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Top 10 pratiques pour prévenir les litiges en matière d’emploi

La gestion des ressources humaines est un aspect qui concerne la plupart des entreprises. Plus que guérir, il s’agit de prévenir les litiges en matière d’emploi pour maintenir un environnement de travail sain. Voici le top 10 des pratiques recommandées pour éviter les litiges potentiels dans le domaine de l’emploi.

1/ Politiques de ressources humaines claires

Les politiques de ressources humaines sont des règles et des directives établies par une entreprise pour régir le comportement des employés et des employeurs. Elles doivent être claires, accessibles et bien communiquées à tous les membres du personnel. Ces politiques devraient aborder des sujets tels que le harcèlement, la discrimination, la confidentialité, la sécurité au travail, les congés, les heures de travail, etc. En effet, elles aident à établir des attentes claires pour les employés et à garantir une cohérence dans le traitement de diverses situations en milieu de travail. N’hésitez pas à les formaliser dans un guide qui peut être transmis dès l’arrivée d’un collaborateur au sein de votre entreprise.  

2/ Contrats de travail détaillés

Les contrats de travail restent des outils juridiques qui établissent les termes et les conditions de l’emploi entre l’employeur et l’employé. Mais ils peuvent vous servir en cas de litiges. Ils peuvent ainsi couvrir des aspects tels que les responsabilités du poste, les heures de travail, la rémunération, les congés, les périodes de préavis pour la résiliation de l’emploi, les clauses de confidentialité, etc. Par ailleurs, des contrats bien rédigés aident à prévenir les malentendus et les litiges en fournissant une référence claire pour les droits et les obligations de chaque partie.

3/ Formation continue des managers

La formation continue des managers est essentielle pour garantir qu’ils disposent des compétences nécessaires pour gérer efficacement leur équipe. Celle-ci inclut la sensibilisation au harcèlement et à la discrimination pour reconnaître et prévenir de telles situations, la gestion des conflits pour résoudre les différends de manière constructive, et la communication efficace pour établir des relations positives avec les employés et favoriser un climat de confiance. Cependant, des managers bien formés sont mieux équipés pour gérer les problèmes liés aux ressources humaines de manière proactive et professionnelle.

4/ Processus de recrutement transparent

Un processus de recrutement transparent et équitable garantit que tous les candidats sont traités de manière juste et égale. Cela signifie utiliser des critères objectifs pour évaluer les candidats, éviter toute forme de discrimination lors de la sélection des candidats, et assurer une communication claire sur les étapes du processus de recrutement. Ainsi, un processus transparent renforce la réputation de l’entreprise en tant qu’employeur équitable et peut aider à attirer un pool diversifié de talents. De plus, il réduit le risque de litiges liés à des pratiques de recrutement discriminatoires.

5/ Le signalement des problèmes

Un canal de signalement des problèmes, tel qu’une boîte de réception confidentielle, une ligne téléphonique ou une adresse e-mail dédiée, fournit aux employés un moyen sécurisé et confidentiel de signaler tout problème ou préoccupation au sein de l’entreprise. Notamment l’établissement de ce canal encourage les employés à s’exprimer sans crainte de représailles. Cela peut aider à identifier et à résoudre les problèmes potentiels avant qu’ils ne deviennent des litiges formels.

6/ Gestion appropriée des conflits

Une gestion appropriée des conflits consiste à traiter les différends et les désaccords au sein de l’organisation de manière rapide, juste et efficace. Cela implique la mise en place de procédures formelles pour résoudre les conflits, telles que des sessions de médiation ou des discussions de groupe, afin que les employés se sentent entendus et que les problèmes soient résolus de manière équitable, sans favoritisme ni partialité.

7/ Évaluation régulière des performances

Les évaluations régulières des performances sont des outils essentiels pour identifier les forces et les faiblesses des employés, ainsi que pour fournir des retours constructifs. Elles permettent aux gestionnaires de clarifier les attentes envers les employés, de reconnaître les réalisations et d’adresser les problèmes de performance dès qu’ils surviennent. Vous contribuez ainsi à prévenir les litiges potentiels liés à des évaluations injustes ou à des attentes floues.

8/ Documentation appropriée

Une documentation adéquate permet d’étayer les décisions et les actions de l’entreprise en matière de gestion des ressources humaines. Cela comprend la tenue de dossiers détaillés sur les performances des employés, les incidents disciplinaires, les absences, les congés, les promotions, les augmentations de salaire, etc. Une documentation précise aide à prouver la conformité aux politiques de l’entreprise et à se défendre en cas de litige.

9/ Conformité légale 

Cela peut paraître évident mais assurer la conformité légale dans tous les aspects de la gestion des ressources humaines est fondamental pour éviter les litiges et les sanctions juridiques. Cela implique de se conformer aux lois du travail, aux réglementations en matière de salaires, aux normes de sécurité au travail, aux lois anti-discrimination, etc. Par ailleurs, les entreprises doivent rester informées des évolutions légales et s’assurer que leurs politiques et pratiques respectent les normes en vigueur.

10/ Ressources humaines proactives

Une équipe des ressources humaines proactive est constamment à l’affût des problèmes potentiels et prend des mesures préventives pour les éviter. Cela comprend l’encouragement à la communication ouverte entre les employés et les gestionnaires, la fourniture de ressources telles que des sessions de formation sur la résolution des conflits ou la gestion du stress, et la mise en place de programmes de bien-être pour soutenir le bien-être des employés. Une approche proactive aide à anticiper les problèmes et à les résoudre avant qu’ils ne dégénèrent en litiges coûteux et préjudiciables pour l’entreprise.

Comment mesurer la rentabilité de vos investissements dans la R&D ?

