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Leboncoin, une entreprise pas comme les autres

Leboncoin

Le célèbre service, dont la marque apparaît souvent dans les classements comme l’une des préférées des Français, nous a ouvert ses portes le temps d’une immersion dans l’entreprise. Fantastique « trouvaille » de locaux avec une ambiance à la fois studieuse et détendue dans un cadre pour le moins sympathique.

Un immeuble moderne-chic.

Vendredi, nous nous retrouvons à Paris entre la Gare de l’Est et Strasbourg-Saint-Denis en direction des locaux de Leboncoin. Il est 16 h lorsque nous arrivons devant la grande entrée, association d’une imposante baie vitrée et d’une architecture haussmannienne. Nous nous dirigeons vers l’accueil puis sommes orientés vers la Mezzanine. La décoration reste moderne et parsemée d’éléments originaux et plus anciens, avec quelques plantes qui lui confèrent une touche chaleureuse. Caroline Grangié, responsable relations médias, ne tarde pas à nous accueillir le sourire aux lèvres en compagnie d’Alexandre Collinet, directeur général adjoint. Notre première impression de cet immeuble de cinq étages, qui disposera bientôt d’un vaste showroom dans son entrée, est qui allie à la fois le moderne et l’élégance.

Une première phase pionnière.

Nous nous installons dans une « bulle » (ndlr : une salle de réunion fermée mais disposant d’une vitre) où nous demandons à Alexandre Collinet de nous retracer l’histoire de l’entreprise. Il nous explique que le lancement du site s’est effectué en 2006 mais « qu’il n’y avait pas autant de catégories ». L’entreprise lancée par Schibsted et Spir en joint-venture démarre son aventure comme de nombreuses start-up avec une équipe réduite de deux personnes (Olivier Aizac et un développeur). Elle fait ses débuts dans les locaux de 20 minutes dont les deux entités sont également actionnaires puis se déplacent à Levallois pour rejoindre les locaux de Spir Communication.

Fin 2009, elle se déplace rue du Louvre, sur un premier plateau de 180 m2, dans lequel notre interlocuteur passe son entretien. Nous retenons de cette phase initiale les mots suivants riches de sens : « la première phase pionnière avec Olivier représentait une vraie innovation. Le web offrait des accès à tous les biens partout dans le monde. Leboncoin a pris le contrepried en prenant le pari de la proximité et en remettant la carte de France au centre, il s’agissait d’une première innovation. Ensuite, les équipes ont travaillé sur la qualité des annonces et ont mis en place un business model basé sur la gratuité alors que l’usage de l’époque était de demander des frais d’insertion, une vraie rupture ».

Une deuxième étape décisive.

À son arrivée en début 2010, l’équipe s’est agrandie mais elle est encore à taille humaine puisqu’elle n’est composée que d’une quinzaine de collaborateurs. Peu après son intégration, Leboncoin connaît un premier grand changement puisqu’il passe  d’un produit parmi d’autres à une « véritable entité ». En cause ? Le rachat par Schibsted en novembre 2010 des 50 % de parts de Spir Communication, qui a permis à l’entreprise de connaître vraiment son essor. Le dirigeant nous explique que : « l’autre actionnaire avait d’autres intérêts déjà dans le secteur de la petite annonce donc il devenait compliqué de ne pas marcher sur les  plates-bandes des autres entités ».

Avant la séparation, l’entreprise continue tout de même de se développer puisqu’elle passe de quinze personnes à trente-cinq en fin d’année 2010. Les recrutements s’accélèrent puisqu’ils sont déjà une centaine en 2011. Fin 2013, après s’être installés sur plusieurs plateaux, ils quittent les lieux pour se rendre rue Lavoisier dans des locaux de 2 500 m2.

Une structure de la direction un peu différente.

Au début de l’aventure, Olivier Aizac, tient les rênes avec Antoine Jouteau et Alexandre Collinet, tous deux DGA. L’un gère la partie produit et commercial et l’autre la finance et le juridique. Lors du départ d’Olivier Aizac, début 2015, au Brésil d’où il gère le développement de sites jumeaux du Leboncoin en Amérique du Sud, Antoine Jouteau prend la Direction générale.

Notre interlocuteur gère quant à lui la finance, les RH, le juridique, la stratégie corporate, le laboratoire d’innovation, les acquisitions et la partie data. Le départ du père fondateur représente un véritable défi pour les dirigeants. « Olivier était très investi jusque dans la validation des annonces, dans le détail. Il passait du temps au support client et à répondre lui-même. Il était très apprécié et respecté. Au final, il est toujours compliqué de reprendre la main derrière une telle approche et personnalité ».

Mais Antoine Jouteau décide du virage mobile et les deux dirigeants fédèrent les éléments autour de ce projet. « Antoine a fait un boulot remarquable. Cette décision a permis de mobiliser l’ensemble de l’entreprise autour de ce projet qui a duré un an et de lui donner des services nouveaux et fondateurs à la troisième ère de la boite. En 2015, c’était notre meilleur résultat au label Great place to work. Et nous avons pu poursuivre notre développement et passer de 150 à 212 millions de chiffre d’affaires. » Aujourd’hui, 65 % du trafic s’effectue via mobile contre 15 % à 20 %, 3 à 4 ans auparavant. Une transition réussie avec des défis différents comme celui du taux de conversion. « Nous avons mis en place une vraie infrastructure Big data qui nous permet aujourd’hui de gérer nos 9 milliards de pages et 60 % des internautes qui viennent sur leboncoin. »

Une sélection fondamentale…

Pour réussir cette ascension, l’entreprise bénéficie d’une force vive de plus 500 collaborateurs, aujourd’hui, dont 330 présents dans le bâtiment plus ceux appartenant à une structure acquise (les dénicheurs) par l’entreprise. 140 personnes sont également présentes sur 2 sites de ventes de Reims et Monceaut les mines. « Avec 150 recrutements, prévus cette année, nous nous interrogeons sur l’intégration rapide des salariés. Les actifs de la société, c’est certes la marque, les serveurs et le logiciel mais surtout les hommes ! Peu de personnes partent et nous sommes heureux d’être Great Place To Work depuis 5 ans » nous confie le dirigeant.

L’humain est au centre de ses préoccupations et le dirigeant nous raconte qu’il « connaissait tous les prénoms jusqu’à il y a 6 mois, à 500 cela devient un peu plus compliqué ». Nous nous sommes beaucoup investis dans les recrutements. Olivier, Antoine et moi, nous rencontrions tous les candidats. Déjà pour s’assurer qu’ils avaient les bonnes valeurs. Nous avons toujours privilégié les savoir-être aux savoir-faire ». Pourquoi ? « Nous pouvons apprendre à un développeur à coder sur une nouvelle technologie ou à un collaborateur à travailler sur de nouveaux outils. Par contre, apprendre à quelqu’un à être pragmatique, je vous souhaite bon courage s’il ne l’est pas naturellement ».

… Mais une intégration qui l’est tout autant.

« Nous avons investi très rapidement sur le management. Il nous fallait des managers qui managent de la même façon que nous avec les mêmes valeurs au centre ». Pour permettre cette transmission, les dirigeants mettent en place 10 jours de formation. Si l’intégration est importante, il reconnaît être influencé par la culture du Groupe NRJ pour lequel il a travaillé avant de rejoindre Leboncoin. Il nous explique : « Nous nous sommes dit qu’il fallait que nous construisions une histoire collective très vite car le web va encore plus vite que les médias et donc il fallait que nous fassions en sorte que les collaborateurs passent des bons moments ensemble car même si chacun travaille dur, même s’il peut y avoir un conflit entre les équipes, une fois que nous avons fait la fête ensemble, chacun essaie de le résoudre ».

