bar chart diagram of golden dollar coins with growing arrow on white background. business success finance profit concept. 3d render.
Depuis une dizaine d’années, les levées de fonds se sont multipliées et les réussites dans le domaine ne manquent pas. Certaines se sont particulièrement illustrées avec des montants records comme Ecovadis avec 182 M€, ContentSquare (173 M€), Manomano (125 M€) ou encore BackMarket (110 M€). Même si cette dernière année s’avère moins dense en raison des circonstances exceptionnelles, les levées de fonds rencontrent toujours un certain succès.
Des montants levés impressionnants
Première remarque à se faire. Les montants levés sont souvent sans commune mesure avec ce qui était réalisé il y a 10 ans. Il apparaît évident que les records avec des montants à deux chiffres ne sont plus si exceptionnels et que le dépassement de la barre des 100 m€ est devenu « fréquent ». Des sommes qu’on aurait pu juger comme astronomiques, il y a encore peu de temps, sont devenues monnaie courante. Ces montants servent généralement à conquérir rapidement le marché et sont souvent dans la logique « Winner-Take-All », autrement dit que le premier à s’imposer remporte tout. Cette logique basée sur une notoriété et une image de marque du premier arrivé a entraîné un accroissement fulgurant des montants levés même si cela n’est pas la seule raison.
Loin d’un symbole de réussite
Si beaucoup considèrent les levées de fonds comme un aboutissement ou un symbole de réussite, elles ne représentent souvent qu’une étape. Il s’agit avant tout d’avoir de l’argent pour se développer suffisamment vite ou de pouvoir dépasser certaines étapes grâce aux montants levés. En soi, elles ne représentent qu’une méthode de financement qui sert à lancer de nouveaux « projets ». D’ailleurs, on les classe souvent en fonction de la raison pour laquelle on lève les montants ou du stade de développement de l’entreprise. Et il faut dire que si l’entreprise fonctionnait déjà à plein régime et était suffisamment rentable, on ne voit pas pourquoi elle ferait appel à des fonds extérieurs pour pouvoir poursuivre son développement. Le fait de s’être illustré dans le domaine marque souvent cependant la présence des bases solides. La communication pendant ce moment fort contribue à en faire un symbole de réussite.
Mais finalement qu’est-ce qu’une levée de fonds ?
Pour revenir à la base, une levée de fonds n’a rien de compliqué. Elle représente un tour de table dans lequel les fondateurs d’une société décident de céder des parts et les investisseurs d’investir de l’argent dans des projets de développement ou de consolidation. Autrement dit, les fondateurs octroient une prise de participation dans le capital social en échange de leur part. Le montant levé détermine, en quelque sorte, la valorisation de la société puisqu’en fonction de ce montant on attribue un pourcentage de parts même si elle peut se réaliser suivant diverses méthodes comme celles des multiples. C’est avant tout une négociation qui prendra quelques semaines voire des mois.
Les différentes levées de fonds
Amorçage ou pré-seed.
Ces levées de fonds se déroulent en général au début de projet. Elles interviennent avant la série A et servent à faire en sorte que l’entreprise « s’amorce ». La rentabilité n’est donc pas encore présente. Elle est généralement considérée davantage comme une étape de financement qu’une véritable levée de fonds. Il s’agit alors de mettre en place le projet et d’élaborer le produit ou service et de déterminer l’offre.
Il s’avère nécessaire de fixer le projet et les pivots ne sont pas rares pendant cette période. Certaines contraintes techniques peuvent être en cours de résolution et les premiers clients ne sont pas forcément encore présents puisque le produit demande parfois de réaliser des prototypes ou encore de faire une étude de marché. On l’envisage comme une étape avant la levée de fonds, tout simplement parce que les investisseurs sont encore souvent la love money (les amis et la famille), les fonds d’origine publique comme l’État ou les collectivités territoriales ou encore l’emprunt bancaire.
Les levées de fonds
Une fois cette première étape franchie, c’est à ce moment que l’on parle de levée de fonds. L’entreprise a en général déjà commencé à vivre de son modèle économique et celui-ci a souvent déjà été éprouvé. La mise sur le marché entraîne naturellement de nouveaux besoins qu’ils soient matériels, financiers ou humains et il est alors parfois nécessaire de lever des fonds pour poursuivre l’aventure. La plupart du temps les levées de fonds ont pour but de recruter, d’investir notamment dans du matériel, de se faire connaître ou tout simplement de gérer un BFR qui peut affecter la trésorerie. L’entreprise ne génère donc pas suffisamment de cash pour pouvoir réaliser différentes opérations utiles pour le présent ou l’avenir. Le niveau du « seed » correspond souvent au tout début et des investisseurs comme les Business Angels, les fonds d’amorçage, les banques au travers de l’emprunt ou la Bpifrance sont souvent les seuls acteurs à ce niveau. C’est une levée de fonds de taille moyenne qui se situe entre 150 K et 1 million d’euros.
Les différentes séries de levée de fond
La série A suit parfois cette première levée de fonds. C’est une étape où il faut rendre scalable le business et aller progressivement vers la rentabilité. Elle peut être réalisée pour s’étendre sur le plan national ou sur des premiers tests à l’international et pour accélérer le développement. Il s’agit souvent d’obtenir des financements compris entre 800 K et 3 millions d’euros.
La série B s’adresse aux entreprises qui veulent généralement s’internationaliser ou encore qui décide de racheter des entreprises concurrentes. La société est généralement déjà rentable sur son marché national et tente de s’imposer. Le business model a fait ses preuves et il ne s’agit plus de vérifier que l’entreprise peut être rentable mais bien qu’elle puisse décupler sa rentabilité.
La série C est généralement l’étape considérée comme pré-IPO, c’est-à-dire avant leur entrée en bourse. L’objectif est de s’imposer comme le leader du marché. Les montants ne sont pas uniformes mais dépassent généralement la dizaine de millions d’euros.
Les série D ou E dite IPO servent généralement à préparer à l’introduction en bourse.
Le Capital Risque (ou Venture Capital) est une branche du Capital Investissement (ou Private Equity). Les fonds de capital-risque regroupent de grands investisseurs financiers, dont l’objectif est d’investir dans le démarrage et le développement de start-ups innovantes qui pourront devenir des licornes. Ces fonds ont pour stratégie d’entrer dans le capital des start-ups au démarrage afin de bénéficier de la hausse de la valorisation des parts et de pouvoir revendre leurs parts entre 3 et 7 ans plus tard en faisant une plus-value.
Si l’heure de la retraite de l’un de vos salariés approche, en tant que chef d’entreprise, vous devez vous conformer aux formalités nécessaires pour son départ.
L’idéal serait de vous faire accompagner par votre assistant de gestion. Le départ à la retraite d’un salarié peut être à l’initiative même du salarié ou de son dirigeant. Quels que soient les motifs, vous devez suivre toutes les règles à la lettre.
