Accueil Blog Page 614

Ces podcasts que tout entrepreneur devrait écouter

Avec le confinement, le podcast s’est imposé et permet de découvrir de nombreuses idées et opportunités. Le podcast a commencé en 2004 à s’imposer grâce à l’ère du numérique et des appareils de lecture audio numériques portables. Mot-valise construit à partir du terme pod (en référence à l’iPod, baladeur d’Apple, ndlr) et de cast (broadcast, diffusion en français, nldr) il est un élément diffusé au format audio ou vidéo sur Internet.

De plus en plus populaire auprès de la population et pouvant s’écouter dans diverses situations comme dans les transports ou pendant le sport, l’univers entrepreneurial n’y échappe pas. C’est le moyen pour chaque entrepreneur d’apprendre au quotidien et de s’améliorer constamment dans son domaine, en restant au courant des techniques de gestion, des outils de productivité et de l’évolution d’un marché. C’est aussi un outil de motivation et d’inspiration via des retours d’expériences, des témoignages ou des débats. Zoom sur quelques podcasts que tout entrepreneur devrait écouter.

Les podcasts ont la cote et rapportent.

Aux États-Unis, l’audience et le marché publicitaire du podcast s’envolent avec plus de 73 millions d’utilisateurs mensuels, selon une étude de l’institut Edison Research, et 313 millions de dollars de revenus publicitaires réalisés en 2017, d’après le rapport annuel du cabinet d’audit et de conseil PwC (PricewaterhouseCoopers,ndlr) et l’organisation IAB (Interactive Advertising Bureau, ndlr).

En France, plus d’un million de ce type de programme audio seraient écoutés chaque jour en France. Conformément à un sondage OpinionWay réalisé en mars 2017 pour Audible (société américaine spécialisée dans les livres audio téléchargeables et filiale d’Amazon, ndlr), 39 % des Français ont déjà écouté un podcast, dont les auditeurs sont principalement des hommes de moins de 35 ans ou des personnes de la génération des 18-25 ans. L’écoute se fait à la maison pour 27 % d’entre eux et 21 % dans les transports. 32 % et 29 % de l’auditoire se sentent respectivement captivés et immergés dans les récits. Les podcasts à l’intention du monde entrepreneurial se multiplient, voici une sélection que tout entrepreneur devrait écouter.

Nouvelle École, des sources d’inspirations

Depuis 2016, Antonin Archer se propose d’interviewer différentes personnalités « pour sortir des sentiers battus » via son podcast « Nouvelle École » d’une durée d’environ une heure et sortant chaque lundi vers 17h00. Le jeune homme va à la rencontre des Français les plus inspirants qu’ils soient dirigeants, sportifs, Youtubers ou artistes musicaux.

De Carlito à Kyan Khojandi en passant par Gringe et Antoine de Maximye, ils racontent leur parcours et donnent des conseils précieux pour ceux qui veulent vivre leur rêve. Des entrepreneurs comme Oussama Ammar, cofondateur de l’incubateur d’entreprises, TheFamily, Guillaume Gibault, créateur de la marque Le Slip Français et Jean de La Rochebrochard, Partner chez Kima Ventures, le fonds d’investissement financé par Xavier Niel, se sont également prêtes au jeu. Avec 84 podcasts à son actif, Antonin Archer offre une grande source d’inspiration pour tout à chacun et chacune.

Eventual Millionaire, faire de vous un millionnaire

Coach business, auteur et conférencier professionnel, l’américaine Jaime Masters propose son podcast « Eventual Millionaire » depuis 2010. Endettée à 70 000 dollars et détestant son boulot,  elle a réussi grâce à un objectif ambitieux et un plan stratégique, en 16 mois, à rembourser sa dette et se lancer en tant que coach pour les entrepreneurs.

La jeune femme souhaite ainsi guider les autres à trouver la liberté, l’argent et le travail qu’ils aiment. Avec l’objectif que les entrepreneurs qui écoutent, deviennent des millionnaires. Avec des entretiens individuels avec plus de 350 millionnaires et milliardaires à son actif, c’est l’occasion de découvrir des entrepreneurs à succès, de savoir comment ils ont réussi et quelles sont les différentes méthodes à mettre en place via leurs histoires et expériences, afin de former des piliers pour y arriver dans une aventure entrepreneuriale.

De nombreux thèmes sont abordés sur comment optimiser son marketing, créer une application réussie ou encore débloquer son leadership. À la fin de chaque épisode, la jeune femme demande à ses invités ce que les auditeurs peuvent faire chaque semaine pour atteindre leurs objectifs dans leur entreprise.

Génération XX, l’entrepreneuriat féminin à l’honneur

Donner la parole aux femmes

Donner la parole aux femmes qui entreprennent afin de donner à d’autres, de l’inspiration et de la motivation pour mener à bien leurs propres projets. C’est l’objectif que s’est fixé Siham Jibril, une jeune femme de 25 ans, en lançant en 2017, son podcast intitulé « Génération XX ». Elle reçoit tous les 15 jours, des dirigeantes d’entreprises venues de milieux différents et de différentes générations. Durant 30 à 60 minutes, elle met en lumière une nouvelle personnalité qui lui explique ses succès, ses échecs, ses ambitions et ses rêves en toute sincérité et dans un environnement de détente.

Une entrepreneure hors pair

Une façon de montrer que l’entrepreneuriat féminin est diversifié et qu’il n’y pas qu’un seul schéma à suivre, celle de la wonder woman. Sur 55 épisodes, les auditeurs peuvent alors découvrir le parcours de Claude Terosier, créatrice de Magic Makers (ateliers de codes et de «programmation créative» pour les enfants et ados de 6 à 15 ans, ndlr) ou encore de Céline Lazorthes, fondatrice de Leetchi (site internet de cagnotte en ligne, ndlr) et Mangopay (solution de paiement pour les Marketplaces,ndlr).

