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La téléphonie IP : un nouvel outil de travail

La téléphonie IP ou VOIP est une pratique de plus en plus répandue dans les entreprises. Remplaçant la téléphonie analogique, elle a largement su s’imposer car elle comporte de nombreux avantages qui ont su séduire et notamment son coût. Zoom sur ce nouvel outil qui pourrait bien vous aider à réduire les dépenses de votre entreprise.

Qu’est-ce que la téléphonie IP nouvelle génération ?

Le principe est simple : la téléphonie IP transforme une connexion Internet standard en une ligne téléphonique.  Autrement dit, elle utilise le protocole de télécommunication créé pour internet pour vos appels. Pour cela, la voix est numérisée comme n’importe quelle donnée et ceci en temps réel. Si cette technique fonctionnait difficilement autrefois, les débits internet se sont fortement améliorés et ont permis son essor en quelques années. 

Quels sont les avantages pour les TPE-PME ?

Il existe plusieurs grands avantages à passer par cette solution. La première raison demeure le fait de réduire la facture télécom puisqu’il est clair que si vous effectuez des communications longues distances, les économies réalisées sont substantielles et que vous pouvez amortir en seulement 12 mois environ 6 postes. Solution d’avenir, elle a l’avantage d’être avant tout mobile puisque les postes ne sont plus reliés à des lignes et que vous pouvez conserver vos numéros même lors de vos déplacements. La téléphonie sur IP possède également l’avantage de faire en sorte que le même protocole soit utilisé sur tous vos matériels que l’on parle de téléphone, de fax ou de PC

Vers la fin du RTC avant 2025

Le Réseau Téléphonique Commuté (RTC), vit aujourd’hui ses dernières années. Il faut dire que depuis sa mise en place il y a 40 ans, celui-ci est réellement devenu obsolète avec la téléphonie mobile et Internet. Cette téléphonie qui utilisait les prises T était une révolution notamment car elle a permis de supprimer des milliers d’opératrices. Aujourd’hui, ce réseau téléphonique a été remis en cause par l’arrivée des box Internet et de la téléphonie mobile. Il faut dire que la plupart des pays occidentaux ont aujourd’hui prévu sa fin en raison de son utilisation de moins en moins fréquente, de l’unification des systèmes, de son coût d’entretien ou encore de la disparition progressive des pièces de rechange.  

Comment choisir sa solution

Pour les TPE, il reste souvent conseillé d’opter pour un service allégé puisqu’un central IP-PBX n’est réellement utile qu’à partir d’une dizaine de postes. Il s’agit donc d’externaliser les fonctions de central IP-PBX à un prestataire qui se charge d’héberger le système téléphonique de l’entreprise. D’abord parce que vous évitez les coûts de maintenance du serveur informatique, ce qui peut représenter une économie substantielle allant jusqu’à 30 % d’économies.

Quelques éléments à prendre en compte

Si les coûts peuvent séduire, il faut prendre en compte certaines données comme la sécurité ou la qualité sonore. Celle-ci s’est fortement améliorée ces dernières années et demeure en constante amélioration. La sécurité n’est pas à prendre à la légère car comme tout ce qui passe par internet, les risques d’espionnage, de déni de service en cas d’attaques ou de détournement demeurent amplifiés. Il vous faudra donc penser à bien protéger vos lignes contre les attaques potentielles et vérifier avec votre fournisseur de systèmes IP-PBX des méthodes et outils qu’il met en place pour réduire les risques à ce niveau comme le chiffrement des communications.

Avant de vous lancer

La téléphonie d’entreprise peut être déployée en quelques minutes et des lignes ajoutées trés facilement au fur et à mesure de l’évolution de la société. Aucune installation n’est nécessaire, il suffit d’utiliser n’importe quel ordinateur ou smartphone pour effectuer les appels. Les équipes peuvent ainsi gérer leur téléphonie en toute autonomie sans passer constamment par le service technique. La téléphonie IP permet également une ouverture vers les autres outils métiers, type CRM ou logiciel de Support. En s’interconnectant, les contacts téléphoniques peuvent être loggés dans ces logiciels de relation client, ce qui permet plus de personnalisation et de pertinence dans le discours. C’est ce que propose par exemple Ringover, solution de communication 100% cloud intégrant téléphonie avancée, SMS, visioconférence et messagerie collaborative. Intégrable aux outils métiers et offrant des statistiques en temps réel, Ringover permet de gérer les communications professionnelles en quelques clics. La clé : une maîtrise technologique de bout en bout, une interface ergonomique et un accompagnement à chaque étape. A travers cet outil, vos communications professionnelles sont possibles partout dans le monde sur PC ou smartphone.

Pour conclure

La téléphonie IP séduit notamment par la faiblesse de son coût. La plupart des entreprises décident de migrer vers cette solution à la création, lors d’un déménagement, à la fin de leur contrat ou lorsqu’elles sont dans l’obligation de rénover leur infrastructure informatique.

C2i : un groupe immobilier qui aime se différencier

Lancé en 2019, le modèle hybride Groupe C2i compte aujourd’hui 10 agences de proximité, plus de 150 collaborateurs et ouvre son premier pôle immobilier sur près de 1 000 m², à Nîmes, en avril 2021. Son fondateur multiplie les Facebook live le Lundi soir à 18h30 pour aider les conseillers et Agents Immobiliers partout en France. Il vient d’annoncer la création de sa propre licence de marque, de son premier pôle immobilier et son entreprise ne cesse de croître. Interview de son dirigeant atypique, Julien Raffin, un professionnel qui sait faire preuve de sa différence dans l’immobilier.

Quel a été votre parcours jusqu’à la création de l’entreprise ?

En janvier 2008, alors que j’étais dans mes deux dernières années d’études à l’ESC Toulouse, j’ai eu un déclic en regardant tout simplement l’émission capital sur M6. Il y avait une émission sur l’immobilier à Dubaï qui m’a donné envie de m’intéresser au domaine. Le lendemain de mes partiels, j’ai pris contact avec la personne qui animait l’émission et j’en suis venu à me focaliser sur les investissements immobiliers dans le monde.

J’ai fait des recherches pendant un mois ou deux sur Internet et au vu de ce que je voyais, je ressentais qu’il existait un potentiel en Bulgarie. J’ai séché une semaine de cours pour me rendre dans le pays sachant que je ne connaissais rien en immobilier, ni de près ni de loin ! Sur place, j’ai été convaincu du potentiel et sans attendre en rentrant j’ai souscrit trois crédits étudiants pour 100 000 € et j’ai acheté des terrains en Bulgarie et un appartement à Nîmes.

J’en suis venu à faire mes premiers achats en sous-estimant les travaux et l’environnement et j’ai fait tout ce qu’il ne fallait pas mais au final cela a été formateur. J’ai évidemment terminé mes études à Toulouse et j’ai pris une majeure entreprenariat. J’étais alors en alternance à Bouygues où après avoir refusé 2 postes, j’ai postulé et j’ai été accepté à Xerox où j’ai seulement effectué trois jours. Cette expérience salariale de trois jours et demi au sein de Xerox a été gravée dans ma mémoire au vu de la qualité de mon référent. Cela a été une catastrophe mais un bon déclic pour moi, j’ai tout de suite su, quel type de chef d’entreprise je ne serais jamais

Comment cela s’est déroulé ensuite ?

Longue traversée du désert où il m’a fallu acquérir des compétences en entreprenariat et où j’ai dû tout apprendre du monde de l’immobilier. Je suis resté longtemps sans rémunération et avec cinq cents euros pour vivre. Il y avait l’entreprise en Bulgarie qui fonctionnait cependant très bien mais en 2010, la crise s’accentuant sur le pays, je me suis demandé si j’allais rester là-bas. Il était compliqué d’assumer les deux pays et j’ai décidé de me recentrer sur la France.

Dès le départ, j’ai cumulé des erreurs en ouvrant mon agence sans étude de marché, sans trésorerie, en recrutant des salariés et donc, en augmentant mes charges fixes alors que je n’avais pas du tout de trésorerie. Je me suis trouvé sur le fil du rasoir très longtemps et petit à petit j’ai commencé à apprendre le métier puis à faire un chiffre d’affaires correct puis honorable. Dans mes idées lumineuses, j’ai ouvert l’entreprise tout seul mais j’ai donné la moitié de mes parts à un ami qui ne travaillait pas du tout, un comble quand on sait que je suis adepte du management par l’exemple. Il avait un style directif qui créait aussi des tensions dans l’équipe.

L’entreprise a eu des difficultés avant de grandir ?

En 2014, au moment où nous nous sommes séparés, l’entreprise allait couler. Mon associé voulait tout arrêter et je lui ai demandé de racheter ses parts, avec un passif de plus de 80 000 €. Je voulais continuer et je ne voulais pas fermer l’entreprise comme le font beaucoup de gens. J’ai donc été en redressement judiciaire et j’ai fait les rendez-vous au tribunal de commerce avec la considération qui va avec. Maintenant cela me fait sourire en y pensant même si c’était difficile à l’époque. Petit à petit, l’entreprise a commencé à tourner correctement. Nous avons ouvert une seconde agence et depuis 2016, nous en avons ouvert chaque année. C’était cool mais je m’ennuyais intellectuellement. Il faut dire que l’entrepreneuriat me passionne, me stimule et me plaît davantage que le métier dans l’immobilier en réalité.

Quelle a été la suite ?

