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Les Régimes matrimoniaux et le chef d’entreprise

La France se caractérise par une grande diversité de ses régimes matrimoniaux qui ont chacun leurs incidences sur le statut du porteur de projet et du chef d’entreprise. Le régime matrimonial fixe les droits et obligations de chacun des époux sur les biens et les dettes. Trois grands types de régimes matrimoniaux coexistent : la séparation de biens, la communauté légale et la participation aux acquêts modifiables par des clauses.

Sans contrat de mariage, les époux sont automatiquement soumis au régime légal de la communauté de biens réduite aux acquêts (régime par défaut pour les mariages célébrés depuis le 1er février 1966).Tout ce que les époux acquièrent après le mariage leur appartient en commun (exceptés les biens recueillis par succession et donation). A l’égard des tiers, chaque époux engage non seulement son patrimoine propre mais aussi les biens communs.

Quel est le contrat de mariage le plus judicieux pour un entrepreneur ?

Pour un chef d’entreprise (commerçant, artisan, agriculteur, professionnel libéral, travailleur indépendant, industriel), le choix d’un régime matrimonial est d’une importance primordiale, compte tenu des risques encourus. En conséquence, il doit être conscient des retombées de son activité sur les intérêts de sa famille.

Le chef d’entreprise aura-t-il besoin de l’aval de son conjoint pour prendre certaines décisions ?

Dans certains régimes matrimoniaux, l’accord du conjoint est nécessaire pour des opérations telles qu’achat à crédit, emprunt, garantie, vente d’un bien, bail. Or, le chef d’entreprise peut souhaiter préserver sa liberté d’action s’il la juge nécessaire à la bonne marche de son activité ; il doit alors pouvoir décider vite, c’est-à-dire seul. Dans d’autres circonstances, les époux voudront que le conjoint soit associé à certaines décisions pour partager les chances et les risques de l’entreprise. Il faut envisager toutes ces situations, et bien d’autres comme le divorce, la survenance d’un décès ou la transmission, en fonction du contexte personnel de chacun, au cours d’un examen approfondi avec le notaire.

Régime de la communauté réduite aux acquêts

Régime légal, il vaut pour tous les époux qui n’ont pas conclu de contrat de mariage. Il distingue : les biens communs aux deux époux, les biens propres de la femme et les biens propres du mari.
Droits du conjoint : L’entrepreneur a seul le pouvoir pour gérer son entreprise mais il doit demander l’accord de son conjoint s’il décide de vendre le fonds de commerce ou l’immeuble affecté à sa profession ou de les donner en garantie à moins qu’il ne s’agisse de biens propres.
Biens engagés par le chef d’entreprise : l’entrepreneur engage ses biens propres et les biens communs dont le salaire du conjoint à l’exception d’une partie insaisissable par les créanciers. Seuls les biens propres du conjoint demeurent épargnés. Si l’un des conjoints se porte caution, il engage ses biens propres et ses revenus.
En cas de divorce : Si la création ou l’acquisition de l’entreprise a eu lieu pendant le mariage, le conjoint non exploitant a droit à la moitié de sa valeur. Cette règle ne s’applique pas si cette création ou acquisition a eu lieu avant le mariage ou pendant ce dernier mais avec les biens propres du conjoint exploitant.

Régime de la séparation des biens

Ce régime se caractérise par deux masses de biens distinctes : les biens propres de la femme et les biens propres du mari. Chaque époux gère seul et en toute liberté son patrimoine et n’engage que ses biens propres envers ses créanciers personnels.
Avantages :
Ce régime permet au conjoint entrepreneur de disposer d’une plus grande autonomie de gestion par rapport à la communauté de biens. Si l’entreprise connaît des difficultés financières, seuls les biens propres du conjoint entrepreneur pourront être saisis. Enfin, le divorce est sans effet sur le devenir de l’entreprise.
Inconvénients :
Si un seul des époux exerce une activité professionnelle, le conjoint non exploitant peut se retrouver sans ressources en cas de rupture du contrat de mariage ou de décès dudit époux sauf testament, donation ou assurance vie.

Régime de la communauté universelle

Tous les biens en possession des époux au jour du mariage et ceux acquis par la suite, ainsi que les dettes constituent une seule masse commune. Attention ! Dans ce régime, l’intégralité du patrimoine du couple étant engagée en cas de dépôt de bilan.
Une disposition de la loi Macron du 6 août 2015 prévoit l’insaisissabilité automatique de la résidence principale des entrepreneurs individuels : aucun créancier professionnel ne peut saisir leur logement pour se faire rembourser. En dehors de la résidence principale, l’entrepreneur engage la totalité de ses biens propres ainsi que les biens communs, notamment s’il se porte caution. Néanmoins, il peut mettre à l’écart des créanciers ses autres biens immobiliers (terrain, résidence secondaire…) en effectuant une déclaration d’insaisissabilité.
Le conjoint de l’entrepreneur n’a pas de droit sur la gestion de l’entreprise. Mais, il devra être consulté si l’entrepreneur veut acheter, vendre ou donner en garantie un fonds de commerce ou un immeuble dans lequel il exerce sa profession, puisque ce sont des biens communs.
En cas de divorce, tous les biens, acquis ou reçus avant ou pendant le mariage, par les deux époux sont à partager. L’entreprise en fait partie.

Changer de régime matrimonial

Les époux ont la possibilité de changer ou modifier le régime matrimonial s’ils y consentent tous les deux, s’il y va de l’intérêt de la famille et si le régime en cause s’est appliqué pendant au moins deux années. Pour cela, il faut se rendre chez un notaire et établir un acte authentique fixant le nouveau régime matrimonial.
Attention ! L’homologation par un juge n’est nécessaire qu’en présence d’enfants mineurs ou si les enfants majeurs (informés personnellement de la modification envisagée) et les créanciers éventuels du couple (informés par la publication d’un avis dans un journal habilité à recevoir les annonces légales) s’y opposent.
En cas d’accord du juge, le jugement sera publié dans un journal d’annonces légales. Si l’un des époux est commerçant, ce jugement doit être publié au registre du commerce et des sociétés. Pour les époux, le changement prend effet à la date de l’acte ou du jugement. Pour les tiers, il n’est valable que trois mois après la date de mention portée en marge de l’acte de mariage.

A SAVOIR !

Partager ses biens après une séparation sera moins coûteux à partir du 1er janvier 2021

Le droit de partage des biens après un divorce ou une séparation est actuellement de 2,5 %. Il diminuera progressivement pour atteindre 1,1 % d’ici 2022. C’est ce que la loi de finances pour 2020 a prévu.

