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Societeinfo.com ou l’art de faire sa place

Alexandre Conraud, travaille dans le milieu du capital investissement lorsqu’il s’aperçoit d’un besoin régulier des entreprises : celui d’identifier et de collecter facilement des informations sur les différents secteurs d’activité. La difficulté se situe dans l’identification de paysage concurrentiel et la récupération des données qu’elles soient financières, juridiques ou encore plus sur l’activité elle-même. Il constate alors qu’à part Google, il ne dispose pas de ressources pour effectuer ses recherches même si d’autres solutions intéressantes et intelligentes apparaissent mais sont plutôt dédiées à la prospection commerciale. Parallèlement, l’open data arrive et une idée commence à mûrir dans son esprit : unifier les données légales, financières et juridiques d’un côté et de l’autre travailler sur des algorithmes intelligents de collectes de données sur le Web et les réseaux sociaux.

Une volonté de s’associer

Début 2016, il décide de quitter son poste pour créer son entreprise, devient entrepreneur et se penche sur la question. La loi Macron ouvre des opportunités notamment par l’open data qui fait son apparition. N’étant pas technicien, il réalise une veille des projets naissants autour de l’Open Data d’entreprise. Il repère alors, Antoine Onnen, qui deviendra son futur associé. Ce dernier s’est illustré́ en mettant au point une solution de base de données d’entreprise mise en avant sur le site d’Etalab, service numérique directement rattaché au premier ministre.

Celui-ci, alors responsable d’une équipe de développeur à la Société Générale, avait réalisé une première version d’une application de données d’entreprise déjà bien aboutie simplement en travaillant le soir chez lui, impressionnant. Ils échangent, discutent, collaborent sans aucune formalisation juridique. De fil en aiguille, ils s’aperçoivent que leur entente est réelle et qu’ils disposent de compétences complémentaires, Antoine maîtrise parfaitement le développement informatique et la création d’algorithmes complexes, Alexandre, a un profil plus business et financier.

Les débuts du projet

Si la société a vu officiellement le jour en 2017, cela faisait déjà plus d’un an qu’ils travaillaient ensemble sur l’agrégation de données pour développer la plus grande source d’informations sur les entreprises françaises. Il s’agit alors pour eux d’indexer les sites Web des sociétés, de digérer leur contenu de manière algorithmique, de structurer les données et d’en faire un moteur de recherche. En résumé le Google des sociétés. Le positionnement se base alors sur le fait que « sur Google, il y avait énormément de données mais pas que sur les entreprises. Il y avait autant d’articles de presse que de blogs ou encore de sites e-commerce qui vendent un produit mais qui ne le fabriquent pas. Nous nous sommes dit que certains rechercheraient les informations de manière efficace et nous avions déjà une base très structurée en 2017 » nous confie le fondateur.

Un approfondissement du domaine

Alors qu’ils améliorent progressivement leurs algorithmes, ils restent à l’affût des évolutions du secteur. Rapidement, ils « couvrent plus de 80 % des entreprises de plus d’1 million de chiffre d’affaires en termes d’indexation de données hétérogènes c’est-à-dire d’informations obtenues à partir les sites Web, les réseaux sociaux etc. », ce qui leur permet « d’avoir des informations critiques et pertinentes sur les sociétés car aujourd’hui quasiment tout le monde fait du SEO ». De fil en aiguille, ils viennent à travailler sur les contacts. La réflexion est alors que « c’était bien d’identifier les entreprises et leur chiffre d’affaires, voire les formes juridiques mais qu’il fallait maintenant cette information pour avoir une plus-value ». Ils y vont cependant à reculons du fait de l’arrivée de la RGPD dont les contours ne sont alors pas clairs (ndlr : règlement…) et qu’ils ne veulent pas tout miser sur quelque chose qu’ils devront peut-être défaire par la suite.

Une RGPD qui leur permet de continuer

Ils se rendent compte que RGPD n’est pas aussi stricte que ce que l’on pouvait craindre et que le fait de ne partir de rien au préalable, leur permet de créer un système technologique conforme à ses exigences. A l’aide d’un cabinet d’avocats, ils vérifient qu’ils peuvent créer un projet complet en conformité avec la loi. Pour ce faire les fondateurs décident de ne pas stocker les données personnelles et de créer « un outil technologique qui ne stocke aucune donnée personnelle ». Les entrepreneurs se basent sur une technologie dynamique, un challenge technique qui utilisent les données publiques. A titre d’exemple, ce sont les postes qui sont stockés et non le contact en lui-même. L’utilité permet des recherches poussées comme « identifier tous les CEO dans la région de Paris qui travaillent dans une agence digitale et en quelques clics sortir la liste ».

Un énorme travail d’algorithme

Si cette première phase dure jusqu’en 2018, la technologie est loin d’être figée comme nous le confie le fondateur : « ces algorithmes peuvent naître assez rapidement en 2 ou 3 mois mais après il faut des années pour les rendre parfaits, ce qui est un abus de langage, car ils ne sont jamais parfaits. Nous passons notre temps à améliorer nos algorithmes pour avoir plus de couverture, plus de qualité ». Pour renforcer la qualité, les fondateurs décident de mettre également en place des testeurs d’emails qui gardent, non pas les données en stock, mais la trace du test pour vérifier sa validité.

Un business model basé sur les pratiques

S’ils évoluent dans ce secteur d’activité, Alexandre estime qu’ils n’en sont pas issus. « Antoine était développeur. Il savait créer des algorithmes de trading pour les grandes banques d’affaires et il avait un profil ingénieur. De mon côté, j’étais un investisseur financier et donc nous n’étions pas du métier. Nous avons dû apprendre le métier sur le tas. Nous ne savions pas vraiment comment fonctionnait le secteur et nous nous sommes aperçus que le modèle du secteur était basé sur des abonnements classiques avec des volumétries différentes. ». Ils décident alors de partir de cette formule mais s’aperçoivent rapidement que les abonnements fonctionnent bien pour une « situation récurrente mais que les gens n’en avaient pas forcément une telle utilisation ».

Une évolution des offres

Les deux fondateurs décident alors de faire évoluer leurs offres et, en termes de service, de réaliser un profond changement. Une étape longue qui leur prend deux ans pour comprendre un élément fondamental : « Les sociétés ne nous avaient pas attendus pour aller chercher les bases et que le principal sujet n’était pas de créer des nouvelles bases mais surtout de mettre à jour leur base existante ce que l’on appelle l’enrichissement de données ». Cette première évolution arrive en 2018 sur la demande d’un client et l’enrichissement prend rapidement une place prépondérante « car cela permet de mettre à jour, les bases d’un CRM ou d’un RP, à la fois les données légales ou si la société existe encore ou plus, ou bien de rechercher de nouveaux contacts ».

Une volonté d’être dans le saas

Dès le départ, les fondateurs veulent tout mettre en ligne. « Cela était très différent du marché car nous avons créé sur la base de l’open data et nous avons toujours eu cette logique d’ouverture. Nous avons toujours cherché à être les moins chers possibles et à donner à un maximum de personnes accès à notre solution ».

