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5 entreprises françaises qui font évoluer le secteur de l’apprentissage de la conduite

Voici 5 entreprises françaises qui font évoluer le secteur de l’apprentissage de la conduite.

Ornikar

Lancée en 2014 par Alexandre Chartier et Benjamin Gaignault, l’entreprise propose à ses clients de passer leur permis de conduire sans avoir besoin de se rendre dans une auto-école. Pour le code, tout se déroule en ligne et les premiers forfaits coûtent 49,90 euros. Elle attend encore l’agrément de la préfecture afin de proposer des cours de conduite. Elle dispose déjà d’un réseau de plus de 500 enseignants.

Lepermislibre

Créée par Lucas Tournel et Romain Durand, cette entreprise propose de mettre en relation des candidats au permis de conduire avec des moniteurs diplômés. L‘objectif reste de développer une nouvelle manière de passer son permis de conduire en travaillant de pair avec les auto-écoles classiques. Après avoir obtenu l’agrément de la préfecture en décembre 2014, elle a lancé son offre commerciale en février 2015.

PermiGo

Start-up lyonnaise lancée le 3 juin 2014, PermiGo propose de passer son permis de conduire en ligne via son site internet. Elle a obtenu de la part de la préfecture son agrément qui lui permet d’exercer son activité à Lyon. Elle vise 1 million d’euros de chiffre d’affaires pour l’année 2015 et prévoit d’embaucher 100 moniteurs salariés d’ici trois ans.

Permisfactory.fr

Lancée par l’entreprise Auto Academy, la plateforme web permifactory.fr propose un permis de conduire low-cost. Pour réduire ses coûts, la société met à disposition du candidat sur son site internet tous les papiers nécessaires à son inscription qu’il réalise lui-même. Les cours de code sont également dispensés sur internet. Seule la conduite s’effectue dans une auto-école physique appartenant au réseau Permis Factory et sélectionnée par le candidat.

Auto-ecole.net

Cette auto-école en ligne propose un permis de conduire à partir de 675 euros, soit 40 % moins cher que celui proposé dans des auto-écoles dites traditionnelles. Présent dans toute la région Ile-de-France, elle est agréée par la préfecture depuis le 22 juillet 2014.

Qu’est-ce que la TVA intracommunautaire ?

Réglementant les échanges de biens au sein de tous les États membres de l’Union européenne, la TVA intracommunautaire suppose un certain nombre de règles à respecter. Quelles en sont alors les obligations et à quoi sert le numéro obligatoire de TVA intracommunautaire ?

À quoi sert la TVA intracommunautaire ?

Initiée par le Traité de Rome du 25 mars 1957 puis par les différentes directives et mesures législatives et réglementaires relatives au marché commun de l’Union européenne, la TVA intracommunautaire vise à harmoniser le dispositif fiscal entre tous les États membres. Ces 28 États européens et particulièrement les 19 pays de la zone euro sont particulièrement concernés par ce régime fiscal qui réglemente tous les échanges de biens et de marchandises à caractère professionnel.

Une entreprise, quel que soit son statut juridique, doit alors s’acquitter de certaines obligations afin de respecter la législation européenne mais aussi nationale. Le numéro de tva intracommunautaire s’adresse ainsi à tous les commerçants et entreprises qui se livrent à une acquisition au sein de l’Union européenne, c’est-à-dire à un échange de biens entre 2 pays membres. Cette livraison intracommunautaire suppose pour l’acheteur de s’acquitter dans son pays d’origine de son acquisition au taux de TVA en vigueur, calculé sur le montant du prix hors taxe de la marchandise.

Déductible en France sur la déclaration fiscale, cette TVA intracommunautaire est également facturée à un particulier lorsque les achats dépassent un certain seuil fixé par décret dans tous les pays membres de l’Union européenne. Les auto-entrepreneurs qui sont fiscalement exonérés de TVA lorsqu’ils sont inscrits sous le régime de la vente de marchandises doivent facturer leurs ventes sous forme d’une facture hors taxe.

Un numéro de TVA intracommunautaire obligatoire

Même non déductible, la TVA intracommunautaire impose de respecter un certain formalisme. Ainsi le numéro de TVA est une mention obligatoire pour toutes les entreprises immatriculées au Registre du Commerce et des Sociétés et se compose d’un code FR, d’une clé à deux chiffres et du numéro de Siren à 9 chiffres. Disponible gratuitement auprès des services des impôts des entreprises ou SIE, ce numéro de TVA intracommunautaire est indispensable à l’administration fiscale afin de contrôler la régularité des échanges de biens et de marchandises.

Reposant sauf exceptions sur le principe de l’exonération en France des livraisons et acquisitions intracommunautaires de marchandises expédiées ou transportées depuis la France, la TVA française reste néanmoins imposable pour les assujettis français. C’est alors à l’acquéreur de s’acquitter dans le pays d’arrivée du taux de TVA national en vigueur. Les fournisseurs doivent ainsi s’assurer de déclarer leurs acquisitions intracommunautaires qui sont soumises au taux de TVA de leur propre pays. Il est alors important pour les entreprises qui se livrent à des échanges au sein de l’Union européenne de reporter judicieusement sur leurs factures ce numéro de TVA intracommunautaire.

Une déclaration mensuelle de TVA et une déclaration d’échange de biens (ou DEB) sont en effet obligatoires en France, et à établir sur support électronique pour plus de facilité. Depuis le 1er janvier 2011, un seuil unique de 460 000€ est fixé sur le DEB pour le redevable. Les entrepreneurs qui réalisent un montant des ventes inférieur à ce seuil sont exonérés de déclaration alors que ceux qui dépassent ce montant doivent obligatoirement produire une déclaration.

