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Quel entrepreneur êtes-vous ?

Après avoir rencontré de nombreux entrepreneurs, j’ai pu observer qu’il n’existe pas de portrait robot, type, de l’entrepreneur. En effet, les chefs d’entreprise ne sont pas motivés et animés par les mêmes raisons, ce qui les différencie clairement. Et vous, quel entrepreneur êtes-vous ? Voici quelques pistes pour vous aider…

Le vendeur

Vous êtes très bon en tant que commercial. C’était d’ailleurs sûrement votre poste de prédilection avant de vous engager dans cette folle aventure… Vous vendriez votre projet à n’importe qui, vous avez ce qu’on appelle du bagou ! Et vous aimez ça. Vous êtes présent à tous les événements, cocktails,… de la ville et à chaque fois c’est une grande réussite ! Pour vous, cette aventure est comme un jeu et vous avez l’esprit de compétition !

Le créateur

Pour ne pas dire le génie ! Votre fort, ce n’est pas la communication, ni l’aspect commercial et encore moins votre comptabilité ! Mais heureusement, vous êtes bien entouré. Cela vous permet de mettre à profit votre inventivité et de tenir, encore aujourd’hui, votre entreprise à niveau. Sans aucun doute, vous êtes monsieur ou madame « bonnes idées » !

Le Diplomate

Vous êtes tolérant, agréable et entier. Vous aimez le travail d’équipe et vous menez très bien la votre. Un manager hors pair, il fait bon vivre dans votre entreprise, et c’est surement pour cela que ça fonctionne. Votre diplomatie et votre honnêteté vous permettent aussi de séduire les banquiers, business Angels et même les politiques : une aubaine dans l’entrepreneuriat !

Le travailleur

Vous ne vous imaginiez pas faire vos 35 heures tranquillement dans votre bureau, avec vos 2h de pauses déjeuner. Cette vie n’était pas faite pour vous et vous l’avez très vite compris. Vous êtes ce qu’on appelle un travailleur ! Discipliné, acharné et organisé, vous menez votre entreprise à la baguette, et gare à ceux qui ne seraient pas dans le même état d’esprit que vous.

L’explorateur

Avouez-le, vous vous êtes lancé ici un peu par hasard… mais vous n’êtes pas déçu ! Toujours à la recherche des dernières infos, des nouvelles technologies, vous avez le goût du défi. Vous n’avez pas choisi d’être entrepreneur pour la gloire, d’ailleurs vous n’êtes pas très sociable. Ce qui vous anime c’est l’évolution, le changement et la polyvalence que vous offre l’entrepreneuriat.

Le communicant

Sociable et déterminé, vous avez convaincu tous vos partenaires financiers (et peut-être même vos concurrents) de la pertinence de votre projet. Vous représentez l’image de votre entreprise, il est donc très important pour vous que les gens vous apprécient. D’ailleurs, vous avez tendance à mettre à égalité votre production et le relationnel.

Le réfléchi

Vous aimez être à la tête des stratégies ! Le terrain ce n’est pas vraiment fait pour vous, vous laissez ça à vos co-équipiers. Vous préférez vous enfermer des heures pour essayer d’analyser et comprendre des situations. Vous êtes le capitaine de votre bateau et votre force n’est pas votre produit mais votre stratégie longuement étudiée avant d’avoir été mise en place. Par ailleurs, vous êtes un intellectuel ! Tout ce que vous faites est calculé, rien n’est laissé au hasard.

Prenez des risques … mesurés

La prise de risque constitue un élément de base pour les entrepreneurs. En créant votre entreprise, vous avez commencé par prendre des risques mesurés d’une inadéquation entre votre concept, produit ou service et votre marché. Alors ne perdez pas le pli ! 

Assurez l’avenir !

Une fois l’entreprise lancée, il devient parfois difficile quand elle a pris ses marques de prendre des risques. Pourquoi prendre des risques alors que l’entreprise fonctionne ? Tout simplement afin de cerner l’évolution du monde, les nouvelles technologies qui se sont imposées depuis ces cinq dernières années pour appréhender le changement qui se profile dans l’ombre de votre entreprise. Si celui-ci peut prendre du temps, tôt ou tard quelqu’un viendra révolutionner votre marché et vous détrônez. Nombreuses sont les entreprises qui se sont reposées sur leurs lauriers et ont fini par déposer le bilan. Il n’y a qu’à prendre l’exemple de l’entreprise Kodak pour le comprendre.

Votre capacité d’adaptation et de vous lancer des défis restent fondamentales. Vos collaborateurs ont eux aussi besoin de vivre dans l’ère du temps et dans une entreprise dont le leitmotiv est d’être pérenne et donc performante. A force d’être dans la routine, il pourrait bien s’ennuyer alors n’hésitez pas à créer de nouveaux produits ou attaquer de nouveaux marchés avant que la routine s’installe. Certes vous ferez des erreurs mais ce seront de beaux apprentissages et parmi vos prises de risques se cachent souvent celles qui vous permettront d’avancer encore plus vite demain. Sortez donc de votre zone de confort.

La prise de risque de vos équipes

La plupart des entreprises de la Silicon Valley font la promotion de la prise de risques au sein même de leur équipe. Elle constitue même aujourd’hui une valeur de certaines entreprises car elles permettent aux entreprises d’innover de plus en plus rapidement dans un monde en constante évolution. Si vous souhaitez que la possibilité de prendre des risques se développe dans de votre entreprise vous devrez retravailler vos process. Commencez par enlever les tâches inutiles et qui font perdre du temps à vos collaborateurs afin qu’ils aient du temps pour la créativité. Récompensez les initiatives et le développement de nouvelles missions.

Encouragez vos collaborateurs à améliorer leurs méthodes de travail en leur demander d’identifier les problèmes qu’ils rencontrent au quotidien. N’hésitez pas à les consulter afin qu’ils vous donnent eux la solution et éventuellement la mettent en place. Vous pourriez généraliser leurs idées au sein de l’entreprise et faire gagner du temps ou de l’argent à toute l’entreprise. En leur donnant plus de champ libre, ils pourraient vous surprendre et vous apporter des solutions auxquelles vous n’auriez jamais pensé.

Maîtrisez votre prise de risque

Prendre des risques c’est bien mais inutile d’entraîner la panique à bord. Ne changez pas tout d’un coup et tout de suite. Prenez en compte que le changement peut faire peur à vos collaborateurs et qu’il n’est pas forcément utile de remettre en cause la totalité de vos pratiques du jour au lendemain. A défaut, vous pourriez également mettre en danger l’entreprise sans aucune raison et sur une intuition qui pourrait ne pas être la bonne. Prenez le temps de bien mesurer les risques avant de vous lancer et de vous assurer que vos choix ne conduiront pas l’entreprise sur un chemin sans issue. N’hésitez pas à consulter vos associés ou vos collaborateurs avant de vous lancer. Avoir du recul avant de prendre une décision n’est jamais inutile.