Une révolution car « à l’époque, nos concurrents avaient des solutions très fermées, très hermétiques où il fallait avoir un abonnement annuel fixe donc peu malléable et très cher. Il y avait très peu de capacité d’exports de données. Certaines avaient des petits services pour leurs plus gros clients mais globalement ce n’était pas dans leur ADN. ». Un avantage concurrentiel puisqu’il est possible d’« exporter ce que l’on veut, comme on veut en trois clics et on peut intégrer des API ». C’est la raison du succès de la solution pour le fondateur qui leur permet de tisser des liens avec les start-ups françaises comme Alan, Payfit ou Prestashop

Des données qui ne vont faire qu’augmenter

Si le challenge semble remporté, il est en réalité évolutif comme nous le confirme le fondateur : « Nous avons pu faire ceci grâce à l’ouverture des données sinon l’agrégateur n’aurait pas été possible. La fameuse loi de 2015 a ouvert les données mais elle en prévoit d’autres. Il faut comprendre que cela fait trois ans qu’ils ouvrent petit à petit les données mais cela prend du temps car il leur faut mettre en place les systèmes et les moyens de donner l’accès à celles-ci, ce qui est très complexe. ». Une ouverture qui leur permet tout de même de mettre à mal de vieux systèmes comme celui d’Infogreffe sur les licences dont le monopole public n’existe désormais plus

Un acteur qui bouscule le secteur

Comme nous le confie le dirigeant « Quand nous sommes arrivés, nous avons pas mal bousculé tout le monde et nous ne nous sommes pas faits que des copains. Nous nous entendons aujourd’hui très bien avec eux car tout le monde est concurrent et partenaire à la fois. Chacun a une spécificité de service ou cherche à servir au mieux le client et a donc besoin des autres, nous nous sommes devenus le spécialiste du contact ».

Il faut dire qu’avant l’ouverture des données, il existait un oligopole entre certaines sociétés qui étaient les seules à pouvoir se procurer l’information avec une formidable barrière à l’entrée qui était le coût initial. Ainsi « Pour toute la donnée légale, financière et juridique que nous avons aujourd’hui, il nous aurait fallu 300 000 € par an au départ pour démarrer l’aventure. Pour une petite start-up, comme la nôtre, il aurait donc fallu digérer 600 000 € (2 ans de licence) de charges fixes pour démarrer les développements. »

Une distribution directe et indirecte

Si l’entreprise n’a d’abord pas pris le risque d’embaucher et a préféré travailler avec des freelances récurrents, il s’agit d’un choix : « Nous attendions que cela décolle et nous ne souhaitions pas nous mettre en concurrence avec les grands acteurs. Nous nous voyions mal avec notre petite structure commerciale chercher à discuter avec le CAC40. Nous préférions une approche où nous nous positionnons comme un grossiste de la donnée tout en continuant parallèlement à nous adresser à nos clients directement. C’est un moyen de toucher des gros clients via nos concurrents qui sont là depuis 20 ans mais sans avoir à subir des cycles très longs et compliqués de ventes. Nous ne voulions pas perdre du temps à faire une dizaine de réunions avec des groupes … qui n’aboutissent pas forcément ».

L’entreprise n’a pas pour autant abandonné la commercialisation en direct et compte aujourd’hui environ 11 000 utilisateurs inscrits et environ 250 clients « Premiums ».

En 2021, la start-up prévoit d’ouvrir 6 à 8  postes, moitié techniques moitié marketing/commercial pour soutenir son développement. 

7 Conseils donnés par des entrepreneurs pour gérer sa vie personnelle

Concilier vie professionnelle et personnelle se révèle être un défi de taille pour de nombreux entrepreneurs. La charge de travail parfois immense, les heures de bureau qu’on ne compte plus, le stress lié aux objectifs à atteindre : un ensemble d’éléments qui peuvent mener le dirigeant à négliger sa vie personnelle. Voici quelques conseils donnés par des entrepreneurs pour gérer sa vie personnelle.

1 – Avoir une autre passion que l’entrepreneuriat

« Faîtes-vous plaisir et ayez une autre passion que celle de développer votre entreprise. Cela vous aidera dans les moments difficiles. »

Anne-laure Constenza, fondatrice de la marque de vêtements Envie de Fraise

Même si vous avez choisi votre métier et qu’il représente ce que vous aimez faire, ne négligez pas vos autres passions qui permettent de décompresser et d’aérer votre esprit. Ainsi, incorporez dans votre emploi du temps des moments dédiés à d’autres projets qui vous tiennent à cœur.

2 – Rester présent pour ses proches

« Je m’attache à consacrer du temps à ma famille. Par exemple, le week-end lui est entièrement dédié. Malgré le fait qu’un entrepreneur vit dans un monde hyper connecté, je fais en sorte que ma famille reste numéro un dans ma vie. Bien que je sois souvent en déplacement, quand je suis auprès d’elle, je m’efforce de l’être à 4 000 %. »

Jonathan Cherki, fondateur ContentSquare


Vos proches vous apportent leur soutien dans votre projet, tâchez de rester présent pour ces derniers en retour. En effet, les moments à leurs côtés doivent leur être entièrement dédiés pour pouvoir réellement en profiter. Eteindre son téléphone lors des repas, ne pas parler travail durant le week-end et être à l’écoute de ces derniers vous permet d’apprécier les moments que vous vivez.

3 – Investir pour sa vie personnelle

« Certains investissements rattachés à la vie personnelle demeurent tout aussi importants que ceux professionnels. Quand on est entrepreneur, investir pour pallier certaines contraintes de nature personnelle aide énormément »

Emilie Darvesin, cofondatrice de VO2 GROUP

Si vous êtes parent, investir dans les frais d’une nourrisse ou d’une garderie vous permet de ne pas être débordé par les tâches quotidiennes, tout en vous accordant des moments spécialement consacrés à vos enfants. Un gain de temps considérable qui vous permet de concilier ces différentes casquettes.

4 – Ne pas négliger sa santé

« Prendre soin de sa santé ! Si l’entrepreneur tombe malade, il est obligé de s’arrêter. Un bon entrepreneur, c’est un entrepreneur en bonne santé ! Donc il faut apprendre à se créer un bon équilibre de vie. C’est la base »

Bertile Burel, co-fondatrice de WonderBox

Acquérir une bonne hygiène de vie demeure essentiel pour concilier sa vie entrepreneuriale et personnelle. Une bonne santé améliore constamment votre bien-être, n’hésitez pas à consulter un médecin si besoin et ne considérez pas ce moment comme une perte de temps, bien au contraire, vous repartirez du bon pied.

