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Doit-on encore porter le costume en entreprise aujourd’hui ?

Chaque entreprise détient sa politique sur le port du costume/tailleur. Certaines entreprises exigent celui-ci alors que d’autres vous laissent libre de votre choix vestimentaire. La balance pesant les pour et les contre s’équilibre. Zoom sur les arguments avancés par les deux parties.

Le costume : plus qu’une mode, un savoir-être

Les premières secondes passées avec n’importe quel individu sont déterminantes dans la conception qu’il va se faire de vous. De cette première impression, il détermine en grande partie son jugement, sur vous, mais aussi sur votre entreprise. Les professions qui exigent le plus de rigueur sont celles qui sont directement amenées au contact des clients (expert-comptable, banquier, consultant, audit…). Elles ne semblent pas pouvoir échapper à cette exigence. On imagine mal un rendez-vous avec son banquier habillé en tong et en short … Le costume inspire confiance. Indémodable, il fait sensation. Et il est facile de s’en procurer un. Même si cela ne relève que du paraître, renvoyer une bonne image d’un point de vue vestimentaire encourage à être pris au sérieux. Il s’agit de véhiculer subtilement un message qui s’attache à transmettre votre part d’attention aux détails. Une qualité de taille qui confère un certain professionnalisme. Son port tend également à faciliter l’impression de hiérarchie. Depuis toujours, dans les mœurs, l’habit détermine le rang social. Les vêtements, leurs marques et le niveau de détails (montre, boutons de manchette, etc) représentent ainsi la hiérarchie (tout comme le type de voiture…). La tendance naturelle est donc de s’habiller suivant celle-ci et d’adapter le degré de détails de manière à ne pas être mieux habillé que son supérieur hiérarchique. Ou plutôt, à ne pas être moins bien habillé qu’une personne d’un rang hiérarchique inférieur … Les dirigeants d’entreprise qui ont des « activités de bureau » prônent des dress-codes bien différents les uns des autres. Une grande partie d’entre eux adaptent la manière de s’habiller en fonction de leur interlocuteur et de leurs fonctions : costume-cravate lors d’un rendez-vous avec le banquier, casual (style plus décontracté) lors d’une journée classique. Il est à constater que cette méthode est bien souvent privilégiée dans les start-up, alors qu’une approche plus restrictive est souvent mise en place dans les grands groupes. Autre avantage : le salarié est au travail quand il porte son costume. Il met ainsi de côté sa sphère privée dès qu’il le revêt. Il est d’ailleurs souvent conseillé aux dirigeants qui effectuent du télétravail de s’habiller comme s’ils allaient au travail pour être dans une ambiance de travail. Le costume permet donc de mettre une barrière entre la vie privée et la vie professionnelle.  En tant que dirigeant, il ne faut cependant pas oublier que vous vous devez d’être exemplaire. Vous ne pouvez exiger de vos équipes, ce que vous ne faites pas vous-même. Si vous n’allez pas en costume cravate en rendez-vous, il vous sera difficile de demander à vos équipes de le faire, du moins de manière justifiée.

« L’habit ne fait pas le moine »

L’image dégagée par l’entreprise parait plus jeune et dynamique. Moins « carrée », elle est souvent associée à celle que l’on se fait des start-ups à succès. D’ailleurs les dirigeants de ce type d’entreprises revêtent souvent des tenues à mi-chemin entre le port du costume et le survêtement. Jean en bas, chemise et veste en haut, représentent une tenue courante.  L’absence de costume peut permettre d’effacer les frontières. Si vous optez pour un management plus moderne, la présence d’un costume à temps complet peut se révéler être un obstacle entre vos salariés et vous. Le costume crée une distance qui peut donner une image hiérarchique inaccessible. Son absence constitue alors un vrai plus dans le cas où vous souhaitez avoir un management proche de vos équipes, qui apparaît comme moins conventionnel. Le port d’une tenue moins stricte entraine des économies pour vos salariés qui n’ont pas la nécessité de faire régulièrement passer le costume chez le pressing. Les tenues plus classiques se présentent comme plus résistantes au lavage classique, et dont l’usure est amoindrie.  Cela permet de se sentir mieux car ces tenues vous correspondent mieux. En cas de forte chaleur et d’absence de climatisation, le port du costume peut très vite tourner à la torture, surtout si vous prenez des transports bondés ou que vous devez vous déplacer rapidement. Il peut semble évident qu’il vaut mieux être en tenue décontractée que dégoulinant de sueur, surtout en été.

Si vous n’avez pas encore pris de décision pour votre entreprise, une des solutions mises en place par de nombreuses entreprises consistent à exiger le port du costume en semaine et à accorder des free-Friday ou à l’autoriser lors des périodes estivales.
Pour ou contre, c’est à vous de choisir la culture que vous souhaitez mettre en œuvre au sein de votre entreprise.

Quand tu veux rendre ton business scalable à tout prix !

Interview de Philip Bianchi, cofondateur de Proximis, éditeur d’une solution en Saas de commerce omnicanal pour gérer les ventes en ligne et les ventes en magasins. Serial entrepreneur, il nous raconte son parcours, sa vision et ses secrets.

Comment est née l’idée ?

Proximis est une société que j’ai créée en 2009. J’étais moi-même déjà entrepreneur, j’avais une société dans la génération de lead B to B. J’étais en train d’acheter en ligne comme pas mal de monde à cet âge-là, j’avais 30 ans, un peu d’argent, et je me rendais compte lorsque j’essayais d’acheter en magasin en passant sur internet, c’était très compliqué. Lorsque je préparais un achat en magasin et que je passais par le site web de la marque la meilleure place qu’on réservait en magasin c’était un petit lien nos magasins, nos adresses vous cliquez dessus et vous trouvez juste une adresse et des fois si vous avez de la chance les horaires d’ouverture. Et à cette époque, j’étais persuadé que je n’étais pas le seul à avoir ce problème. J’ai commencé à appeler les grands magasins pour leur demander ce qu’ils faisaient pour les gens comme moi qui n’achetaient pas en ligne, ce à quoi ils ont répondu « rien ». C’est comme ça que j’ai eu l’idée.

