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L’entrepreneur, un être créatif ?

« Le jour où j’ai eu l’idée…. Où j’ai eu l’étincelle… » : les entrepreneurs à succès déroulent leur histoire dans une interview. L’entrepreneur créatif se met alors à rêver : « si je pouvais faire moi aussi de mon idée une success story… ». Souvent l’idée initiale s’inspire des problèmes vécus, d’articles de magazines/journaux dédiés à la création comme Dynamique ou tout simplement d’une transposition d’un savoir ou de nouvelles technologies dans un nouveau domaine.

Pour développer son idée et réfléchir à son concept, il a la possibilité de s’appuyer sur le climat ambiant de la création (les incubateurs, les salons des entrepreneurs…) ….

Le désir de créer son entreprise

L’entrepreneur créatif, comme tout entrepreneur, peut entreprendre pour de multiples raisons. Tout simplement pour créer son emploi ou encore pour mettre des valeurs fortes qui lui tiennent à cœur en œuvre, particulièrement quand le salariat l’a conduit à une impasse ou qu’il garde un goût amer de son expérience. Si l’origine du désir est variée et que beaucoup d’entrepreneur(e)s demeurent compétents pour permettre à une entreprise de devenir pérenne car ils possèdent les aptitudes managériales, techniques …, il s’agit parfois pour eux de palier un manque d’idées ou tout simplement de trouver le biais pour que leur idée se démarque de la concurrence.

Quelles sont donc les actions de l’entrepreneur créatif ?

Pour que son idée voit le jour, l’entrepreneur créatif devra simultanément : se dépasser, s’informer, sortir de sa zone de confort, se renouveler, trouver des idées, innover, inventer, recommencer, utiliser son intuition, se remettre en question se former en permanence…et donc placer toutes les pièces du puzzle sur l’échiquier de sa réussite.

La créativité n’est pas nécessairement un talent inné, comme le pensent certains. Un entrepreneur créatif peut libérer son imagination en suivant des démarches rationnelles et en adoptant des attitudes méthodiques. C’est pourquoi des ateliers créatifs sont souvent intégrés dans la formation des entrepreneurs afin de leur donner la possibilité de découvrir leur potentiel dans la réalisation d’un projet qui leur est proposé d’élaborer avec une équipe. Il arrive même que le projet le plus farfelu puisse générer des idées qui seront la première pierre d’une création.

L’observation de l’environnement, un atout fondamental

Toutes les opportunités sont à votre portée de main et n’attendent qu’à être saisies. Pour les identifier, l’entrepreneur doit être attentif à son environnement. Ainsi, l’entrepreneur peut s’habituer à commencer par étudier les objets de son environnement quotidien et se demander s’il existe de la concurrence, s’il pourrait proposer des facilités d’emploi ou tout simplement quelles sont ses limites… Au lieu d’être un acteur passif de sa vie quotidienne, un regard scrutateur suscitera et entraînera l’imagination…C’est aussi souvent le manque ou l’absence d’un service qui ont conduit nombre d’entrepreneurs à créer leur entreprise pour pouvoir y répondre. Tout entrepreneur doit être à l’affût et pour cela la lecture de magazines généralistes et spécialisés s’imposent pour sortir des sentiers battus, lire toutes les expériences des entrepreneurs qu’elles soient une réussite, un échec ou un rebond sont un puits d’informations mais surtout un puits pour développer la créativité.

L’entrepreneur créatif ne devra jamais rester dans sa tanière : la rencontre des autres représente un incontournable.

Il pourra continuer à s’inspirer jusqu’à ce que son idée se transforme en une entreprise à succès en

  • fréquentant avec assiduité des lieux de rencontre et de networking créatif pour trouver des idées mais aussi pour les mettre à l’épreuve,
  • se rendant dans les salons ou les foires pour rencontrer des personnes d’horizons divers qui apportent par leur expérience une ouverture d’esprit.

Mais la créativité n’est pas que l’apanage des débuts. L’entrepreneur créatif devra remettre en cause en permanence son idée s’il ne veut pas qu’un autre entrepreneur créatif décèle avant lui les opportunités de son business !

Améliorer votre rétention des talents

La crise sanitaire, la guerre en Ukraine et les multiples bouleversements ont changé les comportements des collaborateurs et leur manière d’envisager l’avenir et il est nécessaire de décrypter les souhaits des candidats mais aussi des salariés. Les dirigeants se donnent beaucoup de peine et consacrent de nombreuses heures à recruter et améliorer la rétention des talents. Quelle n’est pas leur déception lorsque ces derniers leur présentent leur démission. Il est bien évident que l’entreprise selon sa taille ne devra pas développer les mêmes stratégies pour conserver ses pépites. La base reste cependant identique.

Le principe de base

Un premier principe est surtout d’anticiper. Inutile de développer une rancune contre ceux qui partent. Commencez par vous remettre en cause tout simplement et d’analyser les signes annonciateurs qui vous ont échappés. Regardez si dans votre management, il n’y a pas eu ‘des bugs’ qui leur ont donné envie de voir si l’herbe était plus verte ailleurs.

D’après une étude Mercuri Urval, 20% des nouveaux collaborateurs envisagent de quitter l’entreprise le jour même de leur arrivée. Selon certaines études 50% des employés partent dans les 6 à 18 mois qui suivent leur recrutement. Mais quelles en sont les raisons ?

Une cohérence initiale

Pour les dirigeants et responsables de ressources humaines, il est essentiel d’être attentifs à garder une cohérence entre la promesse du poste et la réalité car le non-respect de celle-ci entraîne une frustration qui peut aboutir à une démission. La période d’essai demeure cruciale et la relation avec le manager ou l’équipe qu’il intègre représente un des points essentiels à la poursuite de la collaboration.

Le départ d’un salarié, expert dans son domaine, au bout de quelques mois, peut devenir fatal pour l’ambiance et menacer sans que l’on s’en rende compte la pérennité d’une entreprise par le déséquilibre qu’il peut créer sur l’harmonie d’un service. De manière évidente, des répercussions sur d’autres services peuvent exister et un effet de dominos peut être à craindre. Une faille qui peut s’immiscer dans le cœur.

