Conceptual business illustration with the words effect of taxes and subsidies on price
Si nous avons vu dans ce dossier une grande partie des méthodes de financement utilisée par les entreprises, elles utilisent d’autres techniques également. Parmi elles, l’affacturage et les subventions qui requièrent des conditions particulières à bien cerner.
L’affacturage : une solution déterminée par vos créances.
Il s’agit d’une opération qui dépend de vos factures. En l’occurrence, un établissement de crédit dit affactureur ou factor se charge du recouvrement de vos créances. Vous établissez un contrat qui peut donner lieu à deux grandes prestations distinctes. La première prestation consiste dans le financement de la trésorerie. L’affactureur vous avance le montant mais vous restez celui qui doit récupérer le paiement. Vous vous chargez donc des relances et il n’y a donc pas de cession de créance. On pourrait comparer cette technique à un prêt à très court terme. Si vous ne récupérez pas le paiement de la facture à temps, il vous faudra tout de même rembourser l’affactureur. En échange de cette avance, vous payez des frais de gestion qui sont en général calculés sur un % du montant de la facture.
La deuxième technique inclut le recouvrement des créances clients. Vous cédez votre créance et l’affactureur se charge de tout. La difficulté réside souvent dans la sensibilité des clients à ne plus avoir affaire à vous mais à un tiers. Les grands groupes sont généralement habitués à ce type de procédé et les processus sont relativement bien établis, leur permettant de ne pas nuire à leur image par des réclamations. En effet, l’affactureur dispose d’un service contentieux en cas de non-paiement. En ce qui concerne cette prestation, il existe deux possibilités : l’affactureur peut prendre en charge la facture en cas de non-paiement ou vous pouvez l’assumer s’il n’arrive pas à la récupérer. A noter que chaque société d’affacturage a ses propres règles. Certaines vous réclament un montant annuel à affacturer alors que d’autres un montant minimum par facture (en général 5 000 €). Dans les deux cas, sachez que l’affactureur devra vérifier que votre créance est réelle en s’adressant à votre client puisqu’il ne suffit pas de créer une facture pour que la dette existe réellement.
Les subventions : un océan à visiter.
Des subventions il en existe dans tous les sens et il vous faudra trouver des subventions qui vous correspond. Les subventions sont d’origine publique et touchent des projets de toutes natures. Elles peuvent aussi bien concerner le matériel que l’immatériel. Elles existent pour favoriser les politiques publiques et demeurent souvent thématiques (énergie, environnement, agroalimentaire, innovation, implantation…). Il existe de nombreux acteurs comme l’Ademe, Bpifrance et ses agences régionales, le Conseil Régional mais aussi à l’échelle européenne. Des sites comme les-aides.fr peuvent vous permettre de les identifier. L’enjeu reste de savoir si vous êtes vraiment éligible et de réaliser votre démarche généralement en amont. Il reste fortement recommandé de consulter les sites des différents acteurs et de prendre contact avec eux si vous allez en faire la demande car les mises à jour demeurent parfois décalées.
Ces aides ne prennent généralement en charge qu’une partie de votre projet et peuvent vous être refusées. C’est à vous de convaincre de la pertinence de votre projet. Il vous faudra bien prendre en compte que rechercher et demander ces aides prend du temps. Des sociétés se sont spécialisées dans ce domaine et recherchent pour vous celles qui vous correspondent, ce qui est notamment vrai pour le Crédit d’Impôt Recherche. Même dans ce cas, vous devrez y consacrer du temps.
L’adage « quand on n’a pas d’électricité, on s’éclaire à la bougie » prend tout son sens lorsque la trésorerie ne permet pas encore d’utiliser les talents d’un créateur. Alors s’éclairer à la bougie prend tout son sens. Vous allez devoir dépasser vos limites. D’abord la plainte qui est néfaste à la créativité. En période de restriction, l’humain a des milliers de solutions. Il peut solliciter son cerveau pour faire jaillir la lumière.
Ce n’est pas parce que votre trésorerie est encore à l’état embryonnaire que vous ne pourrez pas communiquer efficacement. Une bonne dose de créativité et un soupçon d’audace vous ouvriront les portes de la popularité.
Pas si simple de faire parler de son entreprise quand son budget com est à peu près égal à zéro euro… Mais cet état de fait n’est pas non plus une raison pour se lamenter ! D’accord, votre start-up fera difficilement le poids face à un groupe tel que L’Oréal et son budget de communication qui se compte en milliards de dollars. Mais mettez-vous le bien en tête : tous les grands groupes ont démarré tout petit. Leurs budgets com pouvaient alors sûrement tenir dans un porte-monnaie !
Pas d’argent : un problème ?
Autre argument en votre faveur, vous avez pour vous une chose que les grandes multinationales n’ont pas forcément ! De la créativité, de l’audace, de la réactivité et pas grand-chose à perdre. Alors changez de point de vue. Cessez de voir ce manque d’argent pour vous faire connaître comme une faiblesse. Abordez-le plutôt comme votre point fort, celui qui va justement vous permettre de devenir la start-up dont tout le monde parle ! Inspirez-vous par exemple de Fany Péchiodat, la fondatrice de My Little Paris. L’entrepreneure parle du manque de budget dont elle disposait au départ comme la force qui l’a poussé avec ses équipes à se creuser la tête pour produire la meilleure offre possible, capable de susciter le bouche à oreille. Volonté de perfection de votre produit ou service et créativité seront alors vos meilleures armes. Côté créativité, allez-y, lâchez-vous !
Tout est possible ou presque. Les concepts les plus fous peuvent s’avérer faire exploser le taux de notoriété de votre entreprise. Prenez par exemple le cas de la start-up canadienne Crush qui a eu l’idée complètement folle de retransmettre le quotidien de l’entreprise filmé par un collaborateur un peu spécial… le chien du fondateur ! Et l’idée cartonne ! Les images, retransmises en live, attirent chaque semaine au moins 1 000 spectateurs et créent le buzz sur les réseaux sociaux. Pas de limites à la créativité on vous dit !
Le plan de communication : l’étape obligatoire
Ne vous lancez pas dans des actions de communication les yeux fermés. Si vous diffusez des messages divers à des cibles non clairement identifiées, il est fort probable que vous communiquiez un peu dans le vent ! Avant même de vous hasarder à communiquer sur votre entreprise, commencez toujours par bien définir votre plan de communication. Quelques questions basiques vous permettront de mieux définir comment communiquer et à qui. Ainsi, Quelle est précisément la cible que vous souhaitez toucher par votre communication ? Il y a-t-il plusieurs cibles et donc plusieurs messages à transmettre ? A quels endroits, sur quels sites, réseaux ou support, votre cible pourra-t-elle facilement être en contact avec votre message ? Quel ton adopter pour toucher au mieux votre cible ?
Et surtout : Pourquoi souhaitez-vous communiquer ? Est-ce pour gagner des clients, pour faire augmenter le taux de notoriété de votre start-up, pour faire en sorte que votre nom arrive jusqu’aux oreilles d’investisseurs… ? Ensuite, vous pouvez vous lancer enfin dans une séance de brainstorming où toutes les idées, même les plus saugrenues ou irréalisables, seront lancées librement. Ce n’est qu’une fois cette étape réalisée que vous pourrez étudier la faisabilité des différentes idées imaginées.
Travaillez votre image de marque
La clé pour se faire remarquer face à une multitude d’acteurs présents sur votre marché ? Être différent ! Réussir une communication efficace est un processus qui se débute très tôt… Au moment même où vous décidez de créer votre entreprise. Autant vous le dire tout de suite, il ne sera pas facile (mais, rassurez-vous, pas impossible) de vous faire connaître si vous faites exactement le même produit, et de la même façon, que tous ceux qu’on trouve sur le marché. Ce simple positionnement atypique par rapport à l’offre traditionnelle sur le marché vous permettra de faire parler de vous dans les médias et d’attirer l’œil des clients.