Pour que les investissements dans la recherche et développement (R&D) portent leurs fruits, il est essentiel de mesurer leur rentabilité. A défaut, vous pourriez vite vous retrouver dans le rouge au niveau financier. Comment évaluer si vos efforts en R&D génèrent un retour sur investissement (ROI) positif ? Voici les stratégies clés pour mesurer la rentabilité de vos investissements dans l’innovation.

Définir des objectifs mesurables 

Avant de procéder à l’évaluation de la rentabilité de vos investissements en R&D, il est essentiel de poser des objectifs concrets et mesurables. Ces objectifs servent de boussole, guidant les efforts de recherche et développement vers des résultats tangibles. Par exemple, déterminer si vous visez l’introduction réussie de nouveaux produits sur le marché, l’optimisation des processus existants pour accroître l’efficacité opérationnelle, ou encore l’exploration de nouvelles technologies pour maintenir votre position concurrentielle. L’importance de ces objectifs mesurables réside dans leur capacité à fournir des repères clairs pour évaluer le progrès et la réussite de vos initiatives de R&D.

Évaluer les résultats tangibles et intangibles 

En évaluant la rentabilité de vos investissements en R&D, il est crucial de ne pas se limiter uniquement aux résultats tangibles, tels que le lancement de nouveaux produits sur le marché ou l’obtention de brevets. Il convient également d’accorder une attention particulière aux résultats intangibles, qui peuvent jouer un rôle tout aussi significatif dans la création de valeur pour votre entreprise. Par exemple, l’amélioration de la réputation de votre entreprise en tant qu’innovateur peut ouvrir de nouvelles opportunités commerciales et renforcer la confiance des investisseurs. Ainsi, une évaluation complète des résultats tangibles et intangibles permet de saisir pleinement la valeur créée par vos efforts de R&D.

Analyser le temps de mise sur le marché 

Un aspect à ne pas négliger de l’évaluation de la rentabilité de vos investissements en R&D est l’analyse du temps nécessaire pour mettre vos innovations sur le marché. Un temps de mise sur le marché plus court offre à votre entreprise un avantage concurrentiel en lui permettant de capitaliser rapidement sur ses innovations et de répondre plus efficacement aux besoins changeants des clients. Par conséquent, en examinant attentivement le délai entre le début de la recherche et le lancement commercial, vous pouvez évaluer l’efficacité de votre processus de R&D et identifier des opportunités d’amélioration pour accélérer le rythme de l’innovation.

Examiner les coûts par rapport aux bénéfices générés 

Lors de l’évaluation de la rentabilité de vos investissements en R&D, il est essentiel de mener une analyse approfondie des coûts engagés par rapport aux bénéfices générés. Cela inclut non seulement les coûts directs de recherche et de développement, mais également les dépenses liées à la commercialisation des nouveaux produits ou services. En comparant ces coûts avec les bénéfices financiers résultant des ventes, vous pouvez déterminer si vos investissements en R&D sont rentables et si les retours sur investissement sont suffisants pour justifier les dépenses initiales.

Surveiller les retours financiers à long terme 

La rentabilité des investissements en R&D ne se mesure pas uniquement à court terme. Il est tout aussi important de surveiller les retours financiers à long terme pour évaluer la pérennité des innovations et des produits développés. Certains avantages financiers peuvent émerger progressivement au fil du temps, tels que l’augmentation des parts de marché, la fidélisation de la clientèle et la création de nouvelles sources de revenus. Par conséquent, en suivant la performance financière de vos produits ou services issus de la R&D sur plusieurs années, vous pouvez évaluer de manière plus complète l’impact de vos investissements sur la croissance et la rentabilité globale de votre entreprise.

Mesurer la satisfaction client 

La satisfaction client constitue un indicateur indirect mais puissant de la rentabilité de vos investissements en R&D. Des produits ou services innovants et de haute qualité ont tendance à générer une satisfaction élevée chez les clients, ce qui se traduit par une fidélisation accrue, des recommandations positives et une expansion de la clientèle. Ces facteurs contribuent indirectement à la rentabilité globale de vos initiatives en R&D en renforçant la réputation de votre entreprise, en favorisant la fidélité des clients et en stimulant la croissance des revenus à long terme. Par conséquent, la mesure de la satisfaction client offre un aperçu précieux de l’impact des innovations sur la création de valeur pour votre entreprise.

Identifiez les segments de marché potentiels

L’identification de segments de marché potentiels représente une étape à ne pas manquer dans le développement d’une stratégie commerciale efficace. En comprenant les besoins, les préférences et les comportements d’achat des différents groupes de consommateurs, les entreprises peuvent cibler leurs efforts marketing de manière plus précise, développer des produits adaptés et maximiser leurs opportunités de croissance.

Compréhension approfondie des besoins du marché

La première étape essentielle dans l’identification des segments de marché potentiels consiste à acquérir une compréhension approfondie des besoins, des désirs et des tendances du marché dans son ensemble. Cette compréhension peut s’obtenir grâce à une variété de sources, notamment des données démographiques, géographiques, comportementales et psychographiques des consommateurs. Les entreprises peuvent également mener des études de marché approfondies pour recueillir des informations précieuses sur les attitudes, les motivations et les préférences des consommateurs, ainsi que sur les tendances émergentes dans leur secteur d’activité.

Découvrir la diversité des consommateurs

Une fois que les besoins du marché ont été identifiés, la prochaine étape consiste à segmenter le marché en groupes homogènes de consommateurs ayant des caractéristiques similaires. Cette segmentation peut s’effectuer selon différents critères, tels que la démographie (âge, sexe, revenu), la psychographie (valeurs, styles de vie), le comportement d’achat (habitudes d’achat, fidélité à la marque) et la géographie (localisation géographique). En segmentant le marché, les entreprises peuvent mieux comprendre les différents groupes de consommateurs et adapter leurs stratégies marketing pour répondre à leurs besoins spécifiques.