Soyez exemplaire !

Tout bon leader à cette phrase dans la tête « faire ce que je dis et dire ce que je fais ». Inutile de croire que vous pourrez exiger des autres s’ils s’aperçoivent que vous ne le faites pas vous-même. Retour sur cette notion d’exemplarité. 

Commencez par être honnête et sincère

Vous n’êtes pas parfait et il vous arrivera de faire des erreurs. Elles sont sources d’apprentissage alors commencer par admettre vos erreurs et à reconnaître la contribution de chacun à une réussite. Si un collaborateur mérite d’être mis sur le devant de la scène car la réussite peut lui être attribué, n’hésitez pas à le faire. Arrêtez de tirer la couverture vers vous. La juste reconnaissance représente souvent un très bon levier de motivation.

Tenez vos promesses et vos engagements.

Rien de pire qu’un dirigeant qui ne tient pas ses promesses et ses engagements. S’il arrive de ne pas pouvoir les tenir, cela doit rester exceptionnel et justifié. Pour avoir une bonne relation sur le long terme que ce soit vis-à-vis de vos fournisseurs ou de vos collaborateurs le respect de la parole donnée est essentielle. Si vous vous engagez à quelque chose, soyez sûr de pouvoir le respecter ou ne vous engagez pas. Vous pourriez bien subir le contrecoup si ce n’était pas le cas.

Restez exemplaire au niveau du travail

Cela fait un long moment que vous dirigez l’entreprise et vous commencez à fatiguer. Vous souhaitez vous reposer et profiter d’un repos bien mérité ? Certes vous avez bien le droit comme tout le monde de prendre des vacances. N’oubliez tout de même pas que vous ne pouvez demander à vos collaborateurs que ce vous n’êtes pas prêt à faire vous-mêmes. Inutile d’exiger d’eux, par exemple, d’arriver à l’heure si vous n’avez jamais été à l’heure et qu’ils passent leur temps à vous attendre. Si vous demandez un effort à votre équipe, sachez que vous devrez le faire vous-même. A défaut, vous pourriez rapidement devenir celui qui exploite et profite des autres et engendrer un effet contre-productif. Vous devez vous investir autant si ce n’est plus que les autres pour qu’ils aient eux aussi envie de s’investir.

Apprenez à vous serrer la ceinture

Se considérer au même niveau que vos employés et vous appliquer la même rigueur budgétaire qu’à eux fait partie des incontournables. Si vous prenez un billet en 1ère classe alors que votre employé est logé en seconde classe pour un même voyage d’affaires, le sentiment d’injustice peut rapidement grandir. Apprenez à vous appliquer les mêmes règles.

Soyez constamment dans l’apprentissage

Pour être exemplaire, vous devez en permanence apprendre et développer vos capacités. Si vous n’avez pas le temps de réaliser une formation, développez votre curiosité sur ce qui vous entoure. Commencez par vous intéresser aux nouveautés afin de rester au top niveau et à essayer de comprendre les nouvelles tendances même celles qui vous paraissent saugrenues ou éphémères.

Soyez de bonne humeur

Comme nous le disions précédemment dans ce dossier, votre bonne humeur doit être une attitude à ne pas sous-estimer. Certains collaborateurs pourraient même trouver du plaisir à se rendre au bureau pour vous y retrouver, et communiquer à leur tour cette bonne humeur. Être un modèle de comportement est communicatif !!!

Digital detox : ces start-up qui surfent sur le droit à la déconnexion

Aujourd’hui, la quasi-totalité de la population mondiale est connectée, que ce soit à titre personnel ou professionnel. Au sein d’une entreprise, combattre sa dépendance à son Smartphone, à son ordinateur ou à ses e-mails, peut se révéler difficile, tant ces outils sont essentiels pour communiquer. Depuis le 1er janvier 2017, à la suite de l’adoption de la loi Travail, les salariés français disposent du droit à la déconnexion en dehors de leurs heures de travail. Des start-up mettent alors en place un ensemble de solutions pour que tous les membres d’une société puissent se déconnecter des nouvelles technologies. Les détails.

L’hyperconnexion s’impose de plus en plus dans l’Hexagone. 67 % des Français déclarent être dépendants de leurs outils connectés, tant dans leur vie personnelle que professionnelle, selon un sondage réalisé par BVA (Brulé Ville et Associé, société française d’études et de conseil, ndlr) pour la fondation APRIL (association créée par l’entreprise du même nom, spécialisée dans les solutions d’assurance et les prestations d’assistance, ndlr) en avril 2018.

65 % des cadres passent, en moyenne, plus de sept heures devant un écran. D’après la même source, 76 % des salariés soulignent un impact négatif sur leur vision et 56 %, sur la qualité de leur sommeil. Mais moins de 27 % d’entre eux souhaitent que des lieux de déconnexion soient établis. Selon une étude de l’IFOP réalisée en 2017, trois dirigeants sur quatre consultent leurs mails, SMS, et appels professionnels, même pendant leur temps de loisirs, et 51 % déclarent que cette hyperconnexion constitue un facteur de stress. Pour améliorer la qualité de vie tant au niveau du travail que de la sphère privée, des start-up proposent des solutions pour aider à se déconnecter.

Into the Tribe : des séminaires et formations déconnectés

Se déconnecter pour revenir à l’essentiel tout en découvrant de multiples paysages et activités. Tel est le concept de la start-up Into the Tribe. Passionné de voyage, ayant parcouru l’Europe et l’Asie avec son sac à dos et convaincu par la déconnexion numérique, Vincent Dupin a fondé l’entreprise en octobre 2015. Celle-ci organise alors des séminaires « digital detox » de type team building ou Bootcamp (entraînement sportif pour reprendre la forme, ndlr) ainsi que des formations, d’une durée allant de trois jours à une semaine, en Europe. Au sein d’environnements comme la montagne ou la plage, les participants n’ont plus accès à leurs Smartphones puisque, dès le début du séjour, un logiciel bloque ses fonctionnalités comme les notifications, les appels étant seulement permis en cas d’urgence.

Quant aux autres appareils, particulièrement les ordinateurs et tablettes, ils restent formellement interdits. Les séminaires s’effectuent sur mesure avec tout un ensemble d’activités sportives, artistiques, ludiques et culinaires comme du kayak, de la randonnée ou des cours de cuisine. Toutes ces animations ont pour but de recréer du lien entre les différents collaborateurs et diminuer leur stress tout en stimulant leur part de créativité et leur concentration.

