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La stratégie, passer du statique au dynamique

La stratégie d’une entreprise, avec cette crise sanitaire, qui a remis en cause tous les paramètres aussi bien nationaux qu’internationaux, demande de posséder de bonnes pratiques pour ne pas échouer sur la banquise mais au contraire pérenniser l’entreprise. Focus sur des fondamentaux.

Business plan : ses apports

Le business plan n’est pas qu’un outil pour faire joli ou seulement utile pour trouver des fonds. S’il reste fondamental pour les négociations entre l’entrepreneur et ses futurs investisseurs c’est parce qu’il leur permet d’évaluer les perspectives de l’entreprise ainsi que ses chances de réussite mais il s’avère indispensable à bien des niveaux. Il permet de poser à plat l’ensemble des données de l’entreprise et de prendre en compte l’environnement dans lequel elle évolue. Au-delà de cet apport, il permet d’élaborer la stratégie, de vérifier que la trésorerie tiendra le choc ou encore que les marges sont suffisantes pour générer du profit. Le Business plan a de multiples utilités même s’il reste souvent critiqué pour son absence de réalisme face aux diverses circonstances. Il permet avant tout de prendre de la hauteur, chose difficile pour les entrepreneurs souvent plongés dans l’opérationnel.

Business plan, toujours en révolution permanente

Qui a dit que le business plan était une œuvre d’art qui prenait de la valeur avec le temps, surtout si on n’y touchait pas et qu’on le gardait dans un tiroir. La conjoncture actuelle nous a montré que les business plan préparés minutieusement se sont retrouvés pour un certain nombre d’entre eux remis en question par le vent fou de la crise sanitaire.

Il faut bien constater que les paramètres changent à chaque instant, même en dehors des crises et donc l’entrepreneur se doit d’apporter constamment des ajustements au business plan afin qu’il lui serve de référence pour diriger son entreprise. Lors de la création d’entreprise ou d’un nouveau projet, la mise en place du business plan ou du plan de développement constitue une étape incontournable et d’ailleurs les entrepreneurs y consacrent un temps parfois chronophage. Ce document détaille toutes les informations afférentes aux activités de l’entreprise, notamment en matière financière, matérielle et humaine et demeure donc indispensable pour assurer le suivi de l’évolution de l’entreprise.

L’étude du marché : un œil sur la concurrence


La santé du marché peut évoluer et les circonstances actuelles nous le prouvent. Certains profitent de la crise pour trouver de nouvelles opportunités et profiter de la disparition de leurs concurrents quand d’autres cherchent un moyen de maintenir en vie leur entreprise en raison de rupture de stocks par exemple ou de la pénurie de matières premières. Mais grâce à l’étude de marché, vous pouvez déceler de nouvelles opportunités.

Le marché, toujours source de surprises


Un jour au top, le mois suivant à la traîne… rien n’est moins sûr que l’état d’un marché. S’il est possible de faire des prévisions, un événement peut vite venir chambouler les chiffres. Il suffit ainsi qu’un concurrent sérieux entre sur votre marché ou, à l’inverse, que les clients se prennent subitement d’intérêt pour votre produit, et toutes les prévisions de l’étude de marché sont à revoir. Si vous souhaitez prendre des décisions stratégiques pour l’avenir de votre entreprise, il est indispensable de vous baser sur des données justes du marché et donc actualisées. Une bonne connaissance du marché est cruciale pour pouvoir faire les bons choix concernant le développement de l’entreprise.

10 conseils pour s’exprimer en public

10 conseils pour s'exprimer en public

Le développement des webinaires avec le confinement a obligé de nombreux collaborateurs à devoir s’exprimer lors de  réunions en visioconférences. S’exprimer en public représente une nécessité dont l’impact ne doit pas être sous-estimé. Que ce soit pour exposer un projet ou convaincre vos interlocuteurs, que ce soit pour présenter l’avancement de vos tâches, les difficultés rencontrées, les opportunités… vous vous devez de maîtriser parfaitement cet exercice. Comment faire pour mieux s’exprimer en public ?

Choisir un sujet familier

Le premier conseil à prendre en compte consiste à parler au sein d’un environnement favorable. Cela implique de vous exprimer sur un sujet que vous maîtrisez parfaitement, votre société par exemple. Ainsi, il vous sera plus facile de parler sur le ton de la conversation et d’obtenir la connivence du public.

Préparer votre intervention

Bien répéter son intervention vous mettra en confiance au moment de parler. Commencez par lire votre intervention seul, puis devant des proches pour repérer les points à améliorer. Vous verrez alors quels éléments de langage supprimer, notamment des mots de remplissage tels que « donc » ou « voilà ».