Suivre le secteur de la restauration rapide

Le premier restaurant rapide est fondé aux états-Unis en 1948 par les frères McDonald. 65 ans plus tard, le marché de la restauration rapide, appelée aussi « vente au comptoir », dégageait un chiffre d’affaires de 45,86 milliards d’euros selon le cabinet Gira Conseil. Quelle est la réalité du secteur aujourd’hui ? 

La société française en mouvement

La société française a beaucoup évolué ces dernières années. Les habitudes de consommation des français aussi. La part consacrée à l’alimentation dans le budget des ménages français n’a cessé de diminuer depuis 1970, atteignant 13,6 % en 2009 selon l’Insee. La population est donc plus encline à se nourrir pour un prix de plus en plus bas. C’est sur ce créneau que les restaurants rapides se sont positionnés : proposer des menus pour quelques euros seulement. Le secteur a également connu une émergence croissante en raison de l’évolution du rapport des actifs au temps qui passe. Nous vivons dans un monde où l’individu recherche à gagner du temps en accélérant les choses. Le temps consacré au déjeuner est passé de 1 heure 38 minutes en 1975 à 31 minutes aujourd’hui. Les gens ne prendraient plus le temps de manger et donc de prendre du plaisir, mais le feraient seulement par nécessité. Les chaînes de restaurant l’ont bien compris !

Des acteurs traditionnels…

Cette évolution des habitudes alimentaires a fait la part belle aux restaurants rapides, dont McDonald’s reste le pionnier en France. Il est apparu sur le territoire en 1969 et demeure en 2015 le leader incontesté avec plus de 1 200 enseignes. L’Hexagone représente même son deuxième marché mondial avec un chiffre d’affaires de 4,35 milliards d’euros en 2012. Le groupe Quick, son principal concurrent, arrive deuxième avec 379 enseignes et 801 millions d’euros de chiffre d’affaires. Originaire de Belgique, la marque voit le jour en 1970. Ses cofondateurs Maurice Cauwe et Paul Halstead avaient la volonté de développer le modèle américain de la restauration rapide en Europe. Troisième acteur traditionnel du secteur, Burger King a vu le jour en 1954 à Miami. L’enseigne a débarqué en France en 1980. Avec seulement 39 restaurants, principalement situés en région Ile-de-France, la marque est obligée de se retirer du marché en 1997. En 2012, la chaine de restauration rapide annonce son retour et ouvre trois restaurants à Marseille, Reims et Paris.

… qui évoluent avec le temps

Souvent critiquées par l’uniformisation de leurs restaurants, les chaînes traditionnelles de restauration rapide s’adaptent malgré tout aux pays dans lesquels elles s’implantent. Aux Philippines, McDonald’s remplace le pain à hamburgers par des galettes de riz très appréciées de la population locale. En France, l’enseigne américaine a lancé un hamburger au camembert ou encore le McBaguette. Quick était même allé plus loin en proposant en 2010 des hamburgers hallal dans certains de ses restaurants français. L’arrivée des nouvelles technologies n’a pas non plus échappé au secteur de la restauration rapide. Dans un monde ultra connecté, il a su prendre le virage technologique. Au premier trimestre 2010, la France comptait plus de 35 millions d’internautes selon un baromètre Fevad / Médiamétrie. Parmi eux, 14 % avaient acheté de l’alimentation sur Internet au cours des six derniers mois fin mai 2010. Les pizzerias sont les premières concernées par ce nouveau mode de consommation. Selon la marque Pizza Hut France, une pizza sur cinq livrée en France à domicile a été au préalable commandée sur Internet.

De la « mal bouffe » à la « bonne bouffe »

L’évolution des acteurs traditionnels connaît ses limites. Le BigMac, hamburger emblématique de la marque McDonald’s, n’a pratiquement pas évolué depuis son apparition en 1967 ! Les produits proposés dans ces chaînes n’ont pas pour caractéristique première d’être sains. Ces marques ont même connu pour la plupart plusieurs scandales alimentaires à travers le monde. Ces déboires profitent à de nouveaux acteurs qui s’implantent sur le marché de la restauration rapide en alliant rapidité et qualité. Et cela fonctionne ! Les clients sont prêts à mettre un peu plus cher pour avoir de meilleurs produits. Les derniers restaurants rapides arrivés sur le marché sont spécialisés dans les produits biologiques. Le leader français Cojean, qui a été lancé en novembre 2001 à Paris, a atteint 18,5 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2010 et compte aujourd’hui 24 établissements principalement situés à Paris et en Ile-de-France. Arrivent ensuite la chaîne belge Exki et la française Bert’s qui sont également présentes à l’étranger. Ces trois chaînes entrent dans la catégorie restauration rapide mais ne proposent pas uniquement des hamburgers, à l’inverse du nouveau venu Bioburger, créé en juillet 2011, qui ne vend que ce type de produit issu à 100 % de l’agriculture biologique. Son chiffre d’affaires s’élève à 330 000 euros en 2012 et il compte deux enseignes dans le 9e et le 2e arrondissement de Paris.