Certaines entreprises ont bien compris les avantages que recèle le podcast. Il est d’abord un excellent élément pour attirer les prospects et les clients, offrant une mobilité plus importante grâce aux smartphones et aux baladeurs. Il s’adapte aux modes de consommation de contenu de la plupart des personnes, par son côté rapide, pratique, disponible partout et à toute heure. Avec ce moyen de diffusion, c’est l’occasion de transmettre des idées ou des informations, de façon courte, mais précise et créative. Ce format est également plus facile à produire, et cela pour un moindre coût par rapport aux contenus vidéo ou print.

C’est aussi l’occasion de se démarquer de la concurrence en proposant une expertise sur un sujet en relation avec l’activité de l’entreprise, dans le but de convaincre les consommateurs que le produit ou service a une valeur ajoutée. General Electrics conglomérat américain spécialisé notamment dans l’énergie et le transport s’est investi dans le podcast, avec sa série audio nommée « Pivot » qui suivit les aventures d’Ethan et Sam, deux développeurs qui souhaitent lancer leur application ou encore en 2015 « The Message », programme de science-fiction en huit épisodes, qui a séduit 4 millions de personnes dans le monde.

Comment attirer et convaincre des investisseurs ?

Tout le monde a des idées ou des projets en tête, mais les construire, les commercialiser, les rentabiliser et les développer dans le but de créer une entreprise est une chose beaucoup plus difficile. L’entrepreneur qui se lance doit alors récolter un certain nombre de financements pour pouvoir concrétiser son rêve. Reste que séduire et convaincre les investisseurs, qu’ils soient des personnes physiques comme des Business Angels et des Family office ou encore des fonds d’investissement, n’est pas une sinécure. Voici quelques conseils essentiels pour mettre toutes les chances de votre côté et captiver votre auditoire.

D’après les données publiées en avril dernier par France Invest (ancienne AFIC, l’association des investisseurs pour la croissance, ndlr) en partenariat avec Grant Thorntonle (groupe international d’audit et de conseil en matière financière, ndlr), le capital investissement en France, tant au niveau des levées de fonds que des opérations effectuées. En 2020, les acteurs français du capital-investissement et de l’infrastructure ont investi 23,1 Mds€ dans près de 2 150 entreprises et projets d’infrastructure. Ils ont levé 23,5 Mds€ auprès d’investisseurs, dont un tiers sont d’origine internationale, et ce malgré un contexte sanitaire complexe. Ils investiront ces montants au cours des 5 prochaines années.

Avec cela, des sociétés ont pu se développer, investir dans des projets d’envergure et augmenter leur effectif. Les investisseurs sont un levier essentiel pour votre firme, découvrez comment les convaincre.

Réaliser un business plan clair et concis

Véritable carte de visite de votre projet d’entreprise, le business plan ne doit pas être négligé et s’avère indispensable. Essentiel à la compréhension du concept par les investisseurs et par d’autres partenaires comme les banquiers ou associés, celui-ci doit être réalisé avec clarté et concision. Élément de travail et de communication, il doit renfermer tous les éléments qui démontrent que votre projet est porteur d’un fort potentiel. Le document doit aussi répondre à des questions primordiales concernant les clients ciblés, la composition de l’équipe dirigeante, la connaissance de la concurrence ou la période de rentabilité.

Avec le business plan à proprement parler, un executive summary, une sorte de résumé du dossier en une page, sert d’introduction, complété par des tableaux d’états financiers sur les comptes de résultat, les plans de trésoreries ou encore les frais fixes. Il est important de citer les sources sur les informations que vous avez dévoilées. Il faudra ainsi insister sur le taux de croissance, sur les coûts d’acquisition, sur votre étude du marché, sur votre stratégie commerciale ou sur l’inventaire des ressources nécessaires qu’elles soient humaines ou matérielles. Vous les convaincrez davantage par une démonstration et une analyse poussée et détaillée de quelques chiffres, plutôt qu’un amas de données. Afin de répondre le plus rapidement possible aux questionnements, maîtrisez parfaitement chaque élément de votre business plan, afin de montrer votre sérieux.

Pitcher votre entreprise

Le pitch de présentation est un élément fondamental qui permet d’exposer son projet en face à face mais de façon très courte. C’est le moment pour vous de convaincre l’interlocuteur ou l’auditoire de votre potentiel, qui est susceptible de vous donner des ressources complémentaires pour vous lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Il faut le préparer avec minutie et ne doit laisser aucune place à l’improvisation. Avec l’aide de vos proches ou collaborateurs qui joueront le rôle des investisseurs, vous pouvez vous préparer en exposant votre discours et en leur demandant leurs avis et leurs critiques sur votre prestation ainsi que des questions en rapport avec votre projet. Un moyen d’anticiper et d’organiser en avance des réponses appropriées, car de possibles investisseurs essayeront de vous déstabiliser pour vérifier la fiabilité de votre projet. Fixez-vous plusieurs objectifs pour élaborer votre pitch. D’abord, en faisant preuve de clarté et simplicité.

L’attention d’un public peut facilement se réduire en quelques secondes et l’utilisation de mots compliqués peut leur empêcher de vous suivre clairement. Il est alors primordial de réaliser une présentation courte de 30 secondes à 5 minutes maximum, en se servant de mots simples, mais efficaces. Faites également preuve de passion et soignez votre attitude. Quelqu’un d’enthousiaste, de dynamique et de motivé aura beaucoup plus de chance d’attirer et convaincre les investisseurs, car il marquera les esprits plutôt qu’une personne timide, angoissée à l’idée de parler. Une accroche percutante dès le début de votre pitch qui résume l’essentiel de votre projet et un storytelling rythmé suscitera la curiosité de votre public.

Partager votre projet auprès du grand public

Tester votre concept de produit ou de service auprès du grand public, à travers les réseaux sociaux ou via des plateformes de crowdfunding comme Ulule, KissKissBankBank, Kickstarter ou Wiseed peut se montrer utile. C’est l’occasion de conquérir de potentiels clients et en cas de succès, de susciter le bouche à oreille et l’intérêt de plusieurs personnalités.