Les raisons les plus mises en avant

Les raisons émergentes et qui sont le plus souvent citées sont :

  • les relations conflictuelles dans l’équipe,
  • l’absence d’opportunités de développement des compétences du collaborateur qui a peur de se trouver enfermé dans une voie sans issue
  • la concurrence qui leur fait les yeux doux grâce aux réseaux. 70 % d’entre eux seraient susceptibles de quitter l’entreprise, pour trouver une opportunité d’une meilleure rémunération auprès de la concurrence.  Cependant 12 % le feraient pour disposer d’une harmonie entre leur vie professionnelle et personnelle.

Alors que faire ? Quels principes adopter ?

Exprimer votre reconnaissance.

Non, le salarié ne vous doit rien ! Il est votre partenaire pour la réussite et en être conscient est la base pour garder ses talents et un principe de management lié au respect de la dignité de l’autre : remercier en réunion une personne et les équipes, utiliser la lettre intranet … Certains salariés ont besoin simplement d’encouragements, d’autres d’une augmentation ou d’un intéressement. Il faut réussir à mettre en valeur les collaborateurs qui participent avec sérieux même si leur travail est un travail de l’ombre et répondre à leurs attentes Il ne s’agit en aucun cas d’appliquer une recette identique à tous mais justement de la personnaliser.

Croire en la capacité et les compétences de ses salariés en les responsabilisant

Être à l’écoute des idées de vos collaborateurs et tenir compte de leurs idées. Si l’innovation participative n’a pas baissé les armes depuis qu’elle a été mise en place dans les entreprises c’est qu’elle a pour corollaire l’implication des salariés. Montrer à vos collaborateurs que vous les savez capables de mener leurs tâches ou de nouvelles tâches et leur accorder votre confiance fait partie d’une évidence certes mais qui porte ses fruits.

  • Partager votre enthousiasme et faire de votre entreprise une entreprise où il fait bon vivre et travailler. Arrêter de voir le monde à travers le prisme du négatif ambiant. Votre rôle consiste à inspirer et à diriger. Montrez l’exemple à votre équipe en faisant preuve d’un enthousiasme contagieux. Confiez à vos collaborateurs des missions qui stimulent leur créativité, leur offrent la possibilité d’améliorer leurs compétences et d’en acquérir de nouvelles.
  • Proposer des promotions. Certes parce que les charges vous écrasent, vous ne pouvez pas faire participer vos salariés à la croissance est une erreur à ne jamais commettre !
  • Proposer des formations même si elles ouvrent la porte à la concurrence, n’ayez pas de crainte… Formez vos collaborateurs et encouragez-les à s’inscrire à des séminaires ! Les formations pour développer leurs compétences sont souvent la source de la fidélisation.
  • Mais surtout encouragez ! Communiquez et épinglez au mur de votre entreprise chaque succès, chaque challenge ! Créez un environnement de travail favorisant la créativité, l’intégration, l’autonomie, la diversité et les relations humaines et vous garderez vos talents !

Les 5 Principales Stratégies de Sécurité pour les Entrepreneurs à domicile contre les Cybermenaces IoT

L’internet a donné naissance à l’ère de l’entrepreneuriat à domicile. Que vous souhaitiez vendre des produits en ligne ou lancer une startup SaaS en partant de zéro, toutes les ressources dont vous avez besoin sont désormais accessibles via votre navigateur en ligne. Mais à mesure que le monde devient plus connecté grâce à l’IdO, les entreprises, grandes et petites, doivent faire preuve de plus d’ingéniosité et de ressources en matière de cybersécurité.

Selon les statistiques, 60 % des petites entreprises et startups échouent dans les six mois qui suivent une cyberattaque. Cela signifie que vous ne devez jamais lésiner sur la sécurité, même dans les premiers stades de votre entreprise, surtout maintenant que des pirates qualifiés peuvent facilement exploiter la puissance des dispositifs IoT pour déclencher une cyber-guerre totale quand ils le souhaitent.

Mais comment une startup à peine lancée peut-elle s’offrir une sécurité adéquate contre la myriade de cybermenaces qui existent ? C’est simple : ils doivent se concentrer sur des outils de sécurité rentables et des stratégies de bricolage pour protéger leurs données sans se ruiner.

1. Tirer parti de la Protection DDoS gratuite des Plateformes Cloud

Une attaque par « Déni de Service Distribué » (DDoS) est une cybermenace majeure dans laquelle des pirates informatiques tentent de faire tomber un site et de priver de service ses utilisateurs légitimes. Ils s’appuient généralement sur un réseau d’ordinateurs infectés, également appelé « botnets », pour envoyer des spams et surcharger les serveurs d’un site web. En conséquence, vous risquez de perdre plusieurs jours de revenus et de voir votre image de marque ternie pour avoir offert une mauvaise expérience à vos clients existants.

Heureusement, vous pouvez facilement déployer une protection DDoS de base auprès de fournisseurs comme Cloudflare. Même avec le plan gratuit, votre entreprise en ligne peut bénéficier d’une protection de base contre les cyberattaques grâce au cryptage SSL et aux règles des pages. Vous pouvez même profiter de la « Réseau de Diffusion de Contenu » ou RDC gratuite pour améliorer le temps de chargement des pages pour votre public en ligne dans le monde entier.

2. Utiliser la Messagerie Cryptée Lorsque vous Travaillez avec des Freelancers.

Embaucher des freelances est l’un des moyens les plus rapides de mobiliser vos plans d’affaires. Toutefois, vous devez être extrêmement prudent lorsque vous échangez des informations sensibles en ligne. Pour préserver la confidentialité des conversations, vous pouvez utiliser des applications de messagerie dotées de fonctions de cryptage intégrées, comme Telegram. Vous pouvez également activer les fonctions de cryptage dans les clients de messagerie comme Microsoft Outlook.

Si votre équipe distante préfère travailler dans des bibliothèques, des cafés ou tout autre lieu public, encouragez-la à le faire via un Réseau Privé Virtuel ou VPN. Cela empêchera les pirates d’intercepter les informations qu’ils envoient et reçoivent lorsqu’ils sont connectés à un réseau WiFi public. Vous pouvez télécharger l’un des VPN les plus préférés des entrepreneurs en visitant cette page.

