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Suivre le marché imprévisible du Social Gaming

Le marché du social gaming a atteint des sommets. Depuis le début du confinement, les ventes de jeux vidéo, de consoles et la fréquentation des plateformes en ligne ont explosé en France. Le phénomène des jeux sociaux est devenu omniprésent. Simples, moins coûteux en termes de développement, ils peuvent aussi bien fonctionner sur mobile que sur tablette et ils utilisent en général les réseaux sociaux comme plateforme de relais. Le marché est en pleine expansion, mais se maintenir au sommet relève parfois du véritable défi pour les éditeurs. Quel est le poids du marché ? Quelles sont les difficultés ? Focus.

Les Français ont repris les manettes que nombre d’entre eux avaient délaissées. Mais avec le confinement et le déconfinement et ses austérités  la population française doit trouver de quoi s’occuper et  le jeu vidéo s’est imposé. Depuis le début du confinement, le marché du jeu vidéo est un des rares secteurs à connaître un coup d’accélérateur.

Selon le baromètre foxintelligence, le jeu vidéo est  à un niveau 163% plus haut qu’avant le confinement Final Fantasy VII Remake se trouve  à la 2ème place des ventes du Playstation store. Tandis que du côté de Nintendo est en rupture de stock chez la plupart des distributeurs.  

265 % de ventes en plus sur Internet depuis le début du confinement

La semaine du 16 au 22 mars, Foxintelligence rapporte que les ventes de jeux sur Internet (physiques et dématérialisés) ont bondi de 265 % par rapport à la semaine précédente. 

Les chiffres du secteur.

Au cours du premier semestre 2020 aux Etats-Unis, le nombre de jeux joués par utilisateur moyen et par jour a augmenté de 13% par rapport à 2019.

Le jeu sur mobile est la forme de gaming la plus populaire. Pendant le confinement, plutôt que de se tourner vers leurs consoles et ordinateurs, les utilisateurs ont découvert de nouveaux jeux mobiles. L’Inde enregistre un record avec une augmentation de jeux joués de 35% par rapport à 2019.

La France se positionne en bas du classement avec une augmentation de seulement 3%.

Surfer sur la tendance du mobile…

Selon les derniers chiffres de Statista, le nombre d’utilisateurs de téléphones mobiles dans le monde atteindra 4,9 milliards en 2018. Ce chiffre augmentera (encore) de façon considérable dans les prochaines années. Un marché qui se révèle fort prometteur pour les sociétés misant sur le digital. Le smartphone s’annonce désormais comme étant le canal à privilégier.
86 milliards. C’est la somme dépensée par les utilisateurs pour les applications en 2017. En moyenne, un mobinaute utilise 40 applications par mois sur les 80 présentes sur son smartphone, soit la moitié.
Le jeu sur tablettes et smartphones est donc devenu le marché prépondérant en ce qui concerne les jeux vidéo du monde avec 60 milliards de dollars générés par les applications en 2017. La société d’analyse de données du marché mobile SensorTower publie son classement des grands gagnants, et si on y retrouve les mêmes habitués depuis plusieurs années (Monster Strike, Clash of Clans, Clash Royale, Game of WAR, Candy Crush) certains autres titres sont tout de même à noter.
Les éditeurs l’ont compris, il existe une véritable dépendance du grand public à l’utilisation des outils mobiles que sont les smartphones et les tablettes. En 2013, 102 milliards d’applications mobiles ont été téléchargées en France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie et Espagne. 75 % de ces téléchargements concernaient des jeux. Au total, parmi l’ensemble des utilisateurs de tablettes, on compte 70 % de joueurs. Sur smartphone, ce chiffre monte à 83 %

Graphique: Usage internet : le mobile détrône l'ordinateur | Statista

… et des réseaux sociaux ! 

Au-delà de l’addiction des utilisateurs aux outils mobiles, c’est le boom lié à l’utilisation massive des réseaux sociaux qui a permis au concept de social gaming de voir le jour et de prospérer. Selon une étude, 66 % des joueurs de jeux vidéo dans le monde préfèrent jouer en multijoueurs plutôt que seul. C’est donc naturellement que Facebook se pose ici en tant qu’acteur incontournable de cette nouvelle tendance. Pour plus de 80 % des joueurs, c’est le réseau social qui les a entraînés vers le social gaming. Facebook est devenu progressivement une plateforme incontournable pour les joueurs, sachant que 50 % des utilisateurs du réseau social qui s’y connectent ont pour intention de participer à un jeu. Au total, il faut savoir que 41 % des social gamers se connectent plusieurs fois par jour ! 

Quel business model pour les éditeurs de jeux sociaux ? 

Sur les 100 jeux de société français les plus rentables, 95 constituent des applications gratuites qui incluent des micro-transactions au fur et à mesure de l’évolution du jeu, le reste étant des applications payantes qui coûtent environ 0,89 euros sur mobile. Il s’agit du modèle « freemium », c’est-à-dire des jeux gratuits qui proposent des ventes de biens et de services virtuels aux joueurs pour qu’ils progressent plus rapidement. Le joueur aura toujours la possibilité de continuer à jouer gratuitement mais pour pouvoir profiter à 100 % du contenu, il devra payer.

La concurrence avec les autres « gamers » constitue aussi un moteur puissant qui incite à dépenser toujours un peu plus. La part des joueurs qui payent pour un contenu supplémentaire reste tout de même infime (inférieur à 5 %) mais étant donné le nombre important d’utilisateurs sur les médias sociaux, les éditeurs s’assurent tout de même des revenus confortables, comme l’attestent les résultats de Zinga, le créateur du jeu « Farmville » qui a réalisé plus de 600 millions de dollars de bénéfices en 2010. Côté consommation, entre 2011 et 2012, on note une hausse de 146 % des dépenses de joueurs français dans les jeux multi-joueurs en ligne. Les Français semblent d’ailleurs les plus nombreux à dépenser sur les plateformes mobiles. Ils étaient 3,5 millions de joueurs en 2013 sur tablette et 6,2 millions sur smartphone.

Un marché qui ne connaît plus de limites ? 

Même s’ils ont fait fortune rapidement grâce à l’engouement du public, les éditeurs qui évoluent sur ce marché peuvent chuter aussi vite qu’ils sont arrivés au sommet, la cause principale étant l’effet de lassitude de la part des joueurs. Il s’agit d’un marché où l’attention du consommateur est difficile du fait du choix pléthorique d’applications qui lui est proposé. Les éditeurs doivent donc se renouveler sans cesse. Comme dans tout marché porteur, les concurrents deviennent de plus en plus nombreux, ce qui a pour conséquence de faire exploser les coûts d’acquisitions de nouveaux clients. C’est d’ailleurs dans ce cadre que certains éditeurs ont décidé de se diversifier et de ne plus compter uniquement sur le B to C. C’est le cas par d’Adictiz, le créateur de Paf le chien.

