Accueil Blog Page 692

Comment faire opposition pour une perte ou un vol de chéquier ?

Comment faire opposition pour une perte ou un vol de chéquier ?

Vous venez de perdre ou de vous faire voler votre chéquier. Il n’y a pas de temps à perdre. Il faut impérativement le signaler et faire opposition afin d’éviter que quelqu’un ne l’utilise à votre insu et ne se serve de votre propre argent …

Faire opposition pour une perte ou un vol de chéquier désigne tout simplement la procédure qui vise au détenteur d’un chéquier à bloquer son usage. En tant que titulaire, vous avez le pouvoir de faire opposition. Cela empêche ainsi tout encaissement.

La procédure d’opposition 

D’après la loi, vous détenez le droit de faire opposition dans le cas de la perte ou du vol de votre chéquier. Cependant, il faut respecterla procédure en vigueur.

Que faire ?

Afin de pouvoir faire opposition immédiatement, vous devez, dans un premier temps, contacter par téléphone le Centre National d’Appels pour les Chèques Perdus ou Volés (CNACPV). Vous pouvez aussi composer le numéro de téléphone indiqué par votre banque pour les oppositions au chèque ou chéquier. Il existe par ailleurs certains établissements où la banque vous permet de faire opposition via son site internet.

La déclaration au commissariat

En second lieu, on retrouve la déclaration aux services de police ou gendarmerie. Il faut alors vous rendre au commissariat de police ou à la gendarmerie pour déposer et enregistrer votre déclaration.

Il convient ensuite de procéder à la confirmation écrite auprès de la banque. Vous devez alors envoyer à votre banque une confirmation par écrit de votre demande d’opposition. Pour ce faire, vous devez adresser ou déposer une lettre à votre banque. Vous mentionnerez les numéros de chèques dont il est question. Vous pouvez joindre à ce dossier un double de la déclaration écrite faite au commissariat de police ou, le cas échéant, à la gendarmerie.

Votre banque devrait percevoir des frais d’opposition, en principe de l’ordre de 10 à 20 euros.

Vous pouvez également faire opposition au paiement d’un ou de plusieurs chèques. Conformément aux lois en vigueur, d’après l’article L.131-35 du Code monétaire et financier, on ne peut le faire que selon certains motifs. A savoir : la perte ou le vol de votre chéquier, une utilisation frauduleuse (imitation de signature, modification du montant ou du bénéficiaire), procédure de sauvegarde, de redressement ou liquidation judiciaire du professionnel bénéficiaire du ou des chèques dont il est question. En dehors de ces cas, la demande d’opposition n’est pas valable et n’a pas lieu d’être. C’est notamment le cas pour tout ce qui relève des litiges commerciaux. Vous ne pouvez faire opposition à un chèque sous prétexte que vous vous trouvez en litige avec le bénéficiaire. A défaut, vous êtes passible de sanctions.

Notez d’ailleurs que les opérations frauduleuses réalisées avant votre mise en opposition restent à votre charge. D’où l’importance de procéder rapidement à la demande d’opposition. Toutefois, si vous avez une assurance en lien avec les moyens de paiement, il se peut que vous bénéficiez d’un remboursement partiel des débits frauduleux.

Au niveau des délais … et des coûts

Le délai pour effectuer la confirmation écrite auprès de votre banque est de 48 heures suivant l’opposition notifiée par téléphone. A défaut de cette confirmation par écrit dans les temps, l’opposition est considérée comme étant levée. Quant à l’opposition par téléphone, elle doit être réalisée dans les plus brefs délais, ceci dans votre intérêt.

S’il s’agit de faire opposition à un chèque, le délai est d’un an et 8 jours à compter de sa date d’émission. Cette période correspond à la durée de validité d’un chèque. Si le chèque n’a pas été daté au préalable, il faudra prolonger l’opposition et rallonger ainsi sa durée.

En termes de coûts, notez que cette opposition sur chèque ou chéquier peut vous être facturée par votre banque. Le calcul de ce coût, s’il existe, dépend de votre établissement bancaire. Mais aussi des conventions de compte et des assurances éventuellement contractées sur les moyens de paiement.

Les conséquences de la demande d’opposition

Procéder à une demande d’opposition induit l’enregistrement de cette opposition dans le Fichier National des Chèques Irréguliers (FNCI). Sachez également que ce fichier est consultable par la majorité des banques et des commerçants, abonnés au réseau Vérifiance, géré par la Banque de France.

A la suite votre demande d’opposition, deux cas se présentent :

Premier cas : si l’opposition semble justifiée, tout encaissement par le biais du chéquier concerné est alors rendu impossible. Dès confirmation par écrit, le blocage de l’utilisation du chèque prend directement effet dans tous les guichets du réseau. Dans le cas d’opposition à un chèque, votre banque a alors pour obligation de refuser le paiement du chèque pour lequel vous avez demandé l’opposition. Cela implique le retournement du chèque à la banque du bénéficiaire, fait à l’initiative de votre établissement bancaire.

Deuxième cas : s’il s’avère que l’opposition est considérée comme injustifiée. Elle est, par la suite, désinscrite du FNCI et le paiement du chèque est payé par la banque. Si la personne ayant fait l’opposition injustifiée a menti, le juge pénal peut appliquer des sanctions. Le juge peut alors opter pour l’interdiction d’émettre des chèques, l’interdiction d’exercer sa profession, l’interdiction des droits civiques, une amende pouvant s’élever jusqu’à 375 000 euros, mais aussi une peine de prison pouvant aller jusqu’à 5 ans.

En cas de litige …

… avec votre banque car vous ne parvenez pas à obtenir le remboursement ou la révocation de paiements associés à une demande d’opposition, vous pouvez saisir un médiateur bancaire en charge d’intervenir pour régler les différends.

Si le litige persiste, vous pouvez saisir le tribunal compétent. Pour les litiges dont les sommes sont inférieures à 4 000 euros, il relève de la compétence du juge de proximité. Pour les litiges dont le montant se situe entre 4 000 et 10 000 euros, le tribunal compétent est le tribunal d’instance. Et pour les litiges dont les montants dépassent les 10 000 euros, le tribunal de grande instance est compétent.

Pas de Porte ou droit au bail : l’essentiel à savoir au moment de signer le bail

Pas de Porte : l’essentiel à savoir au moment de signer le bail

Le pas de porte ou le droit au bail . Deux mots  qui reviennent  souvent, mais de quoi s’agit-il exactement ? Créer une entreprise peut exiger le versement d’un Pas de Porte (ou droit d’entrée) au propriétaire des murs lors de la conclusion d’un bail. Le droit au bail est quant à lui versé par un nouveau locataire à l’ancien locataire si ce dernier lui cède un bail existant. Voici l’essentiel de ce qu’il y a à savoir pour ne pas se lancer au hasard.

