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Poisson d’avril entreprise 2023 : Burger King s’en prend à nouveau à McDonald’s

poissons d’avril

Les poissons d’avril sont, pour les entreprises, une occasion en or pour celles qui veulent prendre le risque de faire des blagues pour fédérer leur communauté. Elles sont nombreuses à publier des annonces ou des communiqués de presse humoristiques pour amuser leurs clients ou leurs employés mais Burger King Burger King s’en prend à nouveau à McDonald’s en excelle en la matière. 

Burger King s’en prend cette année à McDonald’s

Burger King n’en finit plus de titiller McDonald’s. Cette année, les communicants ont décidé de frapper à nouveau par le biais d’une blague qui pourrait sembler anodine. La veille, le 31 mars vers 22H, la marque annonçait sur Twitter la sortie le lendemain de leurs frites de légumes. Cette annonce aurait pu paraître normale, surtout que nous n’étions pas encore le 1er avril. Sauf que cette information a été démentie le lendemain avec le tweet suivant « Poisson d’avril. Imaginez que quelqu’un fait vraiment ça. LOL ». Sauf qu’il y a bien quelqu’un qui vient de récemment commercialiser les fameuses frites de légumes en remplacement de ses potatoes. Vous l’aurez deviné : il s’agit de McDonald’s. Chaque année, Burger King demeure l’entreprise à suivre en termes de poissons d’avril. 

Burger King n’en est pas à son coup d’essai. L’année dernière, ils avaient ainsi présenté le Flexiwhopper, un burger pour les flexitarien à base de deux steaks : un de viande et un végétal. Une annonce intelligente pour préparer les clients pour la sortie quelques jours plus tard de sandwichs végétariens. Une blague qui pourrait donc annoncer une sortie d’un nouveau produit dans les prochains jours ou semaines. 

Burger king poisson avril 2022 flexiwhopper

McDonald’s décide de ne pas répondre

McDonald’s n’a pas répondu mais a tout de même fait un trait d’humour avec une image destinée à un public plus large avec deux hommes dont l’un avait collé dans le dos un sandwich (à l’image des poissons collés dans le dos), accompagné par « un texte : le juridique m’a demandé…Comment ça a commencé ? Comment ça s’est passé ? » avec la mention J’adore rire #FiletOFishDAvril. Si on compare les 157 000 like de BK au 378 j’aime de McDonald’s, on ne peut donner que de cette manche à la première des deux entreprises. 

Une guerre de longue date

La guerre de communication entre McDonald’s et Burger King est une bataille de longue date sur le marché de la restauration rapide. Les deux marques ont des stratégies de marketing agressives et cherchent constamment à gagner des parts de marché. Les publicités des deux marques visent souvent à se moquer l’une de l’autre ou à prouver que leur propre produit est supérieur. Par exemple, Burger King a lancé une campagne publicitaire appelée « Whopper Detour » en 2018, qui offrait aux clients un Whopper pour seulement 1 centime s’ils se rendaient d’abord dans un McDonald’s voisin. Cette campagne a été conçue pour attirer les clients de McDonald’s vers Burger King.

En réponse, McDonald’s a également lancé plusieurs campagnes publicitaires se moquant de Burger King. L’une de ces campagnes, intitulée « McWhopper », proposait une collaboration entre les deux marques pour créer un sandwich hybride McWhopper, mais Burger King a refusé la proposition. La guerre de communication entre McDonald’s et Burger King montre que la publicité peut être une arme puissante dans la bataille pour les parts de marché. 

Cependant, cela peut constituer un risque, car des publicités agressives peuvent également offenser les clients et nuire à la réputation de la marque. 

Des publicités qui critiquent la préparation

On peut également citer ma publicité « Burger King grille McDonald’s » où Burger King a publié une publicité qui montrait un panneau publicitaire Burger King en flammes avec la phrase « Flame grilled since 1954 » (Grillé au feu depuis 1954), suggérant que les burgers de Burger King étaient meilleurs que ceux de McDonald’s car ils étaient cuits sur une plaque chauffante.