Les bootcamps se concentrent, eux, sur une ou deux journées, dans des lieux situés en pleine campagne, à moins de 2h30 de leur société. Concernant les formations et les workshops (« ateliers de travail collaboratif », en français, ndlr), les participants apprennent à connaître le droit à la déconnexion afin de l’appliquer en entreprise et installer des usages numériques plus raisonnables. Des membres appartenant à de grandes firmes comme la multinationale informatique Microsoft et le groupe industriel énergétique français, Engie, ont déjà participé aux expériences proposées par la start-up.

Calldoor et Flipd : des applications mobiles de régulation

Créée en 2015 par Edouard Mongrand, la start-up Calldoor propose un outil consacré au droit à la déconnexion qui permet à une entreprise de gérer à distance l’ensemble des usages des Smartphones professionnels des collaborateurs. Le dirigeant a alors simplement besoin de créer des profils via un gestionnaire web. Il peut ensuite, selon une tranche horaire définie, paramétrer des notifications, envoyer des actualités à ses employés, limiter les appels, les SMS/MMS, les emails ainsi que bloquer les applications. Quant à Flipd, développée en 2016 par la start-up canadienne du même nom, fondée par Alanna Harvey et Cristian Villamarin, elle reprend plusieurs fonctions présentées précédemment notamment celle liée au blocage, mais pour un usage plus global.

Quelle est l’originalité ?

L’originalité du système s’avère qu’en cas de dépassement du temps, l’accès aux différentes applications s’en voit bloqué. Inutile d’éteindre le Smartphone et même de tenter de supprimer le programme pour annuler le processus. Disponible sur iOS et Android, Flipd a vu sa communauté s’agrandir avec plus de 450 000 membres consacrant, d’après le site de la start-up, environ un milliard de minutes pour d’autres activités comme la lecture, le sport ou la méditation. Deux abonnements sont disponibles : l’un, gratuit, proposant de fixer un seul horaire quotidien de blocage, tandis que l’autre est disponible pour 9,99 dollars par an et offre des créneaux illimités.

Ces start-up proposent ainsi à l’ensemble des membres d’une entreprise des moyens pratiques pour se déconnecter des outils numériques. Mais cette nouvelle tendance du digital detox n’est pas réservée qu’aux jeunes pousses. Des géants du digital comme Apple et Google s’y mettent aussi avec leur système d’exploitation mobile respectif, iOS et Android. Des nouvelles fonctionnalités s’intègreront bientôt aux propriétaires de ses Smartphones, via une mise à jour.

Un menu dénommé « Bien-être numérique » sur Android et « Temps d’écran » sur iPhone, apparaîtra, laissant découvrir trois formes d’options pratiques. La première permet de contrôler sa consommation d’application dans la journée en y découvrant des statistiques indiquant le temps passé sur l’appareil. La deuxième limite l’usage d’un programme particulier en lui déterminant un quota de minutes maximum et en le bloquant dans le cas où l’utilisation dépasse le temps imparti. La dernière propose de rompre totalement avec l’écran, grâce à un mode sombre, qui le rend beaucoup moins plaisant et qui, sur le système de la marque à la pomme, bloque la plupart des applications, excepté celles les plus « incontournables ».

Le « reverse mentoring », une formation intergénérationnelle qui se développe en entreprise

Aujourd’hui, les sages ne sont pas seulement les seniors. À l’ère du numérique et des nouvelles technologies, un mentor peut aussi être un jeune. Le mentorat fonctionne dans les deux sens. Depuis plusieurs années, le « reverse mentoring » se développe rapidement afin d’aider les cadres supérieurs à s’acclimater aux progrès du digital. Pour se former aux outils complexes ou naviguer sur les réseaux sociaux, ce procédé se révèle une excellente méthode pour utiliser les ressources de l’entreprise et consolider le savoir technologique des collaborateurs seniors. Zoom sur cette tendance qui se généralise aussi bien en France qu’à l’international.

La pratique du mentoring intègre la transmission de connaissance de façon bénévole dans une relation professionnelle, qui dépasse les considérations hiérarchiques. 11 000 TPE et PME de 17 pays ont confirmé que 93 % d’entre elles reconnaissent que le mentorat pourrait les aider, mais seulement 28 % en ont fait l’expérience, selon une enquête de Sage (une firme multinationale éditrice de logiciels et solutions de gestion d’entreprise, ndlr). Cette pratique serait source de développement et de productivité des salariés. Ce dispositif a joué un rôle essentiel pour 75 % des cadres dans leur carrière, selon ATD (Association for Talent Development, une association  dédiée à ceux qui développent le talent dans l’entreprise, ndlr). Un nouveau type de mentorat a vu le jour pour permettre à l’ensemble des membres d’une entreprise d’apprendre de nouvelles techniques. Il s’agit du « reverse mentoring ».

Le « reverse mentoring », un apprentissage bénéfique pour tous

Le « reverse mentoring »  apparaît comme un vrai besoin face à l’évolution numérique. Ce procédé de management s’est généralisé dans les années 90, à l’intérieur de la firme américaine General Electric. Jack Welch, l’ancien PDG, avait demandé à 500 cadres dirigeants de la société d’identifier les jeunes salariés qui pouvaient leur apprendre à utiliser le web et ses nouveaux outils. Les personnes de la génération Y, nées entre 1980 et 2000, également appelées « Digital Natives » ou « Millenials », se révèlent, bien souvent, plus compétentes lorsqu’il s’agit de l’univers du digital.

Ils obtiennent alors un nouveau rôle dans l’entreprise, celui d’accompagner leurs aînés vers cette transition numérique. Cet apprentissage n’est pas pour autant à sens unique et bénéficie aux deux parties puisque les collaborateurs ont la possibilité de mettre en commun leurs connaissances et apprendre les uns des autres. Le mentor a la chance de partager son savoir-faire digital et d’être reconnu pour celui-ci.

Il rentre directement en contact avec des dirigeants et exprime sa vision de la firme et de son management, des opportunités qui sont difficilement faisables en dehors du rapport instauré par le mentorat. Du côté du cadre supérieur, le regard du jeune salarié lui permet de modifier sa perception et ses interactions sur l’entreprise. Il s’adapte également à une nouvelle façon de travailler dans un environnement numérique qui ne cesse d’évoluer. En échange de ce service, le cadre-dirigeant peut tirer parti de son expérience pour accompagner le jeune collaborateur dans ses objectifs de carrière, en partageant sa connaissance du métier et en l’aidant à développer un réseau. Le « reverse mentoring » permet ainsi à l’entreprise de gérer les relations intergénérationnelles et de mieux se développer grâce aux compétences de chacun.