LES MOTIFS DE DÉPART EN RETRAITE
Le départ d’un salarié à la retraite est généralement lié à son âge et ses années de service. Un salarié peut partir à la retraite après avoir atteint l’âge de 60 ans ou s’il a derrière lui 35 ans de service. Cependant, le chef d’entreprise n’a pas le droit de décider à la place de son employé avant ses 70 ans. Il aura toujours le choix de partir en retraite ou de rester encore travailler pour quelque temps.
LA RÉTRIBUTION DU RÉGIME DE RETRAITE
Le financement de la personne qui part à la retraite est déjà prévu dès le début. Le patron est chargé de verser des cotisations pour ses employés. Le patron doit verser 2 /3 de la cotisation, le salarié ne s’acquitte que du 1/3. Pour bénéficier de cette cotisation, le salarié qui va partir à la retraite doit remplir certaines conditions. Cette étape doit être respectée par le chef d’entreprise au risque d’être sanctionné. Outre les cotisations, le chef d’entreprise doit encore quelques indemnités à ses salariés. Il doit payer l’indemnisation de l’exécution de préavis, l’indemnité de mise en retraite et l’indemnité compensatrice de congés payés.
Il y a aussi le prorata de primes et de gratifications. Sans oublier de payer les paiements d’heures supplémentaires ou solde de repos compensateur, ou encore les soldes de jours RTT et la liquidation du compte épargne temps.
LES PROCÉDURES QUE VOUS DEVEZ SUIVRE EN CAS DE MISE À LA RETRAITE D’UN MEMBRE DU PERSONNEL
Votre salarié doit vous faire part de son départ à la retraite 3 mois avant de partir. Il doit bien sûr encore continuer d’exercer sa fonction jusqu’à la date de son départ. Une fois qu’il vous a transmis sa note, vous devez lui rendre « une attestation de cessation d’activité ». Pour que votre salarié puisse faire sa déclaration, vous devez aussi lui remettre quelques documents qui sont essentiels. Vous devez lui remettre un certificat de travail ainsi que l’attestation Pôle emploi, le reçu pour solde de tout compte et la mise à jour du registre personnel. Vous devez aussi remettre le dernier bulletin de paie. Quant au salarié, il doit remettre à votre entreprise les biens ainsi que le matériel qu’il a utilisés pendant son service. Cela peut comprendre par exemple un ordinateur, un véhicule de fonction ou bien un logement.
Votre salarié a plus de 70 ans
L’employeur peut mettre le salarié d’office à la retraite. Son accord n’est pas nécessaire. Aucune procédure n’est imposée à l’employeur pour notifier la mise à la retraite, sauf si un accord collectif comporte des dispositions contraires. Toutefois, si le salarié est protégé, l’employeur doit au préalable obtenir l’autorisation de l’inspection du travail. Le départ du salarié est fixé en tenant compte d’un délai de préavis dont la durée est identique à celle prévue en cas de licenciement.
Un salarié protégé ?
C’est un salarié investi d’un mandat syndical ou représentant du personnel bénéficiant de mesures particulières en cas de licenciement. L’inspection du travail doit donner son accord en cas de licenciement d’un membre du comité économique et social (CSE), d’un délégué syndical, d’un délégué du personnel ou d’un conseiller prud’homal.
Votre salarié a moins de 70 ans
L’employeur peut interroger le salarié par écrit sur son intention de quitter volontairement l’entreprise pour prendre sa retraite. Cette demande est adressée au salarié 3 mois avant la date à laquelle il atteint l’âge d’ouverture automatique du droit à pension à taux plein. Cet âge varie, en fonction de la date de naissance du salarié, dans les conditions suivantes :
Année de naissance
Âge de départ à la retraite à taux plein automatique
1953
66 ans et 2 mois
1954
66 ans et 7 mois
À partir de 1955
67 ans
Le salarié répond dans le mois qui suit la date à laquelle l’employeur l’a interrogé.
Le salarié donne son accord, sa mise à la retraite est possible.
Aucune procédure n’est imposée à l’employeur pour notifier la mise à la retraite, sauf si un accord collectif comporte des dispositions contraires. Toutefois, si le salarié est protégé, l’employeur doit au préalable obtenir l’autorisation de l’inspection du travail.
Le départ du salarié est fixé en tenant compte d’un délai de préavis dont la durée est identique à celle prévue en cas de licenciement.
Le salarié ne donne pas son accord, sa mise à la retraite est possible.
En cas de réponse négative du salarié, l’employeur ne peut pas le mettre à la retraite. Il peut de nouveau interroger le salarié, selon la même procédure, chaque année, jusqu’à son 69e anniversaire inclus.
Avant que vous effectuiez une prestation de service, le consommateur doit être informé de ses caractéristiques essentielles, du prix, de la date ou du délai de livraison d’e l’exécution du service ou des travaux. Ces informations pré contractuelles sont souvent intégrées dans un devis. Sa délivrance est obligatoire dans de nombreux cas. Cette réglementation entraîne l‘obligation pour un professionnel d’établir un devis pour des travauxqui de fait constitue un véritable contrat. Mais alors, comment le réaliser en bonne et due forme pour ne pas avoir de litige ?
Un devis, à quoi cela sert ?
C’est un descriptif qui rend compte de toutes les prestations réalisées par un professionnel. Ce document se veut toutefois détaillé. Il permet de vérifier la qualité et la quantité des matériaux nécessaires aux travaux commandés, et bien entendu, les tarifs pratiqués par le prestataire. Les estimations faites par l’artisan ou le professionnel doivent être les plus objectives possibles pour chacune des indications inscrites. Le professionnel doit remettre un devis détaillé avant l’exécution de toute prestation. Mais légalement, cela doit être fait dès que le montant des travaux est supérieur à 150 euros toutes taxes comprises (TTC). Le devis est un document permettant de sécuriser les transactions réalisées, entre le client et son prestataire, avant qu’ils s’engagent mutuellement. Il porte à la fois sur ce qui est la nature des travaux à effectuer et sur les prix. En raison de son caractère commercial, le devis pour les travaux est en principe gratuit. S’il est obligatoire, il se doit d’être gratuit. Cependant, en cas de déplacements et/ou d’études approfondies, un professionnel peut opter pour un devis à caractère payant. Il doit alors vous tenir informé de cela au préalable, c’est-à-dire avant l’établissement du devis. Le professionnel peut d’ailleurs choisir de déduire ce montant à la prestation fournie, si celle-ci a lieu.
Le devis comme contrat
Dès lors qu’il est daté et signé par le professionnel et son client, le devis pour travaux prend un caractère juridique. Il prend la valeur d’un contrat. Il engage ainsi la responsabilité du professionnel qui est tenu de se conformer aux mentions inscrites sur le devis. Le client est libre de demander plusieurs devis à des entreprises différentes puis de les comparer avant d’en choisir un.