L’entreprise Pastas Party par exemple a réussi à petit à petit se faire connaître grâce à son positionnement en décalage avec celui du leader des sites de rencontres, Meetic. En optant pour une approche de la rencontre offline, autour d’un plat de « pastas », le site a facilement attiré l’œil des journalistes et s’est vite fait un nom. Vous avez un produit ou un service qui ressemble à ceux de vos concurrents et craignez de passer inaperçu dans la jungle médiatique ? Essayez de trouver tout ce qui pourrait faire la différence et donc faire parler de vous : packaging atypique, mode de distribution innovant, style étonnant…
Pensez au storytelling
Savez-vous comment susciter l’attention des journalistes, blogueurs et des leaders d’influence ? Il suffit de leur raconter une belle histoire ! Une astuce simple et qui fonctionne ! Prenez l’exemple des fondateurs de la bière Gallia, qui ont su habilement communiquer sur l’histoire passionnante de la marque qu’ils ont relancé. C’est en communiquant sur le passé d’une marque de bière parisienne tombée en désuétude et remise au goût du jour que les deux fondateurs ont réussi à étendre la notoriété de leur marque. Autre exemple, c’est en inscrivant leur toute nouvelle marque dans une histoire inventée que les fondateurs des cahiers Moleskine ont communiqué efficacement sur leurs produits.
La grande force de ces entrepreneurs réside dans leur communication suffisamment floue pour faire croire à tout le monde que la marque était centenaire et que des écrivains aussi mythiques qu’Hemingway les utilisaient. L’information n’est pas complètement fausse : Hemingway utilisait bien des cahiers en moleskine pour écrire ses romans. Oui, mais pas ceux de la marque Moleskine, créée que récemment ! Résultat : les produits de la marque ont fait rêver les consommateurs, croyant peut-être bénéficier du même génie créatif qu’Hemingway en achetant ces cahiers… et la marque a cartonné !
Zéro Budget, vraiment ?
Pas besoin d’avoir beaucoup d’argent pour réaliser une opération de communication à gros budget ! Le secret ? Il faut ruser ! Peut-être n’avez-vous pas d’argent mais, rassurez-vous, les grandes entreprises en ont pour vous ! Pensez à réaliser des partenariats avec des entreprises plus importantes que la vôtre. Vous bénéficierez en échange de la puissance de communication de votre partenaire. Cette astuce, les fondateurs de Fotolia l’ont brillamment utilisée. Proposant des illustrations low-cost, pour les sites Internet notamment, les entrepreneurs ont eu l’idée simple mais terriblement efficace de créer des partenariats avec des hébergeurs Internet.
A chaque nouvelle demande d’hébergement de site par une TPE/PME, l’hébergeur proposait au client une offre spéciale sur des photos de Fotolia afin d’illustrer leur nouveau site. Une façon toute simple de se faire connaître tout de suite par leur cœur de cible. C’est grâce à cette stratégie de communication que Fotolia a vite réussi à étendre sa notoriété et à gagner de nombreux clients.
Transformer vos salariés en ambassadeurs de l’entreprise
Voici une méthode gratuite pour communiquer sur votre entreprise : motivez votre équipe et même vos amis et tout votre réseau à devenir des ambassadeurs de votre start-up. On l’oublie trop souvent mais le moyen de communication le plus efficace reste les conseils issus de personnes de confiance. Si un ami vous recommande un produit, vous aurez davantage tendance à l’acheter que si vous aviez vu même la meilleure des publicités au budget pharaonique.
La clé ? Osez oser !
Réussir à créer le buzz autour de sa jeune entreprise est moins affaire de budget que d’audace. Osez faire preuve d’un peu d’opportunisme et de débrouillardise, vous y gagnerez beaucoup. Attention, il ne s’agit pas de faire n’importe quoi juste pour faire remarquer votre entreprise. L’audace se manie avec pertinence et subtilité. Vos actions opportunistes et culottées seront alors perçues très positivement par votre cible. Inspirez-vous de l’opération de communication plutôt très osée, réalisée par les fondateurs de la marque Michel et Augustin pour leur lancement. Les deux trublions s’étaient aperçus que, au moment même où ils sortaient leurs Vaches à boire sur le marché, l’empire Danone lançait sa nouvelle marque de yaourts nommée Les 2 vaches.
Au lieu de s’en lamenter, les deux entrepreneurs ont saisi à pleine main cette opportunité pour mener une action de communication choc : le jour de la conférence de presse de Danone, ils se sont mis à l’entrée du lieu et ont distribué des Vaches à boire aux journalistes ! Ces derniers, surpris positivement par cette initiative, ont relayé massivement l’annonce du lancement de la marque joyeusement impertinente Michel et Augustin. Une belle leçon de communication audacieuse qui montre que, pour faire connaître sa boîte, l’entrepreneur peut vraiment faire feu de tout bois.
Les deux armes de communication massive !
Comment sortir du lot ?
En cette époque où chaque consommateur fait face tous les jours à des centaines de messages de communication, pas facile de sortir du lot et d’étendre rapidement sa notoriété. Pourtant, il existe deux façons de propulser son entreprise sur le devant de la scène : pour cela, il faut utiliser soit l’humour, soit la provocation. Attention, encore une fois ces deux « armes » se manient avec pertinence et subtilité. Mal utilisées, elles peuvent faire beaucoup de mal à votre boîte… Avec peu de budget et, surtout, avec bon goût, l’humour peut faire cartonner votre communication. Prenez l’exemple de la jeune entreprise Le Slip Français qui a créé le buzz et s’est vite fait connaître avec ses détournements d’affiches des candidats à la présidentielle en mai 2012, qui se sont très bien partagés sur les réseaux sociaux.
Un exemple parlant
On peut citer également l’agence de publicité digitale Grenade & Sparks qui a fait parler d’elle cette année grâce à une petite webserie réalisée en interne. La série « Digital Désespérément » met en scène une agence de communication complètement dépassée par les nouvelles technos du digital. Un employé propose son idée géniale : un QR code à flasher qui sera diffusé… à la radio quand l’une de ses collègues s’inquiète de devoir poster 10 000 lettres pour répondre à la commande de campagne emailing d’un client ! Sur un registre complètement différent, l’usage de la provocation peut, lui aussi, rapidement créer le buzz. Ames sensibles, passez au paragraphe suivant ! L’association prônant le droit des animaux Animal Equity a frappé un grand coup en installant sur une place à Barcelone des barquettes de viande humaine !
Des bénévoles de l’association ont pris place le temps d’une journée dans des barquettes géantes de même type que celles qui accueillent nos côtes de bœuf et autres échines de porc. Aucun détail n’a été omis : la cellophane pour fermer la barquette, l’étiquette et bien sûr le sang, à profusion. Résultat, les passants ont été interpellés fortement par la cause de l’association… et sûrement un peu dégoutés par le steak qui les attendait le soir dans leur assiette !
Réussir son lancement
On pourrait comparer une start-up à un avion : le décollage est un des moments les plus risqués. Il en va de même pour une jeune entreprise. Si elle réussit à bien faire parler d’elle lors de son lancement, elle est quasi assurée de faire « bon vol » ! Le site e-commerce Lemon Curve est un bon exemple de ce « décollage » réussi : lors du lancement du site, sa fondatrice a eu l’idée de proposer une initiative étonnante à ses clientes, un abonnement de petite culotte ! Chaque mois la cliente recevait une nouvelle petite culotte par la Poste. La fondatrice a communiqué sur ce service auprès des journalistes et relais d’opinion. Cette information insolite a été reprise en masse par la presse touchant la cible du site et les journalistes suivent désormais de près le développement de l’entreprise.
Une initiative atypique
Autre initiative atypique et qui a permis à un entrepreneur de tout de suite faire parler de sa start-up, Publicate, dans les médias : le fondateur a lancé une webserie qui suit étapes après étapes le lancement de son entreprise. L’idée est un peu folle : l’entrepreneur a décidé de se faire filmer 24/24h lors du lancement de son entreprise. Les vidéos étaient diffusées en live sur Facebook et Twitter et, toutes les deux semaines, un « best-of » était disponible sur le blog dédié à l’opération, ainsi que sur des grands médias spécialisés sur le web. Il fallait y penser !
Revenir aux fondamentaux
Les consommateurs en ont assez d’être envahis par des messages publicitaires agressifs et déshumanisés. Pour réussir à faire connaître son entreprise aujourd’hui, la clé est de prendre le contre-pied de cette tendance et de revenir à la base de la communication, dans son sens le plus primaire, c’est-à-dire l’échange entre deux êtres humains. Les entreprises qui réussissent à créer un lien humain, qui reproduisent de la proximité entre les personnes dans leur communication, ont tout à y gagner.
Il n’y a qu’à voir le succès remporté par exemple par la nouvelle campagne de communication d’une entreprise plus très jeune, Coca-Cola. En plaçant sur les bouteilles de soda des prénoms, la marque crée un lien fictif, mais qui est vécu très fortement, avec le consommateur. Si Coca a décidé d’organiser cette campagne en France, ce n’est pas pour rien. En effet, l’opération avait déjà été menée en Australie en 2011 et avait permis de doper les ventes de 4%.
