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L’innovation, nouvel eldorado des entrepreneurs ?

L’innovation offre un espace qui n’a jamais été aussi vaste et ouvert à celui qui décide d’y pénétrer avec « l’avantage entrepreneurs ».

L’innovation n’est ni un eldorado, ni nouveau : La fortune ne sourit pas à tous les audacieux, et l’économiste Schumpeter en fait dès les débuts du XXe siècle le terrain de prédilection des entrepreneurs. La nouveauté, c’est que les possibilités ouvertes par l’innovation n’ont jamais été aussi grandes.

Une faible barrière d’entrée

D’abord, il n’a jamais été possible de remettre en cause l’ordre établi avec aussi peu de capital de départ. Guy Kawasaki, un des gourous reconnus dans le domaine, affirme ainsi : le cloud rend la puissance informatique quasi gratuite, les logiciels sont libres, et le marketing de départ est gratuit, fondé sur les réseaux sociaux. On peut partir à la conquête du monde avec une idée, de la détermination, et moins de 100 000 €. La barrière financière d’entrée n’a jamais été aussi basse : « avantage entrepreneurs » !

Changer de business models

Ensuite notre époque marque une mutation : l’innovation par les business models prend le relais de l’innovation produits. La place y est grande ouverte aux entrepreneurs : rares en effet sont les leaders en place qui acceptent de challenger d’eux-mêmes leurs positions. En 20 ans, Ryanair est devenue la première compagnie européenne. En 10 ans, Vente-privee.com est la première capitalisation européenne des startup, en 5 ans Apple a démodé le « téléphone fait pour téléphoner ». Au Sénégal, les entrepreneurs inventent aujourd’hui l’accouchement « smartcost », en Afrique du sud, l’électricité sans abonnement… Tout est question de changement de business model à notre époque : « avantage entrepreneurs » !

Inventer de nouveaux modèles sociaux

Enfin, une autre nature d’innovation devient essentielle : Le modèle de l’innovation sociale, celle des « social models ». Les schémas anciens craquent, le monde et les nouvelles générations ne fonctionnent pas de la même manière. Quand 80 % des cadres français déclarent ne pas faire confiance à leur hiérarchie, on comprend le potentiel de création de valeur en inversant la donne. Ce nouveau gisement d’innovation est difficilement accessible aux entreprises installées. Ce n’est pas une utopie, mais du réalisme.

Une jeune entreprise française, Gymglish, pose ainsi comme postulat de grandir sans grossir, et donne l’opportunité à ses collaborateurs de reconfigurer en permanence leur travail. En Inde, Vineet Nayar, PDG de HCL et entrepreneur, révolutionne le management en affirmant « les employés en premier, les clients en second ». Résultat : il triple taille et bénéfices. L’enjeu du succès aujourd’hui est d’inventer des nouveaux « social models » : « Avantage entrepreneurs » ! Seuls des entrepreneurs ont la capacité à développer de front ces 3 niveaux d’innovations qui feront les leaders de demain. Ce sont des espaces nouveaux qui s’ouvrent à ceux qui, sans idées préconçues, entreprennent et innovent.

Article par Jacques Birol | Fondateur dirigeant du cabinet LESS & MORE

On a testé pour vous : Mikogo

Pas toujours facile d’arriver à suivre une réunion à distance quand vous ne pouvez pas voir concrètement de quoi parle l’animateur… Pour répondre à cette difficulté, le logiciel Mikogo offre une solution pratique de partage d’écran.

Bonne nouvelle

Aujourd’hui plus besoin de perdre sa journée sur l’autoroute ou dans le train pour un petit rendez-vous avec votre partenaire ! Des solutions très évoluées de travail à distance sont apparues pour faciliter les téléconférences et éviter ainsi de polluer la Planète dans les transports !

Suivre l’écran de l’animateur en temps réel

Parmi les solutions qui facilitent le télétravail, on peut bien sûr citer l’incontournable Skype qui permet les conférences téléphoniques à plusieurs, en mode visio avec les webcams, et avec la possibilité de chater en même temps avec l’un des participants. Un outil très complet mais auquel il manquait tout de même une fonctionnalité pour permettre de réaliser des réunions à distance aussi efficaces que les vraies réunions… C’était sans compter le logiciel Mikogo qui vient parfaire la solution. Ce logiciel en téléchargement gratuit permet aux participants d’une téléconférence de partager leur écran avec un animateur qui peut ainsi faire aisément comprendre ses explications en temps réel.

