennité de mon entreprise. »

Persévérance et humilité

Pour l’entrepreneur, la persévérance et l’humilité se révèlent être les clefs pour développer sa société, qui l’« amène parfois à travailler jusqu’à très tard le soir ». Aujourd’hui, Elius possède deux collaborateurs : Carlos Cunha et une personne en charge de l’aspect marketing et partenariat de l’entreprise. Pour la suite, le fondateur entend agir sur deux volets : consolider l’activité de l’agence principale située à Villiers-sur-Marne en région parisienne et engager des agents commerciaux freelance pour faire la promotion de son label écologique dans l’ensemble de la France. Une percée à l’international est aussi envisagée dans un futur plus lointain. Et l’entrepreneur de conclure : « La clef pour y arriver ? Toujours savoir me remettre en question et préserver la passion de ce que je fais. »

Ces entreprises qui cartonnent dans le domaine des transports

Ces entreprises qui cartonnent dans le domaine des transports

Avec les réussites fulgurantes d’entreprises nées du numérique comme Uber et BlaBlaCar, le secteur des transports est devenu un domaine privilégié dans lequel créer son business. Nombre d’entreprises se sont positionnées sur ce créneau et certaines ont su en peu de temps occuper une place de leader dans leur spécialité. Quelles sont les sociétés à cartonner aujourd’hui dans le secteur du transport ?

Drivy

Cette entreprise créée fin 2010 fait à l’heure actuelle figure de référence en matière de location de voitures entre particuliers. Son principe est simple : permettre de louer sa voiture pour une courte durée, quand on ne l’utilise pas, auprès de n’importe quel particulier partout en France. Un site et une application mettent en relation les propriétaires de véhicules et les locataires, regroupant aujourd’hui une communauté de plus de 400000 membres. En 2014, la start-up a réalisé une levée de fonds à hauteur de six millions d’euros, et elle envisage à présent de conquérir le marché européen.

JeLoueMonCampingCar.com

Depuis 2012, le site JeLoueMonCampingCar.com a réussi à se tailler la part du lion sur le marché français de la location de vans, de fourgons et de camping-cars. Sur un principe identique à Drivy, le site se focalise sur les véhicules de taille plus importante. Il a connu un succès foudroyant, avec une croissance de plus de 250 % sur la seule année 2014 ! Une levée de fonds et une augmentation du personnel ont permis à l’entreprise de se développer et de renforcer sa place sur le marché français, avant une implantation attendue à l’international.

Captain Train

Si le site de la SNCF reste le leader français dans la vente de billets de train en ligne, son concurrent Captain Train ne cesse de réduire son retard depuis son lancement en 2012. Disponible via une application pour iPhone et Android, ce service performant mise sur la simplicité pour séduire les utilisateurs. Plus de 600000 personnes s’en servent pour acheter en ligne leurs billets de train, pour près de 5000 ventes quotidiennes. Gratuit, le site permet de réserver ses billets partout en France et en Allemagne. En pleine croissance, l’entreprise entend se développer encore prochainement.

OuiCar

Forte d’une communauté comptant 300000 membres, cette entreprise connaît un grand succès dans le domaine de la location de voitures. Simple d’utilisation, le site s’est spécialisé dans le service de proximité en facilitant les recherches de véhicules par zone géographique. Depuis le rachat de son concurrent Unevoiturealouer.com en 2014, la société est sur une phase ascendante, comme l’a prouvé sa levée de fonds de 3 millions d’euros. OuiCar est aujourd’hui la cinquième entreprise française en termes de nombre de locations automobiles.

Tripndrive

Fondée en 2013, la société Tripndrive est l’un des leaders français dans le secteur de la location de véhicules. Le principe de ce service utilitaire est à la base de son succès : permettre aux voyageurs empruntant les principaux aéroports français de bénéficier d’un parking gratuit, en échange de la location de leur voiture à des particuliers (plus une rémunération au kilomètre). Sept aéroports sont actuellement partenaires de l’entreprise, ainsi que plusieurs grandes gares. Le site a déjà dépassé la barre des 10000 utilisateurs et devrait s’étendre bientôt au reste de l’Europe.