Cette start-up Lilloise compte parmi ses clients, non seulement des joueurs, mais également des grandes marques. L’entreprise a développé une plateforme sur laquelle les clients professionnels peuvent venir se servir et créer leur propre jeu personnalisé pour leurs besoins business. Sur ce marché changeant, les éditeurs ont tout intérêt à peaufiner leur contenu en proposant toujours de nouvelles mises à jour afin de susciter l’attention du consommateur par son aspect novateur. Dans cet univers où la concurrence est de plus en plus rude et où les empires se font et se défont, il faut rester innovant pour espérer se tailler la part du lion durablement.

Graphique de Newzoo présentant l'évolution du marché du jeu vidéo de 2019 à 2023, années où il devrait dépasser plus de 200 milliards de dollars

Diffuseurs et cigarettes électroniques : le monde du tabac en 2020

Aujourd’hui, il existe de nombreuses manières de consommer du tabac. Les techniques pour fumer ont évolué, jusqu’à proposer des versions sans tabac, simplement pour les habitués ou les personnes cherchant à arrêter de fumer. Retour sur les évolutions du monde du tabac et les possibilités offertes aujourd’hui.

Les options pour consommer du tabac en 2020

Entre les chichas, les cigarettes au menthol ou le cannabis, les options pour consommer du tabac sont nombreuses, avec des effets divers à anticiper.  Alors que le cannabis permet de se défoncer, grâce aux substances psychoactives présentes dans cette plante, la chicha ou la cigarette ont des vertus plutôt récréatives, qui diversifient le rapport à la cigarette.

Mais depuis quelques mois, le monde du tabac est bousculé par une nouvelle tendance : la cigarette électronique. Cette dernière consiste à reproduire la forme d’une cigarette, ainsi que le principe du tirage, sans avoir l’effet de la nicotine. Grâce à la technique de la vaporisation, vous pouvez profiter des bienfaits des huiles mises dans cette cigarette électronique, qu’il s’agisse de cannabidiol ou seulement d’huiles à base de fruits.

La cigarette, un monde révolu ?

Cette tendance vient remplacer les usages plus traditionnels du tabac, à savoir la cigarette classique. Bien sûr, cela est aussi lié au travail des pouvoirs publics pour empêcher les chiffres de consommation d’augmenter : entre publicité dissuasive et augmentation des prix du paquet (pouvant aller jusqu’à 15 euros l’unité), il n’est pas difficile de se tourner vers du tabac « alternatif ».

Cela dit, selon un rapport de l’Observatoire français des drogues, cela n’empêche pas les jeunes de moins de 20 ans de consommer certes du tabac, mais aussi du cannabis récréatif. Le chiffre pour cette tranche d’âge a augmenté de 40% en 10 ans. Serait-ce le goût de l’interdit ? Peu importe, la question reste : quel est le but de cet usage ? Seulement récréatif ? Oui, car la présence des diffuseurs d’ambiance et la cigarette électronique montrent bien un changement de mentalité.

Se relaxer avant tout

Aujourd’hui, le tabac possède un rôle relaxant : il est bien connu que la cigarette est censée pouvoir apaiser le stress ou même la dépression. Mais saviez-vous que d’autres composants le permettent aussi, sans la dimension nocive ou négative de la nicotine ou du goudron, issus du tabac ? C’est le cas par exemple de certains cannabinoïdes, que l’on trouve dans la plante de cannabis. Ces derniers ont des vertus apaisantes et calmantes, qui se manifestent au moment de la vaporisation (diffuseur ou cigarette électronique).

De fait, ces nouvelles techniques remplacent peu à peu le monde du tabac classique, devenu coûteux et moins tendance. Sans oublier les questions d’odeur : avec les diffuseurs d’ambiance et les cigarettes électroniques, c’est vous qui choisissez le goût, l’odeur et la puissance de ces derniers. Par exemple, le CBD doit être consommé en doses raisonnables, surtout au début, et il vaut mieux prendre des concentrations faibles, autour de 5%, pour vapoter ou les diffuser. Voilà une bonne manière d’aller tabagisme et récréativité en toute sérénité !

Obsédé du contrôle (control freak), comment arrêter de vouloir tout contrôler ?

Poussant la passion pour leur métier jusqu’à l’excès, de nombreux chefs d’entreprise se révèlent être de véritables control freaks, cherchant à tout contrôler dans le cadre de leur travail. Cette obsession peut cependant s’avérer néfaste et poser des problèmes importants, tant sur le plan personnel que dans la vie de l’entreprise. Pour un entrepreneur, comment faire afin de ne plus chercher à tout contrôler en permanence ?

Chercher l’origine de cette obsession

Pour de nombreux experts du comportement, la première action pour se débarrasser de ce besoin de contrôle maladif est de déconstruire son comportement. Les chefs d’entreprise, en gardant l’œil et la main sur tous les processus dans le cadre professionnel, veulent que tout soit parfait, ce qui est impossible. Le problème ne vient donc pas directement d’eux, mais du contexte. Il est très important pour remédier à ce comportement de comprendre que rien n’est jamais parfait, que des imprévus arrivent et que vouloir tout contrôler n’y change rien. Cette prise de conscience permet de ne plus se sentir coupable lorsqu’un impondérable survient dans l’entreprise.

Comprendre l’aspect négatif de ce comportement

Les entrepreneurs se persuadent souvent que leur besoin de contrôle est utile à leur société. Dans la majorité des cas, cette situation finit par s’avérer plus négative qu’autre chose : cette obsession du contrôle permanent entraîne un seuil de frustration réduit au minimum, qui conduit à des colères disproportionnées en cas de difficulté. Ce type de réaction peut constituer un véritable problème dans les relations avec les collaborateurs. Les valeurs de plaisir, de compassion et d’empathie sont parfois totalement oubliées, conduisant l’entrepreneur dans une spirale négative. Il est donc important de se reconnecter avec des valeurs positives en faisant passer le plaisir de travailler avant tout.

Se souvenir de son attitude antérieure

L’une des étapes les plus importantes pour espérer changer durablement son comportement est de faire un travail sur soi-même. Cela consiste ici à se rappeler quel était son mode de fonctionnement avant de sombrer dans le perfectionnisme à outrance. Un entrepreneur se souviendra des moments où il avait su agir autrement, parfois au début d’une nouvelle activité, sans que cela affecte son rendement au travail. En comprenant qu’il existe d’autres méthodes que l’obsession de tout contrôler, il devient possible d’ouvrir la voie à un changement d’attitude.

Prendre du recul grâce à des techniques de relaxation

Il existe enfin différentes méthodes très concrètes pour « lâcher prise » dans le cadre du travail et parvenir à diminuer son obsession du contrôle.  De nombreux  sophrologues prônent ainsi cette technique de relaxation dans le cadre professionnel. Il s’agit d’un procédé simple à mettre en place qui permet de diminuer son stress et son besoin de tout contrôler. Inspirée de la médecine chinoise, la kinésiologie est une autre technique de développement personnel couramment employée dans le monde de l’entreprise. Elle vise à lutter contre les blocages émotionnels et à réduire les angoisses, la peur de l’échec étant bien souvent la plus grande crainte des control freaks. La méditation permet également de prendre du recul et de changer peu à peu son comportement mais un coach dont les compétences sont avérées peut vous aider la briser le cercle vicieux.

