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La diversité culturelle au cœur de l’entrepreneuriat

La diversité culturelle au cœur de l’entrepreneuriat

La diversité culturelle des entrepreneurs représente une richesse de taille pour notre pays et nos entreprises. Elle a permis à de nombreux dirigeants de développer de nouveaux produits et services pensés différemment. Dans un parcours jonché de préjugés et d’obstacles, ils ont su démontrer qu’ils pouvaient réussir. Retour sur ces parcours d’entrepreneurs issus de la diversité.

Hugues de Bantel, co-fondateur et directeur général de Cosmo Tech, entrepreneur dans l’âme, extraits  d’une interview pour Dynamique

Cosmo Tech

Quelle est votre clé de succès ?

La diversité culturelle ! Une vision commune que nous partageons Michel Morvan et moi-même. Aujourd’hui, chez Cosmo Tech, nous sommes environ 90 personnes avec 15 nationalités ! Ce n’est guère anodin ! Le fait de mettre ensemble des personnes avec des parcours académiques, des parcours d’ingénieurs et aussi avec des nationalités et des cultures différentes, est notre choix. Cela vient surement de mon expérience personnelle. J’ai toujours été amené à travailler avec des équipes très diverses, avec des asiatiques, des distributeurs qui venaient de tous les pays, des salariés issus de différentes nationalités. J’ai géré des sociétés innovantes dans lesquelles l’innovation venait du fait que l’on travaillait avec des nationalités différentes.

La diversité est-elle toujours positive ?

Certes, c’est plus facile si vous avez une équipe très homogène, tout le monde a la même culture et donc va s’entendre sans difficultés. L’obtention du consensus sera plus aisée. Mais quand la perception est identique, cela ne va pas forcément créer de l’innovation. Attention tout de même car la diversité peut devenir négative si vous ne mettez pas en place les processus et un esprit d’entreprise basé sur la reconnaissance des différences. A un moment, il faut reconnaître ces différences pour les mettre en exergue et faire de leur reconnaissance une valeur pour chaque collaborateur. Nier la différence peut amener l’effet inverse.

Hakim Benotmane « Le prince du Kebab »

Hakim Benotmane est un jeune entrepreneur franco-algérien. Originaire de la Touraine, le jeune homme n’apprécie pas vraiment les bancs de l’école, mais l’entrepreneuriat le passionne déjà. A l’âge de 16 ans il étudie les parcours de grands dirigeants d’entreprise pour s’en inspirer. Durant ses études, il travaille en parallèle dans un restaurant kebab. Le secteur lui parait porteur : nombreux sont les restaurants qui ont ouvert dans le domaine mais aucune enseigne installée dans plusieurs villes. L’idée lui vient : créer une chaîne qui deviendra première de France en délaissant la mauvaise image du « kebab fast-food » pour celle d’un restaurant casual. Un pari risqué mais qui marche ! Le jeune homme lance le premier restaurant de sa chaîne «Nabab Kebab » et rencontre un franc succès: plus de 81 établissements ouverts dont 63 à travers la France (plusieurs autres enseignes appartenant à l’entrepreneur telles que Five Burger ou My Bagel sont prises en compte).

Ce jeune dirigeant issu de la diversité représente un exemple de réussite et conseille les futurs entrepreneurs : « Être issu de la diversité était peut-être un frein il y a 10 ans mais, aujourd’hui, tout le monde a sa chance. Certes, il y a encore des barrières et des préjugés mais il ne faut simplement pas baisser les bras ! Surtout, la jeune génération qui a envie de réussir ! » Confie-t-il sur le site Entreprendre.

Mohed Altrad, l’ascension fulgurante d’un entrepreneur parti de rien

Un des parcours d’entrepreneur des plus atypiques: celui de Mohed Altrad. Né en Syrie, il y passe son enfance, élevé par sa grand-mère. Vivant dans de modestes conditions, il n’a pas accès à l’école mais se glisse régulièrement dans la classe d’un instituteur. Ce dernier lui permet de suivre ses cours, ce qui lui permettra d’apprendre à lire. Il obtient à 17 ans son baccalauréat et grâce à une bourse d’études vient étudier en France. Fraichement diplômé en tant qu’ingénieur, il fonde aux cotés de Richard Alcock une société d’informatique qu’il revendra pour acquérir une PME en difficulté spécialisée dans les échafaudages. Son entreprise Altrad est née et enchaîne les succès et les acquisitions au fil du temps. Mohed Altrad recevait le 17 octobre dernier un prix d’honneur lors de la finale du Prix de l’Entrepreneur de l’année. La clé du succès pour ce dirigeant ?

Le multiculturalisme : « Nos origines déterminent une façon d’appréhender le monde mais avec les échanges internationaux il devient évident qu’il existe un océan de manières d’agir, de diriger son entreprise. Le multiculturalisme permet, avant tout, de s’enrichir d’autres pratiques, d’observer comment d’autres réfléchissent, abordent les difficultés même si cela reste aux antipodes de vos habitudes. L’enjeu est de percevoir comment d’autres échouent ou réussissent et de s’en inspirer. » Explique-t-il. Une belle leçon de vie que nous enseigne cet entrepreneur parti de rien.

Fatéma Hal, une cuisine au goût entrepreneurial

Le meilleur restaurant marocain de Paris ? Nombreux considèrent que l’établissement créé par Fatima Hal La Mansouria mérite ce titre. La jeune femme vit au Maroc, plus précisément à Oujda jusqu’à l’âge de 17 ans où elle rejoint un mari qu’elle n’a pas forcément choisi. Elle divorce quatre ans plus tard et se lance dans des études pour occuper un poste au ministère des droits de la femme. Plus tard elle se concentre sur la cuisine et démarre en préparant des repas au sein d’associations : elle présente ses plats et invite ses convives à participer au financement de son futur restaurant.

Ce dernier ouvre en 1984 et reste l’un des plus prisés de la capitale. L’entrepreneure se confit sur ses motivations à Jeune Afrique « C’est bien parce que je cumulais, comme tous les immigrés, des contrats à durée déterminée que j’ai eu envie de créer ma propre affaire ! En fait, il y a deux catégories de personnes : celles qui sont obnubilées par les entraves et celles qui vont se débrouiller pour les franchir ! Celles-ci finissent par ne plus les voir. Leur secret ? Travailler beaucoup, trouver les choses qui les font vibrer et les réaliser ! »

Ning Li, un parcours plutôt atypique

Ning Li vit en chine dans des conditions modestes jusqu’à l’âge de 16 où, grâce à l’aide d’un directeur de pension, il acquiert la chance de pouvoir intégrer un pensionnat français. Ce dernier se situant en Normandie laisse un goût d’inachevé au jeune homme qui souhaite découvrir Paris. Il décide de poursuivre ses études au sein de la capitale et intègre HEC pour plus tard travailler par default a la banque Rotshlid, un métier qui ne plait pas à l’entrepreneur « Je me suis vite rendu compte que j’avais besoin de respirer, de créer des choses nouvelles, d’être dans la création… Alors j’ai démissionné. »
Il décide de travailler aux côtés de Marc Simoncini, le créateur de Meetic, et s’inspire de son parcours pour créer My Fab un site e-commerce de vente flash sur le secteur de l’ameublement. Un succès qui lui permet de diriger a seulement 26 ans plus de 180 personnes.

Le jeune homme estime qu’il ne se sent plus à sa place et revend ses parts de capital pour voyager. A son retour l’aventure entrepreneuriale reprend le dessus et il se lance de nouveau dans le même secteur mais cette fois-ci avec une nouvelle société : Made.com, en Angleterre avec l’aide Brent Hoberman. Un succès pour l’entreprise de vente de meuble en ligne sans intermédiaire, qui s’exporte dans toute l’Europe. Le jeune entrepreneur invite à s’expatrier : « Montez votre entreprise en Angleterre ! En Angleterre, la création d’entreprise est très peu taxée au démarrage et les start-ups peuvent plus facilement dénicher des talents venus du monde entier car il y a cette langue commune qui est l’anglais. »

Hublo, un acteur qui veut simplifier le quotidien des professionnels de santé

Interview d’Antoine Loron, Président et co-fondateur de Hublo. Créée en mai 2020 à partir de la fusion de Whoog et medGo, l’entreprise Hublo annonce un tour de table de 22 millions d’euros auprès de Revaia (ex Gaia Capital Partners) et du fonds allemand Acton Capital afin de consolider sa position en France et en Allemagne ainsi que d’accélérer son expansion à l’international.

