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Une erreur de gestion peut-elle devenir une véritable innovation ?

Dans le monde de l’entreprise, les erreurs font partie du quotidien. Cependant, certaines d’entre elles peuvent se révéler intéressantes, et même innovantes pour le business. Quelles sont donc ces erreurs devenues des forces et comment en faciliter l’apparition au sein d’une société ?

Le principe de la sérendipité innovationnelle

La sérendipité est une découverte ou une invention réalisée grâce à un hasard favorable. Lorsqu’une création est faite suite à une erreur de gestion, on parle alors de sérendipité innovationnelle, ou de zagigacité.
Dans l’étude intitulée  » Comment les innovations surgissent vraiment dans les entreprises ? «  , les consultants Alan Robinson et Sam Stern estiment que la sérendipité est l’une des sources majeures d’innovation parmi les sociétés. Elle est la rencontre de deux phénomènes. Une erreur heureuse, provoquant un effet inattendu, et la sagacité de l’observateur, à même de comprendre comment en tirer profit. 

Il s’agit d’un élément moteur au sein du processus d’innovation. Les créations apparaissent en effet souvent suite à des tâtonnements, des erreurs ou des approximations, mais encore faut-il être en mesure d’en prendre conscience. Dans le monde de l’entreprise, la sérendipité peut être valorisée, et même encouragée, afin de profiter de ses avantages en terme de business.

Des produits nés d’erreurs de gestion

Tous les créateurs ont un jour réalisé une découverte à partir d’une erreur : on connaît des exemples célèbres comme l’invention de la tarte Tatin ou la découverte de la pénicilline.
Les entrepreneurs aussi ont vu certaines de leurs réussites naître d’erreurs de gestion. Le Téflon est mis au point en 1938 par Roy Plunkett, après s’être trompé dans son protocole en voulant mettre au point un nouveau réfrigérant. Le Kevlar, matériau hyper-résistant, est né également d’une erreur en laboratoire. 

Une autre erreur célèbre devenue innovation est la création de l’imprimante à jet d’encre par Ichiro Endo dans les locaux de la firme Canon, après un accident mettant en contact un fer à souder et une seringue d’encre. En 1999, la société Novatec met au point le Code à Bulles en exploitant une erreur majeure survenue lors d’une expérience. Les exemples de ce type sont nombreux, mais le hasard ne fait pas tout : quand une erreur favorable se produit, il faut encore pouvoir la comprendre et l’exploiter au mieux.

Les entreprises qui favorisent les innovations heureuses

Dans une entreprise, la sérendipité peut être provoquée afin d’engendrer des innovations. Le rapport Robinson & Stern mentionne trois idées de gestion pour atteindre ce but. La première est d’encourager parmi les salariés les initiatives personnelles et le travail empirique. La deuxième est d’expliquer en amont le processus de la sérendipité innovationnelle. La troisième est enfin d’encourager les prises de risques des employés. 

Plusieurs grandes sociétés plébiscitent cette approche, comme la multinationale Procter & Gamble spécialisée dans les produits de beauté et d’hygiène. Le conglomérat américain 3M favorise la prise d’initiative des salariés en leur laissant 20 % de leur temps pour mener des recherches personnelles : c’est ainsi que deux de ses chimistes ont inventé le Post-it en 1974. Dans le même esprit, Orange développe en France un système d’innovation sociale, IdClic, pour permettre aux employés de proposer des idées originales.

L’échec : fondement du succès ?

Comme le disait Socrate « La chute n’est pas un échec. L’échec est de rester là où on est tombé ». Il existe beaucoup d’adages comme celui-ci sur l’échec qui disent tous à peu près la même chose : il est rare de toucher le jackpot du premier coup. Souvent, les grands hommes et femmes de notre histoire sont passés par des traversés du désert, des coups du sort ou des faillites avant de se voir auréoler de succès. Voici quatre entrepreneurs talentueux qui ont aussi connu des échecs.

Xavier Niel

Le Steve Jobs français, comme le surnomme certain, a fondé Free en 1999 à seulement 32 ans. Aujourd’hui dixième fortune de France, Xavier Niel a débuté dans des affaires pas très reluisantes. Il abandonne Math Sup en 1984 pour se consacrer au Minitel. Petit génie de l’informatique, il crée et pirate des bases de données puis se lance dans le Minitel rose pour gagner sa vie durant ses jeunes années. Après quelques ennuis avec la justice en 2004, il revient sur le devant de la scène en 2012 en lançant Free Mobile. Non content d’être un géant d’internet, Xavier Niel se lance dans l’éducation en 2013 avec son école nommée 42. Une école gratuite qui veut former 1000 étudiants en informatique chaque année. L’ambition du chef d’entreprise est justement d’offrir une seconde chance à des jeunes exclus du système scolaire.