Focus sur ces entrepreneurs investis en politique

Focus sur ces entrepreneurs investis en politique

Depuis quelques années, de plus en plus de chefs d’entreprise se lancent en politique. L’Assemblée nationale compte une trentaine d’anciens entrepreneurs dans ses rangs, la plupart faisant partie du groupe parlementaire Les Républicains. Cette tendance est plus marquée encore aux Etats-Unis. Quels sont donc les principaux entrepreneurs à avoir investi le champ politique ?

Donald Trump

Il s’agit du chef d’entreprise reconverti dans la politique le plus célèbre. Candidat aux primaires américaines, Donald Trump s’appuie sur son immense fortune personnelle (estimée à 4,5 milliards de dollars) pour faire campagne. Magnat de l’immobilier, célèbre pour ses nombreuses constructions dans l’Etat de New York, son discours populiste lui a permis de faire une entrée remarquée en politique. Bien que multipliant les dérapages, il semble plus que jamais en position de force dans la course à l’investiture républicaine en vue des prochaines élections présidentielles.

Mitt Romney

Plus modéré que Donald Trump, Mitt Romney a cependant usé des mêmes méthodes pour percer en politique, en se servant de sa fortune s’élevant à 200 millions de dollars. Cet entrepreneur à succès est le cofondateur de Bain Capital, une filiale du cabinet Bain & Company réputé pour ses conseils stratégiques aux entreprises. La défense des valeurs de l’entrepreneuriat a constitué la base de son discours. Cet engagement lui a permis de devenir gouverneur du Massachusetts puis de remporter la primaire républicaine en 2012, échouant de peu à la présidence face à Barack Obama.

Serge Dassault

En France, Serge Dassault est le chef d’entreprise le plus connu de la scène politique. Fort du succès du Groupe Dassault dont il a hérité de la présidence en 1987, il est à la tête d’un patrimoine considérable, d’une valeur de 17,5 milliards d’euros. Il obtient ses premiers mandats locaux dans les années 1980 avec le RPR mais débute son véritable engagement sur le tard, à 70 ans, en devenant en 1995 maire de Corbeil-Essonnes. Il occupe par la suite le poste de sénateur. Son parcours politique pourrait néanmoins être mis entre parenthèses en raison de ses démêlés judiciaires.

Jean-Christophe Fromantin

Chef d’entreprise et conférencier reconnu, Jean-Christophe Fromantin a lui aussi fait le pari de s’essayer à une carrière politique. Il est le fondateur de la société Eurochallenge à la fin des années 1980, spécialisée dans les activités de conseil en import/export. Il connaît de nouveaux succès durant la décennie suivante, en tant que dirigeant d’Export Entreprises puis en participant au lancement du site Globaltrade.net. Engagé à droite, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en 2008 puis devient conseiller général et député des Hauts-de-Seine en 2012. En 2014, il échoue cependant à la présidence de l’UDI.

Denis Payre

Parmi les élus locaux, on trouve également des entrepreneurs ayant fait le choix de s’engager en politique. C’est notamment le cas de Denis Payre, homme d’affaires au parcours atypique : fondateur de sa première entreprise, Business Objectifs en 1990, il est sacré « Entrepreneur de l’année » en 1996 puis crée la société de livraison Kiala en 2001. En 2013, il quitte les affaires pour tenter d’influer sur la vie de ses concitoyens en créant un nouveau parti, « Nous Citoyens », qui aspire à proposer un candidat aux élections présidentielles de 2017.

Salon JRCE, Entreprendre dans l’ouest

Salon JRCE

Descriptif de l’événement

L’évènement Entreprendre dans l’Ouest qui se déroule les 5, 6 & 7 octobre 2016 au parc des expositions de Rennes est composé d’un espace de 5500m2, l’évènement Entreprendre dans l’Ouest, 4ème salon de l’entrepreneuriat en France, accueille chaque année depuis 19 ans plus de 8.000 entrepreneurs provenant du Grand Ouest (créateurs, repreneurs, franchisés, chefs d’entreprises en développement). Cette manifestation regroupe deux salons, celui des Journées de la Reprise et de la Création d’Entreprise (JRCE) et depuis 5 ans celui de Franchise Event, dédié à l’entreprenariat en Franchise.