De la même manière celle de « Burger King : les Whopper préparés à la main » qui montre un employé de Burger King préparant un Whopper à la main, tandis qu’une voix off critique McDonald’s pour ses hamburgers préparés en usine ou encore celle intitulée « McDonald’s : les vrais ingrédients » où un employé de McDonald’s explique comment les hamburgers sont préparés avec de vrais ingrédients frais et de qualité supérieure. La publicité se termine par le slogan « C’est ça le vrai McDonald’s », suggérant que les hamburgers de McDonald’s étaient meilleurs que ceux de Burger King.

D’autres qui se basent sur la comparaison

Autre publicité « McDonald’s vs Burger King » qui montre un restaurant McDonald’s et un restaurant Burger King l’un à côté de l’autre. Un client entre dans le McDonald’s et commande un hamburger, mais se décourage rapidement par le manque de choix. Il se rend alors au Burger King et commande un Whooper personnalisé avec plusieurs garnitures. Celle de « Burger King vs McDonald’s : le Whopper écrase le Big Mac » met en scène un Whopper de Burger King écrasant un Big Mac de McDonald’s pour la taille des sandwich ou celle « Whopper contre Big Mac » où un groupe de personnes aveugles testant des Whoppers de Burger King et des Big Macs de McDonald’s. La plupart des personnes préfèrent le goût du Whopper, suggérant que les hamburgers de Burger King étaient meilleurs que ceux de McDonald’s.

La publicité « Disguise » de Burger King

Enfin, la publicité « Disguise » de Burger King, lancée en 2019. Dans cette publicité, un petit garçon entre dans un restaurant McDonald’s et commande un Happy Meal. Il prend son sac Happy Meal et se dirige vers une table, où il en sort un Whopper de Burger King qu’il avait caché dans son sac. La publicité montre que les enfants préfèrent les hamburgers de Burger King, même s’ils souhaitent les cadeaux et les jouets proposés dans les menus Happy Meal de McDonald’s. 

L’une des préférées de notre rédaction reste celle « The Whopper Jr. Detour » de Burger King, qui a été diffusée en 2019. Dans cette publicité, un petit garçon est vu en train de manger un Whopper Jr. de Burger King dans une aire de restauration rapide. Un autre enfant s’approche et lui prend son Whopper Jr. et s’enfuit. Le petit garçon se lève et court après l’autre enfant, qui finit par tomber et laisser tomber le Whopper Jr. Le petit garçon récupère alors son hamburger et s’assoit pour le manger. La publicité se termine par le message « Never trust a clown » (Ne jamais faire confiance à un clown), faisant référence au personnage emblématique de McDonald’s, Ronald McDonald.

Et ce ne sont que quelques exemples ! 

Les Millennials, une nouvelle conception du travail ?

Les Millennials

La nouvelle génération des Millennials nous déconcerte souvent mais on doit le reconnaître, elle est porteuse d’un souffle nouveau qui va dépoussiérer les habitudes obsolètes. Celles-ci se sont d’ailleurs largement transformées depuis quelques années dans les entreprises. Comment travailler avec elle en harmonie ?

Les Millennials : qui sont-ils ? 

Nés entre 1980 et 2000, il est indispensable pour les dirigeants d’entreprise de cerner leurs attentes afin d’avoir une vision claire de leur implication dans leur entreprise. Le millénial apparaît comme un jeune addict aux technologies, adepte d’économie collaborative et concerné par les enjeux environnementaux. Appréhender leurs intérêts certes d’aujourd’hui mais aussi pour l’avenir est primordial pour les entreprises. Or, les milléniaux, en quelques clics, se renseignent sur une entreprise, et décortiquent ses valeurs mais aussi ses faiblesses et souhaitent que l’entreprise corresponde à ses souhaits. 

Attirer les Millennials exige de tenir compte de l’environnement de travail, du management, de l’esprit d’équipe et des pratiques de l’entreprise car ils les étudient avant de s’engager. Les réseaux sociaux les ont habitués à rechercher l’information mais aussi à développer un esprit critique et à se méfier des apparences. Or, embaucher des milléniaux reste un atout majeur pour une entreprise car il leur permettra d’envisager les ressources humaines nécessaires à sa pérennité.

