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Start-up : les clefs de la valorisation

Start-up : les clefs de la valorisation

Vous avez enfin développé votre produit, et la prochaine étape est la commercialisation. A ce stade, vous êtes convaincu de la valeur que votre start-up a contribué à créer. Mais comment convaincre vos interlocuteurs (bailleurs de fonds, associés ou partenaires commerciaux) de cette valeur ? S’il était possible de comptabiliser en litres de sueur ou de nuits blanches, le décompte serait plus facile à faire ! La valorisation d’une société est par essence un exercice complexe et souvent subjectif. Notamment dans le cadre d’une start-up, et cela en raison du caractère novateur de son business model (parfois non-éprouvé) ou des technologies développées. A partir de ce constat existe-il des méthodes et des clefs de valorisation applicables aux start-ups ? Et quelles en sont les limites ?

Comparer pour mieux valoriser

L’une des méthodes de valorisation les plus communément utilisée est celle des comparables. Cette méthode consiste à définir la valeur d’une société au regard des précédents du marché ou du secteur sur lesquel cette société est positionnée. Les variables analysées seront des données économiques (CA, résultats, EBE) d’entreprises déjà présentes sur le marché. Cette méthode, relativement simple, suppose que les projets soient comparables. Ce qui dans les faits, n’est pas courant notamment lorsqu’il s’agit d’innovation. De plus les informations nécessaires pour réaliser ce travail de comparaison, tout comme les entreprises cibles sont difficiles à trouver.

Valoriser le potentiel futur

Une approche prospective consiste à valoriser le potentiel de croissance et la performance de l’entreprise en fonction de certains indicateurs, comme les flux de trésorerie futurs, le CA ou les résultats projetés. Cette méthode suppose une validation préalable du modèle économique, et donc un début de commercialisation.

L’évaluation extra-financière

La question reste ouverte dès lors qu’il n’existe pas de précédents. Ce que l’on constate de plus en plus, c’est que les critères extra-financiers rentrent également en ligne de compte lors de l’évaluation.

Concernant l’évaluation de votre produit, il est important d’envisager le montant ou le prix psychologique qu’une grande entreprise serait prête à payer pour l’acheter plutôt que de passer du temps à le concevoir avec ses équipes (produit de remplacement). L’élément « temps », qui conditionne la mise sur le marché peut avoir un impact important. Tous les éléments qui ont concouru à l’élaboration du produit, depuis la conception, la mise en conformité, le passage de douanes jusqu’à sa pré-commercialisation peuvent être pris en compte. Des indicateurs de notoriété comme le nombre de prospects, ou de « followers » sur les réseaux sociaux pourront peser également dans la balance.

Enfin, rappelez-vous que tout n’est qu’affaire de négociations ! Un dossier de valorisation bien documenté et argumenté sera représentatif de tous les atouts de votre société face à vos interlocuteurs financiers ou autres, et montrera des gages de confiance pour ses perspectives futures.

Meilleure offre mais du mal à convaincre ?

Meilleure offre mais du mal à convaincre ?

Convaincre et obtenir la commande sont les priorités de tous les entrepreneurs. Alors comment faire si vous avez le meilleure offre mais du mal à convaincre ?

 « Au secours, j’ai la meilleure offre du marché, mais j’ai du mal à convaincre ». Une phrase anodine qui pourtant reflète une réalité fréquente pour les entreprises. Mon client me raconte ainsi : « Ça avait pourtant commencé comme dans un film : au moment où j’appelle mon prospect, il me demande de lui envoyer une offre pour 10 portables équipés pour ses techniciens, avec tout le service qui va bien…. J’ai pressuré mes fournisseurs, sélectionné les solutions les moins onéreuses, et mis mon meilleur ingénieur sur le coup. L’offre est partie par mail, 72h après la demande. Quand j’ai rappelé, mon prospect m’a confirmé que nous sommes les mieux placés, largement ! »

Alors pourquoi en a-t-il préféré un autre ?

S’il suffisait d’être le mieux disant, ce serait tellement plus facile. Quoique, à y réfléchir, on trouve toujours moins cher que soi… Mais, et surtout quand je cible PME et TPE, les raisons objectives, si faciles en apparence à identifier, sont manifestement secondaires.

Prenons un exemple simple et connu : nous ! En position d’achat (vêtement, véhicule, chaussures), choisissons-nous vraiment toujours le moins cher ?

D’ailleurs qui va essayer des bottes à 10 € ? Combien roulent en Dacia, combien utilisent Open Source ?

Le réflexe d’achat personnel est différent, en théorie, des process objectifs suivis par un acheteur professionnel en entreprise. Réellement ?

Analysons les raisons qui nous font retourner dans un magasin ou un restaurant. Facile d’accès, accueillant, pro, rassurant, original, on m’y reconnaît, ce peut être aussi pour cela qu’un chef d’entreprise fait appel à ma société pour lui fournir une solution technique !

Réussir à déclencher l’envie d’achat.

De par mon expérience, environ 15% des décisions d’achat se font réellement sur le prix. Pour ces décisionnaires-là, parler de promo, de rabais, de discount, de cadeau a un sens. Pour 15% de nos cibles !

Comment dois-je alors approcher, et convaincre, les 85% autres ? Car cet « autre », c’est une individualité, à laquelle il faudra bien que je m’intéresse, de gré ou pas… En m’intéressant à lui, je le comprends, j’identifie mieux ses motivations, et je peux appuyer « là où ça fait mal ».

Comment faire ?

S’il veut être sécurisé, je me concentrerai sur l’ancienneté de ma société, mes références et la pérennité de mes fournisseurs, les garanties que je peux apporter, mes engagements qualité, voire mes certifications. En revanche s’il souhaite se simplifier la vie, j’appuierai bien plus sur ma prise en charge de son système, le « clé en main » que j’apporte, lui facilitant la vie jusqu’au financement (si possible évolutif), sans lui prendre la tête en l’abreuvant de descriptifs techniques abscons.