Marc Simoncini

Marc Simoncini est aujourd’hui un des leaders de l’internet en France. Son site de rencontre Meetic rassemble plus de 42 millions d’utilisateurs dans le monde. Son chiffre d’affaires du site s’estime à 126,1 millions d’euros sur les neuf premiers mois de 2013. L’entrepreneur reste modeste et déclare en 2002 au magazine L’Expansion : « Je n’ai eu que des échecs avant de réussir » et explique notamment avoir été ruiné après avoir revendu ifrance à Virgin.

Tristan Lecomte

Ce chef d’entreprise, pas comme les autres, a eu le flair de miser très tôt sur le commerce équitable. À son retour du Brésil en 1999, il fonde Alter Eco, une entreprise spécialisée dans l’importation et la distribution de produit équitable. En 2009, le chiffre d’affaires dépasse les 15 millions. Avant d’être leadeuse dans son domaine, l’entreprise a d’abord connu un revers avec la faillite des boutiques particulières Alter Eco.

Lecomte explique dans le magazine Dynésens  « Il m’a fallu quatre ans pour retrouver le salaire que j’avais chez l’Oréal. Parfois, je ne pouvais pas tirer 15 euros avec ma carte bleue. J’ai même du vendre mon studio pour éviter la faillite ».

Harry S. Truman

Le 33ème président des États-Unis lui-même a fait face à plusieurs échecs avant d’atteindre la fonction suprême. Il est le seul président états-unien à ne pas avoir de diplôme universitaire. S’il commence un diplôme de commerce puis de droit à l’université du Kansas, il doit rapidement abandonner pour gagner sa vie. Dans les années 20, il monte avec un associé le magasin Truman and Jacobson qui ferme dès 1925. Ces débuts dans la politique ne sont pas plus glorieux et c’est très difficilement qu’il est élu sénateur du Missouri en 1934. Il devient pourtant président en 1945, puis est réélu en 1948 pour un second mandat. Truman a notamment créé la CIA et participer à la fondation de l’OTAN.

L’échec : un tabou en France

La plupart des d’entrepreneurs français soulignent que l’échec reste quelque chose de tabou en France. Pour démystifier ce passage presque obligé, certains patrons comme Marc Simoncini ont décidé d’écriture un livre (Grandeur et décadence des stars du net) et de donner des conférences sur le sujet dans les grandes écoles. D’autre comme Philippe Rambaud, ex-directeur de Danone, ont fondé des associations pour aider les entrepreneurs. Rambaud est à l’origine de 60 000 rebonds : une organisation destinée à  aider les entrepreneurs dans les périodes post-faillites. Et si en plus d’être un vecteur de réussite, l’échec était aussi un vecteur d’entraide.

Le meilleur moment pour créer son entreprise

La période actuelle fait que nombre de personnes sont frileuses pour créer leur entreprise alors que d’autres pensent que c’est la meilleure période pour s’insérer dans une niche ou profiter d’une opportunité.

Selon un sondage réalisé par Opinionway, près de 850.000 entreprises ont été créées en 2020 en France, soit presque 35.000 de plus qu’en 2019. Mais ce sont surtout les entreprises individuelles qui ont été créées . Leur nombre a en effet progressé de 6 %, à 630.000. Les créations d’autres types d’entreprises sont, elles, restées stables l’an passé, ce qui, pour une année de crise, est déjà en soi une performance remarquable, alors que l’activité économique a chuté de près de 10 %.

On s’imagine naturellement qu’il y a une bonne période pour créer son entreprise. On s’imagine souvent qu’il est idéal de se lancer en période de croissance, qu’il est nécessaire d’être âgé de la quarantaine voire la cinquantaine, d’avoir économisé un bon capital et de posséder un réseau relationnel développé pour se lancer. Mais qu’en est-il réellement ?

Les périodes de crise : une mauvaise période ?

On s’imagine trop souvent qu’il est plus difficile de se lancer en période de crise. Cela peut s’avérer exact sur certains points car les budgets de communication, achats (…) pourront être réduits. Mais plusieurs raisons peuvent vous inciter à penser autrement :

• Il s’agit aussi des moments où les habitudes d’achats ou de consommation vont se transformer et où certaines sociétés et particuliers remettront à plat celles-ci. Vous pourrez proposer votre offre comme une alternative et peut être arriverez vous à imposer votre offre.

• Aussi, les périodes de crise sont des moments où la présence médiatique de la plupart des acteurs se fait moins forte, ils laissent donc la place à de nouveaux entrants souhaitant se faire connaître.

• Elles sont également des périodes où il est nécessaire d’optimiser chaque dépense afin qu’elle ne s’avère pas inutile et faire les bons paris. Ces périodes vous permettront de roder avec peu de moyens votre manière de gérer.

• Enfin, et peut-être un peu malheureusement, des acteurs disparaissent et laissent des places … qui sont donc à prendre.

Et ce constat se vérifie puisque l’on constate qu’une très grande partie des acteurs majeurs d’aujourd’hui sont justement nés dans la crise. Il suffit de regarder les années 2000 pour faire ce constat car ce ne sont pas moins que les Google (1998), PriceMinister (aout 2000), Venteprivée (2001) ou encore le petit dernier Facebook (2004) qui sont nés lors de cette période. De manière identique, la crise de 2008 devrait connaître son lot de futurs géants.