Les couples mariés ou les partenaires qui se séparent doivent partager leurs biens meubles ou immobiliers qu’ils ont acquis ensemble ou qu’ils détiennent en indivision. Ils doivent alors payer un droit de partage (ou droit d’enregistrement). Depuis 2011, le taux de ce droit est de 2,5 %.

A partir du 1er janvier 2021, ce taux sera de  1,80 % puis de  1,10 % à partir du 1er janvier 2022. Il sera alors au même niveau que celui auquel il était avant son augmentation en 2011.

  A noter : Cette baisse ne concerne que les « intérêts patrimoniaux consécutifs à une séparation de corps, un divorce ou une rupture d’un pacte civil de solidarité ». Il ne modifie pas le taux applicable en cas de partage d’une succession ou de changement de régime matrimonial.

Ce que le poker peut nous apprendre sur le webmarketing

Les jeux de cartes ne sont pas ces loisirs que vous imaginez figés dans le temps ou passés de mode. Ils ont réussi à faire leur mutation en se basant à la fois sur l’attente de leur audience et sur l’utilisation des nouvelles technologies pour toujours croître et susciter de l’intérêt.

Par exemple, en permettant de rendre les jeux de casino gratuits en ligne, les différents acteurs du milieu ont eu un coup de génie. Cette accessibilité nouvelle allait faire exploser le nombre de joueurs dans le monde entier. 

Une preuve que le monde du poker a bien des choses à nous apprendre sur le web marketing. 

Les réseaux sociaux comme axe de promotion

Durant les années 2000, un flou juridique existait autour des différentes plateformes vous permettant de jouer au poker sur Internet. Avant la création de l’ARJEL en 2010 (devenue ANJ depuis avec d’autres prérogatives) qui allait réguler officiellement et donner des agréments pour pratiquer légalement le poker, les opérateurs spécialisés ont su utiliser la puissance des réseaux sociaux pour se créer une audience. 

Pourquoi, alors qu’elles n’avaient encore rien à vendre en France ? Tout simplement par anticipation pour obtenir une base solide de futurs consommateurs, presque déjà fidélisés par le discours souvent drôle et décalé de ces marques sur les réseaux sociaux.

L’autre élément qu’il est également intéressant de mettre en lumière est leur capacité à savoir utiliser les bons formats selon le type de plateformes sociales utilisées. Dès 2010, ils ont su implanter des contenus adaptés, que ce soit de la petite phrase cynique balancée par un pro sur Twitter, d’une courte vidéo de bluff sur Facebook, ou d’un live Instagram qui vous fait vivre de l’intérieur un tournoi de poker à Las Vegas. À l’époque, rares étaient les marques à savoir vraiment utiliser la puissance des plateformes sociales.

Analyse, réflexion, prise de risque : des qualités de joueur adaptable au webmarketeur

Quand on s’intéresse de près au webmarketing, on se rend souvent compte que le savoir n’est pas uniquement disponible dans les plus grandes écoles de commerce françaises, mais également gratuitement en ligne comme sur notre blog ou tout simplement dans vos activités quotidiennes.

Le poker est un parfait exemple, car il vous apprend des principes de base du marketing comme l’analyse SWOT. Cette matrice qui démontre les forces, faiblesses, opportunités et menaces, est un exercice effectué à chaque main par le  joueur du poker qui adaptera en fonction son jeu.

Passer des heures derrière une table de poker vous permettra d’avoir des centaines de combos réflexion-décision. De quoi vous faire progresser sur cet aspect à vitesse grand V. Mieux encore, ce jeu implique des prises de risques plus ou moins calculées, une gestion des émotions de tous les instants ainsi qu’une bonne lecture du comportement de vos adversaires. On entre clairement dans le cadre d’un aspect psychologique qui est hautement important dans le domaine du webmarketing.

Pour le webmarketeur, Internet est un outil de promotion et de développement de son activité. Mais pour cela, il doit comprendre son audience cible, l’attirer, savoir lui parler, la convaincre et enfin lui vendre son idée. 

Vous voyez maintenant le parallèle avec un joueur qui comprend quelles cartes à son adversaire en mains, veut qu’il participe et fasse grossir le pot de jetons, le bluff et l’emmène à jouer alors qu’il est clairement perdant.

Le poker vous apprendra donc à jongler entre votre intelligence émotionnelle et cartésienne et surtout à mieux connaître vos interlocuteurs. Ces enseignements vous seront d’ailleurs utiles dans des domaines plus larges que le webmarketing, comme le prouve la réussite professionnelle des meilleurs joueurs dans des domaines comme le commerce ou les nouvelles technologies.

Le monde du poker a su saisir toutes les opportunités technologiques et sociétales possibles. Depuis l’avènement des tournois télévisés, en passant par le jeu en ligne et désormais en se rapprochant d’autres secteurs porteurs comme l’eSport. On vous conseille d’ailleurs fortement d’intégrer ce dernier à votre stratégie marketing au travers de quelques conseils pratiques.

Comment créer une stratégie réussie sur LinkedIn

Si vous utilisez LinkedIn pour votre profil personnel de carrière ou pour nouer des contacts pour votre entreprise, ce réseau social représente un outil très puissant s’il est bien utilisé. Voici 6 conseils pour établir une stratégie gagnante sur LinkedIn et y développer un large réseau qui vous offrira de nombreuses opportunités.

Soigner votre page

Que vous ayez une page personnelle sur LinkedIn ou une page d’entreprise, sa rédaction doit être attentionnée et complète. Prenez vraiment le temps de remplir toutes les rubriques : les profils LinkedIn qui sont incomplets sont largement moins affichés que les autres. Il serait donc dommage d’être moins visible car vous n’y avez pas consacré quelques minutes supplémentaires. 

N’hésitez pas à faire contrôler votre page par une personne expérimentée ou un conseil qui saura vous donner un avis critique et pourra améliorer votre profil. Vous bénéficierez ainsi d’un point de vue extérieur qui vous permettra de rectifier les zones peu claires. 

Prenez également le temps de soigner tous les documents visuels (photos, logos, vidéos). Ils sont très importants dans l’idée que se fait un visiteur de votre page en quelques secondes. Un point essentiel reste de choisir attentivement une photo de vous. Évitez les images qui font trop photos d’identités : elles sont souvent tristes et peu flatteuses. Vous offrir une séance photo avec un professionnel n’est pas un luxe et l’investissement en vaut la peine.

Partager votre page

Lorsque votre page est complète, il s’agit de la faire connaître. Pour cela, pas de mystères, il vous faut la partager abondamment.