Comment est-ce que l’idée vous est venue ?

L’idée nous est venue fin 2016 parce que ma mère était kinésithérapeute et faisait essentiellement des remplacements. Les sites qu’elle utilisait pour trouver des remplacements étaient un peu compliqués et n’étaient pas forcément très opérationnels. Nous avons donc voulu créer une plateforme plutôt pour les libéraux. Quand nous avons proposé cette solution avec mon associé Adrien, à des établissements de santé, ils nous ont expliqué que ce n’était pas tout à fait ce dont ils avaient besoin, mais qu’ils avaient une vraie problématique de gestion des remplacements pour les infirmiers/infirmières, aides-soignants/soignantes et qu’ils avaient besoin d’un outil de gestion des remplacements.

C’est à ce moment-là que nous avons pivoté et que nous avons redéveloppé le produit avec Adrien, Chris, qui nous avait rejoints, et moi. A l’origine, nous étions une plateforme de mise en relation pour les praticiens libéraux afin que les praticiens installés puissent trouver des remplaçants. Nous nous appelions alors encore MEDGO.

Comment avez- vous rencontré vos associés ?

Cela s’est fait à quelques mois d’intervalle, en l’occurrence. Adrien est un ami d’école de commerce de ma promotion et Chris, nous l’avons rencontré quelques mois après, par hasard sur un groupe Facebook, alors que nous cherchions un troisième associé et CTO. Nous avions demandé à plusieurs amis ingénieurs de poster notre offre d’association sur leur groupe d’anciens élèves d’écoles d’ingénieurs et cela s’est fait naturellement. Nous avons pris un café et cela a démarré tout de suite.

Quelles ont été les étapes suivantes ?

Le pivot, c’est fait début 2017. Nous étions alors trois associés et nous avons signé les premiers clients autour d’avril de la même année. Nous avons commencé par une première levée de fonds de 1 million d’euros qui a eu lieu en octobre 2017 alors que nous avions une trentaine de clients. Elle s’est donc faite essentiellement avec des Business Angels et Kima Ventures. Puis, nous avons eu une accélération et un développement assez rapide, grâce à cette levée de fonds et nos fonds propres jusqu’à mai 2020.

A cette date, nous avons fusionné avec notre principal concurrent qui s’appelait Whoog et à cette occasion, nous nous sommes renommés Hublo. Nous avons continué à grandir, notamment avec une belle croissance et beaucoup d’utilisation pendant la covid puisque la gestion des remplacements était particulièrement critique. Cela nous a amenés en un mois à peine à devoir lever 22 millions d’euros pour accélérer notre développement produit et notre déploiement à l’international.

Pour revenir au début, cela a-t-il tout de suite fonctionné ?

Cela a tout de suite fonctionné. C’est la phase préalable où nous étions sur la gestion des libéraux et où nous n’étions que deux avec Adrien qui a pris du temps. Nous avions du mal à nous positionner et à savoir comment monétiser/quel business model construire. Mais quand nous avons pivoté et développé cette solution pour les établissements de santé et que nous nous sommes associés avec Chris, celui-ci a développé une nouvelle version en deux mois de la solution et nous avons réussi à la déployer dans les premiers établissements clients en un temps record. C’est à ce moment-là que nous avons vraiment démarré.

Quand avez-vous commencé à l’international ? Dans quel pays souhaitez-vous aller ?

Nous allons continuer en France, bien sûr, où il nous reste encore pas mal d’établissements à équiper. Pour répondre à la question, nous nous sommes lancés en Allemagne fin 2020. Il s’agit d’un grand marché que ce soit dans la santé ou ailleurs. Ils ont une vraie problématique, encore plus importante qu’en France de turn over, de gestion des équipes, de recrutement dans les établissements de santé. Il y a une énorme pénurie de professionnels de santé et ils vont manquer de près de 500 000 professionnels soignants d’ici fin 2030.

Et puis nous avions aussi certains clients ou investisseurs qui connaissaient bien le marché allemand et avec lesquels nous avons pu commencer à l’approfondir et le comprendre avant de nous lancer. Nous allons donc y accélérer notre développement et nous avons prévu d’ouvrir quatre nouveaux pays dans les 18 prochains mois. Les pays en question ne sont pas encore arrêtés, car nous sommes encore en train de prioriser, mais ce sera en Europe, quatre pays européens. Nous avons déjà quelques clients en Suisse et en Belgique.

Quelles ont été les principales difficultés que vous avez rencontrées jusqu’à présent ? Et comment les avez-vous surmontées ?

Notre principale difficulté puisque nous en avons surtout une, c’est de recruter suffisamment vite pour pouvoir tenir la croissance que nous souhaitons obtenir. Paradoxalement, pour une société qui a un outil d’aide aux remplacements et aux recrutements, nous subissons l’effet : « les enfants des cordonniers les plus mal chaussés » mais c’est la difficulté de nombreuses start-up. Sinon, nous n’avons pas d’autres difficultés majeures mais il faut dire que nous sommes passés de 3 collaborateurs à 75 aujourd’hui et que cela va encore s’accélérer. Il s’agit de passer à presque 300 personnes d’ici fin 2023.

Quel type de profil exactement ?

Nous cherchons surtout les profils commerciaux, customer success, produit, ingénieur/développeur marketing et RH, ce sont les métiers pour lesquels nous avons le plus de recrutements prévus. Celui où nous avons le plus de difficultés à recruter, c’est le métier développeur ou software ingenieur dans notre jargon. Nous avons aussi pas mal de difficultés à recruter des recruteurs ou talents acquisition manager pour l’anglais. Nous avons également des enjeux pour l’équipe produit et les équipes commerciales/chargés de relations clients en France et dans les futurs pays.

Vous parlez de développement produit. Comment cela va se passer ?

En fait, nous répondons à une problématique spécifique des hôpitaux, c’est la gestion des remplacements. Mais sur l’ensemble du spectre de gestion des ressources humaines, il y a beaucoup d’éléments qui sont non digitalisés ou qui sont faits avec des outils qui ne fonctionnent pas bien. L’idée c’est donc d’apporter une solution digitale à tous les processus RH qui, aujourd’hui, ne fonctionnent pas bien. Pour tout ce qui est autour de la gestion des talents dans les établissements de santé et notamment sur tout le personnel non médical, nous sommes en train de développer des solutions pour pouvoir y répondre. Nous voulons rester en pure player santé. Notre idée, ce n’est pas de nous diversifier sur d’autres secteurs, mais vraiment d’être la solution RH leader dans les établissements de santé.

Pour l’avenir, quels sont VOS prochains enjeux ?

Les deux principaux enjeux restent ceux que nous avons déjà évoqués : ouvrir de nouveaux pays et élargir la gamme de produits avec une solution beaucoup plus complète et encore plus intégrée dans les systèmes d’information hospitaliers. C’est un peu la clé de se connecter avec les logiciels en place pour éviter les ressaisies et effectuer les bons transferts d’informations. Pour faire tout cela, nous avons besoin de recruter des talents chez nous, en interne.

Pourquoi cibler l’Europe plus que d’autres pays ?

Il existe déjà beaucoup de besoins en Europe et en fait, la problématique de la pénurie de professionnels soignants, se révèle particulièrement forte dans les pays développés donc, en Europe. L’Europe, c’est notre étape sur les trois prochaines années. Mais nous ne nous interdisons pas du tout de regarder au-delà de l’Europe d’ici trois ans.

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris depuis que vous avez commencé à entreprendre ?