Connaître le public

Pour progresser, cherchez à connaître le public visé avant de vous exprimer. Savoir à qui vous vous adressez, quels sont les goûts de vos consommateurs, leurs attentes, vous permettra de vous sentir plus à l’aise devant votre cible.

Connaître ou préparer l’environnement

Dans le cas d’une conférence en présentiel, repérez le lieu où vous devez vous exprimer. Cette précaution permet d’appréhender l’évènement, de se familiariser avec la salle et de ne pas se sentir dans un endroit étranger lors de la prise de parole.

Dans le cas d’une prise de parole en distanciel, préparez votre lieu et faites disparaître les objets liés à votre intimité, fermez vos placards… étudiez la luminosité…

Rester positif

Ne vous laissez pas gagner par vos émotions. Il est conseillé d’apparaître détendu lors de votre arrivée et de chercher à entamer, avant votre intervention, un début de conversation avec le public. Transformez votre nervosité en enthousiasme vous sera d’une grande aide par la suite.

Visualiser sa prestation

En cherchant à imaginer la manière dont se déroulera votre intervention, vous diminuerez progressivement le stress que celle-ci peut représenter à vos yeux. En vous représentant mentalement une assemblée à l’écoute de vos paroles, vous augmenterez votre confiance dans vos capacités d’orateur ce qui aura un impact positif sur votre prestation.

Imaginer un accueil chaleureux

Il est important de penser que vous ferez face à un public bienveillant à votre égard, les personnes présentes n’étant pas là pour vous nuire. Garder à l’esprit que les gens qui vous entourent ne vous jugent pas mais vous écoutent avec attention constitue un point important qui facilitera votre progression.

Ne pas révéler votre nervosité

Vous ne devez à aucun moment chercher à vous excuser de votre nervosité. Celle-ci, bien que réelle, n’est pas toujours perçue par le public. Au contraire, vous excuser serait leur suggérer un a priori négatif quant à votre prestation.

Se concentrer sur le message

Il est crucial de ne pas vous éparpiller au moment de votre prise de parole. Concentrez-vous sur le message de votre discours, les idées que vous souhaitez faire passer. Un sujet qui compte pour vous accaparera votre attention et diminuera votre stress.

Engranger de l’expérience

Ne négligez jamais la pratique ! Pour améliorer vos prises de parole publiques, le meilleur moyen reste encore de multiplier les expériences. Vous gagnerez en assurance, et la qualité de vos interventions s’en ressentira.

Marché automobile : dernières actualités

Le marché automobile s’est trouvé fort impacté par la crise sanitaire avec la pénurie de composants électroniques. Il est aussi face à la demande de plus en plus pressante de respecter les contraintes écologiques. Il doit sans cesse se pencher sur des solutions alternatives. Focus sur le marché automobile.

Le marché automobile français impacté par la pénurie de composants électroniques

Le marché automobile français est resté sous son niveau d’avant la crise liée à la pandémie de Covid-19 l’an dernier et à la pénurie mondiale de composants électroniques. La reprise se fait encore attendre pour le marché automobile français. Selon des données publiées samedi, le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) a comptabilisé seulement 140.428 immatriculations de voitures neuves en avril, contre 188.195 il y a deux ans. Sur les quatre premiers mois de l’année, le marché français des voitures particulières accuse une baisse de 21,48% par rapport à la même période de 2019, avec 592.219 nouvelles immatriculations. Les semi-conducteurs comme les puces électroniques sont omniprésents dans les voitures, entre le moteur, l’ABS, les airbags, l’aide au stationnement, le tableau de bord… et donc certaines entreprises ont dû fermer leurs usines pendant trois semaines.

ASKA : une voiture volante promise pour 2026 et déjà disponible en précommande

L’ASKA, la voiture volante signée par la start-up californienne NFT. Elle vient d’annoncer que sa voiture volante devrait prendre la route et le ciel dès 2026. En prévision du lancement de l’ASKA, la société NFT a ouvert les précommandes pour les particuliers qui souhaiteraient prendre part au projet, mais également faire partie des premiers à conduire ce type d’appareil. Il faudra débourser 5.000 dollars pour réserver sa voiture volante. Un dépôt important qui représente en réalité moins de 0,6 % du prix de vente total de la voiture à son lancement. Il est en effet question que l’ASKA se vende pour la coquette somme de 789.000 dollars lors de sa commercialisation en 2026. Cette somme comprend le véhicule, des actions de l’entreprise, une formation de pilote, une personnalisation intérieure et extérieure de la voiture, ainsi qu’une plate d’immatriculation personnalisée. Bref c’est loin d’être à la portée de toutes les bourses.