Des concurrents d’un nouveau genre

Outre les restaurants qui se positionnent sur un secteur de niche, un nouveau concept est venu concurrencer les acteurs traditionnels : le « food truck » ou « camion alimentaire ». Venu tout droit des états-Unis, le concept serait apparu pour la première fois en 1872 ! Mais ce n’est qu’à partir de 2005 que cette nouvelle tendance s’amplifie. L’idée est de proposer à la vente des plats cuisinés à emporter dans la rue. Le restaurateur peut ainsi se déplacer comme bon lui semble et aller à la rencontre des passants. Les plats proposés demeurent très variés et de qualité ! Le premier camion alimentaire français, « Le camion qui fume », a été lancé en 2011 par une américaine, Kristin Frederick. Pour aider le consommateur dans ses choix, des sites de géolocalisation en direct des camions ambulants en France sont apparus, à l’image de pouet-pouet.com ou tttruck.com. Daily Wagon, une chaîne de restaurant ambulant,a même vu le jour en mars 2013. De quoi donner un coup d’accélérateur au secteur de la restauration rapide !

Malgré une année 2020 marquée par la crise sanitaire du coronavirus, le marché de la restauration rapide en France continue d’enregistrer des chiffres à la hausse. En effet, pris par leur activité professionnelle, aussi bien que par leurs loisirs, les Français sont toujours plus nombreux à déjeuner à l’extérieur et notamment dans les enseignes de restauration rapide. Les amateurs de burgers, de fish & chips, de pizzas ou encore de salades bio sont de plus en plus nombreux, et cela se ressent dans le chiffre d’affaires généré par ce secteur en pleine croissance.

Pratiques, tendances, et bien évidemment synonymes de rapidité, les établissements spécialisés dans la restauration rapide répondent parfaitement aux attentes des consommateurs qui souhaitent manger sans perdre de temps. Particulièrement attractive pour les entrepreneurs qui souhaitent lancer leur affaire, la restauration rapide éveille donc bien des vocations chez les porteurs de projet mais n’en reste pas moins très concurrentielle. Choisir le bon concept et passer par la franchise peut s’avérer être le meilleur moyen de tirer son épingle du jeu et de s’imposer durablement dans le secteur. 

Marché de la restauration rapide : où en est-on ? 

Le marché de la restauration rapide a connu une nette progression l’année dernière caractérisée notamment par une hausse des dépenses des ménages, mais aussi par un fort taux de fréquentation. En effet, d’après les chiffres publiés par NPD Group en début d’année, les Français ont dépensé en 2019 près de 57,3 milliards d’euros pour manger hors de leur domicile, soit une hausse de 1,7% par rapport à 2018. Cette augmentation s’explique également par une croissance des services de livraison à domicile, qui ont pris encore plus d’ampleur durant le confinement. A noter qu’avec une augmentation de 8,1% en 2019, ce segment présentait déjà une bonne capacité de croissance en concentrant un quart de l’ensemble des gains du marché. Pour Audrey Adnet, en charge de la restauration à domicile en France pour le compte de NPD Group, si cette tendance se confirme, le marché va devoir « entamer une mutation pour devenir plus durable et plus recyclable »

S’il reste évidemment synonyme d’efficacité et de plaisir, le marché de la restauration rapide a su évoluer en fonction des nouvelles attentes de consommateurs toujours plus sensibilisés au manger sain et à la protection de l’environnement. Le secteur affiche une dynamique remarquable mais doit faire face à de profonds bouleversements en matière de consommation. 

Une nouvelle approche de la restauration

Les habitudes de consommation des Français ont beaucoup évolué au cours de ces dernières années, et le marché de la restauration rapide suit de près cette évolution afin de continuer à proposer une offre dans l’air du temps.

En effet, l’émergence de concepts répondant aux nouvelles attentes de consommation a permis à la restauration rapide de se renouveler et, surtout, de se départir de l’image de piètre qualité qui lui était associée. En effet, s’il a longtemps été assimilé à la malbouffe, ce secteur peut désormais être lui aussi associé à une alimentation saine et qualitative. Forts de leur bonne compréhension des nouveaux enjeux, les professionnels du secteur ont pleinement saisi la tendance du moment et les aspirations des consommateurs qui veulent manger vite mais bien ! 

Cette nouvelle approche d’une restauration rapide mais de qualité se matérialise d’abord dans le choix de produits locaux, de terroir, et bio pour certaines enseignes. L’attention portée aux ingrédients va évidemment de pair avec l’invention de recettes plus saines privilégiant saveurs, santé et bien-être. Les tendances 2020 en termes de restauration rapide s’orientent inévitablement vers le fast casual et la restauration healthy. On observe également une déstructuration du temps des repas et un étalement de la consommation tout au long de la journée. 

Aujourd’hui, le marché de la restauration rapide a adopté dans son fonctionnement la volonté de « mieux manger » de la part des consommateurs. Le secteur se veut donc désormais plus sain, plus écologique avec des formules qui incluent des produits bio, vegan, sans lactose ou gluten tout au long de la journée. Le plus qui peut paraitre anecdotique mais qui peut également faire la différence : proposer des produits et un décor instagrammable ! C’est-à-dire qui suscitent l’envie d’être partagés par les consommateurs sur leurs réseaux sociaux. 

Top 10 des dirigeants influents sur le web !