3. Utiliser les Outils de Contrôle Parental 

En tant qu’entrepreneur à domicile, vous pensez peut-être que vos enfants sont le dernier de vos soucis en matière de cybersécurité. Mais dans de mauvaises circonstances, ils pourraient être les plus grands dangers physiques et numériques de votre bureau à domicile. Outre les renversements accidentels et les crottes de nourriture sur des documents importants, les enfants peuvent également télécharger sans le savoir des logiciels malveillants sur leurs appareils, qui peuvent facilement se propager à d’autres appareils de votre réseau lorsqu’ils tentent de transférer des fichiers.

Une façon de mettre votre bureau à domicile à l’abri des enfants et de protéger vos données est d’opter pour le zéro papier. Pour cela, vous aurez besoin de plateformes en cloud. Lorsqu’il s’agit de leur sécurité en ligne, le moyen le plus simple de les protéger est d’utiliser un logiciel de contrôle parental complet. Cela vous permettra d’interdire l’accès à des contenus Web dangereux et inappropriés.

4. Mettre en place un système de sécurité intelligent pour les cambriolages.

Les entreprises à domicile font généralement appel à des services de sécurité professionnels pour protéger leurs actifs contre les cybercriminels. Si les frais initiaux de ces services sont plus que raisonnables, ils impliquent souvent des coûts récurrents qui peuvent rapidement s’accumuler au fil du temps – du suivi à la maintenance occasionnelle.

Heureusement, il existe aujourd’hui des plateformes plus économiques et légères qui peuvent faire le travail. Avec l’aide des dispositifs IdO, les entrepreneurs à domicile peuvent facilement construire leur propre infrastructure de sécurité domestique intelligente pour se protéger contre les effractions physiques.

5. Conserver Plusieurs Sauvegardes Hors Site

En 2014, Code Spaces – une startup SaaS basée au Royaume-Uni – a fermé ses portes après avoir été frappée par une attaque DDoS et s’être fait voler ses données sur Amazon par un pirate. Bien que peu de startups soient préparées à un tel niveau d’attaque, l’une des principales raisons pour lesquelles Code Spaces n’a pas pu se rétablir est qu’elle a entassé toutes ses données de sauvegarde au même endroit que tout le reste.

Pour éviter de subir le même sort, veillez à créer plusieurs sauvegardes hors site de vos données importantes. Il s’agit d’un dispositif de sécurité qui vous aidera à rester en activité même après avoir subi une cyberattaque. En plus de créer des sauvegardes sur des disques physiques, vous pouvez également sauvegarder vos données par le biais de services automatisés afin d’éviter les tracas liés à la création fréquente de sauvegardes.

Pourquoi les entrepreneurs sont-ils pris pour des fous ?

Dans ce monde d’incertitudes, ils sont nombreux à rechercher une oasis de tranquillité et parfois le confort salarial apparait comme la solution même si on doit laisser ses rêves au vestiaire. Il n’est pas rare d’entendre qu’il faut une certaine forme de folie pour entreprendre. Si l’entrepreneuriat peut apparaître comme un doux rêve et que les success stories peuvent en faire rêver plus d’un, il faut prendre en compte qu’il faut posséder un grain de folie pour relever certains challenges mais aussi avoir une bonne résistance au stress.

On ne peut rien entreprendre sans une pointe de témérité et un brin de folie.

Henri-Frédéric Amiel

1/ Entreprendre c’est travailler beaucoup plus

Lorsque vous lancez votre entreprise, il n’est pas rare de devoir sacrifier votre soirée pour faire évoluer votre projet et de devoir enchaîner les journées de 15 heures, week-end compris. Vous souhaitez aller vite et pour cela, pas de recettes miracles : il vous faut consacrer votre temps libre à votre activité. Finis les week-ends où vous pouviez tranquillement vous reposer. Même quand l’activité est stable et tourne depuis un long moment, il faut prendre conscience que les dirigeants travaillent environ 60 heures par semaine.

2/ Vous prenez des risques

La plupart du temps, les entrepreneurs ne prennent pas d’assurance chômage. Ils n’ont donc pas droit à cette protection du salarié. En cas de non réussite de votre entreprise, vous pouvez rapidement vous retrouver en difficulté et ne plus pouvoir faire face à vos différentes échéances. Pire, il était autrefois difficile de retrouver de l’emploi lorsque vous avez créé votre boîte. Les a priori sous-entendent que les entrepreneurs sont des personnes difficiles à manager et puis s’ils se sont plantés, c’est qu’ils n’étaient pas à la hauteur. Heureusement, les conceptions ont bien changé et désormais les entreprises ont compris que les profils entrepreneuriaux représentaient un plus pour les entreprises car ce sont des personnes qui s’impliquent.

3/ Vous pouvez perdre de l’argent

Déjà, vous pouvez perdre tout le capital investi dans votre entreprise. Aujourd’hui, il peut l’être de manière très réduite, la majorité des sociétés pouvant être créées avec un capital minimum. Mais la perte se situe souvent au niveau du salaire. La plupart des entrepreneurs n’hésitent pas à ne pas se payer pendant des années et/ou à un niveau très faible lorsqu’ils le font. Il s’agit souvent d’investir davantage pour les salariés que sur leur propre  rémunération.

4/ Vous ne savez pas où vous aller

Les entrepreneurs prennent tout le temps des décisions pour lesquelles ils prennent des risques. Entreprendre revient à cerner toutes les sphères de l’entreprise : communication, gestion, production, vente … Vous touchez à tout et ne maîtrisez certainement pas l’ensemble des corps de métiers. Pire, il vous faut viser une direction et répondre aux exigences du marché et à sa réaction. Les changements extérieurs contribuent à devoir vous adapter. Une nouvelle pratique qui fonctionne peut rapidement déstabiliser votre business model et vous obliger à remettre tout à plat.