Qu’est-ce que Proximis ?

Au début, le concept était simple : nous sommes partis du constat qu’ 1% des visiteurs sur internet achète contre 99% qui n’achètent pas. Il fallait les convertir en acheteurs magasin. Notre idée initiale consistait en un logiciel de web to store que nous vendions à des marques et enseignes qui avaient construit un site e-commerce concurrent aux magasins et ne considérez pas les deux ensemble. Nous avons donc créé une passerelle entre les deux. Pendant quelques années, nous étions des pionniers. Nous avions beaucoup de clients, d’abord nous faisions du spécialisé puis nous avons standardisé le logiciel avant de lever des fonds car le projet était soutenu par les clients. Nous ne pensions pas pouvoir rester dans le web to store. Les marques comprenaient que les deux doivent fonctionner ensemble. Dès 2013, nous avons créé une plateforme de commerce pour le retail.

Un projet scalable à tout prix ?

A l’époque, j’étais dans une société de service qui n’était pas scalable qui se basait sur l’humain. Mais j’étais sensible à la technologie, je venais du milieu de la création logiciel avant et je voyais que pour le même effort d’entrepreneur, on avait un résultat différent de ce qu’était dans le monde du logiciel que si on était dans le monde pur du service. Je me suis dit que le projet devait être scalable, il nous fallait un support sur lequel une entreprise puisse se reposer, tout en rendant un réseau client plus solide que ce que le service nous apporte.

Pourquoi avoir levée des fonds ?

En 2013, notre première levée de fonds, nous étions innovants dans le web to store et nous commencions à avoir des concurrents qui avaient levé de l’argent bien plus tôt que nous et qui sont arrivés sur notre marché bien plus tard car ils s’étaient trompés de voix. Comme ils avaient beaucoup d’argent, ils ne sont pas inquiétés et un jour, ils se sont dit qu’il faut faire comme Proximis. En ce moment-là, nous avions une autre vision du marché et nous pensions qu’il fallait aller vers l’omnicanal, le e-commerce.

En 2013, nous voulions racheter une plateforme de commerce qui nous permettrait d’aller plus vite car trop cher à créer, développer soi-même. Il fallait une plateforme capable de vendre en ligne et faire de l’e-commerce pour des enseignes qui font 25 à 30 millions d’euros de chiffres d’affaires en ligne et restent capables d’équiper des vendeurs. En 2013, nous ne disposions pas des effectifs nécessaires. Grâce à notre levée de fonds, nous avons pu acheter une entreprise qui avait cet actif technologique où il manquait cette dimension vision, commercial et marketing !

Une deuxième levée de fonds ?

La deuxième levée de fonds en 2016 a permis de fortifier notre position. Acheter une plateforme de e-commerce c’est bien mais il faut savoir la vendre et l’adresser. Le marketing cela coûte cher, la notoriété cela coûte cher ! Nous avons alors investi pour accélérer.

Quels sont les secrets de ta réussite ?

Nos levées de fonds, effectuées plus tard que nos concurrents, ont fait que pendant 4 ans nous n’étions qu’en auto-financement. Nous ne pouvions pas nous mentir et là où nos concurrents pivotaient en deux ans, nous étions obligés de le faire en deux semaines. Nous étions capables de réfléchir, de nous dire que nous avions tort, et de changer de philosophie, de cible, de business model et de métier, ce qui nous a permis de nous orienter vers une échelle web to store b to b quand les autres choisissaient le web to store b to c. Nous n’y croyions pas parce que nous avions besoin de rentrer du cash. Nous avions donc deux ans d’avance. En France, démarrer même avec du web to store, même avec une bonne idée, c’est très compliqué parce que nos interlocuteurs qui n’aiment pas prendre de risque souvent et qui voit arriver une start-up avec un capital de 26 000 euros, une SARL et qui se disent qu’ils ont plein de bonnes idées mais est-ce que je vais prendre le risque de les rentrer dans l’entreprise avec une partie du commerce en ligne qui repose sur eux parce que nous étions une société qui faisait du click and collect. La réalité n’est pas si simple, nous avons dû faire preuve de détermination, d’un grand sens du commerce et travailler, travailler et travailler beaucoup. Les premières années, nous n’avons pas compté nos heures, nos déplacements, nos investissements. Rapidement, nous avons gagné des clients visionnaires, des « early adopters » qui nous ont fait confiance, je pense notamment à Intersport qui est toujours client aujourd’hui ou des clients comme Feu Vert qui nous ont fait confiance au début de l’aventure. La troisième chose qui a été déterminante et que le projet a pris du sens est que nous avons eu le flair et la chance de pouvoir nous rapprocher d’une société dont on a racheté l’actif technologique en 2014 qui une société qui s’appelle RBS, j’étais passé par RBS. C’était le hasard des choses où j’y suis resté qu’un an. RBS avait un actif technologique et un vrai joyau qu’elle n’arrivait pas à lancer sur le marché ou qu’elle ne laissait pas éclore.

L’homme qui vous aide à trouver des financements

Interview de Thierry Attal, ce serial entrepreneur qui vous aide à lever des fonds.

Quel est votre parcours (estudiantin, professionnel et personnel) avant la création de votre entreprise ?

Après une formation scientifique, j’ai suivi plusieurs autres formations. Chacune d’entre elles était liée au développement sans précédent dans les entreprises de l’informatique. J’ai, en quelque sorte, vogué sur la vague de l’informatique. Puis, j’ai effectué une formation en marketing.

Quand avez-vous créé votre propre entreprise ? Dans quel secteur ? Et surtout, pourquoi (anecdote, déclic) ?