Autre exemple, avec une entreprise un tout petit peu plus petite cette fois-ci : le fondateur du site de vente Archiduchesse avait bien réussi à faire connaître son entreprise grâce au blog de la marque, qu’il animait lui-même. Sur ce blog, il y racontait le quotidien de sa start-up et y livrait des réflexions parfois très intimes sur son quotidien d’entrepreneur. Cette proximité de ton du blog a fortement contribué à faire parler du site Archiduchesse.
Pas de secret !
Vous pourriez appliquer tous les conseils présentés dans ce dossier, si la qualité de votre offre n’est pas au rendez-vous, cela fera tout de même un flop ! La meilleure stratégie de communication reste de concentrer tous ses efforts sur la qualité de vos produits et services. Les efforts de communications ne devraient servir qu’à booster le processus d’augmentation de la notoriété par le bouche-à-oreille qui entoure votre entreprise. Des start-ups comme App Gratis par exemple n’ont, au début, pas eu besoin de faire des efforts de communication pour se faire connaître. Dans ce cas précis, c’est la qualité du rédactionnel des newsletters qui étaient alors envoyées aux abonnés ainsi que le côté « bon plan » du service qui ont réussi à faire connaître rapidement l’entreprise.
L’année 2020 aura plutôt mal commencé pour l’un des ambassadeurs emblématiques du Made in France. Entreprise française spécialisée dans la confection et la vente de sous-vêtements et arrivée sur le devant de la scène hexagonale en 2011, Le Slip français avait jusqu’ici réussi son pari de s’imposer sur ce marché et était une référence en matière de stratégie digitale. Mais la diffusion virale sur les réseaux sociaux de vidéos montrant des salariés de la société en pleine soirée « Blackface » a plongé la marque dans les méandres de son premier bad buzz. Retour sur cette polémique qui a rythmé le mois de janvier 2020.
Acte 1 : Une vidéo qui déclenche la polémique
Tout commence le 1er janvier 2020, lorsqu’une jeune femme poste une « Story » vidéo depuis son compte Instagram privé. Celle-ci, à l’occasion d’une soirée à thème, est vêtue d’un boubou bleu, l’un des vêtements traditionnels africains caractérisés par une longue tunique ample et aborde sur son visage, un « blackface » (fait de se maquiller en noir pour ressembler à une personne de couleur, ndlr). Ensuite apparaissent à ses côtés, deux de ses amis, eux aussi déguisés, l’une abordant un manteau de fourrure et l’autre, un costume de singe. En fond sonore, la célèbre chanson de Yannick Noah, « Saga Africa ». Ce moment privé des plus controversés ne le restera pas longtemps puisque les comptes Instagram @Maisnoncestpasraciste ainsi que @decolonisonsnous relaient la vidéo et réussissent sous l’effet de la propagation virale, à identifier deux des trois participants comme des salariés de la marque Le Slip Français. En dévoilant également les comptes Instagram et profils LinkedIn des intéressés, ces vidéos font alors basculer la jeune pousse française dans l’engrenage de son premier bad buzz.
Acte 2 : L’appel au boycott des internautes
Les vidéos se propagent à une vitesse folle : le 2 janvier, elles sont ainsi partagées plus de 930 000 fois notamment sur Twitter. Puis l’indignation et l’appel au boycott se fait entendre à partir du 3 janvier : selon Visibrain, une plateforme de veille des réseaux sociaux spécialisée dans la protection de réputation des marques, plus de 86 146 tweets sont publiés par 41 730 internautes, particulièrement au travers du hashtag « #BoycottSlipFrancais », soit 717 fois plus de tweets publiés par jour, comparée à l’activité habituelle de la marque sur les réseaux sociaux. Entretemps, une pétition intitulée « Le BlackFace du 31 décembre 2019 » est créée sur la plateforme Change.org et adressée au Ministère de la Justice et à la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, comptabilisant aujourd’hui plus de 8 200 signatures. De nombreux internautes se mettent également à interpeller l’emblématique marque de sous-vêtements en l’appelant à licencier ses collaborateurs.
Acte 3 : Le Slip Français réagit
48 heures après le début de l’affaire, l’entreprise réagit via un premier communiqué diffusé sur les réseaux sociaux précisant que « Si l’entreprise n’est pas légalement responsable des agissements de ses salariés en dehors du contexte professionnel, nous considérons que nous avons cependant une responsabilité morale face à ses comportements racistes et discriminatoires qui sont aux antipodes de nos valeurs. C’est pourquoi nous avons décidé de sanctionner fermement les deux salariés. ».
Le créateur du Slip Français Guillaume Gibault clarifie ensuite la situation à l’AFP en précisant qu’ils ont été « convoqués et mis à pied à titre conservatoire ». Face à la contestation qui dure dans le temps, deux autres communiqués seront publiés : l’un précisant que la société a l’intention de « sensibiliser l’ensemble des équipes à être des acteurs de la prévention et du changement dans la lutte contre les préjugés et les discriminations » et l’autre réaffirmant les valeurs de l’entreprise, celui d’un « Made in France qui n’est pas pour nous qu’une appellation géographique.
Pour nous, le Made in France, c’est avant tout l’esprit d’innovation, d’audace, de tolérance et d’ouverture. » Le fondateur précise également le 15 janvier que ces « actes inacceptables » provoquent déjà des « conséquences économiques » pour sa marque. Quant aux salariés incriminés, s’ils peuvent échapper aux sanctions au sein de l’entreprise, ils encourent néanmoins des poursuites pour provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale, avec des peines allant de 1 500 euros d’amende, à un an de prison en passant par 45 000 euros d’amende si la nature de leur cas est jugée publique.
Une affaire qui pose l’épineuse question de la gestion de l’e-réputation.
Même si selon le dernier baromètre d’Allianz publié en janvier 2020, l’atteinte à la réputation n’est que neuvième (10 %) parmi les risques les plus craints par les entreprises françaises, sa protection et sa gestion deviennent de plus en plus décisives pour celles-ci, tellement les complications peuvent avoir des conséquences désastreuses. D’après l’étude annuelle sur les crises numériques réalisée par l’agence spécialisée en veille numérique, Saper Vedere, le secteur du textile, avec 24 cas identifiés, est d’ailleurs celui qui a été le plus touché par les « bad buzz » en 2019 tandis que 81 % de ces tempêtes numériques se sont propagées par le biais de photos ou vidéos. Cette affaire pose l’épineuse question de la gestion de l’e-réputation pour une entreprise, notamment sur des faits reprochés commis par des salariés sur les réseaux sociaux dans un cadre strictement privé.
En principe, rien dans la loi ne permet à l’entreprise d’agir contre des salariés sur le plan disciplinaire dans ce cas précis : les agissements personnels dans la sphère privée d’un collaborateur ne peut pas constituer une faute dans la relation de travail et donc impossible de sanctionner, voire de mettre en œuvre une rupture de contrat de travail. La seule exception reste le cas « de trouble objectif causé à l’entreprise » : la société peut ainsi licencier le salarié si elle démontre en quoi son comportement est prompt à avoir une répercussion flagrante notamment sur l’organisation ou la réputation de l’entreprise.
D’autres entreprises entachées par des bad buzz jugés racistes
Reste que le Slip Français n’est pas la seule entreprise du monde de la mode qui a traversé de grandes turbulences à cause de propos, d’actes ou de campagnes marketing jugées racistes. En juillet 2019, la marque de sport allemande Adidas a subi les foudres des internautes à cause de son système automatique, qui n’a pas été programmé pour filtrer les contenus offensants. En effet, la marque a lancé une campagne sur les réseaux baptisée #DareToCreate qui permettait aux internautes d’encourager à partager un tweet mettant en lumière le nouveau maillot de l’équipe de football d’Arsenal, avec leur pseudo au dos. Sauf que des individus mal intentionnés se sont empressés de faire en sorte que le compte twitter d’Adidas publie des insultes choquantes et racistes comme « DieAllNiggers » et « GasAllJewss » (« Tuer tous les noirs » et « Gazer tous les juifs » en français, ndlr).
En janvier 2018, c’est la célèbre chaîne de prêt-à-porter H&M qui avait fait polémique avec l’une de ces campagnes publicitaires pour promouvoir sa nouvelle collection pour jeunes garçons. Présentant un enfant noir qui porte un sweat-shirt à l’inscription « Coolest monkey in the jungle » (« Le singe le plus cool de la jungle » en français, ndlr) aux côtés d’un enfant blanc avec un autre sweat-shirt surplombé du message « Survival Expert » (« expert en survie » en français, ndlr) la connotation raciste de cette image a eu des effets désastreux sur la marque.