Etre jeune, un souci ?

Créer le plus tôt possible ?

La plupart des gens pensent qu’il est nécessaire d’avoir une expérience professionnelle conséquente, d’avoir acheté sa maison et d’avoir fait des années d’économies pour se lancer. Comme le signalait Yvon Gattaz, ancien président du CNPF (actuel MEDEF) lors d’une de nos interviews, la réalité est cependant souvent différente. Selon lui il est intéressant de « créer le plus tôt possible ! » car en entrepreneuriat « l’expérience n’est que peu utile ».

Ce dernier démontre, à l’inverse, par une théorie qu’il a appelé « l’escalier du risque » que le goût du risque s’atténue avec le temps et ne remonte jamais. On part ainsi du haut de l’escalier puis on descend au fur et à mesure des marches du fait de l’accumulation de diplômes, puis de la carrière (et de la difficulté de repartir à zéro et l’entourage dont on se demande ce qu’il va penser) pour arriver à une troisième marche avec le mariage, les enfants et la maison à rembourser. Précisons tout de même que lors de cette interview, l’expérience dans le monde professionnel lui semblait tout de même une bonne option. 

Quelle est la crédibilité de l’âge ?

D’autre part, on peut penser à la crédibilité donnée par l’âge. Les nombreux exemples de jeunes comme le fondateur de Facebook qui sont aujourd’hui des leaders de leur secteur tendent à prouver qu’il ne s’agit pas d’un point déterminant. Ceci surtout quand on parle de nouvelles technologies ou de nouveaux usages où l’âge peut à l’inverse desservir la crédibilité d’une solution.

Alors finalement on l’aura bien compris, il y aura toujours des partisans pour créer son entreprise en période de croissance et d’autres en période de crise. Des partisans également pour créer son entreprise quand on est bien installé. Mais finalement, le plus important n’est-il pas la capacité du dirigeant à adapter son produit en fonction des besoins actuels et futurs du marché ? Sa capacité à le vendre ? Ou encore sa capacité à se projeter dans l’avenir et bien gérer son entreprise ?

Vendre son entreprise ou pas ?

Vendre son entreprise est un processus complexe qui nécessite une attention particulière et plusieurs mois de préparation. Le parcours de tout cédant est jalonné d’obstacles et de pièges. Est-ce le bon choix ? Quelles sont les raisons qui peuvent motiver un tel choix ? À quel moment faut-il céder son entreprise ? Il faut toujours observer les différentes possibilités car les circonstances, comme on peut le voir avec la pandémie peuvent nous conduire à précipiter la vente de son entreprise. Il est donc judicieux d’y réfléchir en  amont.

Les raisons évoquées par les entrepreneurs

Toute entreprise finit par disparaitre ou par être rachetée. Contrairement aux idées reçues, la retraite n’est pas la principale raison de la cession d’entreprise. Généralement, les chefs d’entreprise évoquent les raisons suivantes : problèmes de santé, Burn-out professionnel, luttes internes, décès, problèmes familiaux (divorce, séparation, etc.), héritiers incompétents dans le domaine de la gestion, perte des parts du marché, etc. Les raisons évoquées lors de la transmission d’entreprise prouvent que parfois il est difficile de prévoir cette décision. Il est donc très important de prévoir un véritable plan de cession pour parer aux éventualités.

Que faire en temps de crise financière généralisée ?

Jusqu’à présent, de nombreuses entreprises ne se sont pas encore remises de la crise financière qui a secoué les marchés depuis 2008. Certains dirigeants de PME voient les perspectives s’assombrir et les résultats se détériorer. Dans ces conditions, ils se découragent et décident de céder leur entreprise. Certes, cette motivation est compréhensible, mais elle est dangereuse. Un acquéreur averti peut comprendre le peu de perspectives qu’offre une entreprise vendue dans ces conditions.

Si vous pensez vendre votre entreprise en masquant les chiffres, sachez que vous perdez toute crédibilité lorsque l’acquéreur se rend compte de votre supercherie après un audit. Si la supercherie est découverte après la cession, vous courez droit au procès. Selon le secteur d’activité, la crise financière peut ne pas avoir un impact considérable sur le prix de cession. D’ailleurs, c’est au cours de cette période que de nombreux cadres expérimentés s’intéressent à la reprise des PME. Le contexte fiscal actuel est aussi un plus pour ceux qui envisagent la cession de leur entreprise. Le plus important c’est d’être honnête et de prendre les dispositions qu’il faut pour que le futur acquéreur soit informé sur l’état de l’entreprise avant de passer à l’acte de cession.

L’expérience rend parfois sceptique sur le sujet

Après lecture de l’article « An Acquisition Is the End of a Dream » publié en 2013 dans le magazine INC, on se rend compte que certains entrepreneurs ont de bonnes raisons d’être sceptiques sur la décision de vendre leur entreprise. Cet article porte sur une entrevue avec Jake Lodwick, le cofondateur de Vimeo. Aujourd’hui, il est le fondateur de Elepath, une entreprise spécialisée dans la création d’applications iOS.