5/ Vous pouvez perdre votre statut social

Lorsque l’on entreprend, il n’est pas rare de quitter un emploi où vous étiez parfois confortablement installé. Vous changez de statut social et ce changement peut radicalement faire changer le comportement de vos proches. Vous pouviez représenter la sécurité pour votre famille et la considération que les gens vous portaient peut changer notamment si vous exerciez un poste à très haute responsabilité.

6/ Vous allez être sous haute pression

L’entrepreneuriat n’est pas de tout repos. Lorsque vous vous lancez et qu’une tâche urgente surgit, vous êtes le dernier rempart de votre entreprise. Si vos salariés ont bien le droit de prendre un repos bien mérité, vous devrez la plupart du temps gérer vous-même les travaux de dernières minutes et y passer vos week-ends si nécessaire afin de satisfaire vos clients. Si vous faites en sorte de retrouver un équilibre par la suite, il est en général très difficile de le mettre en place dans les premières années de l’entreprise. Vous prenez la majorité des décisions qui peuvent vous mettre sous pression, d’autant que vous assumez la responsabilité en cas d’échec.

7/ Il vous faut voir le monde différemment

Pour réussir, vous devez apporter au monde ce que les autres n’apportent pas. Vous devez donc penser différemment et apporter une solution originale. Pour cela vous devez développer une  vision originale afin que votre entreprise puisse se démarquer des autres. Proposer un nouveau concept , n’est-il pas déjà une forme de folie ?

8/ Vos rapports vont changer

La plupart du temps, les salariés ne vous considèrent pas seulement comme un collaborateur. Vous êtes le supérieur hiérarchique et leur comportement en tiendra compte. Vous êtes en quelque sorte isolé de manière naturelle par ceux qui ne pourront pas envisager de se comporter avec vous comme avec leurs collègues. Il faut bien comprendre qu’il peut être difficile pour un salarié d’ignorer votre position hiérarchique alors que vous êtes le décisionnaire et que vous disposez d’un pouvoir de sanction.

9/ Vous devez développer une confiance en vous

La confiance en soi de l’entrepreneur relève de la folie. Il s’agit d’une des principales qualités que l’entrepreneur doit avoir. D’abord parce qu’il s’agit d’emmener vos équipes dans votre vision. Vous douterez souvent et vous devrez faire abstraction des nombreuses personnes qui vous diront que cela ne marchera jamais. Vous devrez convaincre sans relâche vos clients, banquiers, fournisseurs, investisseurs, que votre solution est la meilleure et ne jamais baisser les bras !

Comment éviter le burn-out de l’entrepreneur ?

La crise sanitaire n’a guère simplifié le travail du dirigeant. En effet, il a dû adapter son entreprise aux différents confinements et arrêts de travail en raison du Covid  que celui-ci soit dû au salarié lui-même ou lié à son entourage. Il a dû selon les obligations gouvernementales mettre en  place le télétravail, qui n’est pas une organisation qui s’improvise du jour au lendemain e donc vivre un stress permanent dans ce climat d’incertitude. Le dirigeant ne compte pas ses heures à tel point qu’il en oublie de prendre soin de lui-même. Mais cette négligence peut le conduire au burn-out c’est-à-dire au stress chronique, aux insomnies et pire encore à la dépression. Voici quelques conseils éviter le burn-out.

Vous vous sentez épuisé après une journée de travail ? Vous avez constamment l’impression d’être submergé et d’agir dans l’urgence ?

Selon un sondage Opinion Way pour MMA, 76% des dirigeants de très petites et moyennes entreprises (TPE-PME, de moins de 50 salariés) interrogés s’estiment en bonne ou en très bonne santé.

Quant au stress, il fait partie du quotidien de nombreux dirigeants de TPE-PME. Les journées sont stressantes pour 58% d’entre eux, les artisans en tête. Ils sont 46% à passer des journées « assez stressantes » alors qu’ils n’étaient que 36% en 2015. Une écrasante majorité trouve cependant un intérêt à l’exercice de son métier, surtout au travers de la liberté d’organisation de leur fonction.

Enfin, les dirigeants d’entreprise TPE-PME sont 47 % à avouer souffrir de troubles du sommeil, soit 7 points de plus qu’en 2015 ! Or, le premier signe avant-coureur de burn-out demeure la fatigue chronique due à un manque de sommeil et à des troubles de sommeil qui par voie de conséquence entraîne un épuisement physique, psychique, moral et émotionnel.

Alors que faire pour échapper au burn-out ?

1/ S’organiser

L’organisation du travail permet de se concentrer sur l’essentiel et d’être efficace. C’est pourquoi, il faut que vous travailliez sur votre propre organisation mais aussi celle de vos équipes : déléguer, sous-traiter, trouver les bons processus et les outils adaptés font partie des tâches fondamentales du dirigeant. De plus, vos objectifs doivent être réalistes et réalisables. S’ils sont inaccessibles, vous allez sans vous rendre directement à la case burn-out. Prenez le temps de lister vos objectifs et d’en discuter et sélectionnez ceux qui sont prioritaires (et à quelle échéance ?) et mettez en place un retroplanning.

2/ Savoir gérer votre temps

Tout est urgent mais vous devez apprendre à ne pas répondre à la première urgence qui se présente. Évitez de suspendre vos activités si utiles au développement de l’entreprise pour répondre à une sollicitation a priori « urgente » et ne soyez pas à la merci de toute demande prétendue urgente de la part de vos collaborateurs.

Par ailleurs, il est important que vous sachiez déléguer certaines tâches chronophages et celles pour lesquelles vous n’avez pas toutes les compétences requises. Mais surtout rien n’est plus épuisant que de vouloir tout contrôler à l’intérieur de votre entreprise et faire confiance envers les membres de l’entreprise est un élément primordial pour impliquer et responsabiliser vos salariés.

3/ Savoir prendre du repos

Attendre d’être complètement épuisé pour prendre

des congés fait courir le risque de perdre la concentration et l’énergie nécessaires pour donner le meilleur de vous-même. Prendre des congés est indispensable et surtout n’emportez jamais de travail pendant vos congés, évitez de répondre à vos emails ou appels téléphoniques ou de regarder les réseaux sociaux et programmez une plage horaire le plus petit possible pour y répondre.