L’indignation des internautes sur la toile n’a pas tardé à se faire ressentir notamment sur Twitter avec plusieurs millions de tweets à ce sujet, ce qui a propulsé le bad buzz au niveau mondial. Malgré des excuses publiques de la marque, cette affaire a impacté ses ventes et plusieurs magasins à Johannesburg, au Cap et à Pretoria en Afrique du Sud ont été saccagés en représailles.
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Il arrive parfois que vous deviez faire appel à votre créativité pour trouver par exemple un sujet d’article, une source d’amélioration pour l’entreprise ou encore des solutions à une problématique que l’on vous a posée. Mais voilà parfois, rien ne vient. C’est à ce moment-là que vous réalisez que le symptôme de la fameuse page blanche existe. Pour trouver l’inspiration, il suffit parfois de peu de choses pour que votre cerveau se mette à bouillonner d’idées. Zoom sur quelques bonnes pratiques.
1/ Faire quelque chose que vous devez.
Vous êtes en panne d’inspiration et vous ne trouvez rien. C’est l’occasion idéale pour ne pas perdre votre temps car à force de vouloir la faire jaillir cette idée qui ne vient pas, vous risquez de vous bloquer. Le meilleur moyen pour trouver une idée à ce moment reste de réaliser d’autres tâches. A défaut, vous risquez de vous stresser et de devenir encore moins créatif car pressé par le temps et l’inquiétude. N’hésitez pas à inverser votre to do list et à faire des petites tâches. Au pire, si vous êtes notamment confiné chez vous, une tâche ménagère fera très bien l’affaire. Vous devez en premier lieu sortir de l’obsession de trouver l’idée afin de laisser votre esprit se libérer. Si l’idée ne venait pas, au pire des cas, vous n’auriez pas pris de retard sur d’autres obligations donc tant qu’à faire, autant temporiser votre recherche d’idées.
2/ Mettre des mots sur tout ce que vous voyez.
L’inspiration vient parfois de l’extérieur. Chaque objet ou chaque son représente pour vous une idée. Si on prend par exemple une table, elle peut signifier pour vous espace pour manger ou encore espace de travail… Bref tous les objets ou tout ce qui se passe autour de vous peut vous inspirer des mots ou des phrases que vous pouvez noter. Une fois un maximum d’éléments notés, vous pouvez tout simplement chercher comment l’associer avec votre problématique et essayer d’en extraire une idée créatrice. Plus votre esprit foisonnera d’une idée à une autre, plus il sera créatif. Alors n’hésitez pas à passer d’une idée à une autre.
3/ Le brainstorming sert toujours
Quand on n’a pas d’idées, pourquoi ne pas s’adresser aux autres. Si vous rencontrez la panne sèche, rien ne vous empêche, par exemple, de demander à vos amis, votre famille ou vos collaborateurs à quoi leur faire penser un sujet ou comment il résoudrait une problématique. Le brainstorming fonctionne à condition que vous n’interrompiez pas les gens à chaque idée qu’ils vous donnent. Partagez le moins possible votre avis et notez leurs idées sans intervenir. Si toutes les idées ne sont pas exploitables certaines le seront peut-être. Ils trouveront très probablement des idées auxquelles vous n’auriez jamais pensé alors profitez-en !
4/ L’approche par transposition
Elle est notamment valable lorsque vous cherchez une idée qui pourrait plaire à un client ou à un lecteur (par exemple). Il s’agit alors de se demander ce qu’il aimerait (lire, utiliser) et ce qui pourrait lui être utile et attirer son intérêt. L’exercice est assez difficile si par exemple vous n’êtes pas du tout le consommateur de ce type de produit ou lecteur de ce type de presse car il vous faut véritablement vous mettre à la place de la personne et vous demander ce qu’elle en penserait. Il s’agit d’utiliser au maximum votre empathie pour comprendre les rouages et la manière de penser d’une personne utilisatrice ou lectrice.
5/ L’inspiration d’ailleurs
Si vous n’avez pas d’idées du tout, rien ne vous empêche d’aller voir ce qui se fait ailleurs. Bien sûr vous pouvez aller voir par exemple ce que fait votre concurrence mais vous pouvez aller plus loin en observant par exemple ce qui se passe à l’étranger ou dans d’autres secteurs d’activité et vous demander si les pratiques seraient par exemple transposables dans le vôtre. De nombreuses idées de création ou des améliorations naissent ainsi. Il ne faut pas oublier que les idées pullulent et que si elles ne sont pas parfois directement transposables, elles peuvent le devenir avec quelques ajustements. De nombreux entrepreneurs disent souvent ainsi qu’il faut garder son ouverture d’esprit tout le temps et un peu partout. N’hésitez donc pas à être curieux.
6/ L’art en premier
L’art inspire de l’émotion et l’émotion génère des idées. Ce n’est pas pour rien que les grands artistes avaient souvent besoin d’une muse. Chaque émotion que vous procure une œuvre d’art ou une musique par exemple demeure la source d’une créativité potentielle. Les créations artistiques vous créent des émotions qui suscitent un cheminement original. Si vous êtes en panne d’idées, rien ne vous empêche d’aller par exemple voir une exposition (même virtuelle) ou encore d’écouter des musiques qui vous mettront dans un état d’esprit différent de celui habituel. Vous pourrez ainsi booster votre créativité.
7/ Vous confronter à d’autres manières de pensées
Il est courant d’être enfermé dans son carcan de pensée et la confrontation d’idées avec un public non averti ou ne faisant pas partie de votre entourage, demeure une bonne pratique pour booster votre créativité. Il est à prendre en compte que notre cerveau évolue dans des règles établies qui freinent notre capacité à imaginer de nouvelles choses. Moins une personne est experte, plus elle aura tendance à se demander pourquoi on fait quelque chose d’une manière ou d’une autre (les enfants avec leur pourquoi nous obligent à chercher la raison des choses). Pour sortir de votre schéma de pensée vous pouvez donc faire appel à des novices. Autre méthode : faire appel à des personnes étrangères qui ont une toute autre manière de réfléchir et qui s’avèrent très efficaces dans les entreprises multiculturelles. Vous pourrez ainsi aborder la question sous un angle très différent de celui habituel.
Des annonces de coaching les plus diverses se trouvent sur la toile. Le coaching n’est pas un phénomène de mode mais la réponse à un réel besoin. Un entrepreneur n’est pas omniscient et pour mener à bien sa réflexion et son action il a besoin d’un regard extérieur qui possède les compétences pour le conduire à trouver la meilleure solution ou la meilleure attitude pour fédérer ses équipes ou de conseils pertinents pour aborder ses clients…Les facettes du coaching sont multiples.
Une compilation des articles web permet de constater que peu d’articles donnent la parole aux coachés. A contrario, Les interviews et les conseils des coachs abondent de manière pléthorique. Or les entrepreneurs coachés sont les premiers intéressés et les derniers interrogés.
Réussir une entreprise n’est guère chose facile et sur ce chemin semé d’embûches un créateur sollicite les services d’un coach. En fait ils ont besoin d’un regard extérieur empli d’objectivité, de bienveillance mais qui les conduira à la réussite.
Au travers d’une étude réalisée auprès d’une centaine d’entrepreneurs, qui avaient eu l’opportunité d’être coachés, Dynamique présente les attentes des coachés envers leur coach.
Quelles sont les attentes des coachés ?
1. Une écoute attentive 2. Une remise en question personnelle car les coachés veulent dépasser leurs limites parce qu’ils veulent ne pas perdre de temps 3. Des réorientations dans les actions à effectuer si nécessaire (pas de langue de bois) 4. Des critiques pertinentes sur les faiblesses du projet et du business plan par exemple 5. Une remise en question du projet pour soulever les failles 6. Des questionnements sur les motivations 7. Un soutien performant pour présenter leur projet à des financiers 8. L’évaluation potentielle du projet en matière de création de valeurs 9. La capacité de proposer des hypothèses sur le futur développement de l’entreprise 10. La transmission de connaissances techniques (finance, juridique, commercial, etc.) 11. L’ouverture du réseau du coach 12. La stimulation quand la force d’inertie vous gagne 13. L’échange (l’expérience d’un coach est indispensable sans vouloir lui imposer des modèles ni sa propre expérience) 14. La confrontation devant le coach avec d’autres entrepreneurs afin qu’il ait une nouvelle vision et qu’il envisage de nouvelles actions 15. L’expertise du coach qui l’incite à dégager et à travailler les points essentiels et parfois névralgiques du projet 16. L’accompagnement dans son cheminement jusqu’au bout de sa réflexion quelle qu’en soit l’issue : c’est-à-dire la découverte de sa potentialité 17. L’analyse de l’organisation du coaché avec certes bienveillance mais sans aucune concession effectuée par le coach à chaque rencontre 18. L’aide à prendre du recul pour mieux avancer 19. Le soutien pour réaliser les objectifs (implication réciproque) et lui donner les moyens de les atteindre de façon concrète et pragmatique : être exigeant pour aboutir 20. Le développement de l’autonomie du créateur
Le coach insuffle de l’énergie
Sur la base d’une franchise absolue le coach insuffle énergie et bienveillance pour permettre au créateur de réussir. Le coach et le coaché, un seul objectif : la découverte du potentiel et son utilisation à bon escient.