Partager son propre écran

Idéal pour les réunions de présentation, pour l’assistance à distance ou pour la formation, Mikogo permet de montrer à plusieurs participants en même temps les actions que vous êtes en train de faire sur votre écran. Il est également possible de prendre le contrôle de l’écran d’autres participants, mais aussi de demander à guider à distance son clavier et sa souris. Une façon simple et didactique de réaliser ses téléréunions.

Consulter ensemble des documents

De nombreuses situations rendent l’utilisation de ce logiciel très pratique : analyser des tableaux prévisionnels avec vos partenaires à l’étranger, réaliser un argumentaire de vente basé sur une présentation Powerpoint, expliquer à votre nouveau salarié comment se servir d’un logiciel qu’il ne comprend pas, présenter vos photos de vacances aux membres de votre famille dispersés sur plusieurs régions… Les possibilités offertes par cette solution de partage d’écran sont infinies !

La location de titres sociaux

Conformément à l’article L. 239-1 du Code de commerce, dans les statuts de sociétés anonymes, de commandites par actions, de SAS, de SARL soumises à l’IS, peut être mentionné que les actions ou parts pourront être données à bail uniquement au profit d’une personne physique.

Cette disposition récente intéresse plus particulièrement la personne qui souhaite céder une entreprise. Ce montage permet au cédant de conserver le contrôle et les revenus pour une durée déterminée. Le repreneur, quant à lui, va bénéficier d’une forme de période d’essai. On utilise souvent cette technique lorsqu’un repreneur peine à trouver son financement.

Le locataire est soumis à un agrément puisque d’après le Code de commerce, « Les dispositions légales ou statutaires prévoyant l’agrément du cessionnaire de parts ou d’actions sont applicables dans les mêmes conditions au locataire ».

Une fois cet agrément obtenu, le locataire bénéficiera du droit de percevoir les dividendes liés aux actions ou parts qu’il loue. Le locataire sera également titulaire d’un droit de vote lors des assemblées ordinaires. Toutefois, il ne pourra pas disposer des titres.

Il est exclu pour le loueur de sous-louer les titres sociaux. Quant au régime commun du droit au bail, il est interdit au bailleur de faire transformer la nature de la société en une forme de nature à remettre en cause la location.
Ainsi, le bailleur ne pourrait pas faire transformer une SARL soumise à l’IS, dont les parts peuvent être données à bail, en une SARL soumise à l’IR dans le seul objectif de mettre un terme à la location des titres.

Article par Philippe Ruff | Avocat à la Cour

Transports : des améliorations nécessaires

Les entreprises franciliennes demeurent le principal contributeur au financement du fonctionnement des transports collectifs en IDF. En 2011, les taxes se sont multipliées malgré une conjoncture économique extrêmement difficile. Au total et au titre de la seule année 2011, elles ont vu leur fiscalité augmenter de plus 500 M€.

Pourtant, le temps de transport s’est allongé avec un temps moyen de 85 minutes (contre 60 en moyenne nationale). Celui-ci est désormais plus de deux fois supérieurs à celui de 1980 (38 minutes en 1980).
Pire, les conditions se sont fortement dégradées : accessibilité difficile, inconfort, saturation, irrégularité à répétition, insécurité…

Lors de son audition par la Commission d’enquête parlementaire relative au projet de rénovation du Réseau Express Régional d’Ile-de-France, le Medef d’Ile-de-France a rappelé que les transports étaient une priorité absolue.

Même si certaines mesures ont été actées (Renouvellement du matériel roulant sur le RER A, réaménagement des infrastructures et le remplacement des rames du RER B, accélération des schémas directeurs de remise à niveau des RER C et D, désaturation de la ligne 13 par le prolongement de la ligne 14.), le MEDEF IDF a insisté sur la nécessité d’transports, la fréquence, l’information des voyageurs et la sécurité du transport.
Surtout quand on sait que, le protocole d’accord Etat/Région du 26 janvier 2011 prévoit que la contribution des entreprises franciliennes au titre du Versement Transport va pratiquement doubler en passant d’environ 3000 M€ aujourd’hui à 5500 M€…

Bilan Oséo : 2011 a progressé, 2012 progressera

L’année dernière, Oséo a soutenu 84 000 entreprises soit une progression de 5 % par rapport à 2010. Avec près de 31 milliards d’euros de financements soit 7 % d’augmentation par rapport à 2010, l’entreprise a continué sa progression.

