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De l’aménagement du territoire à l’innovation

La zone d’implantation ou le secteur d’activité peuvent faire bénéficier l’entreprise d’exonération d’impôts sur leurs bénéfices.

Les entreprises peuvent bénéficier de régimes d’allègements d’impôts sur les bénéfices qui pour la plupart sont liés au lieu d’implantation de l’entreprise, d’où l’importance pour les créateurs de connaître les zones éligibles. Par ailleurs, l’activité de la société, et notamment dans le domaine de l’innovation peut donner lieu à des exonérations temporaires d’impôts sur les bénéfices.

Des entreprises nouvelles…

Les entreprises nouvelles qui se créent dans certaines zones du territoire peuvent bénéficier d’une exonération d’impôts sur les bénéfices et/ou d’impôts locaux. Ces entreprises doivent être réellement nouvelles (pas de reprise ou d’extension d’entreprise préexistante, ni de concentration ou de restructuration). Elles doivent être créées dans les zones d’aide à finalité régionale (la liste des communes éligibles est fixée par décreti). L’exonération est réservée aux entreprises, dont les moyens humains et matériels sont implantés en zone, qui relèvent d’un régime réel d’imposition et qui exercent une activité éligible. L’exonération totale d’impôts sur les bénéfices (IR ou IS et IFA) est totale pendant 24 mois et suivie d’un abattement de 75 %, 50 % et 25 % sur les bénéfices réalisés au cours des 3 périodes de 12 mois suivants. Elles bénéficient également d’une exonération d’impôts locaux (contribution économique territoriale et/ou de taxe foncière) pendant 5 ans. Par ailleurs, la création ou la reprise d’une entreprise (de moins de 10 salariés) dans les zones de revitalisation rurale dont la liste des commune est arrêtée par décrets ou arrêtésii ouvre également droit à une exonération totale d’impôts sur les bénéfices (IR ou IS) pendant 5 ans suivie d’abattement de 75 % la 6e année, 50 % la 7e année et 25 % la 8e année et d’impôts locaux pendant 5 ans.

…aux zones franches urbaines

Les entreprises qui se créent ou s’implantent dans les zones franches urbainesiii (activités existantes, nouvelles ou transférées dans les zones) bénéficient également d’une exonération d’impôts sur les bénéfices (IR ou IS et IFA) totale pendant 60 mois suivie d’un abattement de 60 % de la 6ème à la 10e année, 40 % pour la 11e à la 12e année et 20 % pour la 13e et 14e année. Le bénéfice exonéré ne peut excéder 100 000 € par période de 12 mois1. Elle s’accompagne d’une exonération temporaire d’impôts locaux de 5 ans. L’entreprise doit être une PME de moins de 50 salariés réalisant un CA ou un total du bilan < à 10 M € et doit disposer d’une implantation matérielle, de moyens humains et exercer son activité en ZFU. Les contribuables non sédentaires exerçant une partie de leur activité hors zone sont exonérés s’ils emploient au moins un salarié à temps plein dans les locaux affectés à l’activité ou s’ils réalisent au moins 25 % de leur CA avec des clients situés en zones.

…en passant par les bassins d’emplois à redynamiser

Des régimes d’exonération très ciblés ont vu le jour afin de pallier les déséquilibres économiques de certaines régions. à ce titre, les entreprises qui créent des activités dans les bassins d’emploi à redynamiser sont exonérées d’impôts (IR, IS et IFA) à raison des bénéfices provenant des activités implantées dans ces zones pendant 84 mois. Il en est de même de celles qui exercent certaines activités dans les zones de restructuration de la défense (ZRD) délimitées par l’arrêté du 1er septembre 2009. L’entreprise bénéficie d’une exonération d’impôts sur les bénéfices (IR ou IS) totale pendant 5 ans suivie d’un abattement dégressif de 2/3 la 6e année et d’1/3 la 7e année, d’une exonération d’impôts locaux pendant 5 ans et enfin d’un crédit d’impôt de cotisation foncière des entreprises de 750 € par salarié employé depuis au moins 1 an, réservé aux entreprises de moins de 10 salariés.

Des régimes d’allègements d’impôts sur les bénéfices liés à l’innovation

Les Jeunes Entreprises Innovantes

Les entreprises qui réalisent des projets de recherche et de développement peuvent prétendre au statut de jeunes entreprises innovantes (JEI) auquel est attaché un dispositif de faveur. Sont visées les PME (moins de 250 salariés, CA < 50 M € ou total du bilan < 43 M €,) créées depuis moins de 8 ans dont le capital doit être détenu à hauteur de 50 % par des personnes physiques. Elles doivent engager des dépenses de recherche représentant au moins 15 % des charges fiscalement déductibles.

Les Jeunes Entreprises Universitaires

La Jeune Entreprise Universitaire (variante de la JEI) permet d’obtenir les mêmes avantages. Elle répond aux mêmes conditions que la JEI (sauf celle relative aux dépenses de recherche). Par ailleurs, son capital doit être détenu à hauteur de 10 % par des étudiants, des titulaires d’un doctorat depuis moins de 5 ans, d’un master ou qui exercent une activité d’enseignement ou de recherche. Enfin son activité doit consister en la valorisation des opérations de recherche de ces mêmes personnes. L’exonération d’impôts sur les bénéfices (IR ou IS) est alors totale pendant 36 mois suivie d’une exonération dégressive de 50 % pendant les 24 mois suivants au titre des exercices bénéficiaires consécutifs ou non pendant la période de 8 ans. Les impôts locaux sont, quant à eux, exonérés pour 7 ans.

Les pôles de compétitivité

N’oublions pas les entreprises qui participent à un projet agréé implantées dans une des zones de recherche d’un pôle de compétitivité qui bénéficient également d’une exonération d’impôts locaux pendant 5 ans et, d’impôts sur les bénéfices, mais seulement pour celles dont le projet a été agréé avant le 16 novembre 2009.

Décret n° 2011-391 du 13 avril 2011 qui modifie le décret n° 2007-732 du 7 mai 2007
ii Décret 2005-1435 du 21 novembre 2005 révisée par un arrêté du 9 avril 2009 et un arrêté du 30 décembre 2010
iii 1re génération : décrets 96-1154 et 96-1155 du 26.12. 1996, décrets 97-1323 et 97-1322 du 31.12.1997 et décret 2007-894 du 15.5.2007. 2e génération : décret 2004-219 du 12.3.2004 modifié par décret 2005-557 du 27.5.2005, décrets 2007-894 et 2007-895 du 15.5. 2007. 3e génération : décret 2006-930 du 28.7.2006
1 Le projet de loi de finances pour 2012 subordonnerait le régime à l’obligation d’emploi d’au moins 50% de salariés résidant en ZFU.

Le courrier publicitaire : le média de la relation client

L’envoi d’un courrier publicitaire ou promotionnel s’inscrit aujourd’hui comme l’un des moyens les plus efficaces pour développer une relation de proximité entre la marque et le consommateur. Pour en savoir plus, interview de Claire Normand-Loya, Directrice du Marché Communication Commerciale Courrier, à La Poste.

Qu’est-ce qu’un courrier de fidélisation ?

C’est un courrier qui est envoyé par une entreprise à ses clients, dans un but de créer avec son client une relation forte. Il peut y avoir une dimension transactionnelle : l’entreprise récompense le client par des bons d’achats, des promotions… Le courrier de fidélisation permet à l’entreprise de se différencier des autres marques de son secteur en créant un lien spécifique avec le client et l’encourager ainsi à rester fidèle à la marque.

A qui envoie-t-on ces courriers ?

Cela peut être aux clients qui possèdent la carte de fidélité de l’entreprise, mais pas seulement. à partir du moment où la société dispose d’une base de données de personnes identifiées comme clients et où sur laquelle l’adresse est renseignée, elle peut effectuer des envois. Mais d’abord il faut commencer par mettre en place une stratégie de fidélisation pour savoir quels clients cibler et comment… Il convient de commencer par définir le message à véhiculer et le rythme ou la saisonnalité de la communication.