Quand les entreprises internationales et françaises s’y mettent…

À la suite de General Electric, des entreprises internationales comme Cisco (une firme informatique américaine spécialisée dans les serveurs, ndlr), HP et The Hartford (un établissement d’assurance américain, ndlr) ont adopté le mentorat inversé et mis en place des programmes spécialisés. Plusieurs sociétés françaises comme Sanofi, SNCF ou Orange se sont laissées séduire par le dispositif. Chez le premier opérateur téléphonique de l’Hexagone, chaque membre du comité exécutif se voit attribuer un mentor, un jeune salarié qui lui enseigne les codes et les usages sur les réseaux sociaux. Associé aux entreprises Colas, Engie et Saint-Gobain, Axa a, elle, lancé différents challenges de « reverse mentoring » avec une stratégie dénommée « Employee Advocacy », qui consiste à propulser les salariés en ambassadeurs de l’entreprise sur les réseaux sociaux afin de  faciliter l’assimilation aux différents outils digitaux.

Fondée en 2015 par Jean-Charles Varlet, Théo Dorp et Romain Abidonn, la start-up Crème de la crème s’est spécialisée dans ce secteur, en créant une plateforme qui permet aux entreprises de faire appel aux meilleurs étudiants freelances des plus grandes écoles et universités de France pour leur livrer un projet numérique comme un business plan. Avec LinkedIn, la société a créé en 2017 un programme exclusif avec quarante dirigeants français comme Pierre-André de Chalendar, PDG de Saint-Gobain (une entreprise française spécialisée dans la production, la transformation et distribution de matériaux de construction, ndlr). Les meilleurs talents de la start-up les ont aidés sur les nouveaux canaux d’acquisition, sur les chatbots et sur la stratégie de visibilité à travers la publication de contenu sur le réseau social professionnel.

Le mentorat en entreprise

Le mentorat en entreprise est donc une pratique de plus en plus répandue et constitue un véritable levier de formation au numérique pour les entrepreneurs comme pour leurs salariés. Suzanne de Janasz et Maury Peiperl, deux professeurs de l’Institut International de Management (IMD) de Lausanne, ont interrogé 45 dirigeants ayant bénéficié de programmes de mentorat. 71 % d’entre eux ont affirmé que le programme a permis une amélioration des résultats de l’entreprise et 84 % ont eu le sentiment d’avoir acquis des compétences au sein de leur fonction. Enfin, 95 % des salariés ayant participé à un programme de mentorat ont déclaré que cette expérience s’est révélée motivante et permettait d’atteindre un plus haut niveau de performance, selon l’étude effectuée par Ed Michaeles, Helen Handfield-Jones et Beth Axelrod dans leur livre « The War for Talent ».

Top 8 des outils pour les réseaux sociaux

Gérer les réseaux sociaux demande beaucoup de temps pour un community manager particulièrement pour des entreprises qui ont pour priorité le marketing. En fonction des réseaux sociaux, les pratiques ne sont pas les mêmes et poster à plusieurs reprises dans la journée demande du temps et une réelle connaissance des plateformes. Il s’avère donc préférable de se servir d’outils destinés pour les réseaux sociaux à la publication de posts. Mais comment faire face aux multiples solutions disponibles sur le web ? Éclairage !

Infographies Social Media / Réseaux sociaux - Mounir Digital
mounirdigital.fr

1. Buffer

Connu mondialement, cet outil est très utilisé par les entreprises et les community manager. Il permet comme une majorité des outils de publier du contenu sur plusieurs plateformes à la fois. Parmi ses avantages, il possède un créateur d’images intitulé, Pablo et une extension pour Chrome et Firefox. Mais contrairement aux autres planificateurs de posts sur les réseaux sociaux, il ne prend pas en charge Instagram. La plateforme spécialisée dans les photos devient pourtant un incontournable pour de nombreuses entreprises.

2. Hootsuite

Seconde plateforme très réputée, Hootsuite est une bonne solution pour les entreprises aux multiples contenus. L’outil offre la possibilité de publier des posts sur l’ensemble des réseaux sociaux mais également des vidéos sur YouTube. L’atout notable de cette plateforme réside dans son application. Disponible sur Android et iOS, elle permet de diffuser du contenu n’importe où. Comme une majorité des plateformes, les posts peuvent être programmés à l’avance pour faciliter le travail d’un community manager.

3. SocialBooster

Dans le même concept que Buffer et Hootsuite, Social Booster offre une opportunité différente, celle de diffuser des campagnes publicitaires sur les réseaux sociaux. Cette fonctionnalité peut aider les community manager comme les personnes spécialisées dans le marketing. La qualité d’une telle plateforme réside dans sa capacité à pouvoir programmer de nombreux posts sur plusieurs semaines voire plusieurs mois. Par ailleurs, il possède tout de même un inconvénient mineur puisqu’il ne prend pas en charge les posts sur Google+. Même si ce réseau social est très peu utilisé, il aide tout de même au référencement sur Google.

4. MeetEdgar

Légèrement différent des précédents, Edgar possède des atouts particuliers. Il stocke les anciens posts selon plusieurs catégories dans une bibliothèque. Avec tant d’archives, il est alors possible de les diffuser à plusieurs reprises pour obtenir plus de visibilité. Il ne permet cependant pas de gérer des comptes Instagram, Google+ et Pinterest. Il met à disposition des fonctionnalités intéressantes, mais elles restent peu nombreuses pour les entreprises. L’outil est plutôt en adéquation avec l’activité des blogueurs et des pigistes.

5. IFTTT

Cet outil peut s’avérer porteur pour les entreprises possédant un blog ou même pour les médias. Automatisé, il permet de diffuser un article sur les réseaux sociaux une fois qu’il est publié. Il se configure sur WordPress ou directement sur la plateforme d’un site. Quand un article est posté, IFTTT génère automatiquement un post sur tous les réseaux sélectionnés. Même si cette solution peut se révéler fructueuse, elle est souvent recommandée en complément d’un outil performant comme Buffer ou Hootsuite.

6. Agorapulse

Assez original, il ne permet pas seulement de programmer des posts comme une majorité des outils. Mais il s’agit aussi de pouvoir interagir directement avec sa communauté à travers cette plateforme. Agorapulse synchronise les profils de chaque réseau social en temps réel pour fournir les commentaires et les réactions des internautes. En plus de cette fonctionnalité, il procure toutes les informations nécessaires sous forme de rapports pour comprendre la visibilité, l’interaction et le profil des personnes présentes au sein de la communauté.

7. Post Planner

Parmi tous les outils disponibles PostPlanner permet de programmer des posts comme son nom l’indique. Il possède une fonctionnalité assez rare sur les outils destinés aux réseaux sociaux. Cette solution peut s’avérer pertinente pour les entreprises. PostPlanner à travers sa plateforme présente du contenu viral en fonction du secteur d’activité défini au préalable. La personne dédiée aux réseaux sociaux peut alors l’exploiter afin d’obtenir plus de visibilité et un meilleur trafic.