Ces investissements ont été répartis de la manière suivante :

  • 11,7 milliards d’euros de financements en partenariat avec les banques et les organismes de fonds propres
  • 9,1 milliards d’euros de prêts garantis
  • 8,2 milliards d’euros de créances financées sur le court terme.
  • 1,9 milliard d’euros de financements pour les projets innovants, dont le Fonds unique interministériel (FUI)

François Drouin, PDG d’Oséo, qui tenait sa conférence de presse annuelle ce 7 février 2012 a également fait part de ses engagements pour 2012.

Plusieurs axes ont été évoqués pour continuer cette progression :

  • Création d’Oséo Industrie : dotée d’un milliard d’euros de fonds propres
  • Les équipes de FSI Régions rejoindront les directions régionales d’Oséo
  • l’entreprise délivre depuis peu le rescrit pour assurer une juste éligibilité au CIR des dépenses de R&D qui demeure opposable à l’administration fiscale.

Comment se faire une place parmi les géants ?

La crise qui nous traverse oblige à une véritable mutation. Il faut que les nouvelles entreprises qui se lancent sur des marchés saturés modifient leur stratégie et optent pour le juste ton. Comment se faire une place parmi les géants ?

Aujourd’hui, face à la crise, les facteurs de succès changent et le consommateur évolue avec son environnement. S’en sortiront alors sur les marchés saturés ceux qui auront su en percevoir les signes : l’importance de la considération, les arguments de réassurance, le choix de nouveaux outils, de standards ou de repères.

De nouveaux enjeux à prendre en compte

L’exercice n’est pas facile tant l’année 2012 semble présenter une triangulaire complexe : d’un côté les actifs immatériels des marques et entreprises qui forgent leur valeur et leur capitalisation, de l’autre, un choix de fournisseurs refuges, et enfin le besoin vital pour développer une nouvelle clientèle. A cela s’ajoutent les enjeux majeurs d’image issus de mélanges complexes de communications remarquables (relations presse, RSE, e-réputation, évènementiel, campagnes cross média…) et de la nouvelle notion de « marque utile » qui a besoin d’idées neuves. Autant de nouveaux paramètres à prendre en compte et de défis à intégrer pour pouvoir se démarquer de sa concurrence, même sur un marché saturé.

Faire preuve d’une audace raisonnée

Pour les prestataires de services, telles que les agences de communication, la taille de l’entreprise peut être compensée par la capacité de certains à tirer leur épingle du jeu. Elle deviendra surtout un enjeu de croissance et restera corrélée au développement. L’essor dans un marché saturé ne pourra passer que par une audace raisonnée, une lecture claire des enjeux et la connivence des partenaires et clients.

Se différencier des géants

Dans un contexte de crise, les clients ont tendance à se raccrocher par peur aux géants du marché. La clé est alors de choisir de se démarquer des concurrents en développant des concepts nouveaux et particuliers, est de se placer comme l’alternative hyper spécialisée, réactive et moins chère face aux géants. Il faut montrer au marché que son entreprise est mieux à même de répondre aux nouveaux enjeux que ses concurrents historiques.

Lutter pour se faire une place sur les marchés

La cartographie des marchés actuels prend des allures de « champ de bataille » où les challengers doivent lutter pour se faire une place parmi les géants du marché ! De nouveaux profils d’entreprises émergent et les compteurs des différents secteurs se remettent à zéro. Une chance réelle pour les guerriers. Des guerriers vigilants qui savent que les géants sont les mieux armés. Mais des guerriers audacieux dans leur approche de leur secteur tout de même. à nous de jouer !

Article par Nils Audoin, fondateur de l’agence New York

Recruteurs : plongez dans les réseaux sociaux !

L’avènement des réseaux sociaux bouleverse les codes du recrutement pour la petite entreprise. Un mode de recrutement dont il faut maîtriser les codes…

22,6 millions d’utilisateurs français sur Facebook, 2,6 millions sur LinkedIn, 2,4 millions sur Twitter et 22 600 sur Google+. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes et marquent surtout le nouvel engouement des français pour les médias sociaux. Après avoir bouleversé le rapport entre les marques et les individus, les médias sociaux « attaquent » le monde du recrutement.

