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Être présent sur internet, une question stupide ?

En moins d’une décennie, Internet et les réseaux sociaux sont entrés dans le quotidien des français. Mais quelle est l’utilité de posséder un site internet ? D’être présent sur internet et actif sur les réseaux sociaux ? Comment optimiser leur utilisation ? Autant de questions qui méritent des réponses. 

En  1992, il y avait  dix sites web en ligne, en 1994,  près de 3 000 sites, dont Yahoo!, qui faisait ses débuts sur la toile sous la dénomination « Jerry and David’s Guide to the World Wide Web » et qui n’était alors qu’un simple annuaire en ligne. Déjà, en 1998, plus de deux millions de sites en ligne. En 2020, ce chiffre a atteint  1,78 milliard.

Internet en 2019 : les chiffres clés

 Sur 7,676 milliards d’humains, il existe  :

  • 5,112 milliards d’utilisateurs de téléphones (67%)
  • 4,388 milliards d’internautes (57%)
  • 3,484 milliards d’utilisateurs des réseaux sociaux (45%)
  • 3,256 milliards d’utilisateurs des réseaux sociaux sur mobile (42%).

Être présent sur Internet, est-ce vraiment obligatoire ?

La majorité des entreprises détentrices d’un site internet déclarent que leur succès est lié à leur présence en ligne. Pourtant, a contrario, seulement la moitié des entreprises  possède un site web. Si la présence sur internet n’apparaît pas forcément indispensable à la survie d’un commerce (on pensera aux commerces de proximité), elle représente un bon moyen de se rendre visible, de toucher de nouveaux prospects ou encore d’obtenir des informations supplémentaires sur sa clientèle. Si dans un premier temps, de nombreuses entreprises ont rejoint la toile avec de simples sites vitrines, elles sont légion à désirer remonter dans les premières pages des moteurs de recherche. Et la lutte s’avère plus difficile quand il s’agit de se distinguer des autres sites Internet.

Mais il y a là une bonne raison : selon l’Observatoire du numérique, plus de 70 % des Français utiliseraient internet seulement pour rechercher des informations sur les biens et services. Certes, créer un site Internet pour obtenir une réelle visibilité apparaît comme une obligation incontournable mais l’expérience montre que la création de blogs constitue souvent une première étape pour pallier l’absence d’un site sans dépenser le moindre euro et permet de se fidéliser une « clientèle ».

Les mythes du succès en ligne

Avant tout, ne croyez pas que vous devez attendre de posséder une entreprise d’une certaine taille pour avoir un site Internet : n’importe quelle société peut s’en créer un. Mais il faut arrêter de croire qu’être présent sur Internet suffit à rencontrer le succès. Vous devrez effectuer de nombreux efforts et consacrer beaucoup de temps pour y parvenir. Il vous faudra commencer par définir avec précision son rôle : prendre contact avec vos clients ? Diffuser de l’information sur vos produits et solutions ? Trouver de nouveaux prospects ? Recruter d’éventuels employés ? Une fois cette analyse effectuée, ne pensez pas que vous avez besoin d’être Einstein ou un féru de l’informatique pour faire fonctionner un site Internet de base. Certaines solutions vous permettent de le mettre en ligne en quelques minutes et d’avoir un rendu professionnel à condition d’y apporter quelques images de vos produits ou services. 

Comment débuter sans trop dépenser

Pour créer un site Internet, pas besoin d’investir immédiatement des dizaines de milliers d’euros. Vous pouvez commencer par un site vitrine avec des solutions peu coûteuses comme celles proposées par Amen ou 1&1 qui ne demandent aucune connaissance spécifique. D’autres solutions gratuites comme WordPress existent mais exigeront un peu plus de temps et de maîtrise pour la mise en place. Dans ce dernier cas, la possibilité de le faire évoluer représente une opportunité. Créer un site vitrine peut s’avérer utile dans un premier temps pour déterminer les fonctions qui vous manquent et tester votre présence sur Internet. La limite se situe dans le fait qu’il est souvent difficile (voire impossible) d’occuper les premières pages des moteurs de recherche avec un site statique.

Les bonnes pratiques d’un site internet

Un site internet avec un bon référencement est d’abord un site dont le contenu est sans cesse actualisé. Bien entendu, ce contenu doit émaner de votre propre main et ne pas constituer un plagiat. à défaut, vous vous exposez à être sanctionné par Google et à subir des poursuites judiciaires. La qualité du contenu reste essentielle car elle est bénéfique pour le positionnement : en effet, attirés par l’image que vous dégagez, d’autres sites (reconnus) pointeront vers le vôtre en ajoutant un lien. Le nom de domaine constitue aussi souvent un gage de réussite. Il correspond en général au nom de votre société ou de votre produit majeur. Pourquoi cette pratique ?

Tout simplement parce que si des internautes vous recherchent, ils taperont souvent des mots clés et il serait bien dommage qu’ils tombent sur le site de votre principal concurrent plutôt que sur le vôtre. Il faudra cependant bien cerner son domaine ainsi que son objectif surtout si vous comptez vous lancer à l’échelle internationale où les .com et .net sont recommandés. Même s’il peut sembler inutile de le rappeler, un site visuellement laid dissuadera les internautes d’y rester et d’y revenir. De la même manière, un site trop lent incite à quitter la page. En ce sens, optimisez la taille de vos images ainsi que leur nombre afin de ne pas trop ralentir le chargement des pages. 

Les enjeux liés à l’utilisation des réseaux sociaux

Les réseaux sociaux représentent quant à eux un excellent moyen pour partager une information à destination des particuliers ou des entreprises. Ils permettent de fidéliser les clients et de communiquer avec eux. Ils sont d’excellents relais des informations que vous mettez sur votre site Internet mais doivent cependant être utilisés avec sagesse. Les plus connus restent Facebook, Twitter, Google+ et font désormais partie intégrante de la communication des entreprises même si des réseaux professionnels comme Viadeo ou LinkedIn sont aussi couramment usités. Mais pour utiliser à bon escient les réseaux sociaux, vous bâtissez une stratégie et définissez votre politique en ce qui concerne vos communications. Ainsi, vous identifierez les idées ou le type de contenus que vous souhaitez diffuser sur votre page et inviter les personnes autour de vous à rejoindre votre communauté.

Sélectionnez les réseaux sociaux sur lesquels vous souhaitez être présent car une présence généralisée pourrait s’avérer rapidement chronophage. à noter que Facebook reste le réseau social le plus utilisé même s’il touche un public très large mais que Twitter n’est pas non plus à négliger. Google+ reste aussi un incontournable.

Une utilisation à bien encadrer

Les risques de la communication via les réseaux sociaux restent nombreux, comme le souligne un document du MEDEF, en ce qui concerne la fuite d’information et la détérioration de l’image de l’entreprise elle-même. Les sociétés qui ont réalisé des bad buzz sont nombreuses et il est souvent difficile de rétablir une bonne image quand celle-ci est détériorée. Choisissez une personne qui sera en charge de gérer le compte de votre société et de veiller sur ce qui est véhiculé sur les réseaux sociaux. La réactivité de l’entreprise constitue souvent l’élément essentiel pour apporter une réponse adaptée et pour retirer des informations erronées.

Même si la présence sur Internet est souvent ludique, n’oubliez pas de dégager une image professionnelle et faire attention aux réponses que vous apportez car elles pourraient nuire à l’image de votre société. Répondez toujours avec tact à un commentaire inexact ou désobligeant afin de prouver votre professionnalisme. l

Comment maîtriser un flot de commentaires négatifs sur sa page Facebook ?

Utilisé par tous les entrepreneurs, le réseau social Facebook est un formidable outil de communication et de promotion. Mais attention, cet outil peut se retourner contre l’entreprise. Au moindre faux pas, elle se voit souvent noyée sous un flot de commentaires négatifs sur sa page Facebook. Comment gérer une telle affluence de critiques et réclamations ?