Ce que les neurosciences ont à apprendre aux managers sur le « lâcher prise ».
UpTogether

Les évolutions technologiques et sociales qui entraînent la confusion entre vie privée et vie professionnelle

Les vies professionnelle et privée s’entremêlent de plus en plus depuis quelques années. Il faut dire que les innovations technologiques ainsi que les nouvelles habitudes de travail ont profondément modifié la conception du temps de travail et notre façon de vivre. Zoom sur ces principales évolutions technologiques et sociales qui ont entraîné la disparition de la frontière.

Internet et téléphones portables comme premiers facteurs

En 1985, il fallait attendre parfois 5 ans pour obtenir une ligne privée fixe et la majorité de la population se contentait pour joindre l’entreprise des cabines téléphoniques qui avaient poussé comme des champignons dans tout l’hexagone. Les entreprises n’avaient donc pas la possibilité de contacter les collaborateurs par le biais du téléphone. Peu à peu le téléphone fixe s’imposaient dans les foyers. Cependant, il était d’usage de respecter les horaires dits de courtoisie. Ainsi, pas avant 9h le matin ni après 20h le soir même si l’on était le dirigeant.

Quand a commencé la confusion ?

La confusion a commencé avec les téléphones portables dans les années 96 – 97. Au début de leur commercialisation, les téléphones portables ne se trouvaient même pas sur les curriculum vitae. Il faut reconnaître que le coût des appels étaient relativement élevés. Or, ils sont devenus en peu de temps omniprésents et à la portée de tous les budgets. Puis l’avènement d’Internet a bouleversé notre fonctionnement « grâce » à une connexion amplifiée avec l’arrivée de l’ADSL dans les années 2000. L’utilisation des emails est devenue quotidienne.

Il faut dire que les boites emails ont cette capacité à recevoir les messages même si l’ordinateur n’est pas allumé. Chacun pouvait désormais envoyer, à toute heure, des communications sans pourtant contraindre qui que ce soit à les regarder avec cependant parfois l’idée de montrer sa disponibilité ou de se distinguer. La personne ne voyait l’email qu’une fois installée devant son ordinateur ou lorsqu’elle se connectait mais l’heure affichée était en quelque sorte révélateur de l’implication du collaborateur qui n’hésitait pas à répondre aux diverses sollicitations en dehors de ses heures de travail. L’usage restait encore une séparation stricte entre un email privé et un email professionnel. D’ailleurs, nombre de personnes contestaient le fait que des collaborateurs envoyaient des emails professionnels à pas d’heure. Ils le ressentaient comme une intrusion mais aussi constataient avec dépit la volonté de certains de se faire valoir auprès des managers ou dirigeants

La transformation parallèle de la société du travail

Quelques années plus tard vers 2008, plusieurs phénomènes se sont rejoints simultanément en ce qui concerne les dirigeants. Internet se généralisait dans l’ensemble des foyers. Dans le même temps l’entrepreneuriat rencontrait un essor sans précédent grâce au statut d’autoentrepreneur. De plus en plus de personnes goûtent alors à la création d’entreprise et deviennent joignables à toute heure pour des raisons professionnelles, notamment du fait des horaires à rallonge des dirigeants d’entreprise qui se mettaient à la disposition de leurs clients pour mieux les conquérir : disponibilité à toute heure est devenue le maître mot. Avec parallèlement la progression des technologies, les échanges par emails ont d’ailleurs très nettement augmenté et la confusion a commencé à s’immiscer subtilement dans les habitudes.

De plus, la consultation des emails privés au travail et inversement s’est peu à peu banalisée au point de devenir une nouvelle tendance pour la plupart des Français. Les téléphones portables n’obligent plus les salariés à passer par le standard, à la vue de tous, pour des appels personnels, et leur offrent une liberté incontestable. La possibilité de « lier » sa boite email personnelle et professionnelle en faisant des transferts de l’une sur l’autre a parachevé le phénomène même si certains ont volontairement gardé une ligne de séparation entre les deux.

L’avènement du smartphone et des réseaux sociaux

Les réseaux sociaux comme Facebook (création 2004) ont couronné l’évolution avec, en même temps que leur essor, la diffusion des premiers smartphones en 2007. Notre manière de consommer l’information avait déjà changé et il n’était plus rare d’aller sur Internet plusieurs fois par jour pour bon nombre de Français en quête d’informations pour le travail, certes, mais également pour des besoins personnels puisqu’il est devenu possible de tout réserver ou acheter sur Internet sans avoir à se déplacer.

La pratique s’est encore largement accélérée avec la généralisation des smartphones permettant des connexions quel que soit le lieu où on se trouve notamment à partir de 2010, à titre privé, et ne pouvant donc faire l’objet d’un contrôle de la part des entreprises. Les réseaux sociaux qui étaient à la base des lieux d’échanges principalement personnels ont généré un réel intérêt chez les professionnels et l’enchevêtrement s’est alors intensifié et la confusion s’est banalisée et, aujourd’hui, il n’est plus rare de consulter, n’importe quand, des informations à la fois privée et professionnelle. Pour finir, le télétravail pour une grande partie de la population vient d’en rajouter une couche supplémentaire. 

Les réseaux sociaux : à manier avec tact

Des millions de comptes facebook et twitter sont nés. Aujourd’hui pas facile de faire sa place sur la toile. Pourtant des astuces existent pour réussir à décrocher le graal. Focus sur quelques réseaux sociaux.

Se placer comme un influenceur

En animant vos comptes (Facebook, Twitter et autres) d’infos pertinentes et à la pointe du secteur d’activité de votre entreprise, vous deviendrez vite une référence pour tous ceux qui s’intéressent au domaine. Un bon plan pour attirer des clients, surtout dans le secteur du B to B. Pour cela, effectuez une veille régulière des médias et des influenceurs de votre domaine. Relayez des articles et des tweets qui pourront intéresser votre communauté. Et twittez en live des conférences liées à votre domaine pour apporter à chaud l’information à votre communauté.

Bien manier les réseaux sociaux professionnels

LinkedIn est un excellent relais de communication pour vous, surtout pour les activités de B to B. Pour utiliser au maximum le potentiel de ce réseau, soyez un membre actif de la communauté. Ciblez des groupes de discussion en relation avec votre secteur et multipliez les interactions avec les membres. Créez également vous-même des groupes de discussion, publiez des articles, mettez régulièrement à jour les informations de votre profil… Un travail chronophage, certes, mais qui portera vite ses fruits. N’oubliez pas que les journalistes réalisent des recherches sur ce type de réseaux lorsqu’ils cherchent des interlocuteurs pour leurs articles.

