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Le management à la cool est-il fait pour vous ?

management à la cool

Le management moderne a fait ses preuves et connaît, aujourd’hui, un succès de plus en plus retentissant. Il fait la une des magazines et les nombreux succès des entreprises qui les utilisent donnent envie de s’y mettre et de remettre en cause sa manière de fonctionner afin de développer en même temps productivité et bien-être. Cependant, ce type de management à la cool est très loin de s’adapter à tout le monde et certains traits de caractère peuvent vite le rendre totalement inefficace.

Être flexible avant tout

Quand on parle de management à la cool, cela implique souvent une certaine flexibilité sur les horaires mais également sur le lieu de travail de vos salariés. Si vous êtes du genre rigide et à tout contrôler, cela risque fort de ne pas vous convenir. Bien entendu, cela n’excuse pas les retards aux réunions ou événements programmés mais le management à la cool donne une certaine liberté aux salariés en échange de leur responsabilisation. Si vous êtes du genre à regarder les heures d’arrivée et de départ ou encore à vérifier la présence ou non d’un salarié à son poste de travail, le management à la cool ne s’applique pas à votre conception de l’organisation. En réalité, il s’applique peu aux métiers industriels mais davantage à certains métiers du tertiaire ou au poste occupé qui nécessite une présence régulière. 

Un management d’objectifs plus que de moyens

Les patrons sont nombreux à vouloir que leurs salariés produisent et donnent le maximum d’eux-mêmes. Certains ne supportent pas de voir que le salarié vaque à diverses occupations, s’amusent ou se détendent même s’ils restent plus tard pour effectuer leur travail. Si c’est votre cas, le management à la cool n’est pas fait pour vous car là aussi il implique de laisser son salarié libre. C’est parce qu’il ressent cette liberté que celui-ci va donner le meilleur de lui-même peut-être quand vous ne serez pas là. Il adapte généralement sa manière de travailler à son ressenti. 

Si vous souhaitez fonctionner ainsi, il s’agit de juger la performance davantage sur les objectifs que sur ce que fait votre salarié toute la journée. De toute façon, il faut se rendre à l’évidence : à moins de vous comporter comme Big Brother et de traquer votre salarié, vous ne savez pas ce qu’il fait derrière son ordinateur. Vous gagnerez du temps à occuper le poste de surveillant que vous pourriez investir ailleurs et cesser de vous demander ce qu’ils font vous évitera bien du stress. Si vous restez un maniaque du contrôle, oubliez le management à la cool. 

La confiance avant tout

Le management à la cool est un management qui repose avant tout sur la confiance et la responsabilisation de chaque individu. Vous ne pouvez l’appliquer si vous ne pouvez accorder votre confiance à vos collaborateurs. Il s’agit de les laisser prendre en autonomie, ce qui accélère les processus mais qui implique un certain niveau de délégation et de confiance.

Vous ne contrôlez pas tout et il faut être capable de prendre le risque de laisser des décisions qui vous appartiennent jusque-là à vos salariés. Si vous les cantonnez à un rôle d’exécutant, ce type de management ne vous convient pas non plus car pour développer leur plein potentiel, vous devez leur faire confiance et leur montrer afin qu’ils s’approprient les projets. La motivation découle de cette confiance que vous leur portez donc oubliez le management à la cool si vous n’êtes pas capable de véritablement déléguer. Bien entendu, vous pouvez garder certaines zones de décisions. 

Vous devez être empathique

Le management à la cool implique que vous soyez capable de vous transposer à la place de la personne en face de vous et de comprendre ses décisions et ses choix mais également les contraintes dans lesquelles il évolue. Vous devez être empathique dans ce style de management et pouvoir comprendre votre collaborateur. N’oubliez pas que vous avez un point de vue qui est conditionné par votre position et les informations dont vous disposez.

Vous n’auriez peut-être pas pris les mêmes décisions à leur place … mais vous n’êtes justement pas à leur place. Le management à la cool implique de la compréhension et de la bienveillance. Vous devez profondément vouloir le bonheur de vos collaborateurs et ne pas tout penser en termes de productivité si vous voulez qu’il fonctionne. Si vous n’en êtes pas capable, il n’est également pas fait pour vous. Dans ce type de management, vous ne fonctionnez pas avec la peur que vous inspirez mais par le respect que vous portez et que l’on vous porte. Votre personnalité doit donner envie qu’on travaille pour vous. 

Être capable de viser un objectif et de mettre du sens

Quand vous mettez en place le management à la cool, il ne suffit pas de se dire que la rémunération implique du travail : vous devez profondément mettre du sens au travail de chacun et que l’entreprise devienne une mission désirable pour chacun. C’est cet objectif final qui va transporter les salariés et les impliquer. Si vous ne savez pas motiver les troupes autrement que par le salaire, vous ne pourrez donner la pleine puissance à ce management.

Il faut comprendre que l’ensemble des collaborateurs doit vouloir que l’entreprise se développe, non pas seulement pour le chiffre d’affaires, mais pour une mission qui va bien au-delà. C’est pour accomplir celle-ci qu’ils donneront le meilleur d’eux-mêmes. Si vous êtes incapable de partager cette vision et de faire en sorte que chacun prenne les responsabilités plus que vous ne les donnez inutile de vous y lancer. Gardez en mémoire que ce n’est pas les responsabilités que vous accordez qui doivent faire la valeur de votre collaborateur mais sa motivation. 

Attention certains collaborateurs aussi ne peuvent pas s’adapter

Il faut bien considérer que le management à la cool ne s’applique pas à tout le monde loin de là ! Certains salariés ont en horreur le fait d’être responsabilisé et une peur viscérale à être autonome. Le management à la cool s’applique en général à des personnes qui désirent une certaine liberté et autonomie. Certains souhaitent être fortement encadrés et ne pas avoir de responsabilités et vous ne pourrez l’appliquer avec eux. Ils risquent fort de se sentir perdus et considérer votre absence de contrôle comme du laxisme.

Le management à la cool est donc aussi une affaire de recrutement. Ainsi, il implique un certain état d’esprit dans l’équipe et qu’il n’y ait pas ou peu de divisions. Tout le monde doit avancer dans le même sens et à défaut vous risquez fort d’avoir une ambiance délétère notamment si vous recrutez des profils qui cherchent à diviser et qui aiment les oppositions patron-salariat.  Cherchez des personnes avant tout qui espèrent construire un avenir meilleur pour l’ensemble des collaborateurs voire plus. 

