Accueil Blog Page 1021

LibreOffice 3.5 est téléchargeable

La suite bureautique gratuite, développée par des anciens d’OpenOffice, peut désormais être téléchargée sur le web en version 3.5. Offrant tous les types de logiciels présents dans le classique Pack office de Microsoft, LibreOffice 3.5 est disponible en français sur le site www.documentfoundation.org.

La nouvelle version de la suite apporte plusieurs améliorations notoires tel qu’un correcteur orthographique plus puissant.

Auto-entrepreneur, son statut

Le régime de l’auto-entrepreneur permet une petite activité professionnelle indépendante de manière très aisée, de façon ponctuelle ou régulière tout en réduisant les coûts administratifs. L’auto-entrepreneur fait figure d’entrepreneur individuel inscrit au registre national des entreprises (RNE) et bénéficiant de mesures simplificatrices.

En quoi consiste ce régime ?

Le régime de l’auto-entrepreneur permet une petite activité professionnelle indépendante de manière très aisée, de façon ponctuelle ou régulière tout en réduisant les coûts administratifs. L’auto-entrepreneur fait figure d’entrepreneur individuel inscrit au registre national des entreprises (RNE) et bénéficiant de mesures simplificatrices.

Que faut-il entendre par « petite activité »?

Sous l’expression « petite activité » se cache toute activité indépendante artisanale, commerciale ou libérale – relevant de l’assurance vieillesse du régime social des indépendants (RSI) ou de la Caisse Interprofessionnelle d’Assurance Vieillesse (CIPAV) – exercée en entreprise individuelle dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas un certain seuil.

Ce seuil est fixé à 81 500 €, hors taxe, pour une activité de fourniture de logement ou de vente de marchandises, d’objets, d’aliments à emporter ou à consommer sur place.

A savoir :
2009 : 80 000 €
2010 : 80 300 €
2011 : 81 500 €

Il est abaissé à 32 600 € pour une activité libérale ou toute autre activité de service.

A savoir :
2009 : 32 000 €
2010 : 32 100 €
2011 : 32 600 €

Si l’activité revêt un caractère mixte, le chiffre d’affaires global annuel ne doit pas dépasser 81 500 € et le chiffre annuel afférent aux activités de service 32 600 €.

Quelles sont ces mesures ?

Dispense d’immatriculation au RCS S’il exerce une activité commerciale, l’auto-entrepreneur n’a pas besoin de s’immatriculer au registre du commerce et des sociétés (RCS). Une simple déclaration auprès du centre de formalités des entreprises (CFE) compétent suffit pour lancer son activité. De même, une simple déclaration permet à l’autoentrepreneur de cesser son activité.

À noter que les personnes qui exercent une activité de type artisanale ne sont pas obligées de s’immatriculer au répertoire des métiers si leur activité est exercée en complément d’une autre activité sous le régime micro-social. Elles sont également dispensées l’année de création de l’entreprise et les deux années suivantes du paiement de la taxe pour frais de chambre de métiers et du stage à la préparation à l’installation.

Les auto-entrepreneurs sont tenus de satisfaire aux conditions légales et/ou réglementaires relatives à l’exercice de leur activité.

Paiement des cotisations sociales selon les modalités du nouveau régime « micro-social »

Sur une base mensuelle ou trimestrielle, l’auto-entrepreneur déclare son chiffre d’affaires et s’acquitte de ses charges sociales en appliquant un pourcentage à ce chiffre d’affaires. Il est donc exempté d’avances de cotisations.

Application du régime fiscal de la micro-entreprise et de la franchise de TVA

Soumis obligatoirement au volet fiscal du régime de la micro-entreprise, l’auto-entrepreneur ne peut facturer ni récupérer la TVA.

Option possible pour le versement fiscal libératoire

Dans ce cas, l’auto-entrepreneur est redevable de l’impôt sur le revenu en appliquant un pourcentage sur le chiffre d’affaires réalisé durant le mois ou le trimestre qui précède. Grâce à cette option, il peut aussi bénéficier sous conditions d’une exonération de la contribution économique territoriale, ancienne taxe professionnelle, durant l’année de création de l’entreprise et les deux années suivantes.

Et qu’en est-il des professions libérales?