Les réseaux sociaux pour recruter : oui, mais pourquoi ?

Loin des annonces publiées dans la presse, de manière unilatérale, ce passage par les réseaux sociaux a permis d’engager un vrai dialogue entre recrutés et recruteurs et ainsi, de réduire la distance entre des candidats nombreux et qualifiés et les entreprises. Selon la dernière étude RégionJobs, un recruteur sur quatre a déjà embauché un candidat contacté à partir d’un réseau social.

Les bénéfices du recrutement via les réseaux sociaux

Sans tomber dans une analyse économique détaillée, le recrutement via les réseaux sociaux offre des bénéfices tangibles. D’abord, en démultipliant l’effet viral de l’annonce, on peut ainsi toucher des candidats que l’on ne toucherait pas aisément par un média traditionnel. Un double avantage donc : tant sur la diversité des profils que sur le volume de profils. Ensuite, en utilisant les médias sociaux, l’entreprise peut réduire ses coûts de recrutement de manière significative. En effet, par l’usage privilégié des contacts directs, par la cooptation sociale et les relais des outils 2.0, une bonne partie des coûts d’annonce et de « chasse » peut être économisée.

Enfin, par ces usages, la performance de recrutement pourra être démultipliée (nombre de contacts qualifiés, choix accru des profils, impact sur la diversité…) ainsi qu’une réduction du temps de pourvoi des postes, qui pourra descendre de plusieurs mois à quelques jours. N’est-ce pas le rêve de toutes PME confrontées à des problématiques récurrentes de personnel ?

3 conseils afin de ne pas être noyé dans le grand bain

Voici les trois premiers principes à suivre pour ne pas se perdre dans les médias sociaux.

  1. Définissez vos objectifs. La meilleure stratégie a adopté avant de commencer à recruter via les médias sociaux est de penser au préalable à vos objectifs de recrutement ainsi qu’à vos indicateurs de mesure de résultats : Pourquoi et Comment ? En regard de ces objectifs, des indicateurs de mesure doivent être également pensés.
  2. Pensez à développer de manière pertinente votre présence numérique. En effet, selon le choix de cibles de recrutement, il est primordial de connaître où se trouvent ses cibles afin de savoir comment interagir avec eux (stratégie de communication, localisation…). Il est aussi important de retenir que l’élément de base de cette présence digitale est le site de l’entreprise, mettant en avant les possibles offres et carrières proposées.
  3. Impliquez les collaborateurs. Ce point plus général est tout aussi important que le précédent : il est essentiel d’impliquer la plupart des employés de l’entreprise. N’oubliez pas que ce sont eux les meilleurs vendeurs de l’entreprise.

En suscitant l’intérêt aux potentiels candidats, en partageant les offres avec leurs propres réseaux (sociaux et présentiels), ils participent à qualifier les candidats et ainsi conduire à une performance accrue de recrutement.

Et vous, êtes-vous prêt à plonger ?

Article par Jean-Noël Chaintreuil – Conseil Stratégies RH

Audit’moi comment économiser !

Réaliser un audit sur les frais divers de l’entreprise permet de récupérer jusqu’à 35 % de ces frais.

La perte du triple A a ranimé la volonté de rigueur du gouvernement. Mais pour économiser, il existe d’autres moyens que celui qui consiste à se serrer la ceinture. Pour réduire les frais de l’entreprise, il suffit souvent de dépenser plus intelligemment. Pour aider l’entreprise dans cet objectif, les sociétés d’audit mettent le doigt sur toutes les réductions de coûts possibles. Jusqu’à 35 % d’économies peuvent être réalisées ainsi.

Coûts sociaux, fiscaux, télécoms, automobiles, d’énergies, des assurances, des fournitures… Pour réaliser un audit, Les sociétés d’audit en réduction des coûts partent à la chasse aux euros dépensés pour rien par l’entreprise et qui plombent son résultat net. Ce sont surtout les coûts fiscaux et sociaux sur lesquels il va être possible de jouer. Les experts en réduction de coûts peuvent par exemple estimer les situations dans lesquelles l’imposition peut faire l’objet d’une contestation (une imposition sur trois peut aboutir à une diminution de la charge d’environ 25 %).

Créer sa boite en 2012 en apéro !