 S’il est fier (imbu de lui-même, diraient certains observateurs externes, car on juge toujours négativement ceux qui se comportent différemment), je ferai appel à son avis, son expertise, le mettrai en avant, et me déplacerai moi-même, plutôt que lui envoyer un « commercial lambda », car il s’adresse aux « sous fifres » avec parcimonie. C’est d’ailleurs le genre de personnage qui me dira froidement que mon offre ne passe pas, sans donner de détail.

Et s’il est sensible aux liens affectifs avec ses fournisseurs, c’est l’opportunité pour moi de partager ses hobbies (tant pis si je hais le tennis alors qu’il en est fan, nous irons ensemble à Roland Garros !), me passionner pour les exploits de ses enfants, et ne jamais rater le moindre anniversaire. Mais c’est aussi lui qui me préviendra discrètement qu’il a reçu une offre bien plus attractive, et comme il souhaite travailler avec moi, m’orientera pour m’adapter !

En conclusion

De la comédie ou de l’hypocrisie, diront certains ? Si l’on n’est pas sincère, probablement ; le succès du vrai vendeur viendra de sa totale capacité à devenir à la fois caméléon et miroir pour son client. Si je veux apporter un plus à ma cible, je DOIS m’y adapter complètement, et non pas lui imposer mes propres sensibilités.

Mais je peux continuer à me battre sur les prix. La seule assurance que j’en retire, c’est d’écraser, encore un peu plus, mes marges.

Quant à savoir comment identifier ces motivations chez mon prospect, c’est un vaste sujet vaste, à développer …mais heureusement il existe de nombreuses formations pour devenir le numéro 1 !

Crowdfunding : comment préparer sa levée de fonds ?

Crowdfunding : comment préparer sa levée de fonds?

Une levée de fonds, cela se prépare ! Tendance forte de nos économies, le Crowdfunding ou financement participatif, est en train de devenir une réelle alternative pour les start-ups et le capital d’amorçage. L’implication du porteur de projet est essentielle dans la préparation de sa campagne de levée de fonds. Comment préparer sa levée de fonds ?

1 – Qu’est-ce que le Crowdfunding ?

Le financement participatif permet à de nombreux apporteurs d’argent d’investir de petites sommes dans des projets inscrits sur des plateformes internet particulièrement innovantes. Ces épargnants ont alors la possibilité de choisir la destination finale de leur argent (entreprise, projet créatif ou social) sous formes multiples : dons ou souscription avec contreparties en natures ou financières dits « rewards » ou « production » (Crowdfunding), sous forme également de fonds propres avec prises de participations dans le capital d’une entreprise (Crowdinvesting), sous forme de prêts rémunérés (Peer-to-Peer lending), ou encore de prêts solidaires non rémunérés (Social lending).

D’une manière générale, le terme Crowdfunding s’utilise pour désigner l’ensemble des catégories d’offres présentées ci-dessus.

2 – Prérequis

a) De toute évidence, le prérequis minimal suppose de disposer d’un réel projet, d’un besoin clairement identifié. Dans une situation de recherche de nouveaux actionnaires, il est requis de disposer d’un business plan bien ficelé, d’une expérience en adéquation avec son ambition et/ou d’une solide équipe dirigeante, d’une gouvernance et d’objectifs clairs, souvent d’un accompagnement juridique.

b) Pour gagner en efficacité et en visibilité, il est d’usage pour le porteur de projet de s’équiper de moyens de communication adaptés à une campagne sur internet : un site internet attractif et/ou un blog (envisagé au cas par cas lors de la définition de sa stratégie de communication) ; la plupart du temps une vidéo de présentation (non financière) et une présence professionnelle sur les médias sociaux ; des supports visuels ; éventuellement des interviews dans la presse, etc.

c) C’est alors que le porteur de projet pourra, parmi une multitude de plateformes, sélectionner celle qui correspond le mieux à son besoin ainsi qu’au niveau de soutien souhaité, et en solliciter l’accès.

3 – Pré-campagne de levée de fonds : phase cruciale

a) Une fois inscrit, l’implication du porteur de projet est déterminante, notamment lors de la phase cruciale qui précède le lancement de sa campagne de crowdfunding. Au cours de cette phase, il prend le temps de construire le socle minimal de sa communauté, en sollicitant très activement son premier cercle de soutiens (familial, amical, ou professionnel) à le rejoindre sur la plateforme pour le soutenir ou pour investir. Il participe ensuite à l’attraction de son second cercle de soutiens, les amis d’amis, pour finalement utiliser la plateforme pour rechercher son troisième cercle de soutiens beaucoup plus étendu.

b) Le porteur de projet met en avant auprès de ses divers soutiens la valeur ajoutée unique de son projet et il démontre ce que les contributeurs pourront attendre en retour.

c) Faute de temps et souvent d’expérience de ce nouvel outil qu’est une plateforme internet, nombreux porteurs de projets n’ont parfois pas de vision très précise quant au segment ou au territoire à cibler, aux profils de soutiens souhaités et au montant exact à lever. Le porteur de projet a donc l’opportunité d’affiner ses critères et sa stratégie grâce aux échanges qu’il sollicite au cours de cette pré-campagne de levée de fonds.

Les interactions lui permettent de tester auprès de sa communauté le montant d’argent qu’il tentera de lever.

d) Le porteur de projet peut définir une stratégie de sortie des actionnaires et des précisions quant à la liquidité des titres le cas échéant. De même, il peut s’engager sur un calendrier de reporting.

e) C’est grâce à un travail d’analyse et de distinction de sa communauté, entre les personnes qui par exemple ont simplement manifesté leur soutien par un clic sur la page du projet, et celles qui ont réellement vocation à apporter les fonds recherchés, que le porteur de projet est à même de cibler le profil particulier de membres, le territoire, voire le pays, pour réussir sa campagne de levée de fonds.

