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Comment le silence peut s’avérer une arme redoutable pour les managers ?

Comment le silence peut s'avérer une arme redoutable pour les managers?

Si la parole est d’argent le silence est d’or, de nombreux proverbes et citations célèbres font l’éloge du silence. Pourtant mal vu et critiqué en société, le silence s’avère cependant une arme redoutable en entreprise. Associé à des qualités d’écoute et de persuasion, le silence peut avantager son interlocuteur. Mais quelle est alors cette force qui émane d’un silence bien placé dans une conversation ?

Le silence vu comme une qualité en entreprise

Les managers demeurent souvent confrontés à l’entretien et la formation du personnel, mais aussi à la gestion quotidienne de l’entreprise. Souvent menés par eux, ces entretiens restent cependant l’occasion de laisser parler leur interlocuteur. Le silence s’avère alors un canal de communication efficace pour en savoir plus sur un candidat ou un salarié en le laissant développer sa réflexion.

Moyen idéal pour élaborer une réflexion sans être coupé par son hôte, le silence est propice à l’écoute et montre toute la considération que l’on a pour son interlocuteur. Afin d’approfondir un sujet en réunion ou en séminaire, le manager silencieux se montre ainsi courtois et attentif ce qui ne manque pas de plaire au personnel. Véritable institution au Japon ou couper la parole et parler sans que l’on y soit autorisé reste très mal vu, le silence représente une véritable vertu. Les managers devraient alors profiter de cette occasion pour s’inspirer des méthodes managériales nippones dont l’efficacité n’est plus à démontrer.

Une utilisation polyvalente du silence

A fortiori si le silence s’avère une arme idéale pour les entrepreneurs et managers, il s’agit aussi du meilleur moyen pour confondre un salarié mal intentionné. Particulièrement efficace pour détecter un mensonge ou une omission, le silence s’avère vite gênant lorsqu’un individu a quelque chose à se reprocher. Une prise de conscience émane rapidement d’un échange ponctué de silences gênants et judicieusement placés, et un manager peut ainsi rapidement juger la situation.

Les ressources humaines s’inspirent beaucoup de ces méthodes qui mettent en confiance un individu en le laissant parler. Générateur de confiance, signe d’attention et d’écoute, le silence possède de nombreuses qualités en entreprise. Pour désamorcer un conflit qui s’annonce, le silence représente une arme redoutable. Avant d’en venir à des discussions houleuses qui pourraient rapidement dégénérer, ne rien dire permet de désamorcer une situation. Particulièrement utile au bureau en temps difficile quand les rapports humains sont au plus bas, il vaut mieux alors rester silencieux plutôt que de prononcer des paroles blessantes.

L’importance des silences dans les rapports humains

Arme efficace pour gérer les conflits au bureau, le silence isole vite un salarié négligeant ou peu productif. Les échanges et rapports humains demeurent fondamentaux dans une entreprise, et ne pas parler à quelqu’un en particulier s’avère vite déstabilisant voire vexant. Afin d’amener un salarié ou le personnel d’une entreprise à prendre conscience d’une erreur, le silence possède des vertus à ne pas négliger.

L’espace détente ou les pauses restent propices à la discussion et un silence bien placé démontre énormément de choses. Parfois plus efficace qu’un flot de paroles, un silence dans une conversation montre un sentiment fort qui est en général négatif. La question qui se pose ensuite pour celui qui en est la victime peut déclencher sur celle-ci une réaction de réflexion sur soi et une remise en question. Avantageux alors pour un manager qui veut démontrer qu’une tâche n’a pas été effectuée comme il se doit, le silence est souvent plus efficace qu’une conversation animée qui peut rapidement s’envenimer.

Publier dans un Journal d’Annonces Légales : mode d’emploi

Publier dans un Journal d’Annonces Légales : mode d’emploi

La création d’entreprise, la modification des statuts ou encore l’appel à candidatures pour un marché public nécessitent de publier une annonce dans un JAL (Journal d’Annonces Légales). Si diffuser publiquement certaines actualités relatives à son activité reste obligatoire, il n’est, toutefois, pas toujours évident de savoir comment s’y prendre. Les détails.

Les Journaux d’Annonces Légales, qu’est-ce que c’est au juste ?

Depuis la loi du 4 janvier 1955, les entreprises françaises se trouvent dans l’obligation de publier leurs annonces légales et judiciaires dans un Journal d’Annonces Légales (JAL). Ce dernier, en droit français, correspond à une revue d’information habilitée par arrêté préfectoral à recevoir et publier ce type d’annonces provenant d’une société. Cette obligation concerne également certains particuliers en cas de changements patronymiques, par exemple. Le JAL sert à diffuser les événements survenant dans la vie d’une firme, depuis sa création en passant par la modification de ses statuts ou encore le changement de siège social. L’objectif de ce dispositif consiste à faire la publicité des sociétés, au sens où il doit rendre leurs actualités publiques. Une entreprise se doit de choisir un JAL dans le département où se trouve son siège social. Toutes les informations relatives à une affaire en particulier doivent également figurer dans la même revue. Ces journaux locaux doivent, quant à eux, faire renouveler leur habilitation à jouer ce rôle chaque année et rester disponible dans les kiosques à journaux. A titre d’exemple, La voix du Nord, Les Echos, Le Parisien ou encore Ouest France servent de Journaux d’Annonces Légales. Pour mieux s’y repérer, ceux-ci présentent, sur leur site internet, la mention « est un journal d’annonces légales habilité à publier des annonces légales pour les départements ».