Que doit contenir un courrier de fidélisation ?

Tout dépend de son objectif. Le but visé par un courrier de fidélisation peut être de faire venir le client dans le point de vente ou sur le site Internet. Des offres promotionnelles, telles que des bons de réduction ou des cadeaux, sont alors mises en avant. L’entreprise peut également chercher à entretenir la relation avec sa clientèle. Je pense ici à des marques qui envoient des cartes à leurs clients à l’occasion de leur anniversaire ou pour les fêtes de fin d’année. Le courrier publicitaire entretient une forte dimension affective entre la marque et l’entreprise. Dans une politique de développement commercial ou de rétention du client, la marque utilise en général plusieurs types de courriers de fidélisation afin d’avoir un impact plus fort.

Que peut apporter l’utilisation du courrier publicitaire pour fidéliser ses clients ?

Le courrier est un média extrêmement puissant. On a beau être dans une société marquée par la numérisation des échanges, les personnes restent attachées au média Courrier. 97 % des Français regardent leur courrier et lisent les lettres publicitaires qui leur sont adressées. Les études montrent également que la plupart des gens se souviennent des lettres qui leur ont été directement adressées (Les Français et le Courrier publicitaire – TNS Sofres 2011). Le Courrier a cet impact car c’est un média qui n’est pas saturé.

Plusieurs études ont d’ailleurs démontré que le courrier reste le moyen de communication préféré en France. Il y a un attachement fort à ce média qui garde une connotation très positive : les personnes ont majoritairement l’impression qu’ils vont y trouver des « bons plans » et des prix sur les marques qu’ils aiment. Le courrier publicitaire pour les Français est le média de l’économie et celui de l’achat malin.

Et quel est l’impact sur l‘image de l’annonceur ?

En général, les courriers sont très appréciés parce qu’ils correspondent à des offres sur des marques appréciées par le client. Cela répond aux attentes des personnes qui les reçoivent. Et la marque gagne une bonne image, celle d’être au rendez-vous des attentes de ses clients. Par ailleurs, elle inscrit son engagement environnemental, en optant pour un média responsable. Grâce à l’utilisation de papier recyclé ou issu de forêts gérées durablement, d’encres végétales et d’un imprimeur imprim’vert, son courrier est éco-conçu. De plus, l’annonceur optimise la quantité de courriers envoyés à travers un travail de ciblage approfondi grâce à nos techniques de géomarketing.

Quelles solutions propose La Poste pour accompagner les entreprises dans leurs stratégies de fidélisation ?

La poste propose des offres sur mesure, en fonction des besoins de l’entreprise. Nous pouvons les accompagner tout au long de la chaîne de leurs courriers si elles le souhaitent. Nous pouvons simplement prendre en charge l’envoi de courriers ou proposer d’autres services complémentaires.

Par exemple, nous proposons de mettre à jour les bases de données clients en rectifiant les adresses. Il faut savoir que chaque année, 12 % des personnes déménagent et donc 12 % des courriers ne peuvent pas aboutir si les bases de données ne sont pas traitées. Nous pouvons également prendre en charge la réalisation même du courrier publicitaire. Enfin, nous avons également des offres d’analyse des retours clients pour aider l’entreprise à mieux comprendre l’impact de sa communication courrier dans le but d’améliorer ses campagnes futures. Plus d’infos sur www.laposte.fr/marketing-direct

Fidélisez vos clients avec des mailings ciblés

Avec Laurent Richardeau
Directeur Marketing & Communication
DOCAPOST DPS

La Poste propose aux entreprises, Maileva, une solution simple d’envoi de courriers, fax, e-mails et SMS grâce à un simple accès Internet.

Maileva répond aux besoins de communication multicanal, sans engagement de volumétrie et avec une réactivité unique sur le marché : tous les documents déposés sur le site www.maileva.com avant 14h* sont produits et remis à La Poste le jour même.

Une solution de fidélisation

Maileva permet aux entreprises qui possèdent une base clients d’envoyer des mailings, des informations promotionnelles, des courriers de fidélisation… en quelques clics seulement. Une TPE qui dispose d’un fichier de 100 clients par exemple pourra tous les mois réaliser des micro-mailings avec un discours complètement personnalisé selon chaque segment de sa base. La solution allie facilité d’envoi, extrême réactivité et qualité d’impression. Un outil de fidélisation client déjà choisi par 10 000 entreprises en France.

Une logique multicanal

Maileva est aussi une solution de diffusion multicanal : courrier, courrier recommandé, fax, e-mail et SMS. Grâce à un simple abonnement, l’entreprise accède à l’ensemble des solutions multimédias d’optimisation de la relation client, sans investissement initial et sans minimum de volume. Il existe différentes formules d’abonnement, adaptées aux consommations de l’entreprise, qui sont ensuite facturées au nombre de messages envoyés.

Des tarifs à la demande et des coûts mutualisés

Pour les TPE&PME, cette solution présente trois avantages. D’abord la flexibilité, car toute structure peut diffuser de l’information à l’ensemble de ses clients ou partenaires 24h/24, 7j/7. Ensuite, cela évite à l’entreprise de perdre du temps dans la gestion de l’envoi des courriers en externalisant ce service. Enfin Maileva permet de réaliser des économies en accédant à des solutions d’impression mutualisées aux coûts largement inférieurs à ceux d’une réalisation en interne.
Plus d’infos sur www.maileva.com

* heure métropole, hors Destineo

Fidéliser grâce aux cadeaux d’affaires

Interview d’Anthony Ledanseur, créateur du salon Omyagué, spécialisé dans les cadeaux d’affaires hauts de gamme.

Comment fidéliser ses clients grâce au cadeau d’affaires ?

Il existe de multiples solutions pour fidéliser les clients, parmi celles-ci : offrir un cadeau. La possibilité est ouverte dans de très nombreuses situations, à chaque fois que l’on souhaite marquer le coup ou prouver sa reconnaissance : quand un client vient visiter votre entreprise, pour lancer un nouveau produit ou récompenser un coup de pouce business.

On fait également des cadeaux tout simplement parce que c’est dans notre culture de le faire, pour entretenir les bonnes relations avec les clients et pérenniser les affaires. Ou encore, à Noël afin de remercier le client de nous avoir fait confiance, ou en janvier pour signifier que l’entreprise souhaite continuer à collaborer avec le client. Ils s’offrent également pour célébrer des occasions privées, si vous apprenez que votre client vient d’avoir un bébé par exemple, ou encore pour réparer une erreur.

Prendre l’habitude d’en offrir quand vos concurrents, eux, ne font rien permet de vous démarquer et de créer une relation d’autant plus forte avec le client.

Les cadeaux d’affaires sont-ils destinés aux bons clients ?

Bien entendu on remercie davantage les clients qui gonflent son chiffre d’affaires. Mais on peut également penser à offrir un cadeau à la secrétaire ou à l’assistant qui auront mis votre dossier en haut de la pile, ou encore au comptable qui aura fait passer votre facture plus vite que les autres.

Quel cadeau offre-t-on en général ?

Le type de cadeau est très varié selon le chiffre d’affaires de l’entreprise. Ça va du stylo au voyage, en passant par les voitures… on voit de tout ! Il ne faut pas qu’il y ait d’excès non plus mais c’est sûr que, pour une entreprise qui représente 10 % de votre chiffre d’affaires, une boite de chocolat sera un peu léger comme cadeau !

Comment définir le bon cadeau ?