4/ Faire la sieste

La sieste au travail est souvent mal considérée. Mais dormir quelques minutes peut s’avérer bénéfique pour tous, que ce soit le dirigeant ou ses salariés. Un certain nombre de médecins recommandent un sommeil de 5 à 20 minutes au milieu de la journée tandis que le Think thank Terra Nova préconise dans un rapport effectué en 2016, de créer des salles de pauses dédiées à la micro-sieste entre 15 et 20 minutes. Conformément à une étude de la Nasa, une sieste de ce type augmenterait ainsi la productivité au travail de 35 %. Elle aurait d’autres bienfaits comme celui d’améliorer la mémoire et favoriser la concentration. En tant qu’entrepreneur, faites la sieste !

N’oubliez pas de prendre soin de vous : nourriture saine et équilibrée, sport, activités annexes pour évacuer stress et tensions.

Être audacieux pour réussir

Être audacieux n’est-ce pas la caractéristique de tout entrepreneur ? Si l’audace n’est pas encore votre première qualité, sachez qu’elle peut se cultiver comme d’ailleurs de nombreuses qualités qui existent, en vous, à l’état latent. Elle permet de franchir un cap et conduit celui qui dépasse ses limites à ouvrir d’autres portes fermées. Voici quelques conseils pour développer votre audace.

 “Quoi que tu rêves d’entreprendre, commence-le. L’audace a du génie, du pouvoir, de la magie.”

Johann Wolfgang von Goethe

Vous avez une idée, une idée de génie mais avant que celle-ci devienne réalité, vous allez devoir faire preuve d’audace c’est-à-dire dépasser vos limites pour aller chercher entre autres toutes les informations pour produire, pour fabriquer, pour distribuer, pour livrer afin d’avoir les meilleures marges. Il faut que ça marche ! Il faut que des clients achètent régulièrement les produits ou services mis sur le marché ! Alors pour ne pas que le rêve ne vire au cauchemar, mieux vaut avoir une vision efficace de l’audace pour que vous récoltiez les fruits de chaque goutte de sueur versée.

De l’audace, pour créer une marque

Créer une marque c’est sortir des idées reçues pour qu’elle puisse devenir visible et imaginer comment cette marque va aller à la rencontre du client pour développer un business. Elle va diffuser vos valeurs et donc les partager est toujours un pari audacieux !

De l’audace, pour faire face aux finances

Pour un entrepreneur, il lui en faut à tout moment car il devra avant tout oser : oser face aux Business Angels et aux investisseurs et au banquier pour expliquer que ce qui n’est encore qu’un embryon d’une idée va devenir l’entreprise de demain et pour permettre à cette audace de rencontrer leur adhésion, il vous faudra toujours avoir un business plan à la hauteur de son audace. De l’audace fondée sur une sagesse.

De l’audace pour conquérir le client

L’entrepreneur devra aussi avoir l’audace pour conquérir des clients qui sont déjà bien installés dans le giron de la concurrence et donc il devra bien préparer en amont son argumentaire pour les attirer vers ses produits ou ses services. Mais les clients achèteront les produits et les services parce qu’on les aide à résoudre un problème. Il faut donc s’intéresser à ce qui est réellement essentiel pour les clients. De l’audace fondée sur l’intelligence d’un marketing bien réfléchi.

De l’audace pour séduire le consommateur

Séduire un consommateur pour son nouveau produit qui ne peine pas de mine et donc mettre tous les atouts de son côté grâce à une communication sans faille. De l’audace par une connaissance avérée des réseaux sociaux, de tous les moyens pour s’imposer dans les médias.

De l’audace pour créer des partenariats.

Séduire des partenaires qui ont déjà pignon sur rue est une véritable gageure mais le partenariat vous apportera la confiance des clients de vos partenaires pourrait bien être un filon qui ne tarira pas ! L’influence d’une personne qui a la confiance de vos prospects qui recommandera vos produits est déterminante et associer votre nom à une entreprise qui a déjà une certaine notoriété sera pour vous un bénéfice au-delà de vos espérances. C’est pourquoi à chaque événement on voit s’insérer des partenaires qui donnent de la visibilité aux uns et aux autres mais quand vous êtes une entreprise à ses débuts c’est une véritable aubaine. Il vous faudra donc montrer à vos partenaires ce que de s’associer à vous leur apportera.

De l’audace pour défier les pessimistes

Certains voudront vous dissuader de poursuivre vos idées. Ne les écoutez pas. Ils brandiront la crise, les risques et vous dépeindront tous les périls que vous allez rencontrer et la liste est longue. De surcroît, ils chercheront à créer la peur, l’angoisse, l’inquiétude et vous montrez vos limites. Ils iront même jusqu’à vous affubler de tous les défauts : arrogance, orgueil, inconscience, irréaliste…. De l’audace pour défier les pessimistes demande de connaître son potentiel.

De l’audace, quelle aventure qui donne plus d’adrénaline que de la faire vivre !

« L’audace réussit à ceux qui savent profiter des occasions. »

Marcel Proust

Le soutien essentiel de la famille pour l’entrepreneur

Que l’entrepreneur se lance dans la voie difficile de l’entrepreneuriat ou qu’il rencontre des difficultés dans son parcours, il ne faut pas se voiler la face, il aura besoin de soutien, ne serait ce que pour mieux avancer. Être entrepreneur n’est pas de tout repos. Les facteurs de stress demeurent nombreux et il est primordial pour tout dirigeant de savoir canaliser et réduire ces sources qui peuvent l’emmener au burn-out. Loin d’être invincible, il doit savoir prendre du recul afin de ne pas craquer et savoir parfois prendre des décisions difficiles. Dans ce contexte, le soutien essentiel de la famille joue un rôle essentiel.

La pire source de stress, pour l’entrepreneur, réside dans la famille et le conjoint contrairement à ce que l’on pourrait penser. Si l’on pense souvent que les difficultés rencontrées dans le business peuvent affecter le moral de l’entrepreneur, la plupart des entrepreneurs qui ont subi un burn-out vous le diront : la pression exercée par la famille ou le conjoint demeure souvent l’élément déclencheur. Entreprendre remet en question vos capacités, votre statut social et la confiance en soi de l’entrepreneur car c’est la conviction/foi dans le projet qui l’a amené à se lancer. Inutile, dans ce contexte de remise en cause permanente et où l’entreprise peut connaître des hauts et des bas, de dire, oh combien, le soutien de la famille demeure primordial.