En vous créant une sorte de communauté, les investisseurs seront plus convaincus par votre projet et vous pourrez leur présenter une population ciblée de votre marché. Les événements et salons en lien avec l’entrepreneuriat sont également des lieux importants pour partager votre projet et en fonction des remarques, de le modifier ou de le perfectionner. Vous aurez la possibilité de voir en direct la réaction des gens face à votre service ou produit. C’est également une bonne façon de rencontrer des investisseurs qui ne sont peut-être pas intéressés par votre entreprise. Cependant, ils ont un réseau et un carnet d’adresses dans lesquels se trouvent des personnes pourraient investir.

Faire appliquer une décision

Prendre une décision n’est guère une action aisée mais la transmettre l’est encore moins car il s’agit d’obtenir l’adhésion des collaborateurs. Tout le monde le sait, nous ne sommes pas dans le monde des bisounours et donc nous rencontrons parfois des refus systématiques de certaines personnes qui essaient de trouver la faille et rendent donc tout changement difficile à mettre en place. Voici quelques règles simples pour faire appliquer une décision.

Gérer une entreprise implique des prises de décisions fréquentes. Et donc nécessairement, il faut les appliquer. Pour y arriver, il faut être convaincant et trouver des éléments qui pourraient attirer l’attention de vos interlocuteurs, que ce soit des collaborateurs, des associés ou autres. Souvent complexe, l’application d’une décision doit être élaborée convenablement, pour bien se faire comprendre.

Y-a-t-il d’autres choses à faire avant d’étaler au grand jour sa décision ?

Même si prendre une décision peut être complexe, la faire appliquer par son équipe n’est pas aussi évident que cela en a l’air. De ce fait, avant même toute exposition de votre décision à vos collaborateurs, vous devez élaborer une stratégie d’action. Prenez tout votre temps, pour évaluer tous les points de votre décision. Pour cela, il vous faut suivre un plan rigoureux et déterminer à l’avance l’enjeu et la teneur de votre décision. Soyez astucieux : envisagez une analyse des caractères des individus touchés, pour mieux anticiper leur réaction.

Comment expliquer astucieusement sa décision ?

Au moment de la présentation de votre décision aux individus concernés, vous devez agir avec tact. Soyez logique et argumentez avec des éléments approfondis. Préparez quelques exemplaires de document d’information à présenter, pour vous faciliter la tâche. Chaque chose à ses défauts et ses qualités, c’est pourquoi il faut être stratégique. Si quelques spécificités suffisent pour convaincre certaines personnes, d’autres tiennent compte des détails. Dans tous les cas, donnez de la valeur à votre décision, en arborant des éléments pointus et détaillés, pour faire sensation.

Que faire face aux divergences d’opinions ?

Si l’un des membres de votre équipe ou l’équipe entière semblent être en désaccord avec votre décision, vous ne devez pas vous précipiter. Gardez votre calme et analysez la raison de leur réticence. Discutez ouvertement avec les personnes concernées. Laissez-les s’exprimer librement et écoutez leur point de vue. Ne vous empressez pas d’adopter une nouvelle stratégie, prenez du recul. Après avoir bien réfléchi, organisez une sorte de débat afin de les convaincre. Avant de reprendre l’explication de votre décision, vérifiez si les divergences d’opinions persistent. Si c’est le cas, essayez de remettre de l’ordre dans la situation. Dans le cas contraire, vous pouvez reprendre là où vous vous êtes arrêté. Il est souvent difficile d’imposer sa décision, surtout dans le domaine professionnel. Cependant, en étant à l’écoute et en évaluant toutes les possibilités, vous pouvez facilement convaincre votre équipe. S’il y a une divergence d’opinions, vous devez être compréhensible. Écoutez ce qu’ils ont à dire, et trouvez des arguments logiques qui pourraient les persuader. Mais n’oubliez pas que c’est vous qui êtes le dirigeant ! Ne vous laissez pas guider par vos collaborateurs ou associés. Sachez imposer avec subtilité votre décision, sans donner l’impression d’être un dictateur.

J’ai toujours du travail, ça n’en finit plus ! Comment faire pour s’autoriser à tout envoyer balader ?

Aujourd’hui dans ce contexte, il y a des jours où la complication due à la pandémie nous donne envie de tout arrêter. Si entrepreneuriat n’est pas de tout repos, rien ne justifie qu’il s’apparente au supplice de Sisyphe ! D’ailleurs si l’envie vous prend de tout envoyer balader, c’est que vous êtes probablement proche du point de rupture. Vous avez besoin de repos, de vous éloigner un peu du bureau et de prendre un peu de distance avec ces mille et un problèmes qui vous accaparent. Voici trois solutions pour vous permettre de vous autoriser un vrai break salutaire autant pour vous que pour votre aventure entrepreneuriale.

Si vous fermiez quelques jours ?

C’est tout simple et finalement pas si bête que ça ! Votre petite entreprise ne sera pas affectée par une fermeture de quelques jours dûment préparée et anticipée auprès de vos partenaires comme de votre clientèle. S’autoriser une fermeture n’a rien d’anormale ni de dramatique. Si vous pensez que ces jours off seront définitivement perdus vous avez tort ! En effet votre productivité et la qualité de votre travail sera bien meilleur à votre retour. Fermez sans mauvaise conscience, il en va peut-être de la survie de votre motivation et donc de celle de votre entreprise.

Si vous déléguiez ?

Vous êtes le boss et vous êtes indispensable ! En êtes-vous si sûr ? Est-il judicieux et rationnel que personne au sein de l’entreprise ne soit à même de vous suppléer ? Savoir déléguer est une qualité importante du bon manager. En déléguant, vous responsabilisez vos collaborateurs et vous les motivez ! Vous avez tout à y gagner. La délégation vous permet au quotidien de vous concentrer sur l’essentiel et d’éviter une dépense d’énergie et de temps sur des questions qui ne sont pas de votre niveau. Vous devez donc dès la mise en place de votre équipe prévoir votre remplacement en cas de maladie ou de congé. Les cimetières sont remplis de gens irremplaçables, songez-y !

Si vous vous organisiez un peu ?