L’important pour cela est d’essayer de connaître au mieux ses clients. Dans la mesure du possible il faut donc sympathiser avec ses clients et apprendre à connaître les centres d’intérêts afin de pouvoir cibler au mieux le cadeau à offrir. L’objectif est de faire un cadeau à un client qui puisse réellement faire plaisir au client et qui ne sera pas redonné à un autre client après, comme c’est souvent le cas. Le choix des marques est lui aussi primordial, car en offrant un cadeau on associe son entreprise à l’image que véhicule la marque.

Comment offrir ce cadeau pour qu’il prenne le plus de valeur possible aux yeux du client ?

La remise en main propre reste la meilleure solution. Lorsque c’est impossible, il existe des services de groom pour remettre ces cadeaux. Dans ce cas, il ne faut pas oublier de passer ensuite un coup de fil et de joindre au cadeau un petit mot et une carte de visite. Vous pouvez également confier le cadeau à un de vos commerciaux qui se déplace en province et qui peut par la même occasion passer chez votre client.

Est-ce que le fait de recevoir un cadeau d’affaires peut être mal pris par le client ?

Chez nous c’est rare. Mais il faut savoir que chez les anglo-saxons ça ne se fait pas trop car ça peut être perçu comme un pot de vin. Mais en France le cadeau d’affaires est dans notre culture et si sa valeur n’est pas exagérée ça passe toujours très bien.

Comment budgétiser le poste cadeaux d’affaires ?

On conseille en général de dédier 1 % des résultats de l’entreprise à l’achat de cadeaux d’affaires. Et ce budget défini doit être séparé en trois parties : 50 % pour les clients très importants, 30 % pour les clients importants et 20 % pour les petits clients.

Quelles sont les tendances aujourd’hui dans le cadeau d’affaires ?

Auparavant les entreprises privilégiaient les cadeaux conventionnels, mais aujourd’hui elles misent à la fois sur les coffrets cadeaux et sur les produits high-tech. Offrir un coffret cadeau est très pratique lorsqu’on ne connaît pas bien son client car cela lui permet de faire son choix lui-même. Et offrir des cadeaux high-tech donne l’image d’une entreprise à la pointe. Après c’est vrai que nous sommes en France, dans le pays de la gastronomie. Le Champagne reste le cadeau numéro 1 en affaires, juste devant les coffrets gastronomiques.

Les secrets d’Ethnicia pour fidéliser ses clients

Interview exclusive d’Hapsatou Sy, fondatrice du concept Ethnicia, espaces de beauté global et sur-mesure.

Arrivez-vous à fidéliser vos clients ?

Oui, et on le voit surtout grâce à notre taux de recrutement client par le bouche à oreille. Car un client fidèle c’est un client qui nous recommande à un autre client. Avoir une clientèle fidèle est particulièrement important dans un métier comme le nôtre où 20 % de nos clients font 80 % de notre chiffre d’affaires. D’où l’importance de se concentrer tout particulièrement sur la fidélisation des clients en mettant en place des techniques de fidélisation.

Quelles sont ces techniques que vous mettez en place ?

Lorsqu’un client entre dans un de nos espaces de beauté, nous recueillons un maximum d’informations sur lui afin de pouvoir lui apporter un vrai suivi. Par exemple, une cliente qui se fait défriser les cheveux chez nous recevra 15 jours plus tard un e-mail de rappel pour lui indiquer qu’il est temps qu’elle fasse son soin. à travers de petites actions comme celles-ci, nous essayons de faire comprendre à notre cliente qu’on est soucieux d’elle et qu’elle n’est pas une cliente lambda. Je pense que c’est en gardant une relation avec la cliente dans le temps, et pas uniquement lorsqu’elle se rend dans un de nos espaces de beauté, qu’on réussit à la fidéliser. Nous fidélisons également nos clientes en créant de nouveaux besoins. Pour une cliente qui a bénéficié d’une prestation en esthétique, nous lui enverrons un petit mot lui proposant de bénéficier de nouvelles prestations coiffure.

Avez-vous créé des cartes de fidélité pour la clientèle ?

Nous avons des cartes de fidélité qui offrent des bons d’achat à consommer dans les 30 jours ainsi que des cartes V.I.B (Very important beauty) qui permettent aux clientes d’avoir accès au club et de bénéficier de réductions.

Votre clientèle est-elle homogène ou y a-t-il des différences ?

Au départ nous avions défini notre cœur de cible comme une femme de 35 ans, urbaine et active. Or nous nous apercevons que nos clientes sont des femmes de 18 à 70 ans, actives ou non. Nous avons même de plus en plus d’hommes qui viennent chez nous ! Nos clients sont très différents les uns des autres mais le seul critère qui les rejoint est qu’ils sont tous soucieux de leur apparence. Notre clientèle est très variée, mais la diversité fait partie de l’ADN du concept d’Ethnicia.

Vos techniques de fidélisation de vos clients sont-ils adaptées aux différences de chacun ?

Nous nous adressons aux clients suivant leurs habitudes de consommation et leurs besoins particuliers. Nous faisons du sur-mesure. Grâce à une analyse de chaque type de clients nous arrivons à recouper des paramètres et à faire des envois groupés à des clients qui pourraient avoir le même type de besoins ou les mêmes envies.

Les clients qui n’ont pas été satisfaits, comment les traitez-vous ?

Si un client fait une réclamation par exemple, nous faisons bien attention à y faire systématiquement suite. Nous ne pouvons pas satisfaire tout le monde, mais nous essayons.

Et comment faites-vous revenir vos bons clients ?

Nous traitons tous nos clients de la meilleure manière possible car le service client est fondamental pour nous. Je reçois mes clients comme si je les recevais chez moi, dans une ambiance chaleureuse, avec un bon café. Le client vient chez nous pour se relaxer et pour être écouté. Notre valeur fondamentale c’est le respect du client. Cela consiste à ne pas classer les clients dans des catégories prédéfinies mais à respecter ce que le client a envie d’être. Finalement notre envie c’est que la cliente se sente chez nous comme un membre de notre « famille », qu’elle ne soit pas considérée comme un simple chiffre d’affaires, mais comme un humain qui partage nos valeurs.

Avez-vous déjà fait des erreurs dans vos techniques de fidélisation de clients ?

Oui énormément. Surtout au départ puisque j’avais une méconnaissance totale des techniques qui permettent de fidéliser mes clients. Mais au fur et à mesure, j’ai observé ce à quoi mes clients étaient sensibles. Il y a également des questionnaires de satisfaction que je remets à chaque fin de prestation. Les clients nous font des suggestions qui nous permettent ensuite de construire une meilleure stratégie de fidélisation.

Comment réussissez-vous à créer un lien régulier avec vos clients ?

Nous avons pour cela créé un blog où l’on répond à nos clients et grâce auquel nous pouvons être en permanence en contact avec eux. Nous animons également une WebTV où sont diffusés des conseils de beauté. Aussi, nous sommes très actifs pour ce qui est du community management. Chaque responsable d’espace de beauté a sa propre page une page Facebook et anime sa communauté.

A travers ces outils, nous souhaitons montrer à nos clients que nous sommes soucieux de leurs attentes et que nous tâchons de leur faciliter la vie. Nos collaborateurs sont des acteurs primordiaux de la fidélisation de nos clients. Ce sont eux qui sont sur le terrain, à l’écoute de nos clients. Ils nous font régulièrement des retours pour que nous ne restions à l’affût de ce qui se passe dans la réalité de nos salons. C’est important d’être vraiment à l’écoute du terrain, et pas seulement dans une approche philosophique.

Organisez-vous des évènements pour vos clients ?

Nous organisons de plus en plus de soirées privées avec nos bonnes clientes ou avec des filles actives sur notre page Facebook. Ces soirées sont pour nos clientes fidèles l’occasion de tester nos nouveaux produits ou prestations.