J’ai créé ma première entreprise en 1987. Elle a d’abord été spécialisée en formation informatique, puis en financement de la formation, puis en conseil informatique mais aussi conseil en recrutement.

Pour l’anecdote, c’est un ami qui évoquait le fait qu’à la sortie de l’école cela serait une opportunité de créer une entreprise alors que moi, je ne visais qu’un emploi dans une grande entreprise. Finalement, lui a choisi la voie du salariat et moi celle de la création d’entreprise.

Pouvez-vous me donner les chiffres de votre entreprise (date de création, nombre de salariés, chiffre d’affaires…) ?

Ma société compte 8 salariés.

Que représente l’entrepreneuriat pour vous ?

La liberté.

Quelles ont été les principales difficultés rencontrées ? Et inversement, les principales satisfactions ?

La liberté d’exercer un métier que j’aime, un métier passionnant qui n’a cessé d’évoluer et qui me permet d’utiliser toutes mes capacités et d’en développer d’autres.

Comment vous êtes-vous financé ?

Par un financement personnel.

Comment conciliez-vous vie professionnelle et vie personnelle ?

Ma vie personnelle a beaucoup d’importance et elle évolue au rythme des voyages, de la culture et du sport.

Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur qui se lance ?

Bien s’entourer, qui demeure indispensable, et être une éponge ; capter toutes les innovations pour mieux profiter de toutes les opportunités.

Quelles sont les perspectives d’avenir pour votre entreprise ? 

De perspectives positives !

Aujourd’hui, comment faites-vous pour développer votre réseau ?

J’utilise tous les réseaux et essaye de n’en négliger aucun : club, bouche-à-oreille, communication B to B, internet…..

CoSpace : la France dans l’espace

En tant que numéro deux mondial des infrastructures spatiales, la France investit de plus en plus dans ce secteur. Les données spatiales semblant représenter l’avenir, le pays met en place des fonds ainsi que des programmes dédiés à la conquête de l’espace et a lancé le dispositif CoSpace en 2013 afin d’aider au développement et la recherche pour envoyer les start-up dans l’espace…

Un comité à la conquête de l’espace

Instauré le 4 septembre 2013, le comité de concertation Etat-industrie sur l’espace, CoSpace, a pour objectif, d’après le site du ministère de l’enseignement supérieur, d’ « élaborer des feuilles de routes technologiques permettant la convergence des efforts de l’ensemble des acteurs nationaux de la politique spatiale ». Formé par les ministres de l’Intérieur, de l’Economie et de l’Industrie et du Numérique ainsi que du secrétariat d’Etat chargé de l’Enseignement et de la Recherche, ce dispositif rassemble les acteurs publics et privés de la filière spatiale afin de permettre un meilleur développement, main dans la main, des projets basés sur la récolte de données stockées dans les satellites. Ce comité a surtout vu le jour pour inciter les entrepreneurs à se tourner vers l’espace. Pour cela, il a notamment mis en place des financements dans le cadre des projets industriels d’avenir (PIAVE) et du programme ARTES de l’ESA (acronyme anglophone de l’agence spatiale européenne ndlr) auxquels il a versé respectivement 35 et cinq millions d’euros. CoSpace a également annoncé le lancement de structures d’accueil pour les porteurs de projets dans l’exploitation ce secteur : quatre accélérateurs de projets spécialisés dans des domaines précis ont ainsi été créés sur le territoire.

Quatre pôles de compétitivité labellisés

Pour donner envie aux porteurs de projets de s’orienter vers les étoiles, le CoSpace a mis en place quatre accélérateurs de projet dotés du label « booster ». Ces infrastructures accueillent les start-up ayant pour vocation d’utiliser les signaux ou données fournies par les dispositifs spatiaux. En Bretagne, le Booster Morespace se spécialise dans l’utilisation des données et techniques satellitaires appliquées au secteur maritime. Les trois autres « booster » couvrent, eux, plusieurs filières. Nova, basé sur Montpellier, Toulouse et Bordeaux, se concentre sur six domaines : la croissance bleue (tournée vers les secteurs marins et maritimes), l’énergie, l’agriculture, les villes dites intelligentes (transports, énergie, développement durable), les économies du Sud ainsi que la maitrise de l’espace et du cadre de vie. Le booster du nom de sa région, PACA, accompagne les projets en écotechnologies, en services mobiles liés à la géolocalisation, les villes intelligentes et la sécurité (villes, côtes, mers). Seine Espace, la quatrième structure située entre la région parisienne et la Normandie, prend en charge les applications visant à développer la ville et de la mobilité, la logistique, la gestion intelligente de l’énergie, la climatologie, l’environnement, les loisirs et l’éducation. Ces dispositifs se veulent sélectifs et comptent accélérer cinq projets collaboratifs chacun, faisant intervenir les spécialistes du spatial, du numérique et des utilisateurs des multiples secteurs concernés.

Des programmes et incubateurs issus de l’ESA

CoSpace contribue aussi au financement de projets européens tournés vers les données de l’espace, notamment au programme de recherche ARTES lancé par l’ESA (Agence Spatiale Européenne ndlr). Celui-ci se concentre sur le développement de services et de produits liés aux satellites de télécommunications allant de l’agriculture à l’e-santé. L’ESA Bic Sud France constitue une de ses filières françaises, pourvue d’un incubateur depuis 2013. Ouvert aux jeunes pousses exploitant les données satellitaires, le vieux continent dénombre onze programmes ESA Bic (acronyme de Business innovation center, ndlr) qui ont accompagné plus de 250 start-up. L’ESA Bic Sud France a d’ores et déjà accompagné sept projets dont la société toulousaine FlightWatching, qui a mis au point un système permettant de réaliser un diagnostic d’avions sur des pannes survenues en plein vol, en temps réel et à distance. L’objectif de cet incubateur : mener 75 projets vers la réussite en cinq ans. Il annonçait l’année dernière son soutien à quatre nouveaux projets français.