On entend souvent les entrepreneurs parler d’agenda professionnel. L’adjectif est ici une hérésie ! Il ne peut y avoir d’agenda professionnel et d’agenda privé. Il y a un agenda personnel fait de moments pros et de moments privés. Vous devez apprendre à équilibrer votre agenda personnel en y ménageant des moments de totale rupture avec le bureau. Là encore rien de dramatique si le boss prends une ou deux heures, portable coupé pour faire un squash, un jogging ou pour dîner avec madame ! La coupure doit être sanctuarisée, de qualité et totale. Attention au piège de l’omni-connexion ! Apprenez à couper votre satané smartphone pour profiter pleinement de ces moments en famille ou entre amis. Pour ce faire vous devez organiser votre agenda avec une couleur réservée à ces moments d’aération et ne pas vous en servir comme variable d’ajustement.

Fermer, déléguer ou s’organiser ! Trois verbes qui doivent aussi faire partie du langage de l’entrepreneur. A défaut d’équilibrer votre vie, vous risquez rapidement d’atteindre vos limites psychiques et physiques. Les franchir signe la plupart du temps l’abandon de l’aventure. Dommage d’en arriver là , d’autant que la sagesse du proverbe « Qui veut voyager loin ménage sa monture » connu de tous s’applique à entrepreneuriat comme en toute chose !

Comment évaluer et gérer les risques professionnels dans votre entreprise ?

La gestion des risques professionnels demeure une obligation des dirigeants. Relevant de la responsabilité des employeurs, son évaluation ainsi que sa bonne gestion engagent le dirigeant. Celle-ci a pour origine l’obligation générale de sécurité et de protection des salariés et ne peut pas être négligée sous peine de sanction pouvant aller jusqu’au pénal.

L’évaluation des risques professionnels (EvRP)

Bon nombre de dirigeants négligent cette obligation en pensant que le pire n’arrive jamais. Il s’agit cependant d’une obligation qui existe dans le code du travail aux articles L4121-2 et L4121-3. Ils doivent avant tout identifier les risques existants au sein de l’entreprise, les classer et réaliser un plan d’actions afin de les prévenir. Toute cette démarche doit être formalisée dans un document appelé « document unique » et qui doit être mis à la disposition des salariés, du CHSCT, délégués du personnel, du médecin du travail ainsi que de l’inspecteur du travail. La simple absence de document est d’ailleurs susceptible d’une amende de 1500 euros qui peut être doublée en cas de récidive.

Une sécurisation à souvent prendre en compte

Il est très rare de pouvoir maîtriser totalement tous les risques qui pèsent sur l’entreprise. Se doter d’une assurance professionnelle demeure courant surtout si vous constatez que les risques sont lourds et qu’un danger se transforme en dommage. Posséder celle-ci vous permet d’avoir un « support financier » en cas de sinistre. C’est d’ailleurs souvent la réalisation du dommage qui donne tout l’intérêt d’investir dans une assurance professionnelle. L’évaluation des risques professionnels permet avant tout de choisir les bonnes garanties pour vous protéger que ce soit via une responsabilité civile professionnelle, une multirisque professionnelle, une cyber assurance ou autre.

Le début de la démarche

L’EvRP sert avant tout à prévenir les dommages. Si on ne peut supprimer tous les dangers qui existent dans une entreprise, certaines activités comportant un risque inhérent, il s’agit avant tout de réduire les risques et de prendre des mesures afin de les limiter au maximum. L’évaluation démarre par le fait de déclarer sa volonté de réduire les risques et par déterminer les outils d’évaluation ainsi que les moyens que vous allez leur allouer . Chaque entreprise choisit les outils adaptés mais la démarche la plus classique consiste à désigner une personne ou un groupe qui sera responsable de coordonner, de rassembler les informations sur les risques, de définir un budget, la formation interne ainsi que la communication nécessaire. Si vous pouvez vous faire aider par des organismes extérieurs, il reste conseillé d’en garder la maîtrise en interne, d’associer les salariés à l’identification des risques et de déterminer les actions de prévention.

A noter que les petites entreprises ne sont pas exonérées de cette obligation même si vous pouvez vous fournir des applications informatiques auprès de l’INRS notamment.

L’identification des risques

Si vous souhaitez entrer dans cette démarche, sachez que vous pouvez commencer par repérer les dangers qui pèsent sur vos salariés. Ils peuvent être liés à l’équipement qu’ils utilisent, aux horaires et plus globalement à tout ce qui peut toucher l’intégrité physique de vos salariés mais pas seulement. Vous devez prendre en compte également leur santé mentale. Il s’agit ensuite de passer à l’analyse des risques. En l’occurrence différentes méthodes existent et cette dernière peut passer par des contrôles ou vérifications, d’analyser chaque poste de travail ou encore de calculer les probabilités qu’un risque se réalise.

La classification des risques

Une fois les risques déterminés et analysés, il s’agit de les classer afin de déterminer un plan d’action qui soit adapté. Si l’employeur détermine la manière de classifier les risques, il reste conseillé de s’appuyer sur les connaissances des salariés et de débattre avec eux des priorités d’actions avant de décider de la planification des actions. Une fois celles-ci identifiées, la tâche de l’employeur ne s’arrête pas là car il lui faudra déterminer les actions et les proposer aux instances représentatives de salariés. Des groupes de résolution peuvent être constitués à cet effet.

Le document unique en lui-même

Certains éléments doivent être impérativement annexés au document unique comme l’ensemble des données qui ont permis « l’évaluation des expositions aux facteurs de pénibilité » ainsi que la proportion de salariés exposée à ces dangers.

Ces documents restent essentiels notamment pour vous assurer du suivi des actions ainsi que de la cohérence de votre démarche. Il s’agira par la suite de les utiliser afin de vérifier que les actions ont bien été réalisées, que la démarche d’amélioration continue ainsi que de prendre en compte les éventuelles évolutions des règles en matière de santé et sécurité.

L’INRS édite notamment en la matière une brochure pratique qui pourra vous aider en vous fournissant la forme du document, les modalités de réalisation, son contenu ainsi que d’autres éléments comme le suivi.

Comment faire pour être rémunéré lorsque l’on s’exprime en public ?

S’exprimer en public, c’est un métier qui peut beaucoup rapporter. Ce domaine ouvre, en plus, à de nombreuses opportunités d’emploi telles que les postes de speaker, d’orateur, de conférencier, de présentateur, d’animateur ou d’interprète. Pour vous aider à être bien rémunéré, voici quelques conseils à faire pour être rémunéré lorsque l’on s’exprime en public.