La recette de Leboncoin en quelques mots ? Créer une histoire collective, bien définir la direction et investir sur le management. Des évènements sont ainsi organisés comme le séminaire annuel où l’entreprise emmène tous ses collaborateurs 3 jours « dans une destination sympa » (Islande, Maroc, Sicile…) dont celui en Islande qui demeure le meilleur souvenir du dirigeant. Elle organise également des fêtes comme la crémaillère et des rencontres 2 fois par an avec l’ensemble des équipes pour présenter le bilan et les objectifs de l’entreprise. Occasion pour chacun de faire le point sur toutes les activités de manière transparente.

Un concept particulier de hiérarchie.

Leboncoin aime être original. S’il n’a pas adopté totalement le mode projet, il n’est pas non plus resté sur une hiérarchie classique. Pour ce faire, le dirigeant a commencé par un changement d’environnement qui est devenu « dynamique même si nous n’étions pas partis dans ce sens » nous confie le dirigeant. S’ils se sont laissés convaincre, c’est parce que, pour le dirigeant, l’environnement devait être « en cohérence avec la culture de l’entreprise et du digital (adaptabilité, changement, disruption) ».

Le quotidien dans l’entreprise est simple : pas de bureaux attitrés même pour la direction, chacun s’installant dans une zone à peu près définie, en changeant régulièrement de voisin, en pouvant se mettre dans une « bulle » s’il le désire ou pour travailler de manière transverse avec d’autres équipes. Ainsi, la boîte est structurée et bénéficie de l’alignement managérial car chacun possède un responsable de type classique mais peut travailler aussi avec d’autres secteurs « comme par exemple lorsque nous lançons une fonctionnalité. Il nous fallait casser les silos hiérarchiques et que les collaborateurs puissent avoir des espaces pour lancer des opérations pendant une semaine dans des « War Rooms comme par exemple dernièrement pour le lancement d’une messagerie interne au site qui va bientôt être lancée ». En résumé les organigrammes demeurent par métiers, mais tout est fait pour que les échanges transverses soient facilités ».

Avant d’arriver à ce concept, le dirigeant nous confie avoir essayé des équipes sans managers pendant 1 an car « il voulait voir les vertus et inconvénients ». Il en retient aussi bien des vertus que des inconvénients comme le manque de vision, de contact humain pour échanger avec le manager.

Des fondamentaux à ne pas oublier.

Pour le dirigeant, s’il est normal d’avoir un babyfoot, le plus important reste « la colonne vertébrale comme les valeurs, la mission et tous les petits à cotés » Il n’aime pas trop « la cosmétique ». Il nous rappelle que dans la plupart des études le sens du travail de chacun reste fondamental même si le cadre, la rémunération et le hiérarchique direct restent des critères de choix. Pour lui, rejoindre Leboncoin, c’est avoir un fixe certes, mais aussi « des bureaux incroyables, une vraie transparence et partage de la stratégie, 2 mois de participations, … ».

Partage de la stratégie car s’il y a bien un mot essentiel, c’est la transparence. L’entreprise transmet ainsi un maximum d’informations notamment grâce à une newsletter de veille tous les 15 jours (qu’est-ce qui se passe, grosse acquisition, grosse disruption), lors de points semestriels, fait participer les salariés à la stratégie à l’aide de challenges de l’innovation… Tout aussi important l’objectif reste « de créer une marque forte avec des valeurs qui s’inscrivent dans le temps ». Nous sommes là pour le long terme, il ne s’agit pas « de balancer des millions dans le SEO et SEM afin de faire croître rapidement une valorisation ».

Les perspectives de développement.

Cette année, l’entreprise va axer sur l’innovation, avec la lancement d’une messagerie pour faciliter encore les échanges entre les utilisateurs, des dashboards plus performants pour les professionnels… Les équipes travaillent aussi sur le transactionnel où « nous cherchons à proposer de manière facultative des solutions de paiement pour éviter que notre client soit obligé de faire du main à la main ou de passer par une autre plateforme, même si nous voulons continuer à qu’ils puissent le faire. Par ailleurs, Leboncoin est devenu un Groupe aujourd’hui. Il réunit d’autres activités que nous comptons développer au travers des sites spécialisés en occasion agricole et BTP (Agriaffaires et MachineryZone) ainsi que le nouveau comparateur de prix leDénicheur, ou encore un accélérateur de start-up… »

Les grandes valeurs de l’entreprise

Définies lorsqu’ils étaient 15 personnes car « il fallait planter un tuteur et faire grandir l’entreprise ». Les  valeurs Leboncoin permettent de faciliter les échanges au quotidien : tous les développements doivent s’appuyer sur elles. Les valeurs sont :

La proximité : être disponible et accessible pour entretenir des rapports honnêtes, francs et directs.

  1. La responsabilité : Chacun doit porter ses projets et prendre des initiatives. Cette valeur correspond aussi bien à l’économie circulaire et au fait de donner une seconde vie aux objets que Leboncoin incarne.
  2. Le pragmatisme : ce qui compte c’est que nous délivrions un service. Peu importe que l’interface ne soit pas la plus belle, du moment qu’elle remplit sa fonction : mettre les gens en relation et faciliter tous les échanges.
  3. L’exigence. Il s’agit de la dernière valeur équilibrante qui a émergé  par la suite. Il faut être exigeant car la volumétrie du site est hors norme. Il ne faut pas que l’entreprise se repose sur ses lauriers. L’exigence se conçoit par rapport à soi-même et son travail.

Le « smarter working » pour booster la performance et la créativité des salariés

Le « smarter working » pour booster la performance et la créativité des salariés

Après plus de 50 ans d’activité, Plantronics se place comme l’un des leaders mondiaux en communications audio pour les entreprises et le grand public. Si sa réussite et notoriété ne sont, à ce stade, plus à prouver, son organisation et fonctionnement semblent y être pour quelque chose. Américain ou non, le concept du « smarter working » et des « 4C » auraient tout intérêt à être importés en France. Immersion.

« C’est un petit pas pour l’Homme, un pas de géant pour l’humanité ».

1961, en Californie. Dans un petit garage de Santa Cruz, deux pilotes de ligne, Courtney Graham et Keith Larkin, décident de mettre au point une alternative aux casques d’aviation conventionnels. « Plus petit et plus léger, le produit s’est, d’emblée, révélé un succès. Ils en vendaient aux autres pilotes et compagnies d’aviation puis à celles des tours de contrôle », raconte Paul Clark, Vice-Président et Directeur Général Europe et Afrique, lors d’une interview. « Les opérateurs téléphoniques constituaient les premiers gros clients chez Plantronics grâce à des standards de qualité très forts. Nous travaillions aussi avec la NASA notamment pour toutes les missions de type Apollo », ajoute-t-il.

Huit ans plus tard, Neil Armstrong faisait ses premiers pas sur la Lune, arborant un casque de la marque Plantronics. « C’est un petit pas pour l’Homme, un pas de géant pour l’humanité ». Si l’histoire a commencé dans un garage, en Californie, elle se poursuit, aujourd’hui, au sein de plusieurs pays notamment en France, à Ivry-sur-Seine. Boulevard Paul Vaillant Couturier, les rues sont paisibles en ce milieu de matinée grisâtre. Passés quelques marches, à l’intérieur d’un grand immeuble, nous nous dirigeons vers l’accueil. Après y avoir donné notre nom, nous traversons le hall marbré de blanc et passons un petit portique de sécurité, avant d’emprunter l’un des quatre ascenseurs : « Plantronics ». Nous y sommes.

Un fonctionnement basé sur le « smarter working ».

La moquette grise et les murs blancs, auxquels s’ajoutent quelques touches d’orange et de bleu aux couleurs du logo de l’entreprise, offrent un décor moderne et épuré, sous-couvert d’une ambiance feutrée. À l’entrée, trois petits fauteuils sont disposés autour d’une table basse sur laquelle sont entreposés journaux et magazines. L’office manager, Dorothée Leclerc, nous reçoit, le sourire aux lèvres. À peine le temps d’un café, nous sommes rejoints par Fabrice Berthelot, Directeur régional France et Afrique.