Quatre start-up promues en 2016

L’ESA Bic Sud France attribuait l’année dernière son soutien à quatre jeunes pousses françaises, qui ont reçu chacune 50 000 euros. La première, Start Tracks, constitue un coach sportif personnalisé. Créée par Hugo Hurtado, Roxane et Anaïs Balor en 2015 à Castres, cette application permet d’adapter un effort physique en fonction de ses capacités et de sa santé. Elle exploite à cet effet un brevet déposé par le Cnes initialement destiné au suivi des spationautes en vue de leurs sorties spatiales. L’entreprise de Leonardo Fonteles, Cintoo 3D, s’est aussi vue sélectionnée. Elle développe des solutions technologiques qui permettent d’améliorer le stockage (compression), le streaming, et la visualisation des images et des modèles 3D en haute résolution et utilise pour cela un algorithme initialement mis au point pour les satellites Pléiades. La troisième start-up soutenue se nomme Lekooa. Fondée par les frères Kreckelbergh en 2015, elle se concentre sur le Bluetooth Low Energy (BLE), qui, à travers une puce, permet de connecter des objets. Ce concept représente la base de l’IoT (en anglais Internet Of Things, internet des objets ndlr) et met en œuvre un protocole de communication spécifique breveté par le Cnes pour de la géolocalisation en intérieur. Le dernier projet soutenu depuis 2016 se nomme Earth Cube, crée en 2015 par Renaud Allioux & Arnaud Guérin, cette start-up utilise les CubeSat, des nano-satellites de très petite taille, pour proposer des services de surveillance et notamment assurer un suivi de la sécurité des pipelines.

Pourquoi créer son support de communication ?

Dépliants, flyers et affiches publicitaires constituent un moyen efficace de se faire connaître et garantissent souvent une bonne visibilité. De nombreuses entreprises y ont encore recours à l’ère des réseaux sociaux. Un outil physique, en plus du virtuel, peut donc s’avérer un vrai plus dans une stratégie de communication, mais lequel choisir ?

La publicité papier, un indémodable

Le marché de la publicité papier se porte très bien. En 2015, 93,4 % des Français ont lu au moins un courrier publicitaire chaque semaine, selon une étude du GIE Balmétrie (Groupement d’Intérêt Economique Balmétrie qui rassemble les principaux acteurs de professions de distributeurs, annonceurs, agences médias et associations, ndlr). L’audience des prospectus aurait augmenté de 0,6 point en 2015, un mode de communication qui semble efficace. Une autre analyse indique que huit Français sur dix se déplaceraient en magasin suite à la lecture d’un imprimé papier. Cette forme de publicité demeure très utilisée par certaines entreprises et ce, sous différents formats.

Quels formats de communication imprimée disponibles ?

Puisque la publicité papier fonctionne toujours, pourquoi ne pas l’utiliser ? Des cartes de visites aux kakemonos, il existe plusieurs solutions plus ou moins coûteuses pour mettre en avant votre société. L’enjeu réside dans le choix de celle qui vous correspond le mieux et qui touchera votre cible. De multiples options s’offrent à vous : marquages au sol, abribus, affichage 4×3, colonnes Morris… Le format varie énormément : les immenses affiches de cinéma mesurent entre 100 et 240 cm alors qu’un format A4 ou A3 peut parfois suffire pour délivrer votre message.Tout dépend de l’objectif visé en termes de public et de la vocation ou de l’étiquette écologique de l’entreprise : une firme de recyclage ne choisira pas d’imprimer un catalogue en papier glacé mais préfèrera de petites fiches recto verso en papier recyclé. Il s’agit de rester cohérent tout en surveillant votre budget car une publicité diffusée en première ou en dernière page d’un magazine n’aura pas le même impact ni le même prix. Guide rapide des applications des formats de communication les plus utilisés.

Kakemonos : des affiches (très) grand format

Ce terme, d’origine japonaise, signifie littéralement « objet suspendu » et désigne de grandes affiches accrochées aux murs. Très pratiques à déplacer du fait de leur matière souple, ces larges panneaux publicitaires attirent le regard mais ne s’adaptent pas à tous les projets. De manière générale, ce format est choisi pour les photos géantes ou les publicités à forte dimension visuelle. Une affiche de la taille d’un mur s’adresse à un vaste public car elle reste visible de loin : elle interpelle les passants, autant donc y insérer une image marquante plutôt qu’un simple texte, susceptible de les lasser. Les kakemonos se devisent en trois catégories : le kakemono enrouleur, appelé roll-up, le kakemono suspendu et le kakemono sur pied, aussi dénommé X Banner. Les versions sur pied et enroulées se caractérisent par leur grande mobilité. Il s’avère très facile de les installer et de les démonter sur un salon, par exemple. Dans une grande surface ou un magasin, il s’agit d’un moyen très utilisé pour attiser la curiosité des passants. Il peut contenir quelques informations mais comporte surtout un intérêt visuel, contrairement à certains documents comme les CV ou cartes de visites, qui doivent davantage refléter la personnalité d’une entreprise et le service rendu.

Se vendre avec une carte de visite et un CV bétons !

Les outils de promotion plus personnels se révèlent également très utilisés. Une carte de visite se glisse dans toutes les poches et permet à celui qui la reçoit de conserver une preuve matérielle contenant toutes les informations relatives à votre entreprise. La plupart des sociétés se servent de cet outil extrêmement pratique dans le but de promouvoir leurs services et de garder contact avec d’éventuels clients. La carte de visite contient les données indispensables : le nom de votre entreprise, un numéro de téléphone ainsi qu’un mail et, s’il s’agit d’une carte nominative, votre poste au sein de la compagnie. Réaliser ses cartes de visite en ligne s’avère facile comme le propose Helloprint et ne prend pas beaucoup de temps. Le CV constitue, lui aussi, un outil intéressant qui, une fois personnalisé, peut devenir attrayant et tourner en votre faveur. Qui a dit que ce document résumant un parcours professionnel devait à tout prix respecter un format traditionnel ? Certains créatifs transforment les CV en infographies pour les rendre plus originaux : resumUP.com ou zerply.com proposent ce service en ligne. D’autres sites polyvalents réalisent à la fois cartes de visites, banderoles et kakemonos.