Les détails en étude 

DOMPLUS et BVA ont interrogé un échantillon représentatif de 1002 Français âgés de 18 à 34 ans afin de faire le point sur leurs préoccupations professionnelles (opinions, optimisme, attentes, équilibre avec la vie personnelle). Il en découle que l’emploi est un sujet qui préoccupe fortement les moins de 35 ans…qui se montrent assez peu optimistes sur leur avenir professionnel. Pour 82% des moins de 35 ans, réussir sa vie professionnelle est loin d’être un chemin paisible.

Cependant 73% des moins de 35 ans se disent optimistes concernant leur avenir sur le plan personnel, ils ne sont que 58% d’optimistes quant à leur avenir professionnel. Leurs ressources financières et leur carrière professionnelle sont les principales préoccupations quotidiennes des moins de 35 ans : 86% se disent préoccupés au quotidien par leurs ressources financières et 80% par leur carrière professionnelle.

Le contexte actuel les oblige à être lucides mais aussi les informations véhiculées par la presse souvent pessimistes les portent à avoir une vision réelle de l’économie, mais aussi les licenciements qui concernent leurs proches les conduisent aussi à avoir une posture fort différente de leurs aînés. Leurs choix semblent par ailleurs plutôt élaborés selon des critères de confort matériel ou social : 71% déclarent que leur salaire est l’élément qui compte le plus dans leurs choix professionnels devant l’ambiance de travail (62%) alors que le contenu, la nature des tâches effectuées (45%) se situe en retrait.

Les Millennials, peur de la routine

Pour les booster à devenir salariés de votre entreprise ou bien à les faire rester, il s’agit de leur proposer des opportunités d’évolution car la routine les fait fuir mais aussi ils ont appris que plus on a de compétences plus on a de chances de pouvoir trouver un travail et que plus on est flexible plus on a de chances de s’adapter quand le poste que l’on occupe en raison des évolutions technologiques devient obsolète. Multiplier et diversifier leurs missions les convaincra de faire partie ou de rester dans votre entreprise. Ils souhaitent travailler en étant portés par l’envie et la passion et non par nécessité financière. Ils apprécient de faire face à des défis qui leur permettent de dépasser leurs limites.

Les valeurs diffusées par l’entreprise

Pour attirer la génération Y, l’entreprise doit être en adéquation avec leurs valeurs. Les millennials sont concernés par les grandes causes et particulièrement celles liées à l’environnement. Une entreprise qui se préoccupe des impacts environnementaux génère une réelle attractivité auprès de cette génération. Se fonder sur une politique RSE (Responsabilité sociale ou sociétale des entreprises) convaincra les candidats sur les valeurs de l’entreprise. Un sondage de 2016 évoque que 46% des millennials considéraient la responsabilité sociale et environnementale comme un facteur déterminant dans le choix d’un employeur. Pour les attirer, les impliquer et les garder, l’entreprise ne peut faire fi de leurs aspirations car ils envisagent le travail comme une continuité de leur vie personnelle et donc de leur personnalité.

Génération concernée par son avenir et l’avenir de la planète est loin d’être égoïste : elle appréhende les enjeux et a pour conviction que l’être humain est au centre des défis de l’entreprise mais aussi des siens.

D’après la 7ème édition du sondage Millénial Survey, les générations Y et Z pensent majoritairement que l’Industrie 4.0 aura un impact favorable sur leur environnement de travail. Ils sont également convaincus que les nouvelles technologies amélioreront leur quotidien : plus de valeur ajoutée, plus de créativité au quotidien et moins de tâches rébarbatives. Ces jeunes générations comptent cependant sur les entreprises pour les aider à réussir dans cette nouvelle ère.

Pourquoi et comment fidéliser sa clientèle ?

Pourquoi et comment fidéliser sa clientèle ?

La fidélisation des clients, c’est une des solutions cruciales aujourd’hui pour permettre aux entreprises de garder le niveau de leur chiffre d’affaires. Avec la crise qui persiste, les guerres entre les concurrents sont de plus en plus agressives. Il faut donc trouver les meilleures stratégies pour pouvoir survivre sur le marché qui est de plus en plus concurrentiel.

Pourquoi fidéliser ses clients ?

