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Le financement participatif ou crowdfunding

A mi-chemin entre capital risque et micro-crédit, le financement participatif ou crowdfunding prend une place croissante dans la chaine de financement des entreprises.

Qu’est-ce que le crowdfunding ?

Derrière ce mot aux allures « barbares » se cache un concept simple et vieux comme le monde. A l’image des tontines, le financement participatif vise à fédérer une communauté d’individus autour d’un projet, d’une œuvre ou d’une entreprise pour en assurer le financement.

Le crowdfunding vient répondre à des besoins de capitaux allant de quelques milliers à plusieurs centaines de milliers d’euros.
Ce type de financement bien que récent a connu une très forte évolution depuis son émergence au milieu des années 2000 et est aujourd’hui décliné sous différents modèles.

Il permet l’accumulation de petites sommes qui finissent par générer des montants conséquents pour le porteur de projet.

1. Le don contre don

Le phénomène a connu un véritable essor suite au succès de KICKSTARTER aux Etats-Unis. 
Parmi les plus grands succès, la plateforme a récolté plus de 10 millions de dollars auprès de 65 000 donateurs pour un projet de montres « connectées ».
Le principe est simple, l’internaute donne un certain montant (à partir de quelques dollars) et se voit en contrepartie attribuer une rétribution non financière. Cette rétribution évolue en fonction du montant « donné ». Il s’agit donc bien de don contre don puisque l’internaute donnera le plus souvent dans l’optique de recevoir un cadeau en contrepartie.

En France, des plateformes comme ULULE et MY MAJOR COMPANY proposent des modèles similaires.

2. Le peer to peerlending ou prêt participatif

Directement issu des initiatives de micro-crédit rendues célèbres par Muhammad Yunus, qui fut à l’origine de la première institution de microcrédit (prix nobel de la paix en 2006), le peer to peerlending se développe au sein des pays industrialisés depuis quelques années.

Des plateformes françaises comme FRIENDSCLEAR ou PRET D’UNION permettent de fédérer des préteurs pour accorder des crédits à des particuliers, des entreprises locales ou même des agriculteurs aux quatre coins du monde.

3. Le crowdfunding equity based – en fonds propres

Le crowdfunding equitybased est une des dernières évolutions de cette industrie. Les plateformes comme ANAXAGO en France, CROWDCUBE en Angleterre ou encore EARLY SHARES aux Etats-Unis permettent à des particuliers d’investir simplement dans de jeunes entreprises en échange d’actions ou parts sociales.

Cette nouvelle forme de financement communautaire entraine un certain nombre de défis réglementaires à relever pour les acteurs de ce secteur en devenir. Les mesures réglementaires limitent notamment le nombre d’investisseurs (150 investisseurs) et nécessitent l’obtention d’agréments auprès des autorités de tutelle (ACP et AMF).

Aujourd’hui, l’investissement dans les PME est un enjeu majeur de l’économie réelle. Ces entreprises connaissent d’importantes difficultés à se financer ce qui génère un ralentissement aggravé de la croissance du tissu entrepreneurial français. Ouvrir leur capital aux investisseurs particuliers est une méthode qui commence à prendre de l’ampleur et devrait permettre de compléter la chaine de financement des jeunes entreprises.

Bien qu’encore très jeune, l’industrie a un avenir prometteur puisqu’à travers le monde, les plateformes devraient récolter 2.8 milliards de dollars pour cette seule année 2012.

Le crowdfunding représente potentiellement une réelle alternative aux sources classiques de financement et peut être l’occasion de redonner un certain sens à l’investissement. Notamment en offrant à des investisseurs particuliers la possibilité de devenir à leur tour et conformément à leur capacité d’investissement les acteurs de la croissance de demain.

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