Le freemium, est-ce le nouveau business model ?

Proposer une offre gratuite et facile d’accès pour attirer les utilisateurs et les encourager à payer pour une offre plus complète, c’est le principe du « freemium ». Un concept bien connu dans l’univers des logiciels et de l’économie numérique, mais transposable à bien d’autres secteurs d’activités.

Le « freemium » est un modèle économique qui a cours depuis l’apparition des premiers logiciels, mais qui, avec les applications mobiles, le développement des jeux vidéos et de l’économie numérique, a pris ces dernières années une nouvelle dimension.

Amener les clients vers le payant

La stratégie est simple : offrir aux clients la possibilité d’utiliser gratuitement le service proposé, mais dans un cadre restrictif bien défini. L’objectif étant de les séduire avec cette offre gratuite et de les inciter à investir dans la version complète et payante du service.

Les restrictions d’usage

Cette limitation d’usage peut se faire sur plusieurs niveaux. Il est, par exemple, possible de limiter les fonctionnalités de l’application, du service ou du logiciel. Il est aussi envisageable d’encadrer la durée d’utilisation (c’est le cas pour de nombreux logiciels), mais aussi de restreindre les possibilités d’installation, la quantité ou le nombre de copies utilisables, etc.

Se constituer un fichier client

Qu’il s’agisse d’un logiciel, d’un jeu, d’une application, d’une vidéo en replay TV ou d’un service, ces restrictions ont toujours le même but : fournir gratuitement au plus grand nombre d’utilisateurs possible ce service. Ce qui permet de constituer un fichier client. Celui-ci s’étoffe généralement avec le bouche-à-oreille et la satisfaction des premiers utilisateurs qui deviennent, dès lors, des prescripteurs. Le tout pour, au final, proposer à ces mêmes clients des offres « Premium », autrement dit payantes.

Une minorité finance la majorité

L’enjeu principal est d’assurer la satisfaction des utilisateurs gratuits, afin qu’ils n’hésitent pas à investir dans l’offre payante. Car seule une minorité d’utilisateurs accepte de payer. C’est pourtant cette minorité qui finance l’ensemble de la communauté. Il est donc important de savoir combien de clients payants sont nécessaires pour que le service soit rentable. Car d’autres paramètres entrent en jeu en fonction de la nature du service proposé (logiciels, applications, presse, réseaux, services en ligne, musique, etc.) dont les coûts fixes, les frais de développement et de maintenance.

Faire des clients, des prescripteurs

Ainsi, tout doit être mis en œuvre pour pouvoir attirer de nouveaux utilisateurs, notamment en permettant à ceux déjà inscrits d’inviter leurs contacts ou de partager leur expérience par le biais des réseaux sociaux. Ce qui permet de réduire le coût d’acquisition des clients, tout en continuant à étoffer la base.

Augmenter le taux de conversion

L’offre gratuite peut évidemment être financée en partie par la publicité, mais l’important réside bel et bien dans le taux de conversion des clients gratuits en clients payants. Reste à monétiser correctement cette offre payante et à savoir la vendre. Les restrictions ne doivent donc pas être trop frustrantes pour l’utilisateur – qui se sentirait alors piégé -, mais lui donner envie de profiter de l’intégralité des fonctionnalités et des possibilités offertes.

Un modèle transposable

Ce modèle, bien en place dans l’économie numérique, est-il transportable ailleurs ? Les possibilités sont moins nombreuses, mais elles existent. Il est ainsi tout à fait possible pour un distributeur des produits alimentaires (du boulanger à la grande distribution) de mettre en place, en fin de journée, une distribution gratuite des produits du jour qui, de toutes façons, auraient fini à la poubelle. Cela permet non seulement d’optimiser l’image de marque de l’enseigne, mais aussi de la démarquer de la concurrence, d’augmenter son chiffre d’affaires, d’écouler des marchandises dont il aurait fallu gérer la destruction et de fidéliser une certaine frange de clients. Ce type d’initiative est par ailleurs sans surcoût pour le distributeur.

Testez avant d’acheter

Le groupe Carrefour opère dans un registre similaire et propose depuis peu à un panel de clients (détenteurs de sa carte de fidélité) de tester gratuitement chaque semaine certains produits, en échange de leurs avis sur leur qualité des produits en question (emballage, qualités gustatives, impressions générales, prix, etc.). L’occasion pour le groupe de faire venir les consommateurs en magasins (un minimum de 30 euros d’achat est exigé) et de nouer avec eux une relation de confiance et durable.

Ce type d’initiative est transposable à bien d’autres domaines d’activités. Le concept du « Testez avant d’acheter » est toujours efficace, à condition que le test soit concluant. En effet, combien d’internautes se sont abonnés à Deezer ou Spotify après avoir écouté des heures de musique entrecoupées de publicités ?

Apple serait menacé par son fondeur, Qualcomm

L’agence Bloomberg a laissé entendre ce 5 mai que le fabricant de puces souhaiterait faire interdire la distribution d’iPhone aux Etats-Unis. La marque à la pomme, qui refuse depuis janvier de lui payer ses royalties, réclamait déjà un milliard de dollars à sa consœur de la Sillicon Valley en janvier 2017. Qualcomm aurait riposté il y a deux semaines et les négociations s’enveniment.