Je m’intéressais parallèlement à ce qu’il y a dans la tête des conseillers en immobilier et j’ai commencé à échanger avec eux pour cerner quels sont leurs besoins. Je me suis aperçu qu’ils avaient tous le même problème d’isolement, qu’il soit dans une grande ville ou non. L’isolement se ressentait particulièrement dans l’accompagnement, la formation, le coaching et l’apprentissage. En dehors des réseaux indépendants, il existe les agences immobilières traditionnelles qui ont deux ou trois collaborateurs qui sont soit agent commercial, soit salarié. En revanche, ils n’ont pas de perspectives d’évolution car dans une structure où il y a trois personnes si jamais il y a un directeur d’agence, c’est le chef d’entreprise. Ils ont des moyens assez rudimentaires à partir du moment où ils sont indépendants car ils doivent surveiller leurs charges et ne peuvent apporter à leurs collaborateurs les meilleurs outils.
Je me suis donc demandé quels modèles existaient dans le monde. Il y avait aux États-Unis le modèle Keller Williams, en France Keymex, des agences XXL avec des avantages et des inconvénients aussi. Je me suis demandé quel était le meilleur des trois mondes et j’ai réfléchi à comment les associer

Quelles conclusions en avez-vous tirées ?

La principale c’est qu’il fallait replacer le conseiller en immobilier au centre du projet. Il faut l’interroger sur ce qu’il veut et non pas lui imposer le modèle qu’on veut. Il doit pouvoir travailler comme il le souhaite. Dans le modèle économique d’aujourd’hui, nous offrons ainsi les trois possibilités.

La première pratique, dirons-nous classique, c’est la formule du conseiller en immobilier indépendant. A l’heure actuelle, ils payent des packs mais cela se base sur la rentabilité de l’entreprise. Ils ne sont pas véritablement accompagnés car cela coûte cher. On va donner des éléments duplicables à 10 000 – 20 000 conseillers mais ils ont, en réalité, besoin d’autre chose. Je me suis posé la question : « qu’est-ce qui n’est pas duplicable ? » et il m’est apparu que le seul élément était l’être humain. Aujourd’hui en immobilier quelle que soit la structure, on paye des formateurs et ils vont un peu partout, ce qui s’oppose au fait de disposer d’un véritable ADN. Au fond, la même façon de faire s’applique : on change le logo de l’agence pour faire un peu plaisir mais cela reste très superficiel.

Pour nous, ce qui compte ce n’est pas uniquement de donner la rémunération la plus haute possible. Notre différence se situe dans le fait que nous offrons le système de formation le plus complet par rapport à tout ce qui se fait dans n’importe quelle agence immobilière ou n’importe quel réseau en France. Pour cela il faut impérativement avoir la méthodologie et les process en interne. Il était hors de question pour moi d’externaliser ces domaines, comme le font beaucoup d’agence. Pour remédier à cela, je m’y suis personnellement « collé ».

J’ai dû énormément travailler pour me former au coaching et apporter une spécificité qu’ils ne trouveraient pas ailleurs. J’ai donc souscrit à une formation et un coaching intensif via Mike Ferry, le plus grand formateur et coach immobilier au monde basé aux États-Unis. Ce programme a duré plus de deux ans, pour devenir un excellent agent immobilier et apprendre toutes les méthodes de pédagogie pour transmettre à mes conseillers. Il a fallu penser mettre sur pied tout un modèle de formation exclusif, avec plus de 500 heures qui commence par une formation d’intégration de 8 jours.

Il y a eu donc tout un travail sur la formation ?

L’essentiel du travail de formation a été réalisé en 2018. Il a débordé sur 2019 c’est-à-dire que au moment où je lançais la formation en intégration en avril 2019, je finissais les visuels la veille tellement ce travail était prenant et intensif. Il s’agissait de condenser des centaines d’heures. Même aujourd’hui je continue à améliorer toutes les formations que nous faisons car il y a finalement toujours un élément qui peut être peaufiné que ce soit dans le fond ou dans la forme.

Il ne s’agit pas de faire des copier-coller et d’actualiser simplement de vieilles formations. Il y a des nouvelles thématiques qui sortent sans cesse et il faut toujours créer de nouveaux modules. Nous essayons de rendre l’exercice participatif et nous sollicitions souvent les conseillers pour savoir quels sont leurs besoins ou leurs attentes. Nous demeurons très flexibles en la matière et l’idée reste d’apporter une valeur ajoutée, non pas qui nous fasse plaisir à nous, mais qui soit essentielle pour eux.

Par ailleurs, nous avons mis en place des coachings « Transaction » et « Digital » pour ceux qui veulent, deux fois par mois, afin qu’ils puissent être accompagnés pour atteindre leurs objectifs ou les dépasser. Ils se réalisent via des groupes de 7 – 8 conseillers pendant une heure et avec des formulaires à envoyer aux coachs la veille afin qu’ils puissent les travailler avant la séance.

Le coaching leur permet également de développer leurs compétences et nous avons cinq points formation d’1 heure, du lundi au vendredi sur des thématiques différentes, en libre accès à nos conseillers. Il y a également des jeux de rôle qui sont des trainings sur la prospection téléphonique, sur la pige, sur la baisse de prix ou encore la prise de mandat, trois par semaine. Bref, toutes les techniques du métier. Enfin, une fois par mois, toutes les équipes se réunissent pour faire des journées de prospection intensive, les Prospecting’Day.

Vous avez donc mis les formations en place en 2019 ?

La première promotion nous a rejoints en avril 2019 l’année précédente. Six conseillers et conseillères qui étaient tous des indépendants, issus de différents réseaux et que nous avons recrutés au forceps. A l’époque, personne ne nous connaissait sur ce modèle-là et il reste toujours difficile de convaincre les premiers clients de vous faire confiance. Comme nous ne nous adressions pas un public qui était en reconversion mais à un public averti, les conseillers ont vite compris les avantages de la solution mais ils se demandaient où était l’arnaque.

Aujourd’hui, nous n’avons plus ce problème de visibilité et nous pouvons leur laisser le choix du conseiller qu’ils veulent contacter pour poser leurs questions. Ensuite, tous les deux mois, nous avons intégré six à huit personnes et rapidement nous étions 29 à fin décembre 2019. Après cela, nous avons acquis une petite notoriété et le modèle était tellement différent que nous avons gagné un prix en 2019 au salon Rent à Paris. Nous avons été élus agence immobilière de l’année de la région grand sud (plus de 25 départements) ce qui nous a permis de disposer de visibilité

Et le confinement est arrivé ?

Vient le premier confinement donc en mars. Comme tout le monde, j’apprends la nouvelle et je me dis : « Cela va être chaud ! Nous allons être à l’arrêt complet alors que nous étions en plein développement ! ». Immédiatement je me suis rappelé que je m’étais sorti de nombreuses difficultés. Je me devais d’être exemplaire et dès le lendemain, j’avais un discours qui présentait cette difficulté comme une opportunité sans savoir vraiment laquelle. Il s’avère que je devais intervenir sur un séminaire de conseillers en immobilier à Paris dans lequel je devais coacher des conseillers.

Or, tout a été annulé. Mais à ce moment-là, j’ai continué à faire ce que je faisais depuis longtemps à savoir des live sur Facebook. Lors de ceux-ci, il n’y a pas forcément de thématiques et chacun vient avec ses questions. J’ai fait en sorte d’aider les conseillers et de répondre à leurs problématiques du quotidien. Cependant, au lieu d’avoir les cinq personnes habituelles sur mes live, je me suis retrouvé avec beaucoup de personnes et donc de visibilité.

Nous avons dû intégrer 35 ou 40 collaborateurs à l’époque. Ce qui est drôle, c’est qu’initialement je ne voulais pas trop développer le projet en dehors de la région car je voulais garder ma proximité avec mes conseillers même si je savais que je devrais agrandir la zone plus tard. A ce moment-là, je ne voulais pas me développer en dehors du Gard mais quand est arrivé le confinement, j’ai pu constater que tout le travail était déjà effectué en Visio et que cela ne posait aucun problème.

Surtout, je me suis aperçu qu’il y avait beaucoup de conseillers qui voulaient nous rejoindre alors qu’ils n’étaient pas forcément dans notre zone géographique. Ce n’est pas qu’ils voulaient changer de structure ou faire de l’immobilier mais simplement qu’ils souhaitaient travailler avec nous. J’ai reçu des candidatures mais qui étaient ultra personnalisées où les personnes me disaient qu’elles avaient vu un live et qu’elles se reconnaissaient dedans. Cela a été un véritable déclic pour moi et nous avons fini l’année 2020 à 150 collaborateurs

Vous parliez d’une deuxième pratique ?

Parallèlement, nous avons lancé le modèle économique de licence de marque pour les agences immobilières. Il s’agit d’avoir la même ADN que le réseau et donc, que la formation, le coaching, les outils, tout le backoffice, tout ce qu’on a mis en place de A à Z soit à leur disposition. Aujourd’hui il y a déjà 6 agences immobilières qui sont en licence de marque Groupe C2i. Certaines d’entre elles étaient des agences indépendantes et d’autres, des mandataires, chez nous, qui ont eu l’opportunité d’ouvrir leurs agences.

Vous avez évoqué le modèle organisationnel d’agences XXL
Au niveau organisationnel, il s’inspire de la méthodologie de Keller Williams. Ils ont en fait ce qu’on appellerait des Market center. En un mot, ce sont des agences XXL. Ils ont étudié le modèle économique d’une agence avec 3 – 4 collaborateurs et se sont intéressés aux charges comme l’électricité ou encore le loyer afin de les rationnaliser. Il s’agit simplement de les rassembler dans une agence entre 500 et 1 000 mètres carrés pour répartir les coûts comme l’assistante. Le principe est que dans chaque Market center, il y aura toujours cinq personnes clés telles qu’une assistante, un coach, un recruteur, une personne à la communication et une dernière qui dirige. L’idée est de minimiser les coûts et d’optimiser totalement la rentabilité financière de notre modèle. Nous avons amélioré ce concept dont je vous parlerai plus tard.