Facebook est utilisé à lui seul par environ 2,5 milliards de personnes par mois. Il atteint directement les utilisateurs. De plus, il possède la capacité, selon statista »  de cibler des groupes spécifiques en fonction de leurs caractéristiques démographiques, de leurs affinités et comportements. »

Mettre en place un plan de réponse

La présence sur les réseaux sociaux est synonyme de liberté de parole pour les clients de l’entreprise. L’entrepreneur doit alors garder à l’esprit que des commentaires négatifs ou des réclamations seront nécessairement publiés par des clients mécontents ou en désaccord avec certaines valeurs et orientations de l’entreprise. A ce titre, il est primordial de mettre en place dès l’inscription sur Facebook un plan de réponse à ces commentaires. Une personne doit alors être chargée de réagir dans ce genre de situations. Elle résoudra les problèmes et préservera l’image de l’entreprise sur les réseaux sociaux.

Répondre aux nombreux commentaires négatifs

Face à un flot de commentaires négatifs sur la page Facebook de l’entreprise, la première attitude est de vouloir y répondre. C’est ce qu’attendent les clients mécontents mais également la très large audience assistant à l’échange.

Une réponse rapide

Les clients attendent une grande réactivité de la part des entreprises sur les réseaux sociaux. A ce titre la réponse doit être apportée très rapidement. La rapidité est également essentielle pour éviter qu’un tiers ne réponde au commentaire à la place de l’entreprise et qu’il influence ainsi ses clients.

Réponse générale ou individuelle ?

Si l’entreprise doit faire face à un flot de commentaires négatifs c’est que tous portent sur un même sujet. En conséquence, une réponse générale sera la plupart du temps suffisante. L’entreprise peut également, en complément de cette réponse générale, apporter quelques réponses individuelles pour les cas les plus graves ou ayant suscité le plus de réactions. Enfin, il peut être inévitable d’apporter à la fois une réponse générale puis une réponse personnalisée pour chaque client. Le choix dépendra de l’objet du mécontentement ainsi que du temps que l’on peut allouer à la gestion des réseaux sociaux par l’entreprise.

Contenu de la réponse

Le client est roi. Ainsi, la réponse ne doit pas laisser penser qu’il est en tort et que sa plainte n’est pas légitime. Il faut alors se montrer compréhensif et souligner que le client est tout à fait en droit d’être mécontent. Présenter des excuses pour la gêne occasionnée ou les problèmes rencontrés est également une étape indispensable de la réponse.

Enfin, pour satisfaire les clients mécontents, les excuses doivent s’accompagner, dans la mesure du possible, de solutions de réparation. L’action peut se faire au cas par cas (ex : remboursement, avoir…) ou de façon générale (ex : code de réduction…). Quoi qu’il en soit, elle doit être annoncée à l’aide d’un message public pour montrer à tous que l’entreprise agit pour réparer ses erreurs.

Supprimer certains commentaires négatifs

Il peut être nécessaire de supprimer certains commentaires négatifs lorsqu’ils ne sont pas légitimes. Il est notamment possible de supprimer tous les messages négatifs véhiculant des pensées haineuses, racistes, insultantes… Pour justifier cette action de suppression, il est bon de publier les règles de modération des commentaires de la page dès sa création. La politique de modération des commentaires précisera alors quels types de propos sont interdits.

Des entretiens (vraiment) efficaces !

Le recrutement engage l’avenir de l’entreprise, la sérénité des équipes et donc la vôtre, vous le savez bien ! Submergé par les tâches qui s’accumulent, vous avez parfois tendance à improviser !!! Vous ne devez pas vous mordre les doigts après coup d’un choix malencontreux et pour cela vous devez le préparer aussi bien qu’une rencontre avec les investisseurs !

Vous voilà à l’étape de l’entretien. Apprenez à sortir des sentiers battus pour réussir cette ultime phase de votre recrutement.

Préparez l’entretien

Avant le rendez-vous, relisez attentivement le CV du candidat et essayez de l’analyser sur tous ses aspects. Cela vous permettra d’aller droit au but avec la personne, sans perdre du temps à simplement relire avec elle son cursus. Vous pourrez ainsi trouver des questions plus pertinentes vous permettant d’aller plus loin que si vous inventiez les questions au fil de la conversation.

Analysez les motivations profondes du candidat

On pense souvent qu’il vaut mieux créer une atmosphère tendue ou du moins très sérieuse lors d’un entretien. Or, cela n’est pas l’idéal pour réussir à cerner vraiment la personnalité du candidat… Si le candidat ne se sent pas un minimum en confiance, il aura tendance à se raccrocher à des réponses types ou à jouer un personnage, sans laisser poindre sa véritable nature.

Ne restez pas seul juge

Votre ressenti est sûrement très juste et basé sur des éléments très pertinents. Mais votre subjectivité vous joue peut-être des tours. Il suffit que le candidat vous rappelle un ami que vous affectionnez particulièrement, qu’il ait fait une remarque qui caresse votre égo dans le sens du poil ou bien qu’il/elle soit doté(e) d’attributs physiques auxquels vous n’êtes pas insensibles… et vous voilà à embaucher le candidat sans raisons suffisamment pertinentes ! Convoquez votre associé pour un second entretien, questionnez vos collaborateurs qui ont pu échanger quelques mots avec le candidat… et affinez votre jugement.

Instaurez une ambiance chaleureuse

Multipliez les questions plus ou moins directes pour trouver clairement ce qui motive le candidat. Est-ce l’argent ? L’équilibre vie pro/vie perso ? La construction d’une carrière professionnelle solide lui conférant une belle réputation dans son domaine ? Ou autre ? Décrypter les motivations profondes du candidat vous permettra de voir s’il pourra ou non bien s’épanouir dans votre entreprise et par rapport aux contraintes du poste à pourvoir. Une bonne technique pour comprendre ce qui compte vraiment pour un candidat est de lui proposer de poser lui-même quelques questions concernant le poste ou l’entreprise. Ses questions s’articulent autour du système de rémunération uniquement ? Il ne sera peut-être pas la recrue idéale pour votre start-up où la rentabilité n’est pas encore au rendez-vous…

Faites preuve de psychologie

Lors de l’entretien vous pourrez évaluer les compétences et le savoir-être du candidat. Ce rendez-vous sera également pour vous l’occasion de mieux décrypter sa personnalité afin de sentir si son profil psychologique correspond bien à l’entreprise et à l’équipe qui va l’entourer. Le candidat semble un peu brouillon, son esprit part dans tous les sens ? Sera-t-il apte à travailler en direct avec un collaborateur réputé pour son côté strict, voire tatillon ? Il semble renfermé et austère. S’épanouira-t-il avec des collègues bon vivants, privilégiant une ambiance détendue, voire sereine, décontractée
parfois ?…

Les questions absurdes ? A proscrire !

On a tous entendu parler des questions hors du commun, voire carrément farfelues posées à des candidats par des DRH en quête de nouveauté. Les équipes de Google sont passées maîtres dans l’art de la question insolite lors des entretiens, en voici quelques exemples : « Combien de balles de golf peut-on faire tenir dans un bus scolaire ? Quand le vent souffle, est-ce qu’un vol aller-retour en avion prend plus de temps, moins de temps, ou le même temps ? On vous rétrécit à la taille d’une pièce de 5 cents et votre masse est réduite proportionnellement, de façon à maintenir votre densité d’origine.

Vous êtes ensuite placé dans un mixeur en verre vide. Les lames se mettront à bouger dans 60 secondes. Que faites-vous ? » Mais aussi, d’autres grandes firmes ne sont pas en reste, avec des questions comme : Comment connaître le poids d’un éléphant sans utiliser de balance ? (IBM). Que faites-vous si vous héritez de la pizzeria de votre oncle ? (Volkswagen), ou encore Expliquez-moi ce qu’il s’est passé dans ce pays ces 10 dernières années ? (Boston
Consulting). Attention : les bénéfices de ces questions plus qu’atypiques ne sont pas prouvés. En plus de déstabiliser le candidat sans raison valable, elles vous feront passer pour un dirigeant dérangé du cerveau (c’est sûr que, quand on s’appelle Google, on peut se permettre un peu plus de choses) !