Évaluer les opportunités de marché

Une fois que les segments de marché potentiels identifiés, il est important d’analyser leur rentabilité potentielle. Cela implique d’évaluer la taille du marché, le pouvoir d’achat des consommateurs, la concurrence existante et les barrières à l’entrée. Les entreprises doivent également prendre en compte les coûts associés au ciblage de chaque segment de marché, tels que les coûts de marketing et de distribution, ainsi que les revenus potentiels générés par chaque segment. En effet, cette analyse approfondie permet aux entreprises de hiérarchiser les segments de marché les plus prometteurs et de concentrer leurs ressources sur les opportunités les plus rentables.

Atteindre les consommateurs de manière pertinente

Une fois que les segments de marché potentiels ont été identifiés et évalués, les entreprises peuvent développer des stratégies de marketing ciblées pour atteindre chaque segment. Cela peut inclure la personnalisation des messages marketing, le développement de produits adaptés aux besoins spécifiques de chaque segment et l’utilisation de canaux de distribution appropriés pour atteindre les consommateurs dans chaque segment. Les entreprises doivent également surveiller en permanence les tendances du marché et ajuster leurs stratégies en conséquence pour rester concurrentielles et répondre aux besoins des consommateurs qui évoluent sans cesse. 

6 choses que les grands leaders ne font jamais !

La morale édicte des phrases qui sont souvent reliées à cette expression : « il y a des choses qui ne se font pas » mais oublie de dire que le plus important ce sont nos actions, ce que l’on fait. Pourtant, un vrai leader doit dépasser des obstacles pour vivre la réussite et ne pas s’engager dans des impasses en raison de comportements inadaptés.

Écouter leurs peurs

Les leaders ne sont pas des surhommes, comme tout le monde ils ont des faiblesses et des limites. Mais, à la différence des autres, ils savent passer outre et réaliser leurs rêves malgré tout et dépasser leurs peurs. Ils savent aussi ne pas se laisser influencer par les peurs de leur environnement qui les incitent à abandonner. Le courage est leur première qualité.

« Prudence n’est que l’euphémisme de peur. »

Jules Renard

« La peur bloque la compréhension intelligente de la vie. »

Jiddu Krishnamurti

« J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de la vaincre. »

Nelson Mandela

Ne pas se remettre en question

Suivre sa propre voie et ne pas se fier au regard des autres ne signifie pas pour autant ne pas écouter les conseils avisés de personnes compétentes. Aussi, les grands leaders savent ne pas être aveuglés par leur propre vision et recherchent toujours des innovations qui leur permettent de rendre leur entreprise pérenne. Un leader signifie que pour être capable de saisir les opportunités, il doit toujours se demander s’il pourrait faire mieux ou autrement.

« L’important est de ne jamais cesser de se remettre en question. Ne perdez jamais une sainte curiosité ».

Albert Einstein

« Le pouvoir qui a la main de fer dans un gant de velours, a la peur de la spontanéité, du génie propre, du naturel de la jeunesse. Elle dérange parce qu’elle porte à remettre en question un certain nombre de valeurs reçues et le système. » 

Françoise Dolto

Essayer d’être ce qu’ils ne sont pas

La différence entre une personne qui connaît le succès et un vrai leader est que ce dernier n’essaie jamais de se donner un genre ou de paraître ce qu’il n’est pas. Les grands leaders savent que l’authenticité est bien plus efficace que l’autopromotion ! Exit, le moi je qui pollue les relations avec les autres et qui coupe tous les échanges fructueux et l’arrogance n’est jamais leur comportement.

Faire ce que tout le monde fait

Les vrais leaders ont tendance à naturellement ne pas suivre les codes sociaux ou les pensées de groupes et à défier le statu quo. Cependant, ils savent aussi manier la diplomatie qui leur permet d’avancer sans heurter et mener leur barque où ils en ont envie. Il leur arrive de devoir affronter la solitude et de se sentir incompris mais au fil du temps ils acquièrent la confiance des autres.

Avoir peur de la compétition

Les grands leaders tirent leur motivation de la volonté de dépasser leurs concurrents. Ils sont confiants dans leur capacité à gagner la bataille de la concurrence et savent que la compétition les obligent à se dépasser. La compétition est une réelle émulation et ils sont une source d’inspiration qui motive leurs équipes.

Perdre du temps

Les grands leaders ne perdent pas une minute car ils veulent avancer vite dans la réalisation de la vision qu’ils ont pour leur entreprise. Ils ne procrastinent pas et ne perdent pas de temps à se demander ce que les autres pensent ou à vouloir démontrer   qu’ils sont meilleurs que les autres. Ces derniers agissent tel est leur graal. Ils peuvent faire et refaire des expériences et échouer mais ils ne perdent pas de temps à s’attrister sur leur sort et sur les circonstances.

La prise de décision, le casse-tête du dirigeant

Le dirigeant est souvent confronté au fait de prendre des décisions. Il ressent souvent une peur qui peut l’entraîner à éviter de choisir. Pour  avancer, il doit apprendre à la surmonter, à la dépasser. Quelle que soit sa tendance, qu’il soit rationnel, impulsif, intuitif, émotif…il devra en faire une alliée pour qu’elle ne l’empêche pas de faire le meilleur choix.

La vie privée comme la vie professionnelle sont faites de choix et de décisions. Si vous voulez mener à bien le développement de votre entreprise, vous devez apprendre à prendre de bonnes décisions.