Ce dernier nous propose alors une visite guidée des locaux. Tout au long de notre visite, un point nous interpelle : plusieurs chaises de bureau sont vides. « L’absence de certains salariés s’explique à travers la notion de « smarter working », qui consiste à travailler quand et où bon nous semble grâce à l’instauration d’un management à distance, explique Fabrice Berthelot. Les salariés ne sont donc pas obligés de venir au bureau. L’idée demeure que nous ayons tous envie de nous retrouver plutôt que de percevoir cela comme une contrainte. » Cette acceptation du télétravail permise grâce à des points réguliers, réalisés à distance, se veut également une forme de tolérance qui implique, néanmoins, que chacun atteigne ses objectifs. « La confiance n’exclut pas le contrôle », rappelle le Directeur régional France et Afrique.

Se sentir comme à la maison.

En dessous d’une table où sont entreposés des casques audio de la marque, nous remarquons la présence de casiers nominatifs. « Chaque salarié dispose de son propre casier. Ainsi, il est libre d’y laisser quelques affaires pour pouvoir travailler au bureau ou, tout simplement, s’y sentir bien », explique Fabrice Berthelot. Autre élément marquant de la culture d’entreprise de Plantronics : les salariés, tout comme leurs supérieurs hiérarchiques, ne possèdent pas de bureau attitré. « Il y a les bureaux et la flexibilité des bureaux autour du monde », lance Paul Clark, Vice-Président et Directeur Général Europe et Afrique. « Personne n’a de bureau attitré, ni moi-même, ni le CEO en Californie. »

Ce système, plus « libre », favorise, selon Fabrice Berthelot, les flux et empêche la ségrégation de sorte que les salariés puissent véhiculer à travers les différents espaces et se placer, en fonction de leur humeur, là où ils le souhaitent. Au total, ce sont près de 740 m² de bureaux qui se voient mis à la disposition d’une trentaine de salariés.

L’office manager, Dorothée Leclerc, pointe alors du doigt une armoire où nous avions déposé nos manteaux en arrivant : « Elle permet aux salariés, à peine passés le seuil de la porte, d’y déposer leurs affaires afin qu’ils se sentent comme à la maison. » En plus du bien-être des salariés, ce fonctionnement favoriserait le recrutement, si l’on en croit Fabrice Berthelot : « La nouvelle génération, celle des Millennials, recherche davantage, au sein d’une entreprise, une ambiance qu’une renommée, contrairement à l’ancienne. En ce sens, le bien-être constitue un véritable pouvoir d’attractivité. »

Un traitement acoustique jusque dans les bureaux !

Au-delà de la simple notion de « smarter working », Plantronics base son organisation sur ce que ses dirigeants appellent les « 4C », pour « Communication », « Collaboration », « Contemplation » et « Concentration ». Les open spaces demeurent, bien souvent, bruyants et « nous estimons que nous ne pouvons pas nous concentrer constamment notamment à cause de divers sons émis tels que ceux provenant des appels téléphoniques. Nous avons donc eu l’idée de découper les locaux en plusieurs espaces », lance le Directeur régional.

À l’intérieur d’une salle de réunion, composée d’une banquette, d’une petite table, de quelques poufs et d’un grand mur blanc sur lequel il est possible d’écrire à l’encre effaçable, Fabrice Berthelot attire notre attention sur son traitement acoustique. Le sol mais également les murs, composés de mousse, sont conçus de telle manière à étouffer les sonorités et les bruits environnants. Une astuce pensée jusque dans les moindres détails puisque, pour ne pas entendre les bruits extérieurs mais aussi ne pas déranger les autres, la porte de la salle en question ne comporte pas de serrure… « La pièce est, intégralement, insonorisée pour profiter d’échanges feutrés », ajoute-t-il. S

ur la même idée, des fauteuils en forme de grandes coquilles situés dans l’open space permettent de se couper quasi-entièrement des nuisances extérieures, une fois installé à l’intérieur. Une entreprise à l’écoute de ses salariés…

« C » comme « concentration ».

Un double écran d’ordinateur, un dispositif de bureau « assis-débout » ainsi qu’un casque audio sans fil forment un poste de travail lambda chez Plantronics. « Un système de disponibilité reste également prévu pour chacun des postes de l’espace. Une lumière rouge signale que le salarié est en ligne ou qu’il ne souhaite pas être dérangé, et verte pour indiquer que celui-ci est présent et disponible  », précise Fabrice Berthelot.

Toujours dans cet esprit de favoriser la concentration des salariés, des box insonorisés, appelés aussi « cellules de moines », ont été aménagés. « Une étude révèle qu’il faut, en moyenne, vingt-trois minutes pour redevenir concentrés », affirme Paul Clark. Dotés d’un poste de travail, ces petits espaces favorisent la concentration pendant une durée déterminée. « Des sabliers sont disposés à l’entrée des box et chacun sait que, si ce dernier est occupé, il est interdit de déranger la personne l’occupant tant que le temps n’est pas écoulé, à savoir d’une heure maximum », explique le Directeur régional. « Nos bureaux ont été conçus de sorte à ce que chacun des 4C se mélangent bien. Une place se voit optimisée pour chacune des activités, qui prennent toutes des formes différentes, afin d’éviter toutes les interférences nuisibles », résume le Vice-Président.

Communiquer et collaborer, à distance ?

Pour Paul Clark, la technologie joue un rôle important en matière de communication mais aussi de collaboration : « Nous utilisons beaucoup Skype for business pour pouvoir, par exemple, partager des documents et ne pas avoir nécessairement besoin de se retrouver dans un même lieu pour travailler ensemble. » Il finit par lâcher : « Tout le monde possède un ordinateur et un téléphone portable, ce qui nous permet de co-créer quel que soit le lieu où nous nous trouvons : au café, au bureau, à la maison…, peu importe ! » Chez Plantronics, la question porte davantage sur le résultat que, selon son Vice-Président, sur le fait de « voir des personnes assises derrière leur bureau » : « Nous manageons les personnes par ce qu’elles produisent et non par leur présence. Finalement, on a plus besoin de les voir physiquement mais simplement de regarder leurs résultats. »

Pour lui, la tendance est à la recherche d’un équilibre entre le travail et la vie privée, souvent compliqué car on a besoin de libertés et de plus de contrôle sur notre vie. « Nous proposons à notre staff de choisir son lieu ainsi que ses horaires de travail. Cette approche flexible redonne à chacun une part de liberté et contribue à une bonne ambiance étant donné que les gens sentent que nous leur faisons confiance. »

Un espace qui favorise bien-être et détente.

En déambulant dans les bureaux, une atmosphère calme et paisible semble s’y dégager. Un grand mur végétal entrecoupé d’une fontaine à eau donne le « la ». Alors que plusieurs grands fauteuils offrent une vue sur la Seine, un dispositif de diffusion de sons alimente tout l’espace. « Les conversations issues des appels téléphoniques sont feutrées pour laisser entendre un bruit d’eau qui coule paisiblement, rappelant la Seine », commente Fabrice Berthelot.

De son côté, le Vice-Président revient sur le rapport avec les « 4C » : « Nous avons entrepris des recherches et en avons déduit que les sons naturels notamment celui de l’eau demeurent les plus efficaces en termes de concentration. Ils réduisent la distance de concentration nécessaire entre deux personnes ou bruits à quatre ou six mètres, au lieu de dix avec des bruits d’air conditionné, par exemple. C’est incroyable ! » Si la « concentration » occupe une place prépondérante, la « contemplation » semble, elle aussi, détenir sa place au sein de la culture d’entreprise de Plantronics.

Un espace de jeux où se mêlent canapés en cuir, écran plat, console de jeux ainsi qu’un mini parcours de golf s’intègre, tout à fait, à la logique du fameux quatrième « C ». Non loin de là, un second espace bien-être nous interpelle. Pour les sportifs, vélos, tapis de course et rameur font, cette fois-ci, face à un autre écran plat. En plus d’une douche prévue spécialement pour l’occasion, un traitement acoustique chapote, bien évidemment, le tout, du sol au plafond. Pour les moins courageux ou qui ont, tout simplement, besoin de repos, une salle dite de « sieste » est mise à disposition de ceux qui souhaitent faire un break de quelques minutes ou bien lire, par exemple. « Après la mise en place de ce nouvel environnement, notre turnover s’est révélé de 0 %. Personne n’a souhaité quitter Plantronics ! », conclut avec enthousiasme Paul Clark.