L’étiquetage des pneumatiques évolue le 1er mai. L’objectif est de faciliter la compréhension des informations par les consommateurs.

A compter du 1er mai, L’étiquetage des pneumatiques évolue afin d’être plus compréhensible pour les consommateurs. Parmi les principaux changements, deux nouveaux critères permettent de connaître le niveau d’adhérence du pneu sur la neige et sur la glace 

Le leader mondial de la fabrication de pneumatiques, Michelin, s’est engagé à ne produire que des pneus composés exclusivement composés de matériaux durables d’ici à l’année 2050.  » Grâce à de la biomasse issue de déchets végétaux (bois, écorces de riz, feuilles et tiges de maïs), 4,2 millions de tonnes de copeaux de bois pourraient être intégrés dans les pneus Michelin chaque année « , souligne le groupe, qui travaille à cette solution avec les sociétés Axens et IFP Energies Nouvelles. Un autre composant du caoutchouc synthétique, le styrène, peut être produit à partir d’emballages ou de panneaux isolants. Michelin a établi un partenariat avec la société canadienne Pyrowave, qui travaille sur ce procédé et doit lancer un démonstrateur en France d’ici 2023.

L’Union européenne envisage une alliance entre industriels dans les semi-conducteurs

L’Union européenne réfléchit à former une alliance entre plusieurs industriels européens dans le cadre d’une stratégie visant à multiplier par deux sa production d’ici à 2030 pour représenter au moins 20% de la production mondiale en valeur. STMicroelectronics, NXP, Infineon et ASML seraient les entreprises susceptibles de s’intéresser à ce projet.

Face à la pénurie, qui impacte particulièrement l’industrie automobile, la dépendance de l’Union européenne vis-à-vis des acteurs étrangers devient complexe. Ainsi, cette alliance pourrait s’envisager dans le cadre d’un programme paneuropéen connu sous le nom d’IPCEI pour « Important Projects of Common European Interest ». Les IPCEI permettent aux Etats d’injecter des fonds et aux entreprises de collaborer plus facilement. L’UE est dépendante d’autres pays que ce soit en termes de technologie ou de capacité de production et veut donc retrouver sa liberté. Les discussions sont en cours et aucune décision finale n’est prise. 

Entrepreneurs, avez-vous fait ces erreurs ?

Entrepreneurs

Les erreurs proviennent souvent de l’oubli, de remettre au lendemain et d’oublier ou bien d’une méconnaissance… Bref, elles demandent d’abord d’avoir en tête les bonnes pratiques et avoir au placard ses idées reçues. Entrepreneurs, avez-vous fait ces erreurs ? Voici quelques conseils.

Avez-vous rencontré votre banquier sans business plan

Vous voulez rencontrer votre banquer pour lui demander une facilité de paiement, un crédit et vous allez le voir les mains dans les poches sans votre business plan 100% stratégique. Un banquier son ADN ce sont les chiffres et donc votre business plan montre votre vision du long terme avec des objectifs pour le court terme et va le rassurer.

Avez-vous oublié les dates de DSN ou déclaration sociale nominative

La déclaration sociale nominative remplace et simplifie la majorité de vos déclarations sociales en automatisant leur transmission à partir des données de paie. Disponible sur net-entreprises.fr, elle est obligatoire pour toutes les entreprises depuis janvier 2017. Les données transmises dans la DSN mensuelle sont le reflet de la situation d’un salarié au moment où la paie a été réalisée. En complément, elle relate les évènements survenus (maladie, maternité, changement d’un élément du contrat de travail, fin de contrat de travail…) dans le mois ayant eu un impact sur la paie.  Vous devez les avoir remplies pour les dates suivantes et elles sont impératives :

Exigibilité au 5Exigibilité au 15
5 janvier 202115 janvier 2021
5 février 202115 février 2021
5 mars 202115 mars 2021
6 avril 202115 avril 2021
5 mai 202117 mai 2021
7 juin 202115 juin 2021
5 juillet 202115 juillet 2021
5 août 202116 août 2021
6 septembre 202115 septembre 2021
5 octobre 202115 octobre 2021
5 novembre 202115 novembre 2021
6 décembre 202115 décembre 2021

N’oubliez pas de vous protéger des cyberattaques

Non, cela n’arrive pas qu’aux autres. Par conséquent, vous devez être vigilant. Mettez en place des procédures renforcées, des formations internes et les derniers logiciels qui permettent de limiter les arnaques qui arrivent de l’extérieur de l’entreprise comme la fraude au président, de faux ordres de paiement, une modification des coordonnées fournisseurs, un cyber attaque ou la réception d’un virus….