Être un orateur de haut niveau, persuasif et convaincant

Devenir un bon speaker ou un bon orateur est une mission très périlleuse. L’art oratoire s’avère être difficile à maîtriser. Pour y parvenir, il faut faire preuve d’une bonne capacité de communication orale pour convaincre et pour ne pas endormir les auditeurs. En plus, vous devrez savoir en quoi votre intervention est nécessaire : pour informer, pour convaincre, pour motiver ou pour divertir ? Votre discours ne sera pas identique lors d’une conférence, d’un meeting politique, d’une émission ou d’un discours de mariage.

En plus, sachez bien que votre mission en tant qu’orateur est de faire en sorte que le message soit bien transmis au public de la façon la moins ennuyeuse possible. La meilleure manière d’y arriver, c’est de le faire de manière plaisante et de bien se préparer à l’avance. Il faut également être charismatique, intéressant, authentique et bien organisé pour que les auditeurs s’intéressent à ce que vous parlez. Si vous maîtrisez ces points, vous décrocherez sûrement des contrats alléchants et très rémunérateurs.

Avoir un bon profil

Pour exercer ce métier, vous devrez disposer d’un profil intéressant. La meilleure manière d’y arriver, c’est de le faire de manière plaisante et de bien se préparer à l’avance. La plupart des employeurs cherchent également des titulaires d’un diplôme en communication ou des diplômés des écoles de l’art oratoire. Après vos études, c’est donc essentiel d’étayer votre connaissance dans ces établissements spécialisés qui proposent des cours et un cursus complet pour devenir plus percutant à l’oral et plus éloquent.

 Il faut, par ailleurs, maîtriser les outils de communication comme l’internet et l’édition ainsi que le fonctionnement des médias si vous voulez vous projeter dans ce domaine. Dans la plupart des cas, le métier d’orateur ou d’animateur est accessible avec un Bac +2 en sciences de l’information, de la communication, en sciences politiques ou encore avec un diplôme délivré par des écoles d’ingénieurs ou de commerce, avec spécialisation en communication.

Les astuces pour être bien rémunéré

Pour gagner un bon salaire, la première chose à faire, c’est de bien choisir le type d’activité correspondant à votre profil et à vos motivations. En plus, adressez-vous à des entreprises à forte valeur ajoutée. Avant d’envoyer votre demande, renseignez-vous sur le niveau des salaires pratiqué dans la société ou le domaine d’activité où vous souhaitez postuler. Une fois que vous décrochez un rendez-vous d’entretien, soyez bien persuasif pour en tirer un salaire valorisant et juste. Préparez-vous bien et demandez-vous quel intérêt votre interlocuteur pourra obtenir en vous engageant. Ce sera en fonction de ce que vous lui direz qu’il va décider s’il vaut vraiment la peine de vous accorder le salaire que vous exigez. Soyez bien clair et ferme sur ce dernier point. Ayez confiance en votre valeur et en votre capacité, et surtout, sachez bien convaincre votre employeur.

Les meilleurs débouchés du domaine

Savoir parler en public est un générateur de revenu très intéressant. Selon une étude, les as du discours public gagnent en moyenne 5 fois plus que le revenu moyen. Ils peuvent, en plus, décrocher facilement différents emplois comme le métier d’orateur qui permet de percevoir un revenu intéressant par conférence  ou par apparition en public. D’autres débouchés comme le poste en tant que speaker, animateur radio ou télévision et de présentateur télévision et spectacles sont également accessibles à ces profils. Parmi les meilleurs recruteurs du domaine, on peut citer les chaînes de télévision ou les stations radios, les grandes entreprises qui organisent fréquemment des conférences ou encore les agences événementielles.

L’art dans l’entreprise

Bientôt, vos salariés vont retrouver leurs bureaux et les couloirs de votre entreprise. Vous pensez que l’art dans l’entreprise ne possède pas sa place et qu’il n’apporte rien ? Cela s’avère faux ! Il s’intègre de plus en plus dans le monde de l’entreprise. Quels avantages peut-on en tirer ?

Les effets de l’art en entreprise semblent encore largement sous-estimés. Avec une moyenne huit heures passées dans le même lieu de travail, évoluer dans un cadre différent peut s’avérer bénéfique pour des salariés qui exécutent des tâches répétitives et stressantes. La présence de différentes formes artistiques permet d’améliorer le bien-être et de stimuler la motivation de vos salariés… et de vous-même. L’art est même devenu considéré comme un nouvel outil au management ! Cette pratique apporte divers aspects positifs que vous ne soupçonnez peut-être pas ?

Séduire les salariés

Les attentes des salariés sur la qualité du niveau de vie dans l’entreprise changent et augmentent. La présence de matière culturelle devient un facteur déterminant lors de la recherche d’un emploi. L’art est devenu un outil indispensable pour le développement de la motivation, l’innovation, la créativité et le sentiment de fierté d’appartenance à un groupe. Au-delà de l’aspect décoratif, sa présence peut prendre une forme dynamique et productive grâce à l’organisation d’actions et d’événements. Mettez en place une rencontre avec des artistes, organisez des journées pour les créations personnelles de vos salariés ou organisez des conférences sur le sujet ! Ces actions donnent un aspect vivant à l’art et le rend d’autant plus attractif. Vous pouvez allier l’art dans vos projets d’innovation de l’entreprise en organisant des ateliers de team-building créatifs, durant lesquels, les salariés peuvent partager leur vision et leurs idées de façon tout à fait original. Ces moments favorisent et renforcent la communication entre vous et vos salariés.

Se distinguer par l’art auprès de ses clients

Les entreprises doivent constamment se renouveler pour se distinguer face à la concurrence. L’art permet de véhiculer ses valeurs et de transmettre l’histoire. Il représente un moyen très efficace pour donner une image différente et tirer son épingle du jeu auprès de votre clientèle. Au lieu de faire une campagne de pub traditionnelle et déjà vu, optez pour l’originalité ! Utilisez, par exemple, le street art pour votre communication comme l’a réalisé Séphora. Votre image est rajeunie et vous apparaissez comme original en optant pour ce choix.