Les grandes valeurs de l’entreprise

  1. Une équipe, une vision. Nous comprenons ce qu’est la stratégie de l’entreprise, c’est ce qui nous réunit.
  2. La satisfaction de nos clients est notre satisfaction. Tout ce que nous faisons consiste à résoudre les problèmes de nos clients.
  3. Nous innovons agilement et bougeons vite. Nous cherchons à conduire l’innovation et ne devons, pour cela, pas avoir peur de l’échec car il fait partie de l’apprentissage.
  4. Nous accordons notre confiance à nos salariés afin d’évoluer vite. Nous ne sommes pas là pour regarder constamment derrière leurs épaules.
  5. Notre réussite repose sur nos équipes. Ce sont les salariés qui font les grandes entreprises.

Les 9 règles d’or de l’organisation d’un événement marketing

Les 9 règles d'or de l'organisation d'un événement marketing

Faire un événement au service du marketing peut recouvrir de nombreuses formes : meet-up,  web-conférence, conférence de presse, making-off, promotion, … Si dans l’absolu, l’organisation d’un événement peut paraître simple, il s’avère indispensable  de respecter certaines règles d’or qui vous permettront que celui-ci. devienne une réussite.

1- Définissez votre événement avec précision.

Avant de vous lancer dans la réservation d’une salle, il vous faut d’abord commencer par définir la forme qu’il prendra. Voyage, conférence, week-end, street marketing, … les contraintes ne seront pas les mêmes suivant le format que vous décidez d’adopter. Commencez par déterminer les grands points de celui-ci  comme le public ciblé, le nombre de personnes désirées, le budget, les dates, le message ainsi qu’un programme éventuel. Vous en aurez ainsi les grandes lignes. A noter que la date s’avère souvent déterminante car certains de vos prestataires auront peut-être déjà un agenda chargé.

2- Réalisez-le étape par étape

Une fois les grandes étapes définies, n’hésitez pas à écrire les grands items de celui-ci :

location de salle, restauration, animation, déplacement, … Certains formats entraînent des contraintes supplémentaires et il vous faut donc les Cerner le plus en amont possible. Ainsi si vous décidez d’organiser un événement avec prise de parole, des micros seront nécessaires. Vous devrez ainsi prendre en compte l’ensemble de celles-ci pour chaque partie de votre événement et vous assurez que vous n’oubliez rien.

3- Contactez plusieurs prestataires

Il est souvent tentant de contacter un prestataire que vous connaissez bien et de se limiter à un devis. N’hésitez pas à en contacter plusieurs en étant le plus précis possible sur votre budget, le type d’animation que vous souhaitez réaliser, … Il s’agit de pouvoir comparer l’ensemble de vos prestataires en fonction de la qualité du service fourni et du prix. Vous pourrez également en profiter pour vérifier que vous avez bien pris en compte les différentes contraintes et la présence du matériel nécessaire afin de ne rien omettre. Inutile par exemple de commander de la nourriture si elle doit être réchauffée et que le lieu ne dispose pas du matériel nécessaire. N’hésitez pas à poser des options pour vous assurer que vous aurez bien le temps de tout comparer.  Prenez votre temps pour échanger avec eux, ils pourraient vous dévoiler des informations utiles.

4- Réalisez votre checklist

S’il y a bien quelque chose d’utile lors de la réalisation d’un événement marketing, c’est bien de faire ce document. Il vous permettra de vérifier que vous n’avez rien oublié le jour de l’événement mais également les jours précédant votre événement. De nombreuses tâches doivent se dérouler avant l’événement mais peuvent également se poser dans la continuité de l’événement. Si vous souhaitez relayer votre événement par exemple, mieux vaut avoir pensé à obtenir des visuels, vidéos, …  et donc d’avoir réservé le prestataire ou attribué la tâche à une personne de votre équipe.

5- Prévenez tout le monde avant le jour J

Un événement marketing réussi commence souvent  par la présence des personnes utiles le jour J. Si vous souhaitez avoir des journalistes lors de votre événements, mieux vaut vous y prendre  à l’avance. L’envoi des invitations (au moins 3 semaines à l’avance) se révèle souvent l’étape décisive. Prévoyez donc vos invitations en amont ainsi que vos différentes communications. N’hésitez pas à faire des rappels à J-7, J-1 et le jour-même afin de rester à l’esprit de vos participants.

 

6- Testez les équipements

Afin de vérifier que votre événement ne rencontrera aucun problème logistique , n’hésitez pas à vous rendre sur place la veille et à vérifier la présence du matériel ainsi que son positionnement. Il peut par exemple s’avérer utile de vérifier que votre matériel est compatible avec celui installé sur place ou encore que les prises sont bien présentes et que vous n’aurez pas besoin d’une rallonge. Faites très attention aux détails car le moindre élément pourrait perturber votre événement. Pour orienter vos participants, il peut être utile par exemple de poser dès l’arrivée un poteau de guidage. Ils pourront ainsi facilement s’orienter et ne pas se mettre à déambuler dans toutes les directions.

7- Faites un débrief en fin d’événement à chaud.

Avant de quitter vos équipes et prestataires, n’hésitez pas à faire le point avec l’ensemble d’entre eux afin de déterminer ce qui s’est bien passé et mal passé . Certaines difficultés rencontrées pourront vous permettre d’établir un meilleur brief et des contraintes pourraient apparaître au grand jour alors que vous n’y aviez pas du tout pensé en amont. N’hésitez pas à prendre le ressenti de chaque membre de votre équipe sur les différentes prestations. Certains outils dédiés en ligne sont particulièrement efficaces tels que Google Forms.

8- Réaliser des enquêtes de satisfaction auprès de vos participants

Pour déterminer si votre événement s’est bien déroulé ou pour vérifier que la qualité de vos prestataires est bien en adéquation avec votre public, rien de mieux qu’une bonne vieille évaluation. Il s’agit d’obtenir le ressenti des participants à chaud mais également à froid quelques jours plus tard que vous pouvez administrer à la sortie de votre événement autant que par l’intermédiaire d’évaluation en ligne. Vous pourrez ainsi déterminer les points forts de votre événement mais également les priorités de progression. Le retour des participants vous permettra aussi d’avoir des idées mais également de les impliquer dans votre prochain événement.

9- Evaluez l’impact de votre événement

Une fois votre événement terminé, vous pouvez commencer par analyser l’impact de celui-ci tant en terme de présence que des retombées. N’oubliez pas que ce n’est pas parce que votre événement s’est achevé qu’il n’y a plus à rien faire. Communication post-événement avec notamment relai sur les différents réseaux sociaux, remerciements, questionnaire de satisfaction, … Autant d’éléments qui devront être pensés en amont pour être rapidement administrés. Les métriques vous permettront notamment de savoir si votre prochain événement marketing s’est avéré plus efficace ou non que le premier. Elles pourront être intégrées à des indicateurs pour savoir si votre prochain événement s’avère plus performant que ce soit dans la présence dans l’impact avant, pendant ou après l’événement.

Les documents obligatoires pour voyager aux USA

Les documents obligatoires pour voyager aux USA

Vous savez certainement que tout voyage commence pour le rassemblement des documents obligatoires. Les formalités d’entrée aux USA peuvent paraître complexes pour les personnes mal informées. Avec l’avènement de l’ESTA (Electronic System for Travel Authorization), le programme d’exemption de visa, quelques donnes ont changé et il est légitime de se demander quels sont les documents obligatoires pour un voyage en toute tranquillité.