Le RCS pour les entreprises commerciales

Les entreprises nouvellement créées, non commerciales, se trouvent dans l’obligation de déclarer leur existence dans un JAL. L’enregistrement dans un JAL ne représente toutefois pas une obligation pour les firmes commerciales. Ces dernières doivent, en revanche, franchir une étape spécifique à leur domaine avant de s’enregistrer soit au JAL, soit au Bodacc (Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales, ndlr), organisme qui a pour but d’assurer la transparence de la vie économique et financière : il leur faut s’enregistrer auprès du RCS (Registre du Commerce et des Sociétés). Cette institution place également à disposition du public une documentation précise sur les personnes physiques mais aussi morales dans ce secteur. Cette immatriculation se révèle utile pour le commerçant, notamment en assurant une publicité commerciale, un développement du crédit (précaution des banques) ainsi que la sécurité des transactions. Suite à cet enregistrement, la société peut choisir ou non de s’inscrire dans un JAL ou au Bodacc, qui s’occupent de diffuser le même type d’informations.

Que rédiger dans une annonce légale ?

Avant de vous lancer dans la recherche d’un JAL, rappelez-vous que cette déclaration reste payante et ce tarif dépend souvent du nombre de signes ainsi que de la renommée du journal. Quelques rappels sur la forme de votre annonce légale peuvent donc s’avérer utiles, il serait dommage de se tromper ! A titre d’exemple, ce texte, s’il concerne une SARL, doit contenir : la date et la nature de l’acte en question, la dénomination sociale de l’entreprise, sa forme juridique, l’adresse de son siège social, sa durée de vie, le nom, prénom, adresse du ou des gérants ou encore le greffe du lieu de l’immatriculation. Pour une SAS, quelques éléments supplémentaires sont à prévoir, tels que les conditions d’admission aux assemblées générales et les conditions d’exercice du droit de vote, la durée et les fonctions du président ou encore le nom, prénom et adresse du Commissaire aux Comptes titulaire et suppléant (« Membre d’une profession libérale réglementée, chargé du contrôle comptable, financier et juridique d’une société, dont il est indépendant », d’après le site du service public, ndlr).

Trouver le JAL adapté

Maintenant que votre société existe et que le temps est venu pour cette annonce de paraître, il vous faut trouver la revue adaptée. Les annonces légales doivent exister en version papier avant d’être mises en ligne. Cherchez pour cela un journal départemental disposant de l’habilitation nécessaire. Il existe en France 600 JAL habilités à publier ces avis. Vous avez, à priori, l’embarras du choix. Réfléchissez d’abord en termes de budget. Comme évoqué plus haut, la publication d’une annonce légale demeure payante et facturée à la ligne ou au millimètre. A titre d’exemple, un article dans un magazine reconnu coûtera plus cher que la publication dans un journal distribué par les sans-abris,. Ainsi, renseignez-vous en amont sur les prix et vérifiez bien l’habilitation de la revue en question.

Publier son annonce légale en ligne

Si la version papier reste obligatoire, celle publiée en ligne revêt également une certaine importance. A la différence de la première, la version en ligne est remplie automatiquement à partir des données fournies par les 600 JAL référencés. Ces informations sont disponibles gratuitement sur le PPLE (Portail de la publicité légale des entreprises). Les avis parus dans les magazines y sont retranscrits sur trois sites officiels : actuslégales.fr, qui recense les annonces légales publiées dans les 600 JAL français, Infogreffe.fr, concentré sur les sociétés commerciales déclarées et bodacc.fr qui prend en charge la publicité des annonces déposées à la fois au RCS et comprises dans le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales depuis 2008.

Ces start-up françaises qui bousculent nos temps d’attente

Ces start-up françaises qui bousculent nos temps d’attente

Plus rien ne semble à l’abri de la digitalisation… pas même les temps d’attente ! Plusieurs porteurs de projet ont imaginé des moyens de rendre ces moments moins anxiogènes, de les organiser voire de les rentabiliser. Certains ont même connecté les salles d’attente ! Voici quelques idées innovantes qui devraient ravir les impatients invétérés…

Un distributeur d’histoires courtes pour une attente littéraire

Il s’agit du concept lancé par la start-up grenobloise Short Edition en 2011. Christophe Sibieude, Isabelle Pleplé et leurs deux associés ont fondé cette entreprise suite à un constat préoccupant : 35% des moins de 17 ans trouveraient « ringard » de se promener avec un livre à la main. Déterminés à remettre la lecture au goût du jour, les quatre entrepreneurs décident de promouvoir le format de textes courts. Ils publient d’abord sur leur site des histoires variées, des nouvelles, des paroles de slam, des poèmes, des dessins…, rédigés par des amateurs. Ils décident ensuite de lancer un concept plutôt révolutionnaire : un distributeur d’histoires courtes ! Installés dans les salles d’attente de la mairie de Puteaux (78), de la gare SNCF de Rennes ou encore dans le centre commercial Italie 2 à Paris, ces dispositifs impriment à la demande des textes plus ou moins longs selon le temps d’attente sur un format de ticket de caisse. Une idée innovante qui a même séduit le réalisateur américain Françis Ford Coppola, passionné par la littérature courte ! Ce dernier a contacté la jeune pousse en 2016 pour leur commander une machine, que deux membres de l’équipe Short Edition sont partis installer à San Francisco la semaine suivante.

Around Innovation connecte les salles d’attente

Gérard Valette, chirurgien ORL au CHU de Brest, a l’habitude des salles d’attente et pas seulement des siennes. En tant que médecin et patient, il sait que les moments passés dans ces endroits particuliers ne se révèlent pas toujours agréables et constituent une perte de temps. « Je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire de ce temps qui n’est pas du tout valorisé, ni pour le patient ni pour le médecin », raconte-t-il. Ce dernier concrétise son idée en 2016 et cofonde Around Innovation avec Camille Paleiron, une ancienne Directrice de banque. Cette entreprise a pour but de connecter les salles d’attente pour permettre aux patients de rentabiliser le temps qu’ils y passent et le rendre plus agréable. Pour y parvenir, les deux entrepreneurs ont conçu une pièce dotée de fauteuils plus confortables, équipée de diffuseurs d’odeurs et d’une meilleure isolation phonique ainsi que de tablettes mises à disposition. Celles-ci sont pourvues d’une application sur laquelle les patients rentrent leurs données médicales, envoyées par la suite aux professionnels concernés, afin de faire gagner du temps à tout le monde. La salle d’attente connectée a déjà beaucoup fait parler d’elle et la première d’entre elles a, récemment, vu le jour au service psychiatrie de l’hôpital des Armées.