En fait, un coach en création d’entreprise, selon les critères habituels, apparaît comme un conseiller qui sait vous écouter sans parti pris, sans préjugés et qui n’a pour objectif que de vous conduire à la réussite. Son rôle est de vous permettre d’éviter les impasses et de vous empêcher de prendre des risques qui vous feraient non seulement perdre votre temps mais qui vous feraient aussi perdre de l’argent. Le coach propose une méthode de travail, vous transmet son savoir et des conseils sur la base de sa propre expérience. Le coach vous fait gagner du temps.
Pendant votre confinement, vous avez eu le temps de la réflexion et vous désirez peut-être prendre cette rentrée avec de bonnes résolutions, celle de changer les choses à commencer par changer votre attitude vis-à-vis de vos collaborateurs. Dans certaines entreprises, des salariés ont continué à se rendre sur leur lieu de travail et vous sentez que la meilleure des récompenses serait peut-être d’améliorer certains points de votre caractère qui demanderont de votre part des efforts mais qui contribueront à leur bien-être par l’ambiance de sérénité.
La bienveillance, partout, tout le temps
Il s’agit d’une pensée à avoir sans cesse à l’esprit. Alors, certes, il y aura des ratés, au début, comme pour quasiment tous les traits de caractère que nous allons décrire dans cet article. La bienveillance reste l’attitude de base à avoir et l’idéal est de se demander sans arrêt comment vous pourriez l’être vis-à-vis de chaque personne.
Pour cela, il faut commencer par vous dire que chaque personne est essentielle et qu’elle mérite que vous soyez dans la bienveillance. Vous devez pour cela rechercher finalement à faire en sorte que la personne soit heureuse et essayer de faire du mieux que vous pouvez pour contribuer à son bonheur. S’il ne s’agit pas de donner tout ce qu’elle désire, il faut vous efforcer de lui offrir par exemple les meilleures conditions de travail ou que vous cherchiez à améliorer à chaque moment sa condition ne serait-ce par des gestes simples comme un sourire ou un encouragement.
L’écoute, vraiment active
Corollaire de la bienveillance, l’écoute reste primordiale surtout pendant cette période particulièrement délicate. Vous devez pour cela apprendre à écouter et surtout à ne pas couper la parole et vous enquérir réellement de la santé de chacun et vous évertuez de poser des questions ou laisser des blancs afin de permettre à la personne de s’exprimer. Si vous avez l’habitude du « comment allez-vous ? », il ne s’agit pas simplement de poser la question mais d’écouter la réponse ainsi que le ton utilisé.
Se soucier de la santé physique et morale et capter les informations essentielles comme celles qui font qu’ils ont envie de venir au travail ou encore ce qu’ils voudraient devenir. Vous pourrez ainsi prendre des mesures appropriées comme des formations ou encore orienté votre échange vers ce qui leur parle vraiment. Rien ne sert de leur parler de la montée en puissance de votre chiffre d’affaires si ce qui leur importe c’est l’impact écologique de votre entreprise.
Renforcer votre détermination
Cela peut paraitre évident mais même face à l’adversité et même si vous devez vous dresser seul, votre rôle de chef d’entreprise reste de montrer la voie. C’est par vos efforts et votre détermination que vous arriverez à convaincre le plus grand nombre de vous suivre. Ceci est d’autant plus vrai dans cette période de grands bouleversements où les différentes personnalités apparaissent. Vous avez pour fonction de tenir la barque et vous rencontrerez peut-être des obstacles ou des comportements inattendus qui pourraient vous contrarier ou vous déplaire. Agissez dans tous les cas avec la détermination et la conviction que vous allez réussir et que la victoire n’est pas loin. Emmener vos équipes grâce à cette force intérieure que vous entretiendrez chaque jour et si nécessaire vous redéterminer chaque matin à réussir ce que vous avez entrepris, tel est votre défi.
L’égalité au maximum
Chacun a ses mérites dans l’entreprise et seul vous ne pourriez aller bien loin. Certains dirigeants ont tendance à s’attribuer tous les mérites et notamment les dirigeants cooptés et qui ont gravi les échelons sans difficultés. Si vous en êtes arrivé là, c’est que des personnes ont contribué à votre réussite. Essayez de répartir au maximum « la récompense » y compris les gains de la société. Il reste souvent peu aisé de mettre tout le monde à égalité dans une entreprise mais vous pouvez éviter les trop grands écarts et essayer de récompenser chacun à hauteur de son mérite. Certains avantages peuvent être mis en place même ceux qui ne sont pas forcément des gains en termes d’argent comme la flexibilité par exemple que l’on parle d’horaires ou de lieu d’exécution du travail.
Travailler sur votre colère
Tous les chefs d’entreprise ressentent du stress à un moment ou à un autre de l’aventure. Si certains connaissent la réussite rapidement, l’immense majorité va rencontrer des hauts et des bas et il va vous falloir absorber les bonnes et les mauvaises nouvelles. Votre capacité à gérer votre stress et, surtout, à faire en sorte qu’il ne se répercute pas sur vos équipes ou sur vos associés est essentiel. Déjà parce que la colère peut détruire rapidement une ambiance que vous avez mis du temps à construire. Il vous faut garder en tête que les erreurs ne sont pas graves et que vous aussi vous n’êtes pas parfait.
Ce n’est pas toujours facile surtout quand la moutarde monte au nez et que le comportement du concerné peut se révéler plus qu’agaçant. Nous n’avons pas tous les mêmes réactions fassent à l’échec et beaucoup ne l’assument pas, tout comme les erreurs. Vous devez apprendre à vous canaliser et à utiliser votre bienveillance et empathie comme des boucliers fassent à votre colère.
Puiser dans vos valeurs
Pour devenir un meilleur dirigeant, vos valeurs sont votre meilleur atout ainsi que celles que défend votre entreprise. La mission de l’entreprise va bien au-delà de notre personne et il ne faut jamais oublier que ce sont vos valeurs ainsi que l’importance de cette mission qui entraine les équipes vers l’avant. Il suffit donc parfois de bien se rappeler le sens de son action pour devenir un meilleur patron. Ne perdez jamais à l’esprit le sens de ce que vous accomplissez car c’est bien le but et le reste n’est que des moyens. Les mettre en exergue représente donc une bonne pratique et certains n’hésitent pas à les afficher partout. Un moyen de se rappeler pourquoi nous avons monté notre entreprise et pas seulement pour de l’argent…
Être exemplaire le plus possible
Si vous voulez vraiment devenir un meilleur patron, il existe une solution, celle de vous demander comment vous pouvez représenter le meilleur exemple possible. Tout le monde a tendance à toujours se considérer par rapport aux autres alors qu’en réalité c’est par rapport à soi-même que réside le véritable défi. Il vous faut donc commencer par vous demander si vous avez à chaque la meilleure attitude possible et la rectifier si ce n’est pas le cas. Pour cela, Il s’agit de faire un travail d’objectivité par rapport à vos actions, inactions, comportements et réactions.
Il y a aura bien des fois où vous ne serez pas parfait car personne ne l’est mais vous pouvez tendre à rectifier vos mauvaises manies si vous en détecter comme la tendance à procrastiner ou encore à vous mettre en colère. Donnez le maximum de vous-même et il vous faudra combattre souvent vos tendances négatives si vous souhaitez devenir véritablement exemplaire. Un travail de taille qui n’est jamais facile à faire.
Il est facile d’être critique sur le site des concurrents mais avoir un site performant n’est pas si aisé. Il faut donc bien en amont mener une véritable introspection. Dans un premier temps, il est intéressant d’observer les sites qui sont liés à votre domaine d’activité et d’en faire une analyse critique pour en dégager les qualités et les défauts. Un bon site web peut donner une très bonne image de votre entreprise et une réputation de qualité. Mais à l’inverse, quelques erreurs sur un site Internet peuvent décrédibiliser totalement une société. La rigueur est de mise sur la toile. Voici quelques exemples de fautes à ne pas commettre sur son site internet.