Au cours de cette entrevue, il partage son expérience lorsque Vimeo a été vendu en 2006 à Connected Ventures. Il raconte que cette cession était un cauchemar pour lui, car il n’était pas prêt à vivre une telle aventure. Il avait l’impression d’avoir perdu le contrôle et éprouvait des difficultés à user de sa créativité en raison des réunions qui s’imposaient à l’époque. Certains projets mis en place avec son équipe d’alors ont été abandonnés. Selon Jake Lodwick, il ne faut jamais vendre son entreprise si l’on croit réellement à son potentiel.

Mieux vaut tout planifier à l’avance

Il est recommandé de planifier la cession plusieurs années à l’avance afin qu’elle puisse se dérouler dans les meilleures conditions. L’entrepreneur qui décide très tôt de prendre son sort en main aura plus de chances de maîtriser le processus de cession et de bien vendre. Ainsi, il pourra s’attirer plusieurs candidats. Dans tout processus de cession, la mise en concurrence permet de rassurer les potentiels acquéreurs et d’obtenir un meilleur prix. L’organisation mise en place donne une indication de la qualité de gestion de l’entreprise. Chaque détail est parfaitement sous le contrôle du dirigeant. La corrélation de l’ensemble du processus est souvent plus pertinente que le contexte économique ambiant, qui est d’ailleurs imprévisible.

7 conseils pour éviter l’épuisement et être plus efficace

Il s’agit d’être efficace pour pouvoir vivre sa vie professionnelle non pas comme une corvée mais comme un challenge. Vous vous sentez épuisé après une journée de travail ? Vous avez constamment l’impression d’être submergé et d’agir dans l’urgence ? Attention au burn-out et éviter l’épuisement. Ce coup de pompe généralisé peut vous faire perdre pied dans tous vos projets et être préjudiciable à votre activité.

Pour éviter cette intolérable sensation d’épuisement professionnel et conserver intacte sa capacité de réaction et d’innovation, voici comment faire.

Clarifier votre rôle

Contrairement à ce que beaucoup pensent, l’une des meilleures façons d’améliorer son efficacité (et donc sa valeur !) consiste à clairement définir les limites de son rôle et de ses attributions. Proposer son aide sur un projet est évidemment une qualité appréciable, mais elle peut aussi s’avérer préjudiciable si cela empêche d’assumer ses propres responsabilités.

Refuser certaines tâches ou sollicitations

Apprendre à dire non intelligemment est aujourd’hui une vraie force. En informant vos interlocuteurs des projets sur lesquels vous planchez déjà et en refusant leurs sollicitations, vous tirerez un meilleur parti de votre temps de travail. L’enjeu étant d’apprécier objectivement votre charge de travail actuelle avant d’en accepter de nouvelles.

Réviser vos objectifs

Inutile de vous éparpiller. Au final, seuls les objectifs réalisables sont vraiment utiles. S’ils sont hors de portée ou trop nombreux, vous aurez souvent l’impression de ne pas avancer. Ce qui mène tout droit au découragement, au surmenage et à l’épuisement. Prenez le temps de lister vos objectifs et d’en discuter avec vos collaborateurs ou votre entourage. Faites le point pour déterminer ceux qui sont prioritaires (et à quelle échéance ?) et agissez en conséquence.

Partager votre charge de travail et gérer le temps

Il est rigoureusement impossible de tout gérer soi-même. Prospection, définition et développement des projets, réalisation et mise en œuvre, suivi, comptabilité, etc., un seul homme ne peut généralement pas tout faire. Il est donc important de savoir déléguer certaines tâches chronophages et celles pour lesquelles vous n’avez toutes les compétences requises. En perdant du temps à vouloir tout gérer, vous vous épuisez.

Savoir gérer votre temps

La gestion du temps de travail est déterminante pour être efficace et mener à bien ses projets ou ses missions. Lorsque l’on vous demande de gérer une urgence, vérifiez auprès de votre interlocuteur s’il attend un retour dans l’heure qui suit (alors, il s’agit vraiment d’une urgence) ou bien dans la journée, ou plus tard encore. Evitez autant que possible de suspendre vos activités en cours pour répondre à une sollicitation a priori « urgente ». Car tout le monde n’a pas la même définition de l’urgence.

Savoir vous arrêter

Attendre d’être complètement épuisé pour prendre des congés fait courir le risque de perdre la concentration et l’énergie nécessaires pour donner le meilleur de soi-même. Il convient donc de programmer ses congés autant que possible longtemps à l’avance afin d’anticiper et de pouvoir vraiment se reposer. Cela permet de mieux planifier la charge de travail et surtout cela évite d’emporter du travail en vacances ou d’être contraint de répondre à des emails ou des appels téléphoniques sans arrêt.