Oz’Iris redécore ces endroits dits anxiogènes

Pour rester dans les salles d’attente de cabinet médical, évoquons une autre start-up s’étant donné pour ambition de rendre ces endroits plus accueillants Iris Roussel, jeune entrepreneure niçoise de 26 ans, a monté son entreprise destinée à la décoration de salles d’attente. « Je suis partie du constat que l’on a tous passé une journée à l’hôpital dans un univers stressant et angoissant. L’idée était de repenser les espaces pour qu’ils soient moins anxiogènes et plus ergonomiques. » Sa jeune pousse propose des créations et des aménagements apaisants pour ces lieux d’ordinaire si froids. En partant de scénarios ou de thèmes, Iris Roussel redécore les salles d’attente en allant jusqu’à installer des murs aux couleurs changeantes ! Un dispositif qui stimulerait l’esprit des patients sujets à la maladie d’Al Zheimer. Ces salles d’attente interactives ne constituent pas la seule prestation proposée par la firme puisqu’ Oz’Iris dispense également des formations au design-thinking aux praticiens souhaitant réaménager leurs locaux eux-mêmes. Un beau projet qui a notamment conquis le CHU de Nice et l’Institut Claude Pompidou.

L’application qui informe sur les files d’attente en temps réel

Le temps d’attente demeure souvent perdu, à la fois pour les personnes dans la file et pour celles censées les recevoir. Conçue à l’origine pour informer en temps réel les étudiants du niveau de fréquentation des bibliothèques, l’application Affluences pourrait être utilisée dans de nombreux domaines. Cette plateforme se destine aux élèves des universités et leur communique des statistiques afin de leur faire économiser un temps précieux. . Installée au cœur de la BNF (Bibliothèque Nationale de France, ndlr), à quelques mètres de l’Université Paris-Diderot, la société a été cofondée par Paul Bouzol, ingénieur en télécommunications, en 2014. Affluence à la bibliothèque, au musée, à la cantine…, l’application gère désormais 200 lieux différents afin de permettre aux jeunes de se repérer et d’ajuster leur planning en fonction de la population dans tel ou tel endroit. Soutenue notamment par la BPI, Bibliothèque Publique d’Information et l’Université Paris IV, Affluences donnerait également la possibilité aux établissements d’enseignement supérieur de mieux s’organiser.

Doctolib pour des consultations sans attente

Après les jeunes pousses qui rivalisent d’inventivité pour rentabiliser, organiser ou atténuer le temps d’attente, voici celle qui s’efforce de le supprimer ! Conçue par trois jeunes entrepreneurs, Jessy Bernal, Ivan Schneider, et Stanislas Niox-Château, l’application Doctolib rencontre un succès retentissant. Cette plateforme créée en décembre 2013 propose une liste de médecins, généralistes ou spécialisés, à proximité et permet de prendre rendez-vous avec eux directement selon leurs disponibilités. Véritable innovation dans ce domaine, cette société permet aux patients de trouver un médecin près de chez eux en urgence. Récompensée par la prestigieuse MIT Technology Review, la jeune pousse lève régulièrement des fonds et s’apprête à conquérir le monde, en commençant par l’Allemagne.

Reprise d’entreprise : l’autre moyen d’entreprendre

Reprise d’entreprise : l’autre moyen d’entreprendre

La reprise d’entreprise reste courante sur le marché de l’entrepreneuriat. Cette autre manière d’être gérant d’une société présente plusieurs avantages sur le plan financier et fiscal. Mais cette action peut constituer un piège si elle n’est pas analysée dans les moindres détails. Dans ce cas, que faire ? Ne voir que les avantages et se lancer ? Ou créer sa propre entreprise ?

Pourquoi reprendre une entreprise ?

La reprise d’entreprise est de plus en plus convoitée par les entrepreneurs. Elle leur permet d’éviter la charge administration afférente à la création pure et simple. La société à reprendre est déjà créée, possède une place sur le marché ainsi qu’un portefeuille client existant. Nul besoin d’entamer des démarches de prospection, de recrutement ou de marketing. La reprise, selon le statut de l’entreprise, aide à bénéficier d’avantages fiscaux intéressants :

– Dans le cas d’une PME :
• Une réduction sur l’IR (Impôt sur le Revenu) de l’ordre de 18% sur le montant de l’investissement
• Une réduction de 25% sur les intérêts des impôts
• Une réduction de 50% sur l’ISF (Impôt Sur la Fortune)

– Dans le cas d’une reprise effectuée par la famille ou un salarié :
• Un abattement de 300 000 € sur la valeur des titres ou du fonds de commerce

– Dans le cas d’une entreprise industrielle :
• Une exonération sur l’IS (Impôts sur les sociétés)

En plus des avantages fiscaux, la reprise d’entreprise est idéale pour démarrer dans le monde de l’entrepreneuriat. Il est possible d’obtenir des recettes dans l’immédiat si ladite entreprise est active sur le marché. Ceci permet de prétendre à un crédit bancaire dans de plus simples conditions. Les banques possèdent alors déjà un avis sur l’entreprise, notamment sur sa situation financière.

Quels inconvénients peuvent intervenir dans la reprise ?

Le point le plus important est de connaître la situation économique et financière de la société. Elle doit être stable et sûre pour une reprise en toute sécurité. Si elle est déficitaire ou si le chiffre d’affaires est fluctuant, la reprise s’avère dangereuse.

Le coût de la reprise est à prendre en compte. Il peut être largement élevé si l’entreprise réalise un CA important. Si votre apport personnel est insuffisant, vous devrez avoir recours à un crédit bancaire. La banque peut refuser le financement de votre projet. Et si elle accepterait de vous suivre, la reprise peut être un échec et vous mener à un gouffre financier, vers le surendettement.