Le droit au bail

Le Droit au bail,  une obligation  pour reprendre un bail commercial, fait partie des éléments incorporels du fonds de commerce. Ce droit a une valeur patrimoniale qui appartient au locataire (preneur) du local. Il peut donc mettre en vente son droit au bail.  Le droit au bail est donc une somme d’argent payée par le nouveau locataire à celui qui quitte le local. Le bailleur n’est pas concerné économiquement par cette transaction. Cependant, vous devez vérifier que votre activité est autorisée par le propriétaire des murs. La valeur du droit au bail est définie par le marché. Elle varie en fonction de l’attractivité du quartier, de la durée restant avant la prochaine échéance (triennale ou finale) du bail et du niveau du loyer. 

Qu’est-ce qu’un Pas de Porte ?

Un Pas de Porte est une somme d’argent versée par un futur locataire à son propriétaire avant sa prise de possession des lieux, à la signature d’un bail commercial, en plus du montant des futurs loyers. C’est une sorte de droit d’entrée. La somme ne sera pas remboursée au locataire. Les deux parties fixent librement cette somme.

Le Pas de Porte en termes juridiques

Juridiquement parlant, le pas de porte peut être considéré comme :

  • Une contrepartie pécuniaire. C’est une sorte d’indemnité forfaitaire pour la dévaluation de la valeur du local, et également puisque le propriétaire ne pourra pas retirer le local à sa guise, sous peine de verser une indemnité d’éviction. Dans ce cas de figure, le Pas de Porte peut être retrouvé sous forme d’éléments divers, tels que des avantages sans rapport avec le loyer.
  • Un supplément de loyer, afin que le propriétaire se prémunisse des augmentations de loyer non correspondant à la hausse réelle de la valeur de location de ses locaux. Il est tenu compte de ce montant pour calculer de nouveau le loyer au moment du renouvellement du bail. Il faut préciser la nature du Pas de Porte dans le bail commercial.

Pas de Porte et fiscalité

La nature du Pas de Porte détermine le régime fiscal appliqué aux deux parties :

  • Dans le cas d’une indemnité : pour le propriétaire, il n’y aura pas d’imposition sur le Pas de Porte. En ce qui concerne le locataire, le Pas de Porte ne constituera pas une charge déductible, mais un élément incorporel non amortissable inscrit à l’actif du bilan.
  • Dans le cas d’un supplément de loyer : le propriétaire doit déclarer le Pas de Porte comme revenu foncier. Il est assujetti à l’impôt sur le revenu, et à la TVA si le loyer du bail l’est également. Quant au locataire, le Pas de Porte représente une charge déductible des résultats, en fonction de la durée du bail (1/9 par an) si le loyer fixé dans le bail est anormalement bas.

Lettre ou e-mail type de demande d’ouverture d’un crédit documentaire

Lettre ou e-mail type de demande d'ouverture d'un crédit documentaire

Le Crédit Documentaire est l’opération par laquelle une Banque (Banque émettrice) s’engage d’ordre et pour compte de son Client Importateur (donneur d’Ordre) à régler à un tiers Exportateur (Bénéficiaire) dans un délai déterminé, via une Banque intermédiaire (Banque notificatrice) un montant déterminé contre la remise de documents. Les banques des deux partenaires commerciaux cautionnent chacune leur client, ce qui limite le risque de livraison non payée, ou de marchandise payée mais non livrée. Rédigez selon les critères de l’écriture professionnelle la lettre ou l’e-mail type de demande d’ouverture d’un crédit documentaire.

Lettre type de demande d’ouverture d’un crédit documentaire

Société
Prénom, NOM
Adresse
Code Postal – Ville
Votre téléphone
Votre e-mail

Société du destinataire
Nom et Prénom du destinataire
Adresse du Destinataire
Code Postal – Ville

(ville à préciser), le (date à préciser)

Références : (référence à préciser)
Objet : demande d’ouverture de crédit documentaire 

Madame, ou Monsieur, (à préciser)

Notre société a conclu un marché avec la société…(à préciser)
Cette société est située à (indiquer le pays)… 

Nous vous serions reconnaissants de nous accorder l’ouverture d’un crédit documentaire au bénéfice de la société exportatrice… (indiquer la raison sociale, le siège social, la domiciliation bancaire, le n° de compte). 

Ce crédit documentaire serait d’un montant de… (préciser montant) euros correspondant au règlement de la marchandise qui nous sera acheminée par… (à préciser) en date du… (préciser date)

Vous trouverez ci-joint les documents nécessaires à l’établissement de ce crédit.
(les documents de transports : connaissement maritime, lettre de voiture…)
– la facture commerciale et éventuellement (le certificat d’assurance, la note de poids et de colisage, le certificat d’inspection, le certificat sanitaire, le certificat d’origine) 

Nous vous remercions de l’attention que vous prêterez à notre demande.  

Nous vous prions d’agréer, Madame, ou Monsieur, (à préciser) , nos salutations distinguées.

Signature

e-mail type de demande d’ouverture d’un crédit documentaire

Objet : demande d’ouverture de crédit documentaire (référence à préciser)

Madame, ou Monsieur, (à préciser)

Notre société a conclu un marché avec la société…(à préciser)
Cette société est située à (indiquer le pays)… 

Nous vous serions reconnaissants de nous accorder l’ouverture d’un crédit documentaire au bénéfice de la société exportatrice… (indiquer la raison sociale, le siège social, la domiciliation bancaire, le n° de compte). 

Ce crédit documentaire serait d’un montant de… (préciser montant) euros correspondant au règlement de la marchandise qui nous sera acheminée par… (à préciser) en date du… (préciser date)

Vous trouverez ci-joint les documents nécessaires à l’établissement de ce crédit.
(les documents de transports : connaissement maritime, lettre de voiture…)
– la facture commerciale et éventuellement (le certificat d’assurance, la note de poids et de colisage, le certificat d’inspection, le certificat sanitaire, le certificat d’origine) 

Nous vous remercions de l’attention que vous prêterez à notre demande.  

Cordialement,

Signature

Conseils

Quelques mots de vocabulaire pour mieux rédiger

Traite, appelée lettre de change : document par lequel une personne, le tireur, donne l’ordre à une autre personne, le tiré (le client), de payer à un bénéficiaire (le client ou sa banque) une certaine somme à une date déterminée.