8 . Rignite

Dédiée à la planification de posts, Rignite possède une fonctionnalité performante pour les entreprises. Il est possible de mettre en place des campagnes basées sur des promotions et des cadeaux. L’outil peut alors être utilisé en communication mais également en marketing. Avec cette possibilité, les entreprises peuvent ensuite récupérer un feedback pour comprendre la pertinence d’une campagne marketing et des posts présents sur les réseaux sociaux. Il prend en charge les quatre plateformes pertinentes pour une entreprise, Facebook, Twitter, Instagram et Linkedin.

Les réseaux sociaux peuvent parfois être mis de côté par manque de temps ou de personnel dédié. Il s’agit pourtant d’un levier pour attirer les internautes sur un site web et se faire connaître. Pour gérer les réseaux sociaux, c’est certes plus simple de faire appel à un community manager mais lorsque les fonds ne le permettent pas ces huit outils peuvent être d’une réelle efficacité pour communiquer de façon optimum.

Quel personnage de série êtes-vous ?

En quelques années, les séries TV sont devenues des véritables phénomènes sociologiques. Elles font aujourd’hui entièrement partie du quotidien de la majorité des spectateurs de la planète. Ces programmes sont à la première place du podium des divertissements préférés, reléguant au second plan, les films télévisés et cinématographiques. Avec ses histoires et aventures variées, les séries TV proposent une palette de personnages, du héros à l’antihéros en passant par des personnalités charismatiques ou détestables. Qu’ils viennent du monde de l’entreprise, de la politique ou d’un univers fantastique, certains personnages regorgent de qualités propres à l’entrepreneuriat. Découvrez quel personnage de série télévisée définit le plus votre caractère et votre carrure d’entrepreneur, influençant la création et l’évolution de votre société, la relation avec vos collaborateurs, la réalisation de vos objectifs primordiaux et votre succès. Il s’agit seulement de quelques exemples que nous vous laissons compléter à votre guise.

Rick Grimes, protecteur et stratège

Comme Rick Grimes, personnage principal de la série The Walking Dead interprété par Andrew Lincoln, vous êtes prêt à tout pour protéger votre entreprise et ses membres ainsi qu’à la développer, à l’aide d’un business plan astucieux et de diverses stratégies. Vous avez à l’instar de l’ex-adjoint du shérif du comté de King, réussi à former une équipe forte et soudée disposant de différents types d’expertises et de qualités propres à chacun, permettant de travailler en harmonie dans un objectif collectif, celui de porter la société au sommet. Même si le costume de leader vous pesez au début de votre aventure, vous assumez votre rôle en allant au combat et sur la première ligne, pour résoudre les problèmes et les difficultés que l’entreprise peut traverser chaque jour.

Vous considérez votre lieu de travail comme un lieu d’apprentissage où tout le monde doit acquérir des compétences et les transmettre pour se dépasser et convaincre, semblable à Grimes et son groupe de survivants qui apprend constamment des techniques pour survivre à l’Apocalypse. Vous êtes un entrepreneur qui tient compte l’avis de chacun même si ce n’est pas en raccord avec vos idées. Exit le « je » pour placer le « nous » au centre de l’entreprise où la confiance règne. Comme Rick face à ses terrifiants concurrents comme les zombies, le Gouverneur ou encore Negan et sa batte Lucille, vous n’acceptez pas la défaite et vous gardez la même vision, malgré les pertes, les trahisons et les difficultés techniques et financières. En dépit du succès, vous restez vigilant et vous êtes alerte à tout changement, pour éviter de nouvelles menaces.

Daenerys Targaryen, visionnaire et ambitieuse

Dirigeante ou dirigeant dans l’âme, vous avez une vision et des objectifs précis en tête et chercher à les atteindre avec ambition et sérieux comme Daenerys Targaryen, personnage emblématique de la série fantasy, Game of Thrones et incarné par l’actrice Emilia Clarke. D’abord déstabilisé par cet univers inconnu qu’est l’entrepreneuriat, vous avez su à force de courage et de persévérance, créer et développer votre entreprise. Vous croyez en vos capacités et vous ne reculez devant rien pour atteindre votre but, de même que la reine de la Maison Targaryen, dans sa conquête du Trône de Fer et du Royaume des Sept Couronnes. Pour y arriver, vous êtes capable de changer de stratégie, que ce soit en rapport avec la relation que vous entretenez avec vos clients, vos fournisseurs et vos collaborateurs ou bien sur la question de la pertinence d’un marché.

Vous souhaitez partager des valeurs positives notamment de partage au sein de votre entreprise pour le bien-être de vos salariés. À l’aide de votre petite équipe de fidèles que vous poussez aux postes clés, vous parvenez à faire  progresser votre société et à proposer des offres et des produits innovants. Vous gardez votre sang-froid dans des situations de stress autant que la jeune mère des dragons lors des rencontres avec les riches marchands de Quarth ou lorsque les guerriers Dothraki Khals menacent sa vie. Dans les moments de forte compétitivité, vous pouvez néanmoins devenir féroce cherchant à battre le plus rapidement possible vos concurrents, en étudiant avec minutie, leurs forces et leurs faiblesses. Grâce à tout cela, vous avez réussi à construire un véritable empire que vous cherchez à tout pris à préserver et à développer. Vos atouts sont célébrés et jalousés pareillement aux dragons que possède Daenerys.

Claire Underwood, discrète, mais inflexible

Sous une nature discrète, vous êtes une personne inflexible ayant pour seule et unique ambition de mettre en avant votre firme et la hausser le plus rapidement possible au sommet. Vous êtes semblable à Claire Underwood, personnage joué par Robin Wright dans la série politique, House of Cards. Vous disposez d’un excellent réseau pour parvenir à vos fins et ne laissez pas vos émotions  dicter vos actions. À la manière de cette femme de pouvoir, vous observez en silence et jouez vos cartes lorsque le marché est plein essor et qu’il est sur le point de rapporter gros. Pour que votre entreprise puisse survivre aux aléas et aux difficultés, vous êtes capable de faire d’importants sacrifices comme Madame Underwood lorsqu’elle se sépare d’une partie de l’équipe qu’elle dirige dans son think tank Clean Water.

Vous accordez une grande importance au partenariat, disposant d’une relation étroite avec vos proches associés et collaborateurs. Celle-ci se fait en toute franchise et honnêteté. En cas d’attaques de la part de vos concurrents, menaçant le développement de votre entreprise, vous êtes capable d’exercer des représailles avec une force brutale et une détermination sans limites. Mais vous restez relativement calme en élaborant avec malice et dans l’ombre, les réponses parfaites à apporter. L’adversité ne vous fait pas peur, vous êtes capable de déjouer les pièges que l’on tente pour vous déstabiliser. Chaque défi et chaque étape à l’intérieur de votre société vous stimule et vous provoque d’une dose d’adrénaline pareillement à Claire, qui franchit pas à pas le pouvoir, en devenant ambassadrice des États-Unis auprès de l’ONU, vice-présidente puis présidente d’une des plus grandes nations du monde.