Avoir des pages facebook ou des comptes twitter

Pour avoir un compte Facebook qui draine des fans, il va vous falloir un peu travailler ! Ne vous contentez pas de publier les news de l’entreprise : autant vous le dire tout de suite, tout le monde s’en fiche – à part peut-être vos actionnaires ! Considérez votre page Facebook comme un espace de partage privilégié avec vos fans que vous devrez récompenser de leur fidélité par du contenu inédit. Sur votre compte Facebook ou Twitter osez vous lâcher un peu en publiant des news insolites, drôles ou frappantes sur l’entreprise ou votre secteur. L’idée est que vos fans aient naturellement envie de partager ces infos sur leurs murs. Inspirez-vous d’Oasis, la marque française la plus suivie sur Facebook.

La page de la boisson publie des vidéos inédites des facéties de leurs petits fruits et organise des opérations où elle fait participer les fans. Vous pouvez même aller plus loin et copier Allen Solly, cette entreprise indienne qui, pour lancer sa collection automne-hiver 2013, a organisé une grande campagne de street marketing utilisant Twitter. Sur un énorme panneau d’affichage étaient installées 52 chemises de la marque. Les passants devaient tweeter le plus vite possible le hashtag qui apparaissait sur un écran quelques secondes afin de remporter une des chemises. Une campagne très bien pensée et qui a généré plus d’un million de commentaires sur Twitter !

Graphique: Facebook domine en maître sur les réseaux sociaux | Statista

Pinterest

Les réseaux sociaux en vogue représentent autant de possibilités de faire connaître son entreprise. Encore faut-il réussir à utiliser correctement le potentiel de chacune de ces plateformes. L’entreprise de e-commerce d’accessoires pour cheveux Jolietete manie très bien sa présence sur Pinterest. La fondatrice publie sur le réseau non seulement des photos des dernières créations à vendre mais aussi des visuels de stars vues avec les produits de la boutique, des blogueuses de mode ayant intégré les bijoux de tête de la marque dans leurs styles, d’idées de coiffures…

Graphique: Le succès grandissant de Pinterest | Statista

S’associer oui, mais avec qui ?

S’associer pour réussir son projet d’entreprise, c’est très tentant. Encore faut-il trouver le bon partenaire. Le fait même de choisir celui ou celle qui va codiriger l’entreprise, en partager les réussites et forcément les problèmes doit faire l’objet d’une véritable réflexion. S’associer n’est pas anodin et détermine l’avenir d’une entreprise. Chaque année, de nombreuses PME-TPE mettent fin à cette expérience en raison d’un conflit avec leur associé. Alors qui choisir ?

Âmes d’entrepreneurs

Le choix de l’associé se fait souvent en fonction de la situation. Les jeunes créateurs d’entreprise ont tendance à choisir leur associé sur des critères d’affinité relationnelle et d’attrait pour un même projet. Mais certaines idées portent davantage à privilégier un associé sur les compétences qui permettront d’aboutir à la création de l’entreprise. Si votre associé est censé partager la charge de travail et participer aux décisions stratégiques, un ami ou ancien collègue ne suffira pas. Il doit avoir un vrai profil d’entrepreneur. Votre partenaire doit se montrer motivé, ambitieux, et impliqué à vos côtés pour construire un projet commun. C’est quelqu’un qui ne doit pas se décourager au premier accroc et qui ne doit pas être dans une logique de salarié s’il l’a été avant : quand des difficultés apparaissent, il ne doit pas lâcher prise et vous laisser prendre toutes les décisions.

Une compatibilité nécessaire

Votre associé doit être capable de vous tirer encore plus vers le haut. Il s’agit du principal bénéfice attendu d’une association entre deux individus : il faut trouver une complémentarité de compétences. Par exemple si vous êtes doué en informatique, il serait plus intéressant de vous allier d’un excellent commercial pour démarcher les clients. Vous augmenterez vos chances de réussite en joignant deux qualités relativement opposées. Et si vous avez le même parcours il faut, quoiqu’il arrive, vous répartir les rôles, partager les tâches de manière bien distincte pour éviter de se marcher sur les pieds.

Avoir les mêmes méthodes de travail

L’échec d’une association repose principalement sur le fait que les associés démarrent sans se connaître professionnellement. Ils se rendent compte avec le temps que leurs modes de travail ne sont pas compatibles. Il est nécessaire d’avoir la même conception des fonctionnements en ce qui concerne la gestion de l’entreprise par exemple. La communication est primordiale pour éviter les conflits. Si vous fonctionnez à l’instinct alors que votre associé s’appuie plutôt sur du réel (des indicateurs, des résultats…) trouvez le moyen de faire chacun un pas vers l’autre en mettant en avant les avantages de vos deux visions. Retenez le meilleur de chacun pour en faire bénéficier l’entreprise.

Le partage d’une vision commune

Pourquoi avez-vous créé cette entreprise ? Quelle stratégie de développement avez-vous adopté ? Où vous voyez-vous dans cinq ou dix ans ? Votre association n’a que peu de chances de fonctionner si vous ne partagez pas la même vision des choses, le même but à atteindre les mêmes attentes. Si vous voulez avancer lentement par autofinancement alors que votre associé veut accélérer et lever des fonds vous allez être en situation de conflit. Vos projets doivent être similaires, vos ambitions doivent être communes. Pour s’assurer d’être en phase, prenez une heure ou deux ensemble et posez par écrit le projet d’entreprise précis de demain et son évolution dans votre imaginaire dans plusieurs années. Enfin, assurez-vous d’une adéquation des personnalités : une lutte entre deux ego ou deux caractères forts peut être fatale à l’entreprise.

Comment trouver un associé ?

Si vous avez un projet mais pas d’idée de la personne avec qui vous associer vous pouvez faire appel à votre réseau (famille, amis, proches, collègues, anciens ou actuels ou même partenaires professionnels en tout genre). Parlez-leur de votre envie de créer une entreprise et donner quelques indications sur le projet. N’en dites pas trop pour ne pas vous faire copier l’idée, on ne sait jamais. Et au gré des conversations vous finirez par trouver un intéressé et vous n’aurez plus qu’à fixer les règles et les objectifs avec lui. Si vous ne recrutez pas la perle rare dans votre entourage, vous pouvez également consulter les offres d’association qui circulent sur Internet.

Quelques précautions à prendre

Il faut que vous définissiez si votre associé sera majoritaire ou co-gérant. Mais dans tous les cas, un pacte d’actionnaires (pour les SA) ou un pacte d’associés (pour les SARL) est très utile. Ce document est souvent rédigé suivant les conseils d’un avocat d’affaires. Il est nécessaire puisqu’il permet de préciser tous les points qui vont faciliter la collaboration entre vous et votre associé. Il inclut par exemple le partage des pouvoirs, les moyens de contrôle des associés non-dirigeants, les modalités de règlement des litiges, les conditions de cession des parts… Ainsi que d’autres options comme la clause de préemption pour les autres associés, la clause permettant de préserver l’équilibre des pouvoirs…

Menez l’enquête

Si vous avez trouvé votre associé potentiel, il faut tout de même vérifier que c’est la personne idéale.
Même si cela peut paraître brutal, il est nécessaire de se renseigner sur le passé de votre futur associé, tant en termes financiers que juridiques. Il s’agit notamment de savoir s’il ne fait pas l’objet d’une procédure pouvant aboutir à la vente de son patrimoine. S’il est marié sous le régime de la communauté, il est également essentiel que son conjoint renonce à la qualité d’associé à laquelle il peut prétendre. Comme dans le cas d’une embauche de salariés, certaines précautions sont donc à prendre.