Acceptation d’une traite : signature du client (tiré) par laquelle il s’engage à payer le montant de la traite à l’échéance prévue.

Domiciliation d’une lettre de change : lieu autre que le domicile du tireur où la lettre de change est payable. En général, il s’agit d’une banque.

Endossement : formule par laquelle le porteur d’un effet de commerce en transmet la propriété à un autre. Il s’inscrit au dos du titre.

Aval : c’est une garantie donnée par un tiers qui s’engage à payer un effet à défaut du débiteur.

Avis à Tiers Détenteur (ATD) : lorsqu’une personne est redevable envers le Trésor Public. Ce dernier peut ordonner à la banque détentrice de son compte de bloquer cette somme à son profit grâce à un ATD. BIC ou Bank Identifier Code : ce code international permet à toute banque d’identifier un compte bancaire sur la planète.

L’ATD est utilisé lors de virement bancaire mais aussi par les services de police pour déterminer :

  • la provenance
  • la destination d’une somme d’argent.

Lexique bancaire

IBAN (International Bank Account Number) : c’est un numéro unique qui permet d’identifier un compte bancaire. Il compte au maximum 34 caractères. La longueur de l’IBAN est fixée par pays. En France, sa longueur est de 27 caractères.

Pour le reconnaître, c’est facile : il est précédé de l’abréviation IBAN, présenté par groupe de 4 caractères.

SEPA (Single Euro Payment Area) : c’est un espace unique de paiement avec l’euro qui établit un marché européen intégré pour les instruments de paiement. L’objectif du SEPA est de s’assurer que les paiements au sein de l’Europe se déroulent efficacement.

Chèque de banque : c’est un chèque tiré du compte de la banque, celle-ci ayant au préalable débité la somme correspondante ainsi que les frais du compte de son client. Il peut être fait depuis un compte d’épargne.

Un livre pour se former à la rédaction

 Orthographe

Orthographe

Les points clés des principales règles d’orthographe pour écrire sans fautes

Télécharger Lettre ou email type de demande d’ouverture d’un crédit documentaire

5 excellentes raisons de créer son site internet

Application mockups on paper close up. Designer draws a template for the future site. Concept - work as a freelancer. Application designer with a marker in his hands. Girl develops a mobile site

Aujourd’hui, la plupart des entreprises sont présentes sur la toile, faire l’impasse sur la création d’un site internet, risque sérieusement de vous faire passer pour un amateur mais surtout vous fermer des opportunités. Ainsi, pour attirer les consommateurs, réussir à convaincre des banquiers frileux ou des prospects exigeants, ne lésinez pas sur les moyens visant à accroître votre crédibilité !
Pouvoir présenter un site internet, même très simple, mais toujours bien réalisé, reflètera votre professionnalisme mais surtout vous évitera de le créer dans des circonstances complexes.

Profiter de l’aide du gouvernement pour lutter contre la crise économique

Le Gouvernement a mis en place des mesures concrètes pour soutenir la numérisation des petites entreprises. Dans le contexte des restrictions sanitaires, l’objectif est de permettre à tous les commerçants, artisans, restaurateurs de développer une activité en ligne, afin de maintenir, voire développer leur activité.

Accompagner les petites entreprises dans leur démarche de numérisation

Des solutions numériques gratuites pour permettre le développement d’une activité en ligne pendant le confinement :

Ces offres sont recensées et détaillées sur le site internet dédié clique-mon-commerce.gouv.fr.

Cette plate-forme propose des solutions numériques, labellisées par le Gouvernement, aux commerçants, artisans, restaurateurs pour :

  • rejoindre une place de marché en ligne mettant en avant les commerces de proximité,
  • mettre en place une solution de logistique/livraison,
  • mettre en place une solution de paiement à distance ou numérique,
  • créer un site internet pour leur entreprise et communiquer à distance avec leurs clients.

Elle permet à chaque entreprise d’identifier les solutions les plus adaptées à son profil, selon :

  • leur type d’activité,
  • leur situation géographique,
  • leurs besoins spécifiques.

Ainsi,

  • la plateforme «Ma ville, mon shopping» de la Poste qui propose un abonnement gratuit pendant la durée du confinement et des commissions réduites de moitié (4,5% des ventes contre 9% habituellement),
  • la solution Paylib qui permet aux entreprises de mettre en œuvre un système de moyens de paiement en ligne gratuit pendant 3 mois,
  • l’offre de solutions Wishibam qui propose la mise en place gratuite d’une place de marché locale et des commissions offertes pendant les 6 premiers mois.

Soutenir financièrement les entreprises dans la mise en place de solutions numériques

Un chèque numérique de 500 € sera proposé à tous les commerces fermés administrativement et aux professionnels du secteur de l’hôtellerie et de la restauration, afin de financer l’acquisition de solutions numériques de vente à distance. Par exemple, cette aide financière sera accordée sur présentation de factures à l’agence de services et de paiement, dans la limite de 500 €. Elle pourra être versée dès janvier 2021 et est prévue pour bénéficier à 120 000 entreprises fermées.

Vous créer de la visibilité

Pas toujours facile de mobiliser les ressources nécessaires pour faire connaître votre entreprise alors que vous démarrez tout juste… Dans ce cas, le site internet représente un bon moyen de bénéficier d’une visibilité auprès de vos clients, et ce à moindre frais. Ne négligez pas l’impact d’un site internet sur vos clients potentiels. Bien référencé, il vous permettra d’attirer des clients et de booster votre chiffre d’affaires. Aujourd’hui une grande part des achats se fait après que le client ait effectué des recherches sur internet. La présence de l’entreprise via un site est plus qu’un atout, elle devient indispensable.

Avoir une « carte de visite » web

Quoi de mieux qu’un site internet bien réalisé pour présenter vos produits ou services ? Le site internet offre la possibilité de rassembler textes, visuels ou vidéos pour constituer une véritable vitrine de votre entreprise. Avoir un site internet dès les premiers temps de sa création vous sera bien utile pour la présenter à tous vos prospects, partenaires et fournisseurs.

Structurer votre offre

Réaliser un site internet représente également un bon exercice qui vous permettra de mieux structurer votre offre pour définir comment la mettre en valeur ou pour en détecter ses failles.
Un travail qui portera ses fruits et vous aidera par exemple à mieux construire votre discours commercial.