Chaque mois, Dynamique Mag réunit désormais trois entrepreneurs d’horizons différents autour d’un apéro pour débattre sur le thème dossier du mois : Créer sa boite en 2012 !

  • Richard Levy, co-fondateur de skill2invest et du Cercle des Jeunes Entrepreneurs
  • Isabelle Rabier, fondatrice de Dermance soins cosmétiques dédiés aux peaux matures
  • Nicolas Rohr, co-fondateur de Faguo, marque de CHAUSSURES RESPONSABLE

Economie en crise : une chance à saisir !

RL : Le climat de crise pousse d’une part les entreprises à réduire leurs coûts et à innover dans des secteurs traditionnellement peu liés à l’innovation. Ces deux facteurs ouvrent de grandes possibilités. D’autre part, je pense créer une entreprise en période de crise, le salariat n’est plus autant sécurisant qu’avant. Beaucoup de jeunes diplômés se sont retrouvés au chômage, ce qui peut finir par éveiller l’envie d’entreprendre.

IR : J’ai toujours pensé que la crise était une opportunité pour les créateurs d’entreprise. On conçoit souvent l’entrepreneuriat comme une prise de risque. Et je pense que la crise réduit justement cette prise de risque. à titre d’exemple, quand je suis sortie d’HEC en 2009, le marché du travail était tellement peu actif qu’entreprendre représentait presque la seule opportunité pour moi !

NR : J’ai moi aussi créé mon entreprise en 2009. à cette époque, on parlait beaucoup de la crise et tout le monde disait : « Attention ! Vous n’arriverez pas à vous faire une place sur le marché, il est saturé ! ». En France on baigne dans un univers désenchanté où l’on a peur pour son emploi.

RL : J’ai remarqué que c’est très franco français cette peur de l’échec ! Dans les autres pays, le climat entrepreneurial est plus libéré.

NR : Tout à fait, et je pense que le contexte économique dans lequel on vit actuellement crée de vraies opportunités : beaucoup sont découragés avant même de se lancer et cela laisse la place à ceux qui ont une forte motivation d’entreprendre.

IR : En effet, la crise risque de détruire les entreprises les plus fragiles au profit des plus performantes.

RL : La crise pousse les entrepreneurs à être plus imaginatifs. En termes de financement, ils sont obligés d’être plus malins pour trouver de nouveaux types de business models et de jouer sur les services associés. Se lancer dans l’industrie risque d’être compliqué en ce moment, quoi qu’en fédérant les bons partenaires tout reste possible !

IR : Grâce à la crise, de nombreux séniors aux profils très expérimentés se retrouvent sur le marché de l’emploi. C’est un vivier de compétences inespéré ! C’est comme cela que j’ai trouvé mon responsable de réseau, un directeur commercial expérimenté, au chômage. La crise peut vraiment générer de belles opportunités !

RL : Pour tirer son épingle du jeu en ces temps difficiles, il faut être constamment capable de s’adapter, de se reconvertir. Prenons l’exemple de Stéphanie Pelaprat, la fondatrice de Restopolitan. Alors qu’elle allait mettre la clé sous la porte, elle a décidé de tout changer dans sa boite. En 24h elle a totalement repositionné sa société qui marche désormais très bien !

IR : Savoir s’adapter doit être le premier réflexe de l’entrepreneur. Se remettre en question, ne pas hésiter à changer de business model, être malin et s’adapter, voilà la clé du succès !

Entreprendre en étant étudiant

RL : Lever des fonds en temps de crise est plus difficile. Mais une solution de financement facile d’accès reste le prêt étudiant. J’ai créé mon entreprise alors que j’étais en dernière année ; mon banquier a bien compris comment j’allais utiliser cet emprunt…

NR : Avec les exemples de réussites comme celle de Marc Zuckerberg, qui n’a pas fait 40 ans de carrière avant de créer Facebook, on voit que l’entrepreneuriat n’est plus réservé à une élite. J’ai moi aussi créé mon entreprise pendant mes études. Pour trouver les fonds nécessaires pour démarrer, 50 000 €, avec mon associé nous avons demandé à 13 copains d’investir.

IR : C’est vrai aussi que lorsqu’on est jeune, on bénéficie d’un vrai capital sympathie qui aide parfois bien ! Il ne faut pas hésiter à solliciter l’aide des hommes et des femmes d’expérience dans son environnement business.