10 dirigeants influents sur le web, qui ont su façonner l’écosystème numérique grâce à leur vision, leur innovation et leur leadership

Olivier Mathiot, Cofondateur de PriceMinister

Olivier Mathiot demeure un acteur influent dans le monde entrepreneurial. Il a cru rapidement qu’internet allait changer les choses, notamment dans la façon de consommer. Le web reste pour lui un acteur majeur dans sa communication. En 2012, il prend la tête d’un collectif d’entrepreneurs intitulé les « pigeons » qui lutte contre le projet de loi de finance du gouvernement qui, selon lui, décourage l’entrepreneuriat et l’investissement. Ce mouvement apparaît dans un premier temps sur le réseau social Twitter avec le hashtag « #geonpi ». Une page Facebook voit le jour et entraîne avec elle plus de 9 500 adeptes. En quelques semaines seulement, le gouvernement est contraint de faire marche arrière sur les réformes.

Delphine Ernotte-Cunci, ex-Directrice générale d’Orange France 

Delphine Ernotte-Cunci, ex-DG d’Orange France qui a pris les rênes de France Télévisions en août 2015, promeut l’entrepreneuriat au féminin. En 2013, Orange est l’entreprise française la plus féminisée selon un classement établi par le cabinet Ethics&Boards. Cette volonté de féminiser la profession, Delphine Ernotte-Cunci la fait partager volontiers à ses quelques 13 400 followers sur Twitter. En mars 2015, elle reçoit le grand prix de la Parisienne business, notamment pour ses actions à destination des entrepreneures. « Orange est ouvert à ceux et celles qui ont envie de s’investir sur la mixité. C’est un enjeu stratégique pour la performance économique et sociale du groupe » dira-t-elle en recevant son prix.

Françoise Gri, Ancienne directrice générale du groupe Pierre & Vacances 

Elle est souvent classée parmi les femmes dirigeantes les plus influentes sur Twitter. Son cheval de bataille reste la reconnaissance de la parité entre femmes et hommes. Pour la suivre, les internautes peuvent se rendre sur son blog (www.francoisegri.com), sur lequel elle publie des articles régulièrement. En septembre 2012, elle a publié un livre intitulé « Woman power, femme et patron » dans lequel elle donne de nombreux conseils aux femmes souhaitant se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. En 2007 déjà, le magazine Fortune la citait parmi les 50 femmes d’affaires les plus influentes au monde.  

Vivek Wadhwa, Entrepreneur américain

Vivek Wadhwa demeure un leader d’opinion dans le monde de la technologie. Il écrit de nombreuses chroniques sur des journaux comme le Washington Post ou le blog spécialisé dans les nouvelles technologies TechCrunch. Il reçoit le prix du livre de l’année 2012 décerné par le journal The Economist pour son ouvrage intitulé « L’exode des immigrants : pourquoi l’Amérique est-elle en train de perdre la course mondiale pour capturer le talent entrepreneurial ». En 2013, Time Magazine le classe parmi les 40 personnalités les plus influentes dans le monde de la technologie.

Natacha Quester Séméon, Sérial entrepreneure

Natacha Quester Séméon est spécialiste des nouvelles technologies et des questions liées au numérique. Actuellement à la tête de l’agence digitale youARhere spécialisée dans la réalité augmentée, elle a cofondé en juin 2007 un club d’entrepreneures intitulé le GirlPower3.0. Il s’agit d’un réseau d’influence indépendant qui a pour objectif de favoriser l’entrepreneuriat au féminin. Elle officie également en tant que secrétaire générale de l’ONG Les Humains Associés depuis 1994. 

Laurence Parisot, Ancienne présidente du mouvement des entreprises de France (MEDEF)

Laurence Parisot a reçu en 2013 le grand prix de l’e-réputation dans la catégorie « économie ». Ce prix lui a été décerné pour son activité importante sur Twitter. Elle poste plusieurs messages par jour et n’hésite pas à interpeler directement les responsables politiques, journalistes et chefs d’entreprise. Elle milite aussi activement pour plus de représentativité des femmes dans le monde de l’entreprise.

Denis Olivennes, A la tête de Lagardère Active

Denis Olivennes arrive premier du baromètre des chefs d’entreprise les plus influents sur Twitter publié en mars dernier. Twittos régulier, il compte plus de 37 000 abonnés sur sa page. Ce chef d’entreprise déloge un autre dirigeant habitué des premières places : Mathieu Gallet. L’actuel président de Radio France chute au 13e rang, à la suite de son absence sur le réseau social pendant la période de grève qui a touché la Maison de la Radio.

Maud Fontenoy, Fondatrice de la Maud Fontenoy Fondation 

En 2005, elle devient la première navigatrice à traverser l’océan pacifique à la rame. Passionnée par la mer, elle crée sa fondation en 2008 afin de protéger les océans. L’objectif de cette entrepreneure demeure de proposer une nouvelle vision de l’écologie qui viendrait en aide à l’économie. En 2014, elle reçoit le prix de la femme la plus influente sur internet dans la catégorie économie. Une première place obtenue grâce à son activité sur sa page Facebook suivie par plus de 7 700 adeptes.

Jérôme Jarre, Serial entrepreneur

Il compte actuellement plus de 8,3 millions d’abonnés sur Vine, une application qui permet de réaliser des vidéos d’une durée de 6 secondes et de les partager à d’autres membres. Après avoir créé plusieurs entreprises en France, il décide de partir aux états-Unis en mai 2013. C’est à cette période qu’il découvre l’application et se met à poster des vidéos amusantes sur son compte. En quelques mois, des millions de fans suivent ses aventures. Sa notoriété sur ce réseau social lui vaut de passer des contrats avec des marques comme MTV. En 2013, il crée à nouveau une entreprise intitulée GrapeStory, spécialisée dans la publicité en lien avec ce réseau social.