Préparer votre croissance

Peut-être n’avez-vous pas encore suffisamment de fonds ou en êtes-vous encore au stade du test sur des produits qui restent à peaufiner ? Pas de problèmes, vous pouvez tout de même créer une version provisoire de votre site internet et le faire évoluer par la suite. Cette première version vous servira de base pour construire un site réellement efficace. Les avis de votre entourage et de vos partenaires commerciaux vous aideront à définir les éléments qui devront obligatoirement apparaître sur le site.

Les condamnations sont-elles un frein pour le dirigeant

Les condamnations sont-elles un frein pour le dirigeant

L’interdit bancaire, l’interdit d’exercer une activité professionnelle, la faillite personnelle… ont des conséquences qui peuvent affectées la capacité du dirigeant à poursuivre son activité. Faisons le point car certaines condamnations ne sont pas un obstacle infranchissable pur le dirigeant.

L’interdiction bancaire pas incontournable pour un dirigeant

Rien ne s’oppose à ce qu’une personne interdite bancaire crée ou reprenne une entreprise. Toutefois, cela risque de poser problème lors de l’ouverture d’un compte en banque au nom de la société. L’intéressé peut alors exercer son droit au compte en contactant la Banque de France afin de demander la désignation d’office d’un tel établissement ou en demandant au guichet bancaire qui lui a refusé l’ouverture d’un compte de transmettre à la Banque de France les informations lui permettant de désigner d’office un établissement bancaire chargé de lui ouvrir un compte. À noter que cette dernière solution ne vaut que pour les entrepreneurs individuels. Une fois le compte en banque ouvert, il sera possible d’obtenir l’argent crédité mais aucun découvert ne sera autorisé et donc d’avoir une activité.
En outre, l’interdit bancaire ne peut posséder ni chéquier ni carte bleue. Il peut simplement disposer d’une carte qui lui permettra de retirer des fonds au guichet ou aux distributeurs de billets de son établissement bancaire si son compte est créditeur.

Des lois qui permettent au dirigeant de poursuivre son activité


Depuis 1984, posséder un compte de dépôt est un droit reconnu, dans la loi, aux résidents en France et aux Français de l’étranger. En effet, dans les années 1980, la généralisation des paiements des salaires et prestations sociales par chèque et virement, a rendu indispensable la possession d’un compte en banque pour pouvoir participer à la vie économique. Depuis le 23 juin 2017, ce droit est également reconnu aux particuliers résidant légalement dans un autre État membre de l’Union européenne.
Ce droit au compte et aux services bancaires de base est prévu par les dispositions de l’article L. 312-1 du code monétaire et financier.

L’Association Pour le Droit à l’Initiative Economique (ADIE) .

 L’ADIE propose un financement personnalisé aux créateurs d’entreprises qui n’ont pas d’accès aux crédits bancaires.
Ainsi, pour obtenir un microcrédit, plusieurs critères vont être examinés :

  • La motivation du porteur du projet, ses compétences et expériences.
  • Le projet en lui-même : il est donc intéressant pour le créateur d’entreprise de postuler à cette aide avec un dossier sérieux.
  • La capacité de remboursement du porteur de projet.


Informations concernant le financement :

  • Le montant du prêt peut aller jusqu’à 10 000 euros.
  • Le remboursement peut s’étaler sur 48 mois.
  • Les taux sont fixes (7,63% entre 500 euros et 6000 euros / 6,69% entre 6001 euros et 10 000 euros).
  • Remboursement mensuel effectué par prélèvement selon un échéancier prévu entre les parties.
  • Une personne devra se porter caution du prêt à hauteur de 50% du montant emprunté.

L’interdiction d’exercer une profession commerciale ?

Cette interdiction d’exercice d’une profession commerciale concerne les commerçants exerçant à titre individuel ainsi que les dirigeants de sociétés commerciales.
Dépourvue de caractère automatique en vertu de l’article L131-27 du code pénal, cette interdiction peut être prononcée à titre de peine alternative, c’est-à-dire à la place d’un délit puni d’emprisonnement. Dans ce cas, l’interdiction d’exercice d’une profession commerciale est limitée à une durée de cinq ans en application de l’article L131-6, 15° du code pénal.
Cette interdiction peut être prononcée à titre de peine complémentaire, de façon définitive ou pour une durée inférieure à 10 ans si l’intéressé s’est rendu coupable des infractions suivantes : les crimes et délits contre les personnes, les crimes et délits contre les biens, les crimes et délits contre la Nation, les délits relatifs au droit des sociétés et délit de banqueroute, les infractions relatives au droit de la consommation ainsi que le non-respect de la réglementation des loteries, jeux de hasard et casino et de réglementations spécifiques (travail dissimulé, crimes miliaires, usage d’armes chimiques,…).

Conséquences

Toute personne frappée par l’interdiction d’exercice d’une profession commerciale est dans l’incapacité de créer ou reprendre une entreprise individuelle et de diriger, administrer, gérer ou contrôler une entreprise commerciale. En revanche, rien ne lui interdit d’être actionnaire d’une SA ou associé d’une SARL si aucune fonction de direction n’est exercée.

La faillite personnelle ?

Si une entreprise est placée en liquidation de bien ou en redressement judiciaire, l’autorité judiciaire peut selon les cas prononcer une mesure de faillite personnelle à l’égard du dirigeant. Cette décision emporte déchéances et interdiction de diriger, gérer, administrer ou contrôler, directement ou indirectement, toute entreprise commerciale ou artisanale, toute exploitation agricole, ou toute entreprise ayant une activité indépendante et toute personne morale.
L’autorité judiciaire qui prononce une mesure de faillite personnelle fixe sa durée qui ne peut excéder 15 ans.

Infographie: Défaillances d'entreprises : le calme avant la tempête ? | Statista


Interdiction de gérer


Cette interdiction de gérer vaut pour toute personne morale, toute entreprise commerciale ou artisanale et toute exploitation agricole. L’intéressé se voit interdire d’en assurer la gestion de manière directe ou indirecte.
L’autorité judiciaire peut décider de prononcer une telle interdiction dans tous les cas de faillite personnelle en vertu de l’article L653-2 du code de commerce.
Il peut aussi la prononcer de manière autonome si le dirigeant n’a pas, de mauvaise foi, remis au mandataire judiciaire, à l’administrateur ou au liquidateur les renseignements qu’il doit communiquer suivant le jugement d’ouverture ou s’il a omis de demander l’ouverture d’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire dans le délai de 45 jours à partir de la cessation des paiements, sans avoir, par ailleurs, demandé l’ouverture d’une procédure de conciliation.