5 – Ne pas entreprendre seul

« Je pense que je n’ai jamais eu de problème à gérer vie professionnelle et personnelle car nous avons toujours été plusieurs associés. C’est d’ailleurs un conseil que je donne car être entrepreneur peut nécessiter une présence 24h/24 et 7j/7, et si on est tout seul, cela peut vite devenir insupportable.« 

Frederic Bedin président du directoire de Hopscotch Groupe

Un conseil donné par de nombreux entrepreneurs : S’avoir s’entourer pour une meilleure répartition des tâches reste essentiel. Porter seul sur ses épaules son projet, demande une charge considérable de travail et ne vous laissera plus une seule minute de répit.

6 – Gérer son temps

« Tout est une question d’organisation. Je commence à travailler très tôt le matin pour réussir à faire tout ce que j’ai à faire et je rentre chez moi vers 20h.  »

Mickaël Cabrol, fondateur de Easyrecrue

L’organisation de son emploi du temps se révèle être une étape clé pour gérer sa vie personnelle. Effectuer les tâches dans les moments où l’on est le plus productif permet de les terminer rapidement et forcément d’avoir plus de temps libre pour mieux se consacrer à sa vie privée.

7 –  Pratiquer une activité sportive

« Je fais aussi beaucoup de sport pour évacuer tout le stress généré par cette fonction de PDG. Il faut se créer des petites bulles d’oxygène qui permettent de décrocher, de s’échapper en pensant complètement à autre chose. « 

Olivier Alonso ,fondateur de Solvimo.


Pratiquer une activité physique régulière s’avère bénéfique pour les entrepreneurs. Un moyen de décompression, de plaisir et parfois de partage qui est à inclure dans votre emploi du temps pour décrocher durant quelques instants de votre vie professionnelle. Les sports collectifs ont tendance à également améliorer votre vie sociale en vous permettant de côtoyer d’autres personnes. Vous renforcez également votre esprit d’équipe, très apprécié en entreprise !

Les 3 principes à respecter pour anticiper les risques

Un leçon que l’on tirera de la crise sanitaire est l’obligation de réfléchir en amont à toutes  les possibilités. Il ne s’agit pas de voir la vie de manière pessimiste mais d’imaginer des solutions qui permettront de ne pas se retrouver dans une impasse. Certes, on le voit nombre d’entreprises ont fait évoluer leur organisation et instaurer le télétravail mais celui-ci a été imposé dans l’urgence alors qu’il aurait du être envisagé en amont. Anticiper les risques doit faire partie de l’ADN des entreprises . Un risque mon anticipé et donc en conséquence non maîtrisé peut remettre en du jour au lendemain la pérennité de l’entreprise quelles que soient sa notoriété, sa taille, son activité et même son ancienneté. La gestion des risques constitue donc un travail quotidien. Elle demande est d’ouvrir le champ d’analyse ! Il s’agit d’appréhender dans une même démarche tous les risques internes et externes de l’entreprise.

Avoir une approche totale des risques

Se lancer dans une démarche d’identification des risques doit vous amener à vous poser des questions aussi variées et hétéroclites que :

  • Le contrôle et la gouvernance de votre entreprise peuvent-ils être menacés à court ou long terme ?
  • Quels sont les risques de contrepartie qui pèsent sur votre entreprise (clients, fournisseurs, partenaires financiers, …) ?
  • Qu’est ce qui pourrait interrompre durablement votre capacité à servir vos clients ?
  • Quelle serait la conséquence d’un départ simultané de plusieurs personnes clés dans votre organisation ?
  • Suis-je certain que ceux qui engagent directement (employés) ou indirectement (fournisseurs, sous-traitants, …) ma réputation respectent les règles d’éthique que j’ai fixées ?
  • Mes systèmes d’informations sont-ils suffisamment sécurisés et maîtrisés ?
  • Quel serait l’impact à court et moyen terme d’une modification brutale de l’environnement économique (chute de l’euro, baril à 200 $…) ?
  • Les activités de mon entreprise peuvent-elles menacer à court ou long terme la santé de mes employés, de mes clients ?
  • Une fraude majeure est-elle possible ?
  • Les évolutions technologiques en cours (par ex. l’explosion des réseaux sociaux) peuvent-elles remettre en cause mon business model, faire apparaître de nouveaux concurrents, … ?

Cette liste pourrait s’allonger à l’infini… L’objectif est de passer en revue avec méthode tous les éléments critiques qui constituent mon entreprise, réfléchir aux scénarios crédibles pour en retenir une liste resserrée. Ici les mots clés sont : imagination, hauteur de vue, pas de tabou et esprit critique !

Arbitrer et passer à l’action !

Une fois les risques identifiés et caractérisés, l’étape suivante est d’être en mesure de les évaluer pour les trier par ordre d’importance. Ce travail doit être fait au plus haut niveau de l’entreprise et idéalement de façon collective. C’est clairement la responsabilité d’un comité de direction de fixer les priorités entre les risques, d’accepter tel ou tel niveau de risque puis de décider des actions à mettre en œuvre pour traiter les risques inacceptables.
En effet si beaucoup de risques ne peuvent pas être totalement supprimés (et d’ailleurs ne doivent pas l’être !), il y a presque toujours une marge de manœuvre, plus ou moins importante, pour les réduire à un niveau atteignable au prix d’un effort acceptable. Tout est ici question d’optimisation, donc de bonne gestion !
Prenons l’exemple du risque de volatilité des matières premières pour une entreprise industrielle. Un plan efficace de maîtrise de risque doit intégrer les aspects stratégiques (comment réduire à court ou moyen terme la part de cette matière première dans mes produits ?), la politique d’achat (multiplication et sécurisation des sources d’approvisionnement), l’excellence opérationnelle (optimisation des stocks, capacité à mettre à jour en quasi temps réel les prix de revient, …) et enfin si nécessaire mise en place d’outils de couverture sur les marchés.

Les outils pour s’attaquer à un risque

Ils  doivent être multiples.

  • Puis-je faire en sorte d’en réduire sa probabilité de survenance ? On parle ici de prévention. Par exemple, mettre en place un système de double signature sur les opérations de paiements pour empêcher les possibilités d’une fraude.
  • Puis-je en réduire l’impact si le risque se réalise ? Il s’agit ici de protection. Pour une entreprise d’agro-alimentaire, c’est par exemple avoir un système de traçabilité efficace qui permettra de circonscrire et identifier des produits contaminés à retirer sur un marché.
  • Est-il possible de transférer le risque à un tiers ? C’est le principe bien connu de l’assurance. Mais il peut s’agir aussi d’un transfert contractuel : la sous-traitance est une forme de transfert. Mais attention : un risque n’est jamais totalement transférable, il reste toujours un risque résiduel !

Passer du statique au dynamique !

Une entreprise évolue en permanence !

Nouveau produit, changement d’organisation, acquisition, évolution réglementaire, … : l’entreprise et son environnement évoluent en permanence. Son profil de risques également. Il est donc essentiel d’être en capacité de le réévaluer régulièrement, d’être en mesure de « capter » au plus tôt les signaux faibles, les risques émergents et d’ajuster en permanence les dispositifs de maîtrise. En un mot, être en capacité de gérer de façon dynamique ses risques !