La fidélisation des clients est surtout utile pour augmenter le chiffre d’affaires de l’entreprise, cela semble assez logique, cependant, ces exemples vous permettront d’en être encore plus persuadé. Selon une étude de Bain & Cie, si la rétention des meilleurs clients de l’entreprise augmente de 5%, cela engendrera une augmentation de 25 à 55 % des résultats effectués par l’entreprise, ce qui est un résultat très significatif pour l’entreprise. Il faut en profiter, car les dépenses pour les garder seront 7 fois plus importantes.

Faites attention à ne jamais mécontenter un client. Suivant les études de P. Fisk de Customer Genius, 98 % des clients mécontents ne le font pas savoir à l’entreprise. Ils préfèrent seulement ne plus utiliser leur produit. Mais le pire, c’est que certains publient cela sur les réseaux sociaux ou sur les forums. Cela représente une réelle menace, car pour trouver une information, les usagers utilisent toujours internet. En faisant des recherches sur vos produits, ces usagers peuvent tomber sur des détails pas très plaisants vous concernant. Les propos publiés sur votre entreprise dans ces canaux pourront donc influencer la décision d’achat de votre futur client. Pour éviter cela, veillez à ce que les clients soient satisfaits de vos services ou trouvez des solutions à leurs problèmes.

Offrir un produit de qualité ne suffit plus pour satisfaire un client. 75 % des clients abandonnent un fournisseur non pas à cause de la qualité des produits, mais à cause des expériences négatives qu’ils ont vécues : personnel, accueil ou service après-vente. Sachez qu’un client satisfait est la meilleure publicité pour votre entreprise.

Commencez par connaître vos clients

Vous devez parvenir à une fidélisation naturelle, il faut éviter que votre client ne croie qu’il vous doive quelque chose. Pour ce faire, élaborez les fondamentaux de la fidélisation. La connaissance du client est la clé de la réussite. Vous avez le choix entre deux méthodes.

  • La première méthode consiste à classer les clients en fonction de leur caractéristique : l’âge, la situation matrimoniale, leur passion ou leurs cultures. Ces informations vous permettront de connaître leur situation, leurs préférences et ce qui les motive.
  • La seconde méthode qui est plus rationnelle consiste à analyser les statistiques dans les bases de données clientes. Effectuez une étude de ce marché en enquêtant sur la satisfaction de vos clients : quels sont les produits ou services qu’ils apprécient, quelles sont leurs attentes et quels sont les services de l’entreprise qu’ils n’apprécient pas. Une fois que vous aurez en main toutes les informations les concernant, il vous sera plus facile d’élaborer les stratégies de fidélisation.

Les autres méthodes de fidélisation des clients

La fidélisation des clients peut également passer par un excellent service client. Assurez-vous que vos clients sont satisfaits de votre service client. Répondez rapidement à leurs demandes et traitez-les avec respect et courtoisie. N’hésitez pas à personnaliser au maximum vos réponses. Vous pouvez penser à offrir des promotions et des remises, personnaliser l’expérience client en vous servant de leurs préférences et en leur proposant des produits ou des services qui correspondent à leurs besoins. Dans vos contacts, soyez honnête et transparent avec vos clients en leur donnant des informations claires et précises sur vos produits ou services. Évitez de leur cacher des informations importantes qui pourraient les affecter. Enfin, vous devez offrir une expérience d’achat agréable : Faites en sorte que l’expérience d’achat de vos clients soit agréable en leur proposant des magasins bien organisés, un site internet facile à naviguer et une expérience d’achat fluide.

N’hésitez pas à garder le contact avec les clients. Il vous faudra rester en contact avec vos clients en leur envoyant des newsletters, des e-mails ou des SMS pour les informer des dernières offres et des nouveaux produits ou services.

 Les influenceurs sont-ils des entrepreneurs ?

influenceurs

Les influenceurs sont souvent vus plus comme des « people » que des entrepreneurs. Pourtant, certains créent leur entreprise et la dirigent d’une main de maître. Pourquoi les influenceurs ne sont pas vus comme des entrepreneurs ? Peuvent-ils l’être ? 

Les influenceurs ne sont pas forcément des entrepreneurs

Les influenceurs peuvent ne pas être considérés comme des entrepreneurs, d’abord, car certains ne le sont pas. Ils n’ont pas la responsabilité complète de leur entreprise. Ils travaillent avec une équipe de gestionnaires ou d’agents pour gérer leur carrière, leur image de marque et les partenariats avec les marques. Dans ce cas, ils n’ont pas la pleine responsabilité de leur entreprise. Ce fait peut les empêcher d’être considérés comme des entrepreneurs.