> L’essentiel dans la reprise d’entreprise est de connaître la raison de cette démarche. Le gérant de la société peut avoir de mauvaises intentions à l’égard du repreneur. La cession peut cacher des comptes déficitaires, un manque de clients, une concurrence redoutable ou encore une réputation désastreuse.

Enfin, la reprise d’entreprise mène à la reprise du personnel. Certes, vous n’aurez pas besoin d’embaucher des employés supplémentaires a priori, mais vous devrez également composer avec les salariés déjà présents. Une entente est à trouver sur le plan collaboratif. Vos méthodes de travail doivent être transmises avec brio pour assurer une reprise tout en douceur.

Financer son entreprise grâce à son réseau

Financer son entreprise grâce à son réseau

Besoin de fonds pour développer votre business ? Les concours et les tours de table auprès d’investisseurs restent évidemment des options mais sachez que vous pouvez également financer votre entreprise de façon plus simple, en sollicitant vos contacts ! Votre cercle de relations peut se révéler plus enclin à vous aider que vous ne le pensez…

Demander un financement à ses relations professionnelles

Les membres de votre réseau occupent des fonctions diverses : clients, partenaires, associés, actionnaires… Tous s’inquiètent de la réussite de votre business, dans lequel ils s’investissent de façons diverses, dans l’espoir qu’elle leur rapporte. Puisqu’il s’agit des premières personnes concernées, autant les solliciter ! Les actionnaires, partenaires ou même vos clients ont tout intérêt à ce que votre entreprise décolle. Ils peuvent donc se montrer disposés à vous donner un coup de pouce ou à vous financer. De votre côté, il vous faut convaincre ces investisseurs que les fonds dont vous avez besoin leur profiteront plus tard. Sachez présenter votre projet et mettre en valeur les répercussions positives que ce geste aura sur eux. Cette méthode de présentation s’applique évidemment pour n’importe quelle demande de financement. Solliciter des gens qui vous connaissent présente un double avantage : la confiance que ceux-ci vous accordent déjà ainsi que votre connaissance de leur fonctionnement. Il ne reste plus qu’à adapter votre approche en fonction de la personne abordée.

La « love money » pour les plus proches

Aussi dénommé « argent des 3C », pour Cousins, Copains et Cinglés, la « love money » provient des poches de vos proches. Lorsque vous montez votre entreprise, ceux-ci sont généralement les premiers à vous soutenir. La « love money » permet de renforcer ses fonds propres rapidement et de financer de petits projets. Vos meilleurs amis et votre famille se montreront sans doute plus compréhensifs qu’une banque. Si leur investissement repose davantage sur l’amour et la confiance que sur la croyance en votre projet, il faut tout de même les convaincre. Rappelez-leur que si vous échouez, ils restent susceptibles de tout perdre, du moins, la somme investie. Il s’agit d’une stratégie à double tranchant : si vous peinez à les rembourser ou si votre business ne démarre pas, des tensions dans les relations pourraient apparaître. N’oubliez donc pas la phase de présentation du projet, expliquez les tenants et aboutissants comme si vous vous trouviez face à des pros. L’affectif entre en ligne de compte mais ne doit pas vous dispenser d’un minimum de professionnalisme si vous souhaitez convaincre. Cet exercice constitue aussi un bon entraînement pour le jour où vous serez face à des investisseurs étrangers.

Comment aborder les professionnels ?

Le soutien de vos proches ne suffit pas toujours. Vos relations professionnelles peuvent alors prendre le relai. Commencez par les informer avant de leur demander directement une aide financière. Décrivez votre nouveau projet, ses enjeux et la somme dont vous avez besoin. Publiez cette annonce sur tous vos réseaux sociaux, sur votre site et envoyez-la à vos connaissances par mail. Faites parler de l’enjeu autour de vous et peut-être que certains intéressés reviendront déjà vers vous avec des propositions. Ratissez large, au départ, pour attirer un maximum de profils !
Suite à cette campagne de communication, plusieurs méthodes s’offrent à vous pour invoquer l’aide d’autres professionnels. Une fois que vos pages LinkedIn, Facebook ou Twitter ont fait circuler le message, procédez comme un réseauteur : rencontrez vos cibles.

Présenter son projet de vive voix aux investisseurs

Après avoir alerté le plus de monde possible, il convient de préciser vos objectifs à vos investisseurs potentiels. Vous pouvez tout à fait organiser un événement au cours duquel vous évoquerez votre idée et expliquerez la nature du financement nécessaire. Ce genre d’épisode montre votre détermination et rien ne vaut un contact physique avec les personnes susceptibles de vous aider. Vous pouvez ainsi mieux les cerner en observant leur comportement. Surveillez attentivement votre communication. Il s’agit de ne pas passer pour un prétentieux trop ambitieux, sans pour autant susciter la pitié. Attention à votre tenue, à votre langage, ne laissez aucun détail au hasard. Les membres de votre réseau vous connaissent et viennent pour cette raison. Pas besoin de paniquer mais n’enjolivez pas la situation non plus au risque de perdre toute crédibilité à leurs yeux.
Si vous ne pouvez pas vous permettre de mettre en place une telle rencontre, utilisez votre téléphone ! Appelez vos contacts et exposez votre situation. La visioconférence peut aussi constituer une bonne technique. N’oubliez pas d’insister lourdement sur les profits que vos interlocuteurs réaliseront en vous aidant. Leur décision reposera grandement sur le bénéfice qu’ils tireront de leur investissement.