Congés annuels et entreprise : que faut-il savoir ?

Congés annuels et entreprise : que faut-il savoir ?

Tout salarié jouit en moyenne de près de 25 jours ouvrables de congés payés dans l’année. En principe, l’employé fixe ses congés en fonction de ses besoins et désirs, sauf si l’un des autres salariés de la société ou les contraintes du service s’y opposent ou que la prise de ses congés annuels peut nuire au bon fonctionnement de l’entreprise. 

L’employeur peut sur le principe décider, après consultation des délégués du personnel et du comité d’entreprise, de la fermeture de la société durant la période de congés annuels payés. Il se peut que certains salariés récemment embauchés ne profitent pas des droits aux congés sur une durée équivalente à la période de fermeture. En compensation, ces derniers pourront profiter, en accord avec la volonté de l’employeur, d’indemnités de chômage technique.

Qui cela concerne ?

En général, tous les salariés, y compris les apprentis, ont droit aux congés payés annuels. Peu importe leur type de contrat ou leurs horaires de travail. Les employés profitant d’un congé extraordinaire (maladie, raisons familiales, congé d’accueil, maternité, accompagnement d’une personne en fin de vie, formation individuelle…) profitent aussi du congé annuel de l’entreprise. Le salarié à temps partiel, incluant le congé parental à temps partiel, profite du congé annuel. Il est calculé proportionnellement à la durée hebdomadaire de travail.

Les congés imposés par l’entreprise

Pour cause de fermeture de la société ou en raison d’une diminution de son volume d’activité sur une période donnée, le chef d’entreprise peut imposer à ses salariés des congés payés, à un moment précis de l’année. Définie au préalable par la convention collective, cette prise de congés reste applicable à l’entreprise. Par manque de précisions sur celle-ci, le dirigeant la fixera, en conformité avec les usages. Dans le respect des conventions d’entreprise, l’employeur doit porter à la connaissance des salariés les dates de fermeture et de reprise de l’entreprise.

Ordre des départs en congés

Faute de règles prescrites par les usages ou la convention collective, il appartient à l’employeur de fixer l’ordre des départs en congés. Dans ce cas, le dirigeant doit le communiquer à tous les salariés avant le départ prévu, et ce un mois à l’avance. Aussi, l’ordre doit être affiché et accessible dans les locaux de l’entreprise. Dans le cadre d’une éventuelle modification de l’ordre de départ prévu initialement, l’employeur doit adresser une lettre aux salariés. Cependant, sa réception doit avoir lieu au moins un mois avant la date de congés. Dans le cas de circonstances exceptionnelles, ce délai peut être inférieur à un mois.

Obligations légales et congés non pris

En toutes circonstances, le chef d’entreprise ne peut pas priver son salarié de congés payés. Par conséquent, l’employé est dans l’obligation de les prendre afin de ne pas les perdre. Il est important de noter qu’une rémunération chez un autre employeur, durant la période de congé est strictement interdite. Dans le cadre de congés non pris, le salarié peut toujours continuer à travailler dans l’entreprise. Il empochera ainsi sa rémunération habituelle, sans aucune indemnité en compensation. À cet effet, les jours de congé inutilisés, ne peuvent être ajournés sur l’année suivante et sont perdus irrémédiablement.

Les 7 bonnes raisons de fêter les dates anniversaires

Les 7 bonnes raisons de fêter les dates anniversaires

Quand on parle d’anniversaires d’entreprise on n’entend pas là uniquement celui de la société mais l’ensemble des dates qu’elle peut fêter.  Le moins qu’on puisse dire c’est qu’elles sont nombreuses : jour de naissance d’un de vos salariés, date anniversaire de l’entrée dans l’entreprise, signature d’un contrat, promotions… Mais pourquoi donc les fêter au juste ?

1/ Récompenser vos salariés

C’est bien la première raison qui peut vous pousser à fêter un anniversaire : montrer à vos salariés qu’ils comptent pour vous en mettant en œuvre des moyens afin qu’ils puissent organiser leur anniversaire au sein ou non de l’entreprise. Fêter l’anniversaire de vos collaborateurs ou leur entrée dans votre société représente une marque de reconnaissance qui peut s’avérer parfois plus efficace qu’une augmentation. Cette pratique vous permet de montrer à chacun qu’il est important pour l’entreprise en tant que personne. Ils appartiennent à la firme et se sentent ainsi reconnus. La délicatesse devrait faire partie de l’ADN de toute entreprise. Plus difficile à mettre en place lorsque l’entreprise grandit, cette pratique reste, toutefois, possible en regroupant les anniversaires ou en les déléguant aux différents business unit.

2/ Vous détendre et renforcer les liens

Les anniversaires sont l’occasion, pour vous, de vous détendre, déjà parce que vous profitez vous-même de la soirée. Mais il faut bien se l’avouer : Quoi de mieux que de voir des visages heureux de passer une soirée conviviale organisée par votre entreprise ? Bonus supplémentaire : si vous souhaitez vous rapprocher de vos collaborateurs et mieux les connaître, l’occasion s’y prête et vous pourrez découvrir des personnalités qui ne s’expriment pas forcément de la même manière que lorsqu’ils travaillent. Il s’agit également d’un moment particulier dans lequel l’échange pourra s’avérer plus franc et direct et où vous pourrez entretenir une relation directe avec des collaborateurs qui n’osent pas, en règle générale, faire le premier pas et viendront spontanément vous dire un mot. Pour peu que vous soyez empli d’empathie, le dialogue se nouera facilement et ils partageront peut-être avec vous leurs idées innovantes.

3/ Fidéliser vos clients

Si vous pouvez convier vos clients, notamment ceux avec qui vous avez une relation privilégiée, à vos anniversaires d’entreprise, vous pouvez également les fidéliser en leur proposant de fêter la date anniversaire de votre contrat. Un simple repas peut également constituer une idée judicieuse. Si vous les invitez à vos anniversaires d’entreprise et qu’ils décident de venir, ce sera, pour vous, l’occasion de nouer des liens plus forts notamment car vous les rencontrerez dans un contexte convivial. Il se pourrait bien qu’au cours de la soirée vous découvriez des points communs, des passe-temps identiques et que vous ayez, au-delà de votre univers professionnel, l’envie de poursuivre des rencontres placées sous le signe de vos passions réciproques.