Paul Van Haver, Fondateur de Mosaert

Chanteur d’origine belge, Paul Van Haver crée sa propre société de production musicale intitulée Mosaert. Mais qui est ce Paul Van Haver ? Vous le connaissez sans doute mais peut-être pas sous ce nom. En effet, ce dernier se fait appeler Stromae lorsqu’il monte sur scène. Si sa musique connaît un véritable succès international, sa communication n’est pas en reste. Après avoir critiqué l’usage des réseaux sociaux dans l’une de ses chansons, il poste le clip illustrant sa chanson sur… Twitter ! En quelques jours, la vidéo fait le tour du monde sur la toile créant un buzz retentissant.

Les premiers pas à l’étranger

Mais avant de faire vos premiers pas à l’étranger, quelques derniers conseils pour ne pas vous planter sont toujours bons à prendre.

Renseignez-vous sur les bonnes pratiques d’implantation

Avant de vous lancer dans le pays, quelques prises d’informations s’imposent afin de faciliter l’implantation de votre personnel sur place. Qu’il s’agisse d’ouvrir un compte bancaire, d’appréhender les modalités de transport ou d’hébergement, vous devrez vérifier que rien n’entravera ou ne retardera l’installation de vos collaborateurs sur place. Afin que vos équipes soient rapidement opérationnelles, mieux vaut vérifier qu’elles ne soient pas gênées par leur quotidien.

Identifiez les fournisseurs et sous-traitants

Le choix des fournisseurs et sous-traitants, comme nous l’ont montré de récents événements dont la catastrophe au Bangladesh avec l’effondrement d’un complexe industriel est crucial. Une étude approfondie au préalable est de rigueur. Pour éviter une prise de risque trop importante, n’hésitez pas à multiplier vos fournisseurs et à procéder à des audits. Si vous ne pouvez pas multiplier les coûts, vous pouvez mutualiser les enquêtes. Il est toutefois préférable de réaliser un audit indépendant. Le plus difficile dans certains pays sera de mettre en place des conditions de travail acceptables.

Ayez un argumentaire efficace

La préparation et l’adaptation de votre argumentaire est nécessaire à la réussite de votre implantation sur le marché visé. Vous devrez adapter votre discours par rapport à vos concurrents afin de montrer votre différence. Chaque culture ayant des habitudes propres, les qualités à mettre en exergue devront être bien choisies. Comme sur votre marché local, inutile de souligner les qualités intrinsèques d’un produit. Dans certaines cultures, le coté direct sera à privilégier et vos outils de communication devront être repensés pour utiliser cette manière d’échanger. Vos références, votre présentation, votre offre… devront être mises en adéquation avec la manière de communiquer localement. Rien ne sert de mettre en avant des noms d’entreprises qui dans certains pays ne seront pas connus par vos futurs acheteurs.

Utilisez les aides à l’export

S’il existe bien un domaine où les aides prolifèrent, c’est bien à l’international. Assurance caution et assurance-crédit export auprès de la Coface, Aides de la Bpifrance,… Les solutions qui peuvent vous aider financièrement sont légions et ont pour objectif de favoriser l’export. Consultez l’ensemble de ces aides car elles pourront vous permettre de diminuer votre risque, de renforcer votre trésorerie ou encore de vous faciliter l’embauche de vos premiers salariés.

Faites vous accompagner

De la même manière que pour les aides financières, l’accompagnement est une des clés à l’export. De nombreux organismes proposent de vous accompagner (souvent de manière gratuite), à commencer par les Chambres de commerce et d’Industrie, que ces dernières se trouvent en France ou à l’étranger. En dehors même de leur accompagnement, elles constituent des partenaires privilégiés pour les entreprises françaises implantées dans de nombreux pays. Elles proposent notamment divers services aux entreprises françaises tels que l’accueil des sociétés souhaitant s’implanter dans le pays ou encore l’information sur l’activité économique et le fonctionnement du marché du pays, les coordonnées et mise en relation avec des partenaires potentiels.

Ne sous-estimez pas le temps nécessaire

L’implantation dans un pays prend toujours du temps sauf exception. Les résultats peuvent mettre du temps à apparaître et vous devrez donc prendre en compte cette notion dans vos calculs d’investissement. N’oubliez pas de penser aux adaptations qu’il sera nécessaire d’effectuer sur votre produit pour qu’il se développe sur un nouveau marché. Celles-ci peuvent ralentir votre implantation car il arrive qu’avant un déploiement d’envergure, certaines modifications deviennent indispensables. La phase de prospection est en général de 6 mois, suivie d’une deuxième phase de 6 à 12 mois pour vous implanter. Les résultats n’apparaissant encore que 6 à 12 mois après. L’une des clés du succès réside souvent dans le recours à des seniors capables de développer, grâce à leur expérience du marché, le business. Certes, cela augmente vos coûts, mais cela vous permet aussi de franchir des étapes plus rapidement et de bénéficier de leurs réseaux.

Managez en vous adaptant au local

Afin d’éviter toute ambiguïté avec vos équipes internationales, n’oubliez pas que les messages les plus courts et les plus simples sont les plus efficaces. D’une manière générale, assurez-vous que vos messages arrivent à destination. Pour cela, vous pouvez par exemple utiliser un système d’accusé de réception. Si la communication non-verbale tient une place essentielle en France, c’est également le cas à l’étranger. Les codes peuvent être très différents suivant le pays. N’oubliez pas de prendre en compte le décalage horaire pour vos communications qui ajoute incontestablement une difficulté supplémentaire.