Mettre en place un financement réseau : le crowdfunding

Plusieurs solutions existent pour que vos relations professionnelles vous versent de l’argent sans trop se compliquer la tâche. La plus connue demeure le crowdfunding. Cette méthode consiste à mettre en place une cagnotte sur une plateforme dédiée, dans laquelle les visiteurs peuvent ou non verser un montant de leur choix. Cette solution s’avère de plus en plus utilisée, avec plus de 2 300 000 Français qui ont déjà contribués au financement d’un projet de cette façon fin 2015. Sachez également que le crowdfunding peut prendre différentes formes. Certaines permettent de donner de l’argent, d’autres de prêter avec des intérêts reversés au prêteur et une troisième catégorie confère des parts aux investisseurs. Entièrement mis en place sur internet, il s’agit d’un moyen rapide de collecter de l’argent auprès de personnes qui se sentent concernées. En tant que réseauteur aguerri, vous maîtrisez votre communication digitale. Cela tombe bien, vous allez en avoir besoin : ces campagnes nécessitent une communication renforcée sur tous les fronts. Il vous suffit de faire circuler le lien vers votre tirelire virtuelle afin que les internautes acceptent de la remplir.

Ces astuces pour entretenir son réseau au quotidien

Ces astuces pour entretenir son réseau au quotidien

Un réseau se construit et s’entretient. Garder ses contacts sur le long terme peut se révéler difficile pour certains entrepreneurs solitaires ou débordés mais cela reste une priorité. Voici quelques astuces pour maintenir l’activité de votre cercle de relations et faire en sorte que celles-ci ne vous oublient pas !

Réseauter en continu pour rester visible

La visibilité constitue un important facteur de réussite pour une entreprise. Rester visible permet un accès permanent à de nouveaux prospects, clients, partenaires… Construire un réseau présente l’avantage de bénéficier des relations des autres et d’échanger avec eux pour s’enrichir de leurs expériences. Ceci dit, maintenir le contact avec vos différentes relations chaque jour peut vite sembler chronophage et difficile. Ne paniquez pas pour autant ! Il existe quelques astuces auxquelles vous n’aviez peut-être pas songé pour vous rappeler au bon souvenir de vos relations professionnelles sans perdre trop de temps, voire en vous amusant…

Organiser ses relations selon leur degré d’importance

Avant de vous lancer dans une grande conversation avec chacun de vos contacts, un point sur leur degré d’importance s’impose. Un membre très investi et intéressant pour votre business nécessitera forcément plus d’attention qu’un interlocuteur occasionnel. Il convient évidemment de ne pas négliger ce dernier et de rester à son écoute au cas où il pourrait un jour vous être utile. Les associés, partenaires ou clients de longue date méritent néanmoins toute votre attention. Lister vos contacts du plus au moins prioritaire peut vous faire gagner un temps fou dans vos démarches. Cela vous permettra de sélectionner les personnes à relancer en premier lieu avant de vous consacrer aux cas moins urgents. Veillez toutefois à n’oublier personne. Penser à tout le monde représente sans doute l’une des plus grandes difficultés du réseautage. Alors, dressez scrupuleusement une liste afin de vous souvenir de chacun.

Aménager un horaire « spécial réseau »

Après avoir établi vos priorités, vient le temps de les contacter ! Certaines personnalités moins organisées peuvent se trouver rapidement submergées et désemparées au moment de prendre contact avec leurs relations. Aménager un créneau horaire dédié au réseau peut, en ce sens, constituer une solution. Dans l’esprit de la liste précédente, mettez un planning sur pied, indiquant le nom d’un interlocuteur ainsi que l’horaire auquel vous pensez le joindre. Prévoir un timing particulier contribue à organiser votre temps de manière générale et permet aussi de faire une pause dans vos activités. Envisagez le moment réseau comme un break. Il ne s’agit pas d’une vraie pause pour vous reposer mais cela constitue une coupure dans votre journée. Chronométrez-vous si besoin afin de ne pas vous égarer. Définir un thème de conversation demeure également primordial pour éviter tout blanc gênant au cours de celle-ci. Si cela vous aide, organisez au maximum vos instants réseau. Vous pourrez ainsi joindre l’utile à l’agréable !

Choisir son moyen de communication

A l’heure de contacter vos interlocuteurs, le problème du moyen de communication se pose. Appel téléphonique, mail, sms…, diverses options se présentent à vous. L’horaire constitue un bon indicateur pour déterminer le moment approprié. N’appelez pas sur le temps de midi par exemple. La pause déjeuner reste très importante alors ne rompez pas ce moment au risque de susciter une certaine hostilité chez votre interlocuteur. Téléphoner entre dix et onze heures puis dans l’après-midi jusqu’à 18 heures s’avère déjà plus respectueux. Les professionnels, plus disponibles, répondront sans doute plus facilement. Il existe néanmoins d’autres façons de contacter vos relations : un service de newsletter, des mails personnalisés ou même des campagnes sms, moins invasifs, permettent de maintenir le contact. S’amuser tout en réseautant demeure également possible, qui a dit que vous ne deviez parler que de business ?

Envoyer des clins d’œil à ses collaborateurs

L’humour constitue un excellent moyen de marquer les esprits alors pourquoi ne pas s’en servir ? N’hésitez pas, lorsque vous traînez un peu sur un réseau social, à envoyer des liens aux autres. Taguez vos contacts sur Facebook, Twitter, partagez des photos via Instagram, envoyez un clin d’œil par sms, faites rire vos contacts. Point trop n’en faut, ne soyez pas envahissant et n’envoyez pas tout à tout le monde, vos contacts doivent se sentir privilégiés. Attention au type d’humour cependant, « on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui ». Le but consiste à vous faire apprécier et à rester présent dans la tête de vos relations, pas à générer des polémiques. Faire naître le débat peut vous faire gagner en visibilité mais divise forcément les opinions, les grandes théories politiques présentent, par exemple, un risque. Tout le monde appréciera, en revanche, un message sympathique de temps à autre.

Maintenir une bonne e-reputation

La réputation de votre entreprise reste la priorité. Le réseau est composé de personnes physiques qui se rendent, en principe, sur internet pour vous évaluer et se tenir informé de vos activités. Servez-vous de votre site et de vos pages sur les réseaux sociaux pour affirmer votre présence. En soignant vos contenus en ligne et en les actualisant régulièrement, vous montrez à vos contacts que vous restez présent et à la page.