Bien sûr, notre choix est sélectif et nous vous laissons compléter selon votre engouement…

Comment redynamiser une entreprise en difficulté ?

Tout au long de votre vie entrepreneuriale, votre société peut rencontrer certaines difficultés et vous n’êtes pas à l’abri de vous retrouver en présence de circonstances compliquées. Des produits ou services présentant des défauts, des soucis de trésorerie, des dettes accumulées, un carnet de commandes vide, une absence de client, un chiffre d’affaires en baisse, autant d’éléments qui sont susceptibles d’entraîner votre firme au bord du gouffre. Dans ces moments de crises, un entrepreneur doit rapidement s’appuyer sur ses réflexes et obligatoirement se montrer réactif pour sauver son établissement. Pour vous aider à vous attaquer à cette situation difficile avec détermination, voici quelques astuces pour redynamiser une entreprise dans le but de la remettre sur les rails du succès.

Le mois de mars pourrait marquer un point de bascule des faillites d’entreprise en France. Alors que les défaillances ont considérablement reculé depuis le début de la pandémie en raison du soutien de l’État, les signaux de détresse se multiplient. Le cabinet Altares note une explosion de 155 % des faillites fin mars et un « taux jamais atteint depuis 20 ans » d’entreprises.

Selon Thierry Million directeur de Altare : « Alors que la tendance à la baisse des défaillances d’entreprises était forte depuis un an, les deux dernières semaines de mars marquent un point de bascule. Les défaillances ont explosé de 155 % comparés à mars 2020 et on remarque une hausse encore plus importante sur les deux premières semaines d’avril ».

Ainsi, huit entreprises sur dix qui se présentent devant les tribunaux sont tellement en difficulté qu’elles sont directement liquidées. « C’est un taux jamais atteint depuis 20 ans », constate Thierry Million. E

 Si vous êtes dans l’une de ces situations, découvrez quelques conseils pour dynamiser votre société.

Réduire les coûts inutiles

Plus vous saurez comment réduire les coûts de votre entreprise, plus vous aurez la possibilité d’assurer son développement et de la sauver des difficultés. Pour y arriver, il faut d’abord faire un état des lieux des dépenses et des recettes pour identifier les problèmes de frais. Il est alors important que vous les classiez dans plusieurs catégories comme « Salaires », « Achats fournisseurs », « prestataires » ou encore « Fracturation client » afin de ne pas se retrouver débordé. L’utilisation d’un logiciel de gestion peut s’avérer profitable. Une fois cette démarche effectuée, vous serez en mesure d’analyser les éléments superflus. Afin de réduire les dépenses, faites tout votre possible pour renégocier les contrats avec vos fournisseurs lorsqu’ils vous semblent trop élevés ou n’hésitez pas à en trouver d’autres.

Désengagez-vous des partenariats et des activités contre-productives qui vous soulageront des frais de gestions tout en vous recentrant sur des éléments rentables. En cas de factures onéreuses en énergie, partez en guerre contre le gaspillage en utilisant le moins possible les lumières, le chauffage et en privilégiant la voie électronique par rapport au papier. Procédez à des réorganisations au sein de votre société en affectant vos salariés à des postes en adéquation avec leurs compétences et en cas de nécessité majeure, réduisez vos effectifs.

Enclencher des dispositifs d’urgence

Si votre entreprise rencontre des difficultés économiques, financières ou juridiques, des solutions existantes de dernier recours vous permettent d’éviter le redressement judiciaire. Trois issues sont possibles, avec la procédure du Mandat Ad Hoc, de conciliation et de sauvegarde. La première a pour but de rétablir la situation de toute société avant qu’elle ne débouche sur une cessation de paiements. En faisant une demande au Tribunal du Commerce, elle attribue à l’entrepreneur un mandataire Ad Hoc dont le rôle est de l’aider à identifier et résoudre les problèmes en toute confidentialité, notamment en négociant un accord de rééchelonnement de dettes avec les créanciers.

La deuxième cherche à trouver une entente amiable entre l’entreprise et ses principaux créditeurs et partenaires lorsque celle-ci peut être en cessation de paiement, mais seulement depuis 45 jours. Un conciliateur est affecté pour proposer des propositions dans le but de préserver la société, son activité et les emplois. La dernière a pour objectif de mettre en place un plan de sauvegarde à l’aide d’un juge-commissaire, d’un administrateur et d’un mandataire judiciaire pour que l’entreprise puisse continuer à fonctionner en effectuant une réorganisation. Avec l’optique de maintenir les jobs et d’épurer les dettes.

Accéder à des aides et services

Votre société connaît toujours des difficultés malgré vos tentatives répétées pour trouver des solutions adéquates et vous vous demandez comment sortir de cette impasse. Des aides et des services existent pour vous soutenir. L’État et les collectivités territoriales peuvent sous certaines conditions intervenir via  diverses mesures comme des délais de paiement, des exonérations d’impôts et de taxe ou une prise de participation dans le capital de votre firme. Des comités d’aide aux entreprises sont également disponibles comme la CCSF (Commission des chefs des services financiers, ndlr), le CODEFI (Comité départemental d’examen des difficultés de financement des entreprises, ndlr) et le CIRI (Comité interministériel de restructuration industrielle, ndlr).

La première octroie des délais de paiement pour certaines dettes fiscales et sociales en cas de trésorerie temporairement en difficulté. Le deuxième recherche des solutions financières aux sociétés de moins de 400 salariés en proposant la mise en place d’un audit ou en accordant un prêt tout en servant de médiateur auprès des actionnaires, fournisseurs ou banquiers. La dernière propose les mêmes aides décrites précédemment pour garantir l’avenir ou la reconversion des entreprises de plus de 400 employés.

Ces diverses astuces vous seront fructueuses pour permettre à votre entreprise en difficulté de redresser la barre et de prendre un nouveau départ avec ambition et avec persévérance, pour donner une autre chance à votre projet. L’important est avant tout pour un entrepreneur de s’engager avec courage et inflexibilité dans la sauvegarde de son entreprise et d’impliquer l’ensemble de ses membres pour parvenir à ses fins.

Travailler avec sa compagne : bonne ou mauvaise idée ?

Avec le confinement de nombreux salariés se sont trouvés à travailler ensemble, provoquant une augmentation de demande de divorces car celui-ci a mis en exergue la difficulté de partager constamment un quotidien. Mais qu’en est-il dans le cadre de la création d’une entreprise. ?Avantages, inconvénients ? à travailler avec sa compagne d’autant plus quand on est chef d’entreprise. Les exemples d’entrepreneurs  d’entrepreneurs, qui se sont associés avec leur conjoint(e) notamment dans les petites structures, sont légions. Zoom sur ces couples qui travaillent ensemble.