4 – Opération Marketing

a) Si le porteur de projet joue un rôle clef lors de la phase de pré-campagne, il en est de même lors de la phase de levée de fonds. Le premier vecteur de communication étant le porteur de projet lui-même, c’est par un effet boule de neige, qu’il va attirer ses cercles de soutiens.

b) Il demeure actif tout au long du processus de la campagne en animant sa communauté de soutiens financiers ou autres.

c) Cela requiert certes du temps et des moyens, mais au-delà d’une contrainte, le recours au financement participatif est pour le porteur de projet une formidable opportunité de se doter d’une communauté, de mieux la connaître, de l’analyser. Le crowdfunding contribue ainsi à accroître la fidélisation client et/ou à identifier des nouveaux clients qui feront à nouveau appel aux produits et services de la société.

d) Bien au-delà d’une levée de fonds, le financement participatif est par nature une opération de marketing.

5 – Recettes de succès pour le porteur de projet

Sur les plateformes de dons, de souscription avec contreparties (comme par exemple Ulule, Sponsume, KKBB ou Arizuka), c’est le projet en tant que tel qui prime. Il en est de même pour les plateformes de prêts solidaires (comme par exemple Babyloan ou hellomerci) dont le modèle ne repose pas nécessairement sur le principe des cercles de soutiens.

Sur les plateformes d’apport en fonds propres (comme Wiseed ou Anaxago) le projet a besoin d’être également attractif d’un point de vue financier. Dans certains cas, il peut être complexe pour le porteur de projet de communiquer sur des aspects financiers ou sur des caractéristiques trop techniques de son projet auprès des membres de son cercle restreint de soutiens. Il doit alors prouver aux investisseurs potentiels que la société opère sur le marché depuis un certain temps ou qu’elle est solide. Les pratiques de rémunération de l’équipe dirigeante sont parfois également précisées.

Nombre de ces plateformes d’apport en fonds propres, comme l’allemande Seedmatch, sont avant tout des places de marché. Je conseillerais aux porteurs de projets qui sont membres de ces plateformes de travailler leur premier cercle de soutiens, tout en veillant à mettre en ligne des supports de documentation (présentation de la société, de l’équipe, etc.) de qualité irréprochable. Une petite astuce serait de garder à l’esprit : « Pourquoi des personnes investiraient dans mon entreprise, et non pas dans celle des autres porteurs de projets membres de cette même plateforme » ?

Les plateformes doivent communiquer sur leurs pratiques responsables et fiables, et offrir des garanties en cas de fermeture. La confiance est au cœur de cet écosystème encore émergent. Elle est vitale et se nourrit d’une transparence réciproque des parties prenantes. Les plateformes, les porteurs de projet et leurs soutiens concourent ensemble à la transformation d’un lien social en un solide lien économique.

Astuce : comment bien gérer son temps ?

Astuce : comment bien gérer son temps ?

Agir dans l’urgence, rendre un dossier au dernier moment, répondre à toutes les sollicitations. Après une journée bien remplie, un sentiment de puissance envahit les quelques-uns qui ont réussi à s’en sortir. Pourtant, pour bien gérer son temps, il existe quelques astuces simples mais efficaces.

Gérer son temps :  certains pensent que s’organiser c’est une qualité innée mais la réflexion en amont est une des meilleures stratégies.

Prévoir, hiérarchiser et planifier

C’est une règle de base : chaque semaine, une liste de ce qui est à faire, la fameuse « to do list », doit être établie. Ensuite, ces tâches doivent être triées selon la matrice d’Eisenhower : ce qui est important et urgent, urgent et non important, non urgent et important, non urgent et non important. Vous devez déléguer cette dernière catégorie de tâches. Au final, l’agenda doit refléter ces priorités, ainsi que deux grands principes, qui sont de commencer par faire ce qu’on apprécie le moins et regrouper les activités. En clair, ouvrir tous les jours pendant une heure un dossier prend plus de temps que de travailler sur ce même dossier d’une seule traite. Il faut également se garder une marge, et toujours prévoir environ 30 % d’imprévu dans une semaine.

 Trier avant tout !

Fini les montagnes de dossiers sur votre bureau. Faites le tri et rassemblez les éléments similaires ensemble. Par exemple, rassemblez tous les post-it qui vous gênent, et notez toutes les informations qu’ils contiennent sur une seule feuille de papier (ou sur un document numérique afin d’éviter l’utilisation de support papier). Continuez en triant tous les autres documents sur votre bureau en les catégorisant par thématique : facture, services bancaires, informations comptables, fiscales, etc.

Petite astuce : établir un dossier pour les documents URGENTS, et ne pas hésiter à jeter les papiers qui sont manifestement inutiles, comme par exemple les enveloppes vides (ne rigolez pas, vous ne savez pas le nombre de documents désuets, brouillons, enveloppes utilisées et vides que l’on peut retrouver dans un espace de travail).

Utiliser les outils performants

De nombreuses personnes ont encore le réflexe d’imprimer des informations qui sont sur le web pour une lecture ultérieure, de peur de ne pas retrouver le lien.

Des outils internet très simples vous permettent de centraliser toutes ces informations pour les utiliser plus tard :

Et enfin pour tout ce qui est prise de note, un logiciel comme Evernote (https://evernote.com/) (Windows, Mac, Web, Mobile) est un must ! Il vous permettra de regrouper toutes vos notes, factures, photos, idées dans un même environnement. Sa fonctionnalité de synchronisation vous permettra de retrouver tout ça sur l’ensemble de vos appareils.

Fini les papiers qui s’entassent ! Optez pour des logiciels beaucoup plus simples et pratiques. Synchronisés dans le cloud, ces logiciels vous permettront de retrouver vos informations, et ce à n’importe quel endroit où vous vous trouvez.