Rencontrer physiquement ses contacts

Plus besoin de le préciser : un réseau uniquement virtuel finira par s’essouffler. L’Homme a, par nature, besoin de contact physique avec ses pairs alors entretenez-le ! Organisez des soirées, participez à des salons… Montrez-vous et dialoguez en face à face avec vos collaborateurs. Si vous savez que vous êtes censé déjeuner seul tel jour, invitez un associé à se joindre à vous. Autre exemple, lorsque vous avez fini la semaine, proposez une tournée dans un bar afin de rassembler tout le monde de façon conviviale.

Elargir son cercle de relations, encore et toujours

Petit à petit, le réflexe réseau devrait vous venir naturellement. Un appel par ci, deux sms par là… Au bout d’un moment, vous deviendrez peut-être le réseauteur parfait, capable de saisir une opportunité partout où elle se présente. Se reposer sur ses lauriers constitue une erreur. Imaginez que tout le monde vous lâche au même moment ou que personne ne soit disponible lorsque vous en avez besoin. Agrandir son réseau en permanence permet, en ce sens, de ne jamais se retrouver à court d’idées et maximise vos chances d’avoir toujours quelqu’un sur qui compter !

Vendre à domicile : avantages et inconvénients

Vendre à domicile : avantages et inconvénients

En marge des autres professions libérales, la vente à domicile, même avec ses nombreux avantages, ne manque pas d’inconvénients. Si vous êtes micro-entrepreneur et que vous souhaitez exploiter ce secteur, il faudra tenir compte des points forts et des points faibles de cette profession atypique avant de vous lancer.

La vente à domicile : un secteur avantageux

Le secteur de la vente à domicile est en pleine expansion. Si certains préfèrent se rendre chez le client plutôt que d’attendre sagement derrière un poste d’ordinateur ou la caisse d’une boutique, c’est pour les nombreux avantages que cette stratégie de vente peuvent offrir :

– Une rémunération évolutive : Grâce au principe de la vente à domicile, votre rémunération n’est jamais fixe (même si vous travaillez dans une entreprise de vente à domicile). Elle évolue selon vos ventes et selon votre investissement. Dans ce travail, la motivation est la clé du succès. Plus vous travaillez, mieux vous gagnerez votre vie.

– Des horaires flexibles : Libre à vous de choisir vos horaires de travail. En matinée ou l’après-midi, vous pouvez réaliser les ventes nécessaires à votre effectif. Il est toutefois vivement recommandé de mettre en place un agenda de travail. La régularité et l’organisation sont de mise pour cette activité.

– Opportunités de carrière : Aussi nombreuses soient-elles, les perspectives de carrière dans une entreprise de ventes ordinaires sont limitées. Avec les ventes à domicile, plusieurs opportunités s’offrent à vous. C’est un travail évolutif sur terrain qui pourrait mettre sur votre chemin des occasions inattendues, pouvant booster votre carrière.

– Sans attaches ni supervision : En tant que micro-entrepreneur, vous deviendrez votre propre patron. Plus besoin de vous conformer à une conduite qu’on vous aurait dictée. Vous fixez vous-mêmes vos objectifs de travail, votre stratégie marketing et votre système de management.

Liberté d’organisation, horaires choisis et autonomie, la vente à domicile a tout pour attirer de plus en plus d’entrepreneurs. Sachez aussi que les démarches administratives pour définir votre statut juridique sont simples à réaliser : vendeur à domicile indépendant (VDI) ou agent commercial ou commerçant.

La vente à domicile : des inconvénients quand-même !

Même si ce secteur présente des avantages considérables, il comporte toutefois certains inconvénients. La vente à domicile est alors un travail de micro-entrepreneur à part entière où les difficultés ne manquent pas :

– Une prédisposition nécessaire : N’est pas vendeur à domicile qui veut ! Ce n’est pas toujours une partie de plaisir de débarquer dans le salon d’un client pour lui proposer vos articles. Il faut être motivé, avoir de la personnalité, le sens de l’éloquence et de l’humour. Face aux attentes parfois irréalisables de vos clients, vous devez continuer à convaincre sans vous décourager.

– Pas d’allocation chômage : Si le statut de vendeur à domicile donne droit aux prestations sociales et à la cotisation pour la retraite, il ne permet pas d’accéder à une allocation chômage ou à des indemnités de licenciement. Comme le vendeur est capable d’avoir un second travail, il ne bénéficie que de très peu d’avantages d’indemnisation en cas d’échec professionnel.

Ainsi, le vendeur à domicile n’est jamais épargné des aléas de l’univers professionnel. Comme pour tout micro-entrepreneur, il bénéficie d’avantages et de libertés qu’il doit apprendre à gérer pour ne pas qu’ils se retournent contre lui.

Comment dire « bonjour » à vos salariés ?

Comment dire « bonjour » à vos salariés ?

Dire « bonjour » représente la première chose que nous faisons lorsque nous rencontrons une personne. Nous avons chacun nos habitudes et vous n’échappez pas à la règle. Comment saluez-vous vos salariés lorsque vous arrivez au bureau? Y a-t-il une bonne méthode pour le faire ?

Bonjour tout le moooooooooonde !

Toujours guilleret et semblant ne jamais être fatigué, vous arrivez au travail dynamique et déjà au taquet…tandis que les autres émergent à peine d’une trop courte nuit de sommeil. Nul besoin de vous voir pour savoir que vous arrivez. Vous chantonnez toujours le même air dans le couloir jusqu’à l’entrée du bureau « Heyhi, Heiho, me voilà au boulot ! ». Au moins, vous semblez toujours de bonne humeur

B’jour

D’un air un peu timide, vous vous efforcez d’hausser un peu la voix afin que tout le monde vous entende mais souvent en vain… Vous ne savez pas comment vous y prendre pour saluer vos salariés, presque gêné d’être le patron. Osez dire « bonjour » haut et fort en évitant de regarder vos chaussures ou bien les autres vont finir par croire que vous êtes impoli ou que vous les prenez de haut, alors que c’est tout le contraire !