En termes de compétences, ils ne possèdent pas parfois une gamme complète de compétences entrepreneuriales. Les influenceurs s’avèrent être excellents pour créer du contenu et construire leur audience. Néanmoins ils ne savent pas du tout gérer une entreprise, n’ont aucune compétence en gestion financière, de projet, commerciale ou encore en leadership d’équipe.

A cela on peut ajouter que certains n’ont aucune vision à long terme pour leur entreprise. Ils se contentent de répondre à une tendance qui semble parfois très passagère. Les influenceurs se concentrent souvent davantage sur la production de contenu pour leur public plutôt que sur la croissance à long terme de leur entreprise. Il s’agit pour certains de faire de l’argent vite avant que le vent ne tourne. En conséquence, ils ne sont pas aussi stratégiques dans leur approche que les entrepreneurs. En effet, ces derniers se concentrent davantage sur la croissance à long terme de leur entreprise. 

Mais entrepreneurs et influenceurs peuvent être synonymes

Les influenceurs peuvent être a contrario considérés comme des entrepreneurs dans la mesure où ils créent et gèrent leur propre entreprise même s’ils n’ont pas forcément de salariés. Au final, on peut se dire que c’est parce qu’ils incarnent un peu trop leur marque. En réalité, ils ressemblent davantage à des « people » qu’à des entrepreneurs. On a donc tendance à ne pas les mettre dans le même panier. Ils prennent ainsi la casquette avec le même type de risque et le même type de décisions qu’un entrepreneur « classique ».

Leur image et leur contenu ?

Au final, leur image et leur contenu peut très bien être considéré comme leurs produits. Ceux-ci s’adressent à un public ciblé. Ils les monétisent ensuite en travaillant avec des marques, en vendant des produits ou en offrant des services. Ils trouvent ainsi plusieurs biais de rémunération. Cependant, tous n’adoptent pas la même stratégie, même s’il faut avouer que le business model reste quasiment le même pour tous avec des placements de produits ou de marques, la redirection vers un service/formation ainsi que grâce à l’audience via la publicité. 

Même si leur contenu fait souvent l’objet de critiques (on ne peut pas plaire à tout le monde), ils restent souvent dans une recherche d’amélioration continue de celui-ci et à proposer à leur cible celui qui correspond à leur besoin. 

Enfin, certains savent très bien gérer l’ensemble des missions de l’entrepreneur comme la gestion, le commercial, le marketing, le business model, les ressources humaines, définir une vision stratégique ou encore s’occuper de projets lourds. Notamment ceux liés à projets pour des contenus. D’ailleurs, de nombreux influenceurs ont des sociétés. D’ailleurs, ils gèrent des équipes de plusieurs dizaines de salariés même si le cas reste rare pour la majorité d’entre eux qui ne font que générer leur propre revenu.  

S’ils ne sont pas généralement pas forcément considérés comme des entrepreneurs c’est parce que l’innovation ne se trouve souvent généralement que dans leur contenu mais que leur business model varie peu et que la part de prise de risque prise s’avère relativement très faible. 

Les nouvelles expressions pour être à la page

Les nouvelles expressions pour être à la page

Aujourd’hui, de nombreuses nouvelles expressions pour être à la page sont passées dans le langage courant. Pour ne pas prendre un coup de vieux, n’hésitez pas à consulter ce petit lexique qui vous permettra de ne pas passer pour un entrepreneur qui habite dans une grotte.

Big Data

Littéralement, elle signifie « grosses données ». Expression à connaître aujourd’hui, elle correspond à évoquer des méga-données ou données massives. Le Big Data désigne surtout un volume de données tellement important que les outils de gestion classique de données ne suffisent pas à le traiter. Dans un monde où l’information est produite de plus en plus vite sous de nombreuses formes (photos, vidéos, textes, signaux, musiques…), il représente un véritable enjeu notamment depuis l’apparition du web par lequel l’information transite. Certains prétendent même qu’il pourrait servir à prédire l’avenir dans le futur.