Mettre en place un système

  • un pilote, un référent dans l’entreprise doit être en charge officiellement de l’animation du système de gestion des risques. C’est la fonction de Risk Manager qui émerge et se professionnalise actuellement en France ;
  • un cadre méthodologique et les outils associés doivent être établis et diffusés dans toute l’organisation : référentiel risque, cartographie des risques, indicateurs, systèmes de veille, …
  • les principaux processus de décision (budget, planification stratégique, investissement, …) doivent intégrer un volet gestion des risques. En d’autres termes, chaque décision clé doit être prise en prenant en compte de manière formelle et consciente des risques ;
  • enfin et surtout, l’organisation mise en place doit faire en sorte de responsabiliser l’ensemble des managers sur la maîtrise de leurs risques : du comité de direction jusqu’au chef de service. à chaque fois qu’un risque est identifié et évalué, un (ou plusieurs) responsable doit être nommé pour mettre en œuvre le cas échéant un plan de maîtrise et mettre le risque sous surveillance.

Mettre en place une démarche globale et intégrée de gestion des risques est désormais l’un des éléments clés d’une gouvernance moderne. Outre une valeur ajoutée immédiate en matière de maîtrise opérationnelle, elle permet surtout d’aligner l’ensemble des parties prenantes, actionnaires, dirigeants, employés vers un même objectif vertueux : le développement responsable et pérenne de l’entreprise !

Poisson d’avril 2021 : pas confiné, pas masqué mais…

Le poisson d’avril 2021 n’est pas confiné, pas masqué, 10km et le vaccin, qui crée tant d’inquiétudes … Le président de la République a eu la bonne idée de faire son allocution le 31 mars pour éviter les blagues. Dommage ! Il a laissé son premier ministre Jean Castex jouer les poissons d’avril 2021 devant le parlement…. Focus sur quelques blagues de ce poisson d’avril 2021 pour se détendre quelques moments.

Il faut dire que mettre l’hexagone en confinement total c’était faire apparaître des grimaces sur les visages des Français. Quant aux entrepreneurs, ils ne sont pas pour nombre d’entre eux salariés et donc le chômage partiel ne va guère dans leur trésorerie personnelle même si le gouvernement soutient leur entreprise pour qu’ils traversent cette mauvaise passe. Les dessins humoristiques et chansons vont fleurir aujourd’hui sur la toile et c’est donc l’occasion pour les artistes confinés de souligner combien ils nous manquent. Et si on attrapait le virus !!! avec l’hameçon du 1er avril !

La blague de Stack Overflow : un clavier pour copier-coller

Stack Overflow lance un clavier dédié aux développeurs qui copient régulièrement des fragments de code. « Le seul clavier dont vous avez besoin ». Une blague pleine d’autodérision forcément appréciée par les professionnels du web !

Poisson d'avril 2021 : les meilleures blagues du web - BDM
© Stack Overflow

En ce 1er avril 2021, les développeurs auront la surprise de découvrir cette notification, en bas à droite de leur écran, lorsqu’ils tenteront de copier du code sur Stack Overflow. Un moment sublime !!!

© Stack Overflow

Deviant Art se lance dans la voyance

Deviant Art présente Art Fortunes, une nouvelle fonctionnalité pour prédire votre avenir en analysant vos créations ; à grand renfort d’intelligence artificielle. On ne leur en demandait pas autant ! Dans cette période tumultueuse le prédictions vont bon train !!! Et au moins, elles rassurent !

© Deviant Art

Volkswagen, du solide pour le 1er avril

Volkswagen annonce un changement de nom : le constructeur automobile s’appellera désormais Voltswagen, pour promouvoir l’énergie électrique. C’est évidemment faux, mais de nombreux médias y ont cru… Volkswagen a en effet publié puis retiré un communiqué sur son site le 29 mars – soit 3 jours avant le 1er avril – et contacté la presse pour lui « confier » cette information. Evidement, c’est bien de vouloir monter que les voitures sont solides et que l’entreprise est cool mais arriver 3 jours avant c’était prendre les journalistes pour des rigolos. Un piège de débutant !

La blague de Wikpédia pour le 1er avril 2021

Wikipédia  veut quitter son côté austère pour nous détendre. Des informations à prendre avec des pincettes et à vérifier bien sûr.

S’il fallait attendre ce jeudi pour découvrir les blagues et canulars du poisson d’avril, la filiale américaine du célèbre constructeur allemand Volkswagen a devancé tout le monde en annonçant une fake news via un communiqué officiel et un tweet mardi 30 mars. Elle annonçait vouloir changer le nom de sa filiale en « Voltswagen of America », signe de sa conversion à l’électrique. La fausse annonce du constructeur allemand a réussi à tromper les médias, qui ont largement diffusé l’information, les analystes et même les investisseurs…

La crise sanitaire est finie ! Poisson d’avril !

Les chats, les policiers de l’avenir

La police nationale s’ouvre à de nouvelles recrues : 

Quelques astuces pour établir une forte culture d’entreprise

Lorsque les difficultés surgissent, il est naturel de se recentrer sur des valeurs sures et qui nous servent de boussole. Le plus ardu est la remise en question car la culture d’entreprise ne peut être superficielle. Elle doit avant tout être construite sur l’humain et sur des valeurs de la dignité de la vie, du respect des personnes Aujourd’hui, la culture d’entreprise est primordiale pour permettre à une société de se différencier de ses concurrents mais aussi et surtout pour attirer des talents, des collaborateurs impliqués qui considèrent l’entreprise comme faisant partie intégrante de leur vie. Cette culture d’entreprise englobe un grand nombre de facteurs. Organisation, communication, règles propres à l’entreprise… Quels sont les principaux facteurs de développement d’une culture d’entreprise ?

Les fondations de la culture d’entreprise

Afin de mettre en place les fondations d’une culture d’entreprise, élaborez un document écrit que vous remettrez à l’ensemble des salariés de la société. Ce document peut être de l’ordre de la charte, du code éthique ou encore du règlement intérieur. Au niveau du contenu, le salarié y retrouvera les valeurs prônées par la société, les règles à respecter, et également les objectifs, qu’ils soient en rapport avec les résultats de l’entreprise ou avec l’accomplissement personnel.

Afin de renforcer l’image d’une entreprise en interne, il peut être judicieux de solidifier son histoire, de mystifier les créateurs et de mettre en avant sa création. L’employé doit bien se rendre compte qu’il appartient à une entité qui possède une histoire, qui a ses propres valeurs et sa propre manière de fonctionner.

Le bien-être du salarié au centre des préoccupations

Une des principales raisons du bien-être du salarié concerne l’agencement de son univers de travail. L’agencement des locaux doit être fonctionnel, mais doit également avoir l’objectif de satisfaire les employés. Lorsque l’espace le permet, mettre en place un ou des espaces de détente ou encore aménager un espace vert (lorsque c’est possible) permet d’apporter dynamisme et positivisme dans l’esprit des salariés. Ce qui est un des facteurs de la motivation.