Chers camarades, une dure journée nous attend

Votre team, c’est un peu votre troupe. Vous saluez vos salariés à la manière d’un commandant et levez comme chaque matin le drapeau au logo de votre entreprise. Vous faites le tour des tables et inspectez chacun de vos « soldats ». Hors de question pour vous que les hommes ne soient pas rasés et les femmes mal coiffées. De la discipline, camarades, de la discipline ! Euh…vous n’auriez pas servi dans l’armée par hasard ?

Salut, han, tu, vas, bieeeeeeeen ?!!

Tous les matins, vous serrez la main de tous vos salariés et faites la bise à chacune de vos salariées. Un peu d’affection de bon matin, ça ne fait pas de mal et cela apporte un peu de chaleur humaine au sein de votre équipe. N’empêche, félicitez vous de n’avoir que quelques salariés car dans une entreprise de 150 salariés, est-ce que vous vous imaginez prendre une heure (minimum) pour saluer chacun d’eux individuellement ?!!

Aaaaaaaaaaaah !

C’est assez étrange comme entrée en matière pour saluer vos salariés… Mais cela vous rend unique. Mais que répondre à ce « aaaaaaaaaaah » ? Si tous vos salariés vous répondent ensemble la même chose, il ne vous reste plus qu’à synchroniser les voix et ouvrir une chorale ! Si vos salariés vous font l’honneur de vous répondre de manière identique, sachez qu’ils le font soit par politesse soit parce que cela les amuse et vous encouragent en quelque sorte à ne rien changer. En plus, nul ne sait vraiment ce que signifie ce « aaaaaaaaaaah »… Est-ce pour dire « enfin arrivé… » ou bien « tout le monde est là » ou « ça y est, c’est parti jusqu’à ce soir » ? Essayez d’arriver sans rien dire et observez le comportement de vos salariés.

Salut

Inutile de perdre du temps à effectuer des politesses auprès de vos salariés. Les saluer de manière générale suffit bien assez. Vous non plus vous ne venez pas vous amuser alors pourquoi vous confondre en révérences ? Et puis, comme vous n’êtes pas du matin, vous voulez être tranquille et vous n’avez aucunement envie de parler. Alors que cela leur plaise ou non, vous ne changerez rien à vos habitudes. Après tout, vous pourriez très bien ne pas les saluer !

Hey, vous avez entendu la dernière ?

C’est à croire que vous lisez toute la presse avant d’arriver au travail. Qu’il s’agisse de la naissance d’une start-up, de l’obtention d’une levée de fonds, des dissolution d’entreprises voire de potins version people, vous avez toujours la petite histoire pour accompagner le début de la journée. Vos salariés apprécient. Mais ne pensez-vous pas en faire un peu trop en affichant chaque jour un dicton, un proverbe ou une morale sur le mur ? Heureusement, vous n’avez pas encore fait état de vos talents de dessinateur.

Alors mes enfants, bien dormi ?

Vos salariés sont un peu comme vos enfants. Vous les avez formés et aujourd’hui ils réalisent un travail dont vous ne manquez pas de féliciter les qualités. Vous conviez chacun à prendre une pause et offrez le café… Une pause accompagnée d’une boisson chaude détend les neurones et vous pouvez examinez chacun de vos enfants. Chaque jour, vous vous informez de l’humeur de chacun… C’est bon à savoir, vous porterez plus d’attention à cette personne. Puis vous retournez en classe…oups, au bureau et vous sentez vos salariés pris d’un nouvel élan de motivation. De toute façon, ils le savent, ils peuvent compter sur vous.

Trois entreprises qui avaient tout pour réussir…

Trois entreprises qui avaient tout pour réussir…

Bien que certaines entreprises possèdent toutes les cartes en main pour réussir, elles n’en évitent pas pour autant l’échec. Des défaillances professionnelles qui peuvent s’expliquer par une mauvaise anticipation de l’évolution des marchés, des idées trop novatrices, un manque de personnel ou encore des concepts trop nébuleux. Focus sur trois exemples de sociétés qui, pourtant, avaient tout pour réussir…

Des idées trop novatrices

En 1975, l’ingénieur Steve Sasson a montré à Kodak le premier appareil photo numérique. Seulement voilà, l’entreprise refuse l’invention car elle ne veut pas se séparer de la photo argentique, son activité initiale. C’est la concurrence qui s’emparera de cette technologie. Kodak a ainsi fait faillite et été placée en redressement judiciaire.

Un manque de clients

Le site faisonsaffaire.com a lui aussi déposé le bilan, cette fois à cause de son manque de notoriété. En cause : un projet trop neuf et peu de maturité concernant le concept. Sur ce site créé en 2008, les entrepreneurs pouvaient mettre en ligne leur business plan et les investisseurs choisissaient quels projets financer. Lorsque l’entrepreneur concluait une levée de fonds, il laissait une commission de 3,5 à 6% au site. Faisonsaffaire.com n’a pas su rivaliser avec ses concurrents directs, les banques, notamment par manque de financement. En effet, aucune transaction n’a été signée en 2010 et son fondateur Frank-David Colin a dû déposer une déclaration de cessation de paiement en septembre de la même année. Le site a fermé en automne 2010 sans réussir à être relancé par la suite.

Des concepts trop nébuleux

Quant à l’usine à design, pourtant 5ème pure player français de décoration et design, l’entreprise a également fermé son site suite à une offre bien trop complexe et donc pas assez attractive pour le client.
Créée en 2009, cette société permettait de personnaliser les meubles. Pour se faire, elle produisait en Asie et complétait son offre par des produits de décoration fabriqués en Europe. Elle ne comptait pas moins de 20 salariés à Paris et une dizaine en Chine. Elle était à l’origine d’une nouvelle ligne de vêtements en Asie nommée Lazy-Bag.