N’oubliez jamais d’informer en interne avant de communiquer à l’externe

Il existe en France des obligations réglementaires acquises et ne pas en tenir compte amènera le non seulement des conflits mais aussi la perte de confiance des salariés.  C’est pourquoi, respectez les usages et règles : formalisation des moments d’échanges entre les parties prenantes de votre entreprise : dirigeants, actionnaires, salariés, représentants du personnel, fournisseurs, clients….

N’oubliez pas de remettre en question votre management

A partir de onze salariés, il convient d’associer les représentants du personnel aux décisions comme l’organisation d’un process de production, la réorganisation d’un service, la prévention des risques. Par conséquent, ne faites pas semblant de ne pas le savoir, cela pourrait vous coûter cher. 

N’oubliez pas de déléguer

Non, vous n’êtes pas indispensable partout et tout le temps. Ce n’est pas au dirigeant de tout faire. En fait, Il fixe des priorités et délègue en prenant soin de définir le rôle et les missions de chacun. S’il délègue, il pourra se consacrer à des tâches à valeur ajoutée pour le développement de l’entreprise. Par exemple, la construction d’un nouveau projet d’entreprise peut se faire avec les salariés comme la définition des valeurs de l’entreprise.

N’oubliez pas de proposer toujours et encore des innovations

Se distinguer de ses concurrents en cherchant toujours de nouvelles opportunités est la clef pour ne pas être dépassé par ses concurrents.

Innover passe-t-il forcément par l’utilisation de la technologie ?

Innover passe-t-il forcément par l'utilisation de la technologie ?

La technologie est aujourd’hui dans tous nos lieux de vie courants. Au bureau comme à la maison, nous sommes entourés d’écrans que ce soit celui d’un ordinateur ou d’une télévision. Ainsi, tous nos objets sont connectés, du téléphone bien évidemment en passant bientôt par nos montres et nos réfrigérateurs. La technologie est partout et nulle part à la fois et nous devons apprendre à vivre avec. L’innovation entrepreneuriale est-elle nécessairement corrélée avec l’utilisation de la technologie dans notre société actuelle et dans le monde des affaires que nous connaissons ?

L’innovation n’est pas indissociable de la technologie. 

Être innovant, c’est mettre ces idées en œuvre. Or ces idées, elles peuvent provenir de notre réflexion. Elles peuvent  être un nouveau processus opérationnel qui réduit les coûts ou rendent  la livraison optimale ; une nouvelle façon de travailler avec des partenaires. En réalité, l’innovation est un état d’esprit, une culture. C’est une approche qui relie les idées  aux objectifs de l’entreprise. Cependant, elle doit être imbriquée dans l’organisation quotidienne de l’entreprise. Cet état d’esprit peut  venir des salariés c’est pourquoi les boites à idées sont souvent une source d’innovation qui est souvent lié d’abord à l’humain.

Innover sans la technologie : une possibilité encore d’actualité ?

En toute évidence, les entreprises d’aujourd’hui sont dans l’obligation de faire face à l’utilisation des nouvelles technologies, à leur apprentissage et leur maîtrise. Même dans les secteurs que l’on pourrait penser les plus éloignés de la technologie, tout se passe aujourd’hui derrière un écran et un clavier, devant un téléphone relié à Internet ou avec une tablette tactile dans les mains. Il devient de plus en plus compliqué de faire sans et cela, tous les entrepreneurs du monde entier l’ont bien compris.

Cependant, et c’est là tout le cœur de notre questionnement, il demeure évident que toutes les entreprises cherchent à innover en permanence, afin de développer des produits ou des services nouveaux et toujours en lien avec les attentes des clients, mais surtout pour tenter d’obtenir un avantage concurrentiel certain même sur une durée courte. Et sans l’outil formidable qu’est Internet, sans les Smartphones et les tablettes, sans les ordinateurs, est-ce que cette course à l’innovation demeure toujours réalisable ?

L’innovation 2.0 : un passage obligé

Il paraît aujourd’hui presque impossible pour les entreprises de France mais également du reste du monde de penser l’innovation sans son côté technologique, sans l’optimiser pour tous les outils formidables qui nous entourent et ne cessent de se développer. L’innovation entrepreneuriale va aujourd’hui de pair avec l’utilisation d’un smartphone, avec la géolocalisation sur tablette ou avec la consultation d’un site Internet sur un ordinateur. Il est devenu difficile pour une entreprise de penser un produit ou un service sans dimension connectée, sans sa dimension technologique.