Penser son business à l’international

NR : En Chine, j’ai été frappé de voir que tout le monde entreprenait avec n’importe quel moyen autant financier qu’intellectuel. Il y avait une vraie effervescence entrepreneuriale ! J’ai participé l’an dernier au G20 des entrepreneurs et beaucoup de représentants, comme les coréens, les chinois ou les brésiliens par exemple, ne parlaient absolument pas de contexte de crise.

IR : Je pense que le regain du « Made in France » aujourd’hui dans le monde représente une vraie opportunité pour les entrepreneurs de vendre à l’étranger. Mais attention,  s’exporter n’est pas si simple que cela et il faut que cela s’intègre à une vraie stratégie bien réfléchie, avec un solide plan de financement.

NR : J’ai eu un prof qui disait toujours qu’il fallait être le meilleur en France avant d’essayer de s’attaquer à l’étranger. Je n’ai jamais été d’accord avec cette idée mais en un sens il n’avait pas tort. Car en voulant s’imposer sur 10 marchés différents en même temps, on risque de diviser sa force d’autant. Il vaut mieux alors être très solide au départ !

Surfer sur les secteurs porteurs

NR : L’économie est peut-être en crise, mais il y a certains secteurs qui se portent très bien ! Je pense notamment à tout ce qui est « on line » et aux services à la personne. Tout ce qui touche à la proximité fonctionne aussi très bien car on revient à une dynamique forte de l’économie de proximité après l’ère du tout global.

IR : Je partage complètement ton point de vue. Je pense également à la distribution, à la santé et aux services pour les séniors. La population des séniors représente des millions de personnes et elle ne cesse de s’accroître.

RL : On peut également citer le marché de la dématérialisation des échanges qui a particulièrement le vent en poupe ces derniers temps. Mais je pense aussi que parallèlement à cela, nous vivons un retour du concret dans le business. Tout ce qui est loisir fonctionne très bien par exemple. Et puis il y a bien sûr le développement durable, un marché crucial à développer si on veut pouvoir vivre encore un peu de temps sur la Terre.

IR : D’ailleurs il est conseillé d’intégrer l’axe « développement durable » dans son entreprise, car on sera souvent privilégié pour obtenir des subventions ou pour gagner des appels d’offres.

Des mesures d’urgence pour sauver l’emploi

Lors du Sommet Social du 18 janvier, la CGPME a proposé au Président de la République 10 mesures d’urgence visant à sauver l’emploi. Jean-François Roubaud, président de la CGPME, nous commente ces mesures.

Pourquoi avoir présenté des mesures d’urgence pour l’emploi ?

Il y a quelques mois, le gouvernement annonçait que le taux de croissance prévu pour 2012 devait être revu à la baisse. Il est estimé aujourd’hui que la croissance en 2012 sera d’environ 1 %, mais je pense personnellement qu’on peut s’attendre à un chiffre bien inférieur. En effet, si elle atteint les 0,5 % cette année ce sera déjà extraordinaire !

Pensez-vous que le chômage risque donc d’augmenter en 2012 ?

Oui, il est avéré qu’il faut un taux de croissance de 1,5 % minimum pour maintenir l’emploi. En dessous de ce seuil, l’emploi baisse automatiquement. Avec un taux de croissance qui atteindra très difficilement les 1 % en 2012, il est urgent de prendre des mesures d’urgence pour sauver l’emploi. Car le chômage n’est pas qu’un problème économique.

Sur quels aspects portent vos propositions ?

Nous avons imaginé des mesures qui ne sont pas des révolutions culturelles mais qui permettraient tout de même d’améliorer quelques peu la situation de milliers de français. Nous voulons surtout essayer de limiter la casse, éviter les licenciements. Dans ce cadre là, nous avons fait des propositions sur trois plans : pour tenter de pourvoir les postes qui restent vacants, pour favoriser le maintien des salariés dans l’emploi, pour accompagner l’accès à l’emploi et enfin pour inciter à la création d’emploi.

Quelles sont les préconisations de la CGPME pour maintenir l’emploi ?

Aujourd’hui les chefs d’entreprise sont inquiets pour leurs carnets de commande à moyen et long terme. De ce fait, même si aujourd’hui leur activité fonctionne bien, ils émettent quelques réticences à transformer des contrats CDD en CDI. C’est donc sur les modalités d’application du contrat à durée déterminée qu’il faut intégrer plus de souplesse. Aujourd’hui les CDD ne sont reconductibles qu’une seule fois, ce qui limite les choses. Nous préconisons de pouvoir cette année renouveler les CDD conclus pour une courte période.