Afin d’y arriver assez rapidement, n’hésitez pas à suivre ces conseils :

  • Envoyer le lien de votre page à tous vos contacts mails
  • Partager votre lien LinkedIn sur tous les autres réseaux sociaux où vous êtes
  • Ajouter votre lien LinkedIn en signature de vos mails
  • Mentionner votre page LinkedIn sur vos documents papier (carte de visite, lettres…)
  • Ajouter des boutons LinkedIn à toutes vos publications sur le web

Choisissez attentivement le type de contenu à partager

LinkedIn est bien plus qu’un répertoire de curriculum vitae. C’est clairement un réseau social dans lequel vous pouvez partager vos publications et celles provenant d’autres sources. 

Pour que votre stratégie de contenu soit une réussite, il est important de comprendre que vous pouvez publier depuis différents endroits sur le réseau LinkedIn :

  • Depuis une page de profil personnel
  • Depuis une page d’entreprise
  • Directement dans des groupes
  • En commentant d’autres contenus déjà publiés
  • Avec la fonction de message direct pour vous adresser à certaines personnes sélectionnées
  • Via l’email

De plus, il faut savoir que LinkedIn privilégie toujours le contenu qui est écrit et publié directement sur la plateforme. Il ne nécessite pas de quitter LinkedIn pour le consulter et est donc toujours mis en avant par l’algorithme. C’est pourquoi dans votre stratégie de publication de contenu, il faudra toujours préférer les articles publiés depuis un profil personnel (plus engageant), les publications de texte et photos sans lien vers un contenu extérieur, et les vidéos.

D’autre part, gardez une proportion de 80 % de contenu qualitatif de fond et 20% seulement du contenu directement promotionnel.

Créer votre propre groupe LinkedIn

Les groupes LinkedIn offrent de nombreuses opportunités pour créer du réseau et du lien. Il est opportun de participer à certains groupes mais un moyen très efficace de créer beaucoup de liens est de créer son propre groupe. À vous d’en trouver la thématique et ensuite votre position de propriétaire et modérateur de votre groupe vous offrira du leadership, de l’autorité et de la reconnaissance dans votre secteur d’activité. Il s’agit donc souvent de créer celui-ci sur un sujet connexe à votre activité afin de vous positionner en tant qu’expert du domaine. 

Publier du contenu de qualité

Cela peut paraître évident mais sur LinkedIn plus que sur tout autre réseau social, la qualité prime avant tout. Le lectorat moyen est très qualifié, et possède une bonne connaissance de son secteur d’activité. Il est donc primordial de lui offrir du contenu qui va l’intéresser, susciter sa curiosité ou lui offrir de nouvelles connaissances.

Sur LinkedIn il sera toujours préférable de publier moins mais mieux. Évitez de mettre en ligne ce que tout le monde a déjà partagé des centaines de fois et concentrez-vous plutôt sur des contenus originaux, pertinents et qui vont alimenter la discussion. Plus vous apportez une plus-value, plus vous aurez de chance de sortir du lot et d’avoir de véritables « fans ».

Sécuriser votre compte LinkedIn

Comme sur tous les réseaux sociaux, la sécurité de votre compte LinkedIn est primordiale. Elle est même encore plus importante qu’ailleurs puisqu’il s’agit là d’une page professionnelle destinée à votre carrière ou votre business.

Il est donc essentiel de choisir un mot de passe très solide et indéchiffrable pour votre compte LinkedIn. Il doit aussi être absolument unique et ne doit pas vous servir sur d’autres sites ou applications.

De plus, connectez-vous toujours en utilisant un VPN. La définition d’un VPN est simple : c’est un réseau privé virtuel qui isole votre connexion de celles des autres utilisateurs d’internet. Elle est ainsi invisible, et en plus chiffrée, pour vous protéger du vol ou de l’espionnage. 

Lettre ou e-mail type de rappel de retard de livraison de commande

Les retards de livraison dans le contexte actuels sont fréquents. Vous trouverez ci-après lettre ou e-mail type de rappel de retard de livraison de commande selon les critères de l’écriture professionnelle.

Lettre type de rappel de retard de livraison de commande

Société
Prénom, NOM
Adresse
Code Postal – Ville
Téléphone
E-mail

Société du destinataire
Nom et Prénom du destinataire
Adresse du Destinataire
Code Postal – Ville

(ville à préciser), le (date à préciser)

Références : (référence à préciser)
Objet : rappel de retard de livraison de la commande n°… (à préciser)

Madame, ou Monsieur, (à préciser)

Nous vous confirmons notre e-mail de ce jour et vous rappelons notre bon de commande, n°… (à préciser), dont vous avez accusé réception le… (préciser la date). 

Votre retard nous cause un préjudice important… (grave ralentissement de notre chantier, blocage de nos livraisons, mécontentement des clients…) Dès à présent, nous formulons toutes réserves, et notamment pour dommages et intérêts, dont le montant ne pourra qu’être aggravé par un nouveau retard.

Nous espérons que vous prendrez toutes dispositions pour nous livrer par retour de courrier.

A défaut, la commande pourra être résiliée de plein droit par notre entreprise à vos torts exclusifs.

Nous vous prions d’agréer, Madame, ou Monsieur, (à préciser), nos salutations distinguées.

Signature

e-mail type de rappel de retard de livraison de commande

Références : (référence à préciser)
Objet : rappel de retard de livraison de la commande n°… (à préciser)

Madame, ou Monsieur, (à préciser)

Nous vous confirmons notre e-mail de ce jour et vous rappelons notre bon de commande, n°… (à préciser), dont vous avez accusé réception le… (préciser la date). 

Votre retard nous cause un préjudice important… (grave ralentissement de notre chantier, blocage de nos livraisons, mécontentement des clients…) Dès à présent, nous formulons toutes réserves, et notamment pour dommages et intérêts, dont le montant ne pourra qu’être aggravé par un nouveau retard.

Nous espérons que vous prendrez toutes dispositions pour nous livrer dès réception de cet e-mail.

A défaut, la commande pourra être résiliée de plein droit par notre entreprise à vos torts exclusifs.

Cordialement,

Signature

Conseils 

Les principaux mots de liaison

Ä UNE EXPLICATION

car
c’est-à-dire
c’est pourquoi
en effet
Ä UNE PRÉCISIONen ce qui concerne
en d’autres termes
en ce sens
au cas où
en fait
quant à
de ce fait
Ä UNE ADDITION
aussi
de plus
par ailleurs
en outre
d’une part, d’autre part
et même
voire
Ä UNE ARGUMENTATIONor
par contre
en revanche
au contraire
Ä UN EXEMPLE
ainsi
par exemple
notamment
Ä UNE RESTRICTIONcependant
mais
néanmoins
pourtant
toutefois
hormis
Ä UNE CONCLUSIONdonc
en conséquence
en définitive
enfin
pour toutes ces raisons
pour cette raison

Un livre pour se former à la rédaction

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Les points clés pour que vos e-mails professionnels soient lus par vos destinataires

Télécharger Lettre type de rappel de retard de livraison de commande

Comment monétiser un blog ?