Il suffit de prendre un exemple que nous connaissons tous : Uber Pop. Que des particuliers puissent conduire leur propre véhicule pour réaliser des courses et transporter des personnes d’un point A à un point B, en soi l’innovation est simple. Mais que serait Uber Pop sans l’application sur smartphone ? Comment aurait-il pu être possible de rendre ce service accessible sans avoir recours à l’utilisation d’un téléphone connecté ? Cet exemple illustre à merveille le propos de ce second paragraphe : la technologie est aujourd’hui si développée qu’elle est un facteur classique de l’innovation entrepreneuriale. Toutes les entreprises sont dans l’obligation de prendre en compte ce facteur sous peine de ne pas pouvoir profiter d’une capacité de développement de leur produit ou de leur service.

Ce propos reste tout de même à nuancer : certains secteurs d’activité et certains métiers résistent encore et toujours à l’envahisseur technologique. Les travaux manuels comme la boulangerie, les prestations de réparation de voiture ou autres sont des fonctions qu’il est encore et toujours possible d’exercer sans avoir une maîtrise certaine de l’outil technologique.

La remise en cause dans l’ADN de l’entrepreneur ?

La remise en cause dans l’ADN de l’entrepreneur ?

Se remettre en cause dans l’ADN de l’entrepreneur est souvent difficile car dans l’inconscient, il existe le désir de stabilité et parfois cet adage « un tien vaut mieux que tu l’auras » qui vous englue dans les attachements à l’immobilisme. Un entrepreneur doit développer une capacité à se remettre lui et ses projets constamment en question et c’est cette capacité qui le conduit à innover et à mener son entreprise toujours vers des horizons nouveaux.

Se remettre en cause pour s’adapter aux réalités

Le créateur d’entreprise apprend dès les prémices de son entreprise à se remettre en question car sa progression est faite de remises en question par les structures qui l’accompagnent : incubateurs, tuteurs, établissements bancaires, partenaires industriels ou commerciaux mais aussi par les besoins des clients potentiels.

Cette phase de création s’apparente à un parcours de remises en question permanente qui va forger le futur dirigeant. L’entrepreneur va se rendre compte qu’il y a loin du rêve à la pratique et que rien ne se passe comme prévu ! Il va saisir qu’il vit dans un monde en évolution constante et que son projet d’aujourd’hui peut être remis en cause demain par une innovation ou un concurrent qui le double.

Savoir remettre en cause des choix devenus inopportuns et d’être capable d’adapter avec sagesse son attitude et sa posture avec ses différents partenaires fait partie intégrante à sa capacité à devenir un dirigeant. S’adapter au marché, s’adapter aux dernières législations, s’adapter à la mondialisation, s’adapter à l’environnement…Cette liste non exhaustive révèle simplement que l’entrepreneur ne peut réussir qu’en étant constamment en phase avec son environnement en constante évolution.

Remettre en cause le monde qui l’entoure

L’entrepreneur scrute le monde qui l’entoure pour y trouver ce qu’il pourrait le transformer ou ce qu’il pourrait apporter comme valeur ajoutée. Il regarde aussi ce que font les autres innovateurs mais sa difficulté se trouve lorsque l’idée qu’il a mis en place fonctionne et la remettre en question devient difficile et pourtant il doit rester en veille et alerte pour ne pas se retrouver dans l’impasse car en général il est devenu le chef d’orchestre d’une entreprise avec ses collaborateurs qui dépendent de sa capacité stratégique.

Ce qui est intéressant chez les entrepreneurs c’est que quel que soit leur projet et le secteur dans lequel ils évoluent, ils visent tous à une échelle plus ou moins grande à modifier l’ordre établi, à apporter quelque chose de neuf, à changer une petite voire une grande part du monde ! Les exemples sont nombreux : Edison…

L’entrepreneur a dans ses gènes l’action ! Il cherche à concrétiser ses idées quel qu’en soit le prix ! Il y met toute sa passion et toute son énergie et lui donne la capacité de travailler dans n’importe quel lieu (le garage par exemple !). Confrontés aux contraintes et à l’immobilisme de la plupart de ceux qui l’entourent, il se caractérise par son agilité à contourner les obstacles pour arriver à son but.

Il a l’art de la remise en question permanente. Il anticipe souvent le monde de demain ! Mais surtout, Il se remet en cause en permanence pour s’adapter et réussir. La tête dans les nuages mais les pieds bien sur terre !

Pourquoi est-il important de définir un processus commercial ?

Pourquoi est-il important de définir un processus commercial ?

La vente au feeling est une utopie. Certes, il existe des jours où la chance nous permet de déjouer tous les pronostics. Mais être entrepreneur c’est avant tout appliquer une stratégie qui lui permette de surmonter tous les obstacles. Le processus commercial est une boussole pour tout entrepreneur. Il s’agit d’établir un plan d’actions successives que vous aurez à franchir pour pouvoir vendre votre produit dans les meilleures conditions. Si nombre de personnes pensent que la vente est une activité intuitive et se réalise grâce  au feeling, les processus commerciaux modernes suivent des procédures rigides liées aux systèmes de CRM et des logiciels d’automatisation en marketing qui utilisent les informations issues du Cloud et aident les entrepreneurs à prendre des décisions stratégiques.