Selon Patrice Morot, Président de PwC France et Maghreb :  » Les chefs d’entreprise français expriment plus de prudence que leurs homologues internationaux, parfois trop. Dans un monde qui évolue très rapidement, une faible appétence au risque peut dans certaines situations être protectrice mais poussée à l’excès, elle peut ralentir les capacités d’innovation et de transformation des entreprises. « 

L’influence de l’entourage

Le dirigeant subit, qu’il le veuille ou non, l’influence de son entourage. De nombreux dirigeants prennent des conseils auprès de personnes compétentes car la décision reste une prise de risque. La rapidité du changement, la concurrence obligent à prendre parfois des décisions dans un temps très court qui ne permet pas de cerner toutes les facettes des conséquences des décisions. Il lui faut décider en quelques heures parfois pour profiter des opportunités qui n’attendent pas. Il ne peut pas tergiverser. Certaines décisions ne demandent pas une réflexion approfondie car elles paraissent, a priori, évidentes et logiques, d’autres sont plus complexes lorsqu’elles engagent l’avenir de l’entreprise et donc sa pérennité. Il s’agit pourtant d’un des avantages des petites structures qui peuvent vite évoluer et répondre à des demandes dans un laps de temps très court.

Plus l’entreprise est grande, moins les managers savent décider

Le cabinet de management de transition MPI Executive a présenté les résultats de son premier Baromètre Décision réalisé par l’Ifop : 1007 salariés représentatifs de la population active française ont répondu à la question « votre manager sait-il décider ? ». Ces résultats se présentent comme une remise en cause pour les entreprises des habitudes de sélection et de formation de leurs managers.

Le sondage met en exergue le fait que la capacité à décider diminue à mesure que l’entreprise grandit. Si 37% des collaborateurs de TPE estiment que leur supérieur « sait tout à fait prendre des décisions », le chiffre tombe à 33 % dans les PME… et à 25 % dans les grands groupes. La raison en est, selon les salariés interrogés par l’Ifop, que dans les grandes entreprises, les managers ne se hissent pas au sommet de la hiérarchie en fonction de leur capacité à décider : 54% des salariés de grands groupes estiment que leurs managers « ne sont pas choisis pour leur aptitude à décider », en revanche c’est 44 % dans les sociétés de 50 à 500 salariés, 40 % dans les PME et 31 % « seulement » dans les TPE (moins de 10 salariés).

Des managers aux comportements nocifs

Mais la grande surprise de ce sondage est dans le constat qu’un nombre (trop) important de managers ont des comportements nocifs au moment de prendre une décision difficile. Plus d’un tiers des salariés jugent que leur supérieur « rejette plutôt la difficulté sur l’équipe » (34%), qu’il « tend plutôt à dissimuler la difficulté » (38%) et qu’il « ne sait pas prendre de décision courageuse » (34%). Ces attitudes ont bien évidemment des conséquences tant sur le plan humain que financier. Mais la conséquence la plus inquiétante se trouve dans le fait que près d’un salarié sur deux juge aussi que son manager « ne sait pas motiver les membres de son équipe » (42%) et donc nuit au développement de l’entreprise par son manque de compétences dans ce domaine.

Pour prendre une décision, allez à l’essentiel

Au moment de prendre n’importe quelle décision, le dirigeant doit se poser les questions : qu’est-ce qui est essentiel, et qu’est-ce qui est accessoire ? Ensuite, il doit prendre une décision à l’appui des réponses. Il doit se servir de son intuition car celle-ci lui permet de se servir de sa capacité créative. Des chercheurs en neurosciences ont découvert que l’intuition avait sa place dans la prise de décision et lui accorde une certaine confiance.

Un livre pour expliquer

Richard Branson, dans son livre intitulé The Virgin Way : Everything i know about leadership, propose 4 règles à respecter pour prendre à chaque fois une décision :

  • Ne jamais prendre de décisions guidées par ses émotions qui brouillent la capacité à discerner. Nos émotions nous empêchent de regarder la situation d’un œil objectif qu’elles soient positives ou négatives.
  • Cerner toutes les conséquences de vos décisions. Beaucoup de décisions s’avèrent être mauvaises parce qu’on pense surtout aux avantages qu’elles procurent. Richard Branson nous incite à évaluer tous les risques associés à la décision.
  • Evaluer les impacts de chaque décision sur d’autres décisions. Une bonne décision est une décision qui ne nuit pas à la pérennité d’autres déjà mises en place. Avant de s’engager à prendre une nouvelle décision, faire un diagnostic des décisions déjà prises et de l’impact qu’aura la nouvelle décision sur les précédentes.
  • Analyser les retombées et les prendre en compte. Toute décision implique une analyse rigoureuse et de mesurer les avantages et les inconvénients qui lui sont inhérentes et d’anticiper sur leurs retombées.

Prenez des risques

  • Prenez des risques ! Comme le précise Charles Lahmi, fondateur de LuluCastagnette : « Il faut prendre des risques ! Et, lorsqu’une porte s’entrouvre, il faut foncer ! C’est très rare qu’une porte s’entrouvre, alors quand cela arrive, il faut l’ouvrir à fond ! Même si l’on se plante, on n’aura aucun regret, il n’y aura pas de j’aurais dû ». Le « J’aurais dû » est un sentiment terrible ! ».
  • Ne soyez pas paralysé par l’enjeu Un des grands dangers lorsque l’on a à faire un choix difficile demeure de se retrouver dans une espèce de paralysie qui nous empêche de décider. Souvent parce que les variables en jeu sont telles qu’il est impossible de déterminer si la décision sera par avance la meilleure. Le réflexe est alors de réunir un maximum de données objectives et décider en fonction de celles-ci. Mais cela revient en réalité à écarter les facteurs qui nous servent habituellement de guide comme l’intuition, l’instinct ou encore notre ressenti qui sont souvent à l’origine de décisions, sources du développement de l’entreprise.

Top des ESN et ICT françaises avec le plus gros chiffre d’affaires

Retrouvez le top 10 des meilleures entreprises de Services du Numérique (ESN) et de l’Ingénierie Conseil en Technologies (ICT) de l’année 2023 en France. Ce classement est porté sur le chiffre d’affaires effectué en France en milliers d’euros.