Lieu de l’événement du Salon JRCE

Parc des Expositions Rennes Aéroport
CS 27 211 La Haie Gautrais
35172 Bruz

Dates et horaires de l’événement

Mercredi 5, jeudi 6 de 9h à 18h & le vendredi 7 octobre 2016 de 9h à 12h30

A qui s’adresse cet événement ?

Cet évènement s’adresse aux créateurs, repreneurs, chefs d’entreprise, candidats à la franchise, (femmes, jeunes, artisans, investisseurs, porteurs de projet, auto entrepreneurs, start ‘upper, commerçants)

Frais de participation du Salon JRCE

Inscription gratuite sur www.jrce.org
Non inscrits : 10€ ou 5€ pour demandeurs d’emploi ou étudiants

Site internet

http://www.entreprendre-ouest.fr/

Lien d’inscription

http://www.entreprendre-ouest.fr/

Quel intérêt de prendre le handicap en compte dans une TPE ?

Quel intérêt de prendre le handicap en compte dans une TPE ?

La question du handicap est trop souvent négligée dans les entreprises, en particulier au sein des TPE, celles-ci n’étant pas soumises à l’obligation légale de compter 6 % de personnes handicapées dans leurs rangs qui incombe à toutes les entreprises dépassant les vingt salariés. Cependant, la prise en compte du handicap recèle de nombreux avantages qu’il est bon de connaître. Quels bénéfices les entreprises peuvent-elles tirer en recrutant des personnes handicapées ?

Définir la responsabilité sociale de l’entreprise

Pour toute entreprise, il est important de véhiculer une image positive et de faire montre de ses engagements. Pour une TPE, embaucher une personne handicapée alors que la loi ne l’y oblige pas est un geste fort pour lutter contre la discrimination. Cela permet d’affirmer la responsabilité sociale d’une entreprise, en s’engageant ainsi de manière concrète pour combattre les idées reçues liées au handicap. Toute une réflexion peut ensuite être engagée sur les conditions de travail, l’ergonomie au sein de la société et l’optimisation des tâches. Cette initiative peut se révéler en outre positive en terme de management, en faisant preuve d’une plus grande ouverture d’esprit.

Recruter des collaborateurs compétents et motivés

Pour les acteurs du monde professionnel, le handicap est bien souvent perçu comme une difficulté supplémentaire au quotidien, voire une impossibilité de réaliser certaines tâches. Les différents sondages effectués chaque année démontrent cependant le contraire, tant il a été prouvé que les salariés handicapés, par leur volontarisme, leur professionnalisme et leur motivation à intégrer une équipe, sont un véritable atout pour la productivité. L’embauche d’une personne handicapée renforce de plus l’esprit d’équipe et la cohésion au sein de l’entreprise. L’acceptation des différences est fondamentale dans un groupe, et un tel recrutement est à même de favoriser l’entraide entre salariés.

Elargir les pistes de recrutement

Bien que les demandeurs d’emplois demeurent nombreux, il existe des secteurs d’activité qui peinent à recruter des collaborateurs ayant toutes les compétences voulues pour certains postes. En prenant en compte les travailleurs handicapés, il est donc possible pour les chefs d’entreprise d’augmenter leurs chances de trouver le candidat le plus en mesure de convenir pour un poste donné. Des personnes handicapées peuvent être directement proposées par les conseillers Pôle emploi et le réseau Cap Emploi, susceptibles de suggérer les candidats les plus adaptés selon les postes à pourvoir. Prendre en considération la question du handicap permet également de donner une identité à l’entreprise auprès de la clientèle.

Bénéficier de subventions

De manière plus prosaïque, les TPE sont enfin à même de bénéficier de certaines subventions en prenant la décision de recruter une personne handicapée, des aides qui pourront servir à mettre en place des aménagements pertinents au sein de l’entreprise (en terme d’accessibilité notamment). L’Agefiph octroie ainsi des aides financières aux employeurs de personnes handicapées. L’Aide à l’insertion professionnelle s’élève à 4000 euros pour une embauche en CDI à temps plein et à 2000 euros pour un CDI à temps partiel. Outre cette subvention, d’autres aides financières peuvent être mobilisées auprès de l’Agefiph comme la prime au contrat de professionnalisation et d’apprentissage, l’aide au tutorat ou l’aide à l’accessibilité des situations de travail.