Quatre étapes sont cruciales et déterminantes dans le cheminement du processus commercial.

Connaître le marché

Vos commerciaux doivent maîtriser l’offre produits et services afin de pouvoir cerner la tendance du marché par rapport au produit que vous voulez vendre ? Est-ce que c’est un produit très recherché ou bien en trouve-t-on à tous les coins de la ville ? En répondant à ces questions, et à bien d’autres, vous aurez une idée précise de l’environnement commercial, ainsi que des différents aspects de la concurrence. Les prospections vous aideront à mieux connaître et à cibler les clients, ce qui vous permettra de personnaliser leurs besoins.

Etablir un contact avec le client : une étape cruciale du processus

L’objectif pour tout entrepreneur est de comprendre quels sont les leviers qui peuvent déclencher une vente. Pour ce faire, le vendeur doit parler avec le client et tenter d’identifier si le client a vraiment besoin du produit ou du service, si le client comprend la valeur de cette solution pour lui ou pour son entreprise, si le client a un budget prévu pour cette solution, si le client est la personne qui décide de l’achat ou a un accès direct au responsable. Il s’agit ici de choisir la meilleure approche pour que le client vous confie spontanément ses aspirations et ses besoins.

Ne lésinez pas sur les moyens mis à votre disposition pour l’écouter et lui faire exprimer ses exigences : par le biais du téléphone, dans son environnement professionnel, familial… Votre principal allié à cette étape, c’est la rapidité, pour que le client ne veuille pas aller faire de comparaison chez le concurrent, mais également pour qu’il s’engage dans une relation durable susceptible de vous mener vers la conclusion d’un accord.

Soumettre une offre adéquate et à valeur ajoutée

Maintenant que vous connaissez le client et ses exigences, vous allez pouvoir une solution personnalisée. Mais attention, ne vous cantonnez pas à une banale offre de prix, ajoutez ce petit plus qui séduit à coup sûr : plusieurs options pour une même offre, la formule « deux en un », un service après-vente efficace, des promotions périodiques, un plan de financement.

La conclusion de la vente demande suivi et rigueur

Établir un plan relationnel avec les clients est primordial ! À titre d’exemple : vous pouvez remercier le client d’avoir choisi votre produit après la confirmation de la commande. À cette étape, vous formaliserez avec lui l’accord sur lequel vous vous êtes entendu (la date, les conditions de livraison, et éventuellement, les clauses particulières.) La signature du bon de commande engagera le client, mais déclenchera également toute une chaîne du processus : production, stockage de matériel, transport sur lequel vous exercerez un suivi afin que le produit acheté soit livré en temps et en heure et que le service soit de qualité.

L’assurance familiale : un indispensable

Lorsqu’on est entrepreneur, il faut souvent envisager les pires situations y compris son décès ou son incapacité potentielle. Pour éviter que nos proches se retrouvent en difficultés, il existe des solutions qui servent à protéger nos proches en cas d’imprévus. Zoom sur quelques-unes d’entre elles. 

Les contrats d’assurance décès

L’assurance décès permet avant tout de pallier les difficultés financières à la suite du décès d’un proche. L’assuré, dont le contrat n’est pas à terme, prévoit grâce à celui-ci de verser un capital ou une rente à un bénéficiaire qu’il peut désigner. Ces contrats d’assurance famille peuvent être souscrits soit à titre individuel, soit par l’intermédiaire d’une entreprise. La durée peut être limitée dans le temps ou bien s’étendre sur toute la vie.

Elle peut être augmentée de garanties supplémentaires comme celle qui couvre le risque d’accident et qui est susceptible de doubler ou tripler dans certaines situations prévues en amont ou qui permettent, si vous avez par exemple des enfants qui n’ont pas encore fini leurs études, qu’ils les poursuivent grâce à une garantie particulière.

L’incapacité et l’invalidité 

Souvent les contrats d’assurance décès possèdent des clauses permettant d’augmenter les garanties en cas d’incapacité de travail ou d’invalidité. Il s’agit alors de percevoir une indemnité journalière, d’un capital ou d’une rente suivant les cas. Les cotisations sont alors généralement suspendues, ce qui permet à la famille de pouvoir garder son niveau de vie malgré l’évènement. La reconnaissance de l’incapacité peut souvent être mise en place, dans un délai très court, après 3 jours d’arrêt de travail en cas d’accident et après 2 semaines en cas de maladie. Les accidents de la vie courante sont si nombreux qu’il est difficile de tous les citer mais ils mettent souvent les personnes dans l’incapacité d’assumer leur travail. Il est également possible d’envisager des aides en cas d’hospitalisation consécutive à un accident comme des services d’une aide-ménagère ou de livraison de médicament, voire un soutien en cas reconversion professionnelle nécessaire.