Les 5 conseils d’Hapsatou Sy pour les entrepreneurs

  • Être à l’écoute. Le client est le cœur de l’entreprise. Il faut écouter ses habitudes, ses goûts, ses envies mais aussi de ses mécontentements.
  • Être présent sur internet. C’est un lieu à ciel ouvert où on peut faire ce que l’on veut et dire ce que l’on veut. Il faut y apporter des réponses car les gens se fient beaucoup à l’avis des autres consommateurs sur Internet.
  • Ne pas rester dans son bureau. En tant que dirigeant, il faut aller sur le terrain, voir comment les clients sont considérés. à vous, ils vous diront d’autres choses que ce qu’ils disent à vos collaborateurs.
  • Toujours proposer des nouveautés. Les gens aiment les innovations.
  • Être au top au niveau service. Mais ne pas confondre service et servilité.

Interview de Anne-Laure Constanza, Fondatrice de Envie de Fraises

Interview de Anne-Laure Constanza, Fondatrice de Envie de Fraises

Quel a été votre parcours jusqu’à la création d’Envie de fraises ?

Depuis toute petite j’étais passionnée par la Chine. Après mon bac, ma famille s’est cotisée pour m’offrir un billet pour Pékin. Cela a été le début de dix années de vie partagée entre la France et la Chine. J’étudiais le chinois et, en parallèle, j’effectuais des missions pour développer des entreprises sur le sol chinois. Cette vie partagée entre deux pays convenait totalement à la soif de liberté et d’aventures que j’ai toujours eu.

Qu’est-ce qui a déclenché alors cette envie de vous stabiliser en France et de créer une entreprise ?

Enceinte à 29 ans, il a fallu que je fasse alors un choix et que je me pose dans un pays. Mais j’avais tout de même envie d’aventures !

Et comment avez-vous trouvé l’idée de l’entreprise ?

L’idée est partie d’un manque. Enceinte, j’avais de folles difficultés pour m’habiller. L’offre existante était soit peu valorisante, soit hors de prix et quasi-inexistante sur le web. J’ai eu alors l’idée de créer un site qui pouvait satisfaire toutes les envies des futurs mamans et de créer une marque pour les femmes enceintes qui démocratiserait la mode future maman avec des vêtements de qualité, tendance et très accessibles en termes de prix.

Comment avez-vous lancé l’entreprise ?

Petit à petit j’ai mis en place un atelier de confection de modèles à Pékin, en démarrant ma première collection avec mes anciens partenaires chinois. Le site a été lancé en 2006. Le concept a pris très vite et, l’année de notre lancement, nous avons déjà expédié quelques dizaines de milliers de pièces.

Et comment avez-vous trouvé le nom Envie de Fraises ?

Au départ j’avais appelé la société Nuwa, du nom de la déesse de la maternité en Chine. Mais personne ne comprenait le nom, il fallait tout le temps l’épeler… Et puis un soir, en travaillant devant mon ordinateur, mon œil est tombé sur un petit bracelet que je m’étais confectionné et où j’avais inscrits « Envie de fraises ». J’ai eu un flash ! Je me suis dit que ce serait tellement audacieux et décalé à la fois d’appeler l’entreprise comme ça ! Le soir même le nom était déposé.

La production des vêtements se fait encore en Chine ?

Non, plus aucun produit n’est fabriqué en Chine aujourd’hui. Début 2008 nous avons quasiment tout relocalisé en Europe. La production en Chine n’est pas adaptée au modèle du e-commerce où il faut une grande réactivité. Aujourd’hui 80 % des vêtements sont produits en Europe, dont 80 % en France.

Comment avez-vous financé le démarrage de l’entreprise ?

Au départ j’ai financé l’entreprise avec 30 000 € obtenus en love money. Puis, en 2008, nous avons fait une première augmentation de capital de 500 000 € avec des business angels qui ont fait de belles réussites sur le web. Cette levée de fonds nous a permis de faire connaître la marque, d’améliorer notre offre et de passer un cap important.

Qu’est-ce qui a motivé ces stars du web à croire en votre entreprise ?

Ils croyaient dans le modèle économique novateur que nous avions développé avec Envie de Fraises. Cette marque est la première web brand française, c’est-à-dire que nous maîtrisons notre offre, avec des produits propres, brandés Envie de Fraises, ce qui nous assure une exclusivité et une prime à la visibilité sur Internet.

Face à votre succès, de nombreux sites sont venus vous imiter. Comment abordez-vous cette concurrence ?

Ce qui nous différencie, c’est avant tout notre offre et maintenant, notre marque. Envie de Fraises a acquis une notoriété forte sur notre cible aujourd’hui puisqu’une récente étude a montré que 70 % des futures mamans primipares connaissent Envie de Fraises. Enfin, je préfère être obsédée par mes clientes que par mes concurrents !

Justement, en tant que marque 100 % e-commerce, vous n’êtes jamais en contact direct avec vos clientes. Comment faites-vous pour connaître leurs besoins ?

Nous créons pour cela les évènements « Mum in the city » qui nous permettent d’entrer en contact avec elles. Chaque mois nous rassemblons des futures mères sur une péniche à Paris et nous sommes à leur écoute aussi bien au sujet des vêtements que nous créons que sur tout autre thème.

Il y a quelques mois vous avez tapé fort avec une publicité qui a fait beaucoup de bruit. Racontez nous.

Vous parlez de notre publicité où il était écrit « Carla, envie de fraises ou pas ? », au moment où la rumeur gonflait en France ? Tout est parti d’un statut Facebook avec ce slogan marqué sur la page de l’entreprise. Ce statut a déchaîné les réactions… à tel point que nous avons eu l’idée d’en faire une publicité. Tout s’est passé en quelques heures. Ça a été un buzz incroyable ! Même El Mundo en Espagne en a parlé !

Votre engagement pour le bien-être des mamans dépasse le cadre des vêtements que vous créez pour elles je crois.

Au-delà de la marque, nous essayons d’intervenir sur tous les sujets qui concernent les femmes enceintes et les mamans. C’est pour cela que j’ai créé il y a quelques années l’association Mom’preneurs qui soutient les mamans créatrices d’entreprises. Aujourd’hui je ne suis plus présidente de l’association car je suis impliquée dans beaucoup d’autres réseaux. Et puis j’ai eu des jumeaux l’année dernière… Je ne peux pas être partout ! Mais je continue comme je peux à aider des jeunes mamans créatrices. Aujourd’hui je me bats également pour que la parentalité soit mieux prise en compte dans l’entreprise.

Vous travaillez beaucoup. Comment faites-vous pour décompresser ?

Mes soupapes sont mes enfants, le sport intensif et le chant ! Je cours une centaine de kilomètres par mois, ce qui me permet de décompresser. Quand on crée son entreprise c’est important d’équilibrer sa vie.

C’est quoi votre moteur ?

C’est l’envie de profiter de la vie à fond et de partager le plaisir qu’on a à travailler.

Les 5 conseils d’Anne-Laure Constanza pour les entrepreneurs

  • Aimez vos clients. Soyez customer-obsessed ! Evangélisez sans relâche vos équipes pour que la satisfaction client au sens le plus large soit au cœur de la stratégie de l’entreprise.
  • De l’audace, toujours de l’audace, encore de l’audace. Cultivez la culture de l’audace au sein de l’entreprise car elle véhicule l’optimisme, la confiance réciproque et la persévérance.
  • Décidez aujourd’hui. Car vous ne serez pas forcément dans de meilleures dispositions demain.
  • Ne laissez jamais l’orgueil dominer les décisions de l’entreprise.
  • Faîtes-vous plaisir et ayez une autre passion que celle de développer votre entreprise. Cela vous aidera dans les moments difficiles.

Interview de Gauthier Picquart, Fondateur de Rue du Commerce

Retrouvez notre Interview de Gauthier Picquart, Fondateur de Rue du Commerce.

Vous êtes-vous toujours senti entrepreneur dans l’âme ?

Non, en fait je me préparais au métier de journaliste. L’entrepreneuriat est venu à moi au travers de rencontres et d’opportunités qui se sont présentées.