Prévoir des pauses

Pour garder les idées claires, il est important de savoir lever le nez du guidon et de prendre le temps d’aller marcher, de papoter, de s’oxygéner, d’écouter de la musique, de faire du sport, etc. Cela permet de prendre du recul sur ses projets et de les mener à bien dans les meilleures dispositions.

Apprendre à travailler plus efficacement, simplement en prenant le temps de le faire, est une donnée capitale pour réussir dans votre activité.

Trouver de l’argent, et vite ! Comment faire ?

Quelles sont les solutions pour trouver de l’argent et pouvoir ainsi financer son projet de création d’entreprise ? Quels peuvent être les apporteurs de fonds à privilégier lors du lancement de son projet entrepreneurial ?

Contrairement aux préjugés  et à toute attente le nombre de création d’entreprises n’a pas chuté. Bien au contraire, il est donc nécessaire pour tous ces entrepreneurs de trouver des fonds pour se lancer dans la bataille du renouveau que nous impose la pandémie. Mais on le sait bien sans le nerf de la guerre que représente l’argent, il est difficile de pouvoir se développer et surtout de se lancer. Il est donc crucial de faire un tour d’horizon des différentes possibilités et surtout de ne pas baiser les bras si le chemin est ardu.

Les business angels comme solution numéro une

Avant d’évoquer les (nombreuses) autres solutions qui s’offrent aux créateurs d’entreprise désireux de dénicher des fonds pour leur projet, il est nécessaire d’aborder le cas des business angels. Marc Simoncini, Xavier Niel, Jacques-Antoine Granjon, tous ces noms vous disent quelque chose en rapport avec leur entreprise respective. Mais ces grands entrepreneurs sont également des apporteurs de fonds très importants, des financiers capables d’encourager de nombreuses start-up innovantes dans le développement de leurs idées et la commercialisation de leurs inventions.

En toute évidence, les business angels sont donc ces entrepreneurs ayant réussi. Cependant, ils restent désireux d’aider à la création d’entreprise en apportant des fonds qui peuvent être conséquents selon les besoins. Et cette solution demeure la solution privilégiée par tous les créateurs d’entreprise en quête de fonds. A noter tout de même que de nombreux organismes peuvent également palier aux besoins de financement des entrepreneurs aujourd’hui, des organismes tant privés que publics mais qui assurent ce rôle avec brio. Les business angels sont la solution privilégiée en général, mais le gouvernement actuel met tout en œuvre pour incarner également une source de financement conséquente et non négligeable, à destination des entrepreneurs en devenir.

Trouver de l’argent, oui mais comment ?

Les sources de financement sont nombreuses (business angels comme évoqué précédemment, fonds d’investissement privés ou publics, financement participatif et tant d’autres possibilités encore), mais les projets d’entreprise qui se battent pour obtenir ces financements, également. Bien que le nombre de création d’entreprises ait globalement reculé sur l’année 2015, les idées qui ne demandent qu’à aboutir n’en restent pas moins nombreuses. Nous savons donc où trouver de l’argent, vers qui se tourner pour obtenir des fonds, mais comment faire pour qu’une demande aille jusqu’au bout ?

L’originalité est aujourd’hui la solution principale pour un entrepreneur désireux de trouver des fonds le plus rapidement possible. Un projet innovant et original, une idée nouvelle, un dossier de présentation qui sort des sentiers battus, tous ces éléments peuvent faire de votre projet d’entreprise celui retenu dans l’esprit des personnes les plus à même de vous fournir les financements. N’hésitez donc pas à opter pour cela, à tout mettre en œuvre pour que votre projet, quoi que pas nécessairement novateur à l’extrême, retienne l’attention des personnes à qui vous allez devoir vous adresser.

Ces dirigeants qui ont fait un burn-out

Les chefs d’entreprise portent sur leurs épaules un poids considérable et peuvent facilement basculer dans un état dépressif dangereux pour leur santé et pour leur business. Pourquoi ces dirigeants font-ils un burn-out ?

Pourquoi les patrons n’avouent-ils jamais leur burn-out ?

L’observatoire Amarok livre, propose une étude sur le burn-out des dirigeants ou ce qu’on appelle la « dépression patronale ».

L’OMS définit le burn-out (ou épuisement professionnel) comme « un syndrome résultant d’un stress chronique au travail qui n’a pas été géré avec succès ». Il ne touche pas uniquement les travailleurs salariés. Avant la crise de la COVID-19, 17,5 % des dirigeants de TPE-PME étaient concernés, soit environ 560 000 dirigeants. Les facteurs de risque diffèrent entre le salariat et l’entrepreneuriat. S’il n’est pas détecté dès les premiers signes, l’épuisement professionnel (physique, émotionnel et mental) peut conduire à une rupture physique (maladies cardio-vasculaires, cancers, paralysies…) conduisant à une incapacité de travail.

Les modèles patronaux dans le monde sont aujourd’hui très médiatisés : Bill Gates, Michel Dell, Steve Jobs,  Prince el Walid, etc. En fait, cette médiatisation véhicule une image indestructible du patron qui puise sa force dans un état mental et psychologique très fort. Si le dirigeant a le droit d’échouer, il n’a certainement pas le droit de « craquer » mentalement parlant.