Ce qui m’a le plus surpris, c’est que finalement, le secteur de la santé et même de la santé publique, même s’il y a une certaine inertie et des difficultés inhérentes au statut de l’hôpital public, il s’agit d’un secteur qui est prêt à changer, qui est très à l’écoute. Il faut beaucoup d’accompagnement, mais il y a une vraie volonté d’avancer, de se digitaliser à l’opposé du stéréotype qu’on pourrait avoir vu de l’extérieur et qu’on nous oppose souvent. Quand on dit qu’on travaille dans la santé, que c’est compliqué et qu’il y a une inertie, ceci n’est pas vrai. Il y a une vraie volonté de se transformer.

Est-ce que la crise sanitaire a accéléré votre développement ?

Oui en quelque sorte mais elle nous a surtout permis de conforter notre croissance. Elle nous a permis de continuer à bien croître puisque les établissements qui étaient équipés de notre solution avant la crise sont ceux qui s’en sont le mieux sortis en termes d’organisation du personnel, de rappel du personnel, car c’est un moment où ils en ont le plus besoin et cela a démontré réellement la valeur de la solution.

Aujourd’hui, quels sont vos avantages concurrentiels ?

Nous avons quelques concurrents, nous sommes clairement leader sur le marché. Nos avantages concurrentiels, c’est d’avoir un produit qui est très complet, qui permet vraiment de gérer les remplacements de personnel de santé de A à Z, de l’expression du besoin jusqu’à la partie administrative (génération du contrat, signature électronique…) Et tout cela en étant bien intégré aussi dans les systèmes de santé hospitaliers, avec les connecteurs, avec leurs logiciels existants. C’est un produit vraiment complet et profond, mais pourtant super simple d’utilisation. Ce n’est pas un énième logiciel pour les établissements de santé.

C’est notre avantage concurrentiel majeur. Et puis après le second avantage concurrentiel, c’est toute l’expérience que nous avons accumulée en travaillant avec 2 800 établissements de santé et la conduite du changement, la gestion de projet que nous mettons autour de l’outil. Ce n’est pas parce que l’outil est simple qu’il faut le donner et laisser les établissements l’implémenter et en faire l’adoption. Comme je le disais, c’est un secteur qui veut se transformer. Il y a une volonté, mais ce sont des établissements d’une certaine taille et il faut les accompagner dans le changement. Cela demande une expertise de conduite du changement et de gestion de projet, même quasiment de conseil, que nous avons vraiment développée depuis cinq ans.

Par curiosité, comment ça se passe concrètement ?

En fait, si nous commençons à travailler dans un hôpital donné, l’ensemble du personnel va être invité à s’inscrire sur l’application Hublo et à rejoindre le réseau de l’établissement pour faire des missions de remplacement dont le personnel, à temps plein ou à temps partiel, en CDI ou en CDD mais déjà sollicité régulièrement pour des missions courtes. L’hôpital construit finalement son réseau sur Hublo et le personnel se logue via l’application. Ensuite, dans chaque service, la cadre du service dès qu’il y a une absence, va poster une mission sur la plateforme et toutes les personnes du réseau qui sont disponibles et compétentes vont être notifiées sur l’application et vont pouvoir se positionner en un clic. La cadre va alors choisir la personne la plus appropriée pour la mission, attribuer la mission et tout l’administratif derrière va être géré automatiquement. 

« Il existe déjà beaucoup de besoins en Europe et en fait, la problématique de la pénurie de professionnels soignants, se révèle particulièrement forte dans les pays développés donc, en Europe. »

3 Conseils d’Antoine Loron

  1. Entreprenez dans la santé et au service des professionnels de santé parce qu’ils en ont besoin et sont réceptifs.
  2. Prenez des risques. En fait, vous n’avez rien à perdre et en France, nous avons un système qui favorise tellement l’entrepreneuriat qu’il serait fort dommage de ne pas en profiter. Il y a beaucoup d’aides pour les entrepreneurs, donc il est possible de temporiser le risque avec le système mis en place. Donc allez-y.
  3. Trouvez les bons associés parce que si nous nous développons aussi bien aujourd’hui, que nous en sommes là où nous en sommes, c’est aussi parce que nous avons une super association solide, où l’entente est géniale. Nous savons nous dire les choses quand cela ne va pas et chaque fois cela se passe bien. C’est la clé de la réussite aussi. Ce n’est pas évident parce qu’il est difficile de savoir en avance, si l’équipe va fonctionner.

Comment gonfler vos équipes à bloc ?

Comment gonfler vos équipes à bloc ?

Ça y est ! C’est le moment pour vous d’accélérer. Vous avez pris la décision et vous le savez, pour réussir, vous avez besoin de vos équipes. Elles devront donner leur maximum pour vous faire entrer dans une phase de croissance qui vous permettra de recruter et de vous développer. Mais comment faire en sorte que chacun donne le meilleur de lui-même pendant cette phase difficile ? Comment gonfler vos équipes à bloc ?

Inutile de rêver, manager des équipes aux personnalités diverses et parfois opposée à la vôtre ne se fait pas avec une baguette magique. Ne vous servez pas de l’exemple des personnes charismatiques qui sans effort obtiennent l’adhésion de leurs collaborateurs mais demandez-vous quels sont les points essentiels à mettre en pratique pour que vos équipes s’investissent sans compter.

Expliquez à vos équipes votre vision et votre objectif

Pour que vos salariés s’impliquent, il est temps de les responsabiliser et de les traiter comme des adultes en qui vous pouvez avoir confiance. En réalité, pour donner le maximum, ils doivent connaître l’objectif général et savoir comment l’objectif personnel contribue à son atteinte dans cette vaste machine. Difficile de comprendre en quoi son travail contribue à l’atteinte des résultats de l’entreprise quand vous êtes englué dans des tâches opérationnelles. A vous d’expliquer l’objectif personnel et en quoi il influe sur l’objectif général.

Faites comprendre en quoi l’atteinte est fondamentale

Les valeurs de votre entreprise sont, en principe, partagées par vos équipes si vous avez pris le soin de les diffuser. Elles motivent vos troupes au quotidien, car elles savent pourquoi elles travaillent tous les jours. Si elles le font uniquement pour l’argent ou garder un emploi, nul doute qu’elles ne s’épanouiront pas au sein de votre entreprise et qu’elles auront du mal à s’impliquer. Rappelez l’importance de la mission de l’entreprise et pourquoi il demeure fondamental que votre entreprise se développe. Au fond, quelle que soit l’entreprise, vous cherchez à améliorer quelque chose dans le monde. Une piqûre de rappel n’est jamais inutile pour mobiliser les troupes.

Faites-les adhérer à votre stratégie

Pour les faire accepter votre plan, vous devez leur exposer votre vision et l’impact du travail de chacun dans l’atteinte de cet objectif. Il s’agit de manière plus poussée d’obtenir leur assentiment à vos projections car il ne s’agit pas seulement qu’ils vous disent « oui » sans pouvoir réaliser les tâches que vous confiez mais qu’ils comprennent la cohérence de ce que vous annoncez avec leur surplus de production.

Tenez compte de leurs idées

Faire accepter aux salariés, vos décisions et votre stratégie, c’est bien. Prendre leurs avis, c’est mieux. Vos équipes sont les plus proches du terrain et peuvent vous dire si vos estimations ou prévisions sont réalisables. Surtout, ils peuvent vous permettre de les affiner et vous aider à améliorer vos processus et objectifs. Demandez leur avis afin d’obtenir un engagement de leur part. Prenez-le réellement en compte et modifiez votre stratégie, au besoin, pour inclure ces points d’amélioration.

Informez-les régulièrement

Si vous le pouvez, créez des instruments qui leur permettent de suivre l’atteinte de l’objectif. La motivation peut rapidement s’essouffler, sans information, surtout si l’effort doit durer des semaines voire des mois. Pour que vos salariés continuent de donner le meilleur d’eux-mêmes, vous devez les tenir régulièrement informés. Chaque semaine, réalisez un point sur l’avancée et félicitez-les sur le fait que l’objectif général se rapproche.