CAPGEMINI

Une entreprise de services du numérique française (ESN) créée par Serge Kampf en 1967 à Grenoble, sous le nom de Sogeti. La société fait partie du CAC 40 à la Bourse de Paris.
Siège social : Paris, France.
CA : 4 276 000 K€

SCC FRANCE

Une société de services informatiques d’infrastructure, implantée notamment au Royaume-Uni, en France et en Espagne. C’est une filiale d’un groupe informatique privé fondé par Sir Peter Rigby en 1975 en Angleterre.
Siège social : Nanterre, France.
CA : 2 616 753 K€

ACCENTURE

Une entreprise internationale de conseil et de technologies créée en 1989 sous le nom d’Andersen Consulting, par séparation du groupe Arthur Andersen.
Siège social : Dublin, Irlande.
CA : 2 387 398 K€

SOPRA STERIA

Un leader européen du conseil, des services numériques et de l’édition de logiciels. L’opération de fusion de deux sociétés françaises Sopra et Steria a été réalisée en janvier 2015
Siège social : Paris, France.
CA : 2 039 000 K

ATOS

Une entreprise de services du numérique (ESN) française, créée en 1997 par la fusion d’Axime et Sligos et d’une partie de GSI. Elle fait partie des 10 plus grandes ESN au niveau mondial
Siège social : Bezons, France.
CA : 1 960 000 K

IBM FRANCE

Une société de services et de technologies du traitement de l’information. La société International Time Recording s’est implantée en France en juillet 1914 et en octobre 1948 est devenue IBM France.
Siège social : Bois-Colombes, France.
CA : 1 740 000 K

ORANGE BUSINESS SERVICES

Une filiale et une marque commerciale du groupe Orange, destinée à proposer des services télécoms et informatiques aux entreprises : cloud computing, téléphonie mobile, accès Internet…
Siège social : Paris, France.
CA : 1 494 664 K

ECONOCOM

Un acteur européen de la transformation numérique et digitale des entreprises. Il a été créé en 1974 par Jean-Louis Bouchard sous le nom d’Europe Computer Systèmes.
Siège social : Puteaux, France.
CA : 1 457 000 K

CGI FRANCE

Une entreprise mondiale des services-conseils en TI et en management. Elle a été fondée en 1976 par Serge Godin et André Imbeau avant de s’implanter à Montréal.
Siège social : Courbevoie, France.
CA : 1 286 705 K

ALTEN

Une multinationale française et le leader européen de l’ingénierie et du conseil en hautes technologies. Créée par Simon Azoulay, Laurent Schwarz et Thierry Woog en 1988.
Siège social : Boulogne-Billancourt, France.
CA : 1 178 171 K

Étapes clés pour surmonter un échec

L’échec professionnel est fréquent et n’épargne pas les entrepreneurs. Défaillance d’entreprise, dépôt de bilan, licenciement à réaliser : toutes ces situations peuvent survenir dans le parcours d’un créateur d’entreprise. Des étapes clés peuvent pourtant vous permettre de rebondir après avoir surmonté un échec. Certains ont tendance à baisser les bras en considérant l’échec comme insurmontable. Comment rebondir ? Explications.

Aujourd’hui après la crise sanitaire, les guerres qui s’imposent dans le monde entier et qui remettent eu cause toutes les prévision il faut garder espoir. Après l’hiver vient toujours le printemps, n’est-ce pas ?

“Beaucoup rêvent de succès. A mon sens, le succès ne peut être atteint qu’après une succession d’échecs et d’introspections. En fait, le succès représente 1% de votre travail qui comporte lui, 99% de ce qu’on peut appeler échec.”  

Soichiro Honda.

Le dénigrement à écarter

Lorsqu’un échec vous touche, un sentiment d’incompétence survient et atteint votre moral d’acier :

« L’échec professionnel provoque le plus souvent une perte d’identité, une blessure narcissique et un sentiment d’incompétence dont l’impact émotionnel est fort », souligne Vincent Lenhardt, fondateur du cabinet Transformance et spécialiste du coaching en France.

Un impact considérable attend l’entrepreneur qui se confronte à l’échec mais, ne vous leurrez pas, bon nombre d’entre vous ont su franchir cet obstacle pour redémarrer une nouvelle activité du bon pied. Différentes étapes sont à franchir pour surmonter un échec.

Partager ses émotions

Lorsqu’un échec survient, n’ayez pas tendance à tout garder pour vous. Vos proches peuvent se révéler être un soutien sans faille, leur appui représente une force considérable pour vous relever et vous faire prendre conscience que l’erreur arrive à tous et n’en est pas moins insurmontable. Si le soutien de vos proches ne suffit pas, tournez-vous vers des entrepreneurs qui ont vécu la même situation auparavant. Un tel partage d’expérience peut se révéler bénéfique en vous apportant des conseils sur la façon d’entrevoir l’avenir.

Se faire accompagner

Certains professionnels sont spécialistes de ce type de situation et peuvent vous apporter une aide précieuse. Les avocats peuvent vous fournir leur aide juridique ainsi que des conseils en fonction de votre situation. Si l’échec à des conséquences psychologiques, il ne faut pas hésiter à se confronter à un psychothérapeute, par exemple, afin de vous aider à sortir de cette mauvaise passe. L’association 60 000 rebonds s’est d’ailleurs penchée de plus près sur les échecs qui touchent les entrepreneurs et en comptabilise plus de 60 000 par an. Un chiffre qui a poussé Philippe Rimbaud, le fondateur de l’association, à aider ceux qui subissent un traumatisme « financier, professionnel et personnel » à trouver une issue professionnelle. Son association a pu soutenir de nombreux entrepreneurs :

« Mon groupe a été liquidé en 2014. On se retrouve du jour au lendemain, sans cadre professionnel, sans cadre social, sans un sou. L’environnement de 30 ans de vie s’écroule et 60 000 Rebonds dans cette situation-là est d’un secours total », témoigne Thierry Bosne, un entrepreneur, sur le site de l’association.