Nous pensons qu’il serait efficace également de porter temporairement la durée maximale des CDD de 18 à 30 mois. Autre mesure exceptionnelle : faciliter le recours au chômage partiel dans les PME. Nous souhaitons que le mécanisme de sa mise en place soit simplifié, notamment en limitant le contrôle de l’administration à la seule validité du motif invoqué par l’employeur. La CGPME propose également que l’état paye directement au salarié l’allocation spécifique de chômage partiel, libérant ainsi l’entreprise de l’obligation d’avancer cette somme.

Concernant l’assouplissement des CDD, n’est-ce pas une mesure juste temporaire ?

Certes, mais c’est une mesure qui permettrait certainement de sauver des milliers d’emplois dans les mois à venir. Comme je l’ai dit, nos préconisations ne sont pas révolutionnaires ! Sachant que le taux de croissance en 2012 ne dépassera pas les 1 %, il est sûr qu’on va perdre des emplois. Alors que peut-on faire pour retarder l’échéance et pour diminuer l’impact ? Bien sûr les emplois créés en CDD ne seront pas pérennes. Mais moi je ne sais pas créer d’emplois pérennes avec une croissance d’environ 0,5 % !

Et pour améliorer la création d’emploi, quelles sont vos idées ?

Tout d’abord le gel exceptionnel des obligations liées au franchissement du « plafond de verre » des 50 salariés. Savez-vous que, selon l’Insee, il y a 2,4 fois plus d’entreprises de 49 salariés que de 50 ? Essayons en 2012 de lisser ce seuil et voyons si le ratio évolue, si le nombre d’entreprise de plus de 50 salariés a augmenté. La CGPME a proposé également que soit établie une exonération de charges pour tout nouvel emploi créé dans les entreprises de moins de 11 salariés. Cette mesure, instaurée une première fois en 2008, avait donnée d’excellents résultats. Nous proposons que, cette année, cette mesure soit applicable pour toute embauche d’un jeune de moins de 30 ans ou d’un sénior de plus de 50 ans.

Vous parliez également des postes non pourvus ?

Oui, nous menons campagne avec la CGPME pour que les 250 000 à 500 000 postes vacants depuis plus d’un an soient comblés par quelques uns des 2 millions de chômeurs actuels. Un numéro vert pour améliorer cette situation vient d’ailleurs d’être mis en place par la CGPME. Nous proposons aujourd’hui aux OPCA ayant des offres d’emplois non pourvues de pouvoir prescrire une Préparation Opérationnelle à l’Emploi au sein de Pôle Emploi avant que les salariés intègrent l’entreprise.

Enfin vos préconisations pour accompagner l’accès à l’emploi ?

Nous voulons déjà inciter les entreprises à embaucher ce que nous appelons les « primo accédants à l’emploi », ces jeunes diplômés qui ont du mal à décrocher leur premier poste. La CGPME demande que le quota d’obligation d’embauche d’alternants dans les entreprises de plus de 250 salariés soit élargi aux personnes en recherche d’un premier emploi. Nos propositions pour l’accompagnement de l’emploi touchent également à la mobilité professionnelle, qui pose souvent un vrai problème aux salariés. Nous souhaitons que le gouvernement instaure un prêt à taux zéro pour le crédit relais nécessaire entre l’achat et la vente de leurs biens immobiliers.

Quelle est votre vision de l’année 2012 pour les PME ?

Même si la croissance n’est pas bonne, je suis plutôt plus optimiste aujourd’hui que je ne l’étais en septembre. Les chefs d’entreprises, angoissés par les évènements à la Bourse, craignaient beaucoup pour leur carnet de commande. Aujourd’hui le moral est revenu car la situation est moins pire que ce que l’on pouvait présager. Au niveau du financement, les choses s’améliorent aussi. Les banques ont fait des gros efforts, même si elles restent frileuses lorsqu’il s’agit du financement de la très petite entreprise. Pour cela, la CGPME essaie de mettre en place avec les Experts Comptables des moyens de garantir ces financements, afin convaincre les banques qu’elles ne prennent pas trop de risques.