Ne jamais  dépasser les limites ! Respectez le candidat !

Vous pouvez être tenté de recueillir des informations sur votre candidat d’une façon pas tout à fait légale… Mais attention, votre candidat peut se retourner contre vous. Veillez donc à ne pas dépasser certaines limites. N’abordez pas les données personnelles liées au candidat, et qui ne sont pas liées directement au poste à pourvoir. Il s’agit en fait d’un délit (article L 122-45 sur la discrimination au travail), même si celles-ci sont disponibles sur les profils publics des réseaux sociaux du candidat.

N’essayez pas de recueillir des informations sur le candidat auprès d’anciens employeurs sans en informer au préalable le principal intéressé par voie écrite. Cette pratique est en effet bannie par la Loi informatique et liberté. Attention à ne pas poser de questions réputées discriminatoires, portant sur l’origine, les mœurs, la religion, l’orientation sexuelle, l’état de santé, l’appartenance à un syndicat ou les antécédents judiciaires (article L. 1132-1 du Code du travail).

Les valeurs, avant tout !

De plus en plus de dirigeants de TPE se tournent vers des méthodes de recrutement un peu alternatives et peut-être plus adaptées aux contraintes des petites structures. La technique du « matching » candidat/entreprise, c’est-à-dire la recherche d’une bonne adéquation entre la personnalité du candidat et les valeurs ou la culture de l’entreprise, est de plus en plus en vogue. De nombreuses agences spécialisées dans le matching de candidats fleurissent d’ailleurs depuis quelques années, et pour cause, car cette méthode donne de bons résultats.

Une méthode qui a le vent en poupe,  l’embauche par le challenge.

Les recruteurs lancent un défi concret aux futurs candidats, et ne viennent en entretien que ceux ayant réussi avec succès cette première présélection. Pour beaucoup d’entrepreneurs, notamment ceux du domaine du digital, dans lequel de nombreux nouveaux métiers ne correspondent pas à une
formation académique précise, la réussite d’un challenge compte beaucoup plus que les informations contenues sur le CV. Parmi les techniques alternatives de recrutement, on peut également citer la création de serious games, davantage pratiquée par les grands groupes, mais que les TPE expérimentent de plus en plus. Enfin, cette technique de recrutement s’adapte particulièrement aux représentants de la génération Y, habitués à manier les outils web et les jeux en ligne.

Devenir millionnaire, est-ce encore possible ?

Vous vous êtes lancé dans l’aventure ou vous allez vous y lancer mais pas pour vivre les austérités jusqu’à la fin de votre vie ! Des voix peut-être maléfiques vous incitent à regarder la réalité actuelle avec les menaces de confinement et de reconfinement et des faillites ! Devenir millionnaire, est-ce encore possible ? Bref un avenir bien sombre ! Mais bon vous êtes un entrepreneur dans l’âme !

Etes-vous prêt à devenir un entrepreneur successful qui enchaîne les gros contrats plus vite que son ombre ? Avant de vous lancer, faites le point sur les quelques questions qui continuent à tourner dans votre esprit et qui peuvent vous freiner dans votre élan.

Devenir riche en créant sa boîte : mythe ou réalité ?

Vous avez grandi en collectionnant tous les articles sur Bill Gates ? Pour vous un entrepreneur est donc forcément un multimilliardaire qui n’a pas l’air trop stressé et qui peut même se permettre d’être largement philanthrope. Puis, cela a été le choc : vous avez découvert dans les médias les témoignages des Pigeons décrivant leurs nombreuses galères financières. L’entrepreneuriat ne serait donc pas toujours une voie en or pour amasser des millions ? Et bien non ! L’entrepreneuriat c’est un peu comme le poker : beaucoup de pertes pour certains, des gains raisonnables pour d’autres et le méga-jackpot pour très peu ! Malheureusement, il n’existe pas de recette miracle pour transformer son entreprise en mine d’or. Bien sûr, sans appliquer les quelques conseils de base (que vous retrouverez tous dans ce dossier), difficile d’espérer faire fortune avec sa boîte. Mais la clé du succès ne se résume pas en une suite de conseils techniques à appliquer.

D’autres facteurs rentrent en jeu : chance, personnalité de l’entrepreneur, contexte économique et législatif favorable… Face à tant de variables, mieux vaut s’engager dans l’entrepreneuriat sans être dans l’attente d’amasser des millions. Si votre entreprise se développe à petite échelle, vous ne serez pas frustré. Et si vous faites partie des quelques élus pour qui création rimera avec millions, la surprise n’en sera que meilleure.

La prise de risques : passage obligé pour gagner des millions ?

« Je veux bien gagner des millions, mais je ne veux pas prendre le risque de perdre mes quelques économies ! » : c’est en substance ce que beaucoup de porteurs de projets pensent très fort ! Là encore la comparaison avec le poker est parlante : inutile d’espérer décrocher le pactole si vous n’acceptez pas de sortir les gros billets avant ! Bien souvent, les entrepreneurs qui ont fait rapidement fortune sont ceux qui ont risqué gros au départ. La prise de risque est inhérente à l’acte d’entreprendre, qu’on le veuille ou non. Et plus son ambition est élevée, plus l’entrepreneur doit accepter de se jeter à un moment dans le vide. Alors, êtes-vous prêt à gonfler la mise pour gagner le gros lot ?

Existe-t-il des secteurs sur lesquels on peut s’enrichir facilement ?

Certes, vous ne gagnerez peut-être pas des millions avec votre auto-entreprise via laquelle vous commercialisez des bonnets tricotés par votre mamie… Mais il est faux de dire que certains secteurs ne vous rapporteront rien. Tout dépend de la façon dont vous l’abordez. Un bon positionnement, une stratégie disruptive par rapport à votre marché, des partenaires prestigieux, une communication bien menée, une politique de prix pertinente… et le tour est joué ! Les médias ont beaucoup mis l’accent sur les entrepreneurs ayant fait fortune rapidement sur le web. Internet est en effet un secteur qui peut rapporter gros. Mais il ne faut pas oublier des secteurs plus « traditionnels » comme le commerce, le textile ou l’agroalimentaire par exemple, sur lesquels beaucoup ont amassés des millions. Il y a bien une entreprise (Havaianas) qui fait des centaines de millions d’euros de chiffre d’affaires en vendant des tongs !

Faut-il être un génie pour se faire des millions ?

« Je ne suis pas sorti d’Harvard, c’est grave docteur ? » Ok, vous n’avez peut-être pas le Q.I de Serguei Brin ou Larry Page de Google. Vous n’êtes peut-être pas aussi visionnaire que Steve Jobs ou Jeff Bezos (d’Amazon). Mais ce n’est pas pour ça que vous ne réussirez pas ! Pas besoin de savoir décrypter un algorithme obscur pour faire fortune dans l’entrepreneuriat ! Beaucoup de petits génies n’arrivent d’ailleurs jamais à percer dans les affaires. Pour mener son entreprise vers les sentiers glorieux du CAC 40, l’atout le plus précieux s’avère être une bonne dose de feeling associée à une forte capacité à vendre. Et si vous n’êtes pas vous-même un génie visionnaire, pourquoi ne pas en trouver un pour vous associer avec ? Les binômes chercheur + commercial font en général des étincelles !

Est-ce le bon moment pour lancer son produit ?