Utiliser l’art pour votre entreprise rend votre entreprise unique et crée la surprise et l’envie auprès des consommateurs. L’emploi d’un artiste peut jouer dans vos résultats, par exemple, avec des créations spéciales signés par des artistes pour les fêtes telles que Noël ou Pâques. Ces créations particulières et limitées génèrent des ventes supplémentaires et permettent une forte communication. Le choix de l’artiste demeure essentiel pour faire coïncider vos valeurs et cibler le public recherché.

N’hésitez pas à autoriser un artiste à décorer votre espace destiné aux clients, voir même, si vous souhaitez, faire un atelier ou une visite artistique pour faire vivre une expérience originale à vos visiteurs.

Lancer de nouveaux artistes

L’action culturelle au sein de l’entreprise sublime votre marque. Faire le choix de lancer des programmes ou encore des concours destinés à des jeunes artistes va permettre une mise en avant du potentiel créatif et innovant de votre marque. Cette pratique offre et touche une nouvelle cible de clients. Vous bénéficiez d’une retombée médiatique importante, et votre notoriété croit dans le même temps. Non seulement vous permettez de nourrir la création de jeunes encore méconnus dans ce milieu, mais en plus, vous vous offrez une bonne publicité et attractivité auprès du public !

Avant de foncer tête baissée dans ce projet, en particulier si vous optez pour un artiste avec un minimum de renommée, il demeure essentiel que vous ayez une bonne discussion avec ce dernier. Veillez à bien faire comprendre vos désirs et votre entreprise. Faites-lui bien visiter vos locaux pour qu’il puisse se faire une idée. L’identification des thématiques de travail doit être bien cernée afin d’allier au mieux l’univers artistique à celui du travail.

Financer des œuvres

Un autre choix existe, celui d’acheter ou de louer des œuvres. Vous pouvez opter pour une location participative. Sur cette pratique s’applique la LOA (Leasing d’œuvre d’Art). Il s’agit d’une location avec option d’achat. Le coût de location mensuel représente en général 15% du prix total des œuvres. Celui-ci devient dégressif en fonction de la durée de location et de la valeur. Dans ce cas de figure, le prix d’achat de l’œuvre est diminué du loyer payé par l’entreprise, sous condition d’acceptation de l’achat par les salariés.
Le mécénat reste un autre moyen de financer l’art. La loi favorise ce type d’action à l’aide d’abattements fiscaux. Depuis le 1er janvier 2002, pour bénéficier de la déduction prévue, elle oblige les entreprises à exposer les œuvres dans un lieu accessible au public.

Laissez parler l’artiste qui dort en vous !

Ces entrepreneurs français considérés comme des vrais leaders

Pour se lancer dans l’univers entrepreneurial, toute personne doit s’engager à endosser le costume du leader. Aucun ne se ressemble et chacun est unique en son genre, mais ils disposent de vertus communes. Discipline quotidienne, ténacité, vision à long terme, courage, confiance en soi, capacité à inspirer et à être à l’écoute des autres, autant de qualités primordiales pour être un vrai leader. Les exemples de dirigeants qui par le biais de ces valeurs ont réussi des success story et ont érigé leur entreprise au sommet sont multiples. Voici trois entrepreneurs français considérés comme des vrais leaders qui portent ce rôle avec justesse et efficacité. 

Xavier Niel, fondateur de Iliad.

Xavier Niel rentre bien dans le rôle du leader pragmatique, qui place toute sa stratégie sur la prise de risque et la recherche constante d’innovation. En fait, depuis sa jeunesse, l’homme d’affaires a une vision sur le long terme. Lycéen, il s’intéresse au monde de l’informatique et des télécommunications. Comprenant le potentiel du minitel, il se lance dans le minitel « rose » à l’âge de 17 ans, lui permettant de devenir millionnaire à 24 ans. En 1995, il investit dans Worldnet, tout premier fournisseur d’accès à Internet grand public qu’il revend cinq ans plus tard pour 40 millions d’euros.

À la tête de son groupe, Iliad, il met en place Free en 1999 qui grâce à ses nombreuses offres va le propulser au sommet. La concurrence et la compétition le stimulent puisqu’il cherche sans cesse à se dépasser pour mettre à mal ses adversaires notamment en proposant une offre commerciale agressive avec des forfaits mobiles à deux euros et des boîtiers Freebox « trois-en-un » avec Internet, télévision et téléphonie fixe, à bas prix. Sa conviction est qu’un entrepreneur est tout autant capable de changer le monde qu’une personnalité politique. Par ailleurs, celui-ci encourage l’entrepreneuriat, les personnalités et les entreprises qui peuvent développer l’innovation en créant des organisations éducatives comme l’école 42 pour former des développeurs, son incubateur de start-up Station F, le plus grand au monde ou encore Kima Ventures, son fonds d’investissement qui a pour but d’investir dans cinquante à cent jeunes pousses par an.

Stéphanie Pelaprat, créatrice de Restopolitan.

Petite-fille de restaurateurs, Stéphanie Pelaprat se lance dans l’aventure entrepreneuriale en fondant en 2006 son entreprise Restopolitan, à seulement 23 ans. Ainsi, elle développe un logiciel de réservation permettant de réserver des tables dans des restaurants. Malgré de multiples investissements, la société n’est pas assez rentable et est au proche du gouffre financier. Loin de se laisser abattre, malgré la menace d’une faillite et un déficit de plus de 200 000 euros, elle change de stratégie, en effectuant des transformations profondes sur le business plan.

À l’aide d’un brainstorming d’équipe réalisé en 48 H, l’idée d’une carte annuelle germe, accordant aux acheteurs dans les restaurants partenaires, de dîner à deux, mais de payer que pour une seule personne. La working girl se fixe également un objectif pour s’en sortir, celle d’atteindre un million de chiffre d’affaires en un an, avec l’ambition de faire chaque jour 2 500 euros de vente. En faisant preuve de persévérance et de courage, la stratégie de Stéphanie Pelaprat fonctionne puisque la start-up obtient un chiffre d’affaires de 3,5 millions d’euros en 2016 puis s’ouvre à l’international avec le lancement d’un site au Luxembourg et le rachat de Pasaporte Gourmet en Espagne et de MiSiedo en Italie, l’année dernière.