Chatbot

Il s’agit d’un personnage virtuel qui entre souvent en conversation avec les utilisateurs de plateforme pour répondre à vos questions ou vous fournir des renseignements. Il est très utilisé dans les services clients et lors de la prise en main d’un outil pour vous orienter. Prenant souvent l’aspect d’un humain, il répond aux questions que les internautes posent au travers d’une messagerie instantanée et l’intermédiaire de leur clavier. En résumé : un programme informatique capable de simuler une conversation avec vous.

Click and Collect

Cette expression s’entend sous plusieurs formes (« Check & Reserve », « Click & Pick Up » ou « Reserve & Collect »). Elle signifie de manière simple un service qui vous permet de commander en ligne pour le retirer par la suite en magasin. L’alimentation est souvent donnée comme exemple où vous commandez en ligne pour venir récupérer vos courses et gagner du temps.

Crowdfunding ou crowfunding

Le financement participatif est l’expression à la mode. Il est souvent opposé au financement bancaire. Il s’agit de faire financer un projet par un grand nombre de personnes. Celles-ci mettent chacun une somme d’argent petite pour permettre la réalisation du projet. Enfin, Il passe la plupart du temps par une plateforme web. On distingue souvent trois formes : le don, l’équity ou la contrepartie.

Crowdsourcing

Ce terme apparaît pour la première fois en 2006 dans le Wired magazine dans un article de Jeff Howe et Mark Robinson. Il désigne en général le fait que plusieurs personnes contribuent pour donner une information sur un sujet. Il se base sur le principe selon lequel chacun va contribuer à donner l’information sur un sujet. Wikipédia en est l’exemple type. De manière extensive ce terme peut être utilisé pour désigner toute technique. En effet, elle permet de faire appel à l’intelligence collective, créativité et savoir-faire d’un grand nombre de personnes pour réaliser une tâche. Il est souvent utilisé dans les domaines artistiques.

CTOB

« Consumer TO Business » (consommateur à l’entreprise). Contrairement aux autres expressions qui lui ressemblent, il n’est pas là pour désigner la cible de vente mais plutôt les actions de communications du consommateur vers l’entreprise. L’expression tend à être fort utilisée car la prise en compte de cette information est devenue de plus en plus essentielle pour les entreprises notamment dans le cadre de la personnalisation des offres.

Gamification ou gaming

Cette expression fait référence aux jeux. Elle désigne, en général, des applications qui reprennent le principe des jeux mais qui en fait n’en sont pas. Elles servent notamment à augmenter la proximité avec les clients ou encore à recruter les nouveaux talents des entreprises. Elle consiste surtout à renforcer la motivation en rajoutant du ludique.

Freemium

La technique existe depuis longtemps mais s’est popularisée avec internet. Elle consiste à proposer une offre gratuite qui s’accompagne en général d’une offre plus évoluée ou complète dite « premium ».  Les logiciels ou jeux-vidéos sont souvent concernés par cette technique qui permet d’en tester l’utilité ou la correspondance à votre besoin.

Grow hacking

Créé par Sean Ellis, le fondateur de growthhackers.com, cette expression désigne un ensemble de techniques de marketing qui permettent d’aller vers une croissance forte à faible coût. Elle reste souvent utilisée dans le cadre de start-up pour désigner le fait de faire appel à la fois au marketing et aux développeurs pour maximiser la croissance de l’entreprise.

Pure player

Il signifie la plupart du temps qu’un acteur de l’internet exerce seulement son activité commerciale sur Internet. Il sert la plupart du temps à distinguer les entreprises qui ne possèdent pas de magasins physiques de celles qui en ont. Ces dernières sont alors désignées sous le terme de click and mortar et de brick and mortar. Amazon représente un excellent exemple d’un pure player.

Search Engine Advertising (SEA)

Cette expression est souvent opposée au référencement naturel (SEO). Elle désigne en général le fait de positionner un site, une page web ou une application en haut de liste, dans les premiers résultats naturels lors d’une recherche. Elle consiste à faire appel à des techniques de référencement payantes et notamment aux liens commerciaux. On en parle tout particulièrement pour les moteurs de recherche notamment de Google ou les réseaux sociaux. Cet espace publicitaire est la plupart du temps vendu à la performance et notamment au clic.