Les ressources humaines au cœur de la stratégie de l’entreprise

La gestion des ressources humaines doit être en cohérence avec les valeurs que la société désire exprimer à ses salariés. Cela comprend notamment des critères de promotion uniformisés. C’est-à-dire qu’à travail égal, chaque salarié recevra le même traitement que son collègue. Un traitement équitable et juste est un moyen simple de faire régner une ambiance saine, propre à une bonne culture d’entreprise. Il en va de même pour le mode de rémunération, qui doit être établi clairement dans le document écrit remis au salarié (charte, règlement intérieur…)

De plus, et afin que les salariés puissent évoluer et apprendre chaque jour, vous pouvez proposer des formations et du coaching. L’un des exemples les plus marquants est à mettre au crédit de Google, qui propose à ses salariés des salles de jeux vidéo, des séances de relaxation ou encore des professeurs de fitness au sein même de ses locaux.

Une communication interne réfléchie

Une homogénéisation de la communication interne est primordiale. Affichage, intranet et site web doivent utiliser le même langage, les mêmes mots, dans le but de faciliter l’échange et la compréhension avec le salarié. Au niveau de la communication, l’événementiel interne est important pour valoriser et faire participer les employés. Cela permet également à l’ensemble des personnes d’une entreprise d’échanger, quel que soit le poste occupé. Ces événements internes mettent tout le monde à égalité dans un milieu autre que professionnel. Donner des repères aux salariés est aussi important. La présence du logo de l’entreprise dans les locaux peut être un repère efficace au salarié pour qu’il s’imprègne de la société.

La mise en place d’une culture d’entreprise doit être effectuée en douceur. Tous les éléments ainsi abordés sont à transmettre quotidiennement et en douceur au sein de l’entreprise par les dirigeants et les managers, afin que l’assimilation par les salariés se fassent naturellement.

Doit-on travailler 50 heures par semaine en tant qu’entrepreneur ?

Consacrer sa vie au travail, est-ce l’objectif de l’entrepreneur. Sa passion pour son entreprise le conduit à ne plus compter ses heures comme finalement un étudiant qui passe des examens et qui sait que pour réussir, il devra sacrifier d’autres pans de sa vie. Mais les examens ont un temps alors que l’entreprise, elle a pour vocation à se poursuivre dans le temps. En votre qualité de chef d’entreprise, vous cumulez les heures de travail. Vos journées sont interminables, et vous affirmez que les semaines de 40 à 50 heures par semaine sont indispensables pour assurer la réussite de votre société. Et pourtant, êtes-vous absolument certain que les incalculables heures de travail sont réellement la clé de la réussite ? Les entrepreneurs ayant le plus réussi consacrent-ils réellement leur majeure partie de leur temps à leur travail ?

Le rythme de travail des entrepreneurs ayant réussi

La réussite de certains entrepreneurs, laisse rêveur et on serait enclin à appliquer les mêmes méthodes, pour s’assurer le même succès. Notamment en termes de temps de travail, il n’est pas inintéressant de regarder ce que font les entrepreneurs déjà établis. Récemment, Marck Zuckerberg, fondateur de Facebook, a déclaré aux internautes ne travailler « que » 50 à 60 heures par semaine, soit 8 à 10 heures par jour, et se ménager des week-ends. Un temps de travail qui semble relativement raisonnable au regard de la réussite de son entreprise. Mais il semble bien être l’exception qui confirme la règle.

En effet, Donald Trump a déclaré ne dormir que 4 à 5 heures par nuit, pour se consacrer pleinement à son entreprise. Les entrepreneurs français qui réussissent le mieux déclarent également travailler au moins 50 à 60 heures par semaine. C’est le cas par exemple d’Alain Afflelou, créateur des magasins du même nom, Jacques Dessange coiffeur et patron de centaines de salons ou encore Xavier Niel, PDG de l’opérateur mobile Free. Cependant, il apparaît que plus l’entreprise est importante plus le temps de travail du patron peut être réduit, car il peut davantage déléguer.

Quel temps de travail pour réussir dans votre carrière d’entrepreneur ?

Une évidence semble cependant se dégager, les 35 heures ne sont pas pour vous. La majorité des entrepreneurs qui réussissent consacrent au moins 50 heures par semaine, au moins au début , à faire réussir leur projet professionnel. En effet, les entrepreneurs doivent assurer une multitude de tâches : relationnel avec les clients, gestion de l’entreprise et du personnel, tâches administratives. Ces dernières sont particulièrement chronophages pour l’entrepreneur, on considère qu’elles représentent 25 % du temps de travail d’un entrepreneur.

Par ailleurs, le monde du travail actuel demande une réactivité sans égale, qu’il est désormais possible d’atteindre grâce aux smartphones et à l’accès internet mobile. Les investisseurs et les clients sont particulièrement exigeants sur certains points : réponses rapides aux mails quelle que soit l’heure, réactivité et adaptation de l’entrepreneur, écoute et travail en équipe. Ces valeurs demandent du temps à l’entrepreneur qui ne pourra pas se contenter seulement d’horaires de bureau. Il faut également déterminer ce qui est du temps de travail et ce qui n’en est pas. La création d’un tissu relationnel est indispensable pour un entrepreneur et même s’il ne s’agit pas de tâches de bureau à proprement parlé puisque cela consiste à participer à des repas professionnels ou des soirées, cela fait parti du temps de travail qui déborde largement au-delà des 35 heures hebdomadaires. 

Comment tester une idée ?

Vous avez une nouvelle idée de création d’entreprise ? Un concept innovant ? Ne foncez pas tête baissée, sans tester votre idée au préalable. Viabilité du projet, sondage, enquête et pourquoi pas concours, deviendront les mots d’ordre. Voici les différentes étapes qui permettent de tester une idée.

Dans cette période où les échanges sont limités par le confinement; tester son idée d’entreprise apparaît comme une gageure. Pourtant, les échanges sont cruciaux pour la tester. En effet, tout le monde reconnaît que les échanges sont une source inépuisable de créativité. Il faudra donc utiliser les visioconférences pour réunir un panel de personnes qui pourront vous permettrai de peaufiner votre projet.

Un projet qui a les pieds sur terre

Demandez-vous en premier lieu si votre produit ou service correspond à un besoin réel du marché ? Ce dernier ne doit pas s’adresser à l’ensemble des consommateurs, au risque de ne pas se démarquer de la concurrence. Visez une cible précise en définissant ses caractéristiques. Votre projet doit répondre à un ensemble de critères « L’enthousiasme créé par une idée géniale agit comme un brouilleur d’ondes qu’il faut savoir désactiver pour comprendre les besoins réels de vos futurs clients. » explique Freddy Rico, cofondateur de 1001startups dans Les Echos. Placer cette analyse au cœur de votre travail pour n’omettre aucun détail qui pourrait s’avérer avantageux.