Vous entendez que certains blogueurs se font un revenu substantiel et vous demandez pourquoi pas vous. Vous avez créé un blog qui vous prend beaucoup de votre temps et vous vous demandez comment rendre rentable cet investissement ? Trois approches en particulier vous permettront de le monétiser de façon profitable.

Grâce aux espaces publicitaires

Gagner de l’argent avec la publicité constitue l’un des moyens simples pour commencer à rentabiliser votre blog. Vous pouvez passer par un programme tel que Google AdSense, pour vendre des espaces où apparaîtront des annonces publicitaires sur votre blog. Vous ne fournirez que peu d’effort, car c’est l’algorithme de Google qui travaillera pour vous. Il est désormais possible de modifier l’emplacement, la taille et même le style d’annonces pour qu’elles s’harmonisent avec le design de votre blog. Ce système fonctionne ainsi : plus d’internautes-visiteurs cliquent sur les annonces en question, plus vous accumulez des centimes. Cela peut sembler un apport modeste au départ, mais si votre blog devient très fréquenté, vous réaliserez peu à peu un revenu plus significatif.

Par la vente de services ou de produits

Votre blog constitue un excellent support de vente, à condition qu’il soit suffisamment référencé. En général 50% du trafic d’un blog ou d’un site proviennent des moteurs de recherche. Avec la vente de produits, vous touchez 100% des gains, sans intermédiaire si vous les produisez. Encore faut-il vous assurer de proposer des produits qui répondent aux besoins du plus grand nombre de visiteurs. Une dernière possibilité : la vente de billets sponsorisés que vous rédigez. Il s’agit de courts articles requis par un annonceur qui souhaite mettre le focus sur un produit ou encore un service. La publicité se dissimule alors, en quelque sorte, dans vos écrits. Les tarifs varient selon la popularité de votre blog ; en général, ils se situent entre 30 et 150 euros par billet rédigé. Les sites BuzzParadise et eBuzzing proposent ce type de campagnes publicitaires.

Par affiliation 

En vous affiliant à des sites spécialisés dans des campagnes publicitaires tels que Zanox, NetAffiliation et Affilinet, vous pouvez là aussi générer un certain revenu. A vous de sélectionner les publicités que vous acceptez d’y voir publier et leur emplacement. Le procédé de l’affiliation est très simple. Le blogueur établit un lien avec un site marchand et lorsqu’un internaute clique sur le lien du site marchand dans un des articles du blog et achète le produit, le site e-commerce lui reverse une commission sur le chiffre d’affaires généré. Evidemment, il faut que le lien soit pertinent et donc en lien avec les sujets que le blogueur traite (beauté, bricolage, développement durable,  ….). Vous êtes libre également d’accepter ou de refuser les campagnes qui vous seront proposées

Quelques conseils

Les pros du domaine vous diront que vous pouvez optimiser la fréquentation d’un blog en améliorant sa forme (meilleur design, ajout de photos, de vidéos) ou son contenu (meilleure ligne éditoriale, ajout de liens d’autres sites, thèmes qui attirent les visiteurs, bonus gratuits). Les blogs les plus fréquentés affichent des rubriques distinctes et comportent des espaces publicitaires en nombre limité, bien positionnés. Un blog surchargé, aux allures de panneau publicitaire, risquerait de faire décrocher vos visiteurs. Assurez-vous de choisir des publicités qui intéresseront votre lectorat. Si, par exemple, vos textes sur l’automobile attirent plus de lecteurs, il sera avisé de choisir des publicités autour de ce thème. Soyez patient ! Un blog commence généralement à se rentabiliser seulement après quelques mois.

Créer un blog en visant comme premier objectif sa rentabilité ne constitue pas toujours la meilleure option. Visez plutôt comme but d’écrire des billets qui suscitent l’intérêt, surtout si vous y partagez vos avis, votre vécu et votre expérience.

Comment maîtriser des connaissances économiques avant d’entreprendre ?

L’entrepreneuriat n’est définitivement pas une aventure que l’on tente sans aucune préparation. Créer son entreprise et surtout la faire vivre de façon pérenne nécessite un certain nombre de qualités et de connaissances de base. Et parmi ces connaissances, des notions d’économie sont indispensables pour pouvoir réussir et durer.

Nombreux sont ceux qui choisissent de se lancer dans la création de leur entreprise, parce qu’ils maîtrisent un savoir-faire. Mais devenir chef d’entreprise, c’est également maîtriser tous les aspects de son activité : la gestion, la comptabilité, le management, l’administratif sans quoi l’échec est presque inévitable.

L’économie, c’est le quotidien de l’entrepreneur

L’entrepreneur se doit d’être un individu totalement polyvalent. Il est un créateur, un manager, un comptable, mais il est aussi un économiste et doit à ce titre acquérir des notions de base en économie. Ainsi, Il lui faudra maîtriser sur le bout des doigts les principales lois de l’économie de marché pour pouvoir garantir la pérennité de son entreprise. Il lui faudra notamment connaître les règles en termes d’offre et de demande sur le marché des biens et des services, qui permettent de fixer au plus juste le prix d’un bien ou d’un service.

L’entrepreneur devra également maîtriser parfaitement les notions de chiffre d’affaires, de bénéfices, d’investissements, de budget prévisionnel, etc. pour pouvoir gérer au mieux sa trésorerie. L’épargne constitue elle aussi une part importante de la vie d’une entreprise, dont son dirigeant devra maîtriser les leviers pour gérer au mieux sa trésorerie. Le créateur d’entreprise devra se former aux notions relatives au marché du travail (coût du travail, charges sociales, retraites, etc.), surtout dans l’hypothèse où l’expansion de son activité lui impose de recruter.

Se former pour garantir la survie de son entreprise

Le nouveau chef d’entreprise est un créateur, mais il n’est bien souvent pas un économiste de formation. Il est donc nécessaire d’acquérir un maximum de notions d’économie pour pouvoir assurer le bon fonctionnement de son entreprise. De même que certains feront le choix de suivre une formation comptable, il est possible d’acquérir en accéléré les principales notions d’économie, en école ou en cours du soir. Mais pour ceux qui n’ont pas de temps à consacrer à des cours ou préfèrent apprendre à leur rythme, les nouveaux modes de communication permettent de se former à distance et à son rythme, grâce à des informations en ligne comme par exemple www.touteconomie.org qui propose de nombreux cours en ligne, des formations ouvertes à distance ou des supports dématérialisés.