Lorsqu’elle joue le mauvais rôle

« Pourquoi as- tu quitté ton travail?».

Dans ce contexte, la famille et le conjoint peuvent mal réagir. D’abord, il y a la pire version : certains jouent sur la culpabilité du dirigeant. Cela peut paraître impensable mais certains conjoints se plaignent du changement que ce soit en termes financiers ou d’horaires. Ils n’hésitent pas à signaler que tout changement dans les habitudes ne sera pas accepté et que c’est à l’entrepreneur d’assumer son choix et de maintenir le niveau de vie de la famille. D’autres mettent des ultimatums à un rétablissement de la situation antérieure (qui est celle que le dirigeant a voulu quitter pour des bonnes raisons). Cette catégorie n’hésite pas à ignorer le changement de volume horaire dans la répartition des tâches notamment dans les couples.

« Cela ne marchera jamais ».

Ensuite, il y a ceux qui sèment le doute dans la tête de l’entrepreneur. Ils ne croient pas dans l’entreprise et n’hésitent pas à signaler leurs doutes sur la viabilité de l’affaire. Ils cherchent chaque faille et tentent de s’engouffrer dedans afin de prouver que le projet ne tient pas debout plutôt que de chercher des solutions aux différentes failles. Toute difficulté rencontrée par le dirigeant représente pour eux une source de joie. Il n’est pas rare qu’ils pensent qu’ils agissent pour le bien de l’entrepreneur.

« C’est ta boite, c’est ton problème ».

Enfin et c’est peut-être le plus courant, il y a ceux qui ignorent complètement l’affaire et qui font comme-ci le dirigeant exerçait un métier classique. Cette catégorie ne met quasi jamais (voire jamais) la main à la pâte même lorsque le dirigeant est submergé. Ceci même s’ils disposent du savoir-faire qui pourrait aider le dirigeant. Ironiquement, ils vous demandent d’être à l’écoute de leurs problèmes.

Pire, ils représentent souvent une contrainte pour le dirigeant qui doit « respecter » leur manière d’agir qui ne changera pas. A titre d’exemple, ils peuvent se lever tard alors que vous vivez dans la même pièce et vous empêcher d’allumer la lumière pour travailler dans de bonnes conditions ou encore tenter de vous distraire alors que vous avez une tâche urgente et stressante à effectuer. Pourquoi se lèverait-il pour vous aider ? C’est votre problème !

Cette catégorie, qui ignore complètement le fait que l’entrepreneur doit diriger une affaire, n’hésite pas à rajouter du stress au dirigeant en créant des conflits sur des choses insignifiantes même lorsque l’entrepreneur fait des efforts pour eux. Ils regardent d’ailleurs souvent plus ce qui ne va pas que ce qui va.  Comble de l’ironie, ils sont souvent ceux qui bénéficient des largesses du dirigeant quand il en a les moyens.

Quand elle joue le beau rôle

Le soutien de la famille

Il n’est pas rare d’entendre les dirigeants qui ont réussi à dire qu’ils ont eu la chance d’avoir le soutien de leur famille. En discutant avec eux, vous pourrez vous apercevoir que, contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, le soutien financier est rarement l’essentiel mais bien le soutien moral. Si certains reçoivent des aides financières de leur famille au travers d’investissement ou tout simplement par un hébergement pendant quelque temps, c’est davantage par les paroles et les actes positifs de leur famille que ce soutien s’illustre.

Une aide efficace

Souvent, les conjoints ou les membres de la famille n’hésitent pas à mettre la main à la pâte, notamment lorsqu’ils sentent que la charge de travail est trop importante pour que l’entrepreneur puisse y arriver seul. Ils n’hésitent pas à se lever plus tôt et à aider l’entrepreneur dans ses tâches en leur demandant régulièrement ce qu’ils pourraient faire pour aider. S’ils ne peuvent pas tout réaliser, ils aident celui qui se lance dans l’aventure en fonction de leur savoir-faire.

Au-delà, le soutien de la famille est avant tout un soutien moral. Il illustre la capacité de la famille à aider l’entrepreneur. Ce dernier peut douter de la pertinence de son business model, de sa capacité à réaliser son projet ou encore à atteindre ses objectifs. Les proches peuvent alors soutenir de différentes manières : ils peuvent simplement être à l’écoute et prendre des nouvelles, encourager, demeurer compréhensif face aux différentes situations (même quand ils ne comprennent pas tout à fait) et devenir force de proposition. Pour aider, ils peuvent également éviter de se plaindre, déculpabiliser le dirigeant lorsqu’il a peu de temps disponible et prendre en charge certaines tâches.

Surtout et c’est peut-être le point décisif : ils évitent de représenter une source de stress pour l’entrepreneur notamment en créant des conflits. Les conjoints évitent, par exemple, les crises de jalousie lorsque l’entrepreneur doit sortir pour des réunions business/voir leur coach ou encore lorsqu’il doit partir pour affaires. Ils comprennent également que l’emploi du temps est susceptible de changer et qu’il faudra peut-être remettre au lendemain la sortie prévue.

Les logiciels espions à utiliser dans le respect du droit et des personnes

Le contrôle sans modération des salariés est loin d’être une idée judicieuse. Il établit un rapport hiérarchique et installe la méfiance qui finalement démotive les salariés. Surveiller les salariés pour les contrôler n’est guère une méthode appréciée de management. Cette pratique à la limite du légal met à mal les valeurs que l’on voudrait ériger dans son entreprise. En France l’espionnage des salariés est condamné par la loi. Pourtant les vendeurs de logiciels espions font les yeux doux aux chefs d’entreprise pour les attirer dans cette spirale.

Que dit le droit ?

L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) rappelle que l’intimité de la vie privée et le secret des communications électroniques sont protégés par la loi. Leur violation, la vente au public et l’utilisation de dispositifs d’écoute sont illégales et passibles de poursuites judiciaires.