Voici une liste de quelques apps utilisées pratiques :

  • Atrid : astrid.com
  • Any.Do : www.any.do
  • Toodledo : www.toodledo.com
  • Remember the milk : www.rememberthemilk.com

Comment déléguer, à l’heure du digital ?

Comment déléguer

A l’heure de Google et de l’IT consumerization, où de multiples outils, comme les SAAS et diverses applications collaboratives, ne cessent d’émerger sur la scène du Cloud Computing, nous pouvons très rapidement nous sentir équipés et armés face à la multitude de sollicitations numériques et digitales. En effet, on a tendance à croire, qu’avec tous ces chouettes outils plus souples, plus ouverts et plus collaboratifs, on peut tout faire soi-même… et s’organiser SEUL. Et pourtant malgré tout, vous manquez encore terriblement de temps et les choses semblent s’accélérer à un rythme effréné ? Et vous ? Avez-vous l’impression d’être sous l’eau ou de crouler sous de multiples tâches et vos innombrables to do list ! Avec de telles solutions collaboratives et largement plus ouvertes qu’auparavant, déléguer vos missions hors cœur de métier, reviendrait à démultiplier l’effet traditionnel de la délégation et à en décupler les effets positifs ! Comment déléguer, à l’heure du digital ?

 Que signifie déléguer ?!

Déléguer c’est confier à autrui, des missions que vous réalisez habituellement…Chose pas simple à réaliser, surtout lorsque vous vous êtes forgé seul et que vous avez eu la « bonne ou mauvaise » habitude de tout faire seul.

Un entrepreneur est confronté à une problématique quotidienne : comment gérer et concilier son temps et son argent : deux ressources autant précieuses l’une que l’autre et qui se font rares lorsque l’on entreprend ! En effet, les deux ressources clés d’un entrepreneur sont clairement l’argent et le temps…Il est aujourd’hui de plus en plus difficile de trouver la bonne configuration pour concilier ces deux ressources, pourtant si rares et si précieuses, lorsque l’on développe sa propre entreprise.

L’entrepreneuriat : le fruit d’une histoire collective !

J’aimerais ainsi aborder avec vous la fameuse et éternelle question de la délégation lorsque l’on est entrepreneur. Je suis convaincue que la délégation doit être abordée dès les tous premiers mois de la création d’entreprise, en commençant par exemple avec ses partenaires (communication, RP, expert-comptable…etc..).

De plus, la réussite d’un entrepreneur est une histoire d’équipe…Car ce sont vos parents, frères et sœurs, cousins, amis, profs, rencontres éphémères, proches et entourage, qui ont contribué directement ou indirectement au dessin progressif de votre beau parcours d’entrepreneur. Et oui vous n’êtes pas le produit de votre seule intelligence :-)…Je pense que l’entrepreneur se doit donc d’être humble et doit savoir s’entourer des meilleurs compétences, expertises et aussi des meilleures forces créatives.

Par ailleurs, déléguer va vous permettre de vous concentrer sur ce qui compte vraiment pour l’avancement et le développement de votre business, soit d’enfin vous focaliser sur l’essentiel. Mais aussi de disposer du tableau de bord de votre business, avec des indicateurs clés. Vous gagnerez en productivité, en temps et en efficacité, grâce à la création de processus formels et établis…

Oui, oui déléguer c’est bien…Mais Que déléguer ?

Oui oui, on le sait vous êtes déjà convaincu des vertus et bénéfices de la délégation ! Mais maintenant reste la question de savoir Que et Comment déléguer ?

 Voici une méthode que je peux vous proposer :

2 étapes clés : identifier vos tâches DEO à très haute valeur ajoutée et les tâches DUO celles à faible valeur ajoutée.

1. Les tâches DEO, à très haute valeur ajoutée, dont l’efficacité ne dépend que de vous. Identifiez-les et gardez-les !

** Daily : il s’agit des missions à haute valeur ajoutée, que vous réalisez de façon quotidienne, régulière ou récurrente.

** Essential : Il s’agit des missions essentielles à votre business, celles qui concernent directement votre expertise et qui génèrent directement des résultats et du business. Ces missions stratégiques ne peuvent être réalisées que par vous.

** Obligatoire : on entend par obligatoire, celles qui sont inévitables et tellement indispensables pour l’avancée de votre Business.

Après avoir fait le bilan de ces missions, identifiez ces tâches DUO, celles dont vous confierez la réalisation à une tierce personne.

2.les tâches DUO, à faible valeur ajoutée, identifiez et déléguez-les !

** Daily : il s’agit de tâches quasi quotidiennes ou récurrentes (tous les 15 du mois ou fin de mois)

** Unessential : car elles ne concernent pas votre cœur de métier directement, bien qu’indispensables, voire inévitables pour le fonctionnement de votre Business.

** Obligatoire : des tâches ou missions, qui sont indispensables, bien que à faible valeur ajoutée, mais fondamentales pour le bon avancement de votre business. Par exemple, la facturation de vos clients tout simplement et la préparation de votre comptabilité.

Ces missions DUO deviennent ainsi des tâches importantes, mais sortant clairement de votre expertise, et pouvant donc être réalisées par une personne ne maîtrisant pas votre Business, deviennent des tâches aisément délégables.

Prenons l’exemple des Relations Presse : oui, en tant qu’entrepreneur, vous disposez d’un très bon réseau et vous êtes sans doute un excellent communicant, mais cela ne signifie pas que vous avez le temps, ni l’énergie ni de communiquer de façon quotidienne aux journalistes…Bref à chacun son expertise !

Comment déléguer pour multiplier sa productivité et booster son Business ?

1. Créer un Kit de délégation pour votre partenaire ou collaborateur qui réalisera cette nouvelle mission « DUO » :

** Cadre précis et détaillé de la mission DUO avec 1 objectif final clair : Que souhaitez-vous atteindre comme résultat Final ?