N’oubliez pas de prévoir des rendez-vous formels rien qu’entre vous et votre/vos associé(s) qu’ils soient en présentiel ou non  et ne négligez pas votre relation : ne restez jamais sur des non-dits, gardez à l’esprit que rien n’est définitif et votre association sera une réussite.

Comment aborder sa rentrée sans stress ?

La rentrée est souvent synonyme de stress pour la plupart des salariés et encore plus pour les dirigeants d’entreprise. Vous avez peut-être fait votre rentrée récemment et allez la faire prochainement. Pour ne pas crouler sous le stress et sur les obligations à appliquer au sein des entreprises quelques petits conseils à prendre en compte pour aborder sa rentrée sans stress. 

Faire le ménage ou le faire gérer.

Vous pouvez avoir des équipes de nettoyage ou bien l’effectuer vous-même notamment si vous êtes en télétravail. Pour bien démarrer votre rentrée, la propreté joue un rôle fondamental et faire en sorte que vos locaux soient propres reste une base qui vous permettra d’accueillir vos salariés dans des conditions optimales de travail ou bien tout simplement de vous sentir bien dans vos locaux. Si la propreté n’est pas au rendez-vous, nul ne doute que chacun ne se sentira pas forcément à l’aise et risque de perdre du temps à faire du rangement. Tant qu’à faire, autant anticiper et vous rendre sur votre lieu de travail en amont afin de bien tout ranger. 

Anticiper les consommables

La rentrée est souvent synonyme de rush et les consommables sont régulièrement la cause d’une perte de temps colossale dans les entreprises. Non contente de pouvoir empêcher l’exécution d’une tâche ou encore devoir la mettre en attente le temps d’aller chercher ou de les recevoir, elles peuvent fortement miner le moral des troupes voire les désorganiser. Il n’est pas rare de voir les employés râler par manque de consommables que ce soit pour l’hygiène ou le travail alors un seul maître-mot : « anticipez ! ». Afin de ne rien oublier et permettre une ambiance sereine, n’hésitez pas à demander à vos équipes de vous faire rapidement un récapitulatif afin de passer commande. 

Elaguez vos emails et faites le tri

Pour ne pas vous retrouver submergé par les emails qui se sont certainement accumulés dans votre boite email, n’hésitez pas à faire un rapide tour sur votre boite email et à les classifier afin de gagner du temps. Nul ne doute que vous ne pourrez gérer votre rentrée en même temps qu’une tonne d’emails accumulés alors autant faire le tri dès à présent, éventuellement les traiter pour les plus rapides afin d’arriver dans une ambiance plus calme et pouvoir gérer les différentes difficultés sans être dans la précipitation. Vous pouvez en faire de même avec vos courriers. 

Arriver en avance.

Si vous ne pouvez ou ne souhaitez pas traiter en amont l’ensemble des tâches précédentes, rien ne vous empêche d’arriver en avance afin de pouvoir traiter l’ensemble des demandes dans le calme sans être dérangé. Vos collaborateurs feront peut-être de même afin de ne pas se retrouver submergés alors n’hésitez pas à arriver en avance. Si cette pratique peut être faite toute l’année, elle est d’autant plus utile lors d’une rentrée. Vous pourrez éviter les embouteillages ou encore les transports bondés et limiter aussi votre stress  de la rentrée.

Préparer un discours motivant

L’improvisation c’est bien, la préparation c’est souvent mieux. Pour éviter de partir dans toutes les directions notamment si vous avez prévu des réunions, rien ne vous empêche de préparer votre discours qui pourra résumer les objectifs, rappeler le sens de la mission de l’entreprise ou encore tout simplement redonner du sens au travail de chacun. La rentrée c’est l’occasion de redémarrer avec punch donc n’hésitez pas à préparer un discours qui mettra chacun dans le bon « mood » et qui pourra les rassurer en cette rentrée qui peut être synonyme de sortie de confinement pour certains de vos collaborateurs. 

Mettre à jour votre to do list et objectifs

La fin du mois d’aout et le début du mois de septembre sont une excellente période pour remettre à jour vos objectifs et votre to do list. Rappelons que si cette dernière sert d’aide-mémoire, la plupart des dirigeants la mette en place pour ne rien oublier (ce qui peut stresser) ou encore tout simplement pour avoir un fil conducteur dans une journée, synonyme de sécurité. N’hésitez pas à la mettre à jour dès le matin ou la veille afin de ne pas vous retrouver dès l’arrivée de vos collaborateurs à vous demander ce que vous avez à faire. 

Faire un bilan de ce qu’il vous manque

Si ceci est vrai pour les fournitures, ceci peut être vrai dans tous les domaines, faire un bilan des projets qui ne sont pas fini ou encore des projets en cours ou même des propositions en attente peut s’avérer une bonne solution pour avoir sous les yeux l’ensemble des actions que vous devez suivre et ne rien rater. Faire des bilans permet de se rassurer et de pouvoir suivre efficacement l’ensemble de votre entreprise et peut vous servir temporairement comme méthode de pilotage le temps que vous ayez tout en tête ou que vous soyez à nouveau revenu dans le bain. Ne laissez pas au hasard ce qui peut être suivi. 

Remettre le maximum de documents à jour / Etre en avance

Cela peut paraitre évident mais les vacances étant passées, il se peut que nombre de vos documents soient devenus obsolètes ou encore que des évènements soient arrivés et qu’il faille les imputer dans vos différents outils. Pour ne pas vous retrouver dans la course à l’information, il peut être très utile de procéder à une grande remise à jour et ne pas vous retrouver bombarder d’informations. Rien ne vous empêche également de prendre une journée d’avance pour pouvoir gérer l’ensemble des imprévus qui risquent de vous tomber dessus et garder l’esprit serein. Cela se communiquera à vos équipes qui pourront alors compter sur vous. 

Reprendre vos habitudes

Qu’on se le dise, les habitudes n’ont pas que du mauvais. Elles rassurent et sont des automatismes qui ne vous demandent que très peu d’efforts. Retomber dans votre schéma de travail habituel vous rassurera et vous n’aurez pas à prodiguer autant d’efforts que si vous évoluez de manière anarchique. Chaque jour, nous avons énormément d’habitudes qui vont du lever au coucher et certaines nous déstressent tout particulièrement comme le fait de faire du sport ou tout simplement des mécanismes. N’hésitez donc pas à reprendre vos (bonnes) habitudes pour éviter d’évoluer dans un schéma non habituel qui forcément est synonyme de stress. 

Il existe bien entendu beaucoup d’autres méthodes pour déstresser et éviter le stress de la rentrée mais si vous suivez celles-ci, vous devriez déjà ressentir un apaisement et avoir une vision de l’avenir plus claire qui vous rassurera.