Ne soyez pas avare en compliments avec ceux qui ont atteint leur objectif personnel sans toutefois vexer ceux pour qui ce ne serait pas le cas. Prenez en compte les facteurs qui ont pu ralentir certains dans la réalisation de leurs objectifs et tentez de résoudre les différents soucis afin qu’ils continuent à être motivés. Demandez-leur s’il est possible que l’objectif soit atteint et sous quelles conditions. Si ce n’est pas possible, impliquez-les dans la rectification de l’objectif et trouvez avec eux la manière de réaliser ce qui n’a pas été fait afin qu’ils vous aident à trouver les solutions.

Mettez en place un système de « récompenses »

Si vous le pouvez mettez en place une récompense générale, car vos ressources sont insuffisantes, vous pouvez mettre en place de nouvelles pratiques qui permettent à chacun de profiter d’un environnement de travail amélioré. Petit-déjeuner offert par l’entreprise, déjeuner, pot, achats d’objets pour améliorer l’ambiance… La récompense peut être subtile, mais doit renforcer le sentiment d’appartenance à l’entreprise. Si vous avez un peu de largesse, pensez que la récompense doit être suffisamment attrayante pour motiver vos salariés. Pour aller plus loin, rien ne vous empêche de faire entrer vos salariés au capital sous certaines conditions. Ils contribuent au succès de votre entreprise, rendez-leur !

Quelques conseils pour augmenter la confiance en soi

Astuces pour augmenter la confiance en soi

Entreprendre ne représente pas seulement le fait de lancer une idée prometteuse. Ce « métier » demande une charge de travail conséquente et une motivation à toute épreuve. Un dirigeant doit également posséder une grande confiance en lui et en son projet pour surmonter les difficultés, mais comment faire si celle-ci vous fait défaut ? Voici quelques conseils qui permettent d’augmenter la confiance en soi.

 » La vie n’est facile pour aucun de nous. Mais quoi, il faut avoir de la persévérance, et surtout de la confiance en soi. Il faut croire que l’on est doué pour quelque chose, et que, cette chose, il faut l’atteindre coûte que coûte.  »

Marie Curie

1 – Soyez sociable

La timidité et le manque de confiance se révèle être des défauts pesants pour un futur dirigeant. Un des moyens pour les éliminer reste de toujours bien s’entourer. L’entrepreneur se doit de créer son réseau pour acquérir un maximum d’opportunités pour son entreprise. Si établir le contact représente un pari de taille pour votre personnalité timide, entraînez-vous à aborder un inconnu par jour dans la rue (de façon à ne pas l’effrayer bien sûr) pour entamer une simple discussion. Peu à peu le dialogue vous paraîtra simple à établir et la communication deviendra un atout.

2- Ne négligez pas votre gestuelle

Lors de vos prestations orales ou de vos entretiens avec de futurs investisseurs, même si votre discours s’avère convaincant et bien tourné, votre corps quant à lui peut décider de renvoyer un tout autre message : celui du manque de confiance en vous. Grattage répétitif, bras croisés, regard qui ne fixe pas le public. Un ensemble de détails à éliminer car ils traduisent votre anxiété. Relâchez-vous, soyez à l’aise et utilisez vos bras et vos mains pour illustrer vos gestes. Vous vous sentirez beaucoup plus performant. N’hésitez pas à vous prendre en vidéo pour voir vos défauts et les corriger.

3- Travaillez votre discours intérieur

La confiance en soi s’établit essentiellement dans votre discours intérieur. Les pensées négatives telles que « je suis nul », « cela ne marchera pas », « je ne vais pas y arriver » sont à bannir définitivement de votre esprit. « Je pense donc je suis » : un entrepreneur doit s’efforcer de penser qu’il est un modèle de réussite pour le devenir. Répétez-vous constamment que votre projet en vaut la peine et avec ambition et motivation, le succès ne tardera pas à toquer à votre porte.

4- Ne pas laisser vos échecs prendre le dessus

Vous avez essuyé un ou plusieurs échecs et ces derniers vous ont fait perdre confiance en vous ? Une erreur ! Rappelez-vous en premier lieu qu’un échec ne vous cloisonne pas dans la catégorie des inaptes à la réussite. Si celui-ci peut être mal vu, il représente avant tout un enseignement qui vous fera progresser. Vous retirez des leçons de vos erreurs pour vous perfectionner sur le long terme. Nombreux sont les entrepreneurs qui ont connu de lourds échecs avant d’atteindre le sommet. Ne ressassez pas vos erreurs mais servez-vous d’elles comme d’une force.

 » La confiance en soi est le premier secret du succès.  »

Ralph Waldo Emerson

5- Mettez en avant vos talents naturels

Ne vous focalisez pas sur les tâches que vous avez du mal à maîtriser en pensant que vous devez tout savoir faire. Chacun demeure doté de talents différents alors mettez toujours les vôtres en avant. Vous pouvez être moins bon en négociation mais excellent en management. Endossez les casquettes qui vous permettent de demeurer à l’aise et performant et déléguez celles que vous maîtrisez le moins. Apres tout, ce sont vos capacités naturelles qui vont ont mené à devenir entrepreneur, pas le reste.

 » Dès l’instant où vous aurez foi en vous-même, vous saurez comment vivre. « 

Johann Goethe

6 – Renforcez vos compétences

Si déléguer peut s’avérer difficile et que certains domaines vous échappent, n’hésitez pas à vous perfectionner dans ces derniers. Suivre des formations qualifiantes représente un excellent moyen de progresser et de gagner de la confiance en soi. Ne laissez pas les tâches que vous ne maitrisez pas vous faire perdre confiance en vos talents. Nombreuses sont les formations qui vous enseignent les clés de l’entrepreneuriat.

« La compétence s’acquiert par l’apprentissage. N’arrêtez donc jamais d’apprendre. « 

Mouctar Keïta

7 – Sortez de votre zone de confort habituelle

Un excellent moyen de gagner en confiance ? Sortir de sa zone de confort ! Laissez tomber votre routine quotidienne et plaisante, pour partir à l’aventure. Un voyage dans des endroits dénués de conditions favorables ou de technologies, vous pousse à surpasser vos peurs et vos difficultés. Un moyen des plus efficaces pour vous rassurer sur votre capacité à vous adapter et à franchir les obstacles. D’autres activités plus simples comme le saut à l’élastique ou l’escalade s’avèrent tout aussi utiles.

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. « 

Sénèque

8 – Pratiquez des exercices

La confiance ça se travaille ! Pratiquer des exercices peut renforcer votre estime personnelle. Pour commencer, asseyez-vous confortablement sur une chaise et remémorez-vous cinq objectifs que vous avez atteints afin de vous imprégner de la confiance obtenue lors de ces réussites. Autrement, munissez-vous d’une feuille et d’un stylo et listez vos dix principales qualités qui font de vous une personne des plus compétentes. Enfin n’hésitez pas à pratiquer du yoga ou de la méditation afin de vous recentrer et éliminer tout stress.

 » Ils le peuvent, parce qu’ils pensent qu’ils le peuvent.  »

Virgile

9 – Ne visez pas le perfectionnisme

Rappelez-vous que personne n’est parfait. Passez son temps à se dire qu’on n’excelle pas dans tel ou tel domaine ne mène à rien. Se valoriser et connaître ses points forts favorisent, au contraire, un gain de confiance en soi, indispensable dans la vie d’un entrepreneur. Vous devez croire en vos idées bien plus que quiconque. Ne baissez pas les bras lorsque vous rencontrez des obstacles. Un dirigeant se révèle être un battant, montez alors sur le ring et mettez vos peurs KO.

 » Qui a confiance en soi conduit les autres. « 

Horace

Les rachats et les fusions, des nouveaux défis pour les entreprises et les salariés

Les rachats et les fusions sont toujours des moments clefs pour les entreprises et leurs salariés. Ils sont porteurs d’espoir pour les entreprises mais génèrent de nombreuses angoisses chez les salariés qui craignent pour leur emploi. Focus sur 4 entreprises qui se lancent des défis pour se développer mais aussi pour recruter.