** Définir les responsabilités de votre partenaire ou collaborateur

**Méthode et process détaillé pour réaliser cette mission DUO

** Les moyens et outils nécessaires pour réaliser cette mission

** Un calendrier et son planning imparti avec des objectifs et sous objectifs datés, réalisables, réalistes et concrets

2. S’outiller pour déléguer facilement !

Quelques exemples d’outils pratiques pour vous aider à créer un écosystème fonctionnel pour démultiplier et accélérer les effets positifs de la délégation (efficacité, productivité, rapidité) :

Assigner des tâches à vos partenaires ou collaborateurs : Wunderlist / producteev / nozbe / podio / trello / symphonical / Google Drive

Faîtes vos choix et bonne délégation !

Le SMO : technique de référencement non négligeable

SMO

Les différents outils pour tirer le meilleur parti de son référencement se multiplient constamment et les réseaux sociaux apparaissent de plus en plus comme une solution simple et peu coûteuse pour maximiser son référencement sur internet.

La SMO (Social Media Optimisation ou optimisation des médias sociaux) consiste à mettre en ligne des contenus optimisés pour le référencement sur différents médias sociaux. Il y a encore peu de temps, une entreprise n’avait qu’à se focaliser sur son SEO (référencement naturel sur les grands moteurs de recherche) pour avoir une bonne visibilité sur le net. Aujourd’hui, un profil d’entreprise sur un réseau social est parfois plus payant en termes de référencement que le site internet de l’entreprise ! La tendance serait-elle en train de s’inverser ?

Les raisons d’utiliser le SMO ? 

Elles sont nombreuses et font partie des principes de base de la communication.

Entrer en contact avec des prospects, développer davantage votre e-réputation, susciter l’intérêt de votre communauté pour qu’elle partage à d’autres vos informations, mettre en valeur vos contenus web, obtenir des backlinks (lien entrant, lien arrivant, lien externe ou lien retour, les backlinks sont des liens hypertexte qui permettent d’envoyer un internaute d’un site web vers un autre site web).  mais surtout développer votre référencement web. 

Mais avec rigueur et donc d’établir un planning ! 

Il vous faudra mettre en place des actions sur votre site web (boutons de partage, liens, etc.), mais aussi sur les réseaux sociaux (communiquer avec votre communauté, curation de contenus, etc.).

Pour optimiser votre stratégie SMO, 5 actions incontournables :

  1. Créer du contenu qui se partage
  2. Encourager le partage sur les réseaux sociaux (boutons de partage…)
  3. Favoriser le partage de vos contenus sur divers supports (Slideshare, Youtube…)
  4. Devenir un expert reconnu 
  5. Communiquer sans cesse avec votre communauté

Le SMO prend de l’ampleur

L’importance du SMO ces dernières années n’est pas négligeable et de nombreuses campagnes de publicités virales, lancées sur le web l’ont prouvé. Il est néanmoins essentiel de bien différencier les deux approches. Le SMOse base essentiellement sur la bonne volonté du client. Si ce dernier est conquis par l’opération commerciale de l’entreprise, il va spontanément « partager » ou « share », « liker » ou « retweeter » la campagne sur les différents réseaux sociaux.

De plus, les moteurs de recherche utilisent les réseaux sociaux, non pas comme proposant de simples liens vers une page web mais bien comme une source d’analyse et de détection. Le SMO est donc devenu un critère de pertinence à part entière.

Le SMO ne remplace pas le SEO

Pour autant, cette nouvelle notion ne remplace pas le SEO, elle la complète ! Si le SEO signifie optimiser son positionnement sur Google, SMO signifie optimiser sa visibilité sur les médias, et surtout, sur les réseaux sociaux. Il est vraiment important de dissocier SEO et SMO : être très visible sur les réseaux sociaux ne signifie pas forcément d’être bien référencé sur Google, et inversement. On peut donc dire que le SEO et le SMO se complètent mais ne se chevauchent pas.

Facebook et Twitter sont donc de bons routeurs de trafic mais restent de mauvais sites sources en termes de SEO direct . En effet, une majorité des contenus sont en accès restreint. Cependant, de plus en plus d’utilisateurs s’inscrivent sur ces réseaux sociaux et ont donc accès à ces plateformes sans passer par des moteurs de recherche traditionnels. Une (r)évolution est-elle en marche ?

Quel compte pro choisir ?

Un compte pro ne possède pas les mêmes enjeux qu’un compte perso. Avant de vous précipiter tête baissée vers une banque traditionnelle ou/et en ligne parce que vous avez entendu parler d’elle par un de vos amis ou bien parce qu’elle multiplie les publicités sur tous les canaux médiatiques, mieux vaut vous poser les bonnes questions en amont et bien cerner les besoins auxquels vous souhaitez qu’elle réponde. Il ne suffit pas en effet de se fixer sur le premier nom qui vous vient à l’esprit pour vous décider.

Il faut d’abord prendre en compte que la banque pro reste le socle sur lequel s’appuie toute entreprise et elle doit pouvoir suivre son rythme. Ainsi, la réactivité représente souvent une des bases pour une banque pro car vous ne pouvez pas passer votre temps à attendre les réponses de votre chargé de clientèle. Certaines banques proposent des délais de réponse aux questions qui sont trop longs et doivent automatiquement être exclues de vos choix. Vous pourriez à défaut rater des opportunités ou encore être obligé de faire appel à des solutions non adéquates pour laisser passer une créance.

Avoir accès à vos comptes 24H/24

La consultation des comptes doit, bien entendu, être aisée car vous y ferez souvent appel pour contrôler votre trésorerie. Vous devez ainsi pouvoir consulter les entrées comme les sorties de manière constante. Il est bien connu qu’un entrepreneur consulte plusieurs fois par jour son compte. Il vous faut ensuite vérifier que votre conseiller est très souvent disponible car certaines questions ne peuvent parfois pas attendre. La proximité avec le responsable du compte est primordiale pour un compte pro. On sait qu’il existe beaucoup de turn-over dans les banques mais le chargé de clientèle doit veiller à répondre sans attendre ou la banque doit avoir mis en place un processus qui offre une ouverture large de dialogues.