Attention aux mentions et signature apposées
N’oubliez cependant pas qu’après avoir apposé les mentions « Devis reçu avant l’exécution des travaux » et « Bon pour travaux », ainsi que la date et la signature, le professionnel et son client sont également tenus par un engagement contractuel pour l’exécution des travaux. Ce contrat engage les deux parties à respecter toutes les mentions y figurant.
Bien respecter le délai mentionné
Pour ce qui est du délai de livraison, le professionnel se doit de respecter ce délai. En cas de dépassement de la date de livraison de plus de 7 jours (non dû à un cas de force majeure), le client a la possibilité de résilier le contrat. Pour faire valoir ce droit, il dispose d’un délai de 60 jours ouvrés à compter de la date indiquée pour la livraison du chantier.
Les mentions obligatoires figurant sur le devis
Le devis doit mentionner les éléments suivants :
date du devis et durée de validité de l’offre ;
nom, raison sociale et adresse de l’entreprise (n° de téléphone et adresse électronique) ;
statut et forme juridique de l’entreprise ;
pour un commerçant : numéro RCS suivi du nom de la ville où se trouve le greffe d’immatriculation ;
pour un artisan : numéro au Répertoire des métiers (n° Siren + RM + n° du département d’immatriculation) ;
numéro individuel d’identification à la TVA,
nom et adresse du client ;
date de début et durée estimée des travaux ou de la prestation ;
décompte détaillé (et description) de chaque prestation, en quantité et en prix unitaire ;
prix horaire ou forfaitaire de main d’œuvre ;
frais de déplacement, éventuellement ;
modalités de paiement, de livraison et d’exécution du contrat ;
modalités des réclamations et conditions du service après-vente (garantie notamment) ;
somme globale à payer HT et TTC, en précisant les taux de TVA applicables ;
durée de validité de l’offre, l’indication si le devis est gratuit ou payant.
Cela concerne tous les travaux de raccordement, d’installation, d’entretien et de réparation portant sur des équipements électriques, électroniques et électroménagers, mais aussi sur des prestations de dépannage, de réparation et d’entretien effectuées pour les travaux de maçonnerie, fumisterie et génie climatique, ramonage, isolation, menuiserie, serrurerie, couverture, plomberie, installation sanitaire, étanchéité, plâtrerie, peinture, vitrerie, miroiterie, revêtement de murs et de sols en tous matériaux, installation électrique. Le devis est rédigé en double exemplaire de manière à ce que chacun des intervenants conserve un double du document.
Les autres mentions obligatoires
D’autres mentions peuvent être inscrites sur le devis mais doivent vous être précisées par le prestataire avant l’établissement du devis. Ces éléments se définissent par
les taux horaires de main d’œuvre TTC ;
la méthode pour calculer le temps passé sur le chantier ;
les prix TTC des prestations proposées ;
les frais de déplacement.
Si besoin est, le caractère payant du devis si celui-ci l’est effectivement et le coût de son établissement, les autres conditions de rémunérations possibles si celles-ci existent.
Exception à la règle …
Par rapport à l’obligation d’établir un devis, il existe des limites quant à son champ d’application. Les interventions effectuées en cas de « situation d’urgence absolue », autrement dit quand elles servent à faire cesser un danger manifeste pour la sécurité des personnes ou l’intégrité des locaux. Les travaux doivent alors faire l’objet de réparation, document reprenant en état initial des lieux, la motivation de l’appel et les réparations à effectuer.
Le prix final
En comparaison avec le prix indiqué sur le devis initial, il peut arriver que le prix TTC de la facture diffère. Une clause d’indexation peut en effet être insérée dans le contrat. Elle permet de modifier automatiquement les prix à partir d’un coefficient défini par la loi dans l’idée de prendre en compte les évolutions relatives au coût de la main d’œuvre et les prix des produits utilisés. Un délai de 3 mois est fixé pendant lequel aucune possibilité de variation ne doit être faite dans le respect du devis établi.
Que faire en cas de litige ?
Si un problème survient quant à l’exécution des travaux ou le prix fixé le client peut régler le conflit en s’adressant directement à la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation, de la Répression et des Fraudes (DGCCRF), à un conciliateur dans un tribunal d’instance chargé de régler les différends à l’amiable, ou aux associations de consommateurs qui peuvent l’aider dans les démarches juridiques moyennant une cotisation. Pour ce qui relève des tribunaux, le tribunal compétent pour les litiges dont les sommes allant jusqu’à 7 600 euros est le tribunal d’instance. Au-delà de cette somme, le tribunal compétent est le tribunal de grande instance, la présence d’un avocat est nécessaire. Le juge jugera alors selon son intime conviction et le lieu du tribunal est en principe celui du défendeur.
C’est un descriptif qui rend compte de toutes les prestations réalisées par un professionnel. Ce document se veut toutefois détaillé. Il permet de vérifier la qualité et la quantité des matériaux nécessaires aux travaux commandés, et bien entendu, les tarifs pratiqués par le prestataire. Les estimations faites par l’artisan ou le professionnel doivent être les plus objectives possibles pour chacune des indications inscrites. Le professionnel doit remettre un devis détaillé avant l’exécution de toute prestation. Mais légalement, cela doit être fait dès que le montant des travaux est supérieur à 150 euros toutes taxes comprises (TTC). Le devis est un document permettant de sécuriser les transactions réalisées, entre le client et son prestataire, avant qu’ils s’engagent mutuellement. Il porte à la fois sur ce qui est de la nature des travaux à effectuer et sur les prix. En raison de son caractère commercial, le devis pour travaux est en principe gratuit. S’il est obligatoire, il se doit d’être gratuit. Cependant, en cas de déplacements et/ou d’études approfondies, un professionnel peut opter pour un devis à caractère payant. Il doit alors vous tenir informé de cela au préalable, c’est-à-dire avant l’établissement du devis. Le professionnel peut d’ailleurs choisir de déduire ce montant à la prestation fournie, si celle-ci a lieu.
Le devis comme contrat
Dès lors qu’il est daté et signé par le professionnel et son client, le devis pour travaux prend un caractère juridique. Il prend la valeur d’un contrat. Il engage ainsi la responsabilité du professionnel qui est tenu de se conformer aux mentions inscrites sur le devis. Le client est libre de demander plusieurs devis à des entreprises différentes puis de les comparer avant d’en choisir un.
Attention aux mentions et signature apposées
N’oubliez cependant pas qu’après avoir apposé les mentions « Devis reçu avant l’exécution des travaux » et « Bon pour travaux », ainsi que la date et la signature, le professionnel et son client sont également tenus par un engagement contractuel pour l’exécution des travaux. Ce contrat engage les deux parties à respecter toutes les mentions y figurant.
Bien respecter le délai mentionné
Pour ce qui est du délai de livraison, le professionnel se doit de respecter ce délai. En cas de dépassement de la date de livraison de plus de 7 jours (non dû à un cas de force majeure), le client a la possibilité de résilier le contrat. Pour faire valoir ce droit, il dispose d’un délai de 60 jours ouvrés à compter de la date indiquée pour la livraison du chantier.