 Frédéric Mazella, fondateur de BlaBlacar.

BlaBlaCar, la société de covoiturage de Frédéric Mazzella s’est édifiée autour d’une charte de valeurs. Prénommés les « BlaBlaPrinciples », ces six principes sont comme un guide pour chaque membre de l’entreprise. Le premier « Soyez le Membre » a pour but de se mettre à la place des utilisateurs en étant des usagers de leur plateforme. Le deuxième « Partager plus. Apprendre plus. » insiste sur l’apprentissage et la connaissance collective de l’ensemble de la société pour devenir meilleurs. Le troisième « Échouer. Apprendre. Réussir. » mise sur la prise de risque et l’expérience de l’échec pour avancer. Le quatrième « Rêver. Décider. Livrer. » accentue sur les objectifs et les décisions audacieuses à effectuer. En réalité, les deux derniers « Etre efficient. Aller loin » et « Fun & Sérieux » persistent sur la nécessité d’être efficient et de créer un environnement de travail à la fois sérieux et amusant.

Ces jeunes qui se sont lancés tôt dans l’entrepreneuriat

Il n’y a pas d’âge pour entreprendre. Des talents et des personnalités entrepreneuriales n’ont pas attendu d’être majeurs et de laisser les années écoulées, pour exprimer leur passion et s’impliquer dans un projet d’envergure. Des idées préconçues et autres préjugés sont parfois répandus comme le fait que les jeunes n’ont pas les épaules pour développer leur projet et le promouvoir, considérant la jeunesse comme un frein à l’entrepreneuriat. Malgré ces a priori, des petits génies se sont embarqués vers ce chemin semé d’embûches, avant de parvenir au succès.

Quelques exemples de soutien à la jeunesse pour développer l’esprit d’entreprendre l’esprit d’entreprendre

100 000 entrepreneurs est une association d’intérêt général fondée en 2007 dont l’objet est de transmettre la culture et l’envie d’entreprendre aux jeunes de 13 à 25 ans en France métropolitaine
et d’Outre-mer, au moyen de témoignages d’entrepreneurs bénévoles dans les établissements scolaires. Depuis sa création, l’association a sensibilisé plus d’un demi-million de jeunes.

Jeunesse et Entreprises 

Ses actions sont développées sur tout le territoire grâce à un réseau de 30 Clubs AJE, animés par des bénévoles et des experts, qui font tous vivre la relation de proximité entre les jeunes et les entreprises. Une action AJE est toujours le fruit d’un partenariat de l’association avec les établissements, les entreprises et les régions.

Entreprendre Pour Apprendre est une fédération de 17 associations loi 1901, agréée par le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse.

Elle rassemble les jeunes, leurs encadrants (enseignants, éducateurs, conseillers en insertion) et des professionnels du monde de l’entreprise pour s’enrichir mutuellement. L’objectif est de donner à chacun
le pouvoir de se réaliser au travers d’une expérience humaine et surtout collective : la Mini-Entreprise®.

Les jeunes ont soif d’entreprendre. D’après un sondage OpinionWay réalisé en octobre 2017 pour Moovjee (Mouvement pour les jeunes et les étudiants entrepreneurs, ndlr), 44 % des étudiants et 37 % des lycéens en filière professionnelle ont la volonté de lancer ou de reprendre une entreprise. Selon une autre étude de l’institut OpinionWay pour la plateforme de crowdfunding Ulule, plus de 54 % des jeunes Français de 18 à 35 ans ont déjà eu envie de se lancer dans le monde entrepreneurial.

Conformément au troisième sondage réalisé par la même structure en février dernier pour l’UAE (L’Union des auto-entrepreneurs, ndlr), 46 % des 18-24 ans ont envie d’entreprendre, mais 53 % s’imaginent lancer leur société tout en effectuant une autre activité. D’autres ont fait le pari de se lancer bien avant leur majorité. Zoom sur ces deux entrepreneurs atypiques qui par force de conviction et de passion, se lancer dès leur plus jeune âge dans l’aventure entrepreneuriale.

Moziah Bridges, entrepreneur américain à 9 ans

Surnommé « Mo », le jeune américain Moziah Bridges a lancé sa propre entreprise, Mo’s Bows, à l’âge de 9 ans. Sa spécialité : les nœuds papillon. C’est en voulant imiter le style vestimentaire de ses stars préférées comme les Jonas Brothers et Justin Bieber, que son projet est né. Souvent accompagné de nœuds papillon, il voulait acheter les mêmes accessoires que ces idoles, mais trouvait ceux vendus en magasin « unis et moches». Le garçon décide d’en confectionner lui-même, grâce aux enseignements que sa grand-mère lui a prodigués en couture.

Avec une machine à coudre, il crée en quelques semaines, plus d’une trentaine de modèles qu’il vend sur Internet puis dans plusieurs magasins. Deux ans après la création de son entreprise, la société obtient un chiffre d’affaires de 90 000 dollars puis se développer rapidement avec l’aide de l’investisseur Daymond John, qui ouvre à Moziah les portes de l’industrie de la mode et lui fait rencontrer des personnalités emblématiques comme Barack Obama ou Oprah Winfrey. Aujourd’hui âgé de 16 ans, l’adolescent est toujours sur la route du succès avec un chiffre d’affaires de 300 000 dollars. Il a signé un contrat de partenariat à sept chiffres en 2017 avec la NBA (National Basketball Association, ligue américaine de basket-ball, ndlr), afin de commercialiser des accessoires sur mesure à l’effigie des différentes équipes de la ligue.