Une banque qui comprend les problématiques

La vie d’une entreprise étant loin d’être un long fleuve tranquille, il ne suffit pas que la banque soit là lorsque la trésorerie est au beau fixe mais aussi dans les moments où les retards de paiement peuvent engendrer une demande spéciale de découvert ou une facilité de caisse ou une demande de crédit exceptionnel. Ainsi, si une opportunité se présente à l’entrepreneur, la banque ne doit pas être frileuse mais aussi accepter de prendre des risques pour permettre à l’entreprise de développer sa croissance et de l’accompagner.

Les autres critères de choix

Vous pouvez observer les avantages et les services que chaque banque propose comme la gratuité de certains services. Comme la carte bancaire, l’ouverture du compte… Certaines banques font une offre de bienvenue pour l’ouverture du compte, d’autres proposent la gratuité de la carte, d’autres des modifications de plafond de carte bleue selon les besoins de l’entrepreneur alors que d’autres facilitent les découverts autorisés et ne sont là que pour le supprimer au moindre incident. Il existe aussi celles qui incluent un pack d’assurances et d’assistance gratuit.

Les tarifs bancaires

On le sait un sou est un sou et cela d’autant plus quand on dirige une entreprise :  ainsi la suppression des frais de tenue de compte, paiement sans frais partout dans le monde, quotas de retraits gratuits hors zone euro, aucun frais caché, assurances voyage incluses, cartes bancaires internationales, virements à l’étranger, paiements sécurisés, … doivent être étudier. Pour comparer les tarifs et connaître la meilleure banque pour ouvrir un compte, il existe des comparateurs en ligne et grâce à eux vous vous rendrez compte que les frais de tenue de compte varient du simple au triple sans réelle raison.

L’ouverture du compte en quelques clics

Les banques proposent les mêmes services aux professionnels qu’aux particuliers : carte bancaire, chéquier, RIB, accès en ligne au compte, assurance, relevés bancaires, etc. Ce qui fait la différence (en dehors des tarifs), ce sont les services supplémentaires qu’elles proposent ou ne proposent pas comme certaines banques en ligne qui ne mettent par exemple pas de chéquier à disposition, ce qui s’avère complexe dans certaines situations de la vie professionnelle.

Les autres possibilités

Certaines banques proposent des services supplémentaires qui peuvent être utiles pour une entreprise comme le crédit ou l’affacturage. Il en est de même pour le financement. La plupart des banques pros en ligne ne permettent pas d’obtenir un crédit professionnel ou encore de bénéficier de l’affacturage ou du leasing. Seules les banques traditionnelles offrent parfois cette opportunité.

Signez vos documents à distance

signature électronique

Pour assurer l’accroissement de la dématérialisation des échanges, les entreprises vont devoir se procurer des solutions de signature électronique. Quelques éléments pour en savoir un peu plus…

La crise sanitaire a mis en exergue que signer à distance est indispensable pour continuer à réaliser les  actes administratifs ou commerciaux, et permettre à l’entreprise de fonctionner en raison des différents confinements..

Selon une enquête sur l’évolution des usages de la signature électronique en France, réalisée en janvier 2021 par YouGov pour Universign, 26 % des entreprises ont adopté une solution de signature électronique depuis le début de la crise sanitaire. Parmi elles, 49 % l’ont utilisée pour parapher des document réalisés dans le cadre de ventes et 41 % pour des documents liés aux ressources humaines. Cependant, pour les petites entreprises, il existe encore des progrès à faire 41% sont des PME, 53 % des ETI, et seulement 25 % des TPE.

La dématérialisation croissante des documents permet aujourd’hui aux entreprises d’accélérer et d’optimiser les échanges d’informations qu’elles ont avec les administrations, les banques ou d’autres entreprises. Parmi les possibilités d’échanges à distance ouverts désormais aux entreprises, on peut citer la réalisation d’une déclaration sociale ou fiscale, la réponse à un appel d’offres ou encore le pilotage de ses opérations bancaires. Les échanges interentreprises vont se transformer en raison de la dématérialisation : envoi de factures électroniques, signature des contrats pour la mise en place d’un mandat de prélèvement …

Quelle est sa valeur juridique ?

Selon l’article 1366 du Code civil : « L’écrit électronique a la même force probante que l’écrit sur support papier, sous réserve que puisse être dûment identifiée la personne dont il émane et qu’il soit établi et conservé dans des conditions de nature à en garantir l’intégrité. »

La signature électronique a la même valeur qu’une signature manuscrite en France comme dans le reste de l’Union européenne, depuis l’année 2000. Toutefois, ainsi que le précise le décret n° 2017-1416 du 28 septembre 2017 relatif à la signature électronique seule la signature électronique qualifiée est l’équivalent d’une signature manuscrite. Dans le cadre de la commande publique, une signature électronique avancée répond à ces conditions.

Standard européen depuis le 1er juillet 2016, l’eIDAS a fourni un cadre légal et pratique à son utilisation et a également harmonisé les règles régissant les signatures à l’échelle de toute l’Union européenne.

Ce règlement européen définit trois niveaux de sécurité : standard, avancé et qualifié. Les niveaux  » avancé  » et  » qualifié « , qui font intervenir un tiers de confiance (le prestataire de la solution de signature électronique), sont les plus recommandés pour les entreprises. Ils sont parfaitement fiables devant les tribunaux, parce qu’ils garantissent l’identité des signataires d’un document, tout en respectant la Règlementation Européenne sur la Protection des Données (RGPD).