Les mentions obligatoires figurant sur le devis
Le devis doit mentionner les éléments suivants :
date du devis et durée de validité de l’offre ;
nom, raison sociale et adresse de l’entreprise (n° de téléphone et adresse électronique) ;
statut et forme juridique de l’entreprise ;
pour un commerçant : numéro RCS suivi du nom de la ville où se trouve le greffe d’immatriculation ;
pour un artisan : numéro au Répertoire des métiers (n° Siren + RM + n° du département d’immatriculation) ;
numéro individuel d’identification à la TVA,
nom et adresse du client ;
date de début et durée estimée des travaux ou de la prestation ;
décompte détaillé (et description) de chaque prestation, en quantité et en prix unitaire ;
prix horaire ou forfaitaire de main d’œuvre ;
frais de déplacement, éventuellement ;
modalités de paiement, de livraison et d’exécution du contrat ;
modalités des réclamations et conditions du service après-vente (garantie notamment) ;
somme globale à payer HT et TTC, en précisant les taux de TVA applicables ;
durée de validité de l’offre, l’indication si le devis est gratuit ou payant.
Cela concerne tous les travaux de raccordement, d’installation, d’entretien et de réparation portant sur des équipements électriques, électroniques et électroménagers, mais aussi sur des prestations de dépannage, de réparation et d’entretien effectuées pour les travaux de maçonnerie, fumisterie et génie climatique, ramonage, isolation, menuiserie, serrurerie, couverture, plomberie, installation sanitaire, étanchéité, plâtrerie, peinture, vitrerie, miroiterie, revêtement de murs et de sols en tous matériaux, installation électrique. Le devis est rédigé en double exemplaire de manière à ce que chacun des intervenants conserve un double du document.
Les autres mentions obligatoires
D’autres mentions peuvent être inscrites sur le devis mais doivent vous être précisées par le prestataire avant l’établissement du devis. Ces éléments se définissent par
les taux horaires de main d’œuvre TTC ;
la méthode pour calculer le temps passé sur le chantier ;
les prix TTC des prestations proposées ;
les frais de déplacement.
Si besoin est, le caractère payant du devis si celui-ci l’est effectivement et le coût de son établissement, les autres conditions de rémunérations possibles si celles-ci existent.
Exception à la règle …
Par rapport à l’obligation d’établir un devis, il existe des limites quant à son champ d’application. Les interventions effectuées en cas de « situation d’urgence absolue », autrement dit quand elles servent à faire cesser un danger manifeste pour la sécurité des personnes ou l’intégrité des locaux. Les travaux doivent alors faire l’objet de réparation, document reprenant en état initial des lieux, la motivation de l’appel et les réparations à effectuer.
Le prix final
En comparaison avec le prix indiqué sur le devis initial, il peut arriver que le prix TTC de la facture diffère. Une clause d’indexions peut en effet être insérée dans le contrat. Elle permet de modifier automatiquement les prix à partir d’un coefficient défini par la loi dans l’idée de prendre en compte les évolutions relatives au coût de la main d’œuvre et les prix des produits utilisés. Un délai de 3 mois est fixé pendant lequel aucune possibilité de variation ne doit être faite dans le respect du devis établi.
Que faire en cas de litige ?
Si un problème survient quant à l’exécution des travaux ou le prix fixé le client peut régler le conflit en s’adressant directement à la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation, de la Répression et des Fraudes (DGCCRF), à un conciliateur dans un tribunal d’instance chargé de régler les différends à l’amiable, ou aux associations de consommateurs qui peuvent l’aider dans les démarches juridiques moyennant une cotisation. Pour ce qui relève des tribunaux, le tribunal compétent pour les litiges dont les sommes allant jusqu’à 7 600 euros est le tribunal d’instance. Au-delà de cette somme, le tribunal compétent est le tribunal de grande instance, la présence d’un avocat est nécessaire. Le juge jugera alors selon son intime conviction et le lieu du tribunal est en principe celui du défendeur.
L’innovation, qu’elle concerne les produits ou le service, reste un bon moyen de se faire connaître. Les médias restent friands des nouveautés qui deviendront souvent les habitudes de demain.
Swile (ex LunchR) créée en 2018, elle a acquis ses lettres de noblesse grâce à la dématérialisation des titres restaurants sur une carte à puce Mastercard. Ce système présente de nombreux avantages : possibilité de payer jusqu’à 38 euros en chèque restaurant par jour et de compléter le reste directement avec son compte bancaire sans sortir une autre carte. Après une levée de 30 millions d’euros en 2019, elle a levé 70 millions d’euros sur Swile en juin 2020. La jeune innovatrice ne manque pas d’idées et elle va lancer de nouveaux services pour « optimiser les liens et les relations ». L’application permet de célébrer l’anniversaire de son voisin de bureau, le féliciter pour une présentation réussie, organiser un pot et avec un design qui en a séduit plus d’un. Swile à désormais 12 000 entreprises clientes dont ceux dont la renommée n’est plus à faire comme Airbnb, Redbull et Spotify et depuis la semaine dernière opère pour Carrefour.
Exotec, créé en 2015 par Romain Moulin et Renaud Heitz, conçoit des systèmes robotisés pour la supply chain. La conception de leurs robots, les Skypods, place l’Homme au cœur de leur réflexion. Notamment, ces systèmes robotisés permettent à leurs clients e-commerçants et retailers de répondre au grand défi de fluidité du parcours client et permettre aux femmes et hommes de se libérer de tâches contraignantes. Or, les Skypods fonctionnent en flotte et sont au service des opérateurs, pour aider les clients à préparer leurs commandes plus rapidement. Par exemple, les robots reçoivent des missions en permanence et effectuent toujours la tâche la plus urgente. Exotec, a levé mardi 29 septembre (77 millions d’euros) pour soutenir sa croissance à l’international. Ce nouveau financement confirme les choix stratégiques et technologiques menés par Exotec pour aider de nombreux e-commerçants (Carrefour, Uniqlo, Decathlon…) à améliorer leurs process logistiques.
Cette startup est spécialisée dans l’innovation de la supply chain. Grâce au système créé, la réception de colis se trouve facilitée et sécurisée 24h/24, 7j/7. Avec Boks, on installe un boîtier intelligent connecté à l’application. Elle s’ouvre grâce à un code à usage unique communiqué au livreur au moment de l’achat sur internet. Celui-ci ouvre la Boks grâce au code pour y déposer le colis. Le destinataire reçoit une notification et peut ensuite récupérer son bien en ouvrant la Boks via bluetooth grâce à l’appli dédiée. Boks a levé 1,2 million d’euros pour faciliter la réception de colis. Or, 1,7 milliard de transactions sont réalisées et l’e-commerce français a connu selon la Fevad une croissance de son volume de 15% en 2019. De plus en plus de commerces sont passés à la vente en ligne pour survivre au confinement général et celle-ci deviendra une nouvelle habitude.