Il est vrai que si Mark Zuckerberg avait lancé Facebook ne serait-ce que 2 ans plus tôt, l’idée aurait peut-être fait un flop. Les mentalités n’étaient pas encore prêtes et la technologie n’était pas disposée à offrir un bon confort d’utilisation du service. Tout le talent de l’entrepreneur successful tient dans cette capacité à flairer son époque et à sortir la bonne idée au bon moment. Pour réussir à sentir si votre concept innovant sera accepté par les consommateurs, plongez-vous dans les réseaux sociaux, scrutez les tendances qui commencent à apparaître et suivez les leaders d’opinion pour voir les types d’offres qui retiennent leur attention. A contrario, un beau service ou produit, mais sorti trop tard, aura peu de chance d’émerger. Dans le business la prime va souvent au premier entrant, quand bien même son offre serait moins aboutie que celle de ses concurrents arrivés en retard.

Réussir à se faire des millions : est-ce une question de chance ?

On le dit souvent : la réussite c’est 50 % de talent et 50 % de chance. Un gros client croisé par hasard et qui décide de vous faire confiance, un énorme point de distribution qui se prend d’amour pour votre offre et se plie en quatre pour vous donner votre chance… Le succès tient parfois à peu de choses ! Vos amis vous appellent M. Malchance ? Le grand blond avec une chaussure noire, c’est vous ? Pas de panique, vous pourrez vous aussi créer une belle success story. Car la chance, ça peut aussi se provoquer ! Parlez de votre produit, multipliez les rencontres, croyez en vous : tout cela attirera vers vous « la bonne étoile » !

Combien de temps avant de gagner votre premier million ?

Vous voulez devenir riche grâce à votre boîte ? Alors un petit conseil : acceptez déjà de pouvoir être pauvre ! En clair, le chemin pour gagner son premier million peut être parfois un peu long… Autant vous habituer tout de suite à manger des pâtes ! Et si vous pensez que, puisque vous montez votre entreprise, vous allez tout de suite pouvoir vous verser un salaire de 10 000 € mensuel, envisagez peut-être une autre carrière !

Les entrepreneurs sont-ils complètement masos ?

Les entrepreneurs décident, de leur plein gré, de vivre un quotidien fait de pression et de difficultés à gérer. Vous n’appelez pas ça du masochisme vous ?!
Six preuves irréfutables qui démontrent (quasi-scientifiquement) que les entrepreneurs sont totalement masos. à moins qu’ils ne soient juste très courageux, persévérants, visionnaires, audacieux…

Preuve 1 : ils aiment payer tout plein de taxes

Savez-vous quelle est l’occupation quotidienne d’un entrepreneur ? C’est simple, il passe une bonne partie de son temps à signer des chèques qu’il envoie ensuite bien sagement aux différentes administrations.  Le paiement de taxes et d’impôts en tous genres semble être un véritable hobby chez nos amis les entrepreneurs. Si ce n’est pas cela, pourquoi en paieraient-ils autant ? Problème pour les entrepreneurs : depuis quelques temps, des groupes de rabat-joie, qui n’ont rien compris au plaisir du paiement de la taxe, s’amusent à contester les impôts qui pèsent trop lourdement sur les entrepreneurs. Heureusement pour nos créateurs d’entreprise, l’existence des multiples taxes sur les sociétés n’est pour l’instant pas remise en cause. Mieux : pour leur plus grand plaisir, le gouvernement semble même motivé à leur en ajouter de nouvelles. Sympa, non ?

Preuve 2 : ils adorent travailler la nuit, le week-end, les vacances…

Pendant que les gens normaux se reposent, profitent de leur famille, s’éclatent avec leurs amis ou prennent tout simplement un peu de temps pour eux, les entrepreneurs, eux, travaillent. C’est vrai que c’est tellement plus amusant et détendant de passer son week-end devant un tableau de comptes ! Pourquoi n’y pense-t-on jamais ? « Ils y sont contraints et forcés par la masse de travail qu’ils doivent abattre chaque jour » dites-vous ? R

Cependant, rassurez-vous, les entrepreneurs ne sont pas à plaindre, loin de là. En effet, s’ils délaissent leur lit douillet pour se terrer devant leurs ordinateurs c’est simplement parce qu’ils adorent ça ! C’est la seule explication qui tienne debout pour justifier une telle austérité. Les entrepreneurs réussissent à faire de la grise-mine/yeux cernés un véritable mode de vie. Complètement masos on vous dit !

Preuve 3 : ils aiment être victimes

Encore une belle preuve de leur masochisme farouche ! Les entrepreneurs se font souvent engueuler, hurler dessus, rabaisser, humilier, même parfois insulter… Leurs bourreaux ?
Des clients mécontents de leur offre et qui exigent un remboursement, des fournisseurs qui réclament le paiement express de leur matériel, des investisseurs contrariés par une baisse de chiffre d’affaires, des banquiers qui s’affolent de voir le compte en banque de l’entreprise passer dans le rouge ou encore la maman qui se fâche de ne plus avoir droit à la petite visite du dimanche ! Vu que ces entrepreneurs maltraités de toutes parts continuent à s’obstiner à vouloir développer leur boîte, c’est qu’ils doivent quelque part aimer un peu ça, non ? Si cela c’est pas complètement maso !

Preuve 4 : ils deviennent volontairement des boucs-émissaires de leur environnement

« Quoi, tu as monté ta boîte ? Tu vas donc faire comme tous ces patrons véreux, tu vas délocaliser ton usine et envoyer des centaines de gens au chômage pour te mettre toutes les plus-values dans la poche, c’est ça ? ». Voilà le genre de phrases auxquelles l’entrepreneur doit faire face lorsqu’il décide de se lancer. Ha oui, parce qu’on a oublié de préciser qu’en France, les entrepreneurs sont encore vus, au choix, comme des patrons sans cœur ou comme des personnes obnubilées par l’argent. Ceux qui se lancent dans la grande aventure de la création d’entreprise sont prévenus qu’ils risquent d’être désormais mal aimés de leurs amis et de tous ceux qu’ils sont amenés à rencontrer. Que les aspirants entrepreneurs se rassurent : de toute façon, ils n’auront bientôt plus trop le temps de rencontrer des personnes autres que leur associé ou leurs investisseurs !

Preuve 5 : ils prennent des risques

La situation d’un entrepreneur est un peu comparable à celle d’un parachutiste qui aurait juste omis un petit détail, celui de prendre son parachute ! Il a quelques petites chances de s’en sortir s’il maîtrise bien son saut et que son heure n’est pas encore arrivée. Il en va de même pour les entrepreneurs : en cas de faillite, ils ne bénéficient pas d’une assurance chômage.. Ils galèrent souvent à trouver un nouveau job derrière (les entrepreneurs sont vus par les DRH comme des rebelles « inmanageables » !).

Avec un peu de chance, ils peuvent éventuellement s’en sortir sans trop de dégâts. Avouez-le, pour tenter une telle aventure il faut bien avoir une bonne dose de folie… ou bien être complètement maso ! Cette seconde hypothèse semble d’autant plus s’appliquer à ceux qui, suite à une faillite, essaient de nouveau de se lancer dans la création d’entreprise. à ce point-là, cela ne s’appelle même plus du masochisme !

PREUVE 6 : ils quittent des situations confortables pour  vivre la précarité

Le confort, la sécurité, les privilèges… tout cela, cela n’intéresse pas les entrepreneurs ! Non, ils préfèrent vivre une vie faite d’instabilité, de risque et, en tout cas au début, de précarité. C’est vrai, au fond c’est tellement plus sympa ! Désireux de connaître enfin les joies du stress permanent, de la fatigue extrême et de la pression, ils n’hésitent pas à quitter de belles situations dans des grands groupes dans lesquels ils étaient promis à une ascension fulgurante. Pendant que leurs anciens collègues de promo finissent d’économiser pour s’acheter un appartement, ils ont la grande joie de connaître l’humiliation de retourner vivre chez papa-maman à 35 ans. Leur masochisme n’a décidément aucune limite !