Source France num Le portail de la transformation numérique des entreprises

Mettez-vous aux normes européennes ! Sécurisation du processus

Pour leur validité, ces applications à distance nécessitent d’authentifier la signature de votre entreprise. Il faut également garantir l’intégrité de l’acte signé. Il est donc nécessaire pour l’entreprise de disposer d’un certificat et d’une application numérique dédiée à la signature électronique. Apposer une signature engage le signataire. Aussi, les certificats de signature électroniques sont-ils nominatifs et délivrés à une seule personne physique dûment identifiée (comme une carte bancaire).  L’entreprise doit prévoir et se procurer un certificat par personne habilitée à signer au nom de la société. Le titulaire d’un certificat qui signe un document est ainsi personnellement engag. Il est donc seul à pouvoir l’utiliser. Les règles à respecter pour ces processus d’authentification et de signature sont définies par les pouvoirs publics dans le Référentiel Général de Sécurité (RGS).

La profession bancaire a adopté ce RGS. Il nécessite des degrés de sécurisation différents selon le type d’opération, caractérisés par une, deux ou trois étoiles. Le RGS 1 est par exemple celui utilisé dans la mise en œuvre de la télé-déclaration des impôts pour les particuliers. Le RGS 2 exige entre autres que le certificat soit remis à l’utilisateur sur un support physique (clé USB sécurisée). C’est le standard actuel demandé pour les échanges entre les entreprises et les administrations 

Qu’est-ce que la signature électronique ?

La signature électronique est un processus qui garantit l’intégrité d’un document électronique et d’authentifier l’auteur, comme pour la signature manuscrite d’un document papier. Elle a la même valeur légale qu’une signature manuscrite. Elle se différencie de la signature écrite par le fait qu’elle n’est pas visuelle, mais correspond à une suite de caractères.

Quel type de signature électronique utiliser ?

Le choix du niveau de signature, tel que défini par l’eIDAS, dépend de l’usage, et de l’enjeu du document à signer. En cas de litige, plus votre signature aura un niveau de fiabilité fort, plus il sera difficile de contester la validité de l’acte signé et les engagements qu’il contient. Selon les cas on choisira le niveau de sécurité adapté.  

Quelques solutions numériques pour signer numériquement

Oodrive sign (précédemment Sell&Sign) 

Docusign 

LiveConsent 

Yousign 

Eversign 

UniverSign, 

Docage,

Connective, 

SignRequest, 

Embaucher un salarié : la période d’essai

Embaucher un salarié (2) : la période d’essai

Vous pensez avoir sélectionné le bon candidat au poste et vous souhaitez l’embaucher un salarié en CDI; ce fameux poste que vous avez bien identifié grâce à l’analyse approfondie de vos besoins, associée à la lecture attentive de la nomenclature des emplois de votre convention collective.

Mais vous préférez passer par la phase fiançailles, autrement dit la période d’essai. Comment faire ?

Un régime juridique fixé par le code du travail et la convention collective


Au terme de l’article L. 1221-19 du Code du travail, le contrat de travail à durée indéterminée peut comporter une période d’essai dont la durée maximale est :

  • de deux mois pour les ouvriers et les employés ;
  • de trois mois pour les agents de maîtrise et les techniciens ;
  • de quatre mois pour les cadres.

Si le contrat de travail (ou la lettre d’engagement) prévoit une période d’essai, il doit en préciser la durée en respectant ces limites.

Si votre convention collective de branche le permet vous pourrez renouveler une fois la période d’essai, sans dépasser :

  • 4 mois pour les ouvriers et employés, 
  • 6 mois pour les agents de maîtrise,
  • 8 mois pour les cadres.

Le principe du plus favorable pour le salarié

Quand la convention collective, que vous allez devoir consulter (lecture incontournable et toujours très plaisante), prévoit des périodes d’essai plus courtes, c’est en principe plus favorable pour le salarié. Or le plus favorable bénéficie toujours au salarié (principe de base du droit du travail, à mémoriser soigneusement).

Si la convention collective prévoit une période d’essai plus longue, oubliez la, et appliquez seulement le code du travail.

Ainsi, par exemple, la convention collective du commerce de gros à prédominance alimentaire, conclue avant le 26 juin 2008, prévoyait valablement une période d’essai d’un an pour les cadres. La cour de cassation a invalidé ce délai, pourtant légalement admissible en estimant qu’il était trop long et donc « déraisonnable ».

L’exception qui confirme la règle

Mais comme le droit est une matière subtile…. votre convention collective de branche pourrait valablement prévoir une durée d’essai plus longue… si elle a été conclue avant le 26 juin 2008 ! Que c’est compliqué !

Restez donc toujours dans le raisonnable, en gardant présent à l’esprit que la finalité de la période d’essai est, pour l’employeur d’évaluer les compétences du salarié dans son travail, et pour le salarié d’apprécier si le poste lui convient.

Et justement, si cela ne convient pas, à l’un ou à l’autre, que se passe-t-il ?

La période d’essai peut être rompue sans avoir à énoncer de motifs, sans procédure particulière, et sans avoir à respecter un préavis autre que celui spécifiquement prévu pour une rupture de période d’essai. Tel est l’avantage premier de la période d’essai, qui permet de rompre sans grandes formalités.

Mais une telle liberté se gagne. Comment ?

Il faut tout simplement avoir prévu la période d’essai, de bonne durée, et la possibilité de la renouveler, dans le contrat de travail. Une période d’essai écrite noir sur blanc, par conséquent, et un contrat de travail signé avant que le salarié démarre sa prestation.

Il faut aussi, en cas de renouvellement de la période d’essai (dans les limites précitées, à savoir autorisé par accord de branche et prévu expressément dans le contrat de travail) recueillir le consentement express du salarié pour le renouvellement.

Le ministre du travail a admis dans une réponse ministérielle du 1er mars 2011, la validité du renouvellement de la période d’essai par courrier électronique, si l’accord exprimé par le salarié est clair et non équivoque (rappelons ici que la loi du 13 mars 2000 relative à la signature électronique, confère à l’e-mail le caractère d’un élément de preuve écrite. Un message électronique est donc recevable au même titre qu’un courrier).