L’entrepreneur qui veut faire concurrence à Pages Jaunes

L’entrepreneur qui veut faire concurrence à Pages Jaunes

A 33 ans, Mickaël Leclerc gère le projet TEL.fr, un annuaire en ligne qui devrait faire de l’ombre à Pages Jaunes dans les années à venir. Retour sur le parcours d’un jeune entrepreneur du web.

Après un master en Arts et médias numérique obtenu à la Sorbonne en 2007, Mickaël Leclerc oriente sa carrière vers le web. Il passe quelques années en tant que webmaster dans le groupe EEMS, puis quelques mois chez Vente-privée et chez PilotPen Europe qui commercialise entre autres les célèbres stylos Pilot « J’y gérais les interactions entre les différents intervenants européens, dans le but d’homogénéiser la politique commerciale de la marque », précise le jeune homme.

Ecometrie en 2014

En mai 2014, Mickaël rejoint l’entreprise Ecometrie en tant que salarié. Spécialisée dans l’édition de contenu, la société développe notamment le site « Annuaire Inverse France », dont Mickaël prend la responsabilité. « Il s’agit d’un site spécialisé dans les services d’annuaire inversé, qui propose également du contenu pratique à l’attention des utilisateurs, notamment via un forum qui informe les gens en cas d’utilisation litigieuse de tel ou tel numéro de téléphone », précise Mickaël. Pendant deux ans, il s’occupe de ce service sous la houlette de Vincent Grive, fondateur de l’entreprise et spécialiste de l’édition sur le web. Mais l’idée d’un nouveau projet en commun émerge progressivement.

Un nouvel annuaire précis et adapté à chaque besoin

Vincent et Mickaël constatent que les plus grands acteurs du secteur (Pages Jaunes ou 118 000 par exemple) possèdent des listes exhaustives de résultats mais ne proposent pas aux internautes de réponse précise et contextualisée. Les deux hommes réfléchissent alors à mettre en place un annuaire sur lequel les particuliers peuvent retrouver les professionnels notamment en fonction de leur zone géographique, y compris dans des endroits pas nécessairement denses en termes de population. « C’est en partant de cette frustration par rapport à l’offre proposée sur le web que nous avons décidé de lancer le projet TEL.fr », précise Mickaël. « Nous avons voulu proposer à l’internaute une multitude de critères de recherche qui lui permettront de choisir le professionnel le plus pertinent pour répondre à ses besoins. Chaque internaute peut ainsi faire des recherches par quartier, voir quel métro est le plus proche du lieu d’exercice du professionnel, observer le chemin pour s’y rendre, etc. Nous avons constitué nos propres bases de données grâce, entre autres, à l’Open Data. »

Un projet encore jeune, mais plein de promesses

Le concept émerge officiellement en février 2015. Après quelques mois d’analyse et de benchmark intensif, Mickaël et Vincent commencent un travail de construction. A partir d’avril, ils dessinent les contours du site web, la maquette et les spécificités à y insérer. Ils financent le projet grâce à la trésorerie de l’entreprise Ecometrie et via l’apport de fonds personnels. Progressivement, TEL.fr prend forme et le site sort en octobre 2015. « Depuis octobre, nous n’avons pas vraiment joué la carte du marketing », décrit Mickaël. « Nous avons bâti et mis le site en production, puis on l’a laissé vivre en l’améliorant sans cesse. Nous avons travaillé notre référencement naturel et développé la meilleure expérience utilisateur possible» Aujourd’hui, même s’il est jeune, le site affiche ainsi entre 6000 à 8000 sessions uniques par jour et une progression de 10 à 15% de ce chiffre à la semaine. Encourageant, mais pas suffisant pour son co-fondateur, qui imagine développer d’autres relais de croissance d’ici la fin de l’année.