Inspirez-vous des sélectionneurs de foot pour vos recrutements

Vous voulez créer une équipe championne du monde ! La clé du succès est de créer une équipe solide, tout bon entrepreneur le sait. Facile à dire… mais concrètement, on fait comment ? Plutôt que de vous plonger dans d’austères bibles des ressources humaines, allumez votre télé et regardez un bon vieux match de foot ! En observant bien les différents joueurs, vous apprendrez quels types de salariés recruter pour créer une équipe gagnante.

Le gardien de but, toujours dans les starting-block

C’est l’employé discret, qui ne passe pas son temps à parader à la machine à café pour étaler ses exploits, mais qui, mine de rien, sauve la boîte dès qu’elle est en situation de faiblesse ! De tempérament tranquille, il est toujours disposé à aider ses collègues, même s’il doit pour cela sacrifier quelques soirées pour son travail. Il est excellent pour rattraper les erreurs des autres. C’est d’ailleurs toujours lui qu’on appelle quand il y a un souci et que l’entreprise est en danger face à ses concurrents.
Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est d’un caractère dévoué et qu’il est toujours prêt à se jeter dans l’action pour protéger sa boîte. Avoir un bon employé-gardien de but au sein de votre équipe ne vous rapportera pas directement du chiffre d’affaires. Mais cela vous évitera bien souvent d’en perdre face à vos concurrents.

Le défenseur,  l’analyste

C’est l’employé prudent, réaliste, qui préfère avancer pas à pas plutôt que de s’emballer pour des projets ou des objectifs totalement fous. Le salarié-défenseur ne se lance jamais sur une nouvelle idée sans avoir au préalable consciencieusement analysé ses tableaux de bords et tous les métrics capables de lui indiquer la stratégie à suivre. Avoir un tel type de salarié dans son entreprise est crucial car cela permet de tempérer les élans un peu irréalistes ou trop risqués de ses collègues. La sagesse et la prudence de son point de vue équilibrent les tempéraments plus fougueux. Il est souvent le seul à voir arriver de loin une difficulté qui risquera de mettre en mauvaise posture l’entreprise. Il sait donc suffisamment anticiper pour que ces futures grosses difficultés soient gérées à temps.

Le milieu de terrain, toujours prêt

C’est l’employé couteau-suisse, qui sait tout faire et peut se rendre utile partout. Sa grande force ? Il arrive à fluidifier les échanges entre les différents pôles de l’entreprise. C’est un vrai pilier de l’équipe sans qui les différents salariés auraient bien du mal à travailler ensemble. Rapide et discret, il sait sortir l’entreprise des impasses pour en faire des succès futurs ! Il sait par exemple très bien effectuer une veille efficace sur la concurrence afin de sauter sur tous leurs futurs projets et leur griller la politesse pour récupérer les idées ! Lorsqu’un entrepreneur tombe sur un bon salarié-milieu de terrain, il a tout intérêt à mettre le paquet pour le garder. La concurrence pourrait en effet essayer de le débaucher, quitte à mettre des sommes astronomiques sur le terrain pour gagner le transfert de ce talent.

L’attaquant, peur de rien

Prenez garde à ne pas négliger cet employé, car c’est lui qui va réussir à vous drainer le gros de votre chiffre d’affaires. Le salarié-attaquant n’a pas de limites à son ambition. Il est déterminé à vendre votre produit. Hyper motivé et engagé, il pourra facilement transmettre aux autres salariés son enthousiasme. Plutôt fonceur que réfléchi, il a tendance à agir rapidement, parfois même trop. Il rate parfois sa cible, vise à côté, mais a tout de même le mérite d’essayer. C’est un décomplexé de l’échec qui n’hésite pas à lancer rapidement des projets afin de détecter comment développer au mieux l’entreprise. Le salarié-attaquant ne réussit pas à tous les coups. Mais sa ténacité et sa détermination lui permettent tout de même de marquer des points sur le marché et de décrocher le gros lot !

Le capitaine, le visionnaire

Cet employé bénéficie d’une bonne capacité à leader ses collègues, à les encourager et à prendre la responsabilité des projets. Bon communiquant, il a le talent de faire partager aux autres sa vision du projet et son ambition, même s’il n’a pas lui-même la casquette de chef d’entreprise. Très énergique, il sait motiver ses collègues quand l’entreprise va dans le mur. C’est un peu le grand frère des employés qui le prennent comme le repère à suivre. C’est aussi celui qui n’aura pas peur d’assumer et d’expliquer les erreurs de toute l’équipe vis-à-vis des clients. Le point fort du salarié capitaine ? Il a le don pour créer la cohésion dans l’équipe et trouver les bons mots qui sauront convaincre de collaborer harmonieusement. Il fait en général également le lien entre la direction et les différents niveaux de collaborateurs.

Le Zlatan, l’ovni parfois incontrôlable

C’es l’employé qui défonce tout ! Les concurrents le connaissent bien et savent que, s’il entre sur un appel d’offre, ils auront peu de chance de le remporter. Doté d’un joli palmarès de réussites dans sa carrière, le salarié-Zlatan est connu, reconnu et même craint sur le marché. Même si pour cela vous devez mettre la main au portefeuille, n’hésitez pas à débaucher un tel employé : il vous garantira bien des succès pour votre entreprise ! Pas toujours faciles à manager, ces employés sont parfois un peu trop conscients de leur talent. Ils pourraient donc faire de l’ombre à vos autres salariés, plus discrets ou ayant moins d’expérience. Attention donc à ne pas focaliser votre attention sur cet employé star et à continuer à valoriser les autres collaborateurs, qui sont tout aussi importants pour l’entreprise.

Leurs secrets pour faire face à la solitude du dirigeant

Sans cesse mise en avant, la solitude du dirigeant semble faire partie intégrante de la mission du dirigeant. Comment assumer le fait de devoir être sur tous les fronts, de tout harmoniser, de prendre les bonnes décisions… et tout cela seul ? Conseils et quelques expériences de ceux qui nous enchantent par leur réussite et leur modestie.

1. S’associer avec le meilleur

Avoir un ou plusieurs associés est le meilleur moyen pour alléger le poids de la solitude. Cela permet de partager avec au moins une personne de confiance, et engagée autant que vous dans le projet, vos doutes et questionnements.

2. Fréquenter un club d’entrepreneurs

Les rencontres, soirées business et autres conférences sont autant d’occasions pour le dirigeant de fréquenter ses pairs. Bonne façon de se sentir moins seul dans l’aventure entrepreneuriale.

3. Se confier à son entourage

Votre entreprise connaît des difficultés ? Il vous sera difficile alors de vous confier sur votre peur ou sur le stress que vous ressentez à votre banquier ! Cherchez plutôt à parler avec votre meilleur ami ou votre conjoint(e). Ils auront le recul nécessaire pour être de bon conseil.

4. Faire appel à un expert

Vous ne pouvez pas tout savoir tout seul, c’est normal. N’hésitez pas à consulter votre expert-comptable ou un avocat qui vous aideront à prendre les bonnes décisions.

5. Prendre du recul

Pour alléger le poids de la solitude, essayez au maximum de vous sortir la tête du guidon. Vous pourrez ainsi mieux vivre cette solitude et même la percevoir comme un atout.

Andrei Chevtchouk, Chef d’orchestre

« Les musiciens savent très bien jouer sans moi. Mais mon rôle est d’harmoniser les différents instruments et d’apporter ma vision de l’interprétation de l’opéra ou de la symphonie. Je dois guider les musiciens dans cette vision générale. Quand les musiciens sont mal portés, ça se sent. Bien sûr, je sens la pression liée au fait que tout repose sur mes épaules. 