Le Centre national d’enseignement à distance (CNED) propose une licence en Economie en trois ans tandis que le CNFDI offre une formation Économie d’Entreprise et Générale. Enfin, n’oubliez pas qu’il existe près de vous des organismes destinés à vous accompagner dans la vie de votre entreprise, et qu’ils peuvent vous proposer des formations pour acquérir les connaissances qui vous font défaut.

Aujourd’hui, pour se former tout est à portée de clics

Vous savez ou vous constatez que vous avez une faille ou faiblesse dans vos connaissances, il vous suffit de taper le mot par exemple ‘retraite, comptabilité …’et le web va vous faire toute une kyrielle de propositions de connexions. Il vous faudra quand même ne pas oublier d’y ajouter la date 2020 ou 2021 afin de ne pas obtenir de renseignements obsolètes car les informations économiques bougent sans cesse. Vous aurez la possibilité d’écouter des experts en économie dans des conférences diffusées gratuitement sur le web,

Et la presse économique que ce soit les Echos, Tribune, le Monde mais aussi Dynamique entrepreneuriale ne cessent de proposer des informations étayées et reste le meilleur moyen d’acquérir progressivement des connaissances ! Certes chaque média est orienté vers des sujets de prédilection mais vous pourrez aussi comparer leurs avis et donc acquérir non seulement des connaissances mais aussi être capable de discerner les informations fiables.

Les Français ont-ils toujours l’envie d’entreprendre en 2021 malgré les circonstances ?

Tous les jours des nouvelles délétères nous font part de la mise en difficultés d’une kyrielle d’entreprises dans de multiples secteurs et nous indiquent que la vie économique du pays si elle n’est pas à l’arrêt est sérieusement au ralenti. Pour de nombreux secteurs, elle est cependant à l’arrêt. Les Français ont-ils toujours l’envie d’entreprendre en 2021 ?

Les entrepreneurs qui sont dans cette situation inédite recherchent mille solutions pour survivre le temps de l’épidémie et pour traverser cette crise imprévisible. Que ce soit la création d’un site internet, que ce soit le click and collect… ils ont mis en place tout ce qui pouvait leur permettre d’aller de l’avant ou de maintenir leur activité.

Malgré le fait de voir de nombreuses entreprises en difficultés, ils sont plus d’un à être tenté par l’entrepreneuriat.  Est-ce pour compenser la perte prévisible de leur emploi ou de se créer un emploi pour pouvoir faire face à l’adversité ? Était-ce un projet qui sommeillaiten eux ?  

Quel est le constat ?

L’année 2020 avec sa panoplie de confinements et d’interdictions n’a pas empêché les Français de continuer à créer leur entreprise. Selon les chiffres publiés par l’Insee, 2020 a été propice à la création. Près de 850.000 entreprises ont été créées l’an passé en France, soit presque 35.000 de plus qu’en 2019 . Les microentreprises sont particulièrement plébiscitées. Mais fait étonnant particulièrement dans les secteurs les plus affectés par la crise sanitaire. Leur nombre a en effet augmenté de 6 %. De plus, les créations d’autres types d’entreprises sont restées stables alors que la crise économique frappait de plein fouet

La jeunesse au cœur de cette dynamique

 Les créations d’entreprises ont été particulièrement importantes dans le secteur « transports et entreposage », selon l’Insee. Les livreurs de repas et les chauffeurs de VTC ont été nombreux à se lancer. La demande de livraison de repas à domicile a fortement augmenté avec l’épidémie de Covid-19 et les Français se sont adaptés pour y répondre en devenant micro-entrepreneurs mais surtout pour avoir un emploi. 

Selon François Hurel, lors d’une interview, le président de l’Union des autoentrepreneurs « Il y a toujours une forte appétence des jeunes qui ne trouvent pas de travail et créent leur emploi en se lançant dans l’indépendance ».

 Selon le baromètre, démontre également le maintien de l’intérêt des jeunes pour les perspectives d’entrepreneuriat et ce même avant leur entrée sur le marché du travail. Ce sont ainsi 36% des étudiants qui déclarent vouloir créer leur entreprise en 2021

Oui mais pas la panacée !

Beaucoup de micro-entrepreneurs déjà en activité sont fortement affectés par la pandémie et les restrictions sanitaires et leurs revenus ont considérablement baissé. Or, le chiffre d’affaires des micro entrepreneurs était de 1.000 euros par mois avant paiement des impôts et des charges au quatrième trimestre 2019, avant la crise !

Quelques informations significatives du baromètre ?

Go Entrepreneurs, organisé par Les Echos Le Parisien Evénements, vient de publier les résultats de son baromètre annuel. Ce sondage a été mené par OpinionWay pour Go Entrepreneurs auprès de 1008 personnes les 5 et 6 janvier.

L’enquête montre qu’un quart des Français pense que la crise est une opportunité pour faire preuve d’audace. Quand on n’a rien à perdre pourquoi ne pas tenter l’aventure.



La période actuelle donne-t-elle envie d’entreprendre ?

  • Pour 25%, c’est l’occasion ou jamais de faire preuve d’audace (comme faire valoir son rôle indispensable à son employeur, changer d’employeur, de créer sa propre entreprise…)
  • Mais 71% sont en recherche de sécurité (mieux vaut ne pas prendre de risque, ce n’est pas le bon moment…)

Ces chiffres sont relativement proches quel que soit le sexe, l’âge ou la région.

Lettre ou e-mail type de déclaration de perte ou de vol de chéquier

Il arrive plus souvent que l’on ne pense de perdre ou de se faire voler son chéquier. Comment faire ? Rédigez selon les critères de l’écriture professionnelle la lettre ou e-mail type de déclaration de perte ou de vol de chéquier.

Lettre type de déclaration de perte ou de vol de chéquier

Société
Prénom, NOM
Adresse
Code Postal – Ville
Téléphone
E-mail

Société du destinataire
Nom et Prénom du destinataire
Adresse du Destinataire
Code Postal – Ville

(ville à préciser), le (date à préciser)

Références : (référence à préciser)
Objet : perte ou vol d’un chéquier

Madame, ou Monsieur, (à préciser)

Comme suite à notre e-mail de ce jour, je vous confirme le vol (la perte d’un chéquier) n°… (préciser numéros)qui m’ a été remis le… (préciser date)

Le dernier chèque émis par mes soins portait le n°… (préciser numéros) Je vous demande de prendre bonne note de l’opposition au paiement des chèques n°…(préciser numéros) jusqu’à la fin du chéquier.

Vous trouverez ci-joint copie de la déclaration de vol effectuée auprès du commissariat de police.

Je me tiens à votre entière disposition pour tous renseignements qu’il vous plairait de me demander.

Je vous prie d’agréer, Madame, ou Monsieur, (à préciser), mes salutations distinguées.