En tant que chef d’entreprise, vous avez le droit d’effectuer un contrôle sur vos salariés, de vérifier qu’ils suivent les consignes que vous leur donnez tant pour le développement de l’entreprise que leur sécurité et celle de leurs collègues. Cependant, ce droit de contrôle se doit de respecter les droits des salariés.

Est-ce que le chef d’entreprise peut contrôler l’utilisation d’internet ?

Selon la Cnil, les conditions et les limites de l’utilisation d’internet peuvent être fixées par l’entreprise. Ces limites ne constituent pas, en soi, une atteinte à la vie privée des salariés (dispositifs de filtrage de sites non autorisés notamment pour les sites à caractère pornographique, pédophile, d’incitation à la haine raciale, révisionnistes, etc.),  limites dictées par l’exigence de sécurité de l’organisme, telles que l’interdiction de télécharger des logiciels, de se connecter à un forum ou encore d’utiliser le « chat », l’interdiction d’accéder à une boîte aux lettres personnelle par internet compte tenu des risques de virus qu’un tel accès est susceptible de présenter, etc.

Il s’agit en réalité ici de protéger l’entreprise contre d’éventuelles intrusions notamment informatique.

Les diverses formes d’espionnage ?

En revanche, l’espionnage et le fait de contrôler son salarié à son insu est interdit par la loi.

  • espionnage des mails, des ordinateurs, des téléphones,
  • géolocalisation des salariés,
  • écoutes téléphoniques…

Aujourd’hui c’est internet qui à la faveur de l’espionnage par les biais les plus divers. Les logiciels sont souvent gratuits et d’une utilisation qui ne présente aucune difficulté. Ils démarrent à chaque ouverture de session sans que l‘utilisateur ne s’en aperçoive. Il inscrit les clics effectués, les frappes sur le clavier, les pages internet visitées…

Comment déclarer ?

La Cnil préconise les points suivants : il est interdit d’utiliser ces logiciels dans un cadre professionnel sauf en cas de forts impératifs de sécurité (lutte contre la divulgation de secrets industriels par exemple). Les salariés doivent être informés des dispositifs mis en place et des modalités de contrôle de l’utilisation d’internet : le comité d’entreprise doit avoir été consulté et informé (article L2323-32 du code du travail); les salariés doivent être informés, notamment de la finalité du dispositif de contrôle et de la durée pendant laquelle les données de connexion sont conservées. Une durée de conservation de l’ordre de six mois est suffisante, dans la plupart des cas, pour dissuader tout usage abusif d’internet.

Lorsque l’entreprise ou l’administration met en place un dispositif de contrôle individuel des salariés destiné à produire un relevé des connexions ou des sites visités, poste par poste, le traitement ainsi mis en œuvre doit être déclaré à la CNIL (déclaration normale) sauf si un correspondant informatique et libertés a été désigné, auquel cas aucune déclaration n’est nécessaire.

Le contrôle de l’utilisation de la messagerie

Des exigences de sécurité, de prévention ou de contrôle de l’encombrement du réseau peuvent conduire les entreprises à mettre en place des outils de contrôle de la messagerie. Il est possible de contrôler le travail d’un salarié mais plusieurs règles doivent être respectées. Lors de l’installation de tout dispositif de surveillance, le salarié et les institutions représentatives du personnel doivent en être informés. L’utilisation doit évidemment être justifiée et le principe de proportionnalité respecté. A noter que certains dispositifs doivent également être déclarés à la Cnil.

L’accès au poste informatique ou à la messagerie et les correspondances privées

L’employeur doit respecter le secret des correspondances privées. Une communication électronique émise ou reçue par un employé peut avoir le caractère d’une correspondance privée. La violation du secret des correspondances est une infraction pénalement sanctionnée par les articles L.226-15 (pour le secteur privé) et L.432-9 (pour le secteur public) du Code pénal.

Des logiciels extrêmement intrusifs dont il est difficile de garder le contrôle

Ces logiciels, qui s’installent sur ordinateur mais surtout les téléphones portables, coûtent généralement entre 7 et 75 euros par mois, en fonction de l’intrusivité du logiciel et de la durée d’engagement.

L’espionnage à mauvais escient se retourne en général contre l’entreprise car il détruit la confiance. Les salariés sont très attentifs au respect de leur vie privée mais aussi professionnelle et le risque encouru est de perdre sa notoriété et donc de faire fuir les talents. Protéger son entreprise et ses salariés oui. Les espionner, non.

Le dirigeant comme gestionnaire

Certains entrepreneurs considèrent la gestion comme une corvée et souvent remettent à plus tard le fait de s’y atteler. Portant sans une gestion saine de l’entreprise, il est difficile  d’avoir une entreprise pérenne. En tant que dirigeant, vous êtes amené à gérer votre entreprise. Si les tâches du quotidien sont essentielles, c’est surtout la mise en place de tableaux de bord efficaces qui vous permettent de vous projeter vers l’avenir et de prendre les décisions judicieuses.

Le rôle du tableau de bord

Celui-ci s’avère être avant tout un outil qui vous délivre l’ensemble des informations les plus cruciales pour l’entreprise. Il peut être utilisé par vos responsables d’équipe pour la même raison. Plusieurs indicateurs vous aident à anticiper et adapter la stratégie de l’entreprise aux évolutions, à octroyer avec discernement, les ressources disponibles de l’entreprise (matières premières, compétences, temps de travail, machines … ) et à profiter des opportunités avec intelligence.