Social Local Mobile (SoLoMo)

Cette expression a pour origine le capital risqueur américain John Doerr et a été notamment popularisé par Loïc Le Meur. Elle désigne les applications marketing (et parfois commerciales) qui sont liées aux applications sociales, locales et mobiles. Il s’agit de celles qui prennent en compte l’aspect local d’une offre et permettent de l’adapter. L’interaction est souvent prise en considération ainsi que la mobilité.

Ubérisation

Mot également à la mode, il se base sur le nom de l’entreprise Uber, pour désigner le l’utilisation de services en ligne pour permettre à des professionnels d’être mis en contact avec des clients au travers de leurs mobiles ou tablettes. De manière plus globale, il tend à être utilisé pour désigner un nouveau modèle économique du digital qui va bouleverser l’économie traditionnelle.

Web to store

Littéralement « internet au magasin ». Il désigne le fait de se servir d’internet pour augmenter le trafic en magasin. Il sert souvent à expliquer le phénomène selon lequel un internaute recherche une information sur internet avant de se rendre en magasin. L’expression inverse de « Store to Web » permet de désigner l’effet inverse.

Les métiers qui vont disparaître avec l’IA

métiers AI

Avec l’avancée de l’intelligence artificielle (IA), certains métiers sont susceptibles de disparaître ou d’être radicalement transformés. Quelques-uns pourraient être fortement impactés par l’IA dans un avenir proche. Voici quelques métiers qui vont disparaître avec l’IA.

Les caissiers et caissières : déjà actuelle

Avec le développement de la caisse automatique et de la reconnaissance automatique des produits, les caissiers et caissières pourraient être remplacés par des machines. L’IA peut faire disparaître les caissiers et caissières car elle permet la mise en place de caisses automatiques. Ces dernières sont des machines qui permettent aux clients de scanner eux-mêmes les produits qu’ils achètent, de payer électroniquement et de sortir du magasin sans avoir besoin d’interaction humaine. Elles permettent aux entreprises de réduire leurs coûts en supprimant les salaires et les avantages sociaux des employés.  

Cependant, il est important de noter que toutes les entreprises n’ont pas les ressources ou les infrastructures pour mettre en place des caisses automatiques. De plus, certains clients préfèrent l’interaction humaine avec les caissiers et caissières, et sont prêts à payer plus cher pour cela. Les magasins auront également toujours besoin de personnel pour superviser les caisses, aider les clients et effectuer d’autres tâches dans le magasin. 

Opérateurs de saisie : imminente

Avec la reconnaissance automatique des caractères et la numérisation des documents, les opérateurs de saisie pourraient disparaître. Les systèmes de reconnaissance automatique des caractères (OCR) sont des logiciels qui permettent de numériser des documents et de reconnaître le texte qui y est écrit. Ces logiciels peuvent être utilisés pour convertir des documents papier en format numérique, ce qui permet de faciliter leur stockage et leur recherche ultérieure.

Ils peuvent également être utilisés pour automatiser la saisie de données ou extraire les informations pertinentes. Cette automatisation permet de réduire le temps et les coûts associés à la saisie manuelle des données. Certains documents devraient résister pendant un temps comme les documents manuscrits, les documents mal imprimés, fragiles ou les documents contenant des symboles spéciaux qui peuvent être complexes à numériser et à reconnaître. Dans ces cas, la saisie manuelle des données peut encore être nécessaire.

Comptables et experts-comptables : en cours 

Il est peu probable que l’IA fasse complètement disparaître les comptables, mais elle va surtout changer la façon dont le travail des comptables est effectué. L’IA peut automatiser des tâches répétitives et à faible valeur ajoutée, comme la saisie de données, la classification des transactions, la tenue des registres, etc. Cela permettra aux comptables de se concentrer sur des tâches plus stratégiques et à forte valeur ajoutée, comme l’analyse financière, la planification fiscale, la gestion de trésorerie, etc.

De plus, l’IA peut aider les comptables à prendre des décisions plus éclairées et à prévoir les tendances financières futures. En utilisant l’apprentissage automatique et l’analyse de données, l’IA peut identifier des modèles et des anomalies dans les données financières qui seraient difficiles à détecter pour les humains. Les comptables peuvent ensuite utiliser ces informations pour aider les entreprises à prendre des décisions plus éclairées en matière de finance.