Leanna Archer, dirigeante haïtienne à 9 ans

Leanna Archer, petite haïtienne de 9 ans s’est lancé dans l’aventure entrepreneuriale, en devenant la PDG de sa société de produits de soins capillaires naturels, Leanna Inc. La jeune fille a convaincu ses parents de l’accompagner dans son projet d’entreprise, en proposant de concevoir une gamme de produits pour cheveux, qui s’inspire des recettes maison à base d’amandes et d’avocats, transmises par sa grand-mère. L’utilisant sur ses propres cheveux, c’est lorsque son entourage l’interroge sur comment elle entretient sa chevelure puis après avoir proposé des échantillons qui partent comme des petits pains, que lui vient de l’idée de créer sa propre société.

Au départ, l’activité démarre dans son sous-sol, avec l’aide ses deux parents qui ont quitté leur emploi.

Face au succès de ses shampooings, après-shampooings et lotions, elle lance la commercialisation de ses produits et décide de s’installer aux États-Unis. Quatre ans plus tard, elle décide de lancer sa fondation « Leanna Archer Education » pour venir en aide aux enfants défavorisés en Haïti, en construisant des écoles et un environnement d’apprentissage. La jeune femme de 22 ans est aujourd’hui à la tête d’une entreprise qui lui rapporte plus de 500 000 dollars par an.

Pour les jeunes entrepreneurs qui veulent se lancer pour créer une entreprise ou développer un projet, des aides de financement ou de dispositifs existent, contribuant à l’élaboration de leur ambition entrepreneuriale. Cela peut se faire sous forme de subventions, d’exonérations d’impôts ou de cotisation ainsi que par des offres d’accompagnement. L’ACCRE (Aide à la création ou à la reprise d’entreprise, ndlr) donne droit à une exonération totale ou partielle de charges sociales durant la première année et à un taux réduit pendant les deux années suivantes.

Les entrepreneurs entre 18 et 26 ans ont la possibilité d’en bénéficier. Le programme Cap’Jeunes propose aux moins de 26 ans en situation de précarité ou demandeur d’emploi d’être accompagnés par France Active (réseau associatif d’aide à la création d’entreprise) tout en recevant 2000 euros et un prêt bancaire pour mettre en place sa société. Quant à Je deviens Entrepreneur, programme ouvert aux 18-32 ans par l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique, ndlr), il permet d’offrir un accompagnement complet aux jeunes souhaitant développer leur entreprise. Ils peuvent alors participer à des ateliers dans le but de produire un bon business plan ou faire des démarches de financements à la recherche de financements. À la fin de ce programme, ils sont éligibles à l’accès d’un microcrédit pour lancer leur activité.

Gagner à un concours de création d’entreprise, est-il réellement signe de réussite ?

Le confinement n’a pas mis en berne les concours à la création d’entreprise. Bien au contraire dans ce contexte, ils permettent d’acquérir une notoriété. Les incubateurs, les salons, les networking, les écoles de commerce… ont tendance à porter aux nues les concours comme un sésame de la réussite. Très couru par les jeunes entrepreneurs, il peut s’avérer être un formidable tremplin pour son vainqueur, en permettant de remporter des aides, des mécénats ou des parrainages et en prime de solides conseil. Mais gagner un concours de création d’entreprise quand on vient de monter sa boite est il réellement le signe de la réussite dans son activité ? Doit-on considérer ces concours comme un aboutissement ou comme un tremplin ?

La victoire au concours de création d’entreprise, comme reconnaissance de son activité

Les nombreux concours de création d’entreprise mettent en concurrence des jeunes créateurs d’entreprises, à l’échelle régionale comme Pitch ta boite à Lyon ou nationale avec l’Agence France entrepreneurs, de manière générale ou par secteur d’activité. C’est ainsi l’occasion pour le tout jeune chef d’entreprise de comparer son idée aux autres concepts qui émergent, d’en estimer sa portée sur le marché et sa valeur. L’issue favorable d’un tel concours peut apporter à l’entrepreneur la preuve que son activité est viable, qu’elle répond à une réelle demande, à des attentes, qu’elle saura rencontrer le succès des consommateurs.

En remportant un concours de création d’entreprise, le nouvel entrepreneur confirme la viabilité de son projet. C’est le premier signe de la réussite potentielle de l’entreprise. Ainsi, en 2008, la toute jeune entreprise Simplystay remportait le concours Lepine en présentant son ordinateur spécialement destiné aux personnes âgées. Si le produit existait déjà depuis un an, son créateur reconnait volontiers que la victoire a représenté pour lui un sérieux coup de pouce, qui s’est ressenti sur son chiffre d’affaires.

Le concours de création d’entreprise, un tremplin nécessaire quand l’entreprise ne parvient pas à se lancer

Le concours de création d’entreprise ne permet pas seulement de tester son innovation, il est également l’occasion de rencontrer des investisseurs et de décrocher ainsi des financements. Harry Lévy, créateur de Challengemynet.com, vainqueur du concours Graines de boss a ainsi pu créer un réseau professionnel, lui permettant de mener à bien son projet. Mais la participation à un concours de création d’entreprise peut également se révéler être le signe d’un certain malaise, d’une difficulté à lancer son activité.

Ces concours de création d’entreprise sont parfois un tremplin nécessaire pour lancer une activité trop élitiste ou trop innovante. De plus, les jurys de concours sont composés d’un faible nombre de membres, qui sont généralement des entrepreneurs accomplis, et qui ne reflètent pas de manière parfaitement exacte les attentes des consommateurs ou de la catégorie de consommateurs visée par l’activité présentée. En conséquence, le vainqueur d’un concours de création d’entreprise, même s’il obtient des aides conséquentes, n’a aucune garantie quant à la réussite de son activité. Remporter un concours n’est jamais une finalité !

La victoire au concours de création d’entreprise n’est pas une fin en soi

Le concours de création d’entreprise ne doit pas être considéré comme le reflet fidèle de l’avenir de l’entreprise. En effet, la victoire à un concours de ce type ne présume en rien d’une réussite assurée, alors qu’un candidat ayant échoué pourra voir son entreprise se développer, à condition de savoir mettre en œuvre tous les outils à sa disposition pour se faire connaitre et séduire les consommateurs. En effet, il ne faut jamais perdre de vue que certains des entrepreneurs considérés comme les plus brillants de notre époque ont d’abord essuyé de vrais échecs, avant de décrocher leur réussite. Ce fut notamment le cas de Bill Gates.