Des perspectives d’évolution très ouvertes

Avec 8 collaborateurs, dont Gavor Mimouni, ancien product manager du site Nomao, le projet semble aujourd’hui sur de bons rails. Mickaël voit deux axes de travail principaux d’ici la fin de l’année 2016. D’abord, la structuration des données à proposer à l’internaute qui effectue une recherche est primordiale. « Nous allons travailler avec des opérateurs pour proposer une base de données la plus complète possible », précise-t-il. Les entrepreneurs travaillent également à l’élaboration d’une session professionnelle, dans le but de proposer différentes prestations payantes aux pros. « Cette offre n’aura d’intérêt que si le site développe une visibilité importante », explique-t-il. « C’est pourquoi nous devons d’abord fidéliser nos internautes et améliorer notre trafic avant de développer un tel produit. » Et côté chiffre d’affaires ? « Nous avons très peu de lisibilité sur notre chiffre. Si nous atteignons 50 000 euros fin 2016, ce serait merveilleux ! », conclut l’entrepreneur.

Quels sont les secteurs qui subissent une uberisation

Quels sont les secteurs qui subissent une uberisation

Phénomène extrêmement controversé du monde entrepreneurial, l’ubérisation touche de nombreuses start-ups en révolutionnant un modèle de marché. Tendance naturelle de l’innovation et de la concurrence pour les uns ou destruction massive des emplois pour les autres, cette ubérisation du secteur numérique concerne aujourd’hui de nombreuses activités professionnelles. Quels sont alors les entreprises touchées par cette tendance et comment joue-telle un rôle majeur dans l’économie ?

Une initiative de rupture d’Uber

Venue d’outre-Atlantique avec l’entreprise Uber du secteur des taxis, l’ubérisation consiste à dominer ses concurrents sur un marché en apportant un bouleversement sur une niche bien définie. Utilisation massive des moyens mobiles, réduction des coûts ou encore nouveaux moyens de communication et de marketing, les entreprises du type d’Uber sont désormais légion sur le marché des start-ups et du numérique. Airbnb sur le secteur de la location immobilière entre particuliers, Booking.com dans l’hôtellerie ou BlaBlacar dans le domaine du covoiturage, l’ubérisation concerne désormais de larges pans de l’économie du numérique. Révolutionnant alors les usages en grignotant des parts de marché considérables pour finalement s’imposer face à la concurrence, ces entreprises suscitent néanmoins la controverse en imposant une innovation de rupture. Uber aurait ainsi engrangé plus de 10 milliards de dollars de bénéfices pour la seule année 2015 au plus grand détriment des chauffeurs de taxi.

Une concurrence qui fait baisser les prix

Free a été l’un des pionniers de ce nouveau mode de consommation en instituant des prix cassés avec une offre tout-en-un qui est venue révolutionner le marché des fournisseurs d’accès à Internet. Face à ce phénomène les consommateurs ont bénéficié de tarifs moindres et la concurrence des principaux opérateurs a largement profité aux abonnés. Selon une étude de Publicis, 83% des français se disent favorables à l’ubérisation de l’économie numérique quand elle est associée à des offres plus compétitives, et 2 sur 3 considèrent que c’est une « bonne chose » pour l’économie. En revanche quand ils sont les principaux concernés en tant que travailleurs par les entreprises telles Uber, ceux-ci ne sont plus que 52% à se montrer favorables et même 61% à être opposés pour la tranche d’âge des plus 50 ans. Uber a ainsi donné naissance à différents acteurs du marché du transport comme VTC Cab ou Le.Taxi, lancés sur initiative des pouvoirs publics. De même OuiHop est une application permettant aux chauffeurs de transporter des passagers gratuitement tout en bénéficiant en contribution de réductions sur les tarifs de parking ou le carburant.

Vers une dématérialisation des services

Alors qu’aujourd’hui cette ubérisation concerne de nombreux secteurs à l’instar des transports, de l’hôtellerie, mais aussi des banques et de la distribution, les principaux acteurs du marché sont forcés de s’adapter à ce phénomène de masse. Toutes les banques disposent en effet de leurs propres sites en ligne et proposent des produits bancaires et financiers entièrement dématérialisés. La banque en ligne profite ainsi aux consommateurs qui bénéficient de frais de gestion bien moins élevés. E-LCL, BforBank, ING Direct, Hellobank et bien d’autres attirent de plus en plus de clients en proposant des offres attractives à l’ouverture d’un compte bancaire. Uber for Business le dernier service en date de l’emblématique start-up propose même aux professionnels un moyen de paiement spécialisé permettant de facturer les collaborateurs des entreprises à la course. Proposant alors des produits et services numériques innovants pour les consommateurs, cette ubérisation semble désormais constituer la norme. En revanche certaines législations nationales semblent empêcher le développement d’entreprises qui calquent leur modèle économique sur Uber.