Quelques secrets ou recettes d’entrepreneurs qui lèvent des millions

La question que l’on pose souvent lors d’interviews d’entrepreneurs qui ont réussi :  » A quoi est due selon vous votre réussite ». Certes les réponses sont fort diverses mais partageans avec vous quelques secrets ou recettes d’entrepreneurs qui ont levé des millions.

1. Investissez vos économies 

Les financeurs apprécient particulièrement de voir que le porteur de projet s’est engagé pleinement dans son entreprise en y mettant tout l’argent qu’il avait de côté.

2. Mobilisez de la love money 

C’est un vrai bon point pour vous ! Les investisseurs savent que vous allez vous démener autant que possible pour ne pas perdre l’argent de vos proches !

3. Peaufinez bien votre business plan 

Cela représente la base. Sans business plan parfaitement travaillé, il est presque inutile de frapper à la porte d’un business angel…

4. Pensez à tout : ouvrez les yeux !

Réfléchissez bien à toutes les problématiques que pourrait rencontrer votre business. Ne laissez rien « sous le tapis ». Envisagez toutes les situations. Surtout les pires !

5. Soyez économe 

Prouvez que vous savez utiliser de manière intelligente chaque centime de votre capital. Avant d’investir dans votre projet, le Business Angel cherchera surtout à savoir si son argent ne sera pas jeté par les fenêtres.

6. Trouvez un vrai business model, viable ! 

Exit les « on récolte un maximum de membres et on voit après… ». Définissez un modèle économique qui vous rapporte de l’argent. Et tout de suite, pas dans dix ans !

7. Voyez grand ! 

Aucun Business Angel ne voudra investir dans un projet qui ne vise comme marché que votre petit village. Visez la France entière, pensez à l’Europe et rêvez même de conquérir le monde !

8. Soyez malin

Montrez aux investisseurs qu’ils ont raison de miser sur vous car vous savez dénicher les bons plans et, mine de rien, imposer votre projet.

9. Soyez innovant (mais pas trop) 

Les Business Angels parient souvent sur des projets innovants, avec le vague espoir de tomber sur le futur Bill Gates ! Attention de ne pas être trop en avance sur votre temps non plus : ils pourraient prendre peur.

10. Faites-les rêver ! 

Et oui, les investisseurs sont des grands enfants ! Ils attendent qu’on leur raconte une belle histoire, avec un magnifique happy end !

Quelques exemples des entreprises qui viennent de lever des millions en 2020

Dataiku, la startup, spécialisée dans l’analyse de données et la création d’applications business et prédictives, vient de lever 100 millions de dollars. L’opération, menée par Stripes, et à laquelle Tiger Global Management a largement investi mais aussi avec la participation d’anciens investisseurs comme Battery Ventures, CapitalG, Dawn Capital.

La startup, lancée par quatre Français, Florian Douetteau, Marc Batty, Clément Sténac et Thomas Cabrol, multiplie les levées de fonds depuis sa création en 2013.

Florian Douetteau, co-fondateur et CEO de Dataiku explique d’où vient la confiance des investisseurs . « Dans le contexte de crise, l’IA s’avère être un atout précieux pour imaginer de nouvelles approches et trouver des gisements inédits de rationalisation et de croissance » .

A savoir !

Dataiku comptabilise plus de 300 clients dans le monde parmi lesquels on trouve Sephora, Unilever, BNP Paribas ou encore Santander et emploie plus de 450 employés dans 8 bureaux, à Paris, Londres, New York, Dubaï, Francfort, Amsterdam, Sydney et Singapour.

DNA Script

Depuis 2014, la start-up française DNA Script, grâce à la ténacité et l’enthousiasme de ses fondateurs, Thomas Ybert, Sylvain Gariel et Xavier Godron, développe une imprimante capable de synthétiser de l’ADN de haute qualité pour élargir le champ des possibles dans les sciences de la vie et la technologie. La société utilise des enzymes génétiquement modifiées (des protéines naturelles accélérant les réactions chimiques de l’organisme) pour générer en quelques heures une séquence ADN personnalisée.

La société a déjà  levé 11 millions d’euros en septembre 2017 puis 35 millions supplémentaires en mai 2019. DNA Script annonce une extension de 46 millions d’euros de sa série B, portant celle-ci à 81 millions d’euros, pour réaliser le déploiement commercial de son imprimante à ADN, baptisée «Syntax». Cette nouvelle opération est menée par Casdin Capital. L’entreprise française a également été soutenue par Danaher Life Sciences, Agilent Technologies et Merck KGaA via son fonds Merck Ventures, trois spécialistes de la synthèse d’ADN, ainsi que celui de Life Sciences Partners (LSP), du fonds Large Venture de Bpifrance et d’Illumina Ventures, qui avaient participé à la première tranche de ce tour de table en série B. L’intérêt des investisseurs nous montre que DNA n’a pas fini de nous étonner.

Le Groupe Humeau Beaupréau, une entreprise familiale dont les entrepreneurs devraient s’inspirer ?

Depuis 5 générations, le groupe Humeau Beaupréau se transmet de père en fils. Aujourd’hui, l’entreprise, qui fabrique des chaussures pour enfants (Marque Bopy) le dernier injecteur francais de bottes sandales et sabots en PVC (marques Baudou et Méduse), est gérée par Anne Céline Humeau et son frère Guillaume qui ont su trouver le juste équilibre entre vie personnelle et professionnelle.

Comment en êtes-vous venue à travailler avec votre frère ?

Nous sommes la cinquième génération de cette entreprise familiale. Elle s’est transmise de père en fils durant les 4 premières générations. Je suis partie du giron familial pour étudier dans un univers qui n’avait rien à voir mais, à un moment, rejoindre l’entreprise familiale est devenu pour moi une évidence. Quand, je suis revenue, il y a presque 15 ans maintenant, nous avons pu constater les évolutions et les fondations construites au fur et à mesure du temps. En l’occurrence, l’entreprise bénéficie d’une structure solide avec un outil de production industriel. Elle compte 160 salariés en France sur deux sites de production et 250 en Tunisie et évolue dans un domaine industriel et compétitif. Mon frère Guillaume a eu l’opportunité de pouvoir revenir il y a sept ans et je trouvais pertinent de continuer à deux ce challenge familial.

Comment s’est passée la répartition des rôles ?

La répartition des rôles s’est mise en place selon l’évolution des circonstances. Quand nous sommes arrivés dans l’entreprise, mon père était toujours présent donc nous nous sommes répartis progressivement et naturellement les missions. Puis j’ai pris la direction générale et les rôles se sont organisés de manière plus explicite pour éviter d’empiéter sur le domaine de l’un et de l’autre. Il fallait que la vision de la responsabilité de chacun dans l’entreprise soit une évidence même si c’est une entreprise familiale. Il n’y a pas réellement une tête bicéphale comme on pourrait l’imaginer. Nous avons chacun des missions qui nous sont propres et nous échangeons sur tout ce qui relève du stratégique.

Quels sont les avantages et inconvénients de l’entreprise familiale ?