La création de Rue du Commerce était-elle votre première expérience entrepreneuriale ?

Non, à 26 ans j’ai créé une première société de marketing direct avec trois associés. Au bout de quatre ans, nous avons revendu la société car mes associés et moi nous n’avions pas la même vision du développement de l’entreprise. Nous nous étions lancés avec une sorte d’euphorie sans trop nous demander pourquoi nous faisions cela.

Et comment êtes-vous arrivé ensuite au projet Rue du Commerce ?

Je souhaitais faire quelque chose sur Internet, mais je ne savais pas du tout quoi. C’était en 1998 et Internet démarrait tout juste en France. Je n’y connaissais rien et n’avais d’ailleurs moi-même pas de connexion ! J’ai alors rencontré celui qui allait devenir mon associé, Patrick Jacquemin, et qui en savait un peu plus sur la question pour avoir participé à des conférences sur le thème aux états-Unis. Il avait entendu parler là-bas de jeunes start-up qui commençaient à se faire connaître, eBay et Amazon. Et c’est sur ce modèle du e-commerce naissant qu’on a décidé de se lancer.

Le projet est né tout de suite ?

Nous avons d’abord passé plusieurs semaines à discuter pour être sûrs de ce qu’on avait envie de faire. Ce travail préliminaire sur la philosophie qui sous-tendait le projet était indispensable. Nous nous sommes demandé quelle était notre motivation, notre objectif,… Puis, au bout de 6 mois de travail, nous avons lancé Rue du Commerce, à l’été 1999.

Le modèle économique du e-commerce n’existait alors pas en France ?

Oui, nous étions l’un des tout premiers sites de e-commerce. Je crois en fait qu’un seul site du genre existait avant nous, c’était Alapage, qui était à l’époque encore un grossiste en livre pour libraires. Nous avons calqué notre modèle économique sur ce que nous avions vu aux états-Unis qui avaient 5 ans d’avance sur la France.

Comment vous vous êtes fait connaître du grand public ?

Dès que nous avons obtenu des fonds, nous avons entamé une campagne de communication massive, dans toute la presse informatique, la presse nationale, à la radio, avec des affiches… partout ! L’objectif était de faire connaître la marque pour prendre la place sur le marché. Et ça a fonctionné !

Comment expliquez-vous cette croissance hors du commun ?

Dès le départ nous avions pour objectif de devenir l’un des 3 plus gros sites e-commerce en France. Alors nous nous sommes donné les moyens d’atteindre ce but. Nous avons dimensionné le projet à la hauteur de notre ambition.

Vous aviez déjà le projet de devenir des leaders sur votre marché ?

Nous aurions pu juste décider de développer un petit site à deux. Cela aurait pu être très bien aussi. Mais nous avons choisi d’avoir pour objectif d’être parmi les premiers. Avant de se lancer, un entrepreneur doit bien définir son ambition, qu’elle soit grande ou petite. Si on sait où l’on va et qu’on a une conviction forte en son projet, alors on ne s’arrêtera pas au premier problème.

Avez-vous réussi à atteindre votre objectif ?

Nous avions calculé que pour y arriver nous devions atteindre le milliard de francs de chiffre d’affaires en 4 ans. Nous avons finalement mis une année de plus à faire ce chiffre. Et lors de notre introduction en bourse en 2005, nous étions le premier ou le deuxième site e-commerce en France. Alors oui, nous considérons que nous avons atteint notre objectif, même si plus tard le marché s’est compliqué et que de très nombreux concurrents sont apparus. Le e-commerce est en train de révolutionner les habitudes de consommation, comme l’a fait la grande distribution dans les années 60. Nous souhaitons que Rue du Commerce reste l’une des marques qui a mené cette révolution.

Comment avez-vous procédé pour lever l’argent nécessaire pour développer si rapidement l’entreprise ?

D’abord nous avons mis une bonne partie de nos économies. Ensuite nous sommes allés chercher de l’argent auprès des personnes avec qui nous avions travaillé et qui avaient confiance en nous. Puis nous avons fait appel à des business angels qui ont mis quelques millions de francs. Nous ne nous adressions qu’à des personnes qui savaient que l’e-commerce était sur le point d’exploser. Ceux qui n’y connaissaient rien de toute façon refusaient d’investir ! Nous leur annoncions qu’en 4 ans nous atteindrions le milliard de chiffre d’affaires et ils nous prenaient alors pour des fous ! Puis nous nous sommes adressés aux fonds de capitaux risqueurs qui, ayant vu que nos proches et des business angels nous avaient fait confiance, ont accepté de nous suivre.

Pourquoi avoir fait le choix d’entrer en bourse en 2005 ?

A l’époque nous avions deux solutions : soit vendre l’entreprise à un grand industriel français qui nous en faisait la proposition, soit entrer en bourse. Nous avons privilégié le choix d’entrer en bourse pour rester maîtres de la stratégie, tout en offrant une grande souplesse à nos actionnaires qui pouvaient décider de rester ou de sortir.

Comment avez-vous géré cette croissance rapide ?

Cela n’a pas été facile… Il est vrai qu’au départ les problèmes étaient partout. Mais nous savions que le premier rôle de l’entrepreneur ce n’est pas de jouer à la marchande, c’est de régler les problèmes ! Il a fallu recruter de manière folle pour placer quelqu’un à chaque endroit où il y avait une difficulté qu’on ne savait pas régler. Nous sommes passés de 0 à 120 salariés en deux ans. Autant dire que nous passions notre temps à mener des entretiens d’embauche !

Quelle a été la plus grande difficulté à gérer ?

Au bout de 2 ans, nous n’étions toujours pas rentables. C’était alors la période de l’éclatement de la bulle Internet et nous ne pouvions envisager de faire une nouvelle levée de fonds à ce moment là. Pour ne pas mettre la clé sous la porte, la seule solution était de restructurer l’entreprise pour réduire les frais. Nous avons été obligés de nous séparer de la moitié de nos collaborateurs.

Et comment avez-vous vécu le fait de devoir licencier ?

Cela a été un vrai traumatisme pour mon associé et moi… Mais nous n’avions pas le choix pour sauvegarder l’entreprise. Les collaborateurs concernés comprenaient cela et tout s’est passé dans un climat de douceur et de transparence. Mais cela fait partie des décisions qu’un patron doit prendre parfois, même s’il sait que ce sera dur à supporter.

Comment faites-vous pour continuer à être performant aujourd’hui ?

Nous essayons d’observer ce qui se passe dans les autres pays. Et nous innovons constamment, car c’est la clé pour réussir dans notre métier. Par exemple il y a trois ans nous avons fait évoluer notre concept pour devenir une vraie galerie marchande sur le net. Nous avons étendu notre offre à de nouveaux univers de produits que nous proposons via des petits sites partenaires. Nous leur proposons de profiter de notre puissance marketing en échange d’une commission sur les ventes.

Comment trouvez-vous votre équilibre entre vie professionnelle et personnelle ?

Les premières années c’est dur de trouver un équilibre entre équilibrer vie professionnelle et vie personnelle car on travaille tout le temps et on reste focalisé sur l’entreprise. Pour mon associé et moi ça a été une période difficile dans nos vies personnelles. Par la suite nous avons commencé à nous ménager des périodes pendant lesquelles nous ne travaillons pas, comme le soir ou le weekend.

Comment avez-vous géré votre succès professionnel ?

Pour moi il a toujours été crucial de rester humble. Il faut le rester car tout cela ne reste que du travail. C’est important, mais ce n’est pas l’essentiel. C’est pour cela aussi qu’avant de se lancer dans une création d’entreprise, il faut prendre le temps de définir ce qui est essentiel dans sa vie.

Et qu’est-ce qui est essentiel pour vous ?