Mettez en place les bons outils

Les outils pour communiquer à l’international ont fortement évolué. Cependant, il faut bien connaître les moyens technologiques couramment utilisés dans chaque pays. Croire que tous les pays possèdent la même infrastructure technologique que votre terre natale représente une erreur courante. Dialoguer facilement avec un salarié à distance demande de connaître les technologies performantes utilisées par le pays. Chaque outil doit permettre une communication optimale et vous amener à réaliser vos objectifs. Sachez que dans certains pays, il vous faudra privilégier le contact. Vous devrez également connaître le coût des communications depuis votre pays et de vos effectifs implantés à l’étranger.

Communiquez sur votre implantation

Comme pour votre marché local, vous devez vous faire connaître de votre public cible. Votre stratégie marketing doit s’avérer imparable. Vous devez étudier avec rigueur la manière dont communiquent les sociétés implantées afin de voir celles qui ont réussi et celles qui ont échoué dans leur implantation. Leur échec est souvent révélateur et vous permettra d’éviter de commettre les mêmes erreurs. Les actions de relation presse restent souvent privilégiées notamment en vous appuyant sur des acteurs sur place qui connaissent bien les médias locaux. Car conquérir la presse étrangère est toujours un défi et l’angle choisi pour communiquer possède une importance cruciale.

Le community manager doit-il profiter des nouveaux boutons de réaction mis en place par Facebook ?

L’explosion des réseaux sociaux n’a pas échappé aux responsables marketing. Parmi ces derniers, Facebook tient le haut du pavé. Avec 1,59 milliard d’abonnés dans le monde dont 30 millions en France (chiffres 2016 publiés par l’agence Tiz), Facebook est en effet devenu incontournable pour les entreprises en matière de recherche de notoriété. En charge de la stratégie sociale de l’entreprise via différents réseaux sociaux, les community managers, disposent depuis peu d’un moyen d’analyse de leurs actions sur Facebook. Le fameux réseau social de Mark Zuckerberg déploie désormais des boutons de réaction aux publications. Que vont-en en faire les community managers ?

Les nouveaux boutons Facebook

Jusqu’à présent les abonnés Facebook ne pouvaient que « liker » ou pas sur une publication. Un moyen de réaction très limité qui n’offrait pas de nuances. Même si ces nouveaux boutons n’incluent pas l’option « je n’aime pas » pour ne pas dissuader les abonnés de publier, les boutons love, haha, wow, sad et angry vont apporter des moyens d’analyse de chaque publication. Concrètement, lorsque l’abonné survole le fameux pouce levé bleu, les nouveaux émoticônes apparaissent pour offrir la nouvelle gamme de réactions.

Un plus en matière d’analyse émotionnelle

Avant cette évolution de Facebook, le community manager ne pouvait que quantifier le nombre de vues d’une publication, de partages et de followers de la page et catégoriser ces derniers en fonction de leur âge, leur genre et leur nationalité. Cette analyse succincte permettait de mesurer l’audience d’une page mais la réceptivité de ses publications ne pouvait s’appréhender qu’à la lecture fastidieuse des commentaires. Même l’analyse au cas par cas de chaque publication ne permet qu’une vision très sommaire de son impact. Dans le nouveau panel de réactions, on peut s’attendre à ce que les abonnés FB contournent l’absence du bouton « j’aime pas » en cliquant sur l’émoticône rouge « angry » (colère). En tout état de cause, le simple décompte des diverses réactions va apporter une plus-value certaine à l’analyse des actions menées sur FB par les services marketing. Il sera désormais possible d’avoir directement un aperçu des émotions suscitées par une publication.

Offrir plus de réactivité

Les nouveaux boutons de réactions de Facebook sont attendus depuis longtemps par tous ses utilisateurs. Ils ne constituent pas un outil d’analyse 100% fiable mais vont permettre d’appréhender rapidement la réception d’une publication par la communauté et d’agir en conséquence. Une publication par exemple qui susciterait de manière non voulue la colère pourrait être rapidement supprimée avant de devenir virale. Une manière de limiter les risques de bad buzz ! Au contraire, une publication adorée sur Facebook pourrait être diffusée sur l’ensemble des réseaux sociaux voire déclinée sur des supports plus traditionnels pour en augmenter l’impact positif. Facebook pourrait donc servir de plateforme test en temps réel d’un plan marketing plus global.

Meilleure analyse, plus de réactivité, diminution des risques, les community managers vont adorer ces nouveaux boutons facebook qui semblent taillés sur mesure pour eux ! Le chef d’entreprise concerné devra cependant garder un certain recul sur la statistique issue de ces nouveaux émoticônes. L’émotion sur les réseaux sociaux est instinctive, immédiate et sans réelle analyse de l’information donnée ! Bref, du spontané à prendre pour ce qu’il est : ni plus, ni moins !

5 start-up du secteur qui cartonnent dans le secteur de la restauration rapide

Voici cinq start-up innovantes qui connaissent un succès rémanent dans le secteur de la restauration rapide.

Goozty

Lancée en octobre 2014, cette application référence plus de 55 000 établissements de restauration rapide en France. Par l’intermédiaire d’un système de géolocalisation, elle trouve le restaurant le plus proche en fonction de vos envies. Elle permet également aux professionnels de la restauration de communiquer avec leurs clients.

Chaak

Il s’agit du premier restaurant rapide mexicain de France. Créé en mai 2011 dans le 3e arrondissement de Paris, il propose à ses clients de confectionner leur propre plat. Une adresse utile pour tous les amateurs de burritos et de tacos !