Si l’idée vous semble prometteuse, ne la gardez pas pour vous. Parlez-en à votre entourage afin obtenir des avis et retours. Attention ! Si certains peuvent se révéler constructif, d’autres peuvent vous apparaitre comme rédhibitoire. Dans tous les cas, vous verrez si votre message est compris et les principales objections que l’on vous fera par la suite.

Les sondages pour appréhender la réalité du marché

Les sondages représentent un excellent moyen d’obtenir des données chiffrées sur votre produit ou sur les besoins d’une population. Deux méthodes s’offrent à vous :

  • Les sondages en ligne : Assez prisés dans notre ère du numérique, les sondages en ligne ont l’avantage d’être rapide et simple à réaliser pour les consommateurs qui n’ont qu’à effectuer quelques clics pour y répondre. Ils peuvent être automatisés et vous permettre d’obtenir des données précises en fonction des critères désirés.
  • Les sondages téléphoniques : ces derniers mettent plus de temps, et peuvent avoir tendance à déranger le prospect. Vous pouvez cependant davantage communiquer avec des potentiels clients et obtenir des avis plus fournis.

Veillez à ne pas biaiser les réponses de votre questionnaire à travers l’ordre et la formulation de vos questions. Faites appel à des instituts spécialisés si vous êtes débutant dans le domaine.

Prenez le temps d’enquêter sur le terrain

N’hésitez pas à enquêter sur le terrain, en pratiquant le porte-à-porte ou en interrogeant les personnes dans la zone qui vous concerne. Vous vous adressez de manière directe à votre potentielle clientèle ce qui vous permet, en plus de tester votre idée, de marquer leur esprit. L’avantage comparatif au sondage, réside dans le fait que vous percevez directement la réaction des clients face à votre proposition et leurs éventuelles critiques.
Le test concret de vos produits par les consommateurs s’avère assez utile pour obtenir des avis pertinents. Proposez à un échantillon de consommateurs, des réunions pour tester vos produits (gratuitement ou en les rémunérant) pour qu’ils émettent critiques et suggestions afin d’améliorer au mieux votre offre.

Si vous avez déjà lancé votre entreprise et qu’il s’agit d’un nouveau produit, n’hésitez pas à mettre en place un test dit « interne » en proposant aux salariés de découvrir eux-mêmes ce qu’ils vont vendre. « J’ai réuni durant deux heures une quinzaine de personnes sur les 90 que compte le siège, uniquement des femmes qui étaient dans le cœur de cible du produit. Le test portait sur le nom du produit, sa couleur, ce que cela évoque pour elle. Suite au test nous avons amélioré le concept, éliminant ce qui n’était pas pertinent » explique Claire-Sophie Haas, chef de produit alimentaire et diététique chez Juva Santé sur le site Journal Du Net.

Testez votre idée face à un jury de professionnels

Un des meilleurs moyens pour tester son idée sera de la présenter auprès d’un jury expérimenté dans l’élaboration de projets entrepreneuriaux. Plusieurs concours invitent les entrepreneurs à exposer leur projet, afin d’obtenir avis et conseils pour la mise en place de ce dernier. Les plus intéressants pour celui qui se lance finissent sur un pitch. Ils vous permettront d’avoir l’avis de ces professionnels et de bien définir le message que vous souhaitez passer… en quelques minutes.

Les aides indispensables à la survie des entreprises

Que ce soit dans l’hexagone, en Europe ou dans tous les pays touchés par la pandémie, les aides sont nécessaires pour permettre aux entreprises touchées par cette crise de surmonter cette mauvaise passe. Focus sur quelques aides indispensables à la survie des entreprises.

France : Prise en charge des coûts fixes : le dispositif sera opérationnel le 31 mars

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, et Alain Griset, ministre délégué chargé des Petites et Moyennes Entreprises, annoncent que le dispositif de prise en charge des coûts fixes sera opérationnel pour les entreprises à partir du 31 mars 2021.

Une aide exceptionnelle pour la prise en charge des coûts fixes

Le dispositif vise à prendre en charge les coûts fixes des entreprises qui ne sont pas couverts par leurs recettesleurs assurances ou les aides publiques.

Le calcul de cette aide se base sur les pertes brutes d’exploitation (EBE) selon la formule suivante : EBE = Recettes + subventions (type aide du fonds de solidarité) – achats consommés – consommations en provenance de tiers – charges de personnel – impôts et taxes et versements assimilés.

Le dispositif est calibré pour couvrir 70 % des pertes d’exploitation pour les entreprises de plus de 50 salariés et 90 % des pertes d’exploitation pour les entreprises de moins de 50 salariésdans la limite de 10 M€ sur l’année 2021.

Pour quelles entreprises ?

Le dispositif est ouvert aux entreprises fermées administrativement ou appartenant aux secteurs du « plan tourisme » (listes S1 et S1 bis [PDF – 206 Ko]) et qui répondent à toutes les conditions suivantes :

  • créées avant le 1er janvier 2019
  • réalisant plus d’1 M€ de chiffre d’affaires mensuel ou 12 M€ de chiffre d’affaires annuel
  • justifiant d’une perte d’au moins 50 % de chiffre d’affaires et éligibles au fonds de solidarité en janvier 2021 ou en février 2021.

Par ailleurs, parce que certaines petites entreprises ont des coûts fixes plus élevés et que la moyenne et insuffisamment couverts par le fonds de solidarité, le dispositif sera ouvert aux entreprises des secteurs suivants sans critère de chiffre d’affaires (mais répondant aux deux autres conditions) :

  • les loisirs indoor (salle d’escalade, bowling, etc.)
  • les salles de sport
  • les zoos
  • les établissements thermaux
  • les entreprises du secteur HCR et les résidences de tourisme situées en montagne. 

Comment bénéficier de l’aide ?

À compter du 31 mars 2021, les entreprises éligibles pourront déposer leur demande pour les mois de janvier et février 2021 à partir de leur espace professionnel sur le site impots.gouv.fr. Une attestation de leur expert-comptable sera exigée.

Pour les mois de mars et avril, la demande sera faite en mai. Le coût de ce dispositif est estimé à environ 300 M€ par mois. 

France : De nouvelles mesures fiscales pour les entreprises impactées par la Covid-19

Adaptation des modalités de paiement des acomptes d’impôt sur les sociétés (IS)

Pour prendre en compte la baisse des résultats des entreprises résultant de la crise sanitaire, le 1er acompte d’impôt sur les sociétés (IS) dû au 15 mars pourra être modulé et correspondre, à titre exceptionnel, à 25 % du montant de l’IS prévisionnel de l’exercice clos le 31 décembre 2020 (et non le 31 décembre 2019), avec une marge d’erreur de 10 %.

Dans ce cas, le montant du 2ème acompte versé au 15 juin 2021 devra être calculé pour que la somme des deux premiers acomptes soit égale à 50 % au moins de l’IS de l’exercice clos le 31 décembre 2020.