Posons comme préalable la distinction avec les conjoint(e)s qui se lancent ensemble dans l’aventure et qui sont prêts à relever tous les défis pour parvenir à la réussite et celles ou ceux dont l’un décide d’employer l’autre. Si vous êtes chef d’entreprise et que vous vous demandez si vous devez recruter votre moitié, cet article peut vous aider à ne pas tomber des impasses qui vous conduiraient à vous séparer de la personne qui partage votre vie ou de transformer votre vie en enfer. Dans le cas où il/elle est associé(e), la situation peut se révéler bien différente. Par simplicité, nous utiliserons tout au long de cet article le masculin mais nous sommes bien conscients que les femmes entrepreneures sont pléthores aujourd’hui. Nous regrettons aujourd’hui la langue anglaise et sa neutralité…mais multiplier les pronoms elle ou il risque de rendre illisible l’article !

Les avantages sans appel à travailler en couple.

Travailler ensemble comporte des avantages évidents

  • Avoir un collaborateur impliqué au sein de l’entreprise. Le conjoint reçoit, en général, une pression supplémentaire pour ne pas être considéré « seulement » comme privilégié. Il doit souvent faire ses preuves pour prouver que le lien affectif ne prend pas le pas sur ses devoirs et obligations de salarié. Il doit donc affirmer sa compétence et son implication vis-à-vis des autres salariés et montrer qu’il n’est pas un collaborateur auquel on octroie des passe-droits. Il montre l’exemple et tire l’entreprise vers le haut car il met en exergue sa croyance dans la réussite et les valeurs de l’entreprise.
  • Dans les périodes difficiles, il peut démultiplier ses efforts. La plupart des couples qui travaillent ensemble se soutiennent d’autant plus qu’ils ont conscience de la difficulté éprouvée par l’autre. Le collaborateur-conjoint peut parfois accomplir des tâches en dehors de ses attributions notamment en cas de rush pour soutenir son conjoint. Ces efforts peuvent bien entendu se situer au niveau du travail mais aussi dans le fait d’apaiser les tensions entre collaborateurs ou expliquer parfois le comportement du chef d’entreprise qui met la pression …
  • Il ne compte pas ses heures. Même si vous décidez de payer toutes les heures supplémentaires de votre conjoint, vous savez qu’il connaît les enjeux et sa tendance sera de vous faciliter la vie et non de comptabiliser à la minute près des heures qui en tant que jeune entrepreneur pourrait mettre votre trésorerie en difficultés.
  • Il peut vous transmettre des informations que vous n’auriez pas et vous suggérer de bonnes idées qui détendront l’atmosphère ou qui pourraient vous faire gagner du temps. Votre conjoint est votre moitié certes mais il arrive fréquemment qu’il soit considéré comme un salarié et non comme le chef d’entreprise à qui on ne dit pas tout. Ceci est d’autant plus vrai si vous avez décidé de tracer une frontière entre votre vie professionnelle et vie privée.
  • Il peut également influencer les autres salariés de manière positive afin qu’une nouvelle difficile soit mieux comprise par l’ensemble des autres salariés. Il explique des situations complexes et le pourquoi de vos décisions en temps utiles afin de calmer les esprits.
  • Il peut s’avérer un bon confident. Travailler avec son conjoint, c’est avant tout avoir quelqu’un qui comprend vos enjeux et vos défis. Il connaît la vie de l’entreprise et peut rapidement devenir un confident qui vous permettra d’avoir de nouvelles idées et une échappatoire à votre stress. Si vous ne pouvez pas vous confier à n’importe quel  salarié sur les soucis qui vous occupent l’esprit à moins de vouloir créer la panique à bord. Il peut s’avérer un excellent confident.
  • Vous passez plus de temps ensemble. Cet argument peut paraître basique. Plutôt que de voir votre Jules seulement le soir et le week-end, vous pouvez profiter d’autres moments pour le voir et avoir des petits moments de complicités supplémentaires.
  • Vous pouvez adapter votre emploi du temps. Si certaines entreprises peuvent s’avérer peu flexibles quant aux vacances, congés, horaires, il est plus facile de mettre en place une organisation flexible qui vous permette de profiter au maximum de votre couple tout en vous assurant que l’entreprise avance.

Les inconvénients qui peuvent conduire votre couple à une impasse.

Les avantages sont nombreux à travailler avec son conjoint mais la situation peut rapidement devenir intenable.

  • Vous pouvez ramener vos problèmes de couple au bureau. Vos soucis de couple peuvent rapidement affecter l’entreprise notamment quand ils occupent l’esprit des deux conjoints. Plutôt que d’avoir un seul élément perturbé dans l’entreprise, les deux peuvent se retrouver à produire moins et affecter la progression de l’entreprise. La motivation du conjoint peut s’en retrouver affectée.
  • A l’inverse, vous pouvez ramener vos problèmes à la maison. Si votre conjoint peut vous apporter de l’aide supplémentaire en cas de besoin, les situations rencontrées peuvent vite affecter la sphère privée. Après avoir travaillé toute une journée ensemble, impossible de se reposer au foyer puisque vous continuer de parler de ce qui vous est arrivé aujourd’hui au travail, sans avoir l’objectivité habituelle du conjoint.
  • En cas de conflits professionnels, la situation peut devenir difficile à gérer. Même si vous considérez votre conjoint comme un salarié à part entière, il peut rapidement s’avérer compliqué de prendre certaines sanctions. Lui enverrez-vous un recommandé comme à chaque salarié en cas de faute ? Etes-vous prêt à le licencier et à accepter les conséquences (au moins financières) d’une telle décision ? Autant de situations qui peuvent devenir réelles.
  • Si l’entreprise va mal, vous êtes tous les deux en danger. L’une des grandes difficultés à entreprendre ensemble est le risque qui pèse pour le couple en cas de difficultés. Si dans un couple « traditionnel », l’un pourra subvenir au besoin de l’autre en cas de difficultés, dans cette situation tous les œufs se retrouvent dans le même panier. Le stress généré dans ce cas sera supérieur.
  • Une difficulté à trancher en toute impartialité. Dans le cas d’un conflit entre votre conjoint et un autre collaborateur, la situation peut également rapidement déraper. Déjà parce que votre autre salarié peut ne pas vouloir faire appel à vous alors qu’il le devrait ou encore penser que vous serez partial.
  • Une situation qui peut devenir usante pour le couple. A trop se voir tout le temps, le couple peut rapidement s’en trouver affecté. Matin, jour, nuit, vous ne cessez de voir votre moitié et votre couple pourrait rapidement battre de l’aile. Vous ne désirez plus voir votre conjoint en rentrant à la maison et diminuez vos efforts. Une routine peut vite s’installer et le sentiment de désirabilité s’envoler.
  • Un sentiment de frustration et d’injustice peut naître.  Vous refusez une augmentation à votre conjoint ? Posez-vous les bonnes questions car vous êtes peut-être en train de moins bien traiter votre partenaire que vous ne le feriez avec un autre salarié. Si les exigences doivent être les mêmes qu’avec un autre salarié, les avantages doivent également être les mêmes.