Mais avec l’expérience, j’ai acquis de la confiance. Je dirige des orchestres depuis que j’ai 24 ans et il y a certains opéras comme Carmen par exemple sur lesquels j’ai déjà travaillé plus de dix fois ! J’ai appris à ne plus ressentir de trac avant un concert, car le mauvais trac, celui qui est lié à la peur, se transmet aux musiciens, ce qui n’est pas bon. Bien sûr, il y a de la solitude dans mon métier, mais on s’y fait. Lorsqu’on dirige un concert, c’est vrai qu’on est seul, mais on se sent aussi faire partie d’un grand ensemble collectif, avec l’orchestre, le chœur, les acteurs… »

Jérémie Beyou, navigateur en solitaire sur le Vendée Globe

« Je déjà vécu quatre fois l’expérience du Vendée Globe et j’ai fait de nombreuses transats et courses en solitaire. La solitude n’est pas un poids pour moi, au contraire, je la recherche. Sur une course comme le Vendée Globe, on est en autonomie totale et il faut être capable de faire seul les bons choix. 

Pour cela, avant de partir, on s’entraîne beaucoup et on prépare la course avec des experts. On cherche un maximum de conseils, on anticipe, on travaille toute la stratégie. Mais, une fois sur le bateau, il faut assumer le fait de porter seul la responsabilité de la course. 

S’il y a un souci, il faut être prêt à encaisser et se dire qu’on est seul responsable face à cela. Mais, quand ça fonctionne, c’est très gratifiant, car on sait qu’on doit le succès à personne d’autre que nous. L’important est de bien maîtriser les aspects techniques. Si ce n’est pas le cas, on réduit le potentiel du bateau, on se stresse et on se fatigue, ce qui pousse à prendre les mauvaises décisions. »

Eric Guirado, réalisateur de talent

« Je manie l’expression “se sentir seul” avec prudence car elle est immédiatement soupçonnée de trahir un état mélancolique ou triste, ce qui est loin d’être toujours le cas. 

Depuis mes premières expériences de cinéma en court métrage je dois dire qu’en effet je me sens de plus en plus seul face à un film, mais cet état n’est pas permanent. Le travail de réalisateur est constitué de tellement d’étapes qu’on a largement l’occasion d’expérimenter une grande quantité d’états émotionnels différents. 

Mais, d’une certaine manière, on ne peut que se sentir seul, puisque pour moi la solitude est la matrice même du désir et du besoin de faire un film. La solitude, ni je la recherche, ni je la fuis, elle est là comme compagnon parfois un peu lourd, parfois plus léger. Je pense qu’il est essentiel d’être le seul porteur de l’intention du film, de revendiquer même le caractère unique de cette vision. C’est là que sont ancrés la motivation, l’enthousiasme, la pugnacité, la combativité, et donc personnellement je le ressens comme une force, comme une vraie source d’énergie. »

Quel(le) super-héros ou super-héroïne êtes-vous ?

Spontanément on s’identifie à des personnages de fimls et de séries ! Bien sûr, on connaît le le gap entre la réalité et la fiction ! Réussir à comprendre un tableau de comptes, ne pas faire de fautes dans sa fiche de paie, faire preuve d’un enthousiasme constant, régler à peu près 20 problèmes par jour… autant de supers pouvoirs dont sont dotés les entrepreneurs, véritables super-héros du business ! Et vous, à quel super-héros ressemblez-vous ?

Kick-Ass, le geek et alors

Vous êtes le petit jeune qui connaît une incroyable réussite avec son entreprise à la pointe de la tendance. à l’école on vous traitait de geek ou d’asocial. Aujourd’hui, on vous prend pour un génie du business. Comme le héros de Kick-Ass, vous êtes devenu une figure médiatique qui intrigue. Et vous avez su vous entourer d’autres super-héros ayant plus d’expériences que vous pour donner une nouvelle impulsion à votre start-up. Vos exemples ? David Karp, le fondateur de Tumblr qui, à 27 ans, vient de céder son entreprise à Yahoo pour plus d’un milliard de dollars, ou le jeune Alexandre Malsch, fondateur de Melty Group, qui enchaîne les succès.

Wolverine, le loup des affaires

Vous êtes un vrai loup des affaires ! Lorsqu’un concurrent essaie de vous détrôner, vous n’attendez pas pour sortir vos griffes et réaffirmer le leadership de votre entreprise. D’ailleurs, telle une griffe acérée, la puissance de votre entreprise effraie ceux qui voudraient vous faire concurrence. Habité par une détermination sans faille à faire prospérer votre entreprise, vous apposez votre griffe sur le marché. Lorsqu’un client est tombé entre vos griffes, il vous reste fidèle. Vos idoles de patrons-super-héros ? Les fondateurs de Google ou Jacques-Antoine Granjon, le créateur de Venteprivee.com.

Spider-Man, l’homme araignée

Comme l’homme-araignée, vous êtes le roi de la toile ! Le web n’a pas de secrets pour vous et vous régnez en maître dans le monde du numérique. Avec une agilité démesurée, vous avez su bondir d’opportunité en opportunité pour construire une entreprise désormais solide. Année après année, vous avez réussi à tisser votre toile sur la toile ! Sans surprise, vous avez choisi le secteur des réseaux sociaux, véritable toile qui relie les gens entre eux, pour vous lancer. Attention à ceux qui oseraient vous faire concurrence : une fois pris dans votre toile, ils ne peuvent plus s’en échapper ! Vos patrons-super-héros de référence : Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, bien sûr, ou encore Dan Serfaty, qui a lancé Viadeo.

Iron Man, un coeur d’or

Nerfs d’acier et cœur d’or : vous êtes un patron super-héros un peu particulier. Contrairement à d’autres patrons-super-héros, vous n’êtes pas né avec des supers pouvoirs. Comme Iron Man, qui a fabriqué seul son armure d’acier lui conférant une force titanesque, vous êtes un vrai self-made-man du business. Si, en apparence, vous semblez indestructible et, il faut le dire, assez flippant pour vos concurrents, au fond de vous se cache une sensibilité assez inédite dans le monde du business. Vous avez un sens aiguisé de la justice et de la protection des plus faibles. Vos modèles ? Bill Gates, le fondateur de Microsoft, qui reverse une grande partie de sa fortune à sa fondation venant en aide aux plus démunis, ou Jean-Baptiste Descroix-Vernier, l’atypique dirigeant de Rentabiliweb, qui finance avec son argent le forage de milliers de puits en Afrique.

Wonder Woman, une héroïne

Vous êtes une mompreneur, entrepreneure aux dents longues le jour, maman au cœur tendre le reste du temps. Vos supers pouvoirs sont peut-être les plus impressionnants de tous : vous êtes capable de développer avec succès une entreprise, de manager une équipe avec psychologie, d’innover sans cesse, de vous occuper de vos enfants, de gérer votre foyer… et tout cela en même temps. On peut dire en quelque sorte que vous dirigez deux entreprises en parallèle. Il y a de quoi faire pâlir les Hulk et autres Batman ! Vous vous inspirez de Marissa Mayer, dirigeante de Yahoo et jeune maman, ou d’Anne-Laure Constanza, fondatrice des sites Envie de fraises et Scarlett, et mère de trois enfants.

Superman, le visionnaire

Vous êtes un peu « l’ancêtre » des patrons-super-héros. Vous multipliez les réussites commerciales, et vos ennemis, les concurrents qui veulent votre peau, n’arrivent jamais à vous avoir ! Normal, vous êtes doté d’à peu près tous les supers pouvoirs existants : votre super-vision vous permet d’être un vrai visionnaire du business et votre super-agilité vous donne la capacité de rebondir toujours pour adapter votre entreprise aux nouveaux besoins du marché. Votre seul point faible ? Comme Superman, sensible à la Kryptonite, vous aussi, vous ne faites pas le poids face aux éléments venus d’une autre planète, les géants de la Planète Silicon-Valley ! Depuis toutes ces années où vous rayonnez sur le marché, vous êtes devenu l’idole des apprentis patrons-super-héros. Malgré votre longue expérience, vous continuez à être à la pointe de l’innovation, jamais apeuré par les nouveaux défis. Vos exemples ? Richard Branson, le fondateur de Virgin, ou Xavier Niel, le créateur de Free.