Adidas cède Reebok à l’américain Authentic Brands

L’équipementier allemand n’a pas réussi à développer la marque américaine et l’a cédée pour 2,1 milliards d’euros. En effet, le groupe allemand, qui avait acheté Reebok pour 3,1 milliards d’euros en 2006 avec pour objectif d’être le concurrent de Nike, avait annoncé en 2020 avoir décidé de remettre la marque sur le marché. La cession, qui devrait se clôturer au premier trimestre 2022, sera payée majoritairement en espèces, a indiqué Adidas, « le reste étant constitué de contreparties différées et conditionnelles » et reversé pour l’essentiel directement à ses actionnaires. En conséquence, la marque ne valait plus que 803 millions d’euros au bilan du groupe après plusieurs dépréciations comptables fin 2020. Le chiffre d’affaires de Reebok avait encore augmenté de 2 % en 2019, à 1,75 milliard d’euros, soit une petite partie des 23,6 milliards d’euros de l’ensemble du groupe Adidas.

Sendinblue rachète trois start-up e-commerce

Sendinblue : notre avis sur cet outil d'e-mailing - Entrepreneur-Liberte

Sendinblue vient de racheter trois start-up : Metrilo, Chatra et Pushowl. Grâce à ses trois acquisitions, elle va proposer un chatbot personnalisable et un tableau de bord analytique avancé pour connaître les retombées de chaque campagne marketing. Dans ce but Sendinblue, qui met à disposition des PME des outils marketing et commerciaux performants a effectué une levée de 140 millions d’euros en octobre 2020 afin de réaliser des opérations de croissance externes pour enrichir son offre et se lancer dans de nouveaux pays. Ainsi, Sendinblue a annoncé avoir déboursé 40 millions d’euros pour racheter les trois start-up et met en exergue son objectif : proposer des outils marketing optimum pour permettre à toutes les entreprises d’accélérer dans l’e-commerce. Les trois start-up ont un point commun qui est celui d’être implanté sur le marché américain. 

Altice et SFR se dote de Coriolis et font un pied de nez à Bouygues Telecom

SFR ne changera finalement pas de nom

Le groupe de télécoms et de médias de Patrick Drahi a annoncé le rachat de Coriolis et de ses 500 000 clients mobiles pour 415 millions d’euros. Il fait ainsi un pied de nez à Bouygues Telecom, qui espérait prendre la place. Altice France et SFR ont pour objectif clair de se renforcer dans le mobile. Cet opérateur mobile virtuel a la particularité de ne pas posséder son propre réseau. Avec ce rachat, Altice et SFR vont multiplier leur nombre d’abonnés mobiles, qui était de 18,16 millions au deuxième trimestre, en ajoutant plus de 500 000 clients. SFR va gagner 30 000 abonnés entreprises du groupe de Pierre Bontemps.

Nestlé s’allie à Future Meat Technologies pour développer de la viande artificielle.

Un groupe de scientifiques de Nestlé Research, la filiale du géant suisse dédiée à la recherche & développement, travaille actuellement avec Future Meat Technologies, une start-up israélienne spécialisée dans la fabrication de viande artificielle. Nestlé souhaite développer une alternative à la viande traditionnelle sans compromettre  » ni le goût ni la durabilité « . Ainsi, pour la multinationale basée à Vevey en Suisse, l’objectif de cette collaboration est de  » comprendre le potentiel  » de la lab meat, explique Reinhard Behringer, directeur du Nestlé Institute of Material Sciences. Fondée en 2018 et implantée à Rehovot en Israël, cette jeune pousse a annoncé l’ouverture d’une usine dédiée à la production de masse de viande artificielle avec une capacité de 500 kg de produits par jour, soit l’équivalent de 5 000 steaks. Ce marché devrait atteindre 140 milliards de dollars d’ici 10 ans.

Négocier avec une banque lors de la création d’entreprise

Négocier avec une banque lors de la création d'entreprise

Votre chiffre d’affaires n’égale pas encore celui de Microsoft ? Votre produit révolutionnaire n’a pour l’instant séduit que votre mère ?… C’est pourtant aujourd’hui que vous devez réussir à convaincre un banquier de vous suivre et de dégager des fonds pour votre entreprise. Pas si simple ? Les quelques conseils de Jérôme Grajezyk vont vous aider à trouver votre chemin dans les dédales de la négociation bancaire. Suivez le guide !

Les entrepreneurs évoquent souvent entre eux que les banquiers ne leur prêtent pas d’argent et ils vont à la rencontre de leur banquier avec l’idée d’un refus. Or les banquiers prêtent de l’argent aussi bien aux grandes entreprises, aux entreprises qui ont pignon sur rue qu’aux entreprises qui en sont encore à leurs balbutiements.

Présentez avec rigueur votre projet

Le banquier voit sans cesse d’autres entrepreneurs qui, comme vous, tentent de le convaincre. Alors comment se démarquer et donner l’envie au banquier de soutenir votre projet ? Pour cela, respectez les quelques conseils qui suivent :
Fignolez votre business plan : conseil simple mais qui, s’il est bien respecté, fera toute la différence. Cela ne sert à rien d’essayer de faire rêver le banquier avec des jolis concepts, présentez-lui du concret : des chiffres. Montrez-lui que vous avez les pieds sur terre, que vous avez bien étudié votre marché, les risques du projet et les avantages (financiers) qu’il aurait à vous soutenir. Un business plan bien travaillé vous permettra de faire passer de manière structurée toute l’énergie et la motivation que vous ressentez pour votre affaire.
Respectez les codes : autant dire qu’auprès du banquier, il vaut mieux la jouer sérieux. La crédibilité du projet se construit également par l’image que vous dégagez. Pour faire bonne impression, respectez simplement les codes de base de la politesse (soyez à l’heure, saluez votre interlocuteur correctement). Enfin, sachez utiliser le vocabulaire du banquier : adoptez le langage de ses contraintes et verbalisez tous les éléments dont il aura besoin pour promouvoir votre projet.

Structurez votre négociation

Une fois votre projet accepté par le banquier, vous entrez dans la phase de négociation. La réussite de cette deuxième étape tient dans la qualité de la préparation. Structurez bien votre analyse des forces, faiblesses, risques et opportunités (SWOT).

N’oubliez pas que le banquier prend un risque quand il vous prête de l’argent

Rassurez-le donc en montrant que vous êtes prêt à lui céder des contreparties. Pour obtenir le meilleur d’un banquier, il faut qu’il ait l’impression de faire un bon investissement. Réfléchissez ensuite aux limites que vous vous mettez dans la négociation : jusqu’où êtes-vous prêt à céder ? Gardez bien en tête que tout est négociable dans la relation bancaire. Maintenant, munissez-vous de votre calculette, vous êtes prêt à entrer dans la négociation !

Les astuces lors d’une négociation ?

  • Annoncez dès le début que vous êtes là pour « trouver ensemble un accord ».
  • Gardez toujours votre calme, l’ambiance doit rester sereine.
  • Acceptez de garder parfois le silence
  • Ne baissez jamais vos yeux.
  • Ne parlez jamais de vous et encore moins de vos contraintes. En règle générale, ne montrez jamais aucun signe de faiblesse (on ne prête pas aux canards boiteux !).
  • Parlez plutôt du banquier et de ses contraintes, que vous comprenez.
  • N’acceptez rien de manière joyeuse ou déçue. Restez neutre.
  • Travaillez ensemble sur un même papier.
  • Ne donnez jamais votre prix en premier.
  • Ne refusez pas une proposition si elle ne peut pas encore être signée officiellement.
  • Terminez toujours par serrer la main de votre banquier : cela vaut pour un engagement.

Article par Jérôme Grajezyk

Quels tests faire lors d’un entretien ?

Quels tests faire lors d’un entretien ?

À un moment ou à un autre, un entrepreneur doit passer par l’étape du recrutement. Une tâche que vous ne maîtrisez pas forcément ou qui vous parait, bien au contraire, monotone. Quels tests faire lors d’un entretien ? Pour remédier à ce constat, voici quelques tests à réaliser lors de vos recrutements. Si certains s’avèrent originaux, ils permettent, avant tout, d’analyser la personnalité et les compétences de vos potentiels futurs salariés.