Un design trop agressif, surchargé ou au contraire pauvre
Le design, c’est la première chose qui vous saute aux yeux quand vous ouvrez une page internet. C’est la « première impression » de l’internaute. Si votre design est trop pauvre, avec des images peu ou pas travaillées, cela vous rendra moins crédible et vous serez catalogué d’amateur… La multiplicité des couleurs et des effets sur les textes gène la lisibilité des informations. Les nombreux effets rajoutés agressent le regard. Le site internet transmet l’inverse de ce qu’il devrait : il ne donne pas confiance et incite le visiteur à quitter la page rapidement.
Sur le même principe des sites trop chargés, avec trop de contenus empêchent la bonne lecture des informations. Préférez donc un site aéré, claire et lisible et pas trop d’informations par page. Certains veulent mettre tous leurs contenus sur la page d’accueil. Erreur ! Évitez l’accumulation d´éléments et limitez-vous à deux couleurs prédominantes.
Sous-estimer son nom de domaine
Le nom de domaine c’est le mot de code que vous allez divulguer pour communiquer. C’est important que vos visiteurs puissent s’en souvenir facilement et surtout sans faire de faute d’orthographe. Cette adresse doit être courte, vous différencier aussitôt et avoir une orthographe simple à mémoriser. Bannissez les accents qui sont soumis à de nombreuses restrictions.
Une police d’écriture illisible ou trop variées
Ayez un seul objectif en tête : votre site doit être accessible et lisible facilement. Testez-le sous différent système d’exploitation et avec différents navigateurs…. Ne choisissez pas une police trop originale ou trop sophistiquée. Les polices ne s’affichent pas forcément partout. Il faut savoir que pour que votre police s’affiche sur le navigateur de vos visiteurs, il faut que celle-ci soit déjà installée sur leur ordinateur. Oubliez les éléments farfelus et donnez plus de clarté à votre site. Préférez un net contraste entre l’arrière-plan et le texte pour favoriser le confort de lecture. Dans tous les cas, privilégier la lisibilité plutôt que l’originalité.
Le manque de repère dans la navigation
Mettez-vous à la place de vos visiteurs et organisez votre site de façon à ce que les informations soient faciles à trouver. Ludique ! Avant de vous lancez, réfléchissez à l’objectif de votre site et à votre cible. Notez les informations essentielles et classez-les. Votre menu doit être clair et bien structuré. Pensez à vos visiteurs et faites tester votre site en version bêta. Pensez à hiérarchiser vos contenus. Généralement pour chaque page, on devrait retrouver la même construction…
Un temps de chargement long et des pubs incessantes
Ne dit-on pas : « La patience n’est pas une vertu, c’est une perte de temps » ? Si le temps de chargement est trop long, le visiteur se lasse et s’en va ! C’est un point essentiel à prendre en compte. En plus de perdre des visiteurs, votre référencement aussi en pâtira. Le poids de la page est un élément à prendre en compte pour le référencement d’un site web. Plus le site est léger, plus il s’envolera dans les hauts rangs de Google ! Pareil, oubliez les pages trop longues. Le visiteur n’ira pas jusqu’au bout de la page. Question publicité… L’utilisation de pop-ups ou de liens inattendus peut être très gênante pour les visiteurs. Cela vient bouleverser sa visite. Si vous pouvez éviter ce genre de publicité, faîtes-le car à terme, vous perdrez forcément des visiteurs
N’ignorez pas la version mobile
Aujourd’hui, la plupart des sites internet proposent une version mobile. Il ne faut pas négliger cet aspect. Améliorer l’image de votre site web sur mobile ou tablette est essentiel. Selon une étude, 46% des utilisateurs sur mobile ont des difficultés à afficher correctement les sites qu’ils consultent. Il est évident qu’en améliorant cette partie, les entreprises y trouveront forcément leur compte.
Ne pas mettre de formulaire de contact
Soyez disponible ! Un visiteur doit pouvoir vous contacter via un formulaire de contact, ou grâce à vos coordonnées que vous aurez mises sur le site. Vous devez être accessible, joignable par e-mail ou par téléphone pour gagner la confiance de vos visiteurs. Sans ça, vous risquez de passer à côté de prospects !
Évitez le plagiat
Réaliser un site internet ne vous donne pas le droit de copier les autres. Vous ne pouvez pas non plus, utiliser des photos qui ne vous appartiennent pas ! Pour des raisons de copyright, n’insérez sur votre site que des photos libres de droit ou celles dont vous être propriétaire. Ne copier/coller par non plus les textes d’autrui. Appropriez-vous votre propre texte… Vous devez aussi apporter un contenu unique vis à vis de vos concurrents. Vos visiteurs doivent trouver une valeur importante à votre site web.
Le crowdfunding a connu un bel essor ces dernières années notamment grâce à Internet et au développement des réseaux sociaux. Zoom sur une pratique qui représente une alternative aux financements traditionnels.
La pratique se fait aujourd’hui essentiellement par Internet même s’il est possible de réaliser ce type de financement en physique. Elle consiste à ce que des particuliers ou des entreprises prêtent ou donnent de l’argent à un projet ou une entreprise.
Les différents types de crowdfunding.
Si aujourd’hui, on regroupe tout le crowdfunding sous un même terme car il s’agit de méthodes pour lever des fonds dans le but de réaliser un projet, il recouvre des réalités parfois totalement différentes pour celui qui y fait appel. Il peut s’agir tout d’abord de dons. Les personnes peuvent alors contribuer de manière désintéressée et sans contrepartie. On l’appelle souvent lorsqu’il y a un contrepartie récompense. Il s’agit souvent de récompenser à hauteur du don par divers moyens à l’aide de cadeaux, d’objets promotionnels ou encore par de la publicité ou du temps accordé. Parfois, la pratique consiste à donner de l’argent pour qu’un produit existe et que l’on vous offrira lorsqu’il sera lancé. Le prêt ou crowdlending demeure une pratique qui se réalise en peu de temps. Une plateforme propose en général de financer une entreprise par le biais d’un prêt dans des temps définis.
Il y a souvent des intérêts ou des frais pour l’emprunteur même si ce n’est parfois pas le cas. C’est souvent une forme utilisée pour ce que ne finance pas la banque. La plus connue de toute demeure l’investissement en capital ou equity. Elle est en fait alors une forme d’actionnariat puisque les donataires deviennent actionnaires. Cette acquisition donne généralement accès à un droit de vote.
3 plateformes de crowdlending
October (anciennement connu sous le nom de Lendix) est une plateforme de Crowdlending. Elle permet de prêter de l’argent à des entreprises à partir de 20 euros seulement (et le dépôt est de 50 euros minimum). October a déjà permis le financement de plus de 640 projets. Elle compte plus de 17 000 prêteurs actifs et propose des taux d’intérêts allant jusqu’à 9,9 %. Il fait partie d’un des sites de financements fort populaires.
Unilend est une plateforme de Crowdlending sur laquelle on peut prêter de l’argent à des entreprises à partir de 20 euros seulement. Le taux d’intérêt moyen annuel est de 7,8 % actuellement. Unilend est un site de financement participatif très connu en France. Les projets sont donc financés extrêmement vite (souvent en une seule seconde !), il peut donc être judicieux d’utiliser l’outil d’investissement automatique proposé par Unilend pour passer en priorité. Credit.fr est une plateforme de crowdlending ayant permis le financement de plus de 560 projets depuis sa mise en ligne en 2016. Actuellement, Credit.fr compte plus de 23 000 prêteurs inscrits. Il est l’un des sites de crowdlending faisant partie des plus connus en France. Il propose des taux d’intérêt jusqu’à 8,5 %. Les prêts sont sur une durée moyenne de 41 mois.
Ce que finance le crowdfunding
A l’origine cette forme de financement était dédiée aux projets culturels ou associatifs. Aujourd’hui, elle est utilisée par nombre d’entreprises pour financer des projets autant que pour se faire prêter de l’argent notamment lorsque la banque refuserait. Elle sert particulièrement pour lancer de nouveaux produits. Elle a parfois pour avantage de fédérer une véritable communauté avant même la mise en vente ainsi que de favoriser la communication autour du projet. Ce type de financement peut représenter une véritable étude de marché puisqu’il s’agit de convaincre des personnes de prêter ou donner de l’argent. A noter que la plupart des plateformes se sont spécialisées soit dans une ou plusieurs typologies de crowdfunding, soit dans des typologies d’investissements. Attention tout de même car ces plateformes ont un coût : elles prélèvent généralement des commissions allant de 4 à 12 % de la somme demandée.