Ces modalités particulières de calcul s’appliqueront également aux acomptes de contribution sociale sur l’IS du 15 mars et du 15 juin 2021.

Cette faculté assouplie de modulation, qui peut s’exercer sans formalisme particulier, reste optionnelle. Une entreprise qui n’y recourt pas continuera d’observer les règles du droit actuel. Cette nouvelle disposition est soumise, pour les grandes entreprises (entreprise ou groupe ayant au moins 5 000 salariés ou un chiffre d’affaires supérieur à 1,5 Md€), au respect de leurs engagements de responsabilité (non-versement de dividendes notamment).

Remboursement accéléré des crédits d’impôt

Afin d’apporter une aide financière aux entreprises en difficulté, la procédure accélérée de remboursement de crédits d’impôt sur les sociétés restituables est reconduite en 2021.

Les sociétés qui bénéficient d’un ou plusieurs crédits d’impôt restituables en 2021 peuvent dès à présent demander le remboursement du solde de la créance disponible, sans attendre le dépôt de leur déclaration de résultat (« liasse fiscale »).

Ce dispositif concerne tous les crédits d’impôt restituables en 2021 et, en particulier, les crédits d’impôt créés depuis la crise (crédit d’impôt bailleurs et crédit d’impôt rénovation énergétique pour les PME  au titre de l’exercice 2020).Comment en bénéficier ?

La procédure applicable, précisée dans la foire aux questions de la DGFiP consacrée à la crise sanitaire est inchangée.

Amériques : Covid-19 : le Sénat américain approuve le plan de relance économique de Joe Biden

Le plan de relance du président américain Joe Biden a franchi samedi l’étape décisive du Sénat. Les parlementaires ont validé ce programme de 1 900 milliards de dollars destiné à aider financièrement les Américains, les États et les collectivités locales, mais aussi à lutter contre la pandémie de Covid-19. 

Après des heures de débats, de négociations frénétiques et un vote marathon sur de nombreux amendements, le Sénat américain a finalement approuvé, samedi 6 mars, le plan de 1 900 milliards de dollars voulu par Joe Biden pour relancer la première économie mondiale, frappée par la pandémie.  

« Nous avons fait un pas de géant » pour venir en aide aux Américains, a déclaré Joe Biden, après l’adoption de ce plan par le Sénat. Selon lui, les États-Unis en ont « désespérément besoin » pour sortir de la crise du Covid-19. 

« Cette loi va accorder plus d’aides à plus de gens que tout ce que le gouvernement fédéral a fait pendant des décennies », avait affirmé, de son côté, le chef des démocrates, Chuck Schumer, juste avant le vote final. 

Le plan de relance prévoit notamment des chèques de 1 400 dollars pour des millions d’Américains, ainsi que 350 milliards de dollars d’aide aux États et aux collectivités locales.

Il comprend aussi des milliards de dollars pour lutter contre la pandémie, dont 49 milliards pour le dépistage et la recherche, en plus de 14 milliards pour la distribution du vaccin. 

Son projet de 1 900 milliards de dollars serait le troisième plan d’aides exceptionnelles approuvé par le Congrès pendant la pandémie. 

Brésil : Une banque solidaire à la rescousse des entreprises brésiliennes 

Face à une crise économique et sanitaire sans précédent pour les Brésiliens, le président Jair Bolsonaro ayant annoncé que « le Brésil est en faillite » avant de rétropédaler, la solidarité s’organise au plus près du terrain. Des représentants de dix favelas s’apprêtent à lancer fin février, une banque solidaire, dénommée « la Banque du G10 » pour venir en aide aux habitants et aux entrepreneurs locaux de ces quartiers pauvres, durement touchés par les conséquences économiques et sociales du coronavirus.

Avec un capital de départ d’environ 1,8 million de reais soit un peu plus de 280 000 euros, alimenté par des « investisseurs anonymes», elle veut mettre en place notamment deux mesures symboliques : l’une permettant d’accéder à un crédit à de faibles taux pour les entrepreneurs et l’autre proposant des services bancaires de base comme l’accès à une carte de paiement. Le tiers des bénéfices de la structure financière solidaire irait d’ailleurs dans l’établissement de nombreux programmes sociaux. En réalité, c’est un véritable soutien pour cette population locale qui n’a aucune chance d’accéder au crédit traditionnel. 

Travailler la nuit : bonne ou mauvaise idée ?

Travailler de nuit ! Un certain de salariés doivent en raison de leurs métiers comme les soignants, les conducteurs de bus, de métro et des entreprises dont le rythme exige de travailler sans interruption. Si en tant qu’entrepreneur vous préférez travailler de nuit, il est reconnu comme un critère de pénibilité pour vos collaborateurs. Certaines personnes préfèrent avoir un rythme décalé au quotidien et il se peut que vous fassiez partie de ceux qui aiment travailler la nuit et que vous soyez plus performant, mais il représente aussi un risque non négligeable pour votre santé mais aussi pour l’harmonie des relations avec vos salariés. Focus sur les avantages et inconvénients.

Travailler dans le calme

Beaucoup de personnes choisissent de travailler la nuit pour ne pas être dérangé de manière incessante et pouvoir se concentrer sans perdre de temps. Les personnes stressées par le rythme souvent effréné de l’entreprise se sentent plus à l’aise une fois la nuit tombée afin de travailler dans le calme et sans être interrompues par des mails ou des demandes des collaborateurs. La nuit peut être l’occasion de vous organiser et de faire une timeline des tâches que vous avez à faire mais aussi de réaliser des taches complexes qui demandent une réflexion approfondie.

Pouvoir collaborer avec des entreprises à l’international

Lorsque vous travaillez la nuit, vous pouvez communiquer sans difficultés avec vos clients qui se trouvent de l’autre côté de la planète et ainsi vos partenaires ne doivent pas attendre parfois plus de six heures pour avoir une réponse. Ainsi le décalage avec le Japon est de 7h ou 8h. Il est 3h du matin dans l’hexagone quand au Japon la journée est déjà bien entamée  car il est 10h ou 11h. Lorsque vous êtes entrepreneur, viser et se développer à l’international constitue un vrai challenge. Avoir un contact direct mais surtout instantané peut vous aider à développer votre carnet d’adresses avec des personnes disponibles sur vos tranches horaires. Il s’agit d’une réelle opportunité pour les personnes qui souhaitent vous contacter lors de leurs heures de travail et vous pouvez ainsi user de la visioconférence qui vous permet d’avoir un dialogue instantané.