Le respect de l’autre, de la famille, le fait d’être en harmonie avec qui on est vraiment et avec son environnement. C’est la conscience des valeurs auxquelles on tient qui permet de garder un bon équilibre dans sa vie. Car je pense que les déséquilibres viennent lorsqu’on change superficiellement, lorsqu’on pense qu’on n’est plus la même personne car on a réussi.

Les 5 conseils de Gauthier Picquart pour les entrepreneurs

  • Bien se poser la question de savoir pourquoi on crée une entreprise. Cela permet de définir ce qui sera son moteur pour avancer.
  • Créer à plusieurs. Car déjà c’est plus facile, et c’est également plus enrichissant.
  • Rester humble. Il faut s’enflammer pour son projet, mais pas pour la croyance qu’on est meilleur que les autres !
  • Faire des investissement si on a de quoi les financer. Il faut toujours faire attention à garder de l’argent dans les caisses.
  • Prendre des décisions qui vont permettre de trouver de l’argent ! Et ne pas hésiter à réorganiser l’entreprise.

S’exporter pour mieux créer !

Erasmus pour jeunes entrepreneurs est un programme européen d’échanges pour entrepreneurs. Le programme Erasmus vise à aider les nouveaux entrepreneurs à acquérir les savoir-faire requis pour gérer et développer une PME, en travaillant aux côtés d’un entrepreneur d’accueil expérimenté, dans un autre État membre de l’UE.

L‘union des couveuses d’entreprises a été l’un des organismes intermédiaires qui a mis en œuvre le Programme Erasmus pour jeunes entrepreneurs, une expérience très positive… Le projet pilote « Erasmus pour jeunes entrepreneurs », créé en 2009, est une réponse novatrice au double défi que constituent la stimulation de l’esprit d’entreprise et l’encouragement au commerce transfrontalier en Europe. Ce programme permet à un jeune entrepreneur de partir travailler dans un autre état de l’UE auprès d’un entrepreneur confirmé. Le séjour permet aux créateurs d’entreprise d’acquérir de nouvelles compétences et des perspectives qui s’avèreront extrêmement utiles lors du lancement de leur société ou lors de la première phase de croissance. Ce système permet aussi de développer des liens internationaux et une meilleure connaissance de marchés étrangers.

Comment ça marche ?

Le programme Erasmus pour jeunes entrepreneurs est financé par l’Union Européenne et mis en œuvre dans tous les États membres de l’UE par plus de 100 organisations intermédiaires expérimentées dans l’aide aux entreprises. La Commission Européenne fournit une aide financière aux nouveaux entrepreneurs séjournant et travaillant dans les entreprises accueillantes pour couvrir les frais de déplacement et les frais de séjour à l’étranger. Des organisations intermédiaires se chargent de mettre en relation les nouveaux entrepreneurs et les entrepreneurs d’accueil et de leur fournir une aide logistique avant, pendant et après le séjour.

Les opportunités du programme Erasmus

Le programme donne accès à un apprentissage sur le terrain destiné à des jeunes entrepreneurs de PME dans un pays de l’UE afin de faciliter le développement et la concrétisation de leurs idées entrepreneuriales. Cela permet un vrai échange d’expériences et de connaissances entre les entrepreneurs sur les obstacles qui se présentent et les défis à relever lors du lancement, du développement et de la croissance de leur entreprise. Le programme permet également l’amélioration de l’accès au marché et identification des partenaires potentiels d’autres pays de l’UE.

Qui peut participer ?

De nouveaux entrepreneurs qui projettent de créer leur propre entreprise ou sont déjà en activité depuis moins de trois ans. L’entreprise peut appartenir à tout secteur d’activité. Ils devront démontrer la viabilité de leur projet d’entreprise et leur motivation pour le concrétiser. Pour en savoir plus : www.erasmus-entrepreneurs.eu

Témoignage de Pauline Desbats matiériste-coloriste de Hylé Matières Subtiles

Pourquoi avoir choisi de faire le programme Erasmus ?

Je suis partie à Berlin pendant 4 mois dans une entreprise afin d’encourager et créer des opportunités professionnelles pour mon entreprise et une entreprise familiale allemande. Rencontrer un système économique différent et échanger des savoir-faire !

Qu’est-ce que ce séjour vous a apporté ?

Une meilleure connaissance du système économique allemand, des rapports commerciaux entre artisans et marchands de matériaux. Puis la compréhension des modèles de production et vente de matières écologiques et traditionnelles en Europe.

Aujourd’hui où en êtes-vous dans votre entreprise ?

Je suis toujours entrepreneur et mon activité se développe sereinement au sein d’une coopérative d’entrepreneurs solidaires en Aquitaine nommé « Co-Actions ». J’ai récemment participé à la semaine des PME organisée par le gouvernement européen et le Small Business Act à Bruxelles. Ainsi les objectifs européens de formation et d’éducation, la facilitation aux échanges commerciaux sont des enjeux plus qu’important en ces temps de crise économique et je suis fière d’y participer.

Article PAR L’UNION DES COUVEUSES

Pour les entrepreneurs handicapés : l’Agefiph

L’Agefiph a pour objectif de favoriser l’intégration professionnelle des personnes handicapées, et notamment des entrepreneurs handicapés qui sont dans cette situation.

L’Agefiph est une association nationale dédiée à la gestion de fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées.

L’aide

Une subvention dédiée aux personnes handicapées qui décident de créer leur entreprise. Elle est de 12 000 € maximum, versés en plus d’un apport financier en fonds propres de 1 525 € minimum, d’une participation à la formation du créateur handicapé à la gestion et d’une participation au suivi de l’entreprise par un organisme spécialisé sur 3 ans.

D’autres aides de l’Agefiph pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées peuvent venir compléter l’aide à la création d’entreprise : prime à l’insertion de salariés handicapés, aide à l’aménagement des postes de travail, aide à l’accessibilité du lieu de travail…

Les projets financés

Les porteurs de projets éligibles à l’aide de l’Agefiph doivent être demandeurs d’emploi et reconnus handicapés par la Cotorep ou par les commissions des droits et de l’autonomie des personnes handicapées. La personne handicapée doit être créateur ou repreneur d’une entreprise. La forme juridique de l’entreprise (sauf association loi 1901) est libre. Cette personne doit exercer le contrôle effectif de l’entreprise et, en cas de création sous forme de société, posséder au moins la moitié du capital (avec plus de 30 % à titre personnel). Cette démarche entrepreneuriale doit permettre à la personne de bénéficier d’un emploi pérenne et qui soit praticable malgré son handicap. Les auto-entrepreneurs ne sont pas éligibles à l’aide de l’Agefiph. En cas de cession, cessation d’activité ou revente de l’entreprise moins de 3 ans après l’obtention de l’aide, la subvention devra être remboursée.

Qui peut bénéficier du soutien de l’Agefiph ?

Ce sont d’abord les travailleurs reconnus handicapés par la Cotorep (commission technique d’orientation et de reclassement professionnel) ou depuis 2006 par les commissions des droits et de l’autonomie des personnes handicapées. Egalement les victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles dont l’incapacité permanente est au moins égale à 10 % ou les titulaires d’une pension d’invalidité à condition que cette invalidité réduise de 2/3 leur capacité de travail et de gain. Sont considérés handicapés également les pensionnés de guerre ou assimilés, les titulaires d’une carte d’invalidité et enfin les bénéficiaires de l’allocation pour adulte handicapé. Attention, les auto-entrepreneurs ne sont pas concernés par l’aide de l’Agefiph.

Les aides de l’Agefiph destinées à l’entreprise

L’Agefiph aide également les entreprises qui embauchent. Des mesures peuvent venir compléter l’aide pour la création d’entreprise et aider les nouveaux entrepreneurs handicapés : prime à l’insertion de personnes handicapées (le créateur ne peut en bénéficier pour lui-même, mais pour ses salariés handicapés), aide à l’aménagement des postes de travail et aux travaux liés à l’accessibilité des lieux de travail et enfin aide à la communication. L’Agefiph va introduire des modifications dans ses interventions. à partir du 1er janvier 2012, reportez-vous au site www.agefiph.fr.