Retrouver le sourire

Les bonnes raisons de se réjouir ! (oui oui, il y en a !). Vous pouvez être fier d’avoir osé vous lancer dans la création d’entreprise, chose qui demande beaucoup de courage ! (surtout en période de pandémie !)

Avoir la pêche : la clé pour attirer les  opportunités

Avez-vous envie de travailler avec une personne qui a l’air maussade, de mauvaise humeur ou en colère ? Hé bien non. Vous vous tournerez plutôt naturellement vers les personnes joyeuses, énergiques, enthousiastes, en un mot, vers ceux qui sont capables de vous transmettre de l’énergie positive. Avoir le sourire et une passion communicative pour votre projet convaincra les bonnes personnes de vous soutenir dans le développement de votre entreprise. Vous attirerez vers votre entreprise des salariés aux profils bien plus intéressants, les partenaires seront plus à même de vous aider et vous créerez des opportunités de business bien plus intéressantes.

Enfin, les clients seront davantage motivés pour travailler avec vous. Avoir la pêche au quotidien a également un effet dopant sur ses troupes. Les salariés, portés par un entrepreneur optimiste et positif, ont tendance à « mimer » l’état d’esprit du dirigeant et à faire preuve également d’enthousiasme et d’engagement pour le projet. Retrouver le sourire : on a tout à y gagner !

Cultiver un état d’esprit positif

Il est vrai que certaines personnes naissent avec ce petit truc en plus, cette mentalité pleine d’optimisme qui représente leur point fort. Rassurez-vous : si vous êtes d’une nature moins entraînante, voire carrément défaitiste, vous pouvez tout de même développer votre esprit positif ! Il vous faudra faire preuve d’une grande maîtrise de votre esprit au départ pour « rééduquer » votre schéma mental, mais la transition se fera plus vite que vous ne le pensez.
Cessez déjà de ruminer systématiquement le passé et toutes les erreurs, tous les échecs que vous avez connus. Chaque journée est un nouveau départ !
Concentrez-vous pour ne plus voir « le verre à moitié vide » : lorsqu’un événement survient, oubliez de relever l’aspect négatif de la chose, mais essayez tout de suite d’en tirer le positif. Cherchez bien, il y a toujours un bon côté ! Faites la même chose avec les personnes : vos clients, vos fournisseurs, vos salariés… Arrêtez de rechercher en eux ce qui cloche et soulignez leurs points forts. Arrêtez de placer systématiquement la faute à l’extérieur.

Passer son temps à chercher qui est le fautif ne vous rendra pas plus optimiste. Essayez de rechercher chaque jour les beaux moments, les petites réussites, les progrès, même minces, de chacun, les enseignements tirés des difficultés… Au bout de quelques temps votre esprit sera naturellement focalisé sur l’aspect positif de votre quotidien. En cas d’échec,ne vous remettez pas systématiquement en question. Analysez assez froidement les événements malheureux et leurs causes. Dites merci ! Cultiver en soi la reconnaissance, même pour les petites choses, inscrire en soi un état d’esprit tourné vers la joie plutôt que vers la plainte.

Usez et abusez de la méthode Coué, celle du « je vais bien, tout va bien » !

Cela peut paraître absurde au départ, mais cette pensée finit par s’installer. Et, drôle d’effet de l’esprit sur la réalité concrète, à force de vous dire que tout va bien, vous verrez, les choses iront de mieux en mieux ! Enfin, bannissez définitivement de votre langage l’expression « c’est impossible » ! Vous observerez que, en se privant de cette pensée, d’un seul coup, beaucoup de choses deviennent effectivement possibles !

Apprendre à gérer son stress

C’est un fait, tout dirigeant d’entreprise connaît un niveau de stress permanent bien au dessus de la moyenne. On distingue le bon stress du mauvais. Le bon stress est le petit coup de fouet qui pousse à se dépasser, à donner son maximum pour atteindre ses objectifs. Le mauvais stress, lui, a tendance à paralyser la personne qui en est victime et nuit à son épanouissement. Cela se traduit par une perte d’appétit ou, au contraire, une boulimie, des insomnies récurrentes, une perte
de créativité, une forte irritabilité, et un sentiment de découragement qui
peut s’installer au fur et à mesure, sans même que l’on s’en rende compte. Pour lutter contre ce stress dévorant, il existe différentes techniques. Certains entrepreneurs se font un point d’honneur à pratiquer au moins une fois par semaine une activité sportive, sans y déroger, afin d’évacuer les tensions.
D’autres optent pour la pratique du yoga qui leur permet de retrouver leur calme et de se recentrer sur eux. Il y a également des entrepreneurs qui trouvent dans la pratique de l’art un moyen de canaliser leur stress. Enfin, certains trouvent dans des pratiques méditatives ou dans des techniques de relaxation, des solutions pour transformer leurs émotions négatives. Une solution miracle contre le stress est également le fou rire ! Un bon film comique ou un spectacle d’humoriste a la vertu de désamorcer les grosses tensions. à vous de trouver la solution qui vous convient pour devenir un dirigeant zen en toute occasion ! Pour gérer son stress, il convient aussi tout simplement d’essayer de traquer tout ce qui peut le provoquer en vous.

Apprendre à relativiser

Certes, votre entreprise représente tout pour vous. Certes, vous y avez investi une grande partie de votre énergie et la totalité de vos économies. Mais il est parfois nécessaire de prendre un peu de hauteur afin de s’apercevoir que, toute importante qu’elle est à vos yeux, votre entreprise n’est peut-être pas la chose la plus fondamentale dans votre vie. Beaucoup d’entrepreneurs à succès confient s’être aperçus au bout du compte que, sur l’échelle de valeur des priorités dans leur vie, leur famille et leur santé venaient bien avant leur société. Sortir la tête du guidon pour s’ouvrir à d’autres modes de vie, d’autres expériences, est un excellent moyen de relativiser les problèmes de son entreprise et de mieux les appréhender par la suite, sans être prisonnier de ses émotions.

Pour cela, fréquenter des personnes de divers milieux, et pas seulement issus de son secteur d’activité, peut être salvateur. Discuter avec des artistes vous fera ainsi mieux saisir que vous n’êtes pas seul à faire face aux doutes liés à la création (d’entreprise dans votre cas). échanger avec des pompiers vous remettra les idées au clair concernant le thème de la prise de risque. Enfin, écouter l’expérience d’un navigateur en solitaire vous donnera des clés pour mieux affronter la dure solitude du dirigeant. Pourquoi ne pas également consacrer une après-midi par mois, seul ou avec votre équipe, à un engagement humanitaire ? En plus de vous aider à relativiser la difficulté de votre situation, cela constituera un véritable moteur lié à la satisfaction de mettre vos compétences au service de ceux qui en ont le plus besoin.

Rebondir après un échec

Connaître des échecs entrepreneuriaux, petits ou grands, est tout à fait normal et fait partie intégrante de l’aventure de la création. Quel entrepreneur n’a jamais connu des petits ratés, voire des gros échecs ? Aux états-Unis, n’est considéré comme un véritable entrepreneur que celui qui a déjà fait capoter un projet d’entreprise ! Mark Zuckerberg himself prône au sein de Facebook la philosophie du fail fast, soit du micro-échec rapide menant les équipes à une meilleure compréhension des bases de la réussite du projet.

Pour ne pas tomber face à un échec, la clé est de faire comme le cofondateur de la marque Michel et Augustin, Augustin Paluel-Marmont, et de bannir de son vocabulaire le mot échec. L’entrepreneur, qui avoue bénéficier d’une nature assez optimiste, préfère au terme d’échec celui d’enseignement. Pour lui, l’échec n’est pas une chose négative, bien au contraire. C’est plutôt une véritable opportunité qui permet à chacun de progresser comme jamais.

Comment dépasser ?