Le passeport

Avec l’ESTA, le passeport a fait l’objet de nouvelles mesures de sécurité qu’il faut absolument prendre en compte. En effet, il doit désormais obéir à un nouveau format. Les citoyens des pays autorisés doivent avoir un passeport biométrique ou un passeport à lecture optique encore appelé  passeport Delphine. Certains n’ont plus besoin de visa pour effectuer le voyage s’ils sont munis de leur passeport valide ou de leur ESTA. Vous pouvez d’ailleurs faire la demande de ce dernier en allant sur le site esta-formulaire.us

Vous devez vérifier si la validité du passeport couvre la période de votre séjour aux USA. Si vous ne disposez pas d’un passeport émis avant le 26 octobre 2005, il vous faudra entamer une procédure d’obtention d’un nouveau passeport ou d’un visa. Les personnes ayant un passeport à lecture optique délivré entre le 26 octobre 2005 et le 30 mars 2006 peuvent obtenir un passeport électronique gratuitement à la préfecture de police.

L’autorisation ESTA

L’ESTA, mis en place par le gouvernement américain, a pris effet le 12 janvier 2009 et concerne tous les enfants et les adultes désireux de faire un voyage de 90 jours maximum aux États-Unis. C’est un document qui remplace la feuille verte et qui est permis à tous les pays adhérant au Visa Waiver Program. Il est donc disponible pour les ressortissants de plus de 38 pays, en voyage pour le tourisme, pour une escale vers un autre pays ou pour une visite d’affaires. Son délai de validité court pendant deux ans ou jusqu’à l’expiration du passeport. Il doit être rempli en ligne et validé avant le départ. Pour tous les voyages en avion ou en bateau, il doit être imprimé et gardé à portée de main dans un endroit sécurisé.

Les voyageurs détenteurs d’un visa ou se déplaçant par voie terrestre ne sont pas concernés. L’ESTA est la méthode la plus simple et la plus rapide d’avoir une autorisation d’entrée aux États-Unis.

Si vous souhaitez des informations complémentaires pour préparer au mieux votre prochain voyage aux Etats-Unis, cliquez ici.

Les autres documents

Après l’introduction de l’ESTA, la liste des documents à fournir pour un visa aux USA ne sont plus les mêmes. Il vous faudra compléter votre dossier par une preuve de solvabilité. Il peut s’agir d’un chèque, d’une carte bancaire, d’une carte de crédit ou de tout autre justificatif du même genre. Vous devez également être en possession d’un document qui justifie votre sortie du pays. Vous pouvez donc montrer un billet d’avion-retour ou un billet de croisière. Ces documents sont valables pour tous les moyens de transport utilisés.

En tant que touriste, vous avez un délai de 90 jours au plus pour séjourner dans le pays. Il n’est pas possible de changer de statut ou de prolonger le délai une fois sur place. Si votre demande d’ESTA est approuvée, il est conseillé de souscrire à une assurance voyage capable de prendre en charge les divers imprévus que vous pourrez avoir.

Quand Netflix crée une fausse vidéo pour lancer sa série « American Vandal »

Quand Netflix crée une fausse vidéo pour lancer sa série « American Vandal »

Avec une capitalisation boursière estimée à plus de 111 milliards d’euros et un chiffre d’affaires pour l’année 2018, à plus de 15 milliards de dollars, Netflix s’impose comme l’un des géants du streaming vidéo. L’entreprise américaine tente par tous les moyens d’attirer les consommateurs sur sa plateforme, via des stratégies de communication et de campagnes marketing marquantes. La dernière en date a fait le buzz avec une vidéo présentant une école sous l’effet de laxatifs.

Une vidéo choc qui devient virale

Des écoliers en train de sangloter, de pleurer ou de crier dans une cantine. Des jeunes pris d’une soudaine diarrhée en train de courir pour atteindre les toilettes ou de vomir dans les couloirs de leur établissement scolaire. C’est le spectacle assez inquiétant, perplexe et choquant que nombreuses personnes ont découvert via une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, fin septembre. Ce véritable chaos semblait être filmé par la voie d’un smartphone et l’œuvre d’un élève farceur. Les internautes ont supposé que celui-ci avait introduit un produit laxatif dans les boissons et dans le déjeuner servi à la cafétéria. Des images qui ont rapidement fait le tour du monde, avec des milliers de réactions sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook et Twitter, avec plus de 2 millions de vues en moins de 15 heures. Avec ces images amateurs, tout porte à croire que la vidéo est authentique.

Une publicité pour promouvoir la série « American Vandal »

En réalité, la vidéo serait créée de toutes pièces par Netflix, même si celle-ci ne l’a pas confirmé. Timothy DeLaGhetto, personnalité américaine d’Internet a ainsi précisé via un tweet que « cette vidéo virale de l’école victime d’un canular provient d’une série Netflix appelée American Vandal ! C’est un documentaire parodique à propos des canulars dans les lycées ». « American Vandal » se range dans la catégorie « mockumentary » (film ou émission télévisée qui reprend les codes du documentaire pour présenter des évènements fictifs de façon parodique, ndlr). Elle relate les investigations de deux jeunes journalistes en herbe, responsables du magazine de leur école, Peter Maldonado et Sam Ecklund. Après avoir résolu leur enquête lors de la première saison et découvert le coupable des graffitis en forme phallique sur plusieurs véhicules du parking de leur lycée, les deux compères se lancent dans une autre aventure pour la deuxième saison. Objectif : découvrir qui est l’auteur dans une prestigieuse école catholique, d’un acte de malveillance assez étrange, celle d’avoir glissé des laxatifs dans la limonade de la cantine, entraînant une épidémie de diarrhée chez tous les étudiants. Un coup de pub qui a fait grand bruit, mais qui semble ne pas avoir eu d’effets sur les audiences de la série et sur une potentielle troisième saison. Netflix a pris la décision fin d’octobre de ne pas la renouveler.

Netflix, des coups de buzz à répétitions

La plateforme de streaming est coutumière de promotions qu’elles soient atypiques, drôles, bizarres ou encore visuellement marquantes. Chaque année, elle fait au moins sensation avec une ou plusieurs de ses campagnes marketing. Pour promouvoir la série « Altered Carbon » en janvier 2018, l’entreprise avait installé un stand des plus étranges au salon CES 2018 (Consumer Electronics Show, événement consacré à l’innovation technologique en électronique grand public, ndlr). Au nom de la start-up Psychasec, celle-ci proposait aux visiteurs de devenir immortel en transférant leur conscience dans un nouveau corps quand l’actuel dépérirait. Pour créer l’illusion d’un stand réel, des cuves et sacs de conservation avec des corps de rechange étaient disposés tout autour tandis que des « médecins » expliquaient aux différents visiteurs via des écrans et des tablettes comment fonctionnait le dispositif. En 2015, la plateforme de streaming avait installé en plein boulevard Haussmann, un décor vertical de plus de 360 m2 semblable à une prison, remplie de comédiennes déguisées en prisonnières, afin de mettre en lumière la sortie de la troisième saison de sa série carcérale, « Orange is the New Black ». Mais Netflix n’est pas à l’abri des bad buzz. Elle s’est attirée pendant l’été, les foudres de plusieurs milliers d’internautes, avec sa nouvelle création, « Insatiable », accusée de grossophobie.

Les boutiques éphémères, un outil de notoriété et de visibilité

Les boutiques éphémères

Pour les Start-up qui cherchent à acquérir visibilité et notoriété et les grandes enseignes qui souhaitent rencontrer leur clientèle ou tester un produit, les boutiques éphémères demeurent une réelle opportunité. Les magasins éphémères, pop-up store ou pop-up shop, représentent un concept qui répond à une nouvelle tendance et qui s’installe au cœur de la ville, des stations touristiques et dans des lieux très fréquentés.

C’est en général pour tisser un lien avec la clientèle que les entreprises décident l’ouverture d’une boutique éphémère. Cela est d’autant plus vrai pour certaines entreprises qui n’ont de relations avec leurs clients que par l’intermédiaire du web et désirent créer des relations conviviales. Les boutiques éphémères placent le contact humain et l’expérience client au centre de leurs préoccupations. Les pop-up stores proposent ainsi souvent des démonstrations. L’important demeure la visibilité.