Projet : Ouverture d’un snack

Témoignage de James Lamore

J’ai obtenu un financement de l’AGEFIPH pour ouvrir mon stand de restauration rapide snack en mai 2011. Les fonds ne sont pas encore tombés mais ils vont me permettre de pouvoir payer tout de suite le fabricant du stand. Les 9 700 euros de l’AGEFIPH correspondent à peu près à la moitié de la somme nécessaire pour ouvrir ce stand qui vendra du café, du thé et des sandwichs dans un lieu stratégique touristique. Pour obtenir le reste des financements dont j’ai besoin, je vais faire appel à mes proches car je sais que les banques ne m’accorderont pas facilement un prêt. D’ici quelques mois je vais enfin pouvoir faire aboutir ainsi le projet sur lequel je travaille depuis 5 ans et qui m’a demandé beaucoup de temps pour obtenir les autorisations d’ouverture.

5 choses à savoir sur le compte pro

Si vous êtes un professionnel, que vous exercez comme entrepreneur individuel ou sous forme de société, vous avez besoin d’un compte bancaire professionnel. Quelques extraits du mini-guide de la FBF sur les comptes professionnels pour y voir plus clair…

Pourquoi ouvrir un compte professionnel ?

Votre banque vous demande l’ouverture d’un compte, distinct de votre compte privé, car la nature juridique de ce compte professionnel, aussi dénommé compte courant, autorise des opérations différentes de celles des particuliers. L’ouverture d’un compte professionnel vous permet de séparer vos opérations professionnelles et commerciales de celles que vous réalisez en tant que particulier et cela facilite, d’un point de vue comptable, le regroupement de vos opérations commerciales. De plus, vos éventuels mandataires et co-titulaires sur votre compte privé ne sont pas nécessairement les mêmes que sur votre compte professionnel.

En cas de refus d’ouverture d’un compte

Si une banque refuse de vous ouvrir un compte bancaire professionnel, une lettre notifiant ce refus et expliquant la démarche à suivre pour bénéficier du « droit au compte », tel qu’il est défini dans le Code Monétaire et Financier, vous sera remise gratuitement. Vous pouvez bénéficier de ce droit si vous n’avez pas de compte professionnel déjà ouvert dans une autre banque et que vous êtes domicilié en France.

Avec cette lettre de refus et les justificatifs demandés, présentez-vous à l’agence de la Banque de France la plus proche de votre domicile. Elle vous désignera alors une agence bancaire où un compte vous sera ouvert d’office. Vous pourrez alors prétendre au « service bancaire de base », dans la banque qui vous a été désignée.

Ce service bancaire est gratuit. Il comprend une liste de services prévus par la loi et notamment l’ouverture et la tenue de votre compte, la réalisation de vos opérations de caisse (encaissements et décaissements), un moyen de consulter un compte bancaire à distance, une carte de paiement dont chaque utilisation nécessite une autorisation de paiement de votre banque et deux formules de chèques de banque par mois (ou deux autres moyens de paiement équivalents).

Le fonctionnement du compte professionnel

Votre compte professionnel doit être régulièrement alimenté et la provision de ce compte doit être suffisante avant tout débit. Vous pouvez alimenter votre compte par des dépôts d’espèces, des remises de chèque, des encaissements de cartes bancaires, des virements ponctuels ou permanents, des remises d’effets de commerce (lettres de change, billets à ordre reçus d’un client), etc. Tous les dépôts portés à votre crédit, doivent exclusivement provenir de votre activité professionnelle.

Les principes de transparence et de dialogue

Un dialogue ouvert et bilatéral permet l’instauration et le maintien d’une relation équilibrée entre votre chargé de clientèle et vous. Communiquez régulièrement à votre banque les informations nécessaires à la bonne compréhension de la vie de votre entreprise.

En retour, votre banque vous informera clairement des conditions qui vous sont applicables. Dès qu’ils seront disponibles, remettez à votre banque les éléments d’appréciation sur votre situation comptable. Informez votre banque de vos projets, comme de vos difficultés.

Les justificatifs à fournir pour l’ouverture d’un compte professionnel

Voici une liste des documents les plus fréquemment demandés :

  • Si vous êtes artisan, exerçant en tant qu’entrepreneur individuel et que vous employez moins de 10 salariés : Immatriculation au Répertoire des Métiers (document fourni par la Chambre des Métiers).
  • Si vous êtes commerçant (ou artisan employant plus de 10 salariés) exerçant en tant qu’entrepreneur individuel : Immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés (Extrait Kbis délivré par la Chambre de Commerce).
  • Si vous exercez votre activité sous forme de société : Statuts de la société (ils doivent préciser la personne habilitée à faire fonctionner le compte bancaire, sinon une annexe aux statuts sera nécessaire), extrait du journal ou attestation de parution dans un journal d’annonces légales et immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés (Extrait Kbis délivré par la Chambre de Commerce).
  • Si vous exercez en professionnel libéral : Numéro SIREN et Code APE attribués après votre demande d’immatriculation auprès de l’URSSAF.
  • Si vous exercez dans un local professionnel : Justificatif d’utilisation du local commercial, par exemple : bail commercial ou acte de cession de droit au bail.

2 Questions à Christine Chadozeau, Chargée des relations extérieures du Centre d’Information Bancaire, FBF

Un entrepreneur qui a connu une faillite ou un dépôt de bilan peut-il de nouveau ouvrir un compte ?

Un entrepreneur qui a connu ces péripéties peut ouvrir un compte professionnel à condition que la faillite personnelle n’ait pas été prononcée à son égard. En effet, cette procédure interdit de diriger, gérer, administrer ou contrôler directement ou indirectement toute exploitation commerciale.

Que faire si les banques refuse l’ouverture d’un compte pro ?

Si les banques vous refusent l’ouverture d’un compte professionnel et si vous ne possédez pas déjà un compte professionnel, vous pouvez bénéficier de la procédure du droit au compte. Ainsi, la banque qui vous refuse l’ouverture du compte vous remet une lettre notifiant son refus.

Repérer le profil de votre prospect : le consensuel

L’art de la vente tient entre autres dans la capacité à s’adapter à son interlocuteur. Pour y parvenir, il convient d’apprendre à identifier son profil. Ce mois-ci, focus sur le profil du consensuel.

Profil : Le consensuel comme François Hollande

On peut classifier les interlocuteurs lors d’une vente selon quatre profils types : le processeur, le commandeur, le conquérant et le consensuel. Bien observer et identifier son interlocuteur durant les premières minutes vous aidera à vous adapter au mieux au profil de votre prospect. Après avoir étudié le mois dernier le profil du commandeur, comme Nicolas Sarkozy, un nouveau type de personnalité est de nouveau décrypté dans ce numéro.

De nature décontractée et tranquille, le consensuel est animé par ses relations aux autres. Il est sensible aux ambiances rassurantes et souhaite instaurer une certaine complicité avec son interlocuteur. Le consensuel est orienté sur l’humain. C’est un spécialiste de l’écoute combinant la réserve et l’empathie dans ses relations avec autrui. Le consensuel est l’opposé du commandeur. Vous l’atteindrez grâce à une approche personnalisée, amicale et chaleureuse.

Comment le reconnaître ?

En retrait, à l’écoute, doux, tranquille, informel et empathique. Le consensuel est quelqu’un d’ouvert, disponible et plutôt discret. Vous noterez que son intonation est douce, qu’il parle doucement, lentement et peu. Le consensuel se positionne en retrait et apparait comme quelqu’un de calme, posé et à l’écoute de son interlocuteur.

Comment fonctionne-t-il ?

Ce qui frappe toutes les personnes travaillant ou ayant des relations professionnelles avec le consensuel est sa recherche permanente du consensus. Il privilégie le compromis et le dialogue à l’affrontement frontal.