4/ Booster vos ventes

Fêter son anniversaire d’entreprise peut aussi être l’occasion de revoir les clients que vous n’avez pas vus depuis longtemps. Vous pourrez échanger avec eux sur de nouvelles opportunités et leur présenter, rapidement, vos nouvelles activités. N’oubliez, toutefois, pas qu’il s’agit d’un instant de fête et que vous ne devrez pas y passer trop de temps, quitte à proposer de le faire ultérieurement. Cela peut également être l’occasion d’inviter certains prospects qui sont, habituellement, assez réfractaires à vous rencontrer et qui pourraient être tentés de venir pour l’occasion. Si c’est l’anniversaire du contrat que vous fêtez, se rappeler au bon souvenir de votre client constitue déjà une bonne raison. Et les clients sont comme vous, ils recherchent des occasions pour développer leur business et donc faire connaître leurs produits ou leurs services.

5/ Faire parler de vous

Fêter l’anniversaire de son entreprise notamment demeure une bonne occasion pour inviter les différents journalistes, spécialisés dans votre secteur ou non, et qui pourraient parler de votre société. Même si votre entreprise commence à faire valoir un brin de notoriété, ils ne vous connaissent sûrement pas tous. Ce type d’événement constitue toujours une bonne manière de se rappeler à leur souvenir lorsqu’ils écriront un article qui pourrait vous concerner. Il s’agit d’ailleurs d’une pratique courante des grands groupes qui n’hésitent pas à les inviter notamment pour les anniversaires clés comme les 5 ans, 10 ans, 20 ans et plus de leur firme. Il faudra pour cela leur adresser un communiqué alléchant mais il faudra que l’évènement soit à la hauteur de leur appétit de journalistes pour qu’ils aient envie de rédiger un article.

6/ Valoriser votre entreprise

Vous réussissez et vous voulez le faire savoir ? Quoi de plus simple que de le montrer lors d’un anniversaire ? Il reste un moment ostensible de réussite puisqu’une entreprise qui a les moyens de fêter son anniversaire semble toujours dégager un signe de bonne santé, particulièrement car il s’agit des budgets qui ne sont pas « nécessaires » au fonctionnement de l’activité. Les grands groupes n’hésitent d’ailleurs pas à y mettre des moyens conséquents : DJ, traiteur de luxe, location d’hôtel étoilé, pièce de théâtre…mais y ajoutent le plus souvent une mise en scène pour satisfaire aussi bien leurs salariés que leurs invités.

7/ Favoriser le recrutement

Les générations actuelles ne cherchent plus nécessairement à travailler au sein d’un grand groupe mais privilégient leur confort et bien-être, quitte à postuler chez une petite entreprise inconnue du grand public. Percevoir les salariés de telle ou telle société heureux, en partie du fait des événements qu’elle organise, donne envie de postuler en son sein. S’il semble être, au départ, un détail, fêter les anniversaires peut, parfois, faire la différence entre vous et l’un de vos concurrents du point de vue des candidats. Un atout pour tenter d’attirer les meilleurs talents.

La paresse intelligente pour augmenter sa productivité

La paresse intelligente pour augmenter sa productivité

On a tous connu quelqu’un dans notre vie qui a parfaitement réussi sans être travailleur pour autant. C’est cette personne qui a toujours fait le juste nécessaire et qui a réussi la prouesse de passer l’intégralité de sa scolarité avec des notes flottant de quelques dixièmes au-dessus de la moyenne. Chaque année tout le monde pensait « cette fois, c’est fini, il avait juste 10 l’année dernière il ne pourra pas nous refaire le coup cette année ». Et pourtant si, il réussissait tous les ans à s’adapter à la difficulté sans trop en faire…

Pour les chefs d’entreprise paresseux, la donne est quelque peu différente et la difficulté autrement plus importante. Pourtant il y a quelques clés qui font qu’il est possible de faire prospérer son business tout en restant paresseux.

Les raisons pour lesquelles les paresseux réussissent 

Les personnes paresseuses font preuve d’une ingéniosité souvent remarquable, lorsque vous leur donnez une tâche, elles trouvent toujours la façon la plus simple et la moins fatigante de l’effectuer. Cela pousse à penser davantage, à faire travailler son esprit pour trouver la manière optimale de réaliser les tâches. Leur logique pour réussir n’est pas de travailler plus dur mais simplement plus intelligemment. Par contre être paresseux n’est absolument pas lié au manque d’ambition. Vous pouvez très bien lancer votre entreprise mais rester fidèle à votre nature sur ce point. Aussi, ils ont tendance à utiliser la puissance des autres en fonction de leurs compétences. Les gens paresseux prennent l’habitude d’identifier les forces et faiblesses des autres et sont souvent d’excellents coordinateurs. 

Choisir le meilleur moment pour travailler

Sachant que vous avez déjà du mal à vous mettre au travail, si vous choisissez le mauvais moment pour « fournir votre effort » vous courrez à la catastrophe. Il est inutile de vous attaquer à un dossier chaud le matin tôt lorsque l’énergie vous fait défaut ou encore en veillant tard le soir.

Si votre objectif est d’être le plus productif possible pour réaliser un maximum de tâches en un minimum de temps, privilégiez la fin de matinée pour travailler sur les dossiers les plus exigeants. C’est le moment le plus propice à la réflexion et à la concentration. Pour les autres tâches importantes que vous devez effectuer, privilégiez la fin d’après-midi, vers 16h, lorsque vous avez souvent un pic d’attention. Toutes les tâches répétitives ou ne nécessitant pas d’être concentré peuvent être réalisées aux autres moments de la journée.

Tirer avantage des « temps morts »

Utiliser tous les temps morts présents dans votre planning peut vous permettre d’avancer et donc d’avoir moins de travail pour plus tard. Ces moments sont nombreux (embouteillages, attente chez le médecin, pour un rendez-vous…) et vous n’avez souvent rien d’autre de plus réjouissant à faire donc l’occasion est idéale pour avancer. En faisant cela vous augmentez d’autant les périodes où vous pourrez réellement vous la couler douce et vous adonnez à d’autres activités. Les petites tâches que vous pouvez effectuer pendant ces périodes sont nombreuses : actualisation de votre agenda, lecture de rapports, de dossiers…

Cultiver son réseau

Si vous êtes paresseux, votre réseau est indispensable. Vous devez vous constituer le réseau le plus large possible de personnes sur qui vous pouvez vraiment compter. Plus ce groupe de « connaissances proches » sera large et plus il vous sera facile de trouver des gens pour vous aider quand vous en aurez besoin (ou que vous n’avez pas trouvé la force de commencer à travailler à temps et êtes juste au niveau des délais). Le tout étant simplement de ne pas solliciter trop souvent les mêmes personnes, ce qui ne devrait pas être le cas si vous avez un groupe suffisamment large. Rien ne sert pour autant de miser sur la quantité en ajoutant tout le monde sur Facebook ou Linkedin, vous devez connaître suffisamment ces personnes.