Apple-Qualcomm : Les sœurs ennemies

La firme Qualcomm, fondée en 1985, développe des solutions SoC : System On a Chip, en français « système sur une puce ». Elle conçoit et installe notamment la gamme Snapdragon sur des millions de Smartphones et équipe par ailleurs les iPhone en modems 3G et 4G. Le dernier modèle de l’iPhone 7 présente d’ailleurs des puces 4G LTE mises au point par Intel et Qualcomm, ce qui a suscité de premiers conflits entre ces deux entreprises. Depuis qu’Apple a fait part de sa volonté de diversifier sa chaîne d’approvisionnement, elle a également cessé de verser des royalites à Qualcomm. Ces sommes servaient de compensations à la société puisque la marque à la pomme combinait ses brevets déposés à ceux de son concurrent, Intel. C’est alors que les hostilités entre Apple et le fondeur se sont ouvertes.

Chronologie du conflit californien

Il y a à peine six mois, la firme de Cupertino a décidé de ne plus payer leurs droits d’exploitation de licence à ses sous-traitants tels le chinois Foxconn ou Qualcomm. Poussés par Apple, Foxconn et autres ont donc gelé leurs paiements. Suite à cela, le fondeur californien a accusé la marque à la pomme de ne pas respecter ses engagements et refusé de lui appliquer des remises préalablement convenues. En réponse, Apple a attaqué Qualcomm en justice et lui réclame un milliard de dollars pour surfacturation. La firme continue d’accuser son fournisseur d’abus de position dominante et aurait donc cessé de lui verser ses royalties il y a deux semaines. Qualcomm riposterait donc en demandant un retrait des iPhone aux États-Unis, action rendue publique par l’agence Bloomberg il y a quelques jours. Le conflit, qui prend de l’ampleur, pourrait avoir de lourdes conséquences sur les deux entreprises.

Les entreprises retiennent leur souffle devant la justice

Une telle affaire pourrait coûter cher aux deux parties : Qualcomm prévoit déjà une baisse de son chiffre d’affaires du troisième trimestre, qu’elle estime à un quart de ses revenus provenants de l’exploitation de licence. Avec ce procès, Apple ouvre également la porte à Samsung et Foxconn, qui traitent avec le même fondeur. De son côté, la marque à la pomme refuse de l’admettre, mais elle risquerait gros. Qualcomm serait prêt à saisir l’ITC (International Trade Comission, ndlr), célèbre pour sa capacité à interdire l’importation de certains produits aux États-Unis plus rapidement que la justice américaine. Ce pays demeure le plus important marché de la firme, qui y réalise 40% de ses ventes, et son PDG, Tim Cook, se montre assez serein quant à ces menaces : « Nous croyons fermement être dans notre bon droit, et je suis sûr qu’ils pensent l’être. C’est à cela que servent les tribunaux. Et nous en resterons là. »

Zoom sur l’Afrique des start-up

Les start-up ne se développent pas qu’en Occident. En Afrique, on observe un véritable engouement pour les jeunes pousses qui fleurissent aux quatre coins du continent. Souvent orientées vers le numérique, elles apparaissent dans tous les domaines. Pour répondre à cette passion nouvelle, des aménagements voient le jour, notamment au Nigéria, au Kenya et en Afrique du Sud. Petit aperçu de la situation entrepreneuriale en Afrique.

L’entrepreneuriat comme issue de secours

L’entrepreneuriat attire énormément de jeunes africains, comme semble l’indiquer une étude du Global Entrepreneurship Monitor (GEM) publiée en 2015, selon laquelle 60 % des jeunes africains interrogés, âgés de 18 à 34 ans, se disent « optimistes quant au potentiel économique de l’entrepreneuriat et croient avoir les compétences et le savoir requis pour créer une entreprise ». Pour une partie d’entre eux, monter son entreprise ne constitue pas une vocation, certains choisissent cette option pour éviter le marché du travail qui demeure modeste en Afrique. La même étude révèle également que « moins de 45 % des jeunes entrepreneurs africains ont achevé leur cycle d’études secondaires », un triste constat qui prouve que la voie entrepreneuriale représente une issue de secours pour beaucoup de jeunes issus de ce continent. Le manque de moyens dû à la pauvreté dans certains pays représente évidemment une barrière supplémentaire mais il existe tout de même des entrepreneurs diplômés et ambitieux qui montent leur boîte et réussissent avec brio ! Le prix de « Start-up africaine de l’année » a même été instauré afin d’encourager et récompenser les entrepreneurs méritants. Si certains sont poussés à créer leur entreprise faute d’emploi, les jeunes africains ne manquent pas d’idées et innovent dans tous les domaines.

Des entreprises qui répondent à des besoins précis

Les start-up africaines voient le jour dans des secteurs très différents et répondent à des besoins spécifiques. À titre d’exemple, M-Pedigree, fondée par le Ghanéen Bright Simons, lutte contre la circulation de faux médicaments qui tue environ 100 000 personnes chaque année. La start-up propose de vérifier l’authenticité d’un médicament grâce à l’application Goldkeys ou à un simple SMS contenant le code de la boîte de remèdes. Une réponse « ok » ou « no » survient dans la minute en indiquant la référence du médicament. Partenaire de géants comme Sanofi Aventis ou Guilin, la plateforme Goldkeys a reçu, en 2014, plus de 100 millions de codes. Dans un autre domaine, Wecyclers permet à une partie des 12 millions d’habitants de Lagos, capitale du Nigéria, d’évacuer leurs déchets et de les recycler. Une vingtaine de cyclistes Wecyclers parcourt les quartiers excentrés, où il n’existe aucun service de récolte des déchets, pour ramasser des centaines de kilos de déchets ménagers chaque jour. Rétribués en nourriture, argent ou articles de ménage, les cyclistes Wecyclers ont collecté plus de 600 tonnes de déchets depuis le lancement de la start-up. Les jeunes pousses apparaissent jusque dans le domaine littéraire, notamment avec ZoomVocal, start-up ivoirienne axée sur le développement du livre audio. Cette entreprise, créée en 2015 par Pierre Agounkpeto, ambitionne de devenir le « Netflix du livre » et propose de télécharger des livres audios pour un tarif compris entre 0,70 et 7,6 euros, et compte 1 300 utilisateurs. Les jeunes africains innovent dans des secteurs variés et recourent de plus en plus aux nouvelles technologies. Un nombre croissant d’entrepreneurs se lance dans l’aventure du numérique, ce qui pousse certains pays à aménager des infrastructures pour accueillir de véritables viviers de start-up.