En résumé, quel est le business model actuellement ?


Le business model aujourd’hui repose sur des conseillers indépendants qui vont être à proximité ou pas et des agences qui vont travailler avec tous les outils que nous possédons et qui vont pouvoir les utiliser comme ils le souhaitent. Le deuxième modèle est mis en place pour les agences immobilières traditionnelles qui vont profiter de tout ce que nous allons leur apporter. Le troisième modèle économique c’est ce que nous allons lancer et qui sera surement dupliqué par la suite avec l’acquisition de nouveaux locaux.

Quand est-ce que va être lancé ce troisième modèle ?


C’est assez drôle car ici aussi, cela a été un challenge. J’ai signé des locaux afin d’ouvrir un pôle immobilier mais qui conserve notre ADN. En fait, il ne s’agit pas d’ambitionner d’être la plus grande agence en termes de surface, avec des salles de sport ou cafétérias géantes, mais d’apporter, dans une structure physique, un véritable plus à mes conseillers. Il a fallu se poser la question de « Qu’est-ce que je peux leur apporter ». Il y a bien sûr, des salles pour faire de la prospection, faire des jeux de rôles, un studio photo et vidéo, des salles pour recevoir des clients ou faire de la formation.

Par ailleurs, il y aura des salles et bureaux accessibles pour tous nos partenaires avec un grand espace de coworking. Il y a également la partie communication et juridique, bref, tout ce qui sera essentiel à nos conseillers immobiliers. L’objectif est de leur apporter de la valeur ajoutée. Il s’agit de créer un espace de travail et non pas par exemple de mettre une salle de sport que personne ne va utiliser. Personnellement je veux leur donner une valeur ajoutée et non pas les faire rêver. En conséquence, pour nous ce sont vraiment les outils de travail qui sont fondamentaux afin que chaque conseiller développe son chiffre d’affaires avant tout. C’est ce que nous allons réaliser pour le mois d’avril avec un espace de coworking sur près de 1 000 m², à Nîmes.

Cela semble bien parti !


Ce fut pourtant un moment rocambolesque. Au début, tout se passait bien. Nous avions trouvé les locaux et on me disait : « il n’y a pas de problème au niveau financier, on est très très large ». Or, le temps passe, nous subissons le confinement et quelques mois plus tard, en septembre, on m’informe que cela sera beaucoup plus compliqué que prévu alors que nnous avions un apport de 40 %.

Dix jours avant la date de signature prévue, un banquier, qui nous avait donné un avis favorable, nous envoie un mail de refus et nous indique qu’ils ne nous suivront pas sur le projet. Le seul moyen de le réaliser est de trouver 330 000 € en 7 jours. Je pense alors que je vais faire appel à quelqu’un mais finalement j’apprends que ce n’est pas possible parce que les banques ne suivent plus aucun projet. Le seul moyen de réaliser est alors de trouver 330 k€. En gros, il fallait trouver ce qu’apportait la banque en totalité à savoir les 60 % manquants.

J’ai donc envoyé un mail à tous les conseillers de mon réseau en leur disant que nous avions un projet avec un maximum de transparence. Nous leur avons demandé s’il voulait participer ou non au projet sachant que c’était un prêt rémunéré à 5 % par an sur cinq ans. Le lendemain, j’ai posté une vidéo sur Facebook et sur mon LinkedIn. C’était il y a un mois et nous avons réussi le tour de force grâce à d’anciens clients, des conseillers, des proches, des personnes du monde de l’immobilier en France…

Nous avons réussi à trouver cette somme-là et nous avons signé l’acte authentique le 13 Janvier 2021. Une fois encore, tout ce qui a été réalisé a été forgé dans la difficulté et c’est ce qui rend le projet et l’état d’esprit « costauds ». Ce que je trouve intéressant c’est qu’en entrepreneuriat, il y a une option, c’est celle de réussir et que les autres options n’existent pas. C’est aussi cette mentalité que les conseillers apprécient car ils voient qu’il y a quelqu’un qui se bat pour eux et qui ne lâche jamais l’affaire. D’ailleurs c’est cet état d’esprit que j’essaye de leur insuffler.

Quels vont être les défis à venir ?


Je n’ai pas de vision comme « nous allons être 200, 300 ou 400 » Il y a un développement naturel qui se fait. Je ne suis pas un adepte du business plan où nous transformons l’humain en nombre. Si nous avions envie d’être 1 000, ce ne serait pas compliqué à recruter. Cependant nous ne faisons aujourd’hui quasiment aucune démarche proactive. Nous le ferons sûrement par la suite mais nous ne le faisons pas aujourd’hui car ce qui m’importe le plus c’est que c’est que les conseillers de notre réseau soient heureux et épanouis. Il faut comprendre qu’il faut déjà que nous absorbions la croissance que nous avons eue. L’esprit de famille que je veux c’est qu’on puisse me dire : « on peut me donner tout ce qu’on veut ailleurs mais je ne partirai pas ! ».

Le seul vrai défi c’est celui-ci ! J’aime à répéter qu’on peut être 1 000 et être une grande famille comme être deux et ne pas en être une. Aussi, nous organisons un évènement unique et exceptionnel dans le monde de l’immobilier, l’Event’Immo. L’an dernier, à la sortie du confinement, nous avons réuni plus de 100 conseillers sur Nîmes et plus de 1 000 conseillers en ligne, sur un évènement sur lequel nous avons fait intervenir des sportifs de haut niveau, notamment Yannick Agnel et Sydney Govou et d’autres intervenants du monde de l’immobilier, pour faire des parallèles entre le monde de la performance dans le sport de haut niveau et le monde de la performance en entreprise.

Cette année nous allons encore plus loin, puisque le 27 Mai 2021 à Nîmes, nous ambitionnons de réunir plus de 250 conseillers de toute agence et réseau différent, avec la présence d’un plateau exceptionnel, constitué de formateurs immobiliers, Romain Cartier et Sebastien Tedesco, d’un ancien sportif de haut niveau, Djibril Cissé, d’une entrepreneuse hors-pair, Hapsatou Sy, d’un coach et conférencier connu et reconnu, David Laroche et d’un véritable super héros, Philippe Croizon. Ce sera un bon moment de partage. Si on parle de défi personnel c’est de continuer à me former, à former des conseillers immobiliers partout en France et à casser les codes dans ce métier, tout en conservant ma liberté et mes valeurs. 

5 Conseils de Julien Raffin

  1. Si vous avez un rêve ou une volonté, donnez-vous les moyens pour y arriver. Pour moi une des qualités de l’entrepreneur c’est d’avoir vraiment la résilience. Vous allez connaître des grosses difficultés mais il ne faut pas lâcher l’affaire. Si votre motivation est supérieure à votre prix à payer, vous avancerez toujours. Le tout c’est qu’il faut que le pourquoi vous le faites soit plus fort que la difficulté.
  2. S’entourer : il faut des compétences, que l’on parle d’associés ou de salariés. Elles doivent être complémentaires et il est nécessaire de s’y pencher dès le départ. Les talents sont la clé et on ne fait rien tout seul donc il faut choisir des gens qui ont envie de s’impliquer. Il y a surtout l’envie.
  3. C’est d’essayer d’avoir de la trésorerie devant vous. Personnellement, ce n’était pas mon cas mais il faut avoir de la trésorerie pour être assez serein et ne pas prendre de décisions trop à court terme.
  4. Faire une étude de marché. Encore une fois, je n’en ai pas réalisé mais cela diminue les risques de se planter et donc autant passer du temps à réfléchir avant de se lancer.
  5. soyez surtout honnête avec vous-même. dans votre degré d’investissement dans tout ce que vous allez faire, que ce soit avec vous ou avec ceux que vous allez croiser. 

Le business model aujourd’hui repose sur des conseillers indépendants qui vont être à proximité ou pas, d’agences locales qui vont travailler avec tous les outils que nous possédons et qui vont pouvoir les utiliser comme elles le souhaitent et de pôles immobiliers.

Comment créer une culture d’entreprise forte ?

Comment créer une culture d’entreprise ?

La culture d’entreprise, dans un monde dirigé par l’immédiateté et la rapidité de transmission des informations, est une référence qui sert de socle à la communication. Cette culture, marque distinctive et significative d’une entreprise, se propage au-delà des murs l’entreprise notamment grâce aux communautés et à une communication externe bien rodée. Comment créer une culture d’entreprise forte ?

Elle concerne l’identité de l’entreprise avec ses valeurs et un projet commun partagés par l’ensemble des salariés. La culture d’entreprise entraîne bien dans son sillon des effets porteurs et notamment celui de favoriser la réussite de l’entreprise en incitant les salariés à s’impliquer davantage. Elle met en exergue l’importance du travail de chaque personne dans la réalisation du but commun. Chacun devient un maillon d’une chaîne. L’intérêt individuel se fond dans l’intérêt collectif. La culture d’entreprise se propage de manière souvent inconsciente et contribue à la réussite de l’entreprise par les liens qu’elle crée entre les collaborateurs.