Analyser les causes de son échec

Une fois que vous aurez pris sur vous, tâchez d’analyser les causes qui vous ont conduites à cet échec : erreur de stratégie ? De business model ? Surcharge de travail ? Elles peuvent être nombreuses et diffèrent en fonction des sociétés. Les causes peuvent également s’avérer externes en ne touchant pas l’entreprise mais directement le marché sur lequel elles se situent. Une fois analysées, il vous faudra en tirer des enseignements pour ne plus les reproduire ou, tout simplement, changer votre manière de procéder.

Changer d’état d’esprit

Travaillez, une fois encore, votre discours intérieur et éliminez toutes les pensées négatives, qui peuvent vous nuire à l’avenir. « J’ai échoué donc je suis incompétent » ou « Je n’arriverais jamais à rebondir » sont des pensées à bannir de votre esprit. Si en France l’échec est mal vu, aux États-Unis, il est synonyme d’expérience et forcément d’enrichissement.
Prenez pour exemple Steve Jobs, le célèbre créateur d’Apple, qui, dans les premiers temps, s’associe pour diriger l’entreprise. Les visions des deux partenaires ont commencé à diverger et le conseil d’administration décide de se séparer de Steve Jobs, le fondateur même de l’entreprise.

« C’est ainsi qu’à 30 ans, je me suis retrouvé sur le pavé », relate-t-il lors de son discours à l’Université de Stanford. Cet échec à conduit l’entrepreneur à repartir de zéro et, cinq années plus tard, il créa deux nouvelles sociétés, Pixar et Next (qui fut rachetée par Apple), et conduit l’entrepreneur à retravailler au sein de son premier projet.


Steve Jobs valorise l’échec : « Tout cela ne serait pas arrivé si je n’avais pas été viré d’Apple. La potion fut horriblement amère, mais je suppose que le patient en avait besoin. Parfois, la vie vous flanque un bon coup sur la tête. Ne vous laissez pas abattre. »

Fixez–vous de nouveaux objectifs et ne délaissez jamais vos premières passions, qui vous ont conduit à entreprendre !

Toujours prévoir une issue de secours

La nécessité d’avoir un plan B perdure malgré la réussite (parfois temporaire) de votre entreprise. L’échec peut survenir à tout moment sans que vous en soyez responsable. Créer une issue de secours s’avère évident pour tout entrepreneur prévoyant. Denys Chalumeau, créateur de Promovacances, voit son entreprise tomber en ruines à cause des attentats du 11 septembre, qui freinaient les clients à prendre l’avion.

« Mon DAF m’explique alors que, selon ses calculs, la filiale Promovacances serait en faillite un mois et demi plus tard, entraînant toute mon entreprise dans sa chute », explique-t-il.

Le fondateur a pu rebondir en gérant, en parallèle, le site SeLoger.com. Ce dernier insiste et recommande aux entrepreneurs « d’avoir si possible plusieurs projets pour ne pas avoir tous ses œufs dans le même panier ». Cette solution alternative peut se faire par plusieurs moyens : activité secondaire, investissement dans d’autres entreprises… À vous de décider !

Les 7 conseils pour perfectionner son pitch

Faire le pitch de son projet est une étape devenue incontournable pour décrocher des fonds d’investissement et dans de nombreuses occasions dans le périple de l’entrepreneur. Voici 7 conseils essentiels pour perfectionner son pitch haut la main !

Conseil 1 : Créer un pitch adapté à votre auditoire

Ceux qui maîtrisent l’art de convaincre le savent sûrement, il faut toujours ajuster son discours au profil du jury. Chaque businessman, présent devant vous, possède une vision particulière de l’investissement et du business. Répondez à chacune de ses interrogations et montrez lui en quoi votre entreprise sera rentable.

Astuce : Faites en sorte que votre pitch soit composé de réponses indirectes à toutes les préoccupations de votre investisseur, mais surtout à sa vision du business. Pour cela renseignez-vous en amont dans la mesure du possible sur son profil.

Conseil 2 : Travailler en équipe

Le travail en équipe est à lui seul un argument percutant pour convaincre un jury. Vous donnez ainsi l’impression que votre projet possède des bases solides maintenues par plusieurs personnes. Vous n’êtes pas omniscient ni multitâches et donc mettre en valeur les compétences de chaque personne de votre équipe sera une valeur ajoutée.

Astuce : Entraînez-vous à présenter votre pitch en groupe. Mettez en avant votre motivation mais surtout votre complémentarité et votre solidarité. Vous pouvez pour chacun d’entre eux trouvez le mot qui génèrera de la sympathie.

Conseil 3 : Donner à votre pitch la bonne structure

Astuce 1 : Présentez votre projet comme la réponse à un problème. Soulevez ce problème à travers des interrogations directes dès le début de votre pitch. Vous parviendrez ainsi à capter l’attention de votre investisseur de manière naturelle et spontanée.

Astuce 2 : Si votre projet apporte une nouveauté, commencez par la situer dans un schéma existant. Mettez ensuite en avant le plus que vous allez ajouter. Allez droit au but. Synthétisez votre pensée pour gagner la confiance et l’intérêt de votre auditoire.

Conseil 4 : Créer des moments forts dans le pitch

Un pitch réussi s’apparente à un film à succès. Vous devez commencer par une présentation pour retenir l’attention de l’auditoire, sans en faire trop. Créez ensuite un élément de surprise dans votre pitch : accélérez le rythme, modifiez votre voix, accentuez davantage les informations que vous énoncez en modulant votre intonation, …

Astuce : Vous pouvez choisir le rythme qui vous convient à condition d’éviter qu’il soit trop monotone et les informations présentées sur une même ligne d’importance. Votre vision risque alors d’être noyée dans la masse.