Boks a lancé des casiers connectés de réception de colis pour rendre selon les créateurs “la réception de colis aussi simple que celle du courrier” . C’est en tout cas la raison d’être de leur boîte à colis connectée. Destinée aux particuliers, elle permet de réceptionner un colis en toute sécurité même en cas d’absence.
Le devis est la pierre angulaire des liens entre le client et le fournisseur ou prestataire. Rédigez selon les principes de l’écriture professionnelle la lettre ou e-mail type de devis pour travaux.
Lettre type de devis pour travaux
Société Prénom, NOM Adresse Code Postal – Ville Téléphone E-mail
Société du destinataire Nom et Prénom du destinataire Adresse du Destinataire Code Postal – Ville
(ville à préciser), le (date à préciser)
Références :(référence à préciser) Objet : envoi d’un devis relatif à…
Monsieur (Madame),
A la suite de votre demande (notre rencontre), nous vous vous confirmons que nous pourrons procéder aux travaux envisagés pour la somme de… (montant TTC à préciser) payable (conditions de paiement à préciser) pour toute confirmation passée avant le… (date à préciser)
Ces travaux (cette installation) pourraient(ait) être réalisés(e) dans un délai de… (nombre de jours à préciser) jours, à réception de votre ordre.
Vous trouverez ci-joint un devis pour travaux détaillé de nos prestations.
Dans l’affirmative, vous voudrez bien, pour la bonne règle, nous retourner la copie du devis revêtu de la mention « bon pour accord » suivie de votre signature.
Nous vous souhaitons bonne réception de la présente et espérons que nos conditions vous conviendront.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur (Madame), l’expression de nos sentiments distingués.
Signature
e-mail type de devis pour travaux
Objet : envoi d’un devis relatif à…
Monsieur (Madame),
A la suite de votre demande (notre rencontre), nous vous vous confirmons que nous pourrons procéder aux travaux envisagés pour la somme de… (montant TTC à préciser) payable (conditions de paiement à préciser) pour toute confirmation passée avant le… (date à préciser)
Ces travaux (cette installation) pourraient(ait) être réalisés(e) dans un délai de… (nombre de jours à préciser) jours, à réception de votre ordre.
Vous trouverez ci-joint un devis détaillé de nos prestations.
Dans l’affirmative, vous voudrez bien nous retourner la copie du devis revêtu de la mention « bon pour accord » suivie de votre signature.
Nous vous souhaitons bonne réception du devis
Bien cordialement,
Signature
Conseils
La signature
La signature est toujours présente en bas d’une lettre : elle peut se situer à droite ou à gauche de la lettre.
La signature peut être précédée de la mention P.O. Celle-ci est l’abréviation de « par ordre » et signifie que la personne qui signe a été chargée d’écrire la lettre. La personne responsable lui a délégué ses pouvoirs.
Les projets dans une entreprise sont la pierre angulaire de son développement. Le dirigeant est conduit à les piloter afin de récolter des idées fructueuses. Mener un projet et assurer sa réussite n’est pas un challenge difficile à relever, du moment que l’on se donne les moyens pour réussir. Si certains en ont fait leur job au quotidien, d’autres sont amenés à prendre cette responsabilité de manière occasionnelle. Voici les 10 étapes clés de la gestion de projet.
1. Choisir un chef de projet
Être chef de projet peut être une belle opportunité pour le collaborateur. Cependant, il faut savoir le piloter pour ne pas le laisser être submergé par la fatigue ou par les conflits des équipes. Pour ceux qui ont déjà de l’expérience, cela permet de démontrer ses compétences et son leadership.
2. Bien cerner le projet en amont
La phase de pré-étude est la plus importante, mais également la plus négligée. Notons que cette phase permet de comprendre si le projet est faisable et s’il est justifié. Après, il faut analyser toutes ses contraintes et opportunités. Ne jamais oublier d’étudier le retour sur investissement attendu. Il faut également identifier les éventuels projets similaires déjà menés dans l’entreprise et définir de manière précise les points un peu flous. C’est aussi une phase essentielle pour identifier les acteurs du projet.
3.Choisir les acteurs
Il est nécessaire de définir les acteurs du projet le plus tôt possible et d’identifier leur degré d’investissement. Il existe trois catégories d’acteurs qui interviennent dans un projet. La première est le comité de pilotage, qui est constitué de personnes qui font partie de la direction. Il y a aussi l’équipe projet qui est imposée par le chef de projet. Souvent, sa constitution peut aussi vous être confiée. La dernière est constituée des contributeurs ponctuels qui doivent être informés rapidement sur leur rôle et le moment précis de leur intervention.
4. Définir le planning
Il est préférable de faire apparaître les objectifs à atteindre et d’identifier le responsable et l’échéance, au lieu de faire une planification par tâche. Cette méthode permet de garder à l’esprit la finalité et de réduire ainsi les délais.
5. Impliquer les acteurs par un contrat
Le contrat est un engagement qui doit expliquer en détail le projet, les résultats attendus et les coûts d’un projet. Il faut donc que chaque acteur s’y engage.
6. Bien communiquer
L’objectif de la communication « autour du projet » est de mettre tous les acteurs sur le même pied d’égalité concernant l’information. Il est nécessaire de trouver le bon support afin de bien véhiculer les différents messages. Dans le contexte actuel, la communication est le pilier de la réussite.
7. Résoudre les problèmes
Des problèmes peuvent survenir à tout moment et le chef de projet et son équipe doivent être prêts à le résoudre. Il est important de ne pas les occulter et de chercher à trouver des solutions même si la recherche semble freiner le travail des équipes. C’est important de s’y consacrer pour l’obtention des résultats attendus.
8. Ecouter l’équipe pour mieux la piloter
Le chef de projet ne doit pas perdre de vue les finalités du projet. Pour ce faire, il doit être disponible pour être à l’écoute de l’équipe afin de comprendre les difficultés rencontrées et recadrer si nécessaire les tâches de chacun et éclaircir les zones d’ombre.
9. Coordonner le projet entre les équipes
Vous devez penser à passer le relais à l’équipe qui mettra en œuvre le projet. Il est donc important d’assurer une bonne coordination entre les équipes et les différents services afin que chacun devienne partie prenante du changement qu’apporte le nouveau projet.
10. Établir un bilan de projet
Le bilan de projet est important pour capitaliser l’expérience acquise. Ce qui permet de faire ressortir les éléments qui ont permis d’aboutir au projet finalisé mais aussi sera une base pour créer d’autres projets et éviter certains écueils rencontrés.