Signature

e-mail type de déclaration de perte ou de vol de chéquier


Objet : perte ou vol d’un chéquier

Madame, ou Monsieur, (à préciser)

Comme suite à notre e-mail de ce jour, je vous confirme le vol (la perte d’un chéquier) n°… (préciser numéros)qui m’ a été remis le… (préciser date)

Le dernier chèque émis par mes soins portait le n°… (préciser numéros) Je vous demande de prendre bonne note de l’opposition au paiement des chèques n°…(préciser numéros) jusqu’à la fin du chéquier.

Vous trouverez, en pièce joint,e copie de la déclaration de vol effectuée auprès du commissariat de police.

Je me tiens à votre entière disposition pour tous renseignements qu’il vous plairait de me demander.

Cordialement,

Signature

Conseils 

Supprimez les pléonasmes et les expressions redondantes.

Suppression des adjectifs inutiles

après autorisation préalableaprès autorisation
un faux prétexte (un prétexte est une raison apparente que l’on met en avant pour cacher le véritable motif d’un manière d’agir)un prétexte
une enquête approfondie (une enquête est une recherche approfondie)une enquête
au grand maximum (maximum : Valeur la plus grande atteinte par une quantité variable; limite supérieure)au maximum
passer en première priorité (priorité : qualité de ce qui vient- passe en premier- dans le temps)passer en priorité
un monopole exclusif (un monopole signifie seul,  exclusif n’apporte rien)un monopole
un apanage exclusif (l’apanage est ce qui appartient en propre à quelqu’un)un apanage
une panacée universelle (une panacée est un remède qui guérit tous les maux, elle est donc universelle)une panacée
assez satisfaisant (dans le mot satisfaisant; il y a le mot latin « satis » qui signifie assez)satisfaisant
un hasard imprévu (un hasard est un événement fortuit ; concours de circonstances inattendu et inexplicable)un hasard
Suppression des adverbes inutiles ou des locutions adverbiales N’écrivez pas ou ne dites pas                  Ecrivez ou dites                  
doit obligatoirementdoit
exclusivement réservéréservé
actuellement en coursen cours
confronter- s’entraider mutuellement confronter- s’entraider
collaborer- additionner- comparer- joindre- réunir ensemblecollaborer- additionner- comparer- joindre- réunir
suivre derrièresuivre
progresser en avantprogresser
il suffit simplementil suffit
avertir d’avance prévenir d’avance prévoir d’avance pressentir d’avance (il ne faut pas employer à l’avance- d’avance- par avance- en avance avec des verbes  impliquant une anticipation sur l’avenir)avertir- prévenir- prévoir- pressentir
préférer mieuxpréférer
répéter de nouveaurépéter
revenir à nouveau (le préfixe « re » signifie de nouveau)revenir
refaire une deuxième fois (le préfixe « re » signifie de nouveau)refaire

Suppression de  l’accumulation de mots invariables ou des adjectifs ayant le même sens

puis ensuitechoisissez puis ou ensuite
car en effetchoisissez car ou en effet
mais cependant mais toutefois mais pourtantchoisissez mais  ou cependant- toutefois- pourtant
voire mêmevoire ou même
seul et uniquechoisissez seul ou unique
sûr et certainchoisissez sûr ou certain
L'essentiel des formules types du courrier d'entreprise (lettres et e-mails)

L’essentiel des formules types du courrier d’entreprise (lettres et e-mails)

Une rédaction et des formules adaptées à chaque situation

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Quelle est la frontière à ne pas franchir pour ne pas se trouver accusé de pratiques anticoncurrentielles ?

Les actions visant à entraver la concurrence, comme les ententes illicites et l’abus de domination, sont considérées comme des pratiques anticoncurrentielles. Celles-ci sont interdites par la loi, à la fois pour protéger les plus petites entreprises mais également pour protéger les consommateurs. Quelles limites ne faut-il pas dépasser pour ne pas être accusé de pratiques anticoncurrentielles ?

Les ententes, interdites par la loi

Les ententes interdites par la loi sont nombreuses. Notamment celles qui limitent l’accès au marché à d’autres entreprises, la répartition des marchés ou sources d’approvisionnement, les prix ou encore les conditions générales de vente. Ainsi, choisir ses distributeurs sur des critères objectifs est autorisé. Cependant, la distribution sélective ne l’est pas (sélection en fonction de leur image). Cela est considéré comme une entente illicite limitant l’accès au marché à d’autres entreprises.

Les ententes peuvent prendre de multiples formes

la vigilance est alors de mise pour ne pas franchir la frontière des pratiques anticoncurrentielles. En effet, même une concertation n’ayant pas pour objectif d’entraver la concurrence mais ayant pour effet de l’affecter tout de même est anticoncurrentielle. 

De même, l’effet sur la concurrence n’est pas à prouver. Il suffit que l’entente ait potentiellement joué sur la concurrence pour qu’elle soit illégale.
Enfin, si l’on pense à l’entente comme étant un accord entre concurrents, il faut également savoir que l’entente peut impliquer producteurs et distributeurs mais aussi des collectivités territoriales, fédérations, syndicats d’entreprises, associations… 

Autant d’acteurs possibles qui nécessitent de redoubler de prudence afin de ne pas être impliqué dans une entente illicite. En France, on peut notamment citer l’entente entre onze fabricants de produits laitiers concernant leurs tarifs et leurs politiques commerciales.

Les grands groupes impliqués, comme Lactalis Nestlé ou Senagral, ont ainsi désavantagé le consommateur. Ils se sont accordés sur des hausses de prix. Ils ont également altéré le jeu de la concurrence en s’accordant sur le fait de ne pas capter les marchés détenus par les concurrents participant à l’entente. Ainsi, l’Autorité de la concurrence en France a condamné le géant américain à payer une amende de 1,1 milliard d’euros pour avoir faussé la concurrence en contrôlant totalement les ventes de ses produits, hors iPhones, par ses revendeurs, et en avantageant ses propres boutiques. 

L’autorité de la concurrence

L’Autorité de la concurrence considère que l’entreprise « a commis un abus de dépendance économique, à l’égard de ses détaillants ’premium’ (spécialisés dans les produits haut de gamme, hors iPhones), une pratique qu’elle juge particulièrement grave ». En contrôlant totalement les ventes de ses produits, hors iPhones, par ses revendeurs, et en avantageant ses propres boutiques, elle a privé les consommateurs d’une concurrence sur les prix. Les deux grossistes, Tech Data et Ingram Micro, ont également été sanctionnés, respectivement à hauteur de 76,1 millions et 62,9 millions d’euros au titre de l’une des pratiques d’entente.

Que dit l’autorité de la concurrence ?