Une histoire avant tout

Avant de dessiner les contours de la culture d’entreprise souhaitée, il faut de référer à l’histoire de l’entreprise car elle demeure centrale dans leur élaboration. Commencez par noter les étapes de l’entreprise et déterminez celles qui vous paraissent les plus pertinentes. De nombreux mythes vont se créer autour de cette histoire et la sélection des moments les plus pertinents est toujours une tâche délicate. Défi initial de la création, personnalité des fondateurs et principes vont demeurer la base sur laquelle va naître la culture de l’entreprise. Réfléchissez aussi ce qui fut à l’origine de l’entreprise : s’agit-il d’une innovation scientifique qui en est à la base ? D’où vient l’idée de création ? Wonderbox communique ainsi sur le fait que l’idée de l’entreprise proviendrait d’un voyage des deux fondateurs qui souhaitaient faire partager leur expérience à leurs amis.

Déterminez votre objectif principal et vos valeurs

Si vous souhaitez que votre culture d’entreprise devienne pérenne, mieux vaut commencer par déterminer l’objectif principal de votre entreprise. Celui-ci conduira chacun dans une direction qui soit porteuse de sens. Pour recruter, votre entreprise devra dégager des valeurs qui lui sont propres qu’elles soient morales, éthiques, ou environnementales et qui vont conforter cet objectif principal. Ce sont ces valeurs qui doivent être partagées par l’ensemble de votre équipe. Ainsi chez BlaBlaCar, les valeurs appelée les « BlaBlaPrinciples » sont au nombre de six : « Soyez le Membre », « Partager plus. Apprendre plus. », « Échouer. Apprendre. Réussir. »,  « Rêver. Décider. Livrer. « Etre efficient. Aller loin » et « Fun & Sérieux ». Des entreprises comme Danone les résume au travers du mot HOPE : Humanisme, Ouverture, Proximité et Enthousiasme.

Communiquez sur vos valeurs !

Elles doivent faire partie de votre communication quotidienne. N’hésitez pas à les évoquer dans l’entretien d’embauche car les nouveaux venus devront adhérer à celles-ci. Si un candidat est hermétique à vos valeurs, il vous sera très difficile de lui faire adopter par la suite. Le soutien sans faille de la direction se reflètent sur le logo et les supports de communication. Certaines entreprises n’hésitent pas à les afficher partout dans l’entreprise : murs, rétroprojection, vidéo ou encore à créer des communications spécifiques sur chacune des valeurs afin qu’elles soient mémorisées et intégrées par l’ensemble des équipes… La décoration même de vos bureaux doit exprimer vos valeurs. La personnalité de l’entreprise se dégage au travers du design choisi et les start-up ne s’y trompent pas en créant un univers souvent riche en couleurs. Vos bureaux doivent refléter l’ambiance que vous souhaitez.

Favorisez les moments d’échange.

Pour améliorer la diffusion de la culture d’entreprise, vous devez créer des moments spécifiques pour que les échanges soient maximisés entre vos salariés. Inutiles de vouloir créer une culture d’entreprise si la plupart de vos employés ne se connaissent pas. Plus votre équipe sera soudée, plus votre culture d’entreprise se renforcera. N’hésitez donc pas à faire des opérations de team-building ainsi que des sorties. Et toutes les formules peuvent être pensées pour favoriser ces échanges informels : apéro, pique-nique, séminaire, soirée d’entreprise, journée dans un parc d’attraction, évènements sportifs, escape game… Le but restant de créer des souvenirs, anecdotes et histoires et donc des liens entre vos salariés.

Ne négligez pas votre communication personnelle

Si vous souhaitez que vos salariés adhèrent à vos valeurs, vous devrez faire preuve d’exemplarité à leur égard. Vous devrez respecter l’expression « faire ce que je dis et dire ce que je fais ». La transparence doit faire partie de votre comportement afin de montrer l’exemple et d’inspirer confiance. Sans cette relation avec vos équipes,  ces dernières pourraient ne pas adhérer à une culture d’entreprise. L’honnêteté constitue une base essentielle pour la diffusion de celle-ci et vous ne devrez jamais céder à la tentation d’une dérive aussi insignifiante soit-elle. Devenez vous-même accessible et n’hésitez pas à souligner que votre porte est toujours ouverte car l’empathie est une valeur fondamentale. Vous pourrez ainsi communiquer vos valeurs à vos employés.

Fédérez une communauté.

Pour propager votre culture d’entreprise en dehors de vos murs, vous pouvez créer un système d’ « ambassadeurs » qui peuvent être soit des membres de votre équipe ou encore mieux vos utilisateurs les plus actifs ou les mieux notés. Vous pourrez ainsi obtenir des feedback tout en valorisant des personnes qui utilisent régulièrement votre service. D’autres moyens de communication et techniques peuvent vous permettre de propager votre culture d’entreprise. Certaines entreprises n’hésitent pas à faire appel au mécénat pour marquer leur engagement.

N’hésitez pas également à regarder les exemples de cultures d’autres entreprises qui ont remporté le cœur des clients.

La culture d’entreprise, ou l’ensemble des valeurs et des spécificités de fonctionnement d’une société, est souvent perçue comme un atout non négligeable au sein d’un marché concurrentiel. Cependant, des entrepreneurs hésitent encore à franchir le pas dans ce domaine. Quels sont donc les avantages et les inconvénients à établir une culture d’entreprise forte ?

Les avantages

Améliorer la cohérence interne

Importé des Etats-Unis, le concept de culture d’entreprise (« corporate culture ») a pour principal objectif de renforcer la cohérence organisationnelle de l’entreprise. Dans un environnement complexe exigeant de la flexibilité, permettre à tous les salariés de se référer à une vision et des valeurs communes est un incontestable point fort.

Faciliter le management

On considère la culture d’entreprise comme un outil de management performant, qui permet à la fois de favoriser l’intégration des nouveaux collaborateurs et de créer un cadre de travail agréable. Une culture d’entreprise forte contribue à rassurer les salariés, afin qu’ils se sentent plus entourés que dans une structure entrepreneuriale classique.

– Intégrer les salariés dans un projet commun

Cela permet également d’inscrire les salariés dans un projet global. Ils peuvent se sentir plus en phase avec les objectifs de l’entreprise, ce qui les motivera d’autant au quotidien. L’idée centrale est que plus les employés développeront un sentiment d’appartenance à la société, plus ils en défendront les intérêts.

Augmenter la compétitivité de l’entreprise

Une culture maison peut s’appuyer sur des salariés motivés qui adhèrent au projet fixé par les dirigeants. Cet enthousiasme génère une meilleure productivité et renforce les performances économiques de l’entreprise sans augmentation des coûts. Appelé « effet culture », ce phénomène permet aux nouveaux employés de s’adapter plus rapidement.

Les inconvénients

Marginaliser les salariés réticents

Il est possible que certains employés ne se reconnaissent pas dans les valeurs de l’entreprise. Cette posture pourrait les marginaliser, limiter leurs chances de promotion ou nuire à leur motivation. Des employés peu concernés risquent à terme de devenir un frein au bon développement de l’entreprise.

A mettre en place uniquement dans un climat social favorable

Pour qu’une culture d’entreprise soit efficace, tout le monde doit aller dans le même sens. Dans un climat social tendu, avec une communication difficile et des mésententes entre équipes, il est malaisé d’établir une culture maison qui porte ses fruits. La cohésion globale ne s’en trouverait pas améliorée et il s’agirait d’un coup d’épée dans l’eau.

Entraîner les effets inverses de ceux souhaités

Un inconvénient majeur réside dans le fait qu’une culture d’entreprise trop forte peut susciter le rejet et non l’adhésion des salariés. Jugée envahissante au quotidien, elle sera perçue comme un dogme de la pensée unique imposé aux employés. De telles réactions sont en mesure de nuire fortement au travail d’équipe.

Induire un repli sur soi de l’entreprise

Le principal danger de la culture d’entreprise est qu’elle devienne restrictive. Seuls les candidats partageant les valeurs de la marque seront recrutés, au risque de créer un climat de conformisme dans l’entreprise, qui peut devenir à la longue un obstacle à la création, à l’innovation et à la prise de risque.

La culture d'entreprise

Frédéric Verdavaine : service et digital au cœur de la création de valeur

Frédéric Verdavaine

Frédéric Verdavaine est un dirigeant en phase avec son temps. Du conseil en organisation et stratégie à l’immobilier, en passant par le retail et la chimie, il se passionne pour les problématiques de conduite de changement. Portrait d’un homme qui articule sa vision du leadership autour de deux grands axes : la valorisation de la notion de service et l’intégration du digital, tant dans les processus métiers que dans l’expérience client.

« Je suis un passionné de triathlon : si vous manquez vos enchaînements, vous risquez de perdre la course. » Sportif confirmé, à la fois triathlète et boxeur, Frédéric Verdavaine est fort d’un parcours de patron aux multiples casquettes. Originaire du Nord, c’est à l’international qu’il plonge pleinement dans les métiers du restructuring, après deux premières expériences pour le compte du cabinet de conseil Quaternaire et de Pinault-Printemps-Redoute. Il rejoint en 2002 le chimiste américain Johnson Diversey, d’abord en tant que directeur des ressources humaines puis directeur général délégué et vice-président Europe, pour y multiplier les opérations de réorganisation de l’entreprise.