Ce sont là les nouveaux diktats de l’univers professionnel. L’échec est même perçu comme une seconde force, comme l’occasion de rebondir en ayant appris de ses erreurs. La dépression est une toute autre histoire. C’est même la ligne à ne pas franchir, au risque de ternir son image voire celle de son entreprise. Elisabeth Guillaumond, désignée Top Manager de l’année à la tête de Fabrix et spécialiste de la menuiserie aluminium à Poitiers, avoue flirter avec le burn-out depuis ses débuts. Cette patronne de PME fait bien partie des rares à aborder ce sujet qui reste tabou.

Quelles sont les causes psychologiques du burn-out ?

Les causes psychologiques du burn-out patronal sont plus nombreuses qu’on ne le croit :

  • le désir d’excellence caractérise les patrons trop acharnés sur leur travail. Ce profil de chef d’entreprise refuse tout type d’échec même partiel. Citons alors l’exemple de Bernard Loiseau, le premier chef cuisinier côté en bourse. Il finit toutefois par se donner la mort en 2003 suite à une rétrogradation de 19/20 à 17/20.
  • le refus de nuire aux autres même si cela est parfois nécessaire pour l’entreprise. Devoir licencier des salariés est souvent vécu avec beaucoup d’amertume et de remords. C’est le cas d’Arnaud Dupuis qui a dû licencier 300 employés sur 600 et a fini avec une sévère dépression qui l’a contraint à 6 mois de repos intensif.

Quelles sont les causes physiques du burn-out ?

La première cause physique du burn-out est de toute évidence : le manque de sommeil. Mais il reste difficile de déterminer s’il s’agit de la cause ou d’une conséquence. En effet, les patrons ont tendance à dormir moins pour pouvoir travailler plus. Malheureusement, le manque de sommeil atténue l’attention et l’efficacité nécessaire à l’accomplissement du travail.

Dormir moins (ou mal) crée chez le patron une fatigue chronique qu’il ne pourra jamais gérer à long terme et qui aura de très mauvaises répercussions sur son travail. Dans son rôle de leader, le chef d’entreprise doit jouir d’un esprit vivace, d’une capacité à réagir au plus vite et à trouver des solutions. En cas de fatigue chronique, ce sont toutes ces facultés qui sont touchées.

A savoir : Cela peut sembler paradoxal, mais prendre le temps de se reposer et de se faire plaisir est la clé de réussite entrepreneuriale. Pour éviter le burn-out, il faut absolument s’organiser et se détacher émotionnellement des soucis professionnels. Ou du moins essayer de le faire… jusqu’à ce que ça devienne naturel !

7 conseils pour lutter contre la solitude de l’entrepreneur

Dans le cadre de son activité professionnelle, l’entrepreneur, bien qu’il ait de nombreux collaborateurs, il peut vite se sentir esseulé. Le chef d’entreprise, impliqué dans les tâches que sa vie professionnelle lui impose, peut tomber dans le cercle vicieux de l’isolement. Il reste primordial, de multiplier les solutions pour éviter cette sensation d’isolement qui plane sur l’entrepreneur. Savoir s’entourer reste la clé pour tout entrepreneur quel qu’il soit. Il est bien évident qu’avec le confinement, les échanges aux terrasses des cafés ont pris tout leur sens. Voici quelques conseils pour lutter contre la solitude de l’entrepreneur.

Entretenir la relation avec vos collaborateurs via les réseaux sociaux

Qu’il s’agisse de réseaux sociaux classiques comme Facebook ou Twitter, ou plutôt professionnels comme LinkedIn, le chef d’entreprise se doit de rester en contact avec ses collaborateurs. Ces prises de contact doivent s’effectuer en-dehors du cadre classique de l’entreprise. Cela vous permet de vous détacher un peu des relations hiérarchiques classiques pour aller vers un rapport plus léger, plus personnel. Parce que les relations avec vos collaborateurs sont également importantes en-dehors de l’entreprise, n’hésitez pas à vous investir sur les réseaux sociaux et entretenir une relation avec vos collègues, vos connaissances issues d’autres entreprises.

Le sport pour lutter contre la solitude

Le sport (comme le running ou le cyclisme) peut être une bonne alternative contre la solitude et ne se pratique pas obligatoirement seul. Le célèbre Marathon de Paris en est la preuve puisqu’il met en place, depuis quelques années, une course destinée aux employés d’entreprises désireux de relever ce défi ensemble. Alors pourquoi ne pas organiser des sessions de course à pied, de cyclisme ou de tout autre sport avec vos collaborateurs ?

Les événements professionnels peuvent accroître votre réseau

Dans cette lutte contre la solitude de l’entrepreneur, l’ensemble des événements professionnels permettent de rencontrer toujours plus de nouvelles personnes travaillant dans des entreprises différentes et de tous secteurs. Les événements professionnels semblent donc une source inépuisable pour entretenir des relations et donc se prémunir de la solitude. Il faut dire qu’avec la pandémie, les événements ont disparu de nos habitudes et nous avons soif de les retrouver pour dialoguer et s’enrichir des autres.