Pour avoir du succès tout en restant paresseux il vous faudra forcément ruser et user de stratagèmes peu glorieux et surtout savoir déléguer. Pour obtenir de l’aide de la part d’autres entrepreneurs de votre « groupe », il faut aussi que votre entreprise leur apporte de l’aide, que l’échange aille dans les deux sens. Souvent il vous est possible de faire cela sans efforts, par exemple en leur conseillant le nom de bonnes entreprises avec qui vous travaillez…

Apprendre à déléguer

Soyez un maître dans l’art de déléguer, il s’agit de trouver les employés auxquels vous pouvez faire confiance, et désigner la bonne personne pour chaque tâche. Tout bon manager le sait. En contrepartie vous perdez et abandonnez une partie du contrôle que vous possédiez sur la réalisation de la tâche. Cela prend du temps mais si vous êtes efficace vous aurez à terme plus de temps pour penser à la stratégie de l’entreprise, ou…. pour faire la sieste.

Se concentrer sur les 20% des tâches les plus importantes

En tant qu’entrepreneur paresseux, si vous ne vous focalisez pas sur les tâches les plus importantes, vos chances de réussite sont presque nulles. La loi de Pareto nous apprend que 20% des tâches sont suffisantes pour atteindre 80% des résultats, ou encore que 80% des effets sont le produit de 20% des causes, une aubaine pour vous ! Il faut donc identifier ces 20% de tâches les plus importantes et se concentrer sur celles-ci. Pour cela faites une liste de toutes les tâches que vous effectuez et notez celles qui semblent superflues. Vous pouvez passer rapidement sur les 80% restantes ou en abandonner une partie.

Attention cependant, si vous ne voulez pas forcer votre nature et rester paresseux vous devez faire preuve d’une très grande confiance en vous et d’une sérénité infaillible. Dans ces conditions vous serez forcément amené à travailler dans l’urgence, dans des délais très réduits. La tactique peut s’avérer payante mais pas sûr que vous mettiez toutes les chances de votre côté en faisant cela…

Et si on faisait venir les animaux au travail ?

Il est courant de penser que les animaux de compagnie n’ont rien à faire sur le lieu de travail. Même si le phénomène reste minoritaire, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à permettre aux salariés de venir en compagnie de leurs compagnons. Les études scientifiques prouvent d’ailleurs les bienfaits d’une telle pratique.

Les animaux c’est bon pour la santé

Vous souhaitez diminuer le nombre d’arrêts maladies ? Sachez que la présence des animaux de compagnie diminue le risque de développer une maladie cardio-vasculaire mais pas seulement. Si on pourrait penser que c’est parce que la présence de son compagnon permet d’éviter de stresser pour lui quand vous êtes absent, ce sont tous les salariés qui sont impactés par leur présence. Ils ne font pas que s’occuper des animaux, ils libèrent des endorphines lorsqu’ils caressent un chat ou un chien. Ces derniers développent également nos défenses immunitaires et réduisent le risque d’allergie et d’asthme chez l’enfant. Ils aideraient même à guérir des cas extrêmes. La zoothérapie fait d’ailleurs de plus en plus parler d’elle. 

Leur présence calme et sociabilise

La tension peut être à son paroxysme au boulot. La présence d’animaux rassure et apaise. Vous diminuez ainsi la pression intrinsèque au travail. Ils favorisent la vie sociale et font l’objet de discussion. Les animaux sont très bons pour les interactions sociales et aideront vos salariés à communiquer entre eux et ils auront au pire un sujet de discussion. Ils diminuent fortement le risque de dépression. En conséquence, ils permettent de traverser une passe difficile dans l’entreprise comme par exemple lorsque vous venez d’avoir un client fortement mécontent en ligne. Sans compter que la présence d’animaux met de la vie et un peu de couleur dans l’entreprise. 

Il peut s’agit d’un argument de poids pour recruter

Vous cherchez à vous démarquer et à attirer des talents ? Sachez que permettre à vos collaborateurs de ramener leurs petites bêtes peut vite se révéler un facteur de différenciation. Ils n’auront plus à laisser leur compagnon seul toute la journée ou à s’organiser pour qu’il fasse sa promenade si le collaborateur doit rester tard à une réunion. Surtout, la plupart des propriétaires considèrent que l’idéal est de faire sortir leurs animaux trois fois par jour, ce qui est rarement possible si vous vous déplacez au travail. Vous pouvez ainsi obtenir un capital sympathie auprès des candidats. Vous montrez ainsi votre ouverture d’esprit, votre tolérance et le fait que votre entreprise est différente des autres. 

Des exemples de sociétés qui le font

On pourrait penser que la présence des animaux de compagnie demeure le privilège de certaines petites entreprises. La multinationale suisse Nestlé a cependant mis cela en place et accepte les animaux de compagnie de ses employés. Ils peuvent venir toute la journée avec les chats et les chiens. Vous ne pouvez cependant le mettre en place si vous travaillez dans une administration et dans l’alimentaire. Cette possibilité est courante dans des pays comme les Etats-Unis et la pratique a même son trophée. 

Oui mais comment le mettre en place ?

Cela peut paraître évident mais il y a quand même des règles à respecter pour que tout se passe bien. La plupart sont des questions de bon sens comme le fait que l’animal doit être propre, ne pas aboyer à tout va et encore moins être agressif. Il s’agit également si vous avez de nombreux collaborateurs de prendre l’avis de vos salariés pour connaître ceux qui sont pour, ceux qui sont contre ou encore ceux que cela indiffère ou tout simplement connaître le nombre d’animaux.  