Les vidéos d’entretien

Si vous faites face à de nombreuses candidatures et que vous ne pouvez pas toutes les recevoir, pourquoi ne pas mettre en place un système de « vidéo-entretien » ? Ce dernier, fréquemment utilisé par le CERN (Centre européen pour la recherche nucléaire), propose aux candidats de s’asseoir devant leur ordinateur et webcam, munis d’un casque audio, et de se connecter à l’adresse web envoyée par le service. Une assistance vocale leur explique de quelle manière va se dérouler leur entretien et leur apporte quelques conseils : tenue adaptée, poser sa voix, tester son matériel… Une fois que le candidat se sent prêt, il ne lui reste plus qu’à démarrer l’enregistrement de la vidéo. Les règles sont claires : le candidat ne connaît pas les questions à l’avance et n’a le droit qu’à une seule prise sans pause : un moyen d’éviter toutes tentatives de tricherie.

« Parlez-moi de votre enfance ? »

Votre candidat s’est préparé mentalement à un bon nombre de questions : « Quelles sont vos qualités ? Vos défauts ? Votre parcours ? » et ses réponses sont sûrement travaillées au préalable. Une question à laquelle il n’aura pas eu le temps de se préparer est sans doute celle concernant son enfance. Assez originale, voire hors-sujet vous dîtes ? Détrompez-vous ! Un candidat qui parle de son enfance est amené à révéler les étapes importantes de sa vie privée (évènements marquants, choix d’études, de valeurs) qui l’ont poussées à se présenter, aujourd’hui, devant vous. Un test qui vous permet d’analyser les réelles motivations de votre candidat. Veillez, cependant, à ne pas être trop intrusif.

La mise en situation

Assez classique dans les entretiens, la mise en situation consiste, comme son nom l’indique, à mettre le candidat face à une situation qui pourrait se produire dans l’entreprise. « Comment réagiriez-vous face à un client agressif ? », « Que mettriez-vous en place si vous n’arriviez pas à négocier un prix ? », font partie des choix possibles. Ces questions permettent aux candidats de vous prouver leurs compétences et leur qualité d’adaptation. Quant à vous, prévoyez les réponses qui vous paraîtront synonymes d’un profil désirable dans votre entreprise. Ces dernières peuvent également se faire à travers un jeu de rôle où vous représenteriez un client ou un fournisseur qui pose problème afin d’analyser les réactions du candidat.

Le test écrit

Les tests écrits restent très appréciés des recruteurs. Ces derniers permettent d’analyser des compétences qui ne se démontrent pas ou trop peu à l’oral. L’orthographe et le niveau d’écriture se perçoivent immédiatement mais pas seulement. La capacité à écrire un texte en structurant et en développant ses arguments s’avère très appréciée dans le milieu professionnel. Demandez par exemple à votre candidat de rédiger un argumentaire sur le sujet de votre choix (de préférence, en lien avec votre activité) afin de pouvoir apprécier ses qualités rédactionnelles et de synthèse.

Pousser les candidats dans leurs retranchements

Il s’agit d’une technique employée par le groupe Heineken, assez originale, et qui a fait ses preuves en matière de test de personnalité. Avec sa vidéo nommée « The candidate », la marque fait le buzz et défie les règles des entretiens d’embauche traditionnels. En la visionnant, on y découvre un recruteur (qui joue un rôle, ndlr) et des candidats qui pensent passer un réel entretien. Celui-ci commence de manière embarrassante : le recruteur tient la main du candidat pour le mener jusqu’à son bureau et lui pose la question de savoir comment ce dernier a pris le geste ?

Deuxième situation, le recruteur simule un malaise et analyse la réaction des candidats durant celui-ci. La marque pousse le test encore plus loin et orchestre une fausse évacuation due à un incendie. Arrivés dans la cour de l’établissement, les pompiers invitent, ceux qui se trouvent sur le toit, à sauter dans une bâche mais ces derniers manquent de bras pour la maintenir : les candidats qui viennent leur apporter spontanément leur aide réussissent le test. Ce sont d’ailleurs les employés eux-mêmes qui, après avoir visionné la vidéo, ont voté pour les trois meilleurs candidats (qui travaillent désormais au sein de la marque, ndlr). Un excellent moyen de recruter si la sélection a, pour vous, comme principal critère, le partage de valeurs.

Le test de Lüscher

Très peu connu des entreprises, ce test révèle, une nouvelle fois, les traits de personnalité des candidats. Munissez-vous de feuilles de différentes couleurs, que vous positionnerez de manière aléatoire devant le candidat, en lui demandant de sélectionner celles qui lui plaisent le plus (tout en précisant que rien ne leur est associé, ndlr). Ce dernier réalise alors une suite classée par ordre de préférence et pense avoir terminé le test. Notez sa « réponse » et posez-lui d’autres questions afin de changer de sujet telles que : « Quel est votre parcours professionnel ? Quelles sont vos ambitions ? ». Maintenant, présentez-lui de nouveau les huit couleurs en lui demandant de répéter la même tâche. Précisez-lui qu’il n’est, en aucun cas, nécessaire de se remémorer l’ordre du premier classement.

Grâce à la combinaison de ses réponses, vous pourrez établir un diagnostic de sa personnalité. Si le bleu foncé ressort dans les préférences, cela traduit une personnalité calme et satisfaite, la couleur jaune symbolise un caractère de gaieté rayonnante, le blanc, quant à lui, représente un manque de contrôle de soi. Étudiez le test de Lüscher vous permet d’évaluer l’état psychologique des candidats. Il ne vous reste plus qu’à le mettre en place !

Quelques tests souvent utilisés par les recruteurs

  • MBTI : « Myers Briggs Type Indicator » est l’indicateur le plus utilisé au monde avec des milliers de tests effectués par jour. Son objectif est de cerner le type psychologique du candidat.
  • PAPI : « Perception and Preference Inventory » est utilisé par 10 % des recruteurs en France. Ce test de personnalité permet d’évaluer le comportement d’un candidat en milieu professionnel.
  • SOSIE, son objectif est d’établir le « sosie professionnel » d’un candidat en évaluant : sa personnalité et son comportement, mais aussi ses motivations, sa capacité d’adaptation.
  • Big Five, appelé « modèle OCEAN », dont l’objectif est de cerner les cinq grands traits de personnalités : ouverture à l’expérience, conscience, extraversion, amabilité, névrose.

Les sociétés françaises aux bénéfices exponentiels

Nous avons sélectionné dix sociétés françaises dont les bénéfices nous donnent parfois le tourbillon. Ces entreprises sont parfois aux prises de mille difficultés : le climat, la fraude, la protection des droits humains, les prix des matières premières qui explosent et la pandémie qui les a obligées à remettre en cause leurs prévisions

1 – TotalEnergies : l’énergie

Bénéfices sur 10 ans : 62 955 millions d’€
Avec un chiffre d’affaires 2020 de 115 milliards d’€, l’entreprise a quand même perdu 5,94 milliards d’€. Pour se renouveler, le groupe a adopté un plan climat de transition énergétique afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici 30 ans.

2 – BNP Paribas : banque européenne

Bénéfices cumulés 10 ans : 62 524 millions d’€
Avec un bénéfice net de 7,07 milliards d’€ pour un Produit Net Bancaire (PNB) de 44,28 milliards d’€ en 2020, la banque se porte bien. Comportant 193 000 collaborateurs dans 71 pays, elle a su résister à la crise sans trop de soucis.

3 – Sanofi : pharmaceutique

Bénéfices cumulés 10 ans : 55 480 millions d’€
Malgré un chiffre d’affaires stable en 2020 avec 36,04 milliards d’€, l’entreprise pharmaceutique se porte très bien. Son profit est de 12,31 milliards d’€. Elle bénéficie de la crise par sa proximité avec le secteur de la santé.

4 – LVMH : luxe / haut de gamme

Bénéfices cumulés 10 ans : 46 719 millions d’€
L’entreprise de luxe a connu une baisse l’année dernière mais a réalisé un chiffre d’affaires 2020 de 44,65 milliards d’€. Le groupe se porte donc très bien et a même débloqué un fonds d’urgence de 30 millions d’€ pour venir en aide à ses salariés.