La vie personnelle de l’employeur

Malgré la difficulté que peuvent rencontrer certains entrepreneurs à distinguer et à délimiter la vie professionnelle de la vie personnelle, cette dernière reste toutefois très importante surtout dans votre combat contre le sentiment de solitude. Votre vie personnelle ne doit pas être négligée. Au même titre, que les relations avec vos collaborateurs, vos relations affective, familiale et amicale doivent être aussi entretenues. Il est donc important de leur consacrer du temps, car d’une part, vous n’éprouverez pas ce sentiment de solitude, et d’autre part, cela vous permettra de prendre du recul par rapport à votre profession et donc d’avoir un regard un peu moins fermé sur votre travail et sur votre créativité.

Les moments de partage entre collaborateurs

Parce que le travail ne devrait pas constituer le seul lien entre vous et vos collaborateurs, il semble recommandé d’organiser des moments de partage avec eux. Autour d’un verre après la journée de travail, dans le cadre d’une activité de loisirs ou dans bien d’autres situations, encore, n’hésitez pas à passer des moments avec vos collaborateurs dans un esprit de partage et de détente. L’ambiance au travail n’en sera qu’améliorée, et l’esprit d’équipe également. La relation entre le chef d’entreprise et collaborateurs apparaît avant tout comme une relation de partage. Il est vrai que nous attendons tous avec impatience le 19 mai pour aller boire un verre avec nos collègues sur les terrasses !

La relation clientèle

Les relations interprofessionnelles ne semblent pas les seuls moyens de lutter contre l’isolement dans le cadre de votre activité professionnelle. Les relations entretenues avec vos clients peuvent également vous permettre de vous sentir entouré, d’être en contact avec de nombreuses personnes. Qu’il s’agisse de clients issus d’autres entreprises ou des clients particuliers, n’hésitez pas à nouer des relations avec eux, ce qui vous conduira peut-être à une fidélité éventuelle et à l’intérêt souvent renouvelé pour vous et votre entreprise.

La culture pour lutter contre la solitude

Pour terminer sur une note plus légère, la culture (littérature, cinéma, musique) constitue pour l’entrepreneur une très bonne échappatoire contre la solitude. Prenez le temps de vous consacrer pleinement à un livre, un film, un album de musique selon vos goûts. Ne pas vous sentir esseulé passe aussi par des petits moments de plaisir que vous saurez vous offrir de temps en temps.

7 mentors qu’il faut connaître

Dans le but d’optimiser, conseiller et orienter les entrepreneurs vers la réussite et le succès, un mentor est le professionnel idéal à adopter dans le monde de l’entreprise. Personne de confiance qui agit comme un coach et un consultant extérieur, celui-ci peut également amener ce déclic tant attendu par les entrepreneurs pour développer de manière optimale leur business. Quels sont alors ces 7 mentors qu’il faut absolument inscrire sur son carnet d’adresses ?

Martin Génot

Créateur en 2007 du fonds dédié aux entrepreneurs Networks Finance, Martin Genot est mentor de nombreuses start-ups depuis 2010. Avec plusieurs investissements dans des sociétés comme Mediabong, Printic, Wynne, Animabox, Reputation VIP ou encore Fourmisanté, ce dernier multiplie les projets d’amorçage dans plusieurs entreprises du secteur Internet, des médias et du digital. Martin Génot fut ainsi notamment appelé pour redresser le site Achat VIP par le biais d’OTC Asset Management en 2007, puis a été le fondateur de la plateforme Les Entrepreneurs Réunis qui œuvre actuellement dans le développement de la transition numérique des entreprises.

Gilbert Val

D’abord professionnel dans l’immobilier puis chef de produit Web au sein de l’entreprise Drimki en 2009, Gilbert Val profite de sa connaissance de l’univers Internet et de son expertise pour rejoindre une agence bruxelloise spécialisée dans le SEO et le SEM. Depuis ce mentor a accompagné plus d’une vingtaine de start-ups vers le succès, dont Ecotour et PagesJaunes, en les aidant dans leur stratégie d’acquisition et de conversion d’audience sur le Web. Dans le but de convertir cette audience en clientèle potentielle, Gilbert Val a lancé sa propre agence de conseil et de mentoring.

Francesco Maio

Très impliqué dans le développement du tissu entrepreneurial en France, Francesco Maio est aussi mentor pour de nombreuses start-ups à l’instar du site Le Camping. Celui-ci se spécialise dans l’accélérateur de start-ups et leur accompagnement grâce au programme 50 Partners qui vise à développer l’investissement de nombreux sites. Carnet de Mode, InstantLuxe, Modizy, Plyce ou encore NowFashion ont alors profité de son savoir-faire et de ses expériences.