Dans le cas d’un bilan positif, tout une série de règles doivent être respectées comme par exemple le fait qu’ils ne puissent pas accéder aux sanitaires ou encore à la cuisine. Il sera parfois nécessaire d’avertir par une signalétique de la présence ou non de l’animal notamment pour les allergies. Vous devrez bien entendu vérifier que l’animal est à jour de ses vaccins et informer le salarié qu’il sera responsable des dommages causés dans l’entreprise. Attention, aux animaux particulièrement volumineux, il est courant de ne pas les accepter quand ils appartiennent aux catégories les plus dangereuses afin de ne pas effrayer certains de vos collaborateurs. 

La mode des boutiques éphémères

La mode des boutiques éphémères

Les magasins éphémères représentent un concept marketing simple. Appelés parfois Pop-up store ou pop-up shop, ces points de vente sont ouverts sur une courte durée. À l’inverse des boutiques traditionnelles, elles n’ont pas pour but de s’inscrire dans le temps. Zoom sur cette mode des boutiques éphémères qui a connu un véritable essor ces dernières années.

Ces boutiques, qui fascinent et attirent les curieux, sont de plus en plus nombreuses à apparaître notamment dans les grandes villes de France. Cette technique ne reste pas réservée aux grands groupes puisque de nombreuses PME l’utilisent, à l’image de Dermance qui la mise en place dès 2014 

Une volonté qui n’est pas forcément de vendre 

À la différence des boutiques traditionnelles, l’objectif est rarement la vente immédiate de produits même si ces derniers demeurent parfois en vente. Les boutiques éphémères permettent généralement de faire découvrir l’offre de l’entreprise même si ce n’est pas la seule raison pour laquelle les entreprises y ont recours. En effet, de nombreuses entreprises cherchent à célébrer les moments forts de l’entreprise comme un anniversaire, un lancement ou d’écouler des stocks sans affecter les points de diffusion habituels. Les magasins éphémères sont aussi l’occasion de tester un quartier ou une zone de chalandise avant de s’y installer. 

Les avantages de la technique

Si cette technique connait de plus en plus le succès, ce n’est pas pour rien. Elle possède les avantages suivants : 

• D’accroitre la notoriété. Les magasins éphémères ont pour « avantage » de disparaitre rapidement. Pour les tester, les médias doivent donc rapidement faire le choix de s’y déplacer ou non. Ils concentrent les retombées presse à un instant T et peuvent créer un véritable engouement. Une deuxième opération en cas de succès peut être reconduite.

• De réduire les coûts. Le loyer n’est en général pas à prendre sur la période délimitée puisque la boutique éphémère est par nature temporaire, ce qui vous évite des frais supplémentaires. Le mobilier ainsi que la décoration étant parfois fournis, vous pourrez éviter les surcoûts.

• Réduire la durée de l’engagement. Qu’on le veuille ou non, la durée de l’engagement étant réduite, elle vous évite d’être coincé sur le long terme, ce qui peut s’avérer un avantage non négligeable notamment si vous testez votre produit ou si votre opération n’a qu’une vocation temporaire. Ils vous évitent de subir la saisonnalité ou d’épuiser la clientèle d’une zone géographique donnée.

• D’être présent physiquement. Cet outil peut s’avérer particulièrement utile lorsque vous souhaitez entrer en contact avec vos clients et vous rapprocher de vos consommateurs notamment dans le cas des sites e-commerce. Il vous donne une présence physique dans une zone géographique parfois ou vous n’êtes pas présent et permet à vos clients de vous rencontrer physiquement ainsi que vos équipes. 

L’erreur la plus courante

« Temporaire » ne veut pas dire « à la dernière minute ». La réussite d’une boutique éphémère demande de la préparation. Pour attirer de nombreux consommateurs et les médias, une stratégie de communication et de relation presse doit être mise en place afin de réussir votre évènement. N’oubliez pas de vous fixer des objectifs mais aussi de vous donner les moyens d’y parvenir.

4 questions à Isabelle Rabier, fondatrice de Dermance

Pourquoi avoir décidé de faire un magasin éphémère ?

DERMANCE est une marque de soin haut-de-gamme distribuée en vente directe associant le e-commerce (www.dermance.com) à notre réseau de Conseillères Beauté. A l’occasion du lancement de notre nouvelle gamme de Maquillage Soin minéral Skinlight, nous avons développé une nouvelle offre d’ateliers – les ateliers Skinlight – proposés gratuitement par nos Conseillères Beauté à domicile.

Le Concept de ce lieu qui s’appelle « La Maison DERMANCE » était de recréer dans un lieu public l’ambiance de nos ateliers et faire ainsi découvrir la marque et le concept à de nouvelles clientes. Du 22 octobre au 2 novembre, nous accueillons de 10h à 21h, toutes les femmes seules ou en petit groupe pour une pause détente (boissons fraîches à volonté grâce à nos partenaires Vaï Vaï et Lov Organic (avec qui nous partageons les valeurs du naturel), un atelier maquillage Skinlight (avec nos make up artists) ou un diagnostic de peau (mesure de l’hydratation, de l’éclat). Cette boutique éphémère, c’est une ouverture sur l’univers et le savoir-faire de DERMANCE.

Quels sont vos objectifs ? Comment allez-vous les quantifier ?

Nous avons un premier objectif qui est de vérifier le succès grandissant de notre nouvelle ligne de Maquillage Soin Skinlight. Nous avons défini un objectif de chiffre d’affaires basé sur le témoignage des Marques qui ont déjà ouvert des Boutiques Ephémères dans ce lieu (Ysé, Le Slip Français) qui ont des paniers moyens proches des nôtres, en fonction de la durée (15 jours d’ouverture) et assez important pour couvrir nos frais (loyer, équipe de vente et conseil, assurance, TPE, mobilier et événementiel). Après 2 jours de vente nous sommes à 80% de nos objectifs et nous savons que le week-end représente le gros du chiffre d’affaires sur la semaine.

Un deuxième objectif est de faire découvrir notre communauté de Conseillères Beauté au grand public et d’élargir cette communauté en recrutant de nouvelles ambassadrices pour la marque.

Quels en sont les avantages et les inconvénients ?

Les Avantages sont :

  • La visibilité
  • Tester méthodes de vente et roder l’argumentaire sur une nouvelle ligne de produits face à une vraie cliente
  • D’avoir son propre point de vente dans un super lieu avec des budgets abordables sans avoir à acheter un fonds de commerce

Les Inconvénients sont :

  • L’aspect éphémère impose une grosse logistique installation/désinstallation (un peu comme pour les salons)
  • De former les équipes de vente pour une période très courte
  • Des investissements importants qui doivent être rentabilisés (surtout sur la 1ère boutique éphémère) mais moins vrai si l’opération se répète.