Big Fernand

Ce restaurant propose des « hamburgés » à la française. Les produits sont tous labellisés « Made in France » avec une qualité supérieure à celle d’un hamburger classique. La start-up fondée en septembre 2011 a réalisé un chiffre d’affaires de 6 millions d’euros en 2014.

Cojean

Entreprise de restauration française spécialisée dans les produits bios, Cojean réalise un chiffre d’affaires de 18,5 millions d’euros en 2010. Elle compte aujourd’hui 24 restaurants situés à Paris et en région parisienne. Ce restaurant propose des menus composés de produits locaux et issus de l’agriculture biologique.

Le camion qui fume

Premier camion ambulant à s’être lancé en France en 2011, l’entreprise sert 500 repas par jour et par camion midi et soir. Le camion se déplace dans toute la capitale à la recherche de nouveaux clients qui sont chaque jour de plus en plus nombreux !

Ces start-up françaises qui ont été rachetées 

Voici 5 start-up françaises qui ont été rachetées.

Wit.ai

Basée à San Francisco, cette start-up fondée par trois français et spécialisée dans la reconnaissance vocale a été rachetée par le géant américain Facebook le 5 janvier dernier. Après avoir levé 3 millions de dollars en octobre 2014, l’entreprise vient de franchir une nouvelle étape.

FlexyCore

Cette start-up rennaise créée en 2008 a mis au point un logiciel qui multiplie la rapidité d’affichage des téléphones fonctionnant sous Android. En 2013, la firme américaine Google dépense près de 17 millions d’euros pour racheter l’entreprise.

Wipolo

Plateforme web qui permet de vous accompagner dans vos voyages, Wipolo a été rachetée en octobre 2014 par le groupe français Accor.

Kolor

Le 28 avril dernier, GoPro annonçait le rachat de la start-up française Kolor. Fondée en 2004, cette entreprise est spécialiste dans la production de contenus panoramiques ou sphériques en haute définition.

Sparrow

Spécialisée dans la gestion d’e-mails pour les produits Apple, la start-up a annoncé son rachat par Google le vendredi 20 juillet 2012. Le montant de la transaction serait de 25 millions de dollars. Un chiffre non confirmé par le cofondateur Dominique Leca.

Les voitures préférées des chefs d’entreprise

Quelles sont ces autos dans lesquelles les cadres aiment rouler des mécaniques ? Berlines, SUVs, breaks, tous les goûts sont dans la nature quand il s’agit de cumuler des kilomètres tout au long de l’année. Et en France comme ailleurs, les dirigeants ont leur préférence en matière de voitures de fonction. Laquelle aimeriez-vous conduire si vous en étiez ?

Vous avez déjà un véhicule de fonction et la trésorerie vous donne le feu vert pour le rachat de votre voiture d’occasion au profit d’une nouvelle ? Voici un petit tour d’horizon des favorites de nos PDG et responsables d’entreprise.

Du côté des berlines tricolores

Tout le monde le sait, les Français sont chauvins, y compris en matière de véhicule de fonction. Et pour défendre la manufacture tricolore, il n’y a pas mieux que les cadres et dirigeants. Parmi leurs marques nationales préférées, on retrouve la nouvelle Citroën DS5 compacte. Celle-ci offre des options pour rester “connecté” à l’extérieur du bureau comme par exemple le Mirror Link. Ce système reproduit le contenu des smartphones Android sur un écran tactile 7 pouces. Cette technologie devrait pouvoir s’adapter aux iPhone 5 et 6 d’ici à la fin de l’année.

Pour ce qui est des berlines françaises, la Peugeot 508 familiale est une parfaite vitrine publicitaire. Particulièrement spacieux et confortable, ce diesel présente des matériaux haut de gamme dont la sellerie en cuir Alcantara. Chez certaines firmes comme Veolia et Eurofeu, on privilégie justement la marque au lion. Pour les plus exigeantes d’entre elles, ce modèle est disponible en versions break et hybride-diesel.

Les japonaises : trapues et attirantes

Passons côté nippon tout en restant chez les cadres moyens. Ils sont nombreux à avoir un certain penchant pour les crossovers. Et à ce jeu-là, c’est la Nissan Qashqai qui gagne. La petite japonaise se distingue par son allure plutôt trapue lui donnant son côté agressif si caractéristique. La sortie de la version hybride Qashqai ZEO est prévue pour 2018.

Les voitures allemandes privilégiées par les cadres supérieurs

Quels bolides germaniques occupent les places de parking réservées ? Malgré des débuts un peu chaotiques (problèmes de freinage entre autres), la Mercedes-Benz Classe A a fini par se démocratiser. En 2012, ses atouts lui ont valu le titre de plus belle voiture de l’année au Festival international automobile. Quatre ans plus tard, elle continue à faire des envieux sur les lieux de travail.

Les supérieurs et manageurs préfèrent quant à eux la BMW X5 ! Ce SUV haut de gamme est le plus imposant des crossovers de ce classement. D’un poids de 2 à 2,3 tonnes, le BMW X5 F15 (sorti en 2013) est équipé d’une boîte à 8 vitesses, pour une capacité de réservoir de 85 L : de quoi parcourir des kilomètres “aux frais de la boîte” !

Pour aller plus loin : 20 applications dont vous ne pourrez plus vous séparer pour votre automobile

Suivre le secteur de l’apprentissage de la conduite

Le permis de conduire représente le premier examen de France avec plus de 1,5 million de candidats chaque année. Depuis l’arrivée d’internet, le secteur de l’apprentissage de la conduite connaît une véritable mutation. Les codes ont changé, de nouvelles entreprises ont vu le jour. Focus.