Aircall, depuis 2014, a connu une croissance exponentielle grâce au développement d’un système de téléphonie pour les entreprises, 100 % cloud. Celui-ci s’intègre aux outils métiers que les entreprises utilisent déjà tels que les CRM, ERP, outils de service client. Jonathan Anguelov, fondateur d’Aircall, nous confie comment l’entreprise répond aux clients en s’adaptant aux évolutions des outils. Elle permet aux entreprises de dépasser les défis actuels imposés par le confinement.
Est-ce que la stratégie a toujours été la même depuis le début ?
Depuis l’origine, nous développons un système de téléphonie pour les entreprises, 100 % cloud et qui s’intègre aux outils métiers que les entreprises utilisent déjà tels que les CRM, ERP, outils de service client… Nous nous sommes spécialisés sur les équipes qui utilisent le téléphone de manière intensive et notre stratégie est ainsi plutôt tournée vers les services clients et commerciaux des sociétés même si nous sommes compétents pour équiper l’ensemble de l’entreprise en téléphonie.
Y a-t-il eu des difficultés particulières du fait du confinement ?
C’est l’inverse. Il s’agit d’une période plutôt porteuse car nous avons eu de nombreuses entreprises qui nous ont transmis leurs demandes créées par la situation actuelle : « désormais nous sommes en télétravail, il faut que nous puissions continuer à communiquer avec nos clients, partenaires, salariés et nous aurions besoin d’un outil de communication intégré sur l’ordinateur ou le smartphone de nos collaborateurs pour que notre activité perdure ».
Il était nécessaire d’apporter à nos clients une aide logistique aux managers afin qu’ils puissent être en contact avec leurs équipes. Le responsable commercial doit pouvoir suivre ses équipes et le nombre d’appels passés ou encore pouvoir communiquer aisément avec eux pour bien les manager. Plus que jamais, l’entreprise doit laisser une bonne expérience au client et cela passe par un service client performant qui ne peut subir les vicissitudes du travail à distance. Avec l’accélération du business et certaines demandes un peu nouvelles telles qu’un outil vidéo que nous sommes en train de développer, la période a donc été plutôt à la croissance.
Comment est venue l’idée et quelles ont été les différentes phases de l’entreprise ?
Cela fait déjà plus de 6 ans que nous avons commencé. Nous nous sommes rendu compte qu’il était très compliqué de mettre en place la téléphonie dans une entreprise. Cela demandait beaucoup de temps et d’argent notamment. Il fallait réaliser un vrai travail d’IT et nous nous sommes dit que nous pouvions simplifier cette démarche à l’ère où des solutions BTOC comme Skype ou encore WhatsApp se développaient. Il était logique de pouvoir être capables de passer des appels depuis un navigateur sans aucune application, en passant simplement par la voix. Nous sommes partis du principe que des entreprises recherchaient à créer de la valeur ajoutée et notamment dans les services clients et commerciaux. Nous avons commencé par équiper les entreprises et nous avons constaté alors qu’elles utilisaient des outils métiers et que nous pouvions y intégrer nos solutions afin de leur en faciliter l’utilisation.
Aircall s’est illustrée avec une levée de fonds de 65 millions de dollars, pour quoi faire ?
Déjà pour soutenir notre croissance car nous avons crû en peu de temps avec près de 70 % de croissance en 2020. Il s’agit d’une extension rapide dans un contexte très particulier. Pour assurer la stabilité de notre business et la réussite de cette accélération, il fallait lever des fonds. Il s’agit de conquérir le marché rapidement et la levée de fonds reste souvent un passage obligatoire dans ce type d’aventure. Nous avons tout de suite eu une approche très internationale mais il faut désormais l’accélérer notamment grâce à cette levée de fonds. Nous allons notamment à la conquête de l’Asie Pacifique. Pour les entreprises en forte croissance, il reste souvent difficile de concilier croissance et absence de dépenses. Il est presque impossible de ne pas brûler du cash avec des croissances de plus de 50 %.
Quelles ont été les différentes phases de l’entreprise ?
La première phase était le choix de notre marché et nous nous sommes posé plusieurs questions : quel produit nous pouvons faire ? Quel est le marché sur lequel nous nous positionnons ? Comment allons-nous nous positionner et avec quel produit ? La suivante était une phase où il fallait éprouver notre concept et voir si notre business model fonctionnait. Ensuite, la phase de croissance avec notamment cette levée de fonds qui est, pour moi, une phase de nouvelles responsabilités où nous avons de l’argent mais où il faut prouver que nous sommes capables d’accélérer le modèle et de le rendre vertueux.
Il faut à la fois être en mesure de continuer à croître et structurer les équipes. Enfin, une phase actuelle est une extension globale où nous allons ouvrir de nouveaux horizons. Malgré notre présence dans de nombreux autres pays, il nous faut bâtir une vraie stratégie « pays » mais aussi une stratégie « produits » car nous allons aller chercher des clients plus importants en termes de taille. Il faut donc développer une approche globale pour y parvenir.
Avez-vous eu ou reçu des prix particuliers en 2020 ?
Oui, nous avons reçu des trophées et notamment celui de KPMG mais ce n’est pas ce qui m’a marqué le plus en 2020. Personnellement, ce qui me satisfait dans ce contexte un peu particulier c’est d’aider les entreprises à ne pas se retrouver dans une situation économique compliquée. Cela m’a davantage marqué que les différents prix reçus. De même, l’évolution que le marché est en train de prendre vers le digital est intéressante à observer.
La COVID est une horreur humaine et financière mais elle va avoir un impact positif sur l’accélération de la digitalisation des entreprises, qui était déjà au centre des discussions avant son apparition, mais qui avait parfois du mal à se développer. Ce n’était jamais le bon moment et désormais nous sommes un peu à marche forcée. C’est un virage que les entreprises sont en train de prendre et nous essayons de tirer le meilleur de la situation difficile que représente cette pandémie. Nous allons connaître une nouvelle ère avec une transformation des manières de travailler. Je trouve cela assez exaltant malgré cette situation sanitaire terrible qui, je l’espère, va se finir le plus vite possible.
En quoi l’entreprise s’est illustrée cette année ?
D’abord par nos recrutements et notre croissance. La plupart des entreprises ont plutôt gelé leur recrutement. Uniquement sur 2020, nous avons recruté environ 200 personnes en pleine pandémie, sans pratiquement rencontrer aucun collaborateur ! Je trouve cela incroyable d’avoir une croissance du chiffre d’affaires de 60 à 70 % et de réaliser plusieurs dizaines de millions de CA alors que le monde tourne au ralenti. Nous pourrions même dire que cela est porteur mais je pense davantage aux entreprises qui souffrent et je suis loin d’être indifférent à leur situation. J’ai du mal à penser en termes de gains dans ce contexte.
Les habitudes telles que le télétravail vont-elles perdurer ?