L’Afrique numérique cultive ses talents

L’intérêt pour l’informatique grandit chez les Africains et certaines régions s’adaptent à ce secteur d’activité en pleine expansion. La Yabacon Valley a vu le jour dans la capitale nigériane, la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud ou encore le Kenya mettent en place des concours et des programmes pour aider les porteurs de projets dans le numérique à le concrétiser. Pour encourager les jeunes à se lancer dans cette voie, les investisseurs ne manquent pas d’idées : des « hackatons », compétitions créatives, sont financées par de multiples acteurs tels que BBC World Service, pour inciter les jeunes à démontrer leurs capacités. Au Togo, des communautés de « makers » se forment et fondent des « fablabs », des laboratoires de fabrication tels que le Woelab togolais. Le continent voit de multiples initiatives apparaître pour encourager ses jeunes entrepreneurs, dont certains rencontrent un succès fulgurant. La première licorne africaine (entreprise évaluée à plus d’un milliard de dollars avant d’être cotée en bourse, ndlr) a pris vie il y a moins de cinq ans. Jumia, cofondée par le Nigérian Jérémy Hodara, se présente comme le « Amazon africain » avec son « Jumia Mall », gigantesque centre commercial virtuel. Des petites annonces type Leboncoin.fr au Booking.com local, cette entreprise propose des accès à de multiples ressources via ses neuf sites et emploie quelques 5 000 personnes. Les entrepreneurs africains continuent de se développer sur leur continent mais concluent souvent des partenariats avec des entreprises occidentales. Leur autonomie peut ainsi parfois être remise en question.

Un rattachement à l’Occident quasi-systématique

Les créateurs de start-up africaines ne manquent pas d’idées mais les moyens financiers leur font souvent défaut. Beaucoup d’entre eux signent, de fait, des accords avec des partenaires occidentaux, ce qui leur permet de se développer plus rapidement. Jumia résulte de l’association de Jérémy Hodara avec le Français Sacha Poignonnec, la jeune pousse ivoirienne ZoomVocal alimente son stock grâce à trois contrats passés avec des maisons d’édition françaises, M-Pedigree compte des partenaires comme Orange ou Sanofi et les concours hackatons découlent souvent d’initiatives européennes. Des talents recherchés et soutenus par des Africains mais toujours plus ou moins dépendants de l’Occident.

Produits dérivés : l’avenir de l’industrie musicale ?

Les ventes de disques chutent d’année en année, ce qui inquiète beaucoup les labels de production musicale. Si ce secteur est en perte de vitesse, celui des produits dérivés, lui, a le vent en poupe. Les festivals et sites internet vendent davantage de casquettes que de CD, et les vêtements à l’effigie de certains groupes représentent un élément identitaire fort. Les produits dérivés sauveront-ils l’industrie musicale ?

La difficile mutation du disque vers le numérique

Cette affirmation ne surprendra personne : les labels de production musicale écoulent de moins en moins de CD. Le streaming et le téléchargement constituent les principales causes de ce désintérêt du public : les plateformes type iTunes ou Deezer permettent de télécharger ou d’écouter des musiques en ligne pour un prix d’abonnement dérisoire comparé au prix d’un CD. Offrant de nombreuses heures d’écoute et une grande diversité d’artistes et de style, ce mode d’écoute s’avère plus rapide et adapté au mode de vie moderne. Le streaming musical représenterait 42% des revenus de la vente musicale en France, d’après un rapport du Snep (Syndicat national de l’édition phonographique). Certains labels ont pris le train en marche et lancent leurs propres sites de streaming afin de concurrencer ces nouveaux venus comme Sony, dont 24% du chiffre d’affaires résultent du service streaming proposé par l’entreprise. Pour les derniers acheteurs de CD, le code semble aussi avoir changé, ces objets ne représentent plus la même chose qu’il y a quarante ans.

La symbolique du disque transformée

Il semblerait que, depuis quelques années, le disque remplisse une fonction différente. Dans les années 60-70, un album studio incitait le public à se déplacer pour voir l’artiste en concert. Suite à cet événement paraissait l’album Live, qui permettait, entre autres, de vendre plus de disques. Une machine bien rodée qui a fini par rouiller car depuis quelque temps, le disque présenterait davantage la fonction de « souvenir du concert ». Vu l’essor des festivals, qui se déroulent tout au long de l’année, et les prix des billets comparés à ceux des disques, le public préfèrerait acheter les albums studios seulement après la performance des artistes en concert, en guise de souvenir du moment. L’achat du disque représente désormais un investissement plus réfléchi, contrairement aux produits dérivés, qui eux, s’écoulent comme des petits pains !

L’essor du secteur des produits dérivés

Sur internet comme dans les festivals, il s’agit d’une réalité : les groupes vendent beaucoup plus de t-shirts et de casquettes que d’albums. La musique étant aujourd’hui accessible en illimité et sur une foule de terminaux, elle ne fait plus l’objet des recherches principales des fans. Ceux-ci se concentrent sur l’achat de produits dérivés d’artistes et cette catégorie ne comprend pas uniquement les vêtements. Les stickers, les badges, les figurines à l’effigie de groupes ou d’icônes comme Michael Jackson fleurissent et se vendent en boutique, aux concerts ainsi qu’en ligne sur des sites généralistes et spécialisés. D’autres types de produits à l’image de certains groupes connaissent également un réel succès tels que les instruments modèles « signature ». La marque de guitares Epiphone a, par exemple, lancé Les Paul Custom ZakkWyldeBulleye, du nom du guitariste de Black Label Society. Des articles au prix souvent très élevé (comptez en moyenne 25 euros pour un t-shirt acheté en concert ou sur le site officiel) mais pour lesquels les fans sont prêts à mettre le prix car ils représentent beaucoup plus que de simples vêtements ou accessoires. Arborer un t-shirt ou un pull à l’image de Marilyn Manson n’arrive pas par hasard mais répond à un profond besoin d’identification.