Alors que choisissez-vous ?

Ces acteurs et actrices qui ont lancé leur entreprise ou leur marque

Si les dirigeants et notamment les créateurs d’entreprise sont de plus en plus devenus des stars dans les médias, via le succès de leur produit ou de leur service, d’autres personnalités venues d’autres secteurs ne sont pas en reste. Des célébrités politiques, de la chanson, du cinéma ou encore de la télévision sont prêtes aujourd’hui à se lancer dans l’entrepreneuriat et à créer leur propre entreprise. Des acteurs et des actrices, faisant preuve de polyvalence et ayant le sens des affaires, ont ainsi réussi à mettre en place leur entreprise, parfois en construisant de véritables empires. Zoom sur ces hommes et femmes du petit eentreprise ou leur marquet grand écran qui assouvissent leur passion entrepreneuriale.

Edward Norton

Célèbre pour ses rôles marquants dans American History X et Fight Club, à la fin des années quatre-vingt-dix, l’acteur américain aux multiples facettes, Edward Norton s’est lancé également dans l’aventure entrepreneuriale. Avec son épouse, en 2009, Shauna Robertson et les frères Wolfe, il a créé une plateforme de crowdfunding, intitulée CrowdRise, qui aide les gens à développer et collecter des fonds pour des œuvres de bienfaisance. En seulement trois ans, la plateforme devient l’une des plus importantes au monde en matière de financement participatif, en collectant environ 100 millions de dollars par an pour plus de 15 000 organismes.

En 2017, l’acteur vend la société à son grand concurrent, GoFundMe. Son désir d’entreprendre ne s’est pas arrêté là puisqu’il a cofondé en 2015, la jeune pousse EDO, avec Jim Breyer, investisseur en capital-risque et Daniel Nadler, créateur de Kensho Technologies, la célèbre société privée d’intelligence artificielle. La start-up développe un service de mesure et d’analyse de données, permettant d’estimer l’efficacité et l’influence des publicités télévisées sur le comportement des consommateurs. Ces renseignements sont extraits des sites et moteurs de recherches dans lesquels les internautes naviguent. L’acteur a conclu il y a peu une levée de fonds de plus de 12 millions de dollars auprès de la société de private equity, Breyer Capital, pour assurer le développement de son entreprise.

Jessica Alba

Élue femme la plus sexy du monde par le magazine FHM en 2007 et connu pour son personnage de La Femme invisible dans le film Les Quatre Fantastiques, l’actrice Jessica Alba est devenue en quelques années une business woman et a réussi à construire un véritable empire, avec The Honest Company spécialisée dans les produits naturels et écologiques pour les enfants et pour la maison ainsi que Honest Beauty, sa marque de cosmétiques. Elle a l’idée de créer The Honest Company en 2011, à la suite de problèmes d’allergies de ses deux filles, provoqués par des produits aux ingrédients toxiques. Elle a décidé ensuite de lancer en 2015, sa deuxième société dans la même lignée que la première, mais réservée exclusivement aux femmes, avec des crèmes et du maquillage.

En seulement un an, The Honest Company réalise 10 millions de dollars de vente, puis en 2013, un chiffre d’affaires de plus de 150 millions de dollars. Mais la femme d’affaires fait face à quelques polémiques sur ses produits, notamment sur leur composition et leur inefficacité. Pour faire face à ces différents bad-buzz, l’entreprise a décidé d’informer ses clients via des tutoriels et en changeant sa gamme de produits assez souvent pour assurer le contrôle de la qualité et susciter l’attractivité. Une stratégie qui marche puisque la société est valorisée plus d’1,7 milliard de dollars en 2016 et elle est convoitée par la multinationale anglo-néerlandaise, Unilever, qui souhaitait la racheter pour 1 milliard de dollars. Basée uniquement sur le marché américain, The Honest Company souhaite se lancer en Europe au printemps 2019.

Georges Clooney

Figure emblématique du cinéma américain, mondialement connu pour son rôle de Doug Ross dans la série télévisée, Urgences et pour ses participations aux publicités de la marque de café en dosette, Nespresso, Georges Clooney s’est lui aussi décidé à s’engager dans l’entrepreneuriat. En 2013, il lance avec deux de ses amis, hommes d’affaires dans le divertissement et l’immobilier, Rande Gerber et Mike Meldman, une société qui propose sa propre marque de tequila haut de gamme, prénommée Casamigos. La boisson alcoolisée est produite par une distillerie à Jalisco, au Mexique.

La marque connaît alors une croissance annuelle en 2015 et 2016, de 58 % et des ventes en hausses, passant de 120 000 caisses en 2016 à 170 000 en 2017. Diageo, la plus importante firme sur le marché des alcools et spiritueux décide de la racheter pour la somme d’un milliard de dollars. Un énorme bénéfice pour les trois fondateurs puisqu’ils n’avaient investi que 600 000 dollars chacun au lancement de l’entreprise.

Ces différentes personnalités au-delà de leur talent de comédien et comédienne ont réussi à prospérer en tant qu’entrepreneurs. D’autres gravitent autour de l’univers entrepreneurial, notamment en investissant dans des entreprises innovantes qui leur tiennent à cœur de par leur engagement ou leur personnalité.

Leonardo Dicaprio

Fervent défenseur de l’environnement, il a notamment investi dans plusieurs sociétés et jeunes pousses alliant innovation et écologie comme Rubicon Global et Runa. La première est une firme américaine de recyclage et de traitement des déchets basée sur le cloud. Via une plateforme B2B, elle analyse le flux de déchets de ses clients, fournissant des données aux camions de gestion des déchets, dans le but de réduire les coûts de stockage et de transports. Quant à la deuxième entreprise, elle est spécialisée dans les boissons bio, toutes fabriquées à base d’ilex guayusa, une plante contenant de la caféine que l’on trouve au cœur de l’Amazonie équatorienne. Celle-ci est cultivée par des agriculteurs équatoriens et l’entreprise a d’ailleurs été fondée pour les soutenir via le commerce équitable.

Ashton Kutcher

Il  a fondé deux fonds de capital-risque, A-Grade Investments en 2010 et Sound Ventures en 2014 pour soutenir des start-up de la Tech. Il a notamment investi dans Skype, Spotify, Airbnb ou encore Uber, des entreprises qui sont devenues au fil des années, des pointures dans leur secteur.