Seuls les professionnels libéraux qui, pour leur régime de retraite, dépendent de la CIPAV ou du RSI, peuvent devenir auto-entrepreneur. Dans les deux cas, la date de début de l’activité importe peu. Alors que le RSI concerne principalement les exploitants d’auto-écoles, les conseils en brevets d’invention, les détectives, astrologues, chiromanciens, cartomanciens, ésotéristes, magnétiseurs, astrologues, radiesthésistes ou encore les agents commerciaux (mandataires) , la CIPAV englobe davantage de professions libérales

Les agents commerciaux, quant à eux, ne sont pas dispensés de l’immatriculation au registre spécial des agents commerciaux (RSAC) mais ils peuvent toutefois choisir le régime micro-social ainsi que le versement fiscal libératoire.

Les françaises et l’entrepreneuriat

A l’occasion du Salon des entrepreneurs de Paris de février 2012, un sondage intitulé « Les femmes et la création d’entreprise » a été réalisé par Opinion Way pour l’APCE, CER France et le Salon des entrepreneurs. Cette enquête révèle la position des française quant au sujet de la création d’entreprise. Une population qui n’avait jusqu’alors pas été vraiment questionnée sur le sujet les françaises et l’entrepreneuriat. La parole est aux femmes !

5 millions d’entrepreneures potentielles

L’élément à retenir de ce sondage est que, globalement, les femmes ont une vision positive de l’entrepreneuriat. 69% d’entre elles estiment que la création d’entreprise est plus épanouissante que le salariat ! A savoir également : 18% d’entre elles envisagent ou sont en train de créer leur propre entreprise. Cela équivaut tout de même à presque 5 millions d’entrepreneures potentielles en France ! 3% des femmes estiment même créer leur activité dans les deux prochaines années.

Equilibre et harmonisation

60% des femmes considèrent qu’une activité professionnelle doit avant tout permettre d’équilibrer vie professionnelle et vie personnelle. Et 18% d’entre elles voient en l’entrepreneuriat la possibilité d’harmoniser tous les pans de leur vie et de pouvoir s’occuper de leurs enfants tout en travaillant. L’entrepreneuriat serait pour elle un vrai facteur d’équilibre dû à la possibilité de moduler librement les horaires de travail. Néanmoins, 54% des femmes voient le métier de chef d’entreprise comme un frein à la gestion simultanée des vies personnelles et professionnelles. Deux points de vue très différents sur la question donc…

Des freins à la création

Si les femmes ont souvent du mal à risque accidents du travail, c’est parce qu’elles sont plus d’un tiers à estimer ne pas posséder les compétences nécessaires à la fonction de chef d’entreprise. Seulement 23% des hommes pensent ne pas avoir les compétences de chef d’entreprise. Des chiffres qui mettent en lumière l’image du métier de dirigeant certes, mais surtout de l’image que la société renvoie de la femme encore aujourd’hui. 33% des femmes considèrent qu’être une femme représente un désavantage dans une création d’entreprise. En cause, le manque de crédibilité qui leur est accordé dans les milieux professionnels (56%) et les difficultés à convaincre les banquiers ou investisseurs (42%).

Portrait de l’entrepreneure type

Les femmes qui se disent prêtes à franchir le pas de la création d’entreprise sont en moyenne plus jeunes que leurs homologues masculins (35% de 25 à 34 ans contre une majorité de 35 à 49 ans pour les hommes). Les aspirantes entrepreneures sont 86% à avoir minimum le bac (contre 70% pour les hommes) et gagnent en général déjà plutôt bien leur vie.

Impôt sur les sociétés : tous les taux

Entrepreneurs, sachez que dans la plupart des cas votre entreprise est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS). C’est le cas pour les SA, SARL, SAS ou SCA. Il faut savoir aussi que les entrepreneurs individuels peuvent choisir de payer l’IS s’ils ont optés pour l’EIRL (s’il relève d’un régime réel d’imposition), l’EURL, la SNC, les sociétés en participation certaines sociétés civiles ou pour une société créée de fait.