Chaque entreprise fonctionne à sa manière mais je trouve que l’avantage dans notre cas demeure dans le fait que nous nous connaissons très bien. Nous n’avons pas besoin de nous parler pour savoir où nous voulons aller. C’est un peu une évidence. Nous appartenons à une entreprise familiale et de plus nous baignons dans cet univers depuis notre enfance, « nous avons l’habitude de dire que nous sommes nés dans une boite de chaussures ». La direction et les orientations qui s’appuient sur une base historique coulent de source ce qui représente un avantage.

Pour les inconvénients, il y a celui de très bien se connaître qui peut induire que l’on sait là où l’autre va aller et de parfois oublier de se dire les choses. Mais,ce n’est pas comme une histoire de couple qui entreprendrait ensemble, c’est totalement différent. Nous ne sommes pas 24h / 24 ensemble et nous avons des vies familiales bien distinctes. Il n’y a pas de difficultés majeures. Je ne vais pas partir du jour au lendemain comme si je travaillais dans une entreprise lambda. C’est à la fois sécurisant mais cela pourrait être vécu comme une contrainte. Personnellement, je trouve que c’est le juste équilibre des deux qui implique que nous avançons.

Est-ce que vous le conseilleriez ?

Je trouve cela assez confortable. Il y a une dimension rassurante car cela permet de se comprendre plus facilement notamment quand nous avons des décisions ou des choix qui sont complexes à prendre. Aussi, avoir quelqu’un d’engagé au même niveau que soi dans l’entreprise, sur lequel on peut compter est vraiment une valeur ajoutée.

Être une entreprise familiale se traduit-il dans votre fonctionnement ?

Oui bien sûr. Le fait que nous soyons une entreprise familiale se retrouve dans notre fonctionnement. Il y a une réelle volonté de pérenniser l’entreprise et un vrai challenge à s’engager et à mettre la patte de notre génération. Il existe un climat propre aux entreprises familiales, mais qui est lié aussi à notre implantation à la campagne. Nous ne sommes pas les seuls à être de la même famille dans l’entreprise : certains salariés sont frères et sœurs ou encore parents et enfants. Je pense que cela crée un climat de confiance et nous n’abordons pas les relations avec les salariés de la même manière qu’une entreprise classique.

Si on veut établir un parallèle avec la situation actuelle qui est complexe, on se demande quel va être le monde de demain et je crois que les entreprises ne vont pas avoir d’autres choix que de fonctionner dans l’entraide ou dans la solidarité comme le font les entreprises familiales. Nous sommes certes dans des relations de concurrences ou bien de clients, fournisseurs, mais demain nous serons, je l’espère, partenaires. Quand on travaille en famille, c’est un peu comme cela. Je suis ravie de me dire que mes concurrents vont peut-être, à l’avenir, fonctionner dans un climat plus familial et protecteur avec de grandes valeurs d’engagement. J’espère que nous allons enfin tous nous comprendre.

Avez-vous défini les valeurs de l’entreprise ?

Nous ne les avons jamais véritablement posées explicitement et elles sont induites et implicites. Je pense que la confiance et l’engagement sont nos deux valeurs clés et d’offrir à nos clients le meilleur rapport qualité/prix / innovation du marché. L’esprit de famille est également une valeur forte ressentie par les salariés. Cela rassure en interne mais aussi en externe.

Les fournisseurs, par exemple, sont aussi sécurisés que nous soyons une entreprise avec des valeurs familiales. Je pense que nous protégeons notre famille et nous agissons de la même façon avec l’entreprise. Cela amène quelque chose de totalement différent où nous n’allons pas chercher forcément la rentabilité à tout prix, mais plutôt un engagement responsable et sociétal. Nous allons focaliser notre attention à préserver l’emploi et nous avons, par exemple, décidé de rester en France parce que nous pensons que le lieu de naissance ainsi que le cœur de l’entreprise sont ici.

Nous aurions pu tout délocaliser et nous aurions certainement gagné beaucoup plus d’argent mais nous avons fait un choix éthique plus qu’économique. Notre souhait consiste à pérenniser davantage que de réaliser du profit. Si tout le monde est heureux d’être là et de fonctionner ainsi, cela est l’essentiel. On pourrait ajouter made in France, une des valeurs fortes de notre entreprise, qui je l’espère, deviendra aussi celle d’autres entreprises après la fin de l’épidémie de coronavirus.

Au niveau de la vie privée-vie professionnelle, est-ce que vous arrivez à séparer ?

En réalité, nous cloisonnons naturellement mais par habitude. Si nous amenons le stress du bureau à la maison, cela n’est bon pour personne. Bien sûr, quand il y a de grandes informations ou des événements majeurs, nous allons en discuter même dans une réunion de famille car il faut que nous avancions sur le dossier mais de manière générale quand nous nous retrouvons, pour les dîners d’anniversaire, famille, Noël, etc., nous mettons de côté l’entreprise. Nous réalisons une véritable scission entre ce qui se passe dans la famille et au bureau. Cela s’est produit de manière inconsciente car c’était déjà plus ou moins le cas quand nous étions petits à la maison avec mon grand-père. Il n’empêche que quand j’appelle mon frère, il s’agit en général de discuter de travail. Mais si nous nous voyons, nous établissons une séparation pour profiter pleinement de la joie de ces moments familiaux.

Avez-vous formalisé vos rapports ?

Non pas du tout. Nos rôles oui mais pas nos rapports. Je crois qu’instinctivement il y a des moments boulot et des moments famille, et c’est l’équilibre entre les deux qui fait notre force. En ce moment, il est vrai que nous travaillons tous de la maison donc forcément nous avons calé plus de  » rendez-vous  » mais, en temps normal, nous profitons de nous croiser au travail pour discuter. Si cela n’est pas le cas une semaine, nous allons nous appeler mais rien n’est formalisé. Au final, Je pense que nous aurions mis au clair les temps à consacrer pour chaque vie, privée ou professionnelle si cela n’était pas fait naturellement.

Quelle a été votre patte ?

J’espère que nous n’avons pas fini et que nous allons continuer (rires) ! Je pense que le fonctionnement et système de management n’est plus le même. Déjà parce que je suis une femme et, avant, l’entreprise n’était dirigée que par des hommes donc forcément cela amène quelque chose de distinct avec une nouvelle manière de gérer. Il faut prendre en compte que de nombreux salariés dans l’entreprise, nous ont connus enfants, alors que nous étions haut comme trois pommes et donc le rapport que nous avons avec eux est très différent d’une relation hiérarchique traditionnelle. Je dirais que celle-ci n’est pas « stigmatisée ».

Côté activité, l’entreprise fabrique des chaussures pour enfants en cuir et nous sommes la dernière société française en botte, sabot, sandale en PVC de loisir et de travail. Quand je suis arrivée dans l’entreprise, nous avions décidé de relancer « Méduses » et cela avait été intégré à la collection. Nous avons décidé de relancer la sandale de plage méduse et d’en faire une vraie marque car, pour nous, il s’agit au-delà d’un super produit, de celui avec lequel nous avons construit un affect dès notre enfance. C’est un peu le bébé de notre génération et que tout le monde connaît.

Quels sont les défis à venir ?