Quels secteurs sont porteurs ?

En Grande-Bretagne, plus de 10 000 pop-up stores ont été lancés depuis 2014. Le marché représente désormais 2,3 milliards de livres, soit près de 3 milliards d’euros, selon EE et le CEBR (Centre for Economics and Business Research – Centre de la Recherche en économie et Business), c’est dire leur atout !  D’après les chiffres issus du livre blanc Pop-up store, la conquête d’un territoire d’expression pour les marques par Klepierre, 2015

Presque ¼ des pop-up stores créés sont dans le secteur de l’alimentaire (regroupant l’alimentation, les boissons non alcoolisées et alcoolisées) : attirer des passants vers un pop-up store ayant pour thématique l’art culinaire ou les boissons. Par exemple, la marque de soda Orangina ou encore le producteur de glace Magnum ou les céréales pour le petit déjeuner Kellog’s ont tous eu leur propre pop-up store.

Quelques chiffres significatifs

  • 23% des pop-up stores ont comme thématique la mode (habillement, maroquinerie, bijoux, horlogerie…) : comme Petit Bateau, d’Armani ou encore de Célio
  • 11% des pop-up stores concernent les produits et services multimédias à savoir les marques de smartphones comme Samsung, de téléviseurs ou de consoles vidéo.
  • 8% des pop-up stores concernent le secteur de la beauté à savoir les enseignes de distribution comme Sephora ou les marques en propre comme Nuxe.
  • 4% des pop-up stores ont comme thématique l’automobile : Mercedes, Porsche ou encore Renault Twingo y ont eu recours. Ainsi, 70% des pop-up stores en France ont comme thématique l’un de ces cinq secteurs et concernent la vente ou la promotion d’un produit.

Mais pourquoi les grandes marques sont-elles intéressées par les boutiques éphémères ?

Elles cherchent d’abord de la visibilité ! Si leurs produits restent placés dans les grandes surfaces sur des linéaires au milieu de leurs concurrents, il s’agit ici de posséder un lieu uniquement dédié à leur marque qui leur permet de tisser un lien de proximité avec le consommateur.

Comment mettre en place une boutique éphémère ? Posez-vous les questions essentielles

  • De quelle superficie ai-je besoin ?
  • À quelle période de l’année ?
  • Dois-je privilégier un espace intérieur ou extérieur ?
  • Quelle ville ou quartier est le plus adapté à mon projet ?

Mais aussi choisir le lieu adéquat :

  • Une boutique dans un magasin existant, ou « pop-in store »
  • Un kiosque ou stand sur un événement
  • Une galerie ou un lieu événementiel
  • Un Showroom
  • Un centre commercial
  • Un lieu insolite …

Mais n’oubliez pas d’identifier les heures d’affluence : enregistrez les jours et heures de pic d’affluence, de ventes et les déplacements des passants.

Et surtout ne pas oublier de s’inscrire au registre du commerce !

La création d’une boutique éphémère nécessite une inscription au Registre du Commerce et des Sociétés. Cette mention doit être faite un mois avant l’ouverture et au plus tard 15 jours après le début de l’activité.Si la boutique éphémère n’est qu’une émanation d’une entreprise déjà immatriculée, le CCRCS (Comité de Coordination du registre du Commerce et des Sociétés) a considéré dans un avis de 2015 (n°2015-027) que le magasin éphémère était un établissement secondaire, peu importe la durée de l’activité. Du fait de cette qualification, il est nécessaire soit de demander une inscription complémentaire (si l’établissement secondaire est situé dans le ressort du tribunal d’instance où l’entreprise est immatriculée) ; soit de demander une immatriculation secondaire (si ce n’est pas le cas).

Attention !

L’absence d’immatriculation ou l’immatriculation incomplète après injonction du juge peut être sanctionnée par une amende pouvant aller jusqu’à 4 500 € et par une peine d’emprisonnement de 6 mois maximum.

Quelques exemples

Un pop-up store a ouvert pendant trois mois aux Galeries Lafayette, boulevard Haussmann.

Les fans de la saga Harry Potter sont aux anges. Un pop-up store dédié au célèbre sorcier va ouvrir pour trois mois aux Galeries Lafayette, boulevard Haussmann dans le IXe arrondissement. Uniformes, goodies, et divers objets collectors de la saga Harry Potter seront vendus dans cette boutique ouverte du 7 novembre au 7 janvier 2019.

Un timing associé à la sortie des films puisque l’ouverture du magasin aura lieu la veille de l’avant-première mondiale des « Animaux fantastiques 2 : Les Crimes de Grindelwald », qui aura lieu le 8 novembre à… Paris.

Le pop-up de Nike et des sneakers converse

Nike a lancé à New York une boutique éphémère en forme de boîte à chaussures géante, recouverte de leds, pour une durée de trois jours. La marque de sneakers Converse, qui baigne dans un univers rock, a quant à elle déjà ouvert deux pop up stores à Paris : l’un axé sur un univers musical et consacré au tatouage dans un ancien studio d’enregistrement, et l’autre dédié à la personnalisation de deux-roues dans un garage.

Lancer un pop-up store peut aussi être l’occasion de proposer des produits spécialisés, de saison ou 100 % personnalisés. Selon un sondage de PopUp Republic, 39 % des personnes interrogées attendent de trouver des services et produits uniques dans un pop-up store car les clients cherchent l’exclusivité, la valeur ajoutée.

Domino’s Pizza dans la peau, une campagne qui se termine mal

Domino’s Pizza dans la peau

Pour attirer de plus en plus de clients, des entreprises et marques sont prêtes à tout et surfent notamment sur la vague du tatouage publicitaire. C’est le cas de la franchise internationale spécialisée dans la préparation et la vente de pizzas livrées et à emporter, Domino’s Pizza. Le franchisé de la marque en Russie a proposé d’offrir des pizzas gratuites pendant 100 ans à ceux qui se feraient tatouer son célèbre logo en forme de domino. Avec au final, une campagne marketing qui s’est un peu trop emballée.

L’opération « pizzas à vie » fait le buzz

Domino’s Pizza Russie voulait marquer le coup avec sa campagne promotionnelle, lancée en 31 août. Via Vkontakte, l’équivalent russe de Facebook, la société annonce qu’elle met en jeu un certificat qui permettra de recevoir 100 pizzas gratuites par an, pendant un siècle, soit 10 000 pizzas offertes au total, à ceux qui se feront tatouer son logo en forme de domino. Seules conditions : se faire un tatouage dans un endroit bien visible sur le corps et publier une photo du tatouage sur le réseau social russe, Facebook ou encore Instagram, accompagnée d’un hashtag « #доминоснавсегда » (« #dominance » en français, ndlr). En seulement quelques jours, ce sont plusieurs centaines de photos qui apparaissent sur les réseaux sociaux. Certaines se font tatouer simplement le logo en couleur ou en noir et blanc, le représentent avec une pizza ou un personnage des Tortues Ninja, quand d’autres l’intègrent dans des tatouages déjà existants.