Le montant de l’IS pour les sociétés ou association qui exercent une activité lucrative :

  • Pour les entreprises dont le CA annuel HT de la société ne dépasse pas les 7 630 000 euros : si le capital de la société a été versé par les associés ou qu’il est détenu à au moins 75% par des personnes physiques, le taux de l’impôts sur les sociétés (IS) sera réduit de 15% sur les 38 120 premiers euros de bénéfices. Le taux de l’IS sera normal au-delà. Si le capital de la société n’a pas été à 100% versé par les associés ou qu’il est détenu à au moins 25% par des sociétés, le taux normal de 33,33% de l’IS s’appliquera.
  • Pour les entreprises dont le CA annuel HT de la société dépasse le 7 630 000 euros, le taux normal de l’IS de 33,33% s’applique. Si le montant de l’IS dépasse les 763 000 euros, une contribution fixée à 3,3% sera due. A savoir : pour les entreprises dont le CA dépasse les 250 millions d’euros, doivent payer une majoration d’impôt sur les sociétés de 5% appliquée au taux normal de l’IS. Cette majoration s’applique aux exercices entre les 31 décembre 2011 et 2013.

Les associations qui n’exercent pas d’activité lucrative n’ont pas à payer d’impôts sur les sociétés (IS). Les revenus isus de leur patrimoine sont taxés à hauteur de 24%. Enfin, les revenus d’obligations et certains autres revenus immobiliers sont taxés à 10%

Devenez le gardien de votre réseau

Apprenez à vous positionner comme le gardien d’une importante source de services afin de donner activement à votre réseau… et d’en recevoir d’autant plus de la part de vos contacts !

L’objectif est de réussir à se placer dans son réseau comme la personne à aller voir pour trouver de l’aide. Vous aurez ainsi l’opportunité de donner à votre réseau et donc de l’activer d’autant. Dans cette perspective, une solution qui fonctionne très bien est de rédiger une lettre que vous enverrez à l’ensemble de vos clients. Le but est d’inciter vos clients à vous contacter afin que vous puissiez effectuer la mise en relation. En effet, vous souhaitez construire des relations et non devenir un bon carnet d’adresses. En mettant en place cette stratégie, vous serez à même de devenir un réseau-acteur efficace et un gardien, tout en établissant votre crédibilité auprès de l’ensemble de la communauté.

Exemple

Cher M. Dupont
Le principe de la recommandation est, pour moi, très important. C’est pourquoi, dans le cadre de mon offre de services, je cherche à mettre mes clients et partenaires en relation avec d’autres entrepreneurs qualifiés. Vous trouverez ci-joint une liste des domaines dans lesquels je connais des professionnels aux compétences et à l’éthique remarquables. Si vous recherchez un professionnel dans l’un de ces domaines, n’hésitez pas à me contacter : je serai très heureux de vous mettre en contact avec les personnes que je connais.
Cordialement
Olivier Dupont

Article par Ivan Misner & Marc-William Attié, fondateurs de BNI France

Faciliter le financement de PME franciliennes innovantes

DDIDF et Fonds Régional de Co-investissement ont signé un partenariat dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt lancé par la Région Ile de France pour faciliter le financement de PME franciliennes innovantes. Il représente une véritable opportunité pour le financement de ces jeunes entreprises innovantes.

Pourquoi ce partenariat est important ?

D’abord parce que la conversion écologique de l’économie est une priorité selon la Stratégie Régionale de Développement Economique et d’Innovation. Parallèlement, les enjeux écologiques, économiques et sociaux imposent une évolution des modes de consommation et de production.

Ensuite, les projets liés au développement durable et au cleantechs nécessitent souvent un investissement plus important du fait des innovations (technologiques, d’usage), du temps d’acceptation par les clients d’offres innovantes.

Comment va se passer la prise de participation ?

Le FRCI IdF est dédié à la prise de participations dans des jeunes PME innovantes. Il fonctionne exclusivement à travers des co-investissements.

DDIDF est quand à lui un réseau de business angels dédié au développement durable et aux cleantechs.

Le FRCI prendra des participations aux mêmes conditions que les business angels de DDIDF et permettra ainsi de répondre aux besoins de fonds propres des jeunes entreprises et de financement de PME franciliennes innovantes.

Rework : un véritable pavé dans la marre pour les start-up

Best-seller aux États-Unis, le livre Rework présente une vision provocante, iconoclaste et totalement nouvelle de la création et du développement d’une entreprise. 