Ryan Jackson

Ayant remporté le prix 2014 du mentorat BDC remis par la Banque de Développement du Canada, Ryan Jackson est un mentor réputé et expérimenté. Investisseur mais aussi directeur général à Rameco Consulting Group, Ryan Jackson est entrepreneur au Medicine Hat College d’Alberta.

Linda Morana

Fondatrice de Futurentrepreneur Canada, blogueuse et mentor pour les entreprises, Linda Morana fait partie des 10 personnalités récompensées au Canada par Startup Canada et la Fondation Canadienne des Jeunes Entrepreneurs ou FCJE. Puis, à la suite de sa contribution bénévole auprès de plusieurs entreprises, Linda Morana est mentor et spécialiste en formation professionnelle et en coaching.

Catherine Barba

Experte en digital, Catherine Barba a fondé le portail web de shopping Cashstore en 2004, le cabinet de conseil Malinéa. Elle dirige aujourd’hui le Lab e-commerce qu’elle a fondé en 2010. En 2015, elle fonde une entreprise, PepsLab. Elle fait partie du club des 50 Business Angels français les plus actifs du numérique des entreprises innovantes.

Stéphanie Pelaprat

Stéphanie Pelaprat, fonde Restopolitan, en 2007, un site de réservation de restaurants en ligne. En 2011, pour contrer la crise Stéphanie décide d’effectuer un pivot à 180° dans la stratégie de Restopolitan et lance auprès de 1 500 restaurants en France : « 1 repas offert, tous les jours, toute l’année ».

Comment ne pas être submergé par les e-mails aujourd’hui ?

Les e-mails nous submergent et finissent par ralentir la productivité dans les entreprises. Révolution pour les entreprises dans les années 1990, l’e-mail est aujourd’hui de plus en plus critiqué, au point que l’idée d’une entreprise sans e-mails gagne du terrain. 319 milliards d’e-mails s’échangent dans le monde chaque jour. En France 42.2 millions en 2019 (nombre de Français se connectant par mois à un webmail). Chaque jour, 22,7 millions se connectent à au moins un compte mail. Le pari semble cependant audacieux. Est-il possible pour les entrepreneurs de se passer d’e-mails au quotidien ou comment sortir de l’impasse de l’infobésité ?

L’entreprise Zéro Email

En 2011, le patron de la firme Atos Thierry Breton annonçait vouloir faire de sa société une entreprise Zéro Email dans les trois ans. Le pari était de travailler de manière plus efficace en éliminant les e-mails, considérés comme chronophages et sources de stress. Aujourd’hui, l’entreprise revendique ce virage radical et communique largement sur la diminution drastique de ses e-mails. Toute la communication interne passe à présent par le réseau social de l’entreprise, via la plate-forme blueKiwi. Pour autant, l’entreprise reconnaît qu’elle ne pourra jamais être véritablement « zéro email », dans la mesure où elle se doit de répondre à certains e-mails externes.

Des outils performants

Le concept d’entreprise Zéro Email ne signifie pas éliminer à 100 % les e-mails, on ne peut notamment supprimer certains mails légaux . Il milite en revanche pour une réduction de la pollution numérique qu’ils constituent, et prône le recours à de nouveaux outils plus adaptés au monde de l’entreprise. On estime que 40 % des entreprises de plus de 50 salariés en France utilisent des outils collaboratifs pour remplacer les e-mails en interne. Il peut s’agir de messagerie instantanée, de visioconférence et de travail en commun sur les mêmes fichiers avec SharePoint par exemple. Les réseaux sociaux d’entreprise sont également très prisés par les grands groupes. Les PME peuvent aussi se tourner vers des outils en ligne gratuits comme Dropbox et Google Docs.

Un changement de paradigme

La démarche Zéro Email n’est pas qu’une question d’outils toutefois. Il s’agit d’un véritable changement de mentalité dans la culture d’entreprise, qui implique une modification profonde des comportements des salariés. Il constitue un défi pour l’entreprise en allant à contre-courant des habitudes assimilées de longue date, et doit donc être porté au plus haut niveau de la société. Cette approche innovante implique aussi un véritable accompagnement auprès des managers. Sans e-mail en interne, le travail se fait en effet plus transversal et entraîne un nouveau mode de fonctionnement, moins directif pour les employés.

Les avantages pour les salariés

Au sein de l’entreprise, travailler en diminuant drastiquement les e-mails est donc possible, mais demande un effort soutenu à tous les niveaux. Le bilan réalisé par la société Atos est en tout cas positif. L’expérience Zéro Email est devenue inhérente à sa culture d’entreprise, et a permis de revoir le management du groupe, désormais plus axé sur les échanges directs et la responsabilisation des équipes. Cette approche a amélioré le bien-être au travail des employés, moins sujets au stress et plus concentrés par ailleurs. Ce système assure également une meilleure organisation en interne, avec une communication accrue, pour un gain de temps important. Ainsi, de plus en plus d’entreprises s’essaient à diminuer leur utilisation d’e-mails, en mettant notamment en place la « journée zéro mail » chaque vendredi.