Focus légal sur le télétravail : qu’a-t-on vraiment le droit de faire ou non ?

Focus légal sur le télétravail : qu'a-t-on vraiment le droit de faire ou non ?

L’allongement des temps de trajet domicile – lieu de travail, la démocratisation des accès Internet à (très) haut débit et la multiplication des appareils connectés font que le télétravail, qui était il y a encore quelques années réservé à une sorte d’élite, commence à entrer dans les usages classiques de l’entreprise. Mais on ne peut pas tout faire en télétravail, et surtout pas n’importe quoi. Nous allons essayer ici de décrire le cadre légal dans lequel doit s’effectuer le télétravail.

Comment définir le télétravail ?

Il s’agit en fait d’un travail qui au lieu d’être « normalement » effectué dans les locaux de l’entreprise, est réalisé par un salarié en dehors de ces locaux, de façon régulière et volontaire. Ces tâches entrent dans le cadre du contrat de travail du salarié et sont réalisées grâce aux ressources informatiques.

Le télétravail apporte un certain nombre d’avantages, tant pour l’entreprise que pour le salarié. Le salarié gagne en temps de trajet jusqu’à son lieu de travail et peut aménager son temps de travail de façon plus souple. L’entreprise réalise des économies en termes de frais de location de bureaux. En revanche, le salarié peut être amené à revenir régulièrement dans les locaux de l’entreprise en fonction des besoins. Il peut avoir besoin de documentation ou de matériel spécifiques et présents dans les locaux de l’entreprise et auxquels il n’aura pas accès en télétravail par exemple.

Un encadrement par la loi

Le télétravailleur n’existe légalement que depuis la loi du 23 mars 2012. Ce n’est que depuis cette date que le statut et les droits du télétravailleur, ainsi que les modalités de mise en place sont définis dans le code du travail. Le cadre du télétravail est donc le suivant :

– Il s’agit d’un travail effectué hors des locaux de l’employeur, grâce à l’utilisation d’Internet et plus généralement de toutes les solutions de télécommunications disponibles.

– Le travail effectué ainsi doit l’être de façon régulière. Un salarié travaillant occasionnellement depuis son domicile n’acquiert pas le statut de télétravailleur.

– Le salarié est volontaire et donne son accord à cette organisation du travail. Un nouveau contrat de travail ou un avenant à celui existant est signé entre le salarié et son employeur.

Le télétravail peut être effectué au domicile du salarié, au à partir d’un autre lieu.

Les conditions de réalisation du télétravail sont fixées soit dans le contrat de travail initial, au moment du recrutement, soit dans un avenant. Le passage au télétravail doit être volontaire, et un salarié peut refuser de passer à ce mode de fonctionnement, sans que cela puisse constituer un motif de rupture de contrat.

Concernant les conditions de travail, un télétravailleur possède exactement les mêmes droits que les autres salariés. L’employeur en revanche a certaines obligations supplémentaires vis-à-vis du salarié. Il doit notamment prendre en charge tous les coûts directement liés à l’exercice du télétravail : matériels (ordinateurs portable, écran, chaise ergonomique, bureau…), logiciels, abonnements (téléphone, Internet), communications et outils. La maintenance de tous ces outils est également à la charge de l’employeur.

Si le télétravailleur dispose d’une grande liberté pour l’organisation de son temps de travail, la législation concernant notamment la durée du travail et les heures supplémentaires doit être respectée. Les modalités de contrôle du temps de travail (déclaration hebdomadaire dans un outil interne par exemple) sont fixées dans l’accord collectif ou dans le contrat de travail. Les horaires auxquels peut être joint le salarié doivent également être définis, en concertation avec l’employeur et le salarié.

Le code du travail rend également obligatoire l’organisation d’au moins un entretien annuel avec le salarié. Il portera en particulier sur les conditions d’activité et sur la charge de travail.

La fonction publique, un cas particulier ?