Conséquences

Cette interdiction ne peut excéder quinze ans et l’intéressé peut demander à en être relevé auprès de l’autorité judiciaire qui l’a condamné si, en application de l’article L653-11 du code commerce, il présente des garanties qui attestent de sa capacité à diriger ou à contrôler une ou plusieurs entreprises.

A savoir !

Un fichier unique, national et automatisé, des interdits de gérer est tenu par le Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce.

Depuis le 1er janvier 2016, les greffiers, les magistrats, les personnels des juridictions de l’ordre judiciaire et des services du ministère de la Justice, bénéficient d’un accès permanent à ce fichier dans lequel seront inscrites les faillites personnelles et les autres mesures d’interdiction de diriger, de gérer, d’administrer ou de contrôler, directement ou indirectement, une entreprise quelle que soit la nature de son activité.
Auparavant, seules les mesures d’interdiction de gérer concernant les commerçants étaient mentionnées au registre du commerce et des sociétés (RCS). Celles sanctionnant les non-commerçants (artisans, dirigeants de société…) étaient portées sur le casier judiciaire et n’étaient donc pas accessibles aux greffes des tribunaux de commerce.
Les consultations du fichier font l’objet d’un enregistrement comprenant l’identifiant du consultant, la date et l’heure de la consultation.
Lors d’une inscription au RCS, le greffier vérifie que la personne physique ou le représentant légal d’une personne morale n’est pas inscrit au FNIG.

La radiation d’office d’une société par le greffe du tribunal de commerce pour cessation d’activité ne met pas fin au mandat du gérant. Sauf si ce dernier a été nommé pour une durée limitée. Le gérant peut donc valablement représenter la société en justice, même après sa radiation d’office (C. de cassation 4 mars 2020).

E-commerce et E-logistique, un binôme indissociable

E-commerce et E-logistique

E-commerce en à peine une décennie s’est implanté et fait partie du quotidien. D’après l’Observatoire des Usages Internet de Médiamétrie, 41 millions d’internautes ont effectué des achats en ligne au cours du 2ème trimestre 2020. C’est près d’1 million de cyberacheteurs supplémentaires par rapport au 2ème trimestre 2019. Des chiffres qui donnent le vertige !

L’impact du confinement

Pour Jamila Yahia-Messaoud, Directrice du Département Consumer Insights de Médiamétrie : « la période de confinement a sensiblement impacté notre façon de consommer sur internet. 71% des cyberacheteurs sollicitent et utilisent des sites de ecommerce qui disposent de magasins physiques. 68% sont même favorables à une offre en ligne émanant des commerces de proximité avec une nette préférence pour un site Internet qui regrouperait plusieurs commerces de proximité établis en centre-ville. En outre, à la suite de la période de confinement, ils reviennent progressivement à la
livraison en point relais ou au retrait en magasin. »

Selon Marc Lolivier, Délégué Général de la Fevad : « il ne fait plus de doute quant au fait que la crise va durablement impacter les habitudes de consommation. Près de la moitié des répondants continue de commander davantage sur internet y compris depuis la fin du confinement. Les consommateurs n’en restent pas moins très attachés à leurs magasins. Et depuis le début de la crise plus d’un cyberacheteur sur deux déclare essayer de privilégier l’achat en ligne auprès de magasins physiques. Pouvoir commander en ligne lorsqu’on ne peut pas se rendre en magasin devient une attente partagée par de plus en plus de Français, et qui devrait perdurer dans le temps bien au-delà de la crise. »

Si la majeure part des ventes concerne des services dématérialisés, l’autre partie relève d’achats de produits nécessitant la mise en place d’un process de e-logistique adapté. Comment les entreprises gèrent-elles cette problématique ? Quelles sont les enjeux à connaître avant de démarrer ?

Se lancer dans le e-commerce, la poule aux œufs d’or ?

Informations sur les démarches liées à l’installation, création d’une e-boutique en quelques clics, investissements initiaux plus faibles… il peut paraître aisé de se lancer dans la création d’une affaire de e-commerce aujourd’hui. Toutefois, les choses se compliquent quelque peu quand il s’agit de planifier tout le processus logistique, soit parce que les entrepreneurs ne maîtrisent pas suffisamment les enjeux, soit parce qu’ils n’ont pas les compétences nécessaires.
Ils négligent ainsi parfois la définition de la communication particulière à mettre en œuvre pour se faire connaître lorsque l’on monte son commerce sur internet et la logistique qui est un facteur de survie déterminant.

Pure player: qu'est-ce que c'est et qui sont les meilleurs ?

Les enjeux de la e-logistique à ne jamais sous-estimer

Les consommateurs du web ont des attentes et comportements bien spécifiques qui ne sont pas forcément les mêmes que lors de leurs achats dans les réseaux de distribution habituels. Ils souhaitent être livrés vite, à moindre coût et dans des normes de qualité optimale sur lesquelles ils seront plus vigilants, ayant opéré leur acte d’achat sur photo.
En cas d’insatisfaction, la sanction peut vite tomber pour l’entreprise : si un client peut rapidement passer commande grâce à internet, il peut l’être tout autant pour poster un avis négatif sur les réseaux, forums et autres sites de notation des e-commerçants. L’entrepreneur doit donc mettre en œuvre un suivi des commandes efficace pour recruter et fidéliser sa clientèle, et être particulièrement attentifs aux enjeux suivants : livrer le bon produit, en bon état, dans les meilleurs délais souhaités, et à un tarif compétitif voire gratuitement. Il doit en conséquence se poser les bonnes questions, notamment en termes de stockage (lieu, niveau, réapprovisionnement…) et en matière d’acheminement des marchandises (à domicile, en magasin, en relai, sur RDV…).
D’autre part, la mise en place d’une procédure d’usite e-commerce et e-logistique doit aussi répondre à des impératifs propres à l’entrepreneur, concernant sa rentabilité. Si la vente en ligne lui permet des économies grâce à des niveaux de stocks intermédiaires plus bas que dans le schéma classique, le transport quant à lui s’avère généralement plus onéreux, et nombreux sont ceux qui sous la pression de la concurrence tombent dans le piège et se retrouvent à vendre à perte. Il convient donc de bien définir ses coûts pour ne pas mettre en péril son équilibre financier.

Graphique: L'empire logistique d'Amazon | Statista

Comment organiser, gérer et optimiser le processus ?