Comment avez-vous choisi votre emplacement ?

Nous avons choisi un emplacement qui nous permettait d’être ouverts samedi et dimanche pour rentabiliser au maximum l’investissement lié à cette boutique avec une taille de boutique adaptée à la largueur de nos références. Nous avons également sélectionné ce lieu en fonction des marques et boutiques avoisinantes, en termes de notoriété et de positionnement prix afin de nous assurer un trafic naturel adapté à la marque. Le témoignage des marques ayant déjà testé cet emplacement ont également beaucoup joué dans notre prise de décision.

Crédit photo : Alexandra Montandon

Et si la banque refuse mon prêt ?

Lorsque se voit refuser un prêt, il n’est pas rare de se tourner vers une autre banque en risquant parfois un nouveau refus. La Médiation du crédit peut vous aider si vous rencontrez des difficultés de financement avec la banque. Focus sur cet organisme public pas assez connu des entrepreneurs…

Depuis quelques années, la Médiation du crédit aux entreprises a permis à des dizaines de milliers d’entreprises, qui rencontraient des difficultés de financement avec leurs banques, de surmonter le refus initial et de trouver un financement permettant de poursuivre et de développer leur activité. À la vérité, l’examen de ces dossiers révèle plus souvent une incompréhension mutuelle qu’un manque de volonté ou une incapacité à financer le projet de l’entreprise.

Améliorer le dialogue banque/entreprise

Dans de nombreux dossiers, les équipes de médiation observent que le dialogue n’est pas optimal entre les différents partenaires. Il est donc indispensable d’améliorer le dialogue entre les deux parties. C’est ce que réalise la Médiation du crédit et ce qui explique que deux entreprises sur trois retrouvent à l’issue d’une médiation le financement demandé. L’expérience de la Médiation prouve que la qualité des informations partagées constitue l’un des éléments clefs du succès des négociations financières.

Crédibiliser son projet

La qualité de la relation avec son partenaire financier repose largement sur la capacité à présenter de façon crédible un projet économique viable de l’entreprise. La communication avec l’ensemble des partenaires n’est pas à sous-estimer puisqu’elle constitue en définitive un facteur essentiel du développement de l’entreprise. Dans ce contexte, si vous identifiez des risques financiers pour votre entreprise, ne restez pas seul et faites appel au Médiateur ou au tiers de confiance de la Médiation pour vous accompagner (https://mediateur-credit.banque-france.fr ou 3414).

Une procédure simple, gratuite et totalement confidentielle

Les dossiers de médiation adressés au Médiateur du crédit sont traités au plus près de l’entreprise par le Médiateur départemental qui est le directeur de la Banque de France. Il commence par la validation du dossier de médiation en ligne par le chef d’entreprise/ porteur de projet qui déclenche la procédure. Dans les 48h suivant la saisie, le médiateur départemental contacte l’entreprise, qualifie le dossier de médiation et définit un schéma d’action avec le déclarant. Les établissements financiers sont informés de l’ouverture de la médiation et ont 5 jours ouvrés pour revoir leurs positions. A l’issue du délai de 5 jours ouvrés, le médiateur départemental reprend contact avec l’entreprise pour connaître l’évolution de la situation. Si les difficultés perdurent, il contacte personnellement les partenaires financiers de l’entreprise pour identifier et résoudre les points de blocage. L’entreprise est informée des solutions envisagées. Si elle ne les juge pas satisfaisantes, elle peut demander la révision de son dossier au médiateur régional.

Le cas particulier d’un PGE et sa restructuration

Dans le cadre d’une demande portant sur un PGE ne dépassant pas 50 000 euros, il vous suffit généralement de joindre une attestation de votre expert-comptable (ou aux comptes) sur le fait que votre entreprise n’est pas en cessation de paiement mais qu’elle ne peut honorer les échéances de remboursement. Il doit également indiquer que les perspectives commerciales et financières montrent une certaine pérennité. Vous devez également fournir un justificatif qui montre que vous avez bien contacté votre banque qui vous a orienté vers la médiation du crédit. Pour les demandes sur un montant supérieur, il faut vous adresser au conseiller départemental à la sortie de crise. 

Les différents types de mauvais business plan (partie 2)

Les différents types de mauvais business plan (partie 2)

Nous avons pu voir différents types de mauvais business plan (le business plan : MBA, Google, Prix Nobel d’économie, et le business plan d’excuse) aujourd’hui. Voici donc la seconde partie de l’article avec d’autres catégories de mauvais business plan à éviter.

Le business plan « Encyclopédie Encarta » ou trop volumineux

Il s’agit du business plan qui fait 120 pages car l’entrepreneur veut « tout dire dans les moindres détails pour être le plus précis possible. J’ai donc fait une étude de marché très complète. Vous avez l’analyse en 50 pages dans les annexes, et nous vous avons aussi mis l’étude Xerfi qui souligne la croissance du M-commerce et montre que notre marché est prometteur. J’ai aussi mis à disposition la thèse du professeur Markstein qui démontre que notre solution technique est la plus appropriée. Bonne lecture ». Bref, n’oubliez pas, un business plan doit être concis (20-25 pages) et aller directement au but. Les investisseurs n’ont pas le temps de tout lire. Dans le pire des cas, ils vous poseront des questions pour vérifier vos dires.

Le business plan slogan ou l’absence de chiffre

Il s’agit du business plan qui affirme tout, avec grandiloquence… mais sans aucun fait ni chiffre pour étayer la démonstration. « Nous serons les leaders mondiaux du marché des smartphones pour enfants, marché pléthorique et en forte croissance. D’après nos premiers tests clients, les utilisateurs plébiscitent notre produit. ». Tels les slogans de campagne d’un candidat à la présidence de la république, ce genre de phrases sonne finalement assez creux et ne dit rien sur votre projet. Certes, les investisseurs veulent investir sur une vision et une équipe mais ils veulent des faits, concrets, des résultats tangibles pour les rassurer. Ils veulent également que vos chiffres confirment que vous n’allez pas droit dans le mur et savoir que vous pourrez vérifier avec des métriques vos performances.