En quête de sens et soucieux de se rapprocher de sa famille, Frédéric Verdavaine est sollicité par un spécialiste de l’immobilier. Il saute le pas et revient dans le valenciennois de son enfance, en assumant la direction générale du groupe GHI. « Ils cherchaient un dirigeant capable de structurer l’entreprise et de donner un sens stratégique à l’ensemble. » Très vite, il a fallu devenir polyvalent pour être en capacité de comprendre les problématiques d’un secteur que Frédéric Verdavaine découvre du tout au tout. Il enchaîne avec de nouvelles fonctions de directeur général au sein d’un autre groupe immobilier, NDFI, avant de rencontrer Alain Dinin, PDG de Nexity. En 2014, il intègre la société cotée en bourse pour s’occuper des services aux particuliers, avec une mission : faire évoluer la rentabilité de ces métiers de 6 à 10 % en maximum trois ans. Challenge relevé en dix-huit mois.

« Le service, pierre angulaire de notre société »

À côté du métier historique de promoteur, les services souffraient d’un déficit de reconnaissance. « En tant que promoteur, vos appartements sont vendus en moyenne à 200 000 € ; lorsque vous gérez un lot de syndic, vous générez 200 € par an de chiffre d’affaires. » Le défi a été de dépoussiérer l’administration de biens, afin de redonner de la fierté à des collaborateurs en perte de motivation. S’enclenche alors un profond travail de communication et de réorganisation des agences, source d’excellents résultats financiers. Frédéric Verdavaine devient ensuite directeur général délégué du groupe, où il ajoute les réseaux de franchises à son portefeuille de compétences. « Une étape importante pour moi, car j’y ai découvert ce qu’était le métier d’entrepreneur en travaillant avec les franchisés », souligne-t-il.

Enfin, il parvient à la présidence et à la direction générale de l’immobilier géré, toujours au sein de Nexity. Trois volets composent son champ d’action : les résidences étudiantes, les résidences seniors et le coliving. À ses yeux, l’immobilier géré représente l’immobilier de demain. « Quand vous considérez un smartphone, la fonction première – celle de téléphoner – est devenue subsidiaire et ce sont les applications qui font la valeur de l’appareil. » Ainsi en est-il du produit « logement », désormais secondaire en comparaison avec les services qui s’y greffent. C’est ce que traduit l’émergence du coliving et du coworking, accélérée par le Covid et le développement de nouvelles formes de travail, via le nomadisme digital. Cette demande est dopée par la recherche d’une plus grande flexibilité que celle offerte par le bail classique et, caractéristique forte de l’immobilier géré, par la volonté de se fondre au sein d’une communauté.

Frédéric Verdavaine est formel : « nous sommes entrés dans une phase économique où le service sera le vrai sujet de création de valeur. » Il est particulièrement attaché à l’idée de plateforme de services. En plus de répondre à un besoin par un produit et à un usage par un service, les entreprises d’aujourd’hui doivent concevoir des écosystèmes pour satisfaire largement les problématiques de leurs clients. « C’est ça, la notion de plateforme : ma capacité à répondre à n’importe quelle problématique d’un consommateur, par moi-même ou par ma faculté à ouvrir ma société à d’autres, afin de créer de la valeur et de la richesse ensemble. » Par nature, une résidence étudiante s’inscrit étroitement dans la vie de son quartier et de sa ville. Raisonner en termes d’écosystème permet de concevoir une batterie de services interdépendants, au-delà de l’appartement en lui-même : circuits courts, mobilités douces, vie associative, démarches administratives auprès de la mairie, etc. « Le service devient la pierre angulaire de notre société. »

« Donner du sens au digital »

Outre les métiers de service, le digital constitue l’autre constante essentielle du parcours de Frédéric Verdavaine. Il estime que la société a beaucoup mûri sur ce point : « il y a deux ou trois ans, mon discours aurait été tout autre ». L’appréhension du début, notamment des collaborateurs, est remplacée progressivement par la conviction que le digital permet de se concentrer sur le service et la satisfaction du client. Comment un dirigeant parvient-il à diffuser cet état d’esprit parmi ses collaborateurs ? « La première chose est de ne pas être incantatoire, de ne pas prétendre que l’on n’a pas le choix », assure Frédéric Verdavaine. Il s’agit plutôt de donner du sens, en expliquant pourquoi le métier d’un collaborateur va devenir plus intéressant. « Faire une visite d’immeuble avec une tablette où les éléments sont pré-remplis, c’est permettre d’avoir plus de temps pour discuter avec le client. »

Deuxième étape : la formation, parce qu’il y a des incontournables à maîtriser. En l’espèce, le e-learning a des vertus intéressantes puisqu’il permet d’apprendre à la fois le savoir en tant que tel et l’utilisation de supports numériques. Enfin, il faut créer des ambiances propices à cet engouement digital, comme la création d’un start-up studio pour incuber de jeunes entreprises en interne et favoriser le mélange de profils qui ne se côtoieraient pas autrement. « C’est l’alchimie de tous ces éléments qui catalyse l’acceptation et le recours au digital », conclut-il.

Service et digital sont autant les fondements d’un parcours singulier que du renouvellement à l’œuvre en matière d’expérience client. Une expérience plus que jamais multicanale. Dans ce contexte, le Net Promoter Score (NPS) s’invite dans toutes les réflexions. « Pour réussir, les entreprises doivent assurer un même standard de performance quel que soit le canal utilisé par le client. » De là à prédire l’avènement du tout digital ? « Je n’y crois pas une minute, celui qui gagne reste celui qui serre la main du client. » Au contraire, Frédéric Verdavaine juge que la crise sanitaire réaffirme notre besoin d’une relation humaine de qualité. La clé, dès lors, serait l’authenticité. Ne plus sur-promettre ou se confondre en discours éthérés, mais faire ce qui est annoncé. « C’est ma façon et mon ambition d’être un leader, d’être un homme de service et de conduite de changement. »

Les erreurs à éviter lorsqu’on lance son entreprise

Les erreurs à éviter lorsqu'on lance son entreprise

L’univers entrepreneurial séduit de plus en plus de personnes dans le monde. Cette aventure est passionnante et enrichissante, mais particulièrement semée d’embûches. Le démarrage d’une entreprise peut s’avérer périlleux. Les difficultés auxquelles un entrepreneur va faire face sont nombreuses et elles peuvent arriver dès le début, provoquées par des erreurs et pièges que celui-ci s’est lui-même tendus ou qu’on lui a tendus. Il est alors important de prendre de la hauteur pour s’assurer que ces différentes actions regrettables seront enrayées à temps. Voici les quelques erreurs à éviter pour naviguer à travers les premières étapes de la création de votre entreprise et mener à bien votre projet, sans que cela débouche sur un désastre.

Selon un sondage réalisé en septembre 2017 par Opinion Way pour Wolters Kluwer France (filiale tricolore de la société néerlandaise d’édition et d’information professionnelle, ndlr), la création d’entreprise est perçue comme quelque chose de difficile pour 43 % des 503 entrepreneurs interrogées. 58 % d’entre eux font face à au moins une difficulté dont 36 % concernant les contraintes administratives liées à son activité et 29 % au sujet des formalités à effectuer avec les organismes sociaux. Ils sont respectivement 28 % et 20 % à rencontrer des problèmes pour obtenir des aides ou des financements publics ainsi qu’à choisir le statut juridique de leur société. En plus des difficultés, de nombreux faux pas peuvent être commis par manque de compétence et de préparation. Découvrez ces erreurs qu’il faut à tout prix esquiver.

Ne pas tester convenablement son service ou produit

Lancer son produit ou son service trop vite est l’une des principales erreurs que peuvent effectuer de nouveaux entrepreneurs, confondant vitesse et précipitation avec qualité et performance. Ils ne prennent pas assez de temps pour étudier le marché dans lequel ils se sont engagés et évitent de le tester pour voir si cela marche auprès des clients. Trop centrés sur le fait de réussir ou alors trop confiants pensant que leur idée répondra totalement aux atteintes de la clientèle, ce défaut d’interprétation peut s’avérer désastreux pour leur entreprise.

L’entrepreneur doit donc prendre le temps de définir son marché, sa clientèle et ses caractéristiques, via un business plan, une étude de marché ou une vision d’ensemble comprenant de multiples avis extérieurs. Une phase de test est alors nécessaire. Proposer une version bêta de son projet lors de salons professionnels ou encore lors de campagnes de crowdfunding est l’un des moyens utiles d’expérimenter son activité et de se confronter réellement au public. Des partenaires ou de potentiels clients peuvent proposer leurs avis en direct, ce qui permet à l’entrepreneur de se faire une idée précise des atteintes et des besoins de tous et toutes.

Mettre de côté les nouvelles technologies

Certains entrepreneurs qui viennent de se lancer avec leur société, qu’elle soit une grande structure, une TPE ou encore une micro-entreprise, font le choix de négliger les avancées des nouvelles technologies et restent sur des programmes anciens et basiques. C’est une grosse erreur qui peut nuire à la firme, tant au niveau du court terme que du long terme. Leurs concurrents qui tirent partir facilement et rapidement des nouvelles technologies seront plus susceptibles de prendre l’ascendant et de fonctionner sur le marché. De plus, mettre de côté ces outils technologiques peut empêcher le développement d’une entreprise. Au contraire, en les utilisant et en s’adaptant à ces innovations, cela apportera des atouts sur la productivité, la croissance et la rentabilité sur la société. La digitalisation

peut s’avérer être un atout primordial dans toutes les branches de l’entreprise, du marketing aux aspects financiers en passant par les ressources humaines. Des logiciels de gestions d’entreprise basée sur l’intelligence artificielle peuvent alors gérer simplement la comptabilité, couvrir le suivi de la relation client ainsi qu’assurer la gestion des stocks et de la production. Elle donne alors des gages, avec de l’argent économisé, du gain de temps réalisé et une performance multipliée.