Face à l’affluence, la marque stoppe la campagne

Face au succès retentissant de la campagne et l’afflux de personnes tatouées avec le logo de Domino’s Pizza sur les réseaux sociaux, la marque, vite dépassée par les événements, a voulu tout d’abord modifier les conditions de son concours, le 3 septembre, en précisant que seuls les 350 premiers participants recevraient le précieux Graal, que la taille minimale du tatouage devrait être de 2 cm de longueur, situé sur des parties du corps comme le visage, les bras ou les mollets, pour être validé. Elle décide néanmoins d’écourter cette promotion au bout de 5 jours, le 4 septembre, alors que celle-ci était censée durer deux mois, jusqu’au 31 octobre. Dans un message transmis sur sa page Vkontakte, l’entreprise a précisé à « ceux qui sont assis chez les tatoueurs : nous vous inclurons dans la liste des participants, mais nous attendons les photos jusqu’à midi aujourd’hui. Pour ceux qui ont un rendez-vous prévu pour plus tard, nous vous recommandons de l’annuler ». Au bout du compte, sur les 350 personnes prévues par le règlement, 381 chanceux pourront bénéficier de leurs pizzas gratuites. Selon Munchies (site internet et chaîne vidéo dédiée à l’alimentation de Vice Media, groupe américain de médias, ndlr), cette campagne marketing de Domino’s Pizza n’a pas vocation à être étendue à d’autres pays, le programme ayant été activé exclusivement par le franchisé principal en Russie, d’après les déclarations d’un représentant de la maison mère américaine. Une opération qui va coûter cher à la marque, en déboursant pour plus de 14 millions de dollars, soit environ 12 millions d’euros, en pizzas gratuites aux heureux gagnants au cours des cinquante prochaines années.

Une pratique à la mode

L’engouement pour ce genre de procédé n’est pourtant pas surprenant. Elle fait partie de la tendance du tatouage publicitaire, concept marketing né dans les années 2000 aux États-Unis, consistant à louer une partie de son corps pour y tatouer une marque, un logo ou l’adresse d’un site web. C’est une pratique courante et qui fait fureur au pays de l’Oncle Sam. La première expérience qui avait fait le buzz date de 2005, celle de Karolyne Smith, une mère de famille américaine qui pour payer les frais de scolarité de son fils, avait accepté de se faire tatouer le front avec l’adresse web d’un casino en ligne « GoldenPalace.com », en contrepartie d’une somme de 10 000 dollars. De même, des salariés se sont même fait tatouer le nom de leur entreprise pour gagner plus d’argent. En 2013, l’agence immobilière Rapid Realty basée à New York a ainsi proposé à ses employés de se faire tatouer le logo de la société en échange d’une augmentation de 15 % sur leur salaire. Sur 700 membres, 5 % se sont laissés tenter. Même si le tatouage imprime sa marque progressivement dans les campagnes publicitaires françaises, le tatouage publicitaire dans l’Hexagone est encore très loin de faire l’unanimité et personne n’a tenté de s’y aventurer.

Combien coûte un site internet ?

Combien coûte un site internet ?

Vous avez une entreprise et vous souhaitez la développer sur internet ? Vous êtes très occupé et souhaitez simplement obtenir un guide rapide des coûts avant de contacter quelques agences de création de sites web ? Vous souhaitez des pistes pour demander des devis à des professionnels ? Afin de vous montrer très clairement combien coûte un site internet, nous utilisons un outil d’estimation de prix qui va vous aider à déterminer les coûts de développement de votre site web. Puis nous détaillons les différentes étapes de construction d’un site : la stratégie digitale, l’augmentation du trafic et la conversion du visiteur en client.

Combien coûte un site internet ? Le site qui vous répond

Yeeply propose un outil en ligne qui va vous faire gagner du temps. Dans une interface attrayante, vous répondez à une série de 10 questions simples. En quelques minutes à peine, vous avez une idée générale du coût de votre site.

Puis, une fois le devis affiché, vous pouvez cliquer sur Créer votre projet et vous êtes dirigé sur leur plateforme d’équipes et prestataires certifiés pour vos projets digitaux. Libre à vous de demander gratuitement un devis plus précis et des informations complémentaires sur les tarifs et de laisser la marketplace vous mettre en contact avec une agence ou même plusieurs. En tout cas, vous avez bénéficié de l’outil de calcul et vous avez déjà une très bonne idée du budget qu’il vous faut.

Savez-vous comment ce budget est réparti ? Trois domaines principaux déterminent les coûts. Lorsque vous commencez à demander des devis à des concepteurs, veillez à ce qu’ils calculent les prix en conséquence.

Investir dans la stratégie digitale

C’est le travail en amont pour permettre à votre entreprise de se distinguer et de surpasser la concurrence. Cela implique une recherche du client type, une analyse de la concurrence et une stratégie marketing en ligne. C’est la partie la moins chère à financer.

Comment garantir plus de trafic ?

C’est le travail à fournir pour que les clients potentiels de votre site s’y dirige naturellement, que ce soit par les recherches sur Google ou bien sur les réseaux sociaux, etc. Il faut travailler votre référencement naturel par le biais du SEO par exemple, proposer du contenu de qualité et à fréquence régulière, souscrire à Google Adwords et avoir sur votre site un blog que vous alimentez de manière régulière en plus d’un outil de recherche de mots-clés. Le coût de cette partie est plus élevé que celui de la stratégie digitale.

La conversion du visiteur en client

C’est la partie plus technique du travail, c’est-à-dire la somme de travail qui permet à votre site de progressivement transformer les visiteurs en clients. Cela implique par exemple la construction d’un site au design attirant et facile d’accès, un programme d’email marketing afin de vous faire rappeler au bon souvenir de vos clients potentiels, et du contenu persuasif sur votre site qui, au final, donne envie de cliquer . C’est la partie la plus onéreuse du projet.

Pensez bien à faire la distinction entre le coût et l’investissement en matière de création de site web. Même si le devis vous semble élevé et difficile à honorer au début de la mise en place de votre entreprise, il est fort à parier que la création d’un site internet de qualité soit la garantie du succès de votre entreprise.

Qui est Christophe Bavière, figure du capital investissement français ?

Qui est Christophe Bavière

Il est à la tête du premier fonds de private equity en Europe et est pourtant bien discret. Christophe Bavière, Président d’Idinvest Partners est l’un des précurseurs du capital investissement en France, pour l’avoir importé et développé dans l’hexagone à l’aube des années 2000. Premier investisseur à avoir flairé le potentiel de Meetic, il a depuis accumulé les succès et est à la tête d’un fonds de plus de 8 milliards d’euros. Retour sur le parcours de l’homme qui a imposé le private equity en France.

Le parcours de Christophe Bavière est aussi atypique que fulgurant. Né à Paris en 1964, il obtient son diplôme de la prestigieuse École supérieure libre des sciences commerciales appliquées (ESLSCA) juste avant de s’envoler pour l’Amérique du Nord, afin de réaliser un MBA à l’Université d’Ottawa. Parallèlement à son parcours professionnel, ce père de trois enfants décide de servir son pays : il est colonel de réserve dans l’armée de l’air.

Sa carrière commence en 1990 dans les salles de marché de BNP Paribas qu’il quittera pour rejoindre la Caisse des dépôts en tant que trader. Il intègre ensuite le groupe AGF-Allianz, où il se fait progressivement un nom, devenant d’abord CIO d’Allianz Private Partners, puis CEO d’Allianz Investors.

Dans les années 90, il perçoit le potentiel de la révolution numérique qui en est pourtant encore à ses prémices et décide d’investir dans les nouvelles technologies, en développant le private equity en France. Cette intuition le propulsera à la tête d’Idinvest Partners (ex-AGF Private Equity) dès 2001, où il est nommé président du Directoire.

En 2004, il décide d’accompagner une jeune start-up française qui laisse beaucoup d’observateurs sceptiques, Meetic, qui deviendra par la suite le leader des sites de rencontre en ligne en Europe. Le succès est fulgurant et finit d’assoir la renommée de Christophe Bavière dans le private equity.

En 2006 le quotidien économique Les Echos le nomme « Personnalité du capital-investissement de l’année ». Une consécration pour ce financier qui est également membre de la Commission Consultative gestion & investisseurs institutionnels de l’AMF et Président de la Commission Capital-Investissement de l’AFG.

Cette solide réputation a permis par la suite à Idinvest Partners de séduire des grands groupes tels que EDF, Total, Air liquide, ou encore Lagardère. Christophe Bavière est aujourd’hui à la tête d’un fonds qui gère plus de 8 milliards d’euros. Son portefeuille clients compte plusieurs sociétés cotées au Nasdaq (notamment Talend, Criteo et Auris), ainsi que les plus grands groupes Français de l’innovation, comme Total, EDF, Air liquide, ou encore le groupe Lagardère.