5 – Axa : assurance

Bénéfices cumulés 10 ans : 44 664 millions d’€
La société d’assurance Axa a bien résisté à la crise avec un chiffre d’affaires 2020 de 96,7 milliards d’€ avec un résultat net de 3,16 milliards d’€. Avec 121 000 collaborateurs dans 57 pays, l’entreprise compte plus de 105 millions de clients.

6 – L’Oréal : maquillage, beauté et cosmétiques

Bénéfices cumulés 10 ans : 34 366 millions d’€
L’Oréal a résisté à la crise même si le groupe a été particulièrement impacté avec un chiffre d’affaires 2020 de 27,99 milliards d’€ et un bénéfice net de 3,56 milliards d’€. Il ne perd que 6 % en 2020 par rapport à l’an dernier grâce notamment au e-commerce.

7 – EDF : électricité en France et en Europe

Bénéfices cumulés 10 ans : 27 696 millions d’€
Avec 69,03 milliards de chiffre d’affaires d’€ en 2020 et un bénéfice net de 650 millions d’€. L’entreprise a très nettement augmenté sa production d’électricité verte et compte réaliser une réduction de 40 à 50 % de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030.

8 – Société Générale : banque

Bénéfices cumulés 10 ans : 25 821 millions d’€
La banque française continue de réaliser un produit net bancaire de 22,11 milliards d’€. La baisse de son chiffre d’affaires a été principalement causée par une hausse du coût du risque de 3,31 milliards d’€ en 2020.

9 – Orange : télécommunications

Bénéfices cumulés 10 ans : 24 723 millions d’€
Orange a eu un chiffre d’affaires stable de 42,24 milliards d’€. Son profit annuel a connu une hausse en s’établissant à 4,82 milliards d’€ en 2020. L’entreprise peut se targuer d’avoir 72 millions de clients pour ses services 4G à l’échelle mondiale et 42 millions de foyers desservis en fibre optique.

10 – Vinci : construction, concession et transports

Bénéfices cumulés 10 ans : 22 913 millions d’€
Malgré une crise sanitaire qui aurait pu très fortement impacter son chiffre d’affaires, le groupe Vinci a réalisé 43,23 milliards d’€ de chiffre d’affaires 2020. L’entreprise, qui compte 220 000 collaborateurs dans 120 pays, poursuit donc son aventure dans la construction d’infrastructures.

Lever des fonds, pourquoi ?

Lever des fonds

« Ouvrir le capital de mon entreprise ? Ne plus être entièrement maître à bord dans mon entreprise ?… » Et oui, comme beaucoup d’entrepreneurs vous êtes malheureusement atteint de préjugés concernant la levée de fonds. Pourtant vous pourriez gagner beaucoup à changer votre point de vue sur la levée de fonds ?

En cette fin d’année 2021, le financement des entreprises est au cœur des préoccupations des entrepreneurs. Si les levées de fonds semblent de plus en plus nombreuses et qu’elles atteignent des montants records, elles demeurent exceptionnelles et apparaissent parfois comme un miroir aux alouettes. Peu d’entreprises y ont recours et les méthodes les plus classiques de financement ont toujours le vent en poupe et pourtant cette source de financement n’est pas à écarter. N’oubliez pas cependant que la réception de fonds est souvent assortie de contraintes qui peuvent se révéler être ensuite des freins à votre développement et qu’il vous faudra soupeser les pour et les contre de chaque solution ou méthode. Nombre d’entrepreneurs privilégient l’autofinancement et l’indépendance alors que d’autres cherchent constamment à accélérer le développement de leur entreprise.

Les trois paramètres

Trois paramètres de base sont à prendre en compte quand on recherche du financement : le stade de votre entreprise, vous et votre statut ainsi que le rôle de chaque acteur. Les banques ont par exemple la fonction de financer des situations bien spécifiques et il ne sert à rien de les solliciter pour ce qu’elles ne font pas. Il faut bien comprendre que chaque entité est un maillon de la chaîne de financement global. Les acteurs se complètent et sont parfois dépendants les uns des autres. On pensera notamment aux prêts d’honneur qui sont la plupart du temps conditionnés à l’octroi d’un prêt bancaire. Le but recherché en l’occurrence est l’effet de levier. L’État joue ainsi, au travers de certaines structures, un rôle qui peut s’avérer déterminant dans votre recherche d’argent.

Attention aux contraintes légales

Certaines formes de financement ne sont utilisables qu’à des stades précis de l’entreprise. Ainsi, si vous avez déjà créé votre entreprise, vous ne pourrez pas profiter des financements liés au porteur de projet. N’agissez pas dans la précipitation ! D’autres nécessitent que votre entreprise soit suffisamment développée ou ait fait par exemple la preuve de la faisabilité de son concept et dispose de bilans. Certaines dépendent de votre statut au moment de la demande et il vous faut avant tout préserver votre temps et le canaliser sur des actions utiles. Rien ne sert de solliciter une source de financement qui ne s’applique pas à votre cas spécifique. Vous souhaitez renflouer vos caisses ? Pas de problèmes ! 

Enfin, n’oubliez pas que dans une majorité de cas, vous devrez convaincre pour trouver de l’argent et vous doter des bons outils. Le Business Plan représente souvent un atout majeur pour décrire votre vision et faire des projections mais il en existe bien d’autres.

1. Mettre toutes les chances de son côté pour assurer une bonne santé financière à son entreprise.

La levée de fonds représente souvent un levier nécessaire pour assurer les Besoins en Fonds de Roulement de l’entreprise. Gérer la vie de votre entreprise et lui offrir une opportunité supplémentaire d’être pérenne : voilà un des intérêts majeurs de la levée de fonds.

2. Renforcer le capital pour prétendre plus facilement à l’obtention d’un crédit ou d’aides financières.

Les organismes délivrant des aides ou des crédits sont sensibles à l’importance des capitaux propres de l’entreprise. Renforcer ses fonds propres permettra souvent de les convaincre de la crédibilité de votre projet et les inciteront à vous soutenir. À noter également : une augmentation de capital permet à l’entrepreneur de prétendre à des aides plus importantes. La levée de fonds vous donne toutes les chances d’obtenir les sommes nécessaires au développement de votre entreprise.

3. Pouvoir démarrer l’activité. 

Votre entreprise est enfin créée. Très bien, mais il vous reste encore à la faire vivre ! Pour cela vous devrez notamment acheter du matériel, louer des locaux, embaucher du personnel ou bien vous fournir en matières premières. Ces investissements nécessaires au démarrage de votre activité ne seront pas forcément comblés par les fonds personnels que vous avez engagés au départ. Loin d’être une option stratégique, la levée de fonds devient alors indispensable à votre entreprise.

4. Être prêt à gérer un développement rapide de votre entreprise.

Des entreprises sombrent parfois, victimes d’un succès qu’elles n’avaient pas su anticiper. Être prêt à assurer une demande qui s’accroît rapidement et ne pas faillir face aux attentes des clients : là se trouve l’enjeu de la levée des fonds. Se donner les moyens de ses ambitions a un coût.

5. Élargir sa gamme, être en mesure de proposer de nouveaux produits ou services. 

Cela va vous demander des investissements en recherche et développement, en achat de nouvelles machines ou encore en recrutement de compétences supplémentaires. Pouvoir enrichir votre offre vous permettra d’avoir plus de cordes à votre arc et de mieux rebondir aux fluctuations des marchés.

Quelques exemples de levée de fonds et de leur objectif.

Splio, le spécialiste parisien de l’expérience client se structure pour recruter des talents.

Cet éditeur parisien d’un logiciel permettant d’anticiper les demandes de clients dans le commerce de détail et de luxe a levé 10 millions d’euros. L’opération associe le fonds Ambition Numérique de Bpifrance, BNP Paribas Développement et Amundi Private Equity Funds.

Doctolib. La start-up française spécialisée dans les outils numériques de prise de rendez-vous médicaux.