La e-logistique représente donc une véritable stratégie et différentes solutions s’offrent à l’entrepreneur. Tout d’abord, de petites structures se cachant derrière la majorité des web-marchands, la gestion en interne peut paraître envisageable à court terme mais vite devenir compliquée, surtout si les flux de marchandises deviennent importants. Concernant les sites de création de e-boutiques, la majorité de ceux-ci proposent désormais des services pour le suivi des commandes et la gestion des livraisons ; la problématique du stockage subsiste néanmoins. Une autre possibilité est d’externaliser l’intégralité du processus. Certes plus coûteuse, elle permet cependant de bénéficier d’un expert dans ce domaine et ainsi d’éviter des erreurs qui pourraient au final revenir plus chères.

Il n’existe donc pas de solutions miracles, et l’entrepreneur doit, pour décider, prendre en compte son niveau de compétences et son volume d’affaires.

Lettre et e-mail type de déclaration de sinistre

Mann übergibt Brief mit Ablehnung

Une déclaration de sinistre doit être faite dans un délai minimum de 5 jours ouvrés à compter de la connaissance du sinistre par l’assuré (article L. 113-2 du Code des assurances). Le délai de déclaration d’un sinistre entraînant la garantie de l’assureur est prévu expressément dans le contrat. Vous trouverez ci-après une lettre et un e-mail type pour les rédiger selon les critères de l’écriture professionnelle.

Lettre type de déclaration de sinistre

Société
Prénom, NOM
Adresse
Code Postal – Ville
Votre téléphone
Votre e-mail

Société du destinataire
Nom et Prénom du destinataire
Adresse du Destinataire
Code Postal – Ville

(ville à préciser), le (date à préciser)

Références : (référence à préciser)
Objet : envoi facture n°… (à préciser)

Madame, ou Monsieur, (à préciser)

Nous avons le regret de vous informer qu’un sinistre relevant des garanties de contrat cité en référence s’est produit dans les circonstances suivantes :
– personnes blessées
– lieu
– date
– heure
– lieu endommagé
– matériel endommagé

Nous vous serions reconnaissants de nous indiquer le numéro de dossier que nous devrons utiliser pour régler le sinistre.

Nous nous tenons à votre disposition pour toute information complémentaire et vous remercions de nous envoyer un expert afin de constater les dommages.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Madame, ou Monsieur, (à préciser), nos salutations distinguées.

Signature

e-mail type de déclaration de sinistre


Objet : envoi facture n°… (à préciser)

Madame, ou Monsieur, (à préciser)

Nous avons le regret de vous informer qu’un sinistre relevant des garanties de contrat cité en référence s’est produit dans les circonstances suivantes :
– personnes blessées
– lieu
– date
– heure
– lieu endommagé
– matériel endommagé

Nous vous serions reconnaissants de nous indiquer le numéro de dossier que nous devrons utiliser pour régler le sinistre.

Nous nous tenons à votre disposition pour toute information complémentaire et vous remercions de nous envoyer un expert afin de constater les dommages.

Cordialement,

Signature

Conseils

Un livre pour se former à la rédaction

Savoir rédiger vos e-mails professionnels

Savoir rédiger vos e-mails professionnels

Les points clés pour que vos e-mails professionnels soient lus par vos destinataires

Télécharger Lettre ou email type de déclaration de sinistre

3 méthodes efficaces pour bien gérer son temps

3 méthodes efficaces pour bien gérer son temps

Gérer son temps pour en faire plus et vivre mieux, tel est le rêve de tout entrepreneur. Voici 3 méthodes pour bien gérer son temps.

La méthode NERAC (Noter – Estimer – Réserver – Arbitrer – Contrôler)

Cette solution consiste en un tableau à remplir. Dans la première case, vous indiquez quelle est votre tâche, puis en signalez la durée que vous prévoyez pour la réaliser dans la seconde. Dans la mesure où prioriser ses missions reste essentiel, il vous faut ensuite définir si ces tâches sont importantes ou urgentes. Il vous suffit de cocher la case qui correspond au degré d’importance (case 3 ou case 4). Dans la case « décision », formalisez la manière dont vous allez réaliser votre mission, puis, indiquez le moment où vous le ferez dans la case « quand ». Enfin, la case « contrôle » vous permet de vérifier les tâches réalisées et l’atteinte des objectifs et donc pour gagner du temps.

La méthode QQOQCCP

Community Management : utilisez la méthode QQOQCCP pour répondre aux  internautes

Un nom bien compliqué pour des notions simples. Il s’agit de définir le message essentiel qui gravite autour de vos tâches : Qui, Quoi, Où, Quand, Comment, Combien et Pourquoi (QQOQCCP). En vous posant ces questions dans l’ordre, vous pourrez définir de quelle tâche il s’agit, si elle est importante ou non, et comment la réaliser. Pour traiter une mission, il faut bien la comprendre et savoir de quoi l’on parle. En décortiquant chacune de vos tâches, vous prendrez du recul, saurez précisément quel est l’objectif et en conséquence gérer votre temps de travail deviendra une habitude. 

La méthode GTD

Une méthode très populaire

Très populaire aux États-Unis, cette méthode s’articule autour de quatre axes concrets dans la mise en œuvre des tâches. La première phase consiste à « collecter » toutes les informations qui vous parviennent chaque jour. En dressant une liste de ce qu’il ne faut pas oublier. Une fois que tout est noté, il faut « trier ». C’est la seconde phase. Analysez chaque tâche pour définir sa durée de réalisation, son intérêt ou non. Ensuite, pensez à « organiser » vos tâches (phase 3) dans plusieurs listes différentes en fonction de leur contexte de réalisation. Enfin, la dernière phase consiste à « réviser » les tâches et projets en cours, au minimum une fois par semaine, pour vérifier que vous n’avez rien oublié !

Mathieu Nebra, OpenClassRooms, interview pour « Être entrepreneur aujourd’hui »

« Pourquoi il est important de s’organiser avec talent ?

La vraie raison est pour travailler sur ce qui a le plus de valeur ajoutée. En tant qu’entrepreneur, nous avons beaucoup de choses à faire et il est essentiel de se focaliser sur ce qui a le plus de valeur pour éviter de perdre du temps au final. Personnellement, j’utilise beaucoup mon Iphone et mon Mac pour m’organiser. En règle générale, le dimanche soir je fais une revue de toutes les tâches que j’ai à faire dans la semaine. Il y a environ une centaine de pages. Je les retrie en fonction de leur priorité et pendant ma semaine je ne garde que 10-20 pages. Dans la journée je regarde les 2/3 pages destinées à ce jour et je suis uniquement concentré sur celles-ci. Cela m’évite d’être noyé et de ressentir un sentiment de panique. Je me rajoute d’autres tâches si je suis en avance et j’évite d’être interrompu.