S’isoler et ne pas demander d’aide

L’entrepreneur aurait tendance à s’isoler et à s’enfermer dans son activité professionnelle, ainsi qu’à éviter de demander de l’aide en cas de problème ou de questionnement. Rester dans son coin ne peut qu’aggraver la situation de son entreprise et empêcher son développement. Pour éviter de rester seul, il est parfois utile de contacter ou se mettre en relation avec des interlocuteurs et structures particulières, spécialisées dans la création d’entreprise. Ils aideront dans leurs démarches, leurs recherches et les conseilleront au mieux pour démarrer leur société sur de bonnes bases. En plus des différentes structures et réseaux centrés dans l’accompagnement de nouveaux chefs d’entreprise comme Initiative France ou Réseau Entreprendre qui proposent notamment des aides au financement, il existe plusieurs clubs et associations d’entrepreneurs.

Ils ont précisément pour but d’amener les différents protagonistes du monde entrepreneurial à se rencontrer, échanger et à se partager des conseils utiles. Estimés à plus de 10 000 dans l’Hexagone, ces réseaux de dirigeants possèdent des avantages non négligeables comme le fait d’élargir son carnet d’adresses, de bénéficier de recommandations ou encore de s’informer des nouvelles tendances de l’entrepreneuriat.

Les étapes pour répondre à un marché public

Les étapes pour répondre à un marché public

Les marchés publics peuvent se révéler une véritable manne pour votre entreprise. Cependant, pour répondre aux besoins des clients, une stratégie performante s’impose. Voici les étapes nécessaires pour répondre à un marché public afin de conquérir vos clients cibles.

Depuis le 1er octobre 2018, les entreprises sont tenues de soumettre leur candidature aux appels d’offres publics par voie électronique. Cette obligation concerne les marchés publics qui répondent à un besoin dont la valeur est supérieure ou égale à 40 000 euros hors taxes. Auparavant de 25 000 euros HT, ce seuil de dématérialisation a été rehaussé le 1er janvier 2020, afin de faciliter l’accès des TPE et PME à la commande publique.

Ainsi, depuis le  1er janvier 2020, les seuils de procédure formalisée des marchés publics sont abaissés à :

  • 139 000 € HT : marchés de fournitures et de services de l’État
  • 214 000 € HT : marchés de fournitures et de services des collectivités territoriales et marchés de fournitures des autorités publiques centrales opérant dans le domaine de la défense
  • 428 000 € HT : marchés de fournitures et de services des entités adjudicatrices et marchés de fournitures et de services passés dans le domaine de la défense ou de la sécurité
  • 5 350 000 € HT : marchés de travaux et contrats de concessions

Détentrices de près d’un tiers du montant des marchés publics, les PME ont un rôle considérable à jouer dans la course à l’obtention des commandes publiques.

Se faire connaître pour conquérir les clients

La popularité joue un rôle crucial sur le secteur vente, c’est pourquoi il est important de se faire connaître par les acheteurs publics. Prenez rendez-vous et laissez vos coordonnées, de cette façon les acheteurs pourront vous joindre dans le cadre de gré à gré et dans le cadre des MAPA (Marchés à Procédures Adaptées). Dans le cadre du gré à gré, l’acheteur a le droit de prendre contact avec l’entreprise qu’il a choisie. Pour ce qui des MAPA, les modalités de mise en concurrence sont définies par chacun des acheteurs par rapport à sa taille, au caractère du marché et au nombre des opposants possibles.

Les appels d’offres, où les trouve-t-on ?

En ce qui concerne les appels d’offres, inscrivez-vous sur la plate-forme Réseau Commande Publique afin de reconnaître et choisir le domaine de marché public que vous voulez investir grâce à un outil de veille gratuit. Toutefois, il faut faire attention pour ce qui des MAPA, car ils ne sont en général pas répertoriés. Tous les jours, vous allez recevoir les marchés publics qui conviennent à vos conditions d’activité par e-mail. Parmi ces conditions, il peut y avoir la taille du marché, la nature des acheteurs et les emplacements géographiques.

La préparation du dossier de la société

Pour mettre en avant votre société, il faudrait littéralement un dossier comprenant les détails vous concernant. Les détails qui doivent être figurés sont vos références en matière de clientèle, l’historique de l’entreprise, le bilan de la société au cours des trois dernières années, vos offres, vos atouts par rapport à la concurrence, votre organigramme, vos procédures ainsi que vos moyens aussi bien techniques qu’humains. En gros, le dossier doit être assez complet et actualisé régulièrement afin que vos acheteurs publics puissent mieux vous connaître.

Les pièces justificatives : un arrêté qui fixe les pièces nécessaires

Pourtant, tout candidat attentif a pu constater que ces pièces à produire au stade de la candidature sont souvent les mêmes d’un marché à l’autre ! La raison est réglementaire : en effet, le pouvoir adjudicateur ne peut requérir des candidats que les pièces limitativement énumérées par un arrêté datant de 2006.
Or, la palette du pouvoir adjudicateur est très mince s’agissant des pièces relatives aux capacités financières. En effet, seuls les éléments suivants se rapportent à ce critère : déclaration concernant le chiffre d’affaires global et le chiffre d’affaires réalisés au cours des trois derniers exercices disponibles, déclaration appropriée de banques ou preuve d’une assurance pour les risques professionnels, bilans ou extraits de bilans, concernant les trois dernières années, des opérateurs économiques pour lesquels l’établissement des bilans est obligatoire en vertu de la loi.
Comme le domaine du marché public est règlementé, il est nécessaire de remplir les formulaires tels que le DC1, DC2, DC3… à imprimer sur le web. Il faut également d’autres pièces maîtresses comme le Kbis de moins de trois mois, la copie des attestations d’assurances, les certificats d’état annuel. Il est à noter que le DC7 peut être demandé tous les ans par le Trésorier Payeur Général pour vérifier si les obligations sont respectées. Vous devez également vérifier les obligations fiscales, les obligations sociales, les impôts.

Attention !

Les candidats sont dispensés de fournir les documents si vous pouvez les obtenir gratuitement en ligne, à condition qu’ils fournissent les informations et indications nécessaires à leur consultation.
Pour les avis de marché signalés par le logo MPS (Marchés publics simplifiés), les candidats peuvent ne fournir que leur numéro SIRET à la place des attestations demandées.
L’acheteur :

  • peut demander à l’entreprise de compléter son dossier dans un délai approprié et identique pour tous, si une candidature ne contient pas toutes les pièces.
  • ne peut pas imposer la fourniture de documents originaux, de copie certifiée conforme ou de traduction certifiée.
  • peut aussi prévoir que l’entreprise ne soit pas tenue de fournir les documents déjà transmis dans le cadre d’une précédente consultation dans la mesure o

L’annonce d’un résultat

Dès que votre société est sollicitée par un acheteur pour une prestation, pensez à préparer et à envoyer des factures en fonction du registre fourni par le client. Vous pouvez même sans hésitation utiliser le financement spécifique d’OSEO. Dans le cas contraire c’est-à-dire que votre dossier de candidature n’est pas retenu, vous êtes en droit de faire une demande justificative du refus de votre dossier. Par ce moyen, vous allez pouvoir évaluer systématiquement l’analyse des causes de votre échec pour le prendre en compte si vous souhaitez investir d’autres marchés publics.

Les marchés publics en infographies : ce qu'il faut savoir, en images !
legistrat.blogspot.com

Quels sont les apports du numérique à la relation client ?

Depuis plusieurs années, le numérique s’invite dans tous les secteurs d’activité et son intégration dans la relation client est désormais une obligation pour permettre à l’entreprise de gagner en compétitivité.

De nouvelles habitudes de gestion sont instaurées et simplifient les échanges avec les clients. A titre d’exemple, les communications en présentiel pour présenter un produit ou un service sont progressivement remplacées par des messages multimédias envoyés aux clients par e-mail.

Grâce au numérique, et surtout aux données client, l’entreprise tente également de répondre convenablement à une clientèle de plus en plus exigeante et mobile. Tous les détails sur la relation client à l’ère du numérique sont à découvrir dans ce billet.

Les enjeux actuels de la relation client

La priorité de toute entreprise moderne est de franchir le cap de la digitalisation pour améliorer son positionnement sur le marché. La satisfaction client étant gage de réussite, un service client moderne se caractérise par l’emploi de moyens technologiques pour réinventer la relation avec la clientèle.

La connaissance de chaque profil composant la clientèle est l’autre enjeu de l’équipe chargée de la gestion des relations avec les clients. L’objectif est de proposer aux clients des offres qui correspondent à leurs attentes, au bon moment, et ainsi, de les servir avec efficience.

L’entreprise se doit donc de définir avec précision les profils de ses cibles et de concevoir à leur endroit :

  • Une expérience client plus attractive et intuitive ;
  • Des processus d’achat simplifiés ;
  • De nouvelles stratégies de vente ;
  • De nouveaux modes de transaction.

Les stratégies employées dans la gestion de la relation clientèle doivent également s’adapter aux habitudes quotidiennes des clients qui préfèrent par exemple l’utilisation des nouveaux terminaux.

En effet, la part des consommateurs qui entrent en relation avec les entreprises et effectuent leurs achats grâce à un ordinateur s’est sensiblement réduite au profit des utilisateurs de tablettes ou de smartphones.

Il appartient donc à l’entreprise d’abolir les distances en s’efforçant d’instaurer une proximité relationnelle avec chaque client. Outre la mise en ligne d’un site internet, cette proximité requiert aussi une présence sur les réseaux sociaux.