Les contrats obsèques

On ne veut pas y songer mais les funérailles ou leur organisation coûtent chères. En plus des sommes qui peuvent être perçues pour pallier le décès, il est possible de souscrire à une assurance qui prenne en compte l’événement. Il s’agit d’un versement d’un capital à une personne désignée qui supprime la charge des obsèques. 

L’assurance l’homme clé de son entreprise 

L’homme clé de l’entreprise est souvent le dirigeant de la société. Il peut également s’agir d’un collaborateur de l’entreprise qui est essentiel à son bon fonctionnement. Il se démarque par des connaissances et compétences difficiles à remplacer. En cas d’accident, d’absence ou de décès, sa présence peut affecter grandement le chiffre d’affaires et mettre en cause la pérennité de l’entreprise. 

Sa valeur reste souvent difficile à évaluer a priori mais peut être calculée lors de la souscription de l’assurance. Elle se base généralement sur la contribution au chiffre d’affaires et est définie lors de la signature du contrat. 

Plusieurs typologies de sommes peuvent être versées qui vont de l’indemnité sous forme de capital décès ou d’indemnités journalières aux ayant droit mais qui peuvent surtout combler les pertes financières dues à l’absence de l’homme clé. D’autres services peuvent être demandés comme l’aide au recrutement d’un nouveau collaborateur ou encore des prestations de type conseil. 

L’étude de marché, un incontournable ?

L’étude de marché

En 2019, nombre d’entrepreneurs avaient préparé minutieusement leur étude de marché et la crise sanitaire a remis en question toutes leurs prévisions. Mais pourtant, pour certains entrepreneurs si leur étude de marché avait été approfondie, il n’aurait pas éviter la prise de risques en pensant que cela n’arrive qu’aux autres.  L’étude de marché, considéré par certains porteurs de projets comme une étape trop chronophage à un moment où d’autres priorités sont en jeu préfèrent la négliger. Comment faire pour la réaliser sans investir trop de temps ?

Les apports de l’étude de marché sur un entreprise en création sont tangibles. Or, par manque de temps, de moyens et des tenants et des aboutissants d’une étude de marché, les créateurs en font l’impasse.

Quelques points essentiels pour investir dans son étude de marché à bon escient

Anticiper et donc à prévoir les risques

L’étude de marché n’est pas un passage obligé mais elle permet de cerner l’environnement, le marché, et donc de faire les judicieux choix et surtout ne pas partir d’idées reçues et de n’occulter aucun des aspects

Constater l’opportunité de l’idée

En se posant les questions par exemple mais aussi en y répondant avec rigueur : Qui sont mes clients ?

  • Quels sont les besoins de mes clients ?
  • Comment vivent-ils ?
  • Où ont-ils l’habitude d’acheter ?
  • Quelle est la taille de mon marché ?
  • Qui sont mes concurrents ?
  • Est-ce que ma concurrence répond déjà totalement à ce besoin ?
  • Est-ce que j’ai un avantage concurrentiel REEL par rapport à mes concurrents
  • Est-ce que le marché est saturé ou peut-il accueillir un nouvel entrant ?
  • L’évolution du marché me permet-elle d’envisager mon projet à long terme ?

La réponse à ces questions vous permettra de bien cerner qui sont ces clients potentiels qui peuvent devenir consommateurs de vos produits ou services : sans une bonne connaissance de vos clients, vous ne posséderez pas les éléments indispensables pour les convaincre de faire confiance à votre entreprise.
Mais aussi avoir une excellente connaissance de vos concurrents (directs et indirects) vous permet de ne pas faire des argumentaires par rapport à vos concurrents sur le marché et à vous démarquer. Alors prenez le temps de regarder avec rigueur leurs offres, leurs prix et leurs techniques commerciales.

Evaluer le chiffre d’affaires potentiel mais sous contrôle

Difficile de rester réaliste dans ce domaine sans avoir au préalable étudié les opportunités et risques inhérents au marché abordé. Estimer le chiffre d’affaires d’une entreprise sur plusieurs années est difficile dans ce monde en pleine évolution. L’étude approfondie du marché, des clients et concurrents vous servira de base pour effectuer vos calculs prévisionnels.
L’étude de marché a pour principal objectif de réduire les risques d’échec, en vous permettant de prendre les mesures adéquates pour vous implanter avec succès sur votre marché. L’étude de marché offre de nombreux points d’ancrage comme:

  • vérifier l’opportunité commerciale
  • évaluer son chiffre d’affaires prévisionnel,
  • effectuer les choix pertinents pour la réussite du projet,
  • crédibiliser sa démarche auprès des partenaires et des banques.