Comment vous adapter au mieux à ce profil ?

S’adapter en laissant le temps au temps. Avec un consensuel, oubliez le fameux proverbe selon lequel « le temps, c’est de l’argent ». Avec ce profil, prenez votre temps, ne le pressez pas, mais suggérez lui plutôt doucement d’agir.

S’adapter en montrant votre intérêt

Intéressez-vous à ses sentiments et à tout ce qui l’anime en ayant une approche personnalisée. Soyez attentif aux relations importantes pour lui. Parlez de tout et de rien au début, en étant proche de lui et de ses valeurs. Interrogez-le sur sa vie et son environnement dès l’introduction du rendez-vous.

S’adapter dans l’entretien

Deux maîtres mots : douceur et convivialité. Créez un bon climat de confiance, mêlant partage et complicité. Posez-lui des questions et faites-le parler de lui, de ses proches, de sa vie… Engendrez un contexte d’échange interpersonnel.

Vous : « Bonjour Mr Dupont, comment allez-vous ?… Comment s’est passé la rentrée scolaire de votre fils. Il entre au collège cette année ? C’est une nouvelle étape, un changement pour votre fils ? ».
M. Dupont : « Oui, en effet, il était assez anxieux. Mais au final il est revenu satisfait de sa première journée… ».
Vous : « Et votre nouvelle stagiaire, Eloise… »

Il est important de vous rappeler des noms, titres ou projets liés à son environnement personnel et professionnel. Et surtout, n’hésitez pas à lui parler de vous également :

M. Dupont : « Et vous, comment va votre femme, Michelle ? »
Vous : « Très bien, je vous remercie, elle a pris ses nouvelles fonctions au sein de son entreprise, tout se passe bien et nous essayons maintenant de concilier notre vie en fonction. Avec notre petit garçon, Jules, qui entre à la maternelle cette année, nous devons planifier la semaine… »

S’adapter à son mode de décision

Sachez créer une « atmosphère » ! Ayez un ton conversationnel détendu, chaleureux, bienveillant, attentif. Ne le pressez pas de questions « invasives » trop directes telles que : « venons-en à notre projet », le consensuel n’osera pas vous dire que vous vous y prenez mal et vous irez dans l’impasse. Ayez une approche la plus douce possible :

Vous : « Nous avions abordé, lors de notre dernier échange, votre projet. Comment se passe l’avancement ?… Où en êtes-vous ?… Avez-vous consulté ?… »

Le consensuel apprécie les conseils et l’accompagnement. Il fera appel, en général, à son entourage.

M. Dupont : « Oui, nous avons bien avancé, j’ai déjeuné avec mon collègue qui m’a conseillé… Qu’en pensez-vous ? »

Le consensuel s’appuie sur les opinions des autres et souhaite minimiser les risques. Impliquez-vous personnellement !

Vous : « Effectivement, vous avez été bien conseillé, nous avons l’habitude de travailler sur ce genre de projet. D’ailleurs, Mr Panot de la Société Panot nous a consultés dernièrement sur un projet ressemblant et nous l’avons accompagné sur telle action et sur telle démarche… Voilà ce que nous lui avons proposé… »

Fournissez des garanties en référence, des exemples de réussite. Montrez que toute une équipe travaille ensemble derrière son produit ou son projet. Engagez votre parole ! Votre crédibilité en tant que personne est votre meilleur soutien de vente. Estompez au maximum les risques ! Rassurez-le !

S’adapter à son mode d’engagement

Le consensuel est un indécis de nature. Entre choisir un pantalon bleu ou blanc, il prendra soit les deux, soit rien ! Aidez-le en lui faisant prendre des microdécisions. Engagez-vous en donnant votre avis ou en faisant des recommandations : « Par rapport à tout ce que vous venez de me décrire, voilà ce que je vous propose… Si j’étais à votre place, voilà ce que je ferais… ». Aidez-le à prendre les décisions, voire prendre la décision à sa place. Pour l’aider dans sa prise de décision finale, fonctionnez étape par étape, microdécision par microdécision, jusqu’à l’engagement total.

Guidez-le sans le brusquer ! Le consensuel appréciera fortement cette démarche. En dernier lieu, il ne vous restera plus qu’à lister les microdécisions que vous venez de valider ensemble, et à conclure votre vente dans une attitude décontractée et amicale.

Vous : « Comme nous venons de le voir ensemble, nous pourrions vous proposer telle action, qu’en pensez-vous ?
M. Dupont : « Oui, c’est une bonne idée »
Vous : « Pour ce produit, nous vous conseillons cette approche, est ce que cela vous convient ? »
M. Dupont : « Je ne sais pas, quoique…, non, je ne sais pas… »
Vous : « Je comprends, je vous propose en option d’avancer sur ce niveau… »
M. Dupont : « Oui, je préfère, c’est mieux. »

évitant…

… l’autoritarisme, la pression pour obtenir le changement, la bureaucratie, les attitudes distantes et les gens non disponibles, les demandes de résultats sous la pression, les deadlines ainsi que le manque de compassion.

Le mot du coach par Eva Marechal, psychologue clinicienne

Faites en sorte de développer la confiance avec votre interlocuteur et de créer un climat convivial.

Dans le cas de ce profil de personnalité, il est très important de prendre le temps de mettre à jour les critères de votre interlocuteur, à savoir ce qui est important pour lui. Centré sur les personnes, il sera d’autant plus facile à convaincre que vous nouerez avec lui une relation personnelle. Il s’agit de faire naître la confiance et l’intérêt. C’est d’autant plus agréable de mettre en avant vos talents de communiquant : l’écoute (que vous centrerez sur la découverte des critères propres à votre interlocuteur), la reformulation et la mise en place d’un cadre d’accord. Vous pourrez même utiliser vos fragilités ou vos défauts pour renforcer vos liens.

Il s’agira de bien gérer les émotions de sorte que l’entretien se passe de façon agréable et conviviale : l’important dans ce cas est le contexte avant même le contenu. Gardez le contact visuel avec votre interlocuteur et maîtrisez votre rythme respiratoire. Ici, l’important est de montrer que vous êtes fiable. Enfin, n’oubliez pas de prendre le temps car il en faut pour que naisse une relation vraie.

Savoir bien négocier : les 10 commandements

1 La négociation tu prépareras
Comme dans une compétition sportive, une bonne préparation augmente les chances de victoire. Préparez votre négociation en rassemblant des informations sur votre interlocuteur et son entreprise.

2 Tes objectifs tu clarifieras
Difficile d’avancer si on ne sait pas où l’on va ! Attention à définir des objectifs atteignables.

3 Aucune faiblesse tu ne montreras
N’évoquez pas vos contraintes ou les difficultés que rencontre votre entreprise car votre interlocuteur les utiliserait contre vous.

4 Le silence tu utiliseras
Car parfois un silence peut être plus efficace sur l’interlocuteur qu’une parole.

5 Tranquille tu resteras
Ne montrez pas trop votre enthousiasme ou votre énervement. Restez toujours neutre dans la discussion.

6 Les points sur lesquels tu peux faire des compromis tu définiras
Toute négociation oblige chaque partie à lâcher du lest sur certains points.

7 à tout tu t’attendras
Soyez prêt à réagir à n’importe quel scénario. N’attendez rien afin d’aborder la négociation avec une totale ouverture d’esprit.

8 Le comportement de l’autre bien tu observeras
En observant bien l’interlocuteur, ses mimiques et ses mouvements, vous comprendrez facilement ce qu’il est en train de penser.

9 De diplomatie toujours tu useras
Garder une attitude calme et positive, vous évitera les situations de blocage de la négociation.

10 Bien conseillé tu seras
Si une négociation se fait en général en tête à tête, il vaut mieux s’appuyer sur un avis extérieur pour bâtir ses propositions.