Un avantage pour la garde d’enfant

Certaines personnes qui travaillent essentiellement la nuit trouvent des avantages dans leur vie personnelle à travailler à la maison. Si vous êtes entrepreneur et parent, il s’agit d’un avantage qui peut vous aider dans votre organisation. Vous n’aurez plus besoin de faire appel à une baby-sitter pour vos enfants et surtout vous pourrez établir des liens privilégiés avec eux. Ainsi, vous pourrez adapter vos horaires et aller chercher vos enfants à l’école le matin ainsi que le soir pour leur plus grand bonheur et le vôtre sans empiéter sur votre temps de travail. Cette possibilité peut s’avérer être une solution pour les entrepreneurs/parents débordés. Bien que ce rythme puisse convenir à de nombreux dirigeants, il peut paraitre utopique et mal adapté à la réalité du chef d’entreprise.

Un danger pour la santé

Comme imaginé, travailler la nuit peut engendrer un vrai décalage particulièrement d’un point de vue physique. Le corps n’étant pas toujours habitué à ce rythme peut se dérégler et provoquer de la fatigue chronique. En dehors de ces problèmes, un décalage peut provoquer une carence en vitamine D. Dormir le jour engendre obligatoirement peu de sorties durant la journée, provoquant alors un manque de lumière naturelle. Une carence en vitamine D peut influer sur le moral d’une personne et générer des phases de déprime ou même de stress. Et puis les jurs de repos reprendre le rythme de jour peut devenir presque impossible pour certaines personnes.

Être en décalage avec son entourage

Le travail de nuit peut avoir des avantages considérables, mais il engage obligatoirement un manque de socialisation. Les entrepreneurs auront du mal à conserver leur vie personnelle à cause d’un décalage conséquent. En dormant le jour, il s’avère plus difficile de pouvoir interagir avec son entourage ou même de réussir à concilier son rythme professionnel avec sa vie personnelle. Cette manière de travailler pourra influer à long terme sur le moral ainsi que sur les relations sociales. L’entourage s’agace souvent de voir une personne dormir alors que toute le monde s’active dans la maison. Cela lui demande d’éviter de faire du bruit et crée des tensions particulièrement avec les enfants.

Avoir peu de lien avec ses salariés

En tant qu’entrepreneur, travailler la nuit peut vous donner un sentiment de marginalité, de tranquillité mais il peut être à l’origine d’un problème important pour votre relation avec vos salariés. Si vous avez fait ce choix, il n’est pas obligatoire que vos salariés fassent de même, ce qui peut entraîner des difficultés à communiquer sur des sujets importants, des dossiers. Le fait de dormir le jour peut devenir un souci pour eux, s’ils ont besoin de vous contacter ou simplement de faire un point avec vous et vous pouvez vous trouver en décalage lorsqu’il y a des dossiers urgents à traiter.

Travailler la nuit et dormir le jour est le lot de nombre d’entrepreneurs mais en faire une habitude peut avoir des effets néfastes sur votre santé ainsi que sur votre entreprise. Il n’est pas impossible de s’imposer des séances de travail nocturnes mais il s’avère préférable qu’elles restent occasionnelles. Maintenir une bonne relation avec vos salariés demeure essentiel. Être peu présent durant la journée peut générer des difficultés dans le fonctionnement de l’entreprise. À vous de trouver votre rythme avec vos limites !

© ASTE – santetravailessonne.fr

Comment reconnaître une erreur de management ?

Nul n’est parfait et lorsque l’on dirige des équipes, il arrive au manager comme aux collaborateurs de commettre des erreurs qui ont des incidences parfois regrettables. Rien de pire en termes de management que de ne pas reconnaître ses fautes. Exprimez simplement et clairement vos excuses aux salariés concernés. Inutile par contre d’en faire trop ! Avouez juste vos fautes et, si possible, faites en sorte de les réparer.

« Errare humanum est » dit le proverbe latin ! Et pourtant, il est rare que l’on avouer à soi-même ou aux autres une erreur. La nature de l’homme est ainsi faite qu’il préfère cacher ses erreurs, les ignorer et se défendre de les avoir commises. Elles sont signes de faiblesse et de maladresse et un manager croit qu’il doit être parfait et ne pas montrer les défauts de sa cuirasse.

 » Une personne qui n’a jamais commis d’erreurs n’a jamais tenté d’innover. »

Albert Einstein, Physicien allemand

Ne jamais rejeter la faute sur les salariés

L’erreur fatale pour un manager qui fait face à une situation où il a fauté serait d’essayer de se protéger en accusant son équipe à sa place. Perte de crédibilité et de confiance au sein de l’entreprise… Limitez la casse en assumant vos responsabilités !

Ne pas chercher d’excuses à vos erreurs

Voulez-vous que la faute que vous avez commise altère définitivement votre leadership ? Non ! Donc assumez pleinement votre faute sans tenter par quelques pirouettes verbales de justifier une erreur dont vous seul êtes responsable. Faire preuve de courage : voilà ce qui assoit une position de manager face aux salariés.

« C’est le propre de l’homme de se tromper ; seul l’insensé persiste dans son erreur. »

Cicéron

Ne pas tomber dans l’obsession

D’accord vous avez fait une erreur, mais qui n’en fait pas ? Ne vous appesantissez pas dessus et sachez passer à autre chose. N’oubliez pas : l’erreur est humaine… et les managers ne sont que des êtres humains !

 » Le seul homme à ne jamais faire d’erreurs est celui qui ne fait rien. »

Theodore Roosevelt

Reconnaître ses erreurs, c’est si simple

N’essayez pas de dissimuler votre faute car de toute façon tout finit par se savoir dans le petit monde d’un open-space. Un conseil : sans non plus prendre votre erreur à la légère, prenez du recul et évoquez vos fautes avec humour.

S’améliorer, c’est le challenge de l’être humain

Une erreur dans votre management peut être le symptôme d’un problème plus général dans votre façon d’animer une équipe. Profitez de cette occasion qui se présente pour réévaluer votre management et creusez vous la tête pour savoir comment l’améliorer.

Dialoguer avec les salariés, le principe de base des managers

Inutile de convoquer une assemblée générale pour discuter des erreurs produites. Vous pouvez simplement aborder le sujet avec le ou les salariés concernés. Dialoguer et écouter les salariés devrait être le principe de base des managers surtout en cas d’erreur de votre part.

Profiter de l’erreur pour renforcer la confiance avec les salariés

Savoir reconnaître ses fautes et avoir le courage de s’excuser permet non seulement de dépasser les tensions, mais aussi de créer un lien de confiance plus fort, basé sur de la sincérité.

Mettre au panier l’arrogance, une attitude de manager

Vous avez fait une faute ? Alors ce n’est peut-être pas le meilleur moment pour faire le fier ! Rangez votre orgueil quelques minutes dans votre poche et sachez rester humble face à vos salariés !

Ne pas s’appesantir sur les erreurs

Vous vous êtes excusé et vous avez cherché comment réparer vos fautes ? Vient maintenant le moment de passer à autre chose en allant de l’avant avec vos salariés.

 » Il est beaucoup plus facile de reconnaître l’erreur que de découvrir la vérité : l’erreur est à la surface, il est possible de la démêler ; la vérité repose dans la profondeur, pénétrer jusque-là n’appartient pas à tout le monde. » 

 Johann Wolfgang von Goethe