A savoir enfin : la rupture de la période d’essai impose à l’employeur de régler les salaires dus et l’indemnité de congés payés, ainsi que de remettre au salarié un certificat de travail et une attestation Pôle emploi. Si le salarié remplit les conditions d’affiliation requises, il a droit, en cas de rupture de période d’essai, au versement de l’allocation-chômage.

Les aides à l’embauche des TPE

Les aides à l’embauche des TPE

Pour les TPE, les aides à l’embauche sont nombreuses en 2022. Toutefois, ces aides restent difficiles à obtenir et leur montant n’est pas toujours très convaincant. Pour pallier cette défaillance, nous avons sélectionné de vraies aides à l’embauche accessibles et aisément réalisables pour les TPE.

Commencer par la POE

La préparation opérationnelle à l’emploi (POE) permet à l’entreprise de former un collaborateur sans le rémunérer. Grâce à cette formation, votre futur collaborateur sera opérationnel lorsque vous l’embaucherez. Financé entre 5€ et 8€ de l’heure par le Pôle Emploi et des organismes de formations, cet accompagnement formateur peut s’étendre à 400 heures : cette aide n’est pas négligeable car elle représente environ 3200€.

De cette manière, votre entreprise pourra embaucher un collaborateur n’ayant pas forcément les compétences nécessaires pour le poste concerné car non seulement il sera payé mais en plus il ne coûtera pas un sou à votre entreprise durant sa période de formation.

 Néanmoins, si vous sollicitez cette aide, votre entreprise devra s’engager à recruter le collaborateur en CDD pour une durée de 12 mois ou en CDI à l’issue de la période de formation.

Le contrat d’apprentissage

Il donne la possibilité aux entreprises ou TPE d’embaucher de jeunes gens âgés de moins de 26 ans avec le double objectif de les aider à obtenir un diplôme professionnel et de bénéficier d’un soutien de l’État. En effet, votre TPE peut demander une aide régionale allant de 1000€ à 1500€. De plus, votre TPE peut obtenir un crédit d’impôt compris entre 1600€ 2200€ si elle est imposée sur son bénéfice réel ou exonérée comme c’est le cas des entreprise nouvelles, des jeunes entreprises innovantes ou des entreprises implantées en ZFU ou en Corse.

Pour une TPE, recruter un jeune en contrat d’apprentissage vous offre une exonération totale des charges sociales qui vous permet de rémunérer votre jeune collaborateur à 50% du SMIC (suivant son âge). Une aide exceptionnelle pour les contrats conclus entre le 1er juillet 2020 et le 30 juin 2022 dont le montant s’élève à 5.000 € pour un apprenti de moins de 18 ans, et à 8.000 € pour un apprenti de 18 ans et plus, le décret précise que ce deuxième montant de 8.000 € s’applique à compter du premier jour du mois suivant le jour où l’apprenti atteint ses 18 ans. L’aide est versée à l’employeur chaque mois lors de la 1re année du contrat d’apprentissage

Le contrat de professionnalisation

Dans le cadre du « plan de réduction des tensions de recrutement », le Gouvernement met en place une aide exceptionnelle au recrutement de demandeurs d’emploi de longue durée en contrat de professionnalisation, jusqu’au niveau master et pour toutes les entreprises (décret n°2021-1404 du 29 octobre 2021).

L’aide financière s’adresse à tous les employeurs de droit privé et les établissements publics industriels et commerciaux assujettis au financement de la formation professionnelle continue, ainsi que les entreprises d’armement maritime qui concluent un contrat de professionnalisation avec un demandeur d’emploi de longue durée.

L’aide financière est de 8 000 euros maximum pour l’embauche des demandeurs d’emploi qui remplissent les conditions à la date de conclusion du contrat de professionnalisation pour la première année d’exécution de chaque contrat de professionnalisation conclu avec un demandeur d’emploi de longue durée entre le 1er novembre 2021 et le 31 décembre 2022.

Contrat unique d’insertion et contrat initiative emploi dans le secteur marchand (CUI-CIE)

Ce contrat concerne exclusivement les employeurs affiliés au régime d’assurance chômage et rencontrant des difficultés sociales et professionnelles d’accès à l’emploi.

Avec les CUI et CIE, vous pouvez percevoir une aide mensuelle de l’État dont les taux de prise en charge, déterminés par un arrêté préfectoral, s’élèvent au maximum à 47% du SMIC horaire brut.

Le contrat de génération

Cette aide à l’embauche rend plus accessible l’emploi en contrat à durée indéterminée (CDI) des jeunes, favoriser le maintien dans l’emploi des séniors et assurer la transmission des savoirs et des compétences. Ce contrat de génération consiste dans la mise en place d’un binôme de salariés : un jeune de moins de 26 ans en CDI et un senior âgé de 57 ans minimum. En échange de cette aide à l’embauche, l’entreprise s’engage à former le jeune salarié grâce à l’expérience du salarié senior. Si le binôme constitué par vos soins dure 3 années, les aides apportées à l’employeur peuvent aller jusqu’à 12000€.

L’emploi d’avenir

Créé pour faciliter l’insertion professionnelle et l’accès à la qualification de jeunes de 16 ans à 26 ans sans emploi peu ou pas qualifiés. L’emploi d’avenir se situe dans le cadre d’un contrat unique d’insertion suivant le secteur non marchand ou le secteur marchand de l’employeur.

Cette aide de l’État s’élève à 75% du SMIC horaire brut dans le secteur non marchand et à 35% dans le secteur marchand. Accordée pour une durée allant de 12 à 36 mois, cette aide ne peut excéder le terme du contrat de travail.

Comme vous l’avez sans doute compris, il n’existe pas encore de dispositif d’aide à l’embauche miracle. Les aides dont vous pouvez disposer diminuent le coût d’une embauche, mais elles ne vous permettent pas de payer la moitié ou les 2/3 du salaire du salarié embauché.