Le tableau de bord : reporting, pilotage ou communication

Le tableau de bord possède de multiples atouts. Il sert de reporting permettant d’obtenir en un simple coup d’œil les résultats de l’entreprise. Vous observez alors les lacunes de l’entreprise pour les améliorer. Il est utile pour le pilotage, de manière plus opérationnelle. Vous pourrez alors suivre grâce à lui l’avancée des différents projets et l’ensemble des plannings. Le tableau de bord pour la communication est principalement utilisé pour informer les équipes sur la situation de l’entreprise. Les indicateurs sont plus globaux ou plus spécifiques. On peut par exemple penser au nombre de voyages sur une journée pour une entreprise de transport. Fabrice Coquio, fondateur de la filiale française d’Interxion donne le conseil suivant : « Bien gérer les tableaux de bord. Ce sont eux qui permettent de mesurer le bon fonctionnement de l’entreprise et de réussir à gérer la croissance. »

Les deux grands types d’indicateurs

Il existe deux grands types d’indicateurs : la métrique et le fameux KPI (Indicateur Clef de performance, ndlr). Ces derniers vous renseignent sur la réalisation des objectifs. Ils vous aident à vous situer par rapport à la réalisation de votre budget prévisionnel. La métrique possède un rôle différent puisqu’elle vous permet de suivre l’avancement de votre projet et des activités de votre entreprise. Il peut être question par exemple du temps passé sur votre site. S’il peut être intéressant d’avoir des tableaux de bord vous donnant tous les chiffres de l’entreprise, il reste souvent conseillé de ne pas suivre trop d’indicateurs en même temps afin d’éviter d’être submergé par l’information.

Les principaux indicateurs

L’indicateur numéro 1 reste souvent le chiffre d’affaires même s’il est en général accompagné de la marge commerciale, car rien ne sert de vendre beaucoup si cela est à perte. La trésorerie reste l’élément le plus suivi par les entrepreneurs. En réalité, il s’agit de déterminer pour vous les indicateurs qui vous semblent les plus pertinents pour suivre vos finances, la satisfaction de vos clients, l’avancée des projets internes, la santé des équipes ou encore les indicateurs de performances de votre entreprise. Les indicateurs sont pléthores et sont à même de réaliser une synthèse comme la production de l’exercice, la valeur ajoutée, l’excédent brut d’exploitation, le résultat d’exploitation ou bien, le résultat courant avant impôts.

Mettre l’humain au centre de votre entreprise

Les sondages et baromètres récents mettent en exergue qu’iI faut mettre l’humain au centre de l’entreprise. Les valeurs ne peuvent plus servir de faux-semblants car aujourd’hui il est facile pour les collaborateurs de regarder si dans d’autres entreprises « l’herbe est plus verte ». Votre entreprise, vous l’avez créée en surmontant de multiples difficultés et vous voyez pointer le nez de la croissance et du recrutement. C’est le moment d’insuffler l’énergie et les valeurs qui vous ont porté jusque-là vers d’autres personnes et peut-être aussi de les expliciter. Ce qui est limpide pour vous devra se traduire dans votre discours et dans vos actions.

Quelle que soit la raison pour laquelle des collaborateurs ont rejoint votre entreprise (gagner de l’argent, créer de la valeur, partir en vacances, vous êtes dans un secteur porteur…), ils devront trouver une direction porteuse de sens qui les nouera aux différents maillons de l’entreprise.

L’urgence, une grande pression

L’urgence dans laquelle chacun travaille, notamment depuis la crise sanitaire, l’avènement des réseaux sociaux et nouvelles technologies, engendrent un climat qui n’est pas toujours propice à l’épanouissement des personnes. La réalisation de soi est devenue au cœur des préoccupations de chacun et les exemples fourmillent de personnes qui font un burn out. Alors quand les tâches deviennent automatiques, sans intérêt, dans l’urgence et qu’elles ne sont pas portées par un objectif, vous verrez vos collaborateurs que vous avez pris tant de temps à recruter être aux prises de la démotivation. Avant qu’ils décident de chercher ailleurs un travail qui correspond mieux à leurs aspirations, agissez !

Ceci est d’autant plus vrai pour les nouvelles générations pour lesquelles les valeurs portées par les entreprises représentent une priorité. En tant que dirigeant, vous devrez les prendre en compte et veiller également à ce que l’ensemble de vos salariés partage votre vision et votre motivation. Oui mais comment faire ?

Conquérir vos collaborateurs

Votre entreprise, quelle qu’elle soit, est porteuse de sens même si vous ne le réalisez pas forcément. Elle produit des biens et des services, utiles à des clients, des collaborateurs et des fournisseurs. Elle s’inscrit dans un ensemble de valeurs. Une entreprise qui ne communique pas sur ces dernières, ne tisse pas le lien social et  perdra son âme. Or, le rôle du dirigeant demeure de créer une appartenance autour d’une identité, d’une marque et d’une ambition créatrice. Certes certaines entreprises aux valeurs en poupe comme celles liées au développement durable, au bien-être, aux innovations…ont la tâche facile pour communiquer. Rien ne vous empêche de baser votre communication sur le fait que vous mettez vos salariés au centre et qu’il s’agit d’une entreprise où il fait bon vivre. Cette valeur majeure sera transmise aux clients, aux fournisseurs et aux talents qui voudraient intégrer votre entreprise.

Vos salariés : vos ambassadeurs

Si vos salariés sont convaincus des valeurs de votre entreprise, ils vont naturellement communiquer dessus. Pour cela, ils doivent se sentir reconnus et vos éloges à leur égard deviendront un point d’appui pour qu’ils aient envie de devenir les meilleurs ambassadeurs. Si chacun d’entre nous dans le contexte professionnel doit assumer des tâches qui le rebutent, il doit pouvoir se retrouver dans la satisfaction du travail accompli et celle-ci se trouve dans le dialogue que vous n’hésitez pas à créer.

Écarter la rétention d’information

L’information qui circule demeure le nerf de la guerre. La rétention d’information entraîne la suspicion et la division des équipes. Les intégrer à l’entreprise et donner du sens à leur travail, c’est aussi leur donner accès à une information transparente qui leur donne confiance. Vous leur transmettrez sans langue de bois ce qu’ils ont à savoir sur la vie de l’entreprise, avec honnêteté. Pour ce faire, instaurer des canaux de communication performants et maîtrisés au sein de votre entreprise représente le B.a.-ba.

Supprimer la bureaucratie, le frein au développement

Parallèlement, adopter des processus performants permet de simplifier la tâche de chacun. Vous éviterez toute bureaucratie qui développe une force d’inertie, un manque de visibilité et de transparence. La bureaucratie entraîne un sentiment de frustration que vous pouvez éviter, d’autant plus si votre structure est relativement petite .

Mettre l’humain au centre de votre entreprise sera source de croissance !