Les SMS, les appels téléphoniques et les campagnes e-mailing sont également autant de canaux de communication exploitables à l’heure de la relation client digitalisée. Cliquez ici pour découvrir en quoi consiste une campagne e-mailing.

Le Big Data : Une solution pour mieux répondre aux attentes des clients

L’expression anglophone « Big Data » signifie littéralement grosses données. Encore traduite par méga données ou données massives, elle désigne un ensemble très volumineux de ressources d’information numérique.

En marketing, les données massives sont collectées sur chaque client connecté. Ces données client sont récoltées à travers :

  • Les réseaux sociaux ;
  • Les sites web visités ;
  • Les applications mobiles utilisées ;
  • Les objets connectés.

Les informations qu’il est possible de collecter sur un client grâce au Big Data sont entre autres :

  • Ses coordonnées géographiques ;
  • Son carnet d’adresses ;
  • Ses loisirs favoris ;
  • Ses habitudes de consommation ;
  • Les sujets de ses échanges sur les réseaux sociaux.

Ainsi, le traitement des données numériques permet d’améliorer la qualité de la relation client grâce à une meilleure connaissance du client. L’entreprise peut ainsi proposer des services et produits adaptés aux envies et aux besoins spécifiques de chaque client et l’accompagner efficacement au quotidien.

Les logiciels de gestion de la relation avec la clientèle

Grâce au numérique, plusieurs logiciels de gestion de la relation avec les clients sont intégrés au mode de fonctionnement du service client. En addition à la gestion de la relation avec la clientèle, ils sont utiles au pilotage des activités commerciales.

Généralement appelés outils CRM, ils permettent également de collecter, de concentrer et de traiter les données clients pour améliorer les résultats des actions marketing.

Clouderial

Clouderial est un ensemble d’applications dotées de plusieurs fonctionnalités de gestion permettant d’automatiser des tâches en entreprise. Ce logiciel de gestion complet et gratuit est une excellente solution pour les entrepreneurs indépendants, les TPE, ainsi que les PME.

Axonaut

Axonaut est un logiciel payant qui permet d’optimiser la gestion commerciale et la relation avec la clientèle. Il sert également à gérer une grande partie des processus en entreprise tout en proposant des statistiques détaillées et des options de paiement en ligne.

Sellsy, Cirrus Shield, et Blue Note Systems CRM sont d’autres exemples de solutions de gestion de la relation client dont les fonctionnalités variées permettent à chaque entreprise d’atteindre ses objectifs.

Comment gérer les fausses rumeurs en entreprise ?

Confused business woman staring at scribble on blackboard

Les rumeurs circulent à la vitesse de l’éclair dans l’entreprise, surtout les bonnes. Les mauvaises ont tendance à être dissimulées au chef d’entreprise qui parfois les découvrent quand elles ont pris de l’ampleur. Le véritable problème reste de savoir comment gérer les fausses rumeurs en entreprise, celles qui peuvent notamment nuire à votre image de marque ou votre crédibilité et rapidement démotiver les équipes. 

Ne pas faire semblant de ne pas l’entendre.

Il ne sert à rien de faire semblant d’ignorer les rumeurs. A défaut de réaction, vous risquez vite laisser planer le doute sur le fait qu’elles sont fondées et de créer un sentiment de panique inutile si par exemple la rumeur court que l’entreprise va licencier ou que les services vont être réorganisés ou que l’entreprise va délocaliser…

Il faut savoir que ce genre de rumeur est dû à l’inquiétude des salariés qui sont soit influencés par le contexte, sot influencés par leur réalité personnelle. Il vous d’abord admettre que cette rumeur s’est répandue sans que vous vous en soyez rendu compte. Vous pouvez rapidement rassurer vos collaborateurs sur le fait que vous en avez connaissance par une phrase du type « J’ai entendu ce qui se dit » et les conduire à en parler. N’hésitez pas à en parler même à ceux qui ne l’auraient pas entendu qui pourraient ainsi rapidement comprendre qu’elle n’est pas fondée surtout si vous le dites avec le sourire et une expression du visage sereine.

Feignez que cela ne vous atteint pas.

Pour rassurer rien de tel que de ne pas vous mettre en colère et de chercher le ou les colporteurs. Vous ne devez pas montrer que la rumeur vous bouleverse sinon vous risquez de confirmer sa véracité sans le vouloir par votre comportement, comme on aurait par exemple caché une information qui apparaît au grand jour. Souriez comme à votre habitude pour montrer que tout va bien et que la rumeur est infondée. Vous devez rester calme car les gens observent vos réactions. Qu’elle soit fondée ou infondée, la meilleure réaction reste de maîtriser vos émotions.  

Si on vous en parle 

Chaque personne qui vous parle d’une rumeur va chercher à en vérifier sa véracité. Mieux vaut ne pas vous taire et préparer des réponses qui rassurent comme : « Ceci n’est qu’une rumeur. Nous n’avons aucune intention de licencier, nous n’avons pas l’intention de réorganiser, nous n’avons pas envisagé de délocaliser… ».  Vous êtes celui qui connaît le mieux votre entreprise et donc qui connaissez les évolutions à venir et votre interlocuteur le sait. Il ne s’agit pas d’être sur la défensive, répondez calmement et rassurez et trouvez les arguments pertinents. 

Vérifiez ce qui pourrait faire penser que la rumeur est vraie

Pour pouvoir arrêter une rumeur, il faut comprendre sur quoi elle est fondée. Les rumeurs restent en général basées sur des faits crédibles et des preuves qui existent. Certaines affirmations comme le « ils sont toujours ensemble, il y a donc anguille sous roche », ont bon train et vous devez vérifier ce qui les alimente, par exemple si vous mangez toujours avec la même personne. C’est souvent notre comportement qui fait qu’une rumeur se propage et qu’elle prend du corps. Vous devez donc faire en sorte que la source qui alimente la rumeur disparaisse de préférence. La première source de la rumeur reste souvent nous-mêmes sans nous en soyons conscient. 

Prouvez qu’elle est fausse si besoin

Si vous sentez que la rumeur va trop loin, il est temps de passer au stade 2 et de démontrer qu’elle est fausse. N’hésitez pas à réunir vos managers par exemple et à leur faire un bilan de la situation de l’entreprise. Vous devez dans ce cas avoir des preuves ou arguments qui invalident de préférence la rumeur. N’hésitez pas à produire des documents qui prouvent que celle-ci est erronée et y mettre un terme. Bien évidemment vos relations devraient se baser sur la confiance mais il faut parfois savoir faire preuve de transparence, si besoin est, pour ne perdre personne en route. 

Envoyez un email à vos collaborateurs

Si vous voulez que tout le monde apprenne la vérité, rien ne vous empêche d’informer vos collaborateurs que vous avez conscience qu’une rumeur circule et que vous allez faire le point avec vos équipes qui leurs retransmettront les points clés. En admettant la rumeur vous réduisez sa puissance. Ceux qui la propagent le font souvent par égo et pour donner l’impression qu’ils détiennent des informations que les autres n’ont pas. Si tout le monde est au courant leur rôle s’arrête ici. 

Rencontrez la source de la rumeur

Il se peut que vous arriviez à identifier la source de la rumeur. Dans ce cas, il est temps de la rencontrer. Cette rumeur, elle ne l’a peut-être pas répandue intentionnellement et a pu interpréter une donnée. N’hésitez pas à être courtois et à demander à la personne pourquoi la rumeur court. Vous devez lui faire intégrer que certaines informations mal transmises peuvent nuire à l’entreprise et qu’il lui faudra à l’avenir peut-être en parler avec les bonnes personnes ou de faire attention aux déformations. Il se peut que vous soyez déjà en conflit avec la personne, il vous faudra alors lui dire calmement que « répandre de fausses rumeurs n’est pas le meilleur moyen de résoudre votre conflit. ». N’hésitez pas à vous faire accompagner de vos managers si besoin. Vous devez dans tous les cas rester calme. 

Changer oui, mais ne pas oublier les indicateurs de résultats

Un des aspects souvent négligés par les dirigeants lors des processus de changements restent les résultats. Pourtant ceux-ci ont une importance capitale et doivent être définis en amont. Zoom sur les indicateurs de résultats à mettre en place.

Les résultats à court terme : un fondamental !

Il s’agit d’un des points fondamentaux lorsque vous mettez le changement en place. Au-delà de vous donner des indicateurs de performance, ils vous permettent avant tout de motiver les équipes et ne sont pas à négliger. Vos collaborateurs peuvent ainsi constater rapidement les résultats de leurs actions et se fixer des challenges. Ils n’ont pas l’impression d’être seulement des rouages mais que leurs actions ont un véritable impact. Il s’agit donc de bien communiquer afin de booster le moral des équipes qui peuvent avoir eu besoin en amont de se former et qui peuvent attendre les premiers résultats avec impatience. La mise en place d’indicateurs à ce niveau permet également en général d’alimenter les niveaux suivants et ils ne sont donc pas à négliger car à défaut vous pourriez avoir à rechercher à nouveau une donnée que vous pourriez « industrialiser » et qui pourrait faire perdre du temps par la suite.

Les désirables : une nécessité

Quand on parle de changement, celui-ci doit être désiré. Si vos résultats peuvent être financiers, il en existe d’autres qui sont désirables. Si vous êtes dans une association pour l’illettrisme par exemple, cela peut être le nombre de personnes accompagnées et qui savent désormais lire. De manière globale les entreprises ont quasi toutes un impact direct ou indirect quel que soit le secteur. Il y a bien entendu des exceptions mais en cherchant, il est en général facile de constater un effet positif, tout simplement car si l’on utilise votre produit/service c’est qu’il présente en général un intérêt.