Les fondateurs de la start-up 37signals, un éditeur de logiciel à succès, ont partagé dans le livre-manifeste Rework leur vision de la collaboration et de l’organisation d’une entreprise. Leurs propositions vont toutes à l’encontre des idées préconçues sur le management et la gestion.

Au sujet du développement de l’entreprise, les auteurs affirment par exemple que la société doit chercher à proposer des produits simples, n’intégrant pas beaucoup de fonctionnalités. Plus de fonctionnalités représente ainsi plus de problèmes et donc moins de compétitivité.

Le thème du livre qui a été le plus repris est sans conteste la position des auteurs sur les les « drogués du travail ». Selon eux, si vos salariés font des heures supplémentaires, c’est qu’il y a un problème dans la gestion du travail. Les workaholics du travail seraient, selon eux, moins efficaces. Une thèse qui a été reprise par plusieurs entreprises de la Silicon Valley depuis la sortie du livre.

Interview de Daniel Abittan, Fondateur de Photo Service

Retrouvez notre interview exclusive du serial entrepreneur, Daniel Abittan, iconoclaste, fondateur de Photo Service, Photo Station, Grand Optical, la Générale d’Optique et Acuitis.

Pourquoi avoir lâché votre poste chez Price Water House pour créer Photo Service ?

A 30 ans je me suis rendu compte que je détestais ce que je faisais et que je n’allais pas passer le restant de ma vie à mener une vie que je n’aimais pas ! J’ai donc décidé de me lancer, au grand dam de mes amis qui se sont sérieusement demandés ce que j’allais faire à ouvrir une boutique

Et alors, pourquoi vous êtes-vous lancé ?

Au départ ma motivation c’était bien sûr de m’enrichir… mais très vite j’ai été pris par l’aventure humaine. Mon autre moteur a été la volonté d’être indépendant, libre. Je ne veux pas avoir de maître et je n’accepte pas que quelqu’un me dise comment diriger ma vie.

Vous pensez qu’un entrepreneur est un être libre ?

Du moins il en a la sensation ! On croit être indépendant mais c’est une illusion. Quand on a l’Urssaf qui nous harcèle et que des milliers de personnes dépendent de nos décisions personnelles, on ne peut pas dire qu’on soit libre.

Comment vous est venue cette idée folle de développer les photos en 1 heure ?

En visitant un salon, j’ai découvert une machine japonaise qui était capable de développer les photos en seulement 1 heure. Ça a fait tilt !

Donc vous avez tout de suite ouvert le premier point de vente ?

Oui, j’ai acheté la machine japonaise, quelques meubles chez Ikea et j’ai monté moi-même la boutique ! Voilà comment a démarré l’aventure qui a fait de nous 20 ans plus tard le numéro 1 européen de la photo en 1 heure !

…Avant de voir votre métier s’éteindre à petit feu !

Le numérique est passé par là. Si on m’avait dit que j’assisterai de mon vivant à la mort de la petite boite jaune Kodak, je ne l’aurai pas cru !

Vous n’aviez pas prévu ça dans votre business plan…

De toute façon le business plan c’est fait pour épater la galerie, amadouer son banquier… mais tous les business plans sont faux ! Tout le monde le sait, mais on continue de faire comme si !

Et alors, comment êtes-vous passé de la photo à la lunette ?

C’est très simple ! Je vivais à l’époque dans l’obsession du « en 1 heure » quand j’ai fait un voyage à Chicago. Là-bas je suis tombé nez à nez avec une enseigne qui proposait des lunettes en 1 heure.
Le succès a été très rapide. Quel a été votre secret ?
Nous avons focalisé tous nos efforts sur le désir de rendre service. J’ai toujours dit que le commerce ne peut être fait qu’avec une grande part de féminité : le sens de l’accueil, la patience, l’empathie, le sourire, la sensibilité… toutes les qualités humaines que les hommes machos ne peuvent pas avoir !

Vous avez monté vous-même le concurrent de votre entreprise Grand Optical. Ce n’est pas un peu maso ?

La création de Générale d’Optique est partie d’une angoisse. Je savais que la concurrence allait arriver ; alors autant que la concurrence ce soit moi ! Mon but était d’essayer par tous les moyens de tuer Grand Optical avec cette nouvelle marque ! Si je n’arrivais pas à tuer Grand Optical, c’était que l’enseigne était très résistante et que je n’avais donc plus à avoir peur. Au final, Grand Optical a continué à se développer et la Générale d’Optique a été un très gros succès !