Je pense que oui personnellement mais pas à 100 %. Je n’espère pas que cela se généralise et que cela devienne la manière de travailler quotidienne. Cependant, je pense que les entreprises se sont rendu compte que nous pouvons continuer à faire du business avec des salariés qui travaillent chez eux. Personnellement et cela reste mon avis, je ne crois pas trop en la rupture avec tous les effectifs en télétravail. Je pense que la plupart des entreprises vont revenir à la normalité avec une tolérance plus accrue sur le télétravail. Nous, dans notre domaine, c’est sûr que c’est un peu différent et nous avons fait le choix du télétravail à volonté. Nous restons, cependant, guidés par les chiffres.
Quels vont être les défis ? La vidéo ?
Nous devrions sortir un module dans les mois à venir. Nous sommes en train d’y travailler avec le principe d’intégrer les conversations dans les outils métiers. Il faut imaginer que les conf call seront désormais poussées dans le CRM par exemple avec la transcription de l’appel, l’analyse de celui-ci, ou encore la possibilité d’avoir des résumés. Le plus grand défi va être de continuer à croître très vite et de toujours apporter plus de valeur à nos clients. Historiquement, nous avons créé un segment de marché. Rappelons qu’à l’origine, la téléphonie des entreprises, c’est un poste téléphonique qui est posé, qui n’est pas intégré ou, s’il s’intègre, c’est par une action manuelle. Aircall a évangélisé le métier en se disant « nous allons créer des intégrations simples aux outils métiers qui se mettent en place partout dans le monde et sont donc utilisables sans frontière ». Il faut donc continuer à conquérir le marché en s’adaptant aux nouveaux comportements dans les prochaines années. Cela va du messaging à la vidéo en passant par la voix. Dans l’avenir, si nous parlons de vision long terme, nous voulons être la plateforme de communication vers l’extérieur des entreprises incluant la téléphonie, la vidéo pour tout ce qui est commercial, service client… Nous souhaitons intégrer nos solutions à tous les outils métiers en utilisant des nouveautés comme l’intelligence artificielle. Cette dernière permet d’optimiser les rapports par exemple. Si l’entretien est repris quelques mois plus tard, il faut pouvoir comprendre rapidement où en étaient les relations entre les interlocuteurs lors du dernier échange.
Nous avons tout de suite eu une approche très internationale mais il faut désormais l’accélérer notamment grâce à cette levée de fonds.
La demande de règlement est une lettre ou un e-mail qui fait partie de la vie quotidienne des services comptables. Rédigez la lettre ou e-mail type de demande de règlement selon les principes de l’écriture professionnelle ces documents.
Lettre type de demande de règlement
Société Prénom, NOM Adresse Code Postal – Ville Téléphone E-mail
Société du destinataire Nom et Prénom du destinataire Adresse du Destinataire Code Postal – Ville
Veuillez trouver ci-joint la facture n°…(à préciser), d’un montant de…(préciser montant) euros correspondant à votre commande n°… du … (préciser références et date), qui vous a été expédiée ce jour.
Vous voudrez bien nous régler le solde dès réception de la livraison.
Nous espérons que notre marchandise vous donne toute satisfaction.
Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur (Madame), nos salutations distinguées.
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e-mail type de demande de règlement
Objet : envoi facture n°… (à préciser)
Monsieur (Madame),
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Cordialement,
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Conseils
Employez le vocabulaire à bon escient
Désaccord
manque d’accord, de concordance, d’harmonie entre des choses ;
manque d’entente entre des personnes ; différend. divergence
différence, désaccord entre les opinions, les intérêts des personnes, des groupes ;
conflit qui entraine une rupture d’échanges ou de liens pour une raison légitime ou infondée. plainte
• action de réclamer, de s’adresser à une autorité pour faire reconnaître l’existence d’un droit. réclamation
action de protester, de revendiquer, de s’adresser à une autorité pour faire reconnaître l’existence d’un droit. revendication
action de réclamer ce que l’on considère comme un droit, comme un dû.
Conséquence
suite qu’une action, un fait entraîne.
ce qui découle d’un principe. corollaire
conséquence, suite naturelle. effet
ce qui est produit par une cause. incidence
ce qui arrive, survient ; circonstance, incident.
conséquence, effet, influence. répercussion
effet indirect ou effet en retour. retombées
conséquences, répercussions ; effets secondaires
Compensation
avantage qui compense un désavantage. contrepartie
prestation qui compense une perte ou un tort. dédommagement
réparation d’un dommage.
Anomalie
caractère anormal de quelque chose ou d’un comportement, bizarrerie, irrégularité, singularité. difficulté
caractère de ce qui est difficile ; ce qui rend quelque chose difficile.
dysfonctionnement
• difficulté, trouble (dans un fonctionnement). On l’écrit aussi disfonctionnement. erreur
• action regrettable, maladroite, déraisonnable. • contresens, non-sens. • chose fausse, erronée, action non prévue par rapport à une norme.
inadvertance
faute commise par inattention ou étourderie. maladresse
manque d’habileté, de savoir-faire, de tact. malentendu
divergence d’interprétation entre personnes qui croyaient se comprendre. méprise
erreur d’une personne qui se trompe. quiproquo • méprise qui fait qu’on prend une personne ou une chose pour une autre.
Le Club des Experts de la Sécurité de l’Information et du Numérique a diffusé les résultats de sa cinquième grande enquête OpinionWay pour le CESIN, début janvier 2020.
Afin de mieux cerner la perception de la cybersécurité et de ses enjeux au sein des grandes entreprises françaises, le CESIN publie chaque année depuis 2015, son baromètre annuel avec OpinionWay et n’hésite pas à diffuser les résultats de cette enquête indépendante et exclusive menée auprès de ses membres, Responsables Sécurité des Systèmes d’Information (RSSI) des grands groupes français.
Cyber-attaque, kesako ?
« La cyber-attaque est le fait de subir un acte malveillant envers un dispositif informatique portant atteinte de manière significative à la confidentialité et/ou à l’intégrité de l’information de l’entreprise ou encore à la disponibilité du système d’information entraînant des pertes financières significatives et/ou une atteinte à l’image de l’entreprise. »
Le Phishing, vecteur d’attaque le plus fréquent
79% des entreprises en ont été victimes, l’arnaque au Président touche encore 47% d’entre elles, suivi par l’exploitation des vulnérabilités (43%) ou l’ingénierie sociale (35%). Ces attaques ont pour conséquences principales l’usurpation d’identité (35%), l’infection par un malware (34%), le vol de données personnelles (26%) et l’infection par ransomware (25%).
L’engouement pour la cyber-assurance
La prise de conscience des risques entraîne la cyber-résilience et conforte le recours encore plus marqué à la cyber-assurance. 91% des entreprises mettent en place un programme de cyber-résilience ou envisagent de le faire. Une tendance forte qui se confirme avec 12 points de plus qu’en 2019. En parallèle, 60% des entreprises ont souscrit à une cyber-assurance et 13% sont en cours de souscription, une hausse constante ces trois dernières années ce qui renforce cette perception de prise de conscience des cyber-risques.