Une réglementation existante
Le crowdfunding reste soumis à la réglementation bancaire et financière. La plupart des organismes doivent donc être agréés. Il faut comprendre que chaque projet nécessite l’ouverture d’un compte spécifique et cela pour chaque projet. Les plateformes de dons doivent être agréées auprès l’ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution) sous réserve qu’elles ne soient pas uniquement présentes pour une mise en relation. Autrement dit, qu’elles n’encaissent pas de fonds. Les prêts sont différemment réglementés suivant qu’ils font l’objet d’une rémunération ou non. S’ils le sont et que la plateforme fait appel à des particuliers prêteurs, elle devra figurer sur les registres de l’ORIAS (Organisme pour le Registre des Intermédiaires en Assurance). Le plafond fixé est alors au maximum 1 M d’euros au total et de 2 000 € par prêteur. Dans le cadre des prêts sans intérêt, ce montant s’élève à 5 000 €.
Dans le cadre où ce sont des des minibons ou des obligations, la plateforme devient Conseiller en Investissement Participatif (CIP) auprès de l’AMF (sous réserve d’acceptation) et peut monter jusqu’à 2,5 M € sans limite d’investissements pour les prêteurs. La forme equity possède également des obligations qui diffèrent et doit obtenir d’autres agréments. Les montants restant encadrés.
5 plateformes de crowdfunding
Ulule, le financement participatif européen
Le taux de succès affiché par Ulule.com est de 65 % pour les projets créés sur la plateforme. Les différentes devises européennes sont gérées (€, £, couronnes danoises, francs suisses, etc.). Mais les dollars américains et australiens sont également acceptés pour les transactions sur le site Web. Cette ouverture à des modes de paiement divers permet alors une ouverture internationale des projets. Pour les mettre en valeur auprès d’un autre public, une boutique est ouverte à Paris pour découvrir une sélection de produits issus de projets qui ont vu le jour grâce à Ulule. Le site abrite des idées de toutes les sortes, et il est particulièrement plébiscité par les créatifs et jeunes entrepreneurs
Wiseed, pour devenir un investisseur
Investir dans une entreprise est une façon de gagner des revenus en participant à son activité. Grâce à une somme d’argent donnée à la société, on en devient alors un des dirigeants ce qui permet de toucher une part des bénéfices. Wiseed propose alors de rendre accessible l’investissement dans le capital d’une entreprise grâce à son site Internet. Il est possible d’investir dès 100 € ! L’équipe de la plateforme accompagne également les sociétés qui recherchent des financements pour présenter leur projet afin d’en assurer le succès.
KissKissBankBank pour les créatifs audacieux
Voici une plateforme francophone qui permet d’accéder à toutes les sortes de projets et de les financer sous la forme de dons. En juin 2018, le portail annonce avoir collecté plus de 85 millions d’€. Plus de 100 000 projets ont été créés sur la plateforme. C’est une véritable effervescence entrepreneuriale !
Kickstarteur, une valeur sûre
S’il fallait une référence internationale, Kickstarteur est certainement un emblème dans le domaine des projets financés grâce au crowdfunding. Un projet qui réussit sur cette plateforme lui sert presque de label pour promouvoir son idée et la faire prospérer. Le site crée également des appels à projets afin d’encourager l’émergence d’entreprises personnelles, professionnelles, et / ou créatives. Plus de 14 millions de contributeurs ont participé aux différentes initiatives présentées sur le site depuis sa création !
MyMajorCompany pour financer les musiciens
Plateforme de référence pour les musiciens produits par MyMajorCompany, le site est la première solution de financement participatif en France. Elle permet à chaque internaute de participer directement à la production musicale pour les musiciens ou chanteurs, qui les ont séduits. En quelques clics, on peut alors devenir un véritable acteur de l’industrie du disque. Des artistes comme Tibz ou Joyce Jonathan sont produits par MyMajorCompany.
Calm female worker meditate at workplace managing stress not paying attention to angry colleagues, businesswoman sitting in lotus pose practicing yoga staying calm not involved in conflicts or dispute
Il arrive parfois que certains comportements vous déplaisent et que vous souhaitiez y mettre fin sans pour autant passer par la case « dispute ». Pour gérer ce type de différends, mieux vaut agir avec finesse et ne pas commettre d’impair. La situation peut vite dégénérer au moindre faux pas. Il vaut mieux bien peser vos mots et avoir une attitude réfléchie afin de ne pas vous retrouver dans un conflit dont il vous sera difficile de vous extraire, surtout s’il s’agit de comportements, qui au final et avec le recul, ne valent pas la peine de dépenser une once d’énergie.
Commencez par vous calmer
Si vous êtes en colère, oubliez tout de suite d’aller en parler à la personne. Déjà, parce que votre l’expression de votre visage risque de ne pas coller avec vos mots même si vous avez l’impression de montrer un visage impassible. Ensuite, lors que l’on est sous le joug de la colère, l’impulsivité revient au galop et vous risquez très rapidement de monter dans les tons si votre interlocuteur ne vous dit pas exactement ce que vous avez envie d’entendre, ce qui dans la réalité n’arrive jamais quand celle-ci vous sent tendu.
Soufflez un bon coup et relativisez l’importance de la situation. Dans la majorité des cas, la personne n’a pas forcément cherché intentionnellement à vous nuire et si elle l’a fait c’est qu’elle a souvent une autre difficulté qui a généré son comportement. Une fois repris le contrôle de votre émotion, vous pouvez commencer par entamer le dialogue avec la personne mais avant voici quelques préalables à avoir en tête.
Les préalables à garder en mémoire
Le tout premier préalable quand vous abordez une situation conflictuelle c’est que nous avons tous notre propre vision de la réalité et la manière dont nous vivons une situation n’est pas la même le plus souvent que l’autre car nous trainons chacun notre lot de situations désagréables qui ont laissé des marques dans notre esprit. Un manque de respect flagrant par exemple pour vous n’est pas forcément perçu de la façon identique et peut simplement être dû à une conception du respect différente.
Il faut concevoir que pour résoudre un conflit vous devez vous mettre à la place de l’autre, déjà pour bien cerner ses intentions et émotions et ensuite pouvoir discerner pourquoi elle a agi de la sorte. La deuxième est que vous ne devez pas vous focaliser sur le mal que vous avez ressenti mais plus sur une vision la plus objective de la réalité. Tant que vous êtes dans l’émotionnel vous aurez énormément de mal à résoudre le conflit qui risque de dégénérer. Dernier et grand préalable : crier ou hausser la voix amplifie les conflits donc autant adopter un ton calme dès le début. Plus vous gardez votre calme, plus la personne aura tendance à faire de même. Celui qui hurle le plus fort est souvent celui qui passe pour celui qui a tort donc autant être le plus calme possible et garder votre sang froid.
Le premier conseil que l’on peut vous donner lorsqu’il y a un conflit c’est de chercher véritablement à clarifier la situation. Plutôt que d’entrer tout de suite dans l’accusation vous pouvez tout simplement présenter les faits de manière objective sans jugement de valeur. Vous pouvez ensuite écouter ce que la personne a à vous dire et demander des explications sans pour autant entrer dans l’invective.
Mettez-vous en position empathique et essayez d’obtenir le maximum d’informations. N’interrompez pas la personne si ce n’est pour lui demander des précisions et sans vous énerver. Ce ne sera pas une tâche facile mais il faut vous mettre à sa place et cerner les tenants et les aboutissants de l’histoire. Il y a peut-être des éléments que vous n’appréhendez pas et vous n’avez pas forcément une vision juste de la situation. Sans avoir recueilli tous les faits, vous ne pouvez pas saisir la situation avec objectivité ni comprendre les sentiments de la personne en face de vous, alors prenez votre temps pour l’écouter.
Ne cherchez pas à avoir raison
Votre priorité ici n’est pas d’avoir raison ou tort. Ce qui compte c’est que le conflit se résolve et que la situation ne se reproduise plus. Il ne s’agit pas de démontrer à la personne que son comportement était inacceptable (sauf dans certains cas très particuliers) ou de lui en vouloir parce qu’elle a mis en pièces votre tranquillité.