Plus de 25% de son CA provenait d’affaires conclues avec des hôtels, des restaurants et des distributeurs. Malgré des financements solides, elle n’a pas convaincu l’acheteur, confronté des problèmes techniques tels que des stocks indisponibles ou encore un service-après-vente trop long. Le paramètre humain est également entré en ligne de compte, puisque certains fondateurs, arrivés en fin de carrière, voulaient vendre leurs parts au détriment des plus récents au sein de l’entreprise qui ne partageaient pas cet avis.

Aborder les membres d’un réseau pour la première fois

Aborder les membres d’un réseau pour la première fois

Tout le monde ne naît pas avec le sens du contact. Lorsque vous intégrez un club ou un réseau d’entrepreneurs, amorcer la discussion avec les autres ne se révèle pas forcément aussi facile qu’espéré. Voici quelques exemples d’approche pour apprendre à mieux connaître les autres et démarrer votre stratégie de réseautage !

Cerner le type de club et les attentes de ses membres

Vous venez d’entrer dans un club d’entrepreneurs afin d’étendre votre réseau. Il vous faut maintenant entamer la conversation avec ces nouvelles relations afin de voir ce qu’elles peuvent vous apporter, et inversement. La manière d’aborder les gens pour la première fois dépend notamment du type de réseau que vous avez choisi d’intégrer. Si celui-ci se concentre sur le business et l’échange de cartes de visite, un mail général présentant votre activité peut constituer une bonne idée, tandis que si votre club se voit davantage axé sur la relation humaine, organiser un événement paraît plus adapté. Un réseau reste, avant tout, physique. Rencontrer les membres en face-à-face revêt donc une importance capitale. Pour mieux vous repérer et cibler les contacts utiles, n’hésitez pas à mener quelques recherches en amont afin de savoir à qui vous avez affaire…

Effectuer de premières recherches

Cette étape demeure quasi-incontournable. Il vous sera bien plus simple de commencer une discussion avec quelqu’un dont vous connaissez l’activité et de lui proposer vos services si vous savez ce qu’elle fait. Renseignez-vous sur vos nouvelles relations, checkez rapidement leurs profils sur les réseaux sociaux pour comprendre leur approche professionnelle et situer leurs goûts personnels. Les loisirs représentent une formidable façon d’ouvrir le dialogue Si une personne pratique le même sport que vous, apprécie le même réalisateur ou encore si vous étiez à un même concert sans le savoir, peu importe, jetez-vous à l’eau ! Gardez à l’esprit que ces autres membres sont là pour faire du réseau, tout comme vous.

Le message de présentation pour s’introduire

Les clubs d’entrepreneurs disposent généralement de plateformes de discussion entre membres mais si tel n’est pas le cas, une liste de contacts devrait vous être accessible. Vous pouvez ainsi, à votre arrivée, envoyer un message de présentation aux membres pour que votre nom leur soit plus familier. Indiquez votre nom, prénom ainsi que la spécialité de votre société et expliquez brièvement en quoi consiste votre activité… Ne vendez pas directement vos services, un nouvel arrivant qui commence par faire sa promotion auprès de la communauté peut sembler opportuniste. Certains réseaux se consacrent toutefois à ce genre de pratiques alors sachez adapter votre comportement. Pour vous attirer la sympathie des autres, vous pouvez aussi ajouter une petite touche d’humour à votre texte. Les gens intègrent les clubs d’entrepreneurs pour faire du business mais cela demeure plus agréable avec des interlocuteurs avenants ! N’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées pour que les personnes contactées puissent vous répondre. Vous pourrez ainsi amorcer une première conversation et en savoir plus sur les autres. Les recherches préliminaires que vous aurez menées vous permettront de vous sentir plus à l’aise lors de la prise de contact.

Prise de contact plus personnelle : l’appel téléphonique

Dernière étape avant la rencontre en face-à-face : l’appel téléphonique. Une bonne transition entre le contact purement virtuel et celui, visé, physique. Peut-être que certaines personnes vous téléphoneront directement suite à votre mail de présentation. Ce geste leur permet d’en savoir plus sur vous dans le cas où vous les intéressez, d’où l’intérêt d’avoir fait quelques recherches sur eux. N’hésitez pas non plus à téléphoner aux contacts qui vous intéressent, même s’ils n’ont pas répondu à vos mails. Ne harcelez pas mais prenez le temps d’aller vers chacun de façon personnalisée. Personne n’aime se voir fondu dans la masse et ce n’est certainement pas l’objectif d’un club d’entrepreneurs. Ne négligez pas non plus les professionnels dont l’activité vous paraît trop éloignée de la vôtre. Si ceux-ci viennent vers vous, accordez leur aussi du temps, nul ne sait de quoi demain sera fait et ces personnes pourraient très bien s’avérer utiles par la suite.

Rencontrer ses nouveaux contacts lors d’un événement

Un réseau demeure constitué de personnes réelles alors n’oubliez pas de les rencontrer ! Même si le club auquel vous appartenez ne privilégie pas spécialement les sorties entre membres, ce genre d’initiatives peut être bien vu par les autres. Proposez à vos nouvelles relations de prendre un apéritif ensemble, suggérez un déjeuner, un dîner, un afterwork… Ce geste montrera aux autres l’intérêt que vous leur portez et ils en seront sans doute ravis. Un événement convivial permettra de briser la glace et de déterminer avec quels membres vous avez le plus de chances de vous entendre et lesquels peuvent vous apporter quelque chose en particulier. Attention cependant à ne pas faire votre publicité de façon trop abondante, vous êtes censé vous intéresser à vos interlocuteurs et non pas les abreuver de vos paroles. Un hôte qui passe son temps à décrire à ses invités comment il peut les aider passe pour un opportuniste et le but d’un événement consiste à se concentrer sur l’humain avant tout. Si vous préférez mettre en avant votre entreprise, participez davantage à des sessions de recommandation ou proposez des rencontres dédiées à la présentation des firmes de chacun. En clair, adaptez vos démarches réseau et vos premiers contacts en fonction de votre objectif.