Isabelle de Silva, Présidente de l’Autorité de la concurrence a déclaré : «L’Autorité a décrypté, à l’occasion de cette affaire, les pratiques très particulières qui avaient été mises en œuvre par Apple pour la distribution de ses produits en France (hors Iphones), tels que l’Ipad. En premier lieu, Apple et ses deux grossistes se sont entendus pour ne pas se faire concurrence et empêcher les distributeurs de faire jouer la concurrence entre eux, stérilisant ainsi le marché de gros des produits Apple.  En deuxième lieu, les distributeurs dits Premium ne pouvaient sans risque pratiquer des promotions ou baisses de prix, ce qui a conduit à un alignement des prix de détail entre les distributeurs intégrés d’Apple et les distributeurs Premium indépendants.

Enfin, Apple a exploité abusivement la dépendance économique de ces distributeurs Premium à son égard, en les soumettant à des conditions commerciales inéquitables et défavorables par rapport à son réseau de distributeurs intégrés. Au regard du fort impact de ces pratiques sur la concurrence dans la distribution des produits Apple via les Apple premium resellers, l’Autorité inflige la sanction la plus élevée jamais prononcée dans une affaire (1,24 milliard d’euros). C’est également la plus lourde sanction prononcée à l’encontre d’un acteur économique, en l’espèce Apple (1,1 milliard d’euros), dont la dimension extraordinaire a été dûment prise en compte. Enfin, l’Autorité a estimé, qu’en l’espèce, Apple avait commis un abus de dépendance économique, à l’égard de ses détaillants premium, pratique que l’Autorité considère comme particulièrement grave ».

Les abus de domination

Les entreprises représentant une puissance sur un marché n’ont pas le droit d’abuser de cette position pour jouer sur la concurrence. Le premier abus de domination considéré étant l’abus de position dominante. Cela concerne les entreprises disposant de la majorité des parts de marché. Les entreprises ayant de plus faibles parts de marché peuvent également être concernées à partir du moment où elles appartiennent à un groupe puissant, disposent d’une technologie avancée, bénéficient de certaines aides ou encore possèdent des marques à forte notoriété.

Les différents types d’abus

Ces différents types d’entreprises étant considérés comme dominantes sur le marché, la loi sanctionne tous types d’abus de cette domination ayant pour objectif d’évincer la concurrence. A ce titre, certaines pratiques sont anticoncurrentielles que lorsqu’elles sont l’œuvre d’entreprises dominantes. Ainsi si faire bénéficier à sa clientèle d’avantages est autorisé pour les entreprises non dominantes, cela peut être sanctionné pour les entreprises dominantes.

Le laboratoire Sandoz a été condamné en 2003 pour avoir proposé des remises sur tout achat d’un autre médicament que la ciclosporine sachant qu’il en avait le monopole. Il a alors abusé de sa position dominante en éliminant la concurrence par le biais d’avantages offerts aux clients.

De même, Google est actuellement poursuivi par la commissaire européenne à la Concurrence. L’entreprise est soupçonnée d’avoir avantagé injustement son service de comparaison de prix en le plaçant automatiquement dans les résultats du moteur de recherche. Cela au détriment de ses concurrents, sur le marché des comparateurs de prix.

L’abus de dépendance économique d’un partenaire est également un abus de domination. Il concerne les entreprises dominant leurs partenaires économiques. Ainsi, sont considérées comme pratiquant une action anticoncurrentielle toutes les entreprises proposant des conditions abusives à une entreprise partenaire qui ne peut trouver de solution alternative. 

La frontière est alors très mince entre proposer ses conditions et abuser de la dépendance économique. Les refus de vente, les pratiques discriminatoires en matière de prix ou de conditions notamment et de manière générale toutes les pratiques, qui ne seraient pas mises en œuvre si le partenaire n’était pas en situation de dépendance, sont des abus de dépendance économique.

Les pratiques anticoncurrentielles autorisées

Dans le cas d’ententes illicites et d’abus de domination, on peut prononcer des sanctions à l’égard des entreprises ou personnes physiques impliquées. Les plus communes étant les sanctions pécuniaires (amendes, astreintes, dommages et intérêts), elles peuvent parfois atteindre d’énormes montants, jusqu’à plusieurs milliards d’euros pour les plus grosses entreprises. D’autres peines existent comme la suspension de la pratique, la nullité de la pratique anticoncurrentielle ou encore l’emprisonnement.

Cependant toutes les pratiques ne sont pas concernées par ces peines. En effet, certaines pratiques anticoncurrentielles sont autorisées par le Code de Commerce. Pour cela elles doivent satisfaire à certaines conditions. En premier lieu, la pratique doit assurer un progrès économique et y être indispensable, qu’il s’agisse d’une amélioration de la productivité, de la création d’emplois ou de l’amélioration des conditions de marché. De plus, les pratiques anticoncurrentielles concernées ne doivent pas éliminer l’ensemble de la concurrence. Enfin, de cette pratique, les utilisateurs doivent bénéficier d’une partie du profit grâce à une diminution des prix par exemple ou encore une amélioration de la qualité.

De même, le Code de Commerce autorise certains cas d’ententes et d’abus de position dominante découlant de la loi. Il s’agit par exemple de l’entente entre les syndicats de médecins et l’assurance maladie pour fixer des tarifs de consultation afin de satisfaire le code de la Sécurité sociale.

Créer une entreprise, les étapes

Vous avez toujours rêvé de créer votre entreprise mais vous ne savez pas par où commencer ? Or, aujourd’hui les perspectives ont changé. Certains secteurs prometteurs d’un avenir porteur de sens se sont trouvés à l’arrêt ou confinés mais pourtant d’autres portes se sont ouvertes. Le secteur de la librairie a pu se relever grâce au click and collect mais aussi par le besoin de lire car privés des distractions habituelles, de même les jeux de sociétés et puzzle ont rencontré un grand engouement dans les familles. Alors si vous avez une idée, pourquoi ne pas se lancer et trouver une nouvelle idée ?

Voici les grandes étapes de la création d’entreprise. Un petit résumé idéal pour bien commencer.

Dominique Mentha, lors d’une interview de Dynamique, fait l’éloge de la création d’entreprise : « Créer une entreprise est un acte excessivement exaltant ! Créer une entreprise, c’est devenir acteur de son futur. Pour cela, il faut aimer son projet et ne pas se sentir contraint. Pour connaître la réussite, le porteur de projet doit travailler au développement de son entreprise avec plaisir. »

Étape 1 : Faire un bilan personnel

Cette étape est à relier à la recherche de l’idée. Il est nécessaire que le porteur de projet, futur créateur d’entreprise, réalise un travail approfondi sur ses motivations et ses savoirs faire. Il existe des outils pour le faire soi-même, mais on peut également se faire aider pour cela. Ce bilan de compétence a pour objectif de valider la bonne adéquation entre son idée et son profil. La motivation représente également un élément essentiel de la création d’entreprise : l’entrepreneur devra souvent surmonter les difficultés du démarrage et sera en proie au doute. Il devra parfois persévérer et parfois laisser tomber mais pour les bonnes raisons.