Cloud, IoT et IA : des risques accrus avec la transformation numérique
Le recours massif au cloud, utilisé par 89% des entreprises, dont 55% stockent une partie de leurs données dans des clouds publics, fait partie des risques les plus élevés. En tête la non-maîtrise de la chaîne de sous-traitance de l’hébergeur (50%), la difficulté de mener des audits (46%), et la non maîtrise de l’utilisation du cloud par les salariés (46%). Ainsi, pour pallier ce manque de sécurité, 91% des entreprises estiment que des outils et/ou dispositifs spécifiques doivent être mis en place.
Les objets connectés, de nouveaux risques
Ils font apparaître de nouvelles typologies de menaces dues à l’absence de chiffrement pouvant porter atteinte à la confidentialité des données, ou l’absence d’authentification avec des accès non protégés… Selon les RSSI les défis majeurs à relever en ce qui concerne l’IoT sont les failles de sécurité présentes dans ces équipements (43%) et le flou dans l’appréciation des risques potentiels (28%).
L’IA reste une technologie embarquée surtout dans les outils de supervision (SIEM), l’acquisition volontaire de solutions utilisant l’IA reste cantonnée à un faible nombre d’entreprises, le frein principal étant le faible niveau de confiance accordé (47%).
Les salariés pèchent-ils par négligence ?
Près de la moitié des entreprises (43%) indique que le risque cyber le plus répandu est la négligence des salariés. Le Shadow IT est massivement répandu, mentionné par 98% des répondants comme étant une menace à traiter. En effet, l’usage notoire des applications et services cloud le plus souvent gratuits, s’est banalisé et échappe toujours au contrôle de la DSI. Cela accroît significativement les risques, comme les fuites de données via les outils de transfert d’information ou de partage de fichiers volumineux. D’autant que l’utilisation même anecdotique d’un service Cloud non sécurisé, peut suffire à compromettre l’intégrité et la sécurité des données de l’entreprise.
mais pourtant sensibilisés
Les salariés sont pourtant sensibilisés aux cyber-risques (74%), cependant d’après les RSSI, ils sont seulement la moitié à respecter les recommandations. Ainsi, pour tenter de mobiliser les salariés plus durablement, 77% des entreprises ont mis en place des procédures pour tester l’application des recommandations par les salariés.
Les entreprises françaises sont-elles en capacité de défendre leurs infrastructures ?
La confiance des RSSI quant à la capacité de leur entreprise à faire face aux cyber-risques n’a pas progressé en un an, seuls 52% se disent confiants. 4 entreprises sur 10 se disent préparées en cas de cyber-attaque de grande ampleur.
Tous les moyens de communication traditionnels ont été bousculés depuis la pandémie et ont obligé les entreprises à remettre en question leur mode de communication interne comme externe. Comment sortir de cette impasse alors que toutes les stratégies habituelles, préparées minutieusement fin 2019, ne peuvent plus se dérouler ? Comment trouver de nouvelles manières de communiquer qui puissent atteindre les collaborateurs et les clients ? Dans un contexte où les demandes de réservation, de commandes ou de prestations se sont vues annuler les unes après les autres, au fur et à mesure de l’année 2020, comment rebondir ? Pour chaque entrepreneur, la réactivité est devenue le maître-mot et il a fallu utiliser des nouveaux canaux de communication ou tout simplement privilégier des moyens jusqu’alors peu utilisés. Zoom sur le podcast qui connaît un véritable engouement.
Les rituels remis en cause par le confinement
En communication externe, certains évènements ont été annulés comme les salons ou les conférences dans lesquels les entreprises avaient l’habitude de présenter leur entreprise et leurs produits ou services. L’échange crucial pour le développement du chiffre d’affaires avec les visiteurs n’a pas pu avoir lieu. Il s’agissait jusque-là de fidéliser la clientèle grâce aux rencontres et rendez-vous et faire connaître ses produits en live mais dans ce contexte, ce moyen si bien rôdé n’a plus été possible pour nombre d’entreprises. Montrer son savoir-faire sur les stands mais aussi grâce aux visites des commerciaux, est devenu une pratique caduque.
En communication interne, le télétravail et le chômage partiel ont transformé les réunions en présentiel en webinaire, les transmissions d’informations de manière virtuelle ou dans un premier temps exclusivement par email ont engendré de nombreuses surprises, parfois déplaisantes pour les entreprises. La communication s’est heurtée à la difficulté sans y avoir été préparée aussi bien pour les dirigeants que pour les salariés. Difficile à gérer quand vos collaborateurs ou chefs de service, que vous aviez à côté de vous et que vous pouviez solliciter quand vous en aviez besoin, se sont retrouvés derrière un écran à l’autre bout de la ville ou à des centaines de kilomètres. Là aussi, il a été nécessaire pour les dirigeants et les ressources humaines de trouver des moyens pour affronter ce changement. Il s’agissait de garder l’efficacité, la visibilité, la crédibilité et la notoriété tout en étant capables de fédérer les équipes en interne dans cette période d’incertitudes dont les conséquences financières et psychologiques étaient difficiles à cerner.
Une solution performante : le podcast ! Mais kesako ?
En 2004, il fait son apparition dans le monde de la communication et l’origine du mot est la fusion de « cast » de « broadcast » (« émettre », « diffuser » en français) et du baladeur d’Apple « iPod ». Les podcasts sont des contenus audio que l’on peut écouter en ligne sur un ordinateur, tablette ou portable et que l’on peut également télécharger. Ils sont conçus et diffusés soit par des radios, soit par des indépendants, professionnels ou amateurs. Leur atout majeur demeure de pouvoir les écouter n’importe où, n’importe quand et qu’ils s’adaptent au rythme de chaque personne.
Selon le baromètre Acast, plateforme réputée de conception de podcast, les écoutes enregistrées par Acast entre octobre 2019 et janvier 2020 se répartissent en 3 segments clés avec 89 % des podcasts natifs français cumulant moins de 50 000 écoutes par mois. 9 % cumulent entre 50 000 et 200 000 et enfin 2 % des natifs, plus de 200 000 écoutes par mois. En moyenne, un auditeur de la plateforme a écouté 4 podcasts par mois d’après le nouveau baromètre du podcast natif.
Dans le top 3 des secteurs les plus investis par les annonceurs, 36 % proviennent du secteur bancaire et des assurances, 21 % du secteur de la Tech et 12 % du secteur lifestyle. A noter que ce baromètre, dont les résultats sont particulièrement intéressants pour les dirigeants qui souhaiteraient communiquer en brisant leurs habitudes, porte sur une période de 90 jours allant du 8 octobre 2019 au 8 janvier 2020 avec 5,8 millions d’écoutes mensuelles, certifiées IAB v2, pour 1,4 million d’auditeurs uniques par mois.
*chiffres et moyennes certifiées par L’IAB, basés sur les écoutes faites sur le réseau Acast – Période de 90 jours du 8/10/2019 au 8/01/2020