Le fait d’avoir une to-do list me permet d’éviter de me demander si j’ai oublié quelque chose. Une à deux fois par jour je repasse en mode réflexion et je trie. Dès que j’ai une idée, je la note grâce à un logiciel qui retranscrit automatiquement et intelligemment. Il a été un peu coûteux à acquérir mais je suis très content car je gagne du temps. »

Comment éviter les malentendus avec ses collaborateurs ?

Comment éviter les malentendus avec ses collaborateurs ?

Le malentendu nuit à la communication et se trouve être la source de difficultés qui pourraient être écartées si on lui prêtait l’attention qu’il mérite. Comment éviter les malentendus avec ses collaborateurs ?

Le malentendu avec la communication à distance dans le cadre du développement du télétravail peut s’insinuer sans que l’on s’en rende compte. Si  le malentendu met en lumière un désaccord clair entre deux ou plusieurs personnes, il émane d’une divergence d’appréciation et de point de vue concernant une même situation. Cela peut conduire à une rupture de communication entre les deux parties. Entre un chef d’entreprise et son équipe, les malentendus peuvent être fatals. Comment les éviter ?

Exprimez-vous de manière explicite

Comment vos collaborateurs vont-ils savoir ce qu’ils doivent faire si vous ne leur dîtes pas ? En un mot, plus qu’en cent : communiquer ! Ils doivent entendre explicitement quels sont les objectifs que vous leur fixez. Mettez-vous à leur place et adaptez une communication simple. Surtout si vos collaborateurs ne connaissent pas aussi bien le dossier que vous. De nombreuses erreurs dues aux malentendus proviennent d’utilisation de termes inadaptés et de jargon technique.

Demandez à vos collaborateurs de reformuler

Autre cause de malentendu : votre employé ne vous a pas ou mal compris. Pour pallier ce problème, l’une des règles simples est de faire répéter et reformuler ce que vous venez de dire, pour être certain que votre employé vous a bien compris. En utilisant ses propres mots, l’interlocuteur adopte un vocabulaire maîtrisé et fait sien vos exigences. Lorsque vous demandez à votre collaborateur de reformuler, utilisez cependant un ton neutre et non supérieur. Ne pensez pas être la personne la plus intelligente. Une attitude ouverte incite votre collaborateur à poser des questions, à vous demander conseil mais aussi à formuler des idées.

Mettez par écrit vos consignes

Si certaines consignes sont assez compliquées à cerner, vous faites bien d’expliquer premièrement à vos collaborateurs ce que vous attendez d’eux de manière orale. Mais vous pouvez doubler votre demande d’une trace écrite comme un mail par exemple. Essayez de faire court et concis pour ne pas perdre votre collaborateur et tâchez de garder le même ton sérieux, tout au long du message. En ajoutant par exemple des touches d’humour dans un mail que vous souhaitez formel, vous risquez de perdre votre lecteur. N’hésitez pas à utiliser les puces pour mettre en évidence certains points. Et avant d’envoyer votre mail, n’hésitez pas à le relire ou à le faire relire par une autre personne.

Laissez votre porte ouverte ou n’hésitez pas à ouvrir des espaces de dialogue

A la suite d’un entretien avec vos collaborateurs, laissez-leur savoir que votre porte est toujours ouverte ou que vous être prêt à avoir une rencontre par visioconférence s’ils ont des questions à poser par rapport à des tâches particulières. Vos collaborateurs se sentiront à l’aise s’ils savent que vous avez avec eux de la patience et du respect. Ils seront plus à même de venir discuter avec vous ou de vous vous proposer une rencontre via une visioconférence lorsqu’ils ont des doutes ou rencontrent des problèmes. Si vous refusez de prendre du temps pour désamorcer les questions de vos collaborateurs, certains malentendus peuvent conduire à un travail qui ne vous convienne pas. Il vaut mieux prendre un peu de temps en amont plutôt que rattraper certaines (grosses) erreurs en aval.

Faites connaître les nouvelles règles

Au sein de votre entreprise, soyez transparent dès le début avec vos nouveaux collaborateurs sur les règles de votre société, et ce, même si en dessous de 20 salariés vous n’avez pas obligation d’établir un règlement intérieur. Si vous y apportez des modifications, faites le savoir en affichant les nouvelles règles sur le tableau commun à l’entreprise ou en envoyant un mail à l’ensemble de vos collaborateurs. Tous doivent savoir ce que vous attendez d’eux concernant la discipline et la sécurité, par exemple.

Découragez les rumeurs

La plupart du temps, les bruits de couloir ne sont pas favorables à l’épanouissement de votre entreprise. Ils ont tendance à fausser l’information et à perturber les relations entre les salariés mais également entre vous et votre équipe. Vous ne devez pas négliger les « on-dit ». Tordez le coup aux idées fausses qui circulent, que ce soit sur le travail à accomplir ou sur les relations entre collègues de travail. Faites attention à ne cependant pas vous imposer. Que vous le vouliez ou non, les rumeurs circuleront toujours au sein d’une société. Apprenez à cerner les plus importantes et celles qui vous concernent au premier abord et qui viennent perturber la qualité du travail, du service ou du produit de votre entreprise.

Traitez vos collaborateurs équitablement

Montrez à tous le même intérêt et le même respect pour le travail accompli. Il se peut que vous ayez des affinités personnelles plus prononcées avec certains de vos salariés. Cependant, excluez tout favoritisme au sein du bureau. Cela pourrait nuire à la relation entre vos salariés. Traitez chacun de manière juste, équitable et respectueuse.

Les fake news, une menace pour les entreprises ?

Les fake news

Avec l’épidémie, les élections américaines et le Brexit, les fake news se sont considérablement développés et ont envahi l’espace médiatique, politique économique et social. L’expression « fake news » simpose pour définir les fausses informations lancées par un ou plusieurs individus, dont certaines ont pour but de tromper le lecteur ou l’internaute et d’influencer son opinion sur un sujet particulier. Les médias sociaux comme Facebook, Twitter ou Google ont amplement favorisé la diffusion de ces rumeurs. En France, pour endiguer ce problème, un projet de loi contre les fake news a même été proposé par le président de la République, Emmanuel Macron. Longtemps limitées à l’univers politique, les fausses nouvelles peuvent aussi toucher les entreprises et les marques, au point d’entacher une réputation et de provoquer des conséquences financières néfastes.