La mise en place du télétravail est possible dans la fonction publique, qu’il s’agisse de fonctionnaires ou de contractuels. Les conditions ont été fixées par le décret n°2016-151 du 11 février 2016. Sauf conditions spécifiques (état de santé du salarié par exemple), le télétravail ne peut excéder trois jours par semaine. La demande de télétravail est à l’initiative de l’agent, qui doit obtenir l’accord de son chef de service ou de l’autorité compétente. Cette autorisation est délivrée pour un an maximum et peut être renouvelée.

Le statut juridique de l’agent ne change pas, il conserve les mêmes droits et devoirs que les agents exerçant sur leur lieu d’affectation habituelle.

Ces incubateurs qu’il faut connaître

Ces incubateurs qu'il faut connaître

Les incubateurs font partie des moyens les plus efficaces pour les start-up de bénéficier d’un accompagnement de qualité, d’avoir plus de visibilité et de se faire aider financièrement. Encore appelés accélérateurs, ils accompagnent les start-up en matière de conseil, d’hébergement et de financement. Il existe plusieurs incubateurs publics et privés en France. Voici ceux que vous devez connaitre absolument :

L’Accélérateur

Incubateur spécialisé dans l’accompagnement et l’investissement des startups, l’Accélérateur a été lancé en 2012. Grâce au leadership de ses mentors Gilles Babinet, Marc Simoncini et Catherine Barba, il a pu porter aux sommets les ambitions d’une quarantaine de startups et lever 20 millions d’euros. Cette société se démarque de ses concurrents par un accompagnement de départ de 50 k€ pouvant évoluer jusqu’à 300 k€. Pour atteindre ses objectifs de financement, elle a noué des partenariats avec Extendam, Jaina, Partech et ISAI.

Numa Sprint (ex-Le Camping)

L’incubateur Camping a été créé en 2011. Devenu NUMA Sprint en 2015, il est l’un des plus connus par les startupers. Tous les 4 mois, il fait successivement la promotion de 12 startups. Depuis sa création, 60 startups ont été lancés, dont 90 % fonctionne toujours. En somme, un investissement de plus de 14 millions d’euros a été mis à la disposition de ces entreprises, avec l’accompagnement de grandes entreprises comme Google, Orange, SNCF et BNP Paribas. Depuis 2015, chaque entreprise accompagnée reverse 3 % de son capital à cet incubateur.

The Family

Cofondé par deux anciens collègues du Camping (Oussama Amar et Alice Zagury) et un inspecteur des finances (Nicolas Colin), The Family est un incubateur qui prend 3 % du capital des entreprises accompagnées. Il propose en contrepartie du capital, de l’éducation et des unfair advantages (services gratuits offerts par Paypal, Amazon Webservices, Facebook et FbStart. Pour permettre aux startups d’accéder facilement aux fonds, il a mis en place un réseau de fonds et le système AIR (Accord d’Investissement Rapide).

BIC Montpellier

Classé 4e meilleur incubateur universitaire dans le monde par « Ubi Index des meilleurs incubateurs universitaires », BIC Montpellier (Business Innovation Centre de Montpellier) est un réseau de trois incubateurs : Cap Alpha pour le Biotec, Cap Omega pour les TIC et les MIBI et Cleantech pour l’international. Ce réseau a été créé en 1987. Il compte à son actif 550 entreprises employant environ 4500 personnes et générant plus de 588 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Paris & Co

Reconnu comme le plus grand réseau d’accélérateurs de startups à Paris, Paris & Co est présent sur le marché depuis plus de 15 ans. Plus de 500 entreprises sont hébergées par ce réseau, avec un taux de réussite d’environ 80 %. En 2013, il a réalisé un chiffre d’affaires de 404 millions d’euros. Sa particularité est qu’il anime une vingtaine d’accélérateurs dans une variété de thèmes (jeux vidéos, finance, tourisme, etc.). Grâce à son Club open Innovation, il propose un programme d’accompagnement des entreprises naissantes et une collaboration avec les acteurs de l’écosystème.

Microsoft Ventures

Comme son nom l’indique, Microsoft Ventures est une filiale de Microsoft. Cet incubateur est exclusivement dédié aux projets basés sous Microsoft. L’objectif c’est de promouvoir les produits développés sous les plateformes de cette entreprise. Il a la particularité de s’inspirer du mode de fonctionnement de grandes entreprises installées dans la Silicon Valley et de bénéficier de l’accompagnement du géant du web, Google.