Vous parlez de votre entrée en Bourse comme d’une « erreur totale ». Pourquoi ?

Oui mes valeurs étaient antinomiques avec celles de la Bourse. Je confesse avoir fait cette erreur par arrogance et par stupidité. La Bourse n’était pas faite pour nous, on s’est fait avoir par ce capitalisme sauvage !
« L’enfer c’est les autres » a écrit Sartre. Pour vous l’enfer c’est la Bourse ?
Oui, chaque trimestre il faut se dénuder, raconter tout sur sa boite. Votre concurrence se régale ! Les analystes réclament des résultats complètement inatteignables et il faut toujours plus de productivité, de rentabilité, sinon il faut licencier. C’est irréaliste et inhumain !

La Bourse a fini par avoir votre peau ?

J’ai souhaité racheter mes actions. Elles étaient à 14 € et je proposais de les racheter pour 21 €. Mais quelqu’un a fait une OPA hostile sur les parts et j’ai perdu la boite.

Difficile à vivre n’est-ce pas ?

Oui, très dur. Les gens me disent que ce n’était pas grave parce que j’avais pu recevoir un chèque de plusieurs centaines de millions en échange. Mais les gens ne comprennent pas la mentalité de l’entrepreneur et son attachement à son entreprise. L’argent n’est pas un but en soi.

Comment avez-vous rebondi ?

Photo Service que j’avais revendu était en redressement judiciaire et d’anciens collaborateurs sont venus me voir pour me demander de ne pas les laisser tomber. J’avais deux choix : profiter du chèque en vivant la dolce vita ou replonger. J’ai pris la voie de l’utilité sociale. Mais j’ai décidé de remettre à plat le business model de l’entreprise et de passer de la photo à la téléphonie mobile.

Vous avez encore monté une nouvelle entreprise depuis : vous êtes insatiable ?

Il y deux ans, j’ai monté un nouveau concept de point de vente dans le domaine de la vision et de l’audition, Acuitis. Nous avons cette fois parié sur le low cost dans un écrin haut de gamme.

Que retirez-vous de toute cette aventure entrepreneuriale ?

J’ai appris qu’il faut avant tout commencer par définir ce qu’on veut faire dans ce monde. La vision d’entreprise devient alors un moyen pour atteindre sa vision personnelle.

5 conseils

  1. Laissez vos clients vous éduquer. Ce sont eux qui vont vous dicter le business model à adopter.
  2. N’oubliez pas que ce sont les Hommes les plus importants. Au départ, quand on lance une boutique ce qui est le plus important c’est l’emplacement. Mais quand vous grandissez ça devient les Hommes.
  3. Privilégiez la logique client à la logique société. C’est-à-dire demandez-vous ce dont a envie le client et non pas ce qu’il faut faire pour gagner de l’argent.
  4. Ne tardez pas à vous lancer. En accumulant les diplômes vous augmentez votre taux d’employabilité et vous aurez plus peur de prendre des risques.
  5. Ne perdez pas de vue les priorités dans la vie. Les priorités de l’entrepreneur devraient être dans l’ordre : la santé, la famille et enfin le travail, et pas l’inverse.

Interview de Thierry Dusautoir, Cofondateur de MS Innovations

Saviez-vous que l’homme élu meilleur joueur de rugby en 2011 était aussi un multi-entrepreneur ? Interview exclusive du capitaine de l’équipe de France de rugby, Thierry Dusautoir et cofondateur de MS Innovations et Tickxpress.

Au rugby, quel a été votre moteur pour progresser ?

J’ai toujours regardé vers le haut et j’étais motivé par la réussite, par le fait de progresser. Mais au départ, lorsque j’ai intégré le centre de formation, je n’avais pas du tout l’ambition de devenir professionnel. Je voulais juste passer à l’étape supplémentaire, voir à chaque fois ce qui se passait plus haut !

Votre rêve n’était donc pas de devenir une star du rugby ?

A l’époque j’étais étudiant à la fac en physique chimie et je préparais mon entrée en école d’ingénieur. Entrer au centre de formation était avant tout pour moi un moyen de financer mes études !