Les fake news circulent six fois plus vite que les vraies informations sur Twitter, selon une étude réalisée par trois chercheurs Soroush Vosoughi, Deb Roy et Sinan Aral du MIT (Massachussetts Institute of Technology, établissement de recherche américain et université, spécialisé dans les domaines de la science et de la technologie, ndlr). L’institut s’est basé sur un corpus de 126 000 informations, vraies ou fausses, partagées plus de 4,5 millions de fois sur Twitter par trois millions de personnes entre 2004 et 2017. Se pensant à l’abri de cette menace qui touche les gouvernements, les institutions et les personnages publics, les entreprises et les marques subissent pourtant de plein fouet les fake news, avec plus ou moins de conséquences nuisibles.

Avec les fake news, la réputation d’une entreprise entachée

Les fausses informations peuvent avoir un réel impact sur la réputation d’une entreprise.

L’enquête «Fake news : un enjeu croissant pour les entreprises », réalisée par Viavoice pour Syntec Conseil en Relations Publics le démontre. 89 % des Français considèrent que les fake news peuvent avoir un effet important sur la renommée d’une société ou d’une marque.

Plusieurs reconnaissent même qu’ils sont des agents de ces rumeurs.

20 % d’entre eux dont 32 % âgés de 18 à 24 ans ont ainsi déjà avoué avoir fait confiance à une information sur une entreprise ou une institution révélée par des médias et des réseaux sociaux, et ont découvert par la suite que celle-ci était fausse. 26 % des Français déclarent avoir déjà propagé une rumeur sur une firme ou une marque, auprès de sa famille et ses amis. Cependant, pour les Français, les personnes les plus exposées aux fake news sont les hommes et femmes politiques avec 64 %, les personnalités artistiques ou sportives avec 53 % et les journalistes avec 18 %. Seulement 14 % des personnes interrogées considèrent que les entreprises et leurs dirigeants sont les plus touchés.

Des sociétés étrangères et françaises sont pourtant victimes de ces fausses informations.

En 2017, Starbucks, chaîne américaine de cafés, s’est fait piéger par le forum anonyme anglophone 4chan. Le forum a inventé une campagne baptisée « Dreamer Day », qui était censée offrir des boissons et des collations gratuites ou encore une réduction de 40 % dans les enseignes de l’entreprise aux immigrants sans-papiers, le 11 août 2017.

Avec des hashtags comme « #DreamerDay » et « #Borderfreecoffee », des milliers d’internautes scandalisés ont ainsi propagé la fausse rumeur. Les utilisateurs de 4chan voulaient semer la discorde au sein des partisans de l’immigration et présenter l’entreprise comme pro-immigré. Starbucks est parvenue à contenir la rumeur, mais s’est vue accusée de racisme. En janvier 2018, en plus de la polémique à propos des bousculades causées dans les magasins Intermarché à l’occasion de promotions de leur pâte à tartiner Nutella, Ferrero a dû faire face à une fausse information sur les réseaux sociaux.

Cette rumeur qui provient du site parodique « Secret News », prétendait que l’entreprise avait rappelé 625 000 pots de Nutella contaminé aux salmonelles (infection bactérienne, ndlr). De nombreux internautes ont alors été persuadés que l’information était vraie. Le sujet s’est ainsi propagé sur Twitter et Google. La marque a démenti en utilisant ses propres comptes sur les réseaux sociaux et en envoyant les internautes, sur des articles de sites d’informations certifiés comme Le Monde.fr.

Des conséquences économiques importantes pour Vinci

Les fausses informations peuvent avoir des conséquences économiques importantes. Le groupe français Vinci, spécialisé dans les concessions et la construction, en a fait les frais en novembre 2016. Des pirates informatiques ont envoyé un faux communiqué de presse à plusieurs rédactions et agences d’information où était annoncé le licenciement de son directeur financier, Christian Labeyrie qui aurait effectué un détournement d’argent, pour plus de 3,5 milliards d’euros, en trafiquant la comptabilité. Certaines agences d’informations sont tombées dans le panneau comme Bloomberg. Des indices étaient pourtant affichés, comme le numéro de téléphone de l’attaché de presse de la société erroné et l’adresse du site écrite « Vinci.group » alors que le site est en réalité « Vinci.com ». Les pirates informatiques ont ensuite envoyé un faux démenti aux médias.

Que veulent les hackers ?

Les hackers voulaient manifester leur opposition au chantier de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dont Vinci avait obtenu la concession et la construction. La conséquence : le cours en bourse a chuté en quelques minutes, la valeur passant de 61,81 euros à 49,93 euros. Au total, l’entreprise a perdu sept milliards d’euros, à la suite de cet incident.

Les entreprises n’échappent donc pas à la menace des fake news. Les réseaux sociaux comme Twitter et Facebook, auxquels on reproche d’avoir laissé les fausses informations se propager sans faire barrage, tentent depuis plusieurs mois de lutter contre celles-ci. Twitter a sévi contre les activités malveillantes en suspendant plus de 70 millions de comptes suspectés de lancer des fake news pendant les mois de mai et juin. Le 26 juin dernier, elle a indiqué qu’elle a instauré un système, capable d’identifier et de contester plus de 9,9 millions de comptes indésirables ou automatisés par semaine.

Quant à Facebook, elle a annoncé l’extension de son programme de fact-checking (vérification des faits en français, mode de traitement journalistique, consistant à vérifier de manière systématique des affirmations de responsables politiques, d’experts ou des éléments du débat public, ndlr), à quatorze pays qui permettrait selon elle, de réduire 80 % de la diffusion de fausses informations. S’ajoute également une modération sur les pages susceptibles de propager des fake news, grâce au machine learning, qui va les déclasser au fur et à mesure si il y a récidive.

Quels moyens juridiques pour lutter contre les fake news ?

Vous pouvez engager une procédure judiciaire avec l’appui entre autres des articles juridiques suivants :

  • L’article 226-8 du Code pénal réprime le fait de publier, par quelque voie que ce soit, un montage réalisé avec des paroles ou l’image d’une personne physique ou morale sans son consentement, s’il n’apparaît pas à l’évidence qu’il s’agit d’un montage ou s’il n’en est pas expressément fait mention.
  • L’article 29 de la loi du 29 juillet 1881 permet d’attaquer en diffamation la personne à l’initiative de cette fausse information.
  • L’article 6.II de la LCEN prévoit une levée de l’anonymat s’ il est difficile d’identifier la ou les personnes ayant relayé dès le départ les fausses informations.
Infographie: L'exposition aux "fake news" dans le monde | Statista
fr.statista.com
Infographie: Les Français toujours préoccupés par les fake news | Statista
fr.statista.com