Étape 2 : Trouver une idée de création

Trouver une idée de business est le point de départ de tout projet. L’idée peut soit s’imposer d’elle-même (mettre en pratique son métier en le faisant à son compte par exemple), soit nécessiter une recherche plus longue, en relation avec ses goûts et compétences. Pour définir son idée, il existe des méthodes de créativité qui permettent de faire émerger des projets qui correspondent au profil du créateur. Il existe également de nombreux sites Internet qui référencent des idées de création d’entreprise. (Voir le site de l’AFE)

Étape 3 : L’étude de marché l’étape primordiale

Dans le cas d’une création d’entreprise, l’étude de marché va permettre de savoir ce qu’on va vendre, à qui on va le vendre et comment on va le vendre. Cette étape doit être effectuée avec soin et, de préférence, accompagné par une structure spécialisée dans l’aide à la création. L’observation de la concurrence directe et indirecte fait aussi partie de cette étape. L’étude de marché doit permettre au porteur de projet d’établir une première estimation du chiffre d’affaires que pourra lui apporter son entreprise. Il s’agit d’un point essentiel et souvent négligé du Business Plan car il ne s’agit pas d’adapter son étude de marché à son produit mais d’adapter son produit en fonction des résultats de l’étude de marché. Elle permettra notamment de prendre les futures orientations stratégiques.

Etude de marché: comment la réaliser | Le blog de la Stratégie marketing
cegos.fr

Étape 4 : Fixer sa stratégie

Une fois l’étude de marché réalisée, que l’ensemble de l’environnement est mieux connu et que les éléments du mix marketing (prix, produit, distribution, communication) ont été fixé, la stratégie peut être décidée.
Tout d’abord, il ne faut pas concevoir la stratégie comme réservé aux intellectuels. La stratégie consiste à savoir quelles sont les meilleures décisions à prendre pour pénétrer un marché.
Celle-ci colle d’abord au terrain. La fixer demande principalement une bonne connaissance du marché ciblé et du bon sens. Le porteur de projet ou le chef d’entreprise devra garder en mémoire que la stratégie est une vision à long terme de l’entreprise mais quelle devra se décliner en actions opérationnelles.
Il ne devra pas oublier également que si la stratégie fixe une ligne conductrice ; elle ne devra pas être figée : elle devra prendre en compte les enseignements du terrain. La stratégie doit ainsi bénéficier du retour terrain.

Étape 5 : Prévisions financières

Dans un premier temps il convient de faire une liste exhaustive de tout ce que l’entreprise devra dépenser pour atteindre son objectif. Dans un deuxième temps, il faudra distinguer ce qui fait partie de l’investissement de ce qui entre dans le cycle d’exploitation. Établir ainsi une stratégie financière claire est un bon moyen de n’oublier aucune dépense et de construire plus facilement le plan de financement et le compte de résultat prévisionnel.
Le compte de résultat donne une première idée de la rentabilité de l’entreprise. Enfin, il conviendra de calculer le seuil de rentabilité, c’est-à-dire le moment où l’entreprise commencera à gagner de l’argent.
Les prévisions financières représentent souvent l’un des moments que l’entrepreneur aiment le moins car elles prennent du temps et ralentissent l’avancement opérationnel. Cependant, cette étape est essentielle afin notamment de garantir que la trésorerie sera suffisamment solide pour tenir la route mais également que les perspectives sont intéressantes.

Étape 6 : Les différents statuts fiscaux et bénéfices de l’entreprise

Pour déterminer le statut juridique le mieux adapté, il faut avoir une vision juste de ce que sera l’entreprise à moyen terme. Il ne faut pas oublier de prendre en compte les conséquences sociales et fiscales du choix du statut pour son entreprise. Cette étape, comme les précédentes, nécessite de se faire accompagner par les réseaux spécialisés pour optimiser la pérennité de votre entreprise.

Étape 7 : Étudiez les différentes sources de financement

La question à se poser est si l’entreprise aura suffisamment de moyens financiers pour assurer une trésorerie saine (d’où le besoin de faire un tableau de trésorerie prenant en compte les décalages d’entrée et de sortie d’argent). Le porteur de projet doit analyser les différentes techniques de financement qui pourront l’aider à créer et développer son entreprise. Il existe de nombreuses manières de financer son entreprise et qui permettent parfois de contourner l’utilisation de toutes les économies de l’entrepreneur en lui offrant un minimum de sécurité.

Étape 8 : Les formalités de la création d’entreprise

Les formalités de création d’entreprise ont été simplifiées grâce à la mise en place des centres de formalités des entreprises (CFE), « guichets uniques » auprès desquels sont déposées les demandes d’immatriculation, de modification ou de cessation d’activité des entreprises, et par l’ouverture de services en ligne. Vous pouvez effectuer vos formalités administratives de constitution très rapidement en vous rendant à votre CFE ou tout simplement de chez vous par Internet !
Une fois votre entreprise immatriculée, vous obtiendrez :

  • un numéro unique d’identification : le Siren (« en » pour « entreprise ») que vous utiliserez dans vos relations avec les organismes publics et les administrations, et un ou plusieurs numéros Siret (« et » pour « établissement »), délivrés par l’Insee,
  • un code d’activité APE (activité principale exercée), délivré également par l’Insee.

L’avis de Dominique Mentha, précurseure dans la création

Quelle est l’étape la plus difficile dans la création d’entreprise ?
Ce qui reste le plus difficile est la recherche d’une idée et la mise en adéquation de cette idée avec son projet personnel. Avoir une bonne idée ne signifie pas que le projet va réussir, qu’il sera rentable ou qu’il trouvera sa clientèle. Mais à partir de cette idée de base, on peut toujours trouver rebondir sur une autre idée, qui peut être à la base d’un projet viable.

Quels conseils donneriez-vous à une personne ayant une idée de business ?
Il faut énormément travailler pour que cette idée devienne un projet, il faut la définir, l’analyser et la structurer. Il ne faut pas être rigide et rester figé, il faut accepter les évolutions qui vont vous être apportées par l’écoute des conseils de professionnels, de fournisseurs, de prescripteurs. L’idée se transforme, se peaufine et, parfois même, s’éloigne du concept de base. Si cela peut aider à trouver son marché ce n’est que bénéfique.