Le grand défi reste le changement de générations précédentes. 30 % des salariés vont partir à la retraite dans les 3 prochaines années et il faudra recréer une nouvelle équipe pour avancer dans notre génération. Je pense également que le monde de demain sera différent de celui d’hier donc il y aura de nombreux challenges nouveaux, toutes nos certitudes d’hier sont peut être fausses, il nous faut construire demain. Au final, la première grande étape de l’entreprise a été dans les années 1980 où nous avons déposé le bilan et nous avons su remonter la pente.

Le challenge de demain est représenté par la COVID pour bon nombre d’entreprises. Je pense que le fait que nous soyons une entreprise familiale nous a mis sur la bonne voie avec un vrai engagement RSE et que nous en avons déjà posé les jalons. Ce sont les valeurs de demain et nous avons déjà commencé à les mettre en place il y a 4 ans. Nos engagements sociaux et sociétaux sont nos atouts pour demain.

Y a-t-il un lien entre le fait de rester en France et d’être une entreprise familiale ?

Chez nous clairement. Je ne sais pas si c’est vrai pour toutes les entreprises familiales mais à la base, tout est parti d’un petit atelier de cordonnerie créé en France. Toute la structure est ici ainsi que le siège social, ce qui nous donne une attache particulière. Au final, cela amène peut-être une volonté un peu plus altruiste et nous regardons peut-être plus l’intérêt général que la rentabilité et les dividendes. Notre volonté est donc de rester en France et j’ai l’espoir que cette crise va permettre de conforter l’intérêt de maintenir la production dans l’hexagone.

Il s’agit d’une bataille quotidienne pour rester ici et j’ai l’espoir que les gens vont en prendre conscience. Dans tous les cas, il y a un côté rassurant pour nos salariés de se dire que nous ne sommes pas contraints par des actionnaires ou des financiers qui exigent une rentabilité qui nous demandent de fermer les sites en France. Humainement cela ne me correspondrait pas d’ailleurs. Je pense que pour mon frère c’est pareil. Dans tous les cas, j’espère que cette crise va nous faire prendre conscience qu’il faut avancer sur des valeurs davantage éthiques qu’économique. 

Je crois qu’instinctivement il y a des moments boulot et des moments famille, et c’est l’équilibre entre les deux qui fait notre force.

Nouvelles dispositions pour le coronavirus à partir du 1er septembre

La ministre du Travail de l’Emploi et de l’Insertion, Elisabeth Borne, avait présenté mardi 18 août aux partenaires sociaux les nouvelles règles sanitaires dans les entreprises face à l’épidémie de coronavirus. Le port du masque devient obligatoire à partir du 1er septembre au sein des entreprises sauf dans les bureaux individuels.

Dernières mises à jour lundi 31 août

Le secrétariat d’Etat en charge des Retraites et de la Santé au travail Laurent Pietraszewski a présenté ce lundi  31 août aux partenaires sociaux les exceptions envisagées au port du masque obligatoire. Elles devraient dépendre de la zone (rouge, orange ou verte) dans laquelle se situe le département, d’après Gérard Mardiné, secrétaire général CFE-CG :

  • En zone verte, le port du masque ne serait pas obligatoire si la ventilation ou l’aération est suffisante, si des écrans peuvent être installés entre les postes du travail ou si les salariés peuvent être équipés de visières
  • En zone orange, le port du masque ne serait pas obligatoire si, en plus des conditions qui devront être réunies en zone verte, un extracteur permet d’évacuer l’air par le haut et si les volumes sont grands
  • En zone rouge , le ministère devrait de nouveau imposer, outre l’obligation de porter le masque, la règle des quatre mètres carrés comme surface minimale par personne.

Les dérogations possibles

La ministre du Travail, Elisabeth Borne, a évoqué  le dimanche 30 août le fait que certaines activités professionnelles étaient « difficilement compatibles avec la « règle de base , « très simple , qui « s’impose à tous » à partir de ce mardi dans les entreprises, à savoir « porter le masque systématiquement en entreprise quand on est à plusieurs ». « On va recenser avec les partenaires sociaux les activités qui, par nature, sont difficilement compatibles avec le port du masque et on regardera les réponses qu’on peut apporter », a-t-elle également déclaré sur BFMTV. C’est notamment le cas des « ateliers », comme « les garages », où « vous êtes amenés à faire des efforts physiques » et où les salariés pourront être « dispensés du port du masque » si « l’atelier est bien ventilé », avec « les collègues [qui] sont loin ».

Référent Covid-19

Un référent Covid-19 doit être désigné dans les entreprises. Dans les structures de petite taille, ce rôle peut être assuré par le dirigeant. Le référent Covid est garant de la mise en oeuvre des mesures en vigueur et de la bonne information des salariés à leur sujet. Son identité et sa nouvelle mission doivent d’ailleurs faire l’objet d’une communication auprès de l’ensemble du personnel de l’entreprise.

Les indicateurs statistiques de contamination au coronavirus sont repartis à la hausse et inquiètent les autorités sanitaires et le gouvernement. Elisabeth Borne a présenté le 18 août aux partenaires sociaux réunis par visioconférence les évolutions concernant les règles sanitaires dans les entreprises.
La ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion a indiqué que le port du masque deviendra obligatoire partout dans les entreprises – open-space, salles de réunion, espaces de circulation, vestiaires, espace café… – sauf dans les bureaux individuels même si la distance d’un mètre entre salariés est respectée.
Le ministère veut tenir compte des risques de contamination par aérosols mis en exergue par le Haut Conseil français de la santé publique, le HCSP.
En effet, les salariés vont retrouver leur lieu de travail après une longue phase de télétravail et certains des salariés ont passé leurs vacances dans des zones rouges. Selon Elisabeth Borne, « Il est nécessaire de systématiser, comme l’a préconisé le Haut Conseil de la santé publique le port du masque dans tous espaces de travail qui sont clos et partagés ». Selon les derniers chiffres de Santé Publique France, 24 % des « clusters », foyers de contamination, sont situés en entreprises (hors établissements médicaux).

« Il est nécessaire de systématiser, comme l’a préconisé le Haut Conseil de la santé publique le port du masque dans tous espaces de travail qui sont clos et partagés.« 

Elisabeth Borne

Le masque à charge de l’employeur ?

Le masque devient en conséquence un équipement de protection individuelle à charge de l’employeur. Selon Élisabeth Borne « Il s’agit de la sécurité et de la santé des salariés, donc c’est clairement de la responsabilité de l’employeur » et a souligné que « La distanciation du mètre reste d’actualité en entreprise ».

« Il s’agit de la sécurité et de la santé des salariés, donc c’est clairement de la responsabilité de l’employeur. »

Elisabeth Borne

En ce qui concerne le télétravail, « on va rester sur les règles d’aujourd’hui : télétravail recommandé dans les zones où le virus circule activement », a indiqué la ministre. Elle a incité les partenaires sociaux à entamer et à accélérer une négociation sur le sujet. 

« on va rester sur les règles d’aujourd’hui : télétravail recommandé dans les zones où le virus circule activement »

Elisabeth Borne