Conseil 5 : Travailler votre gestuelle

Votre langage corporel doit inspirer la confiance en soi. L’image que votre auditoire a de vous se fera durant les premières secondes de votre pitch.

Astuce : Dès le début, soutenez le regard de votre jury, sans trop insister. Faites-le de manière naturelle avec une voix percutante qui montre votre enthousiasme.

Conseil 6 : Une bonne préparation pour votre pitch

Votre pitch rappelle une performance théâtrale. Après avoir pensé au contenu de votre prestation, répétez autant que possible la scène que vous allez interpréter. Cela développera votre confiance en vous et vous rendra plus à l’aise au moment venu.

Astuce : Filmez vos répétitions et visionnez-les autant que possible. Après une autocritique sincère, demandez l’avis de personnes qui ne vous connaissent pas. Vous obtiendrez surement un jugement plus objectif que le vôtre.

Conseil 7 : Être concis

Vous ne pouvez qu’augmenter vos chances de décrocher un investissement si vous avez préparé une version concise de votre pitch.  Évitez le délayage ou les digressions inutiles qui montrent que vous n’avez pas l’esprit de synthèse, qualité essentielle chez le dirigeant.

Les entrepreneurs, les maîtres de l’adaptation et de la décision

De nombreux entrepreneurs sont l’unique salarié de l’entreprise. Ceci d’abord en raison d’un manque de moyens financiers. Si l’entreprise commence à se développer, il vous faudra recruter mais il faudra prendre en compte que vos salariés sont parfois moins impliqués que vous et c’est normal. Vous devrez donc faire preuve de leadership pour amener vos employés à s’investir et à partager les valeurs de l’entreprise. Vous devrez apprendre à déléguer même si vous avez l’impression que les choses vont plus vite lorsque vous les faites vous-même. Des décisions qui mettent en jeu l’avenir de l’entreprise. Petit tour d’horizon.

La prise de décision, parfois un choix cornélien

Vous avez appris à suivre, parfois à subir des décisions que vous jugiez mal appropriées lorsque vous étiez salarié. Pourtant, aujourd’hui vous êtes aux manettes, pour aussi bien des choix des plus terre à terre comme l’achat de papier que des grandes décisions stratégiques. Si un aspect de votre entreprise ne fonctionne pas comme il se doit ou n’apporte pas les revenus escomptés, vous devrez parfois le supprimer ou le modifier. Ceci implique de prendre vos responsabilités mais aussi d’expliquer vos choix à vos collaborateurs qui seront par moments critiques à votre égard.

  • Vous devrez décider si la société doit s’engager dans une nouvelle voie à la recherche de plus grands bénéfices.
  • Vous prendrez également des risques et ne ferez pas toujours le bon choix.
  • Vous n’êtes pas devin.

La solitude de l’entrepreneur, un sujet tabou

Être dirigeant a pour corollaire souvent la solitude que vous ayez des salariés ou non. Les espaces de coworking, les pépinières d’entreprises ou encore les incubateurs ont permis à nombre de dirigeants d’échapper à la solitude de leur domicile. Chaque entrepreneur reste cependant concentré sur ses propres problématiques et n’aura guère de temps à vous accorder pour dialoguer avec vous. Vous aviez prévu un développement rapide ? Des circonstances imprévues l’ont stoppé ? Il vous faudra peut-être y faire face seul.
Vous pouvez être envahi par le découragement au point de tout vouloir laisser tomber et de vous avouer vaincu. Être capable de surmonter le doute et le découragement fait partie inhérente de la condition d’entrepreneur. Parce qu’être entrepreneur, c’est être confronté à un défi permanent, durant lequel il faut faire preuve d’une détermination et d’un espoir que rien ne brise. Pour cela, fixez-vous des objectifs à atteindre et surtout ne baissez pas les bras. N’hésitez pas à aller à la rencontre d’autres entrepreneurs dans des clubs, des conférences, des networking… Ce sont des occasions à saisir pour se créer un réseau, faire des rencontres, se faire connaître mais aussi où des amitiés peuvent se créer.

Le temps, une angoisse permanente

L’entrepreneur ne peut échapper à aucune tâche, surtout s’il est en phase de création de son entreprise. Pour certaines, il sera très compétent et elles lui apporteront de la satisfaction. D’autres représenteront des fardeaux et il lui sera facile de procrastiner. Cela peut le mettre en danger. Aussi, il faut être à 100 % tout le temps et ne pas compter ses heures, ce qui peut être difficile quand vient la lassitude. Dans tous les cas, ne vous plaignez pas et acceptez le challenge. Surtout, planifiez et gérez votre temps ! Ne pas reporter à demain ce que vous pouvez faire aujourd’hui ; facile à dire, me direz-vous, mais dur à réaliser dans la pratique. Pour avancer, fixez-vous des objectifs et focalisez toute votre attention et votre énergie sur un résultat précis.

Les clients, une obsession : avoir la fibre commerciale

Vous avez créé le produit du siècle mais vous n’avez pas la fibre commerciale et cela vous le saviez bien en amont. Pourtant vos moyens financiers ne vous permettent pas toujours de recruter le commercial du siècle. La prospection et la négociation commerciale représentent une part importante de l’activité d’entrepreneur et avant de vous lancer, vous ne devez pas l’oublier. Vous devrez apprendre à vous vendre et à vendre vos produits ou services en quelques mots et en quelques minutes à vos interlocuteurs. Or, l’art de convaincre et la négociation sont deux compétences qui peuvent s’apprendre et que vous pourrez donc développer en vous faisant accompagner par un professionnel ou en suivant une formation. Pour la prospection, si vraiment vous vous en sentez incapable, déléguez cette action à quelqu’un dont c’est le point fort. Il vaut mieux investir que de ne rien faire.