N’oubliez jamais que le plus important, c’est le client. Le client doit être au centre des préoccupations du créateur quand il fait son étude de marché. Ainsi, il ne s’agit pas véritablement de répondre à la question : « est-ce que je suis le meilleur ? » mais plutôt « est-ce que mon produit va intéresser mon client ? »

L’entrepreneuriat social, en quelques mots ?

L’entrepreneuriat social

Les entreprises sont au cœur de la vie des citoyens. Elles ont un rôle important à assumer au sein de la société et ont l’opportunité d’éveiller les consciences et d’influencer pour que chacun adopte de nouveaux comportements.

L’entrepreneuriat sociétal consiste à créer une activité économique en liant les valeurs du Développement Durable aux entreprises c’est-à-dire à la Responsabilité Sociétale des Entreprises. L’objectif est de créer une entreprise dont les produits et/ou les services répondent à des besoins sociaux et/ou environnementaux en créant de la valeur ajoutée et des emplois, non délocalisables.

Pour la 7e année consécutive, OpinionWay a mené pour Ashoka une enquête inédite sur la perception de l’entrepreneuriat social en France. Cette enquête dévoile la perception des entrepreneures (48%) et entrepreneurs sociaux (52%) et du grand public quant à la capacité des entreprises sociales à répondre aux problèmes sociétaux.

Il ressort de cette étude que le lien entre inventer de nouveaux modèles économiques, réconcilier impact social et rentabilité économique conduit les acteurs de l’entrepreneuriat social à innover dans leurs modèles économiques pour qu’ils deviennent crédibles et porteurs d’espoir dans l’avenir. Ce Baromètre met en exergue l’importance pour les structures de l’économie sociale et solidaire d’impliquer l’ensemble des acteurs pour créer un modèle qui s’avèrera fructueux dans l’avenir.

Les enjeux climatiques au cœur des préoccupations

Pour la première fois depuis 2010, le changement climatique arrive en tête des préoccupations. En effet, 70% des entrepreneurs sociaux et 38% du grand public identifient le climat comme étant un défi majeur duquel s’occuper en priorité. Trois ans après la COP 21, ces chiffres témoignent d’une prise de conscience réelle de l’urgence des enjeux climatiques.

Or, derrière le défi de la COP 21 pour contenir le réchauffement global de la planète, se pose la question essentielle de revoir les manières d’exploiter les matières premières, de produire, de transformer, de consommer, de travailler et de redistribuer. Il est donc indispensable  de créer des innovations en faveur du développement durable qui permettent de résoudre ce défi.

Les entrepreneurs sont concernés par les grandes préoccupations autour de la question du climat car il s’agit d’un enjeu majeur d’un avenir proche. La lutte contre le réchauffement climatique passe par une prise de conscience au niveau des entreprises dont les activités sont polluantes. Adopter une transparence dans le domaine de l’écologie devient pour les entreprises une quasi-nécessité, l’impact des activités humaines sur l’environnement ne pouvant plus être sous-estimé. Aujourd’hui, les entreprises qui concourent à limiter les émissions de carbone et à favoriser la biodiversité sont à même d’influer positivement sur les habitudes des consommateurs, et de participer à une prise de conscience qui sera bénéfique pour tous.

L’entrepreneuriat et le défi

Les entrepreneurs peuvent aider à inculquer à la jeunesse le goût de la création, de la prise de risques et de l’investissement personnel. La culture entrepreneuriale peut dans sa mission d’éducation enseigner aux étudiants la responsabilisation, la confiance en leurs idées et l’abnégation pour mener à bien un projet. Intégrée aux programmes d’enseignement, l’entreprise pourrait ainsi devenir vecteur de justice sociale et d’économie équitable.

L’entreprise sociale est aujourd’hui un modèle d’organisation qui a le vent en poupe, et répond aux nouvelles problématiques nées de la crise financière. Les entrepreneurs qui mettent au centre de leur projet l’utilité collective, la gouvernance participative et une ambition affirmée de progrès plus que de profit se révèlent être des précurseurs d’une économie solidaire à même de rendre la société meilleure. Par leur approche pratique des problèmes et les solutions proposées sur le terrain, les chefs d’entreprises semblent donc susceptibles non seulement d’éveiller les consciences, mais aussi de forger les bases de la société de demain.