Le business plan Lance Amstrong

C’est le business plan truffé de mensonges. L’entrepreneur, soucieux de réussir sa levée de fonds sans se faire trop diluer, décide d’enjoliver la réalité de manière disproportionnée et c’est parfois le cas dans la partie chiffrée. Les mensonges peuvent cependant être de différents types : 

  • Nous avons déjà 500 clients (alors qu’il s’agit du prévisionnel de l’année ou du carnet de commande prévisionnel)
  • Nous ferons 30% de marge (alors que cela paraît peu probable même pour vous)
  • Notre croissance sera de 50% par an.

Le problème c’est qu’à force de pitcher ces phrases, vous commencez vous-mêmes à croire à ces « mensonges ». Attention car cela peut se retourner contre vous car, lors d’une levée, votre valorisation mais surtout votre pacte d’actionnaires (et les clauses de dilution) se fondent sur votre business plan. Mentir dans son business plan, c’est se priver, en cas de seconde levée, de toute possibilité de négociation ou même se priver d’une possibilité de lever une seconde fois. La transparence paiera toujours plus !

Les différents types de mauvais business plan

business plan

Le business plan n’est pas forcément le meilleur moyen de vérifier si un projet entrepreneurial vaut la peine d’être lancé. Parfois même, c’est le pire moyen de se lancer dans un projet entrepreneurial. Nous allons lister ici les différents types de mauvais business plan, par catégorie, c’est-à-dire ceux qui finalement ne servent pas la cause entrepreneuriale.

Le business plan MBA ou l’art de le rédiger seul

Rédiger un business plan prend du temps. En effet, un entrepreneur est rarement bon en tout et ne peut pas avoir les connaissances techniques sur chaque partie du business plan : marketing, ressources humaines, comptabilité, finance, stratégie, vision. Sa rédaction demande une capacité à se placer simultanément dans la peau d’un chef de produit marketing, d’un comptable, d’un directeur de la stratégie, d’un directeur des ressources humaines et d’un commercial. Hormis pour un étudiant de MBA qui aurait étudié l’ensemble de ces thématiques, ce n’est pas une tâche facile.

En effet, cela requiert une certaine polyvalence de l’entrepreneur. Or le propre d’un bon entrepreneur n’est pas d’être excellent en tout mais de savoir s’entourer. Un entrepreneur qui réalise seul son business plan, sans demander l’avis de ses associés, de son équipe ou de ses salariés fait fausse route ! Appuyez-vous sur les expertises de tous vos collaborateurs. Un business plan est un travail d’équipe !

Le business plan Google (ou l’absence de confrontation avec les clients)

Le business plan, par sa forme écrite peut finalement contraindre l’entrepreneur à rester chez lui plutôt que de rencontrer ses clients. Or, ce qui compte dans votre étude de marché, ce n’est pas ce que Google vous raconte, ce ne sont pas les chiffres trouvés sur internet. Ce qui compte, ce sont vos rencontres avec des prospects, votre expérience avec vos futurs concurrents, les feedbacks d’experts sectoriels. Tout business plan, aussi précis soit-il, ne faisant que citer des références issues de recherches Google est un business plan inutile. De même, un business plan indiquant dans son étude de marché, que suite à l’envoi d’un questionnaire 75 % des personnes sont prêtes à acheter la solution, n’apporte aucune information valable, les personnes répondant à un questionnaire étant peu impliquée.

Le business plan Prix Nobel d’économie (ou les calculs sont très complexes)

Il s’agit du business plan extrêmement précis, notamment dans la partie financière. Certains entrepreneurs cherchent à être si précis qu’ils indiquent des centaines d’hypothèses, écrivent une dizaine d’onglets sous Excel afin de démontrer qu’ils ont été très rigoureux. Encore une fois, Warren Buffett est la voix de la raison : « Mieux vaut avoir approximativement raison que précisément tort ». Pour des prévisions financières, il vaut mieux aller au plus simple, bien faire comprendre le modèle économique et les trois variables clés plutôt que de se lancer dans une étude extrêmement minutieuse, au centime près, du chiffre d’affaires.

Le business plan d’excuse (pour ne pas se lancer)

Le business plan d’excuse est le business plan que l’on rédige… pour ne pas se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Il s’agit du business plan qui nous autorise à repousser l’échéance. « Je n’ai pas fini mon business plan. » « Je rédige un business plan puis je quitte mon travail. » « Non,Je ne vais pas me lancer, mon business plan indique que cela ne marchera pas ». Encore une fois, un business plan ne sert pas à dire si vous devez créer ou non une entreprise. D’ailleurs, mieux vaut lancer un petit quelque chose, un prototype, démarcher des premiers clients sur un produit ou service imparfait plutôt que rédiger un business plan. Ce dernier vient dans un second temps. Ne rédiger pas un business plan pour vous rassurer !

Le business plan suivi à la lettre (que vous ne pourrez adapter)

Ce qui compte, ce n’est pas le business plan mais l’exécution. Ce n’est pas parce que vous aviez arrêté le modèle « freemium » comme business model dans votre business plan qu’il ne faut pas changer en cours de route ! Si les circonstances l’exigent, adaptez-vous… et modifiez votre business plan.

Conclusions : Avant de rédiger un business plan, il faut se poser quatre questions :

  • Pourquoi je rédige un business plan ?
  • A qui est-il destiné ? Quel est le retour sur investissement de ce business plan ?
  • Ne devrais-je pas plutôt me lancer et rédiger un business plan plus tard ?
  • Quel est le risque financier associé à ma création d’entreprise ? Plus le risque est important plus l’importance du business plan se fait sentir.

Comment développer son business sans dépenser (trop) d’argent (3)

Comment développer son business sans dépenser (trop) d’argent (3)

Dans cette partie, nous allons nous intéresser plus particulièrement aux événements de networking. Quelle que soit votre activité, en tant que chef d’entreprise vous vous devez de vous rendre à ce genre d’événements. Selon un proverbe africain qui prend tout son sens dans l’entreprenariat « Tout seul, on va plus vite. Ensemble on va plus loin ». C’est en sachant bien vous entourer que vous développerez votre entreprise de manière durable et que votre activité grandira sur des bases solides.

Des cartes de visite efficaces

Lorsque vous vous préparez à aller à ce type d’événements, vous pensez à votre chemise bien repassée, à vos chaussures bien cirées mais n’oubliez surtout pas vos cartes de visite. Aller à une soirée networking sans carte de visite c’est comme aller jouer au tennis sans raquette, cela n’a pas grand intérêt. Une carte de visite efficace présente clairement votre activité en quelques mots, vos coordonnées complètes (prénom, nom, numéros de téléphone de contact), votre poste au sein de la société de manière concise, adresse postale de votre société, votre site web, votre page business Facebook et votre compte Twitter (si vous en avez un). 