Le style musical comme facteur identitaire

Yves Bigot, le Directeur des programmations RTL, confiait en 2011 au site Atlantico que, selon lui, « le fétichisme » sauvera la musique pour deux raisons. Premièrement, l’auteur évoque la puissance culturelle de certains univers musicaux auxquels trois générations se sont successivement identifiées. Il précise que ce phénomène demeure très présent au niveau des fans de hard rock. En se penchant un peu sur ce milieu, on remarque en effet que les fans de ce style musical ont développé une culture indépendante et une série de codes vestimentaires particuliers, pour s’affirmer entre eux mais aussi vis-à-vis de la société qui les entoure. Lors de festivals dédiés au métal et consors, tels que le Hellfest ou le festival de Wacken, les t-shirts de groupes font les clans : un fan de Kiss adressera difficilement la parole à un fan de MötleyCrüe et inversement. Plus important, affirmer son appartenance à un style musical revient à revendiquer des valeurs et une identité en rupture avec les codes en vigueur. Les hommes portant les cheveux longs subissant encore les regards accusateurs se servent de cette image pour affirmer leur personnalité et ce depuis des générations, d’où l’idée que les produits dérivés de certains groupes ont encore de beaux jours devant eux.

Les produits dérivés : une alternative à nuancer

Aux vues des arguments précédents, on s’attend à une réponse totalement affirmative. Sauf qu’il ne faut pas oublier que ces produits et cette identité émanent grâce à… la musique ! Sans personne pour les produire, les mixer, les retravailler ou les enregistrer, les chansons ne peuvent voir le jour. Pire, en cas d’absence totale de label pour recruter et financer les artistes, la création artistique serait réservée à quelques rares initiés très au point sur tous les fronts, ce qui limiterait énormément d’artistes ! Vivre de sa musique n’a jamais été simple pour personne, les plateformes streaming présentent au moins l’intérêt de rendre la musique accessible à tous. De fait, les produits dérivés constituent sans doute une ressource complémentaire pour garder la tête hors de l’eau le temps de trouver une solution pour actualiser l’industrie musicale.

Le groupe ALILA, fondé par Hervé Legros, pose une nouvelle pierre dans le département du Rhône

Avec sa nouvelle résidence Les Jardins Zen à Grézieu-La-Varenne, le groupe ALILA contribue à développer un habitat haut de gamme pour le logement conventionné aux côtés des bailleurs, des acteurs du 1% et des collectivités.

La création de la Résidence Les Jardins Zen

En plein cœur d’un espace boisé et préservé au centre de la commune de Grézieu-La-Varenne, la Résidence Les Jardins Zen propose un ensemble de 53 logements locatifs sociaux, dont 44 appartements et 9 villas avec jardin allant du T2 au T5. La résidence comporte notamment 7 logements adaptés pour les personnes âgées. L’ensemble résidentiel certifié Qualitel est destiné à accueillir des programmes locatifs sociaux PLUS, PLAI et PLS (pour le collectif) et PLUS ET PLS (pour les villas).

Le groupe ALILA : spécialiste du logement conventionné et intermédiaire !

Créée en 2007 par Hervé Legros, ALILA est un promoteur privé spécialis dans la construction de logements conventionnés et intermédiaires. Le Groupe travaille aux côtés des bailleurs et collecteurs du réseau Action Logement, pour construire des logements neufs de haute qualité. ALILA fait partie des plus importants promoteurs français, avec un chiffre d’affaires en 2016 de 271 millions d’euros et un volume d’affaires de 732 millions. Le groupe a développé et initié en France un nouveau modèle de partenariat public-privé vertueux avec les bailleurs, les maires, les collectivités et les Métropoles, pour les accompagner dans la mise en œuvre de leur politique du logement.

Un entrepreneur autodidacte

Hervé Legros est autodidacte et quitte rapidement les bancs de l’école pour se lancer dans l’entrepreneuriat. C’est au début des années 2000 qu’Hervé Legros franchit les portes du monde de l’immobilier en tant qu’agent commercial. Vite pris de passion par ce secteur d’activité il décide de lancer sa propre agence immobilière et réussit à s’imposer en ouvrant successivement 3 agences immobilières dans la région lyonnaise. En 2003, Hervé Legros se lance dans une nouvelle aventure et cée sa société de promotion immobilière, HPL, dont la spécialité est d’identifier des parcelles inexploitées pour y construire des maisons groupées qu’il commercialise ensuite via son réseau d’agences. En 2008, Hervé Legros revend son réseau d’agences pour se consacrer pleinement à ses activités de promotion immobilière,en 2012, tout s’accélère : il organise une levée de 5 millions d’euros, et invite plusieurs investisseurs à le rejoindre dans cette activité. La société HPL Promotions, qui affiche à l’aube de sa dixième année un chiffre d’affaires de près de 75 millions d’euros, est rebaptisée Alila.

Un développement national

ALILA poursuit aujourd’hui son développement au plan national. Dans un contexte de manque de logements sociaux en France son modèle de construction de logements de haute qualité à coûts maîtrisés séduit de plus en plus. En 2016, le Groupe ALILA a développé 4 306 logements à travers 109 programmes dans 6 régions de France, dont 2 179 en Rhône-Alpes.

L’innovation comme moteur de développement

La même année, ALILA intègre l’écosystème d’open-innovation Impulse Labs qui regroupe les acteurs français engagés pour accélérer l’innovation dans l’habitat social. ALILA souhaite capitaliser sur ce partenariat pour détecter et soutenir des startups françaises innovantes, qui pourront notamment développer leurs projets au sein des programmes immobiliers du groupe.