Auto-Entrepreneur.fr, une histoire de simplicité

Auto-Entrepreneur.fr

Interview de Charles Alexandre, Président de Auto-Entrepreneur.fr (plateforme leader d’accompagnement des autoentrepreneurs), de Simplis et dirigeant de Planete Autoentrepreneur.com

Comment t’es venue l’idée ?

Elle est venue quand j’étais en première année d’école. C’était juste avant la création de l’auto-entrepreneuriat. Hervé Novelli commençait à réfléchir à ce qui se faisait notamment chez les anglo-saxons. Il se disait que le statut pouvait régler beaucoup de problèmes et pouvait représenter une solution. Il s’agissait d’envoyer un signal très positif à la création d’entreprise. C’est le moment où nous nous sommes dit : « tiens il va y avoir un marché » et comme j’avais passé une partie de mes études en Angleterre, nous avons souhaité lancer quelque chose de très simple pour informer, aider et accompagner les créateurs dans le lancement de leur activité.

Nous nous sommes concentrés au début sur le démarrage et nous avons lancé un SAS intelligent qui permettait de faire toutes les déclarations en version très simplifiée depuis un robot que nous avons développé. Derrière, vous pouviez basculer sur un logiciel de comptabilité très simple. Il fallait garder l’ADN de l’auto-entrepreneuriat. Nous voulions que le digital soit au service de l’individu et non l’inverse.

Quelle a été la suite ?

Rapidement nous avons pris conscience qu’il fallait que nous prenions plus d’envergure, le sujet reste de rassembler les gens autour de ce statut/régime, selon le mot que l’on choisit. Personnellement je trouve que le mot « régime » est réducteur car les personnes se définissent en tant qu’autoentrepreneur et se valorisent en tant que tel : c’est un vrai fierté que de se lancer et créer sa propre activité. Nous avons développé au début Auto-Entrepreneur.fr comme une espèce de Wikipédia du démarrage d’activité et très vite nous avons créé un forum qui est devenu le plus actif de France.

Aussi, nous avons rapidement agrégé 1 000 000 de visiteurs uniques.  Nous nous disions qu’il fallait comprendre les autoentrepreneurs et que nous pouvions le faire au travers de la data. Nous cherchions déjà à agréger de la data afin de pouvoir capter les données et les analyser puis les transmettre à l’INSEE. Un seul objectif : mieux les comprendre car il ne s’agissait pas de tout mélanger car dire qu’un autoentrepreneur gagne environ 1000 € par mois, cela n’a pas de sens. La réalité est bien plus complexe et dépend du temps passé par exemple sur l’activité. Nous étions alors en 2012. Nous avons accompagné depuis en peu de temps 150 000 personnes à devenir autoentrepreneur. Aussi, nous voulions être l’unique interlocuteur et la référence. Aujourd’hui nous atteignons 4,5 millions de visiteurs uniques avec la somme de nos plateformes ! Pari qui nous semble donc réussi.

Et de là jusqu’à aujourd’hui ?

En 2016, nous avons constaté que nous étions devenu LE point d’entrée pour tous les Auto-Entrepreneurs de France donc que nous pouvions définir les besoins primaires grâce à l’ensemble des informations dont nous disposions. Au final, nous avons commencé par le flux pour construire, par la suite, notre offre de services. Nous avons construit avec eux plusieurs services même si nous avions déjà la création qui était en place et qui était payante car accompagnée par nos experts.

Nous l’avons rendue gratuite en ouvrant notre technologie à tous et nous avons lancé deux axes de travail dont le premier :  comment mieux les accompagner sur toute leur vie d’entrepreneur ? L’idée était de construire un bureau virtuel qui serait le seul endroit où les gens peuvent aller en mode SAS pour gérer toute leur autoentreprise.

Aujourd’hui, ils peuvent effectuer les factures et devis, la déclaration et le paiement des cotisations, le tout dans un seul endroit grâce aux robots que nous sommes les seuls à avoir en France et qui permettent ensuite de ventiler les déclarations aux bons endroits côté Etat….et très simplement ! Il fallait aider les autoentrepreneurs à se professionnaliser et nous avons décidé de tout simplifier. Le deuxième axe est la protection. Nous avons fait un tour rapide du marché et il devait y avoir deux ou trois offres pour les autoentrepreneurs. La première question sur les questionnaires était « combien avez-vous de salarié ». J’ai pensé qu’il fallait approfondir jusqu’au bout et je me suis mis à remplir le questionnaire. Je suis arrivé sur des niveaux de tarifications hallucinantes et des offres peu en adéquation avec les attentes des auto-entrepreneurs.

C’est comme cela qu’est née Simplis ?

Nous avons voulu continuer dans la simplicité et c’est comme cela que Simplis est né, 1ere assurance dédiée d’abord aux Auto-Entrepreneurs et à leur image : simple, moderne et accessible à tous. Ainsi, nous couvrons aujourd’hui les 1300 activités alors que les rares acteurs se sont spécialisés. Nous voulons rendre l’assurance accessible à tous, compréhensible et sans surprise. Nous avons le même niveau de garanties pour tout le monde et il n’y a que deux niveaux de différenciation côté prix et les gens comprennent très facilement que l’on assure pas au même tarif un moniteur de sport extrême et un graphiste qui travaille depuis chez lui.

Grâce à la puissance de notre communauté , nous avons pu lancer une offre compétitive qui couvre l’ensemble des activités. Nous sommes partis des gens pour construire le produit, ce qui a permis, en 18 mois à peine, de signer déjà 7 000 contrats. Aujourd’hui, en trois clics, nous permettons de recevoir une attestation et d’être assuré. Nous avons réalisé notre objectif : l’assurance professionelle comme un produit Amazon

Quel est votre enjeu désormais ?

Nos enjeux désormais sont de développer ces 2 axes : d’un côté lancer ce Bureau Virtuel, véritable solution 100% digital 100% Humaine qui va changer la vie des auto-entrepreneurs en leur faisant gagner du temps et les tranquilliser…et y ajouter de nouvelles fonctionnalités comme la banque, l’assurance, la création de sites internet et toujours plus de services intégrés et à tarifs ultra préférentiels grâce à la communauté.

 Et d’autre part, étendre les vertus de Simplis à l’ensemble des Indépendants. Nous venons d’ailleurs d’effectuer une levée de fond sur cette structure dont l’enjeu est de s’étendre à l’ensemble de la communauté. Cette marque veut s’étendre à toutes les sociétés de moins de 6 personnes. Désormais nous développons en offline des solutions pour les métiers du bâtiment. Nous sommes déjà à plusieurs centaines de contrats et finalement cela se passe bien.

Sur la partie SIMPLIS, la roadmap est un peu différente puisque nous voulons davantage de transparence. Sur la partie auto entrepreneuriat, nous allons sortir un produit qui va leur faire gagner du temps et les tranquilliser. Nous cherchons également à développer d’autres services comme la banque, l’assurance et à d’autres services connexes comme la création de site internet. Nous réfléchissons également à une assurance chômage privée et également une caution logement pour aider les indépendants à louer. Aujourd’hui, un indépendant qui a un revenu supérieur peut ne pas être celui qui va être sélectionné par rapport à un CDI. Enfin sur la partie assurantielle, nous allons peut-être chercher à nous développer à l’étranger.

Tu ne t’es pas lancé seul ?

Je me suis lancé avec un développeur qui est aujourd’hui le CTO et qui est le petit génie qui a développé tous ces robots, Raphael Prevost. Je pense aujourd’hui qu’on ne peut pas se lancer dans une aventure web sans développeur et sans associer l’ensemble de ses équipes. C’est d’ailleurs pour cela que nous réfléchissons au-delà d’investisseurs institutionnels solides à associer nos équipes qui sont le vecteur clé de notre croissance et de la réussite de ces 2 aventures !