Elle a levé 26 millions d’euros. Ses investisseurs de départ, le fonds de capital-risque Accel, les entrepreneurs Pierre Kosciusko-Morizet (co-fondateur de PriceMinister) et Nicolas Brusson (directeur général de BlaBlaCar) – ont poursuivi leur soutien, tandis que Bpifrance fait son entrée au capital. Celle-ci lui permettra de poursuivre ses recrutements, d’élargir sa base de clientèle et de continuer à innover dans ses logiciels et services pour professionnels de santé et patients.

La société française Vestiaire Collective, spécialisée dans la vente en ligne de vêtements et d’accessoires de luxe d’occasion.

Elle a levé 58 millions d’euros auprès de fonds français et britannique, afin de créer un nouveau centre logistique en France. L’opération a été menée par le fonds britannique Vitruvian Partners, les fonds français Eurazeo et Idinvest Partners.  » Cette levée de fonds servira à financer un investissement dans un nouveau centre logistique unique en France », et à  » renforcer (sa) présence aux Etats-Unis « . L’entreprise, qui compte actuellement quelque 200 salariés, souhaite  » devenir en 2018 le leader mondial et incontesté du marché de la mode d’occasion  » et prévoit de créer  » 120 emplois dans le monde dans les 18 prochains mois « , selon ses dirigeants.

Roche et Novartis ont contribué aux 37,5 millions d’euros levés par la société française Vivet Therapeutics

Elle développe des thérapies géniques (introduction d’un gène dans une cellule pour soigner une pathologie) afin de traiter des maladies métaboliques d’origines génétiques, des maladies du foie en particulier, compte démarrer les essais cliniques en 2018 grâce à cette levée de fonds.

FoodTech Frichti a annoncé une levée de fonds de 30 millions d’euros

Réalisée auprès des fonds d’investissement Verlinvest et Felix Capital et de ses actionnaires historiques, Alven Capital et Idinvest Partners. Sa clientèle est en constante progression grâce à son modèle logistique créé en interne qui lui permet de regrouper la livraison de commandes voisines et donc d’optimiser les temps de parcours ainsi que les coûts pour le client. Par ailleurs, la Foodtech, l’entreprise salarie ses coursiers. Elle compte à ce jour plus de 300 employés en CDI, dont une soixantaine en cuisine. Grâce à cette troisième levée de fonds, Frichti va désormais élargir son horizon et mettre le cap sur l’international.

Quels sont les freins à l’entrepreneuriat ?

Quels sont les freins à l’entrepreneuriat ?

Dans le contexte actuel de la pandémie qui a détruit des emplois mais surtout du développement des nouveaux outils technologiques qui mettent à la portée de tous de nombreux business, l’envie d’entreprendre est loin de tarir. L’envie de créer sa propre entreprise touche de plus en plus de Français, peu importe leur milieu social, leur sexe, leur âge ou leur origine. Certains d’entre eux hésitent encore à sauter le pas. Pour cause ? Certains freins liés à l’entrepreneuriat. Si l’on arrive à les appréhender, ces derniers peuvent ne plus s’apparenter à de lourds obstacles mais à de simples formalités. Voici les freins liés à la création d’entreprise, accompagnés de leur solution.

1- Le manque de temps

Lorsque l’on occupe déjà un poste ou qu’on possède de nombreuses responsabilités, la création d’entreprise reste difficile à envisager. Le temps demeure un élément essentiel pour perfectionner son projet : l’établir rapidement risque de vous faire commettre des erreurs et de vous conduire à l’échec. Nombreux sont les chefs d’entreprise qui occupaient un poste de salarié avant de monter leur boîte. Si quitter votre emploi est impossible, pour vous, dans les premiers temps, certaines loi qui encouragent à l’entrepreneuriat permettent aux futurs créateurs d’entreprise de consacrer un ou deux jours par semaine à leur projet (sous certaines conditions comme le fait d’être dans l’entreprise depuis plus de 24 mois, ndlr). Il ne vous reste plus qu’à aménager votre emploi du temps pour vous lancer.

2- Le manque de financements

Un frein important reconnu par de nombreux dirigeants dans leurs débuts demeure le manque de financements. Pour lancer un projet prometteur, le budget ne doit pas manquer à l’appel. Si vous débutez avec rien dans les poches, les banques et organismes de prêt ont tendance à vous fermer les portes. Il serait bête de passer à côté du projet de votre vie, sous prétexte que l’investissement pose problème. Rappelez-vous que l’aventure de Steve Jobs a commencé dans un simple garage… Certaines aides, mises en place par l’Etat ou par des organismes favorisant la création d’entreprise permettent de s’insérer dans l’entrepreneuriat. À titre d’exemple, le PCE (Prêt à la création d’entreprise, ndlr), proposé par BIP France, représente un prêt compris entre 2 000 et 7 000 euros. Une aide non-négligeable pour vous lancer.

3- Les lourdes procédures administratives

La partie administrative liée à la création d’entreprise peut en rebuter plus d’un. Les documents officiels paraissent longs et difficiles à obtenir pour une personne qui n’est pas experte en la matière. Ne baissez pas les bras pour autant ! Encore une fois, des aides vous sont proposées pour franchir le cap. Certains sites internet vous permettent de remplir rapidement un ensemble de documents en vous expliquant, de manière simple et efficace, les démarches à effectuer. Une étape qui peut faire peur mais qui se révèlera finalement vite oubliée.

4- Un (trop) faible réseau

Un entrepreneur a besoin de s’entourer et de bénéficier d’un bon réseau. Lorsqu’on débute, cette prérogative s’avère, néanmoins, difficile à appréhender. Pas de panique ! Il existe quelques clés pour peaufiner au mieux votre carnet d’adresses. Épluchez, en premier lieu, les contacts de vos proches, ces derniers peuvent se révéler être une véritable mine d’or. Si vous suivez une formation ou que vous tentez votre chance dans un concours entrepreneurial, vous aurez d’ailleurs beaucoup plus de chances de rencontrer des professionnels voire de futurs partenaires. N’hésitez pas également  à vous déplacer au culot. Renseignez-vous sur les personnes ou le type de profils que vous souhaitez compter parmi vos contacts et aller à leur rencontre : une démarche ambitieuse mais qui, bien souvent, porte ses fruits.

5- La peur du risque

En France, plus de 50 % des entreprises créées disparaissent avant d’atteindre leur sixième année d’existence. Ces chiffres peuvent paraître effrayants et freiner un certain nombre de créateurs. Investir son temps, son énergie et ses économies dans une affaire qui n’a pas la garantie de fonctionner, quoi de plus fou ? Tâchez de dépasser vos peurs ! « Ne pas hésiter à prendre des risques. Contrairement à ce qu’on croit, le risque qu’on prend en créant son entreprise est beaucoup plus faible que les bénéfices qu’on peut tirer. Et on ne peut pas gagner si on ne prend pas de risques », affirme Diaa Elyaacoubi, fondatrice de Streamcore. Et même si le projet n’atteignait pas le succès escompté, vous auriez le mérite d’avoir vécu une aventure enrichissante et remplie d’enseignements.

6- Un rythme de vie effréné

Devenir entrepreneur implique un réel changement quant à son rythme de vie, surtout dans les premières années. Oubliez les 35 heures de travail hebdomadaire pour, parfois, effectuer le double ! L’entrepreneuriat occupe l’ensemble de votre vie, qui ne sera donc pas de tout repos. Mais après tout, combien ont l’occasion d’accomplir leur rêve à travers leur travail ? Une chance de vivre une aventure passionnante s’offre à vous, alors, saisissez-la ! Apprenez également à concilier vie professionnelle et vie personnelle pour lutter contre le stress et la peur de l’échec.

7-L’absence réelle de motivation

Parmi l’ensemble des freins que nous avons précédemment cité, le seul qui ne présente aucune solution semble être le manque de motivation. Si vous n’êtes pas passionné par votre projet, inutile de vous lancer ! Un entrepreneur se doit d’être ambitieux mais aussi motivé par ses idées en toutes circonstances. Le manque d’envie n’a pas sa place dans l’univers entrepreneurial. Si vous estimez, en revanche, posséder une motivation sans faille ainsi qu’une réelle confiance en vos projets, alors foncez ! Prenez votre destin en main et devenez le dirigeant que vous avez toujours souhaité être.