Quels chiffres pour le secteur ?

Selon une étude de l’Insee datant de 2008, le nombre d’entreprises dans le secteur de l’enseignement de la conduite a diminué de 16 % entre 1998 et 2008 passant de 10 184 à 8 590. Paradoxalement, le nombre de salariés a quant à lui augmenté de 43 % sur la même période. Depuis, le nombre d’entreprises est reparti à la hausse puisqu’il existait 10 592 auto-écoles en France en 2013. Si ce marché n’est pas très connu du grand public, il représentait tout de même un chiffre d’affaires d’1,677 milliard d’euros en 2011. En 2007, ce secteur employait 21 829 salariés en France selon les chiffres de l’Unedic. Parmi eux, il existait autant d’hommes que de femmes et la moyenne d’âge atteignait les 40 ans.

La taille moyenne des entreprises du secteur en augmentation

En 2007, ce secteur reste fortement composé de petites structures. En effet, 43 % des salariés du secteur travaillaient dans une entreprise de moins de 5 salariés. Au fil des années, cette tendance commence à s’inverser avec une augmentation du nombre d’entreprises qui comptent plus de 10 salariés. Entre 1998 et 2008, la part de ces sociétés a été multipliée par trois, passant de 1,2 % à 3,9 %. Si cette part reste encore dérisoire, il demeure important de noter son augmentation et d’en déterminer les causes. Deux explications peuvent être données : le rachat des petites entreprises par les grandes structures et la plus grande polyvalence des activités au sein des auto-écoles. Celles-ci ne se limitent plus seulement à la formation du permis de conduire mais proposent également des activités de sensibilisation à la sécurité routière ou des séances de formation professionnelle.

Un marché qui mise sur la proximité…

Aujourd’hui, la part des entreprises de moins de 10 salariés représenterait encore 96,1 % de l’ensemble des entreprises du secteur. Pour la plupart, il s’agit de TPE isolées dans des zones rurales qui misent avant tout sur le bouche-à-oreille pour se faire connaître, ainsi que sur la convivialité avec ses clients pour entretenir son image. La proximité joue également un rôle prépondérant pour les candidats dans le choix de leur auto-école. L’assiduité aux cours étant primordiale dans la formation, favoriser un établissement proche de son lieu d’étude, de travail ou d’habitation reste souvent un facteur privilégié par les clients. S’installer près d’un lycée ou dans un village semble donc constituer une bonne stratégie pour les entreprises du secteur.

… Mais qui est tombé dans une guerre des prix

Toutes les auto-écoles ont pour obligation d’afficher leurs prix sur la vitrine de l’établissement afin que ceux-ci soient visibles depuis l’extérieur. Chaque auto-école a le droit de pratiquer les tarifs qu’elle veut mais lorsque ces derniers s’avèrent trop élevés face à la concurrence, certains établissements préfèrent ne pas l’afficher. Cette pratique illégale concernerait 10 % d’entre eux selon une étude datant de 2013, menée par l’association de consommateur CLCV. L’affichage des prix demeure indispensable pour une transparence totale vis-à-vis du client. Si le coût moyen du permis de conduire s’élève aujourd’hui à 1 067 euros, il existe une réelle disparité selon les territoires. Selon cette même étude, le coût varie du simple au double en fonction du lieu d’habitation du candidat. Un client qui habite à Lille payera en moyenne 780 euros, quand un candidat qui passe son permis à Paris devra débourser 1 425 euros. Une situation difficile pour les clients. Le passage du permis de conduire serait devenu un luxe.

Des start-up qui donnent un coup de pied dans la fourmilière

En plus des tarifications à la hausse, ce marché demeure vieillissant ou en tout cas n’a pas connu d’évolution majeure depuis des dizaines d’années. L’arrivée d’internet au début des années 2000 ne semble pas avoir modifié la donne. Certaines écoles proposent encore les cours de théorie de la conduite sous format papier alors que des boîtiers électroniques qui enregistrent directement les réponses existent ! Il faut attendre l’année 2014 pour qu’une mini-révolution se produise dans ce secteur avec l’arrivée d’Ornikar, une entreprise qui propose de passer son permis de conduire sans se rendre dans une auto-école physique. Tout le processus d’inscription est géré en ligne et les tarifs semblent imbattables. Dès le lancement de la start-up, d’autres auto-écoles en ligne sont progressivement apparues, comme la start-up lyonnaise PermiGo ou l’entreprise Auto-ecole.net, à la seule différence qu’elles disposent d’un local commercial permettant l’inscription des candidats.

Grogne des acteurs traditionnels et réglementations

L’arrivée de ces nouveaux acteurs ne plaît évidemment pas aux auto-écoles dites traditionnelles. En juin 2014, des associations et syndicats de moniteurs d’auto-école ont porté plainte contre Ornikar pour « exercice illégal de l’enseignement de la conduite ». Si la start-up a gagné la première bataille en 2014, elle a perdu en appel l’année et a été condamné à 10 000 euros d’astreinte. L’entreprise, qui diffusait jusqu’à présent uniquement des cours théoriques sur son site internet a également été condamné à l’arrêt de son activité, jusqu’à l’obtention de l’agrément préfectoral indispensable au lancement de son activité de conduite. En somme, si les start-up du secteur semblent face à un potentiel de développement certain, elles ne parviennent pourtant pas à développer leur business model.