Les longs termes pour suivre les conséquences

Les résultats à long terme s’inspirent souvent des résultats à court terme ou en sont souvent la résultante. Ils peuvent parfois être complètement différents mais les actions à court terme entraînent généralement un effet à long terme. D’ailleurs certaines entreprises n’hésitent pas à mettre le % de réalisation de l’objectif final en fonction des objectifs intermédiaires remplis. Cela demande une certaine organisation et de bien comprendre en quoi certains objectifs influent sur les résultats globaux de l’entreprise. Il s’agit donc d’un exercice difficile et il vous faudra peut-être du temps pour le maîtriser.

La reconnaissance des parties prenantes

C’est ici le plus évident mais pourtant qui fait souvent l’objet d’oubli. Vos collaborateurs se sont impliqués dans le changement et y ont peut-être mis beaucoup d’énergie. Certains ont d’ailleurs contribué fortement à ce que le changement réussisse alors qu’il intervient souvent dans un contexte difficile. La mise en avant de vos collaborateurs les plus méritants, la reconnaissance par le salaire ou tout simplement un merci n’est pas à oublier quand vient le succès. Chacun fait partie intégrante du succès et l’oublier reste le meilleur moyen que vos collaborateurs ne se réinvestissent pas si l’occasion se représente. La reconnaissance, outre le fait qu’elle vous permettra de récompenser ceux qui le méritent, participe d’ailleurs à la mise en place d’une culture de changement. Dans les entreprises classées dans le palmarès Great Place To Work, on peut constater que celle-ci est un facteur majeur de cohésion. 

L’innovation au cœur des modes de livraison

Aujourd’hui dans ce monde bouleversé des idées sont recherchées tout azimut pour répondre aux nouveaux besoins ou pour les devancer. La crise aura eu cet effet salutaire d’avoir développé le fait de vouloir anticiper les catastrophes même si le tsunami de 2011 nous avait fait gouter les conséquences désastreuses. Focus sur quelques nouveaux modes de livraison.

Le souhait d’un mode de livraison plus écologique.

Labatut Group et Sogaris s’associent en faveur d’une logistique urbaine propre dans le Grand Paris

L’écologie et la préservation de l’environnement sont  en effet devenues en quelques années, des préoccupations ancrées dans les mœurs de millions d’individus, qui souhaitent aujourd’hui se tourner vers de nouvelles alternatives plus vertes. Selon une étude menée en janvier 2020 par Generix Group et l’Institut du Commerce, 73 % des Français se déclarent prêts à attendre leur commande plus longtemps si elle leur parvient grâce à un mode de livraison écologique.

De nouvelles tendances

La livraison tendance «  green  » semble s’installer progressivement dans le paysage notamment dans l’espace urbain et est promise à un bel avenir. Se définissant comme un mode de livraison qui recourt à des véhicules propres et non polluants comme le vélo, la trottinette ou les voitures électriques, elle allie rapidité, efficacité et lutte contre la pollution atmosphérique et sonore. Ce nouveau type de livraison a l’avantage pour les entreprises spécialisées dans ce secteur de diminuer les déplacements inutiles, d’optimiser les trajets grâce à un ciblage précis, d’améliorer l’organisation et de limiter le plus possible le risque de vol par le biais de la livraison en main propre.

Pôle distribution urbaine écologique de Labatut Group, Vert Chez vous propose des solutions de distribution verte dans les grandes villes comme Paris, Lyon ou Bordeaux grâce à un parc de vélos et de véhicules 100 % respectueux de l’environnement, marchant uniquement à l’électricité et au gaz naturel réalisant des livraisons de tout type (du colis en passant par la palette ou le canapé) dans l’espace urbain. La start-up Stuart, filiale de la Poste, spécialisée dans la livraison de colis express pour les commerçants et les e-commerces, veut aussi révolutionner le transport de marchandises en ville en mettant à disposition un réseau de coursiers ayant pour objectif une remise en main propre en moins de 30 minutes.

Des nouveautés ?

Quant à Cocolis, une jeune pousse tricolore, elle a mis en place une plateforme collaborative qui se pose en alternative à la livraison traditionnelle, permettant à des particuliers, commerçants et plateformes de e-commerce de faire transporter leurs colis par des conducteurs qui peuvent les placer dans leur véhicule et se rendre à la même destination. «  Ce covoiturage de colis  » à la fois économique, avec des frais d’expédition jusqu’à 80 % moins élevés que chez des transporteurs classiques, et sécurisé a notamment séduit la Redoute, qui a décidé de l’intégrer à son site de vente de produits de seconde main baptisé « La Reboucle ».

Les livraisons par drones à l’assaut du monde.

Le futur concept de livraison d'Amazon : le projet “Prime Air“ – Économie  numérique

Une révolution

Il y a encore une décennie, personne n’aurait pu imaginer qu’une simple petite machine volante serait capable de transporter un colis et de le délivrer en peu de temps dans le jardin ou sur le balcon d’un consommateur. Reste que cette idée est possible depuis que le géant Amazon a eu la volonté de livrer ses clients du monde entier via un réseau de drones. Depuis, les tests grandeur nature se sont multipliés partout dans le monde et de nombreuses entreprises comme le transporteur allemand DHL, l’américain UPS, la Poste ou encore la firme multinationale Google ont déployé leur projet de livraison par drones. Une procédure à grande échelle n’est pour le moment pas possible.

Des freins

En effet, certains facteurs empêchent la livraison par drones de se généraliser : la question de l’autonomie de la batterie est souvent abordée, puisqu’elle ne saurait pas encore capable de délivrer des colis sans que cela entraîne une baisse de la charge transportable. Ce qui stoppe son développement, ce sont aussi les lois en vigueur concernant la sécurité de l’espace aérien, le survol des drones autonomes étant interdit dans de nombreux pays dont la France et dans plusieurs capitales urbaines comme Paris.

Seuls quelques chanceux comme   la firme Amazon aux États-Unis et la compagnie chinoise de commerce en ligne, JB, ont reçu l’aval de leurs autorités pour déployer une flotte de drones autonomes de livraison. Le modèle de l’entreprise américaine prénommée « Prime Air » serait d’ailleurs capable de livrer des colis dans un rayon de 25km à une vitesse de 90km/h. Cependant, la Poste n’abandonne pas son ambition et réfléchit à la mise en place d’options réservées à la livraison de zones difficiles d’accès par drone : elle a notamment ouvert en 2016 et en 2019 des lignes commerciales dans le Var et l’Isère pour desservir des villages de montagne isolé. 

D’autres solutions technologiques se développent.

Le MIT crée un système de navigation pour aider les robots de livraison à  mieux trouver les portes d'entrée

Si l’industrie de la livraison s’enthousiasme sur les drones, elle réfléchit à la mise en œuvre d’alternatives technologiques comme les robots terrestres ou les voitures autonomes. Starship Technologies, basée à San Francisco, qui développe de petits véhicules de livraisons, s’est décidé en mars 2020 à mettre en place ses premiers essais grandeur nature de son robot livreur terrestre à Greenwich, un quartier de Londres.

Doté de capteurs, d’une caméra et d’un guidage GPS, le robot peut éviter les moindres obstacles de jour comme de nuit dans un rayon de 4 km tandis que le consommateur peut suivre en temps réel le parcours de celui-ci sur une application. Capable de transporter des charges beaucoup plus lourdes qu’un drone volant, soit environ vingt kilos, il serait capable de réaliser sa course en moins de trente minutes et à destination, la personne n’a simplement qu’à sortir son smartphone pour déverrouiller le contenu et le récupérer.

Quel bilan aujourd’hui ?

Depuis, il a réalisé des livraisons sur plus de vingt sites autour du monde, passant de 500 000 livraisons réalisées en juin 2020 à 1 million de livraisons en janvier 2021. L’invention séduit puisque la firme a levé 17 millions de dollars, le mois dernier, auprès de nouveaux investisseurs comme TDK Ventures et Goodyear Ventures. Quant à sa consœur Nuro, elle a obtenu en février 2020 l’accord des autorités réglementaires américaines pour exploiter son propre véhicule de livraison autonome, devenant la première entreprise à obtenir le feu vert en Californie pour des tests en situation réelle.

Petite voiture à l’aspect futuriste baptisé « R2 », elle ne dispose ni de volant ni de sièges, mesure 1,3 mètre de large pour 2,7 mètres de long et 1,9 mètre de haut tout en disposant de deux compartiments capables d’emporter plus de 190 kg de courses. Roulant à 40km/h, le véhicule est, selon la jeune pousse, idéal pour « livrer sur de courtes distances des biens de consommation, des denrées alimentaires et des repas chauds. ». Avec la pandémie mondiale, les véhicules autonomes de l’entreprise américaine Pony.ai qui servent en premier lieu de robots taxis se sont reconvertis en livreurs de colis pour l’occasion.

En association avec la plateforme E-commerce Yamibuy, ils ont livré des courses durant le premier confinement à des particuliers ainsi que des repas aux résidents bénéficiaires d’un hébergement d’urgence dans la ville de Fremont. Cette initiative est l’occasion pour la firme de tester un nouveau service et peut être de l’installer définitivement dans son système étant donné que c’est la première fois qu’elle déploie ses véhicules autonomes pour réaliser des livraisons de biens.