Certaines personnes ne mettent jamais leur email sur leur carte de visite de peur de se retrouver sur trop de mailing list. Selon moi c’est une erreur car vous perdez aussi la possibilité d’être joint facilement et sans être dérangé sur votre portable. Le fait de se retrouver sur des mailing list fait malheureusement partie du risque mais un petit clic sur le lien vers la désinscription ne prend que quelques secondes après tout.

Les spécificités de la carte de visite

Utilisez un format classique de carte de visite (85 mm sur 55mm) car elles rentrent facilement dans les porte-cartes ou les portefeuilles. Sans cela votre carte risque de finir au fond d’une poche dans le meilleur des cas ou bien à la machine à laver ou encore à la poubelle.

Utiliser un format recto verso permet d’utiliser l’ensemble de l’espace disponible pour communiquer sur ce que vous faites ou qui vous êtes (une association que vous défendez, un talent caché, une citation que vous aimez bien, un rapide résumé de votre expertise). Veillez toutefois à laisser de la place car certains de vos interlocuteurs organisés (et je vous le conseille fortement) prennent des notes au crayon à papier sur votre carte en inscrivant quelques mots clés pour être capable de vous resituer en fin de soirée ou quelques jours après l’évènement quand ils retombent sur votre carte de visite. 

N’oubliez pas que votre carte de visite sera le souvenir que vous allez laisser à vos interlocuteurs alors faites preuve d’imagination, d’originalité ou simplement de rigueur. Car comme dirait Julien Clerc, (grand philosophe contemporain), dans sa chanson Rester :

« Qu’est-ce qu’on pourra bien dire de moi
[…] Quand j’aurais fait mon temps d’ici-bas
[…]On dira peut-être du mal,
On dira peut-être du bien
Le pire serait que l’on ne dise rien. »

Donner pour recevoir

C’est un adage très connu pour les connaisseurs de groupe d’affaires mais il prend tout son sens dans le networking. Si vous voulez éviter que votre interlocuteur indique au crayon à papier sur votre carte de visite « prétentieux, sans intérêt, carte à jeter » adoptez un comportement bienveillant en vous intéressant en premier à l’activité des autres professionnels présents. Ce sera déjà un excellent briseur de glace mais en plus une preuve de votre ouverture d’esprit plutôt que de rester au buffet. 

Si vous êtes près du buffet prenez une coupe de champagne ou des petits fours et allez les proposer aux personnes n’étant pas déjà en pleine conversation. Montrez-vous disponible et proposez votre aide en mettant en relation vos interlocuteurs avec des contacts pertinents au sein de votre réseau. N’hésitez pas à rebondir sur certains propos pour proposer des solutions (si vous en avez bien entendu). Nous savons que les entrepreneurs aiment bien (et c’est une bonne chose) partager leurs soucis, c’est le moment de proposer un professionnel fiable ou si vous êtes compétent d’aider le nouveau membre de votre réseau à sortir de sa galère.

Entretenir son réseau

Une fois l’événement terminé, il est fortement recommandé de prendre 30 minutes afin d’envoyer un email aux personnes auprès desquelles vous vous étiez engagé à envoyer un article intéressant, un contact pertinent ou bien la dernière vidéo qui fait le buzz sur Youtube. Vous gagnerez tout de suite en crédibilité en montrant par les faits que vous êtes sérieux et que vous tenez parole, donc digne de confiance. De temps en temps, lorsque vous voyez un article de presse intéressant ou que vous pensez que certaines de vos rencontres peuvent faire affaire ensemble n’hésitez pas à les mettre en relation.

Choisir vos évènements

S’il est important de participer aux évènements de networking, il est aussi primordial de bien les choisir pour ne pas que cela représente une part trop importante de votre temps. Afin de bien sélectionner, je vous conseille de bien regarder quels sont les participants ciblés, les intervenants le cas échéant, le format de la soirée et la durée prévue pour le networking. Même s’il est possible de rencontrer au cours d’une soirée n’ayant aucun rapport avec votre activité le prospect de vos rêves la probabilité reste faible. Optimisez vos chances en ciblant les évènements directement liés à votre activité, où l’intervenant possède une réelle expertise qui viendra éclairer votre journée et qui vous inspirera pour le développement de votre entreprise.

Privilégiez aussi les évènements où vous pouvez prendre la parole. Je me suis très souvent rendu compte que lorsque chacun a un court moment pour se présenter (30 secondes à 1 minutes) cela génère de façon assez évidente beaucoup plus de mise en relation de qualité et fluidifie les échanges car chaque participant sait de quelle façon aborder les contacts qui l’intéressent. Enfin si vous devez partir au bout d’une heure car vous avez un dîner immanquable alors le mieux est certainement de ne pas venir du tout car il n’y a rien de plus énervant que de voir des gens pressés qui vous parlent en regardant leur montre. Prenez le temps de développer votre réseau de façon qualitative. Il est fortement recommandé ici comme pour ailleurs de privilégier la qualité à la quantité.

Un réseau de professionnels efficaces

J’ai eu l’occasion de participer pendant près d’une année à la création, au développement et au fonctionnement d’un groupe d’affaires BNI©. Le principe fondamental repose sur l’échange de recommandations au sein d’un groupe de chefs d’entreprise se réunissant toutes les semaines au même endroit et à la même heure. Chaque profession n’étant représentée qu’une seule fois et la fréquence hebdomadaire des réunions permet de créer un cercle de confiance afin de garantir la valeur des recommandations échangées.

C’est une excellente façon de développer son business à l’international également puisque dans mon cas, j’ai également pu participer à des groupes aux Etats-Unis. Pour développer votre business en dépensant peu ou pas d’argent, n’hésitez pas à contacter les membres d’un groupe et de vous faire inviter à une réunion si votre métier n’est pas déjà représenté.

Petite astuce : 3 absences non remplacées et 3 absences remplacées par membre sont acceptées sur une période de six mois, proposez-donc aux membres de les remplacer vous aurez aussi le droit de présenter votre activité et les quelques euros de frais de petit-déjeuner vous seront offerts. Voici encore une fois quelques astuces pour développer votre business de façon peu ou pas coûteuse.