Mais parfois un échec entrepreneurial, tel que la perte d’un gros client ou la liquidation de toute une partie de son activité, peut être vécu comme un vrai traumatisme. Pour dépasser un tel sentiment d’échec, les entrepreneurs ont tous leurs petites techniques. Il peut être intéressant de s’inspirer des conseils du psychiatre Boris Cyrulnik, grand théoricien du principe de la résilience. Voici l’attitude qu’il préconise d’adopter pour dépasser un gros coup dur : se confier à un tiers afin de ne pas rester isolé avec son sentiment, comprendre ce qui s’est passé, sans non plus rester prisonnier de son histoire, prendre du recul sur son expérience, à travers l’autodérision par exemple, reprendre confiance en soi à travers la création (d’un nouveau projet par exemple dans le cas d’un entrepreneur) et enfin s’appuyer sur son expérience pour aider d’autres personnes qui sont susceptibles de vivre la même mésaventure ou qui eux-mêmes en sont déjà victimes.

Grâce à cela, même le plus gros des échecs entrepreneuriaux peut devenir la source d’une future belle réussite entrepreneuriale ! C’est d’ailleurs l’attitude qu’ont adoptée instinctivement les entrepreneurs combatifs qui ont su rebondir après un gros échec. Enfin, pour rebondir rapidement en cas d’échec, il vous faut avoir effectué un gros travail en amont. Prenez le temps de définir votre identité propre, en dehors de celle liée à votre statut d’entrepreneur. Pour cela, posez-vous les bonnes questions : Qu’est-ce qui représente pour vous le succès de votre vie ? Que représente pour vous la réussite professionnelle ? Quel sens donnez-vous à votre vie en dehors de votre carrière professionnelle ?
En définissant mieux ces items, vous éviterez de tomber en même temps que votre entreprise en cas de gros échec.

24h dans la peau d’un patron

Dynamique a dressé le programme-type de la journée selon les témoignages que le magazine recueille.… Ou la preuve par 24 que les entrepreneurs ne sont pas tout à fait des individus comme les autres ! Toute similitude avec des personnes ou faits réels n’est que fortuite.

Et vous ? Vous vivez la même intensité ?

Le début de matinée

6h : Comme l’impression que vous venez tout juste de vous coucher. Non non, ce n’est pas qu’une impression. Enorme gueule de bois : vous avez enchaîné les coupes de champagne hier en soirée networking, « pour le bien de votre business » bien entendu.

…. et vous……………………………………………

6h00 et 30 secondes : Premier check de vos emails sur votre smartphone. C’est bon, aucun drame cette nuit dans votre entreprise.

6h10 : Premier d’une looongue série de cafés. Et oui, on n’en parle pas assez mais le dopage existe aussi dans l’entrepreneuriat !

…. et vous……………

6h15 : Vous répondez aux emails, checkez le cours de la bourse, vérifiez les messages sur la page Facebook de votre entreprise, postez votre premier tweet, consultez votre profil Viadeo. Vous n’avez pas oublié quelque chose par hasard ? Ha oui, dire bonjour à votre femme/mari !

…. et vous……………

6h45 : Peut-être votre seul moment à vous, rien qu’à vous, de la journée : la douche. Vous en profitez pour réfléchir à la future stratégie de développement à l’international de votre TPE.

7h30 : Après avoir piqué quelques Chocapics à vos enfants (eh oui, les entrepreneurs ont besoin d’énergie le matin !), vous montez dans votre voiture (ou prenez la direction du bus/métro) et filez droit vers vos bureaux.

…. et vous……………

8h : Personne au bureau, l’ambiance rêvée pour vous attaquer à tous vos gros dossiers sans être perturbé par les appels. Sauf que ce matin, apparemment, l’entreprise est en proie à une panne informatique. Vous sortez votre casquette de technicien et réparez ça avant que les salariés n’arrivent. L’entrepreneur doit savoir se muter en Mac Gyver quand il le faut !

…. et vous……………

9h : Arrivée des premiers salariés. Deuxième café, bien mérité.

…. et vous……………

La milieu de matinée

10h : Le facteur passe. Depuis que vous avez créé votre entreprise vous êtes devenu phobique du facteur, ce personnage horrible qui vient tous les jours vous apporter une pile de factures à payer ! Vu le nombre de lettres qui vous demandent (gentiment) de payer des impôts, vous finissez par vous demander si vous n’avez pas finalement créé une entreprise spécialisée dans le paiement de taxes.

…. et vous……………

11h : Après deux heures plongé dans la compta, vous ne savez déjà plus comment vous vous appelez… Avant de créer votre boîte, votre vision de l’entrepreneuriat était assez glorieuse : vous étiez censé passer votre temps à énoncer des grandes options stratégiques devant un parterre d’actionnaires euphoriques. Vous avez dû vite vous faire une raison…

…. et vous……………

Le déjeuner

12h : Votre estomac crie famine. Vous irez bientôt déjeuner… une fois que vous aurez briefé votre associé, payé cette facture, épluché une vingtaine de CV, répondu à 5 emails urgents et vérifié les résultats de votre site sur Google Analytics.

…. et vous……………

Et vous ? Vous vivez la même intensité ?

L’après-midi

14h30 : Votre estomac hurle famine. Vous pouvez désormais aller acheter un sandwich que vous mangerez tranquillement, en 5 minutes top chrono quoi (café compris bien sûr).

…. et vous……………

15h : Réunion avec vos investisseurs. « Comment expliquez vous la baisse de ce chiffre là ? Sur quels postes pourrez-vous renégocier vos coûts ? Quelle sera votre stratégie pour l’année à venir ? Comment multiplier votre chiffre d’affaires par deux en trois mois,… ? ». Oserez-vous aborder la question de la seconde levée de fonds qui commence à s’imposer ? Vous abdiquez, ce sera pour une autre fois…

…. et vous……………

17h30 : Vous pensiez prendre un petit café avec vos collaborateurs pour vous remettre de ces échanges intenses ? C’était sans compter sur ce client vraiment très mécontent et qui veut vous le faire savoir, là, tout de suite, maintenant. Vous restez zen, imperturbable. Et le client repart satisfait, une réduction sur son prochain achat à la clé.

…. et vous……………

17h45 : Retour sur les gros dossiers de développement stratégique de l’entreprise. Vous arrivez à vous concentrer… entre deux visites de vos collaborateurs venus vous demander votre avis sur un problème technique ou qui réclament tout simplement une petite augmentation.

…. et vous……………

Le soir

19h : Vous foncez dans votre voiture (ou vers un quelconque moyen de transport en commun), direction l’autre bout de la ville. Vous êtes déjà en retard pour votre rendez-vous chez ce nouveau partenaire qui peut vous apporter un énorme réseau. Embouteillages, coups de klaxons, trafic perturbé sur les lignes de métros, stress… Vous prenez votre mal en patience et en profitez pour passer vos appels en retard.

…. et vous……………

21h30 : Vous rentrez enfin chez vous. Le gigot est brûlé, votre femme/mari n’a pas l’air de très très bonne humeur. Oups, vous aviez complètement oublié que c’était la Saint-Valentin… Vous essayez de vous racheter en promettant que ce weekend vous ne travaillerez pas (Vous négociez quand même de pouvoir regarder vos emails deux fois par jour).

…. et vous……………

La nuit

23h30 : Dernier petit café de la journée. Il est temps de vous remettre un peu au travail. Vous préparez votre planning du lendemain et faites la looongue to do list de vos tâches urgentes à faire dès le matin. Dernière mission du jour : préparer le gros rendez-vous client du lendemain.

…. et vous……………

1h : Le litre de caféine englouti aujourd’hui vous donne quelques soucis pour trouver le sommeil. Pour réussir à vous endormir, vous comptez tous vos clients, un par un.

…. et vous……………

6h : « Hello, we want to buy your wonderful startup ! » Au téléphone, les fondateurs de Google se disent emballés par votre service extraordinaire et votre génie stratégique. Le réveil sonne. C’est reparti pour 24h… !

…. et vous……………