Pensiez-vous un jour créer votre entreprise ?

Non, pas du tout. En fait, mon ambition était d’obtenir mon diplôme d’ingénieur et d’entrer chez Airbus ou EADS. C’est par hasard que je suis venu à l’entrepreneuriat. J’ai rencontré mes associés il y a dix ans. Voyant qu’ils étaient dynamiques et avaient beaucoup d’idées, je leur ai dit que s’ils créaient quelque chose, ils pouvaient compter sur ma participation. J’avais dans l’idée de m’intégrer petit à petit dans le monde de l’entreprise.

Vous préparez déjà votre reconversion ?

Oui, en tant que sportif de haut niveau, je suis très bien payé, certes, mais cet argent ne me permettra pas de vivre toute ma vie. Je pense donner au fur et à mesure de plus en plus d’importance à mon engagement entrepreneurial.

La plupart des sportifs se reconvertissent en vendant leur image ou en devenant entraineur. Pourquoi avoir choisi la voie de l’entrepreneuriat ?

J’ai fait ce choix car les activités des entreprises que nous dirigeons avec mes associés me permettent de renouer avec ma passion pour le domaine scientifique et de la recherche. Et puis j’ai profité de l’opportunité qui se présentait à moi pour me lancer.

Avez-vous le temps de mener de front vos carrières sportive et entrepreneuriale ?

Aujourd’hui le rugby reste ma priorité et me prend énormément de temps. Notamment lors de la Coupe du monde l’an dernier, j’étais à 100 % sur la compétition. Alors j’essaie d’être très organisé dans mon emploi du temps. Je m’investis dans la stratégie de l’entreprise durant mon temps libre. J’essaie de participer au développement de l’entreprise grâce aux contacts que le sport me permet d’avoir.

Quel rapport voyez-vous entre le monde du business et celui du sport de haut niveau ?

Dans le business comme dans le rugby, c’est une rude compétition de tous les instants ! Dans les deux cas, la compétition exige une remise en question permanente et la nécessité de savoir accepter les défaites, sans baisser les bras. Il faut également toujours donner le meilleur de soi, même dans les moments difficiles. J’ai retrouvé dans le monde de l’entreprise le même facteur de réussite que dans le rugby : l’esprit d’équipe.

Comment vous servez-vous de votre notoriété et de votre réseau pour développer votre entreprise ?

Grâce à mon statut, j’ai la chance de rencontrer des managers et des décideurs à qui je parle de mon entreprise. C’est vrai que c’est plus simple pour obtenir un premier rendez-vous. Mais obtenir le rendez-vous c’est bien et les convaincre de devenir client, c’est autre chose !

Parlez-nous de votre entreprise, quel est son cœur de métier ?

MS Innovations est une société spécialisée dans le marketing mobile. Nous avons une offre transversale de services mobiles : applications mobiles, envois de SMS en masse ou campagne QR code. En 2009, nous avons créé Tickxpress qui est une Spin Off de MS Innovations. Elle propose une solution de dématérialisation de billets papiers sur mobile et qui est notamment utilisée par le Stade Toulousain.
Que vous apporte le sport dans votre engagement entrepreneurial et inversement ?
Lorsque j’ai beaucoup de pression, en période de tournois, avoir cet engagement entrepreneurial à côté me permet de relativiser et de penser un peu à autre chose et des méthodes pour évacuer le stress. Et le sport en équipe m’apporte une bonne compréhension des relations humaines, ce qui me permet de mieux gérer des situations dans l’entreprise.

Vous êtes capitaine de l’équipe de France de rugby. Capitaine d’équipe et chef d’entreprise : est-ce pareil ?

Il existe énormément de similitudes entre les deux fonctions. Il faut savoir écouter, guider ses troupes, déléguer, sans oublier de récompenser le travail des autres.

Gère-t-on la pression de la même manière durant un match que lors d’un rendez-vous client ?

Lors des matchs, j’ai le statut de « l’ancien » qui doit rassurer ses coéquipiers, alors que lors d’un rendez-vous client, je suis plutôt le petit nouveau qui apprend. Dans tous les cas, je gère le stress en préparant le mieux possible l’évènement. Et j’accepte aussi de ne pas tout maîtriser…