S’adapter sans cesse au numérique pour être performant

Pour un entrepreneur, la question de la visibilité et de la crédibilité de son activité est incontournable. Il est donc nécessaire de raisonner en termes de notoriété. Celle-ci rassure le client. L’entrepreneur doit justifier d’un professionnalisme exemplaire et son entreprise avoir une identité claire. Les entrepreneurs doivent aujourd’hui prendre en compte le numérique et aujourd’hui la mobilité. En 2020, selon StatCounter, 52 % de tout le trafic Internet mondial provenait de dispositifs mobiles et ils ne sont donc plus à négliger. Cela met en évidence l’importance cruciale d’une présence et d’une expérience mobile optimisées pour répondre aux besoins des consommateurs modernes. Avec la prolifération des téléphones intelligents, les consommateurs modernes attendent des interactions mobiles fluides et intuitives avec les entreprises. L’adaptation aux exigences de l’ère mobile n’est pas seulement une nécessité mais aussi l’opportunité d’innover. 

Les moments difficiles pour les entrepreneurs

Les entrepreneurs rencontrent de nombreuses difficultés. Certaines d’entre elles pèsent plus que d’autres sur le moral des dirigeants. Entre les crises, grèves et manifestations, nombre d’entreprises ont été impactées. Mais pendant le confinement et la mise à l’arrêt complet de certains fournisseurs les entrepreneurs ont dû affronter des tempêtes qui ont mis à mal leur croissance. Mais à celles-ci se sont ajoutés des obstacles qui les ont parfois obligés à changer de stratégie. Petit tour de ces moments difficiles pour les entrepreneurs qui font de la direction d’une entreprise un véritable parcours d’obstacles.

“Celui qui s’oriente sur l’étoile ne se retourne pas.”

Léonard de Vinci

Les conflits avec les associés

La première difficulté peut venir de l’intérieur. L’une des premières causes de fermeture d’une société réside dans le conflit d’associés. Il peut avoir de nombreuses origines : divergences stratégiques, mauvaise répartition des rôles entre les associés, conflit lié à l’investissement, manque de compétences, absence d’accord sur le pacte d’actionnaires… Les situations ne se ressemblent pas et peuvent conduire les associés à entrer en conflit. Elles touchent particulièrement les fondateurs car il s’agit d’une cause qui ne vient pas de l’extérieur mais de l’intérieur.

Le manque de ventes

Votre idée peut être géniale, vous pouvez travailler de toutes vos forces chaque jour et être aussi souriant que possible… et pourtant vos ventes ne décollent pas. Il s’agit de l’une des principales causes de stress des dirigeants. Il est tout particulièrement présent dans des métiers comme la restauration où du jour au lendemain votre établissement peut se remplir ou se vider sans raison apparente. N’oubliez pas dans ce genre de situation que vous pouvez avoir le meilleur produit du monde et que ce n’est pas forcément pour cela qu’il se vendra tout seul. En témoignent les nombreux échecs liés à l’incapacité à vendre son produit.

Le manque de trésorerie

On pourrait l’oublier tellement il s’agit d’une situation fréquente pour les dirigeants. Le manque d’argent dans les caisses de la société conduit, d’ailleurs, souvent les chefs d’entreprise à devoir « bidouiller ». Retards sur les délais de paiement fournisseurs, négociations avec l’URSSAF et autres institutions pour pouvoir retarder les paiements, absence de recrutement pour développer l’entreprise sont souvent les conséquences de ce manque et du surcroît de travail pour les dirigeants. Pour éviter cette difficulté, anticipez le plus possible et créez-vous un « matelas » confortable si possible en profitant de nombreuses opportunités de financement. Le gouvernement a offert des possibilités pour retarder les échéances de L’URSAFF dans ce contexte inédit. Bien s’informer est la clef.

Le défaut de paiement d’un client

Il s’agit de l’une des pires difficultés que peut rencontrer une entreprise. Un client insatisfait et qui n’a pas obtenu ce qu’il souhaitait de votre prestation peut entraîner des conséquences catastrophiques pour une entreprise. Le défaut de paiement d’un client (et notamment quand il s’agit d’un de vos principal client) peut rapidement vous entraîner vous aussi dans une spirale infernale et vers la faillite. Pour cela, anticipez en essayant de diversifier soit votre activité, soit vos clients en ne faisant pas trop peser votre entreprise sur un client unique. Il est souvent conseillé que celui-ci ne représente pas plus de 30% de vos ventes.

Le licenciement d’un salarié

La situation est dure du côté du salarié mais elle l’est également du côté du patron. Cette situation mêle en général l’humain et le professionnel car il est souvent difficile de devoir licencier une personne que l’on aime bien. Défaut de compétences, difficultés économiques, inadaptation par rapport au poste, absence de performance, … peuvent rapidement vous conduire à devoir vous séparer d’un collaborateur. Le plus difficile reste de comprendre que cette situation est difficile pour vous mais aussi pour votre salarié.

La fermeture de la société

Comment ne pas en parler ? Entre les différents licenciements, les fournisseurs ou les salariés que vous ne pourrez pas payer, la perte de votre emploi et le sentiment d’échec, la fermeture d’une société est l’un des moments les plus difficiles pour les entrepreneurs. Afin que cette situation soit le moins difficile possible, anticipez-là dès que possible et ne vous sur-endettez pas car vous pourriez avoir du mal à vous relever.

Ceci n’est bien entendu pas une liste exhaustive des difficultés rencontrées par les dirigeants mais elles valent souvent bien le coup d’être vécues tant l’expérience est belle.

“Beaucoup de ceux qui ont échoué n’ont pas réalisé qu’ils étaient aussi près du succès quand ils ont abandonné.”

Thomas Edison

“Il faut viser la lune, parce qu’au moins, si vous échouez, vous finirez dans les étoiles.”

Oscar Wilde