Il s’agit avant tout de mettre votre rancœur de côté et de trouver un terrain d’entente avec la personne pour qu’il n’y ait pas de répétition. Qui dit ne pas avoir de rancœur implique aussi de savoir se mettre à la portée de l’autre. Il faut donc essayer que vous passiez à autre chose en vous disant que cela n’était pas aussi grave que cela. Si vous ne vous sentez pas capable d’empathie pour l’instant, autant remettre la résolution du conflit à plus tard car vous risquez fort de ne pouvoir le contrôler et d’envenimer la situation.
Parlez de vos sentiments
Si vous parlez avec la personne, évitez les accusions du type « tu as fait » ou tous les jugements du type « tu es … ». Pour communiquer avec une personne, vous devez parler de votre ressenti. On ne peut pas contester ce que sont vos émotions car elles vous sont propres. Elles peuvent être injustifiées mais elles ne peuvent être remises en cause car personne ne sait mieux que vous ce que vous avez ressenti. Ainsi il vaut mieux formuler votre phrase par un « je me suis senti blessé » qu’un « tu m’as blessé » « je ne comprends pas ». Vous l’aurez compris, il faut parler de vous et non de l’autre puis essayer de lui expliquer, dans un second temps et pas avant, les agissements qui ont pu causer ce sentiment chez vous.
Demandez à votre interlocuteur les solutions
Pour ouvrir le débat vers l’avenir et plutôt que d’interdire certains comportements, mieux vaut laisser votre interlocuteur proposer les solutions pour ne pas que la situation se reproduise en lui demandant par exemple : « que proposes-tu pour que cela n’arrive plus ? ». Il pourra ainsi vous suggérer différentes options dont une pourrait d’ailleurs vous satisfaire en prenant du recul. Il est courant d’avoir déjà des solutions et de vouloir rejeter, sans même y avoir réfléchi, les propositions qui ne vous correspondraient pas. Pourtant, elles peuvent être tout aussi efficaces que les vôtres donc prêtez-y une grande attention. Il s’agit de trouver un terrain d’entente donc si les solutions ne vous conviennent pas, vous pouvez alors proposer les vôtres en lui demandant si l’une d’entre elles lui conviendrait.
A défaut de terrain d’entente, ce qui peut arriver dans certains cas, vous pouvez toujours dire à la personne que vous ne souhaitez plus qu’elle parle de vous et que vous ferez de même pour éviter tout conflit ou essayez de trouver un intermédiaire qui s’occupera de faire cette transaction pour vous.
Prospectez, mais vous vous moquez, dans cette période de confinement où il est interdit de mettre le nez dehors. Oui mais c’est le moment de réfléchir à votre manière de prospecter et de poser les premiers jalons au téléphone et pourquoi pas de tisser des liens et avoir de nouvelles commandes !
Quelques conseils pour vous donner envie de prospecter… et de le faire bien !
Aussi étrange que cela puisse paraître, dans beaucoup trop d’entreprises la prospection est loin d’être une priorité. Effets de la crise sûrement, ces entreprises semblent aujourd’hui se réveiller.
De nombreuses entreprises délaissent la prospection pour une raison qu’elles ont totalement identifiée : leurs commerciaux consacrent tout leur temps à la gestion des appels entrants, à la réalisation de propositions, et aux actions de fidélisation. Tout cela est très bien. Mais, sans prospection, il n’y a guère de réel développement possible. Face à l’injonction de prospecter, de nombreux commerciaux rétorquent qu’ils n’ont pas été embauchés pour ça, qu’ils n’ont d’ailleurs jamais prospecté « dans le dur », qu’ils n’en n’ont pas le temps, et qu’ils sont sûrs que cette technique ne génère aucun résultat. Evidemment ceux qui avancent ce genre d’arguments se plaignent en général en même temps d’un cruel manque de chiffre d’affaires dans l’entreprise. Alors, comment réagir ? Voici 3 pistes de réflexion qui permettent d’arranger tout cela….
Prospecter : c’est d’abord un état d’esprit
Certes la fidélisation est prioritaire et prends moins de temps que la prospection pure. Fidéliser c’est bien, mais fidéliser et prospecter c’est mieux ! Beaucoup d’entreprises fonctionnent à l’envers : elles confient les tâches de fidélisation aux commerciaux avertis et lâchent les débutants dans l’arène de la prospection pour « qu’ils se fassent le dents » ! Cette configuration est étonnante et surtout illogique. Imaginez un service de chirurgie dans lequel les séniors s’occuperaient des appendicites, quand les nouveaux docteurs s’attaqueraient aux opérations du cœur ! L’expérience acquise par les commerciaux doit être mise au service du développement commercial de l’entreprise.
D’autres entreprises expliquent que leur produit est très particulier et que la prospection dans le dur n’est pas appropriée dans leur cas. Mais quelle entreprise n’a pas démarré ses ventes en prospectant un minimum ? Les premiers clients ne sont tout de même pas venus tous seuls… Ce raisonnement ne tient plus de l’évitement que de la logique ! Les bonnes raisons de ne pas prospecter sont nombreuses. Mais le contexte économique oblige à revoir ses convictions et à envisager l’urgence de la prospection.
Prospecter : c’est aussi une organisation
Bien organiser sa prospection est loin d’être un détail. Pour mettre en place une gestion efficace de sa prospection, il faut prendre soin de maîtriser son temps, de bien cibler les prospects et d’être lucide !
Gestion du temps : apprendre à mieux gérer son temps permettra au commercial de ne pas penser qu’il n’a pas le temps de prospecter. Or, celui qui s’organise pour avoir le temps d’être au bon endroit au bon moment a de bien plus grandes chances d’attirer de nouveaux clients que celui qui ne prospecte pas.
Bon ciblage : Avant même d’envisager de décrocher le téléphone pour prospecter, demandez-vous bien quelle cible viser. Pour cela, posez-vous deux questions. Quel est le potentiel envisageable ? (L’attrait) : Déterminez les 4 ou 5 critères objectifs qui peuvent indiquer un fort potentiel de volume d’affaires. Quelle est l’accessibilité ? (Quels sont mes atouts pour convaincre) : C’est parfait si votre prospect présente un important volume d’affaires, mais encore faut-il avoir de vraies chances de l’atteindre. Cherchez des indices qui vous laisseront penser que vos chances de le convaincre ne sont pas négligeables.
Essayez ensuite de situer les derniers prospects que vous avez contacté dans cette équation atouts/attraits. Vous présentiez pour tous ces prospects de forts atouts tandis que ceux-ci avaient un vrai potentiel ? Bravo ! Votre temps investi dans la prospection l’a donc été de la meilleure façon possible.
Lucidité : Comme détaillé ci-dessus, le ciblage des prospects doit donc être fait de manière lucide. Mais le commercial doit également être lucide dans la poursuite de ses affaires. Beaucoup d’affaires demandent de grands efforts pour finalement se conclure par un décevant « sans suite ». Le commercial doit bien veiller à utiliser au mieux son temps. Si une affaire s’avère très complexe et risquée, ne vaut-il pas mieux opter pour un changement de cible ? Vous doutez ? Alors rappelez-vous du guépard : il met toute son énergie pour attraper sa proie. Mais, s’il sent que sa proie lui demande des efforts qui deviennent trop importants, il préfère l’abandonner. S’il n’agissait pas ainsi, il pourrait vite s’épuiser et se mettre donc en danger.
Prospecter : c’est également de la méthode
La prospection est, par nature, une action difficile où le commercial doit convaincre des prospects qui ne l’attendent pas les bras ouverts ! Ceux-ci peuvent être attachés à leurs vieilles habitudes et ne pas accepter du renouveau. Ils peuvent également ne même pas être satisfaits de leur besoin. A chacune de ces situations il convient d’appliquer à chaque étape une méthode pour convaincre les prospects les plus réticents. Deux compétences clés méritent tout particulièrement d’être maîtrisées par les commerciaux. L’objectif : gagner en efficacité !
La prise de rendez-vous par téléphone : C’est l’exercice que redoutent nombre de commerciaux…. Peur de l’échec, peur du barrage de la secrétaire : les commerciaux préfèrent s’appuyer sur des méthodes complémentaires que de s’y attaquer. Et pourtant, elle est indispensable. Il est indispensable pour un commercial de décrocher son téléphone pour essayer de joindre le décideur avec lequel il souhaite avoir un rendez-vous.
Le premier rendez-vous : Il faut réussir à convaincre une entreprise qui a priori s’était très bien passée de vous avant ce rendez-vous. Pas facile… Le premier rendez-vous est crucial. Pour qu’il ait une chance d’aboutir, oubliez tout ce qu’on vous a appris. Non, il n’est pas toujours nécessaire débuter par une « découverte des besoins du client ».