Chauffeurs de taxi et de camion : encore du temps devant eux

Si on peut compter sur les lobbies dans un sens comme dans un autre pour se faire une lutte acharnée, ce sont bien sur ces métiers qui induisent la sécurité. Le développement des véhicules autonomes, qui peuvent se déplacer sans intervention humaine, attire plus d’une entreprise. Ils utilisent des capteurs, des caméras, des radars et des logiciels d’IA pour détecter leur environnement et prendre des décisions en conséquence.

L’avantage des véhicules autonomes est qu’ils peuvent être plus sûrs que les véhicules conduits par des êtres humains, car ils sont moins sujets à l’erreur humaine et peuvent permettre d’optimiser leur trajet et leur consommation d’énergie. Cependant, il faudra des investissements importants en infrastructure, en technologie et en réglementation avant de les voir s’imposer. Elle devrait également dépasser des défis comme la conduite en milieu urbain ou la conduite en conditions météorologiques difficiles, peuvent être plus malaisés à automatiser que d’autres.

Agents de centres d’appel : disparition très partielle en cours ?

L’IA est actuellement utilisée pour répondre à des demandes de renseignements courantes, effectuer des tâches simples telles que la prise de rendez-vous ou l’annulation d’un abonnement, ou orienter les clients vers les agents les plus qualifiés pour résoudre leurs problèmes. Cela pourrait conduire à la réduction du nombre d’agents nécessaires pour gérer les demandes des clients, mais cela ne signifie pas que les agents de centre d’appel seront remplacés par l’IA. Les agents de centre d’appel jouent un rôle crucial dans la gestion des interactions avec les clients, la résolution des problèmes complexes, la création d’une relation de confiance avec les clients, et la fourniture d’une expérience client de qualité et ne devrait donc pas disparaître totalement, loin de là. 

Journalistes et rédacteurs : énorme menace en cours

L’IA menace fortement le métier de journaliste. Même si des compétences humaines telles que la recherche, la vérification des faits, l’analyse critique et l’écriture créative vont permettre de sauver une certaine partie de la profession, elle permet déjà d’automatiser certaines tâches de production de contenu, telles que la collecte et l’analyse de données, la rédaction de communiqués de presse, la génération de rapports sur les résultats financiers et l’analyse de tendances. D’autres tâches auront du mal à être automatisées comme l’analyse des informations, les interviews ou la vérification des faits. 

L’IA peut aider les journalistes en leur fournissant des informations supplémentaires, en les aidant à organiser les données et à les présenter de manière efficace, mais elle ne peut pas remplacer la créativité et le jugement humain nécessaires pour créer des reportages journalistiques de qualité. De plus, les journalistes sont également chargés d’interpréter et de contextualiser les événements, de donner une voix à ceux qui n’en ont pas, de dénoncer les abus et de défendre les intérêts publics. L’IA ne peut pas remplacer ces aspects essentiels du journalisme, qui exigent des compétences humaines telles que la sensibilité, l’empathie et l’intuition.

Les Agriculteurs :  faiblement menacé

Même si le métier d’agriculteur est loin de s’éteindre, l’IA peut être utilisée pour automatiser des tâches répétitives et à faible valeur ajoutée, telles que la surveillance des cultures, la collecte de données sur le sol et les plantes, la gestion de l’irrigation et l’application d’engrais. Cela peut aider les agriculteurs à optimiser les rendements, à réduire les coûts et à améliorer la qualité de leurs produits. De plus, l’IA peut être utilisée pour surveiller la santé des cultures, détecter les maladies et les parasites et aider les agriculteurs à prendre des mesures préventives pour protéger leurs cultures. L’utilisation de drones pourrait également être envisagée. 

La cosmétofood, un secteur porteur ?

La cosmétofood

Les publicités nous promettent un teint parfait, un bien-être incomparable et une foule de bienfaits avec un seul yaourt. L’image d’aliment-cosmétique serait-elle gagnante pour les marques ? La cosmétofood, nutricosmétique ou encore la dermonutrition permettraient de manger bon pour les papilles et la santé. Le concept fait rêver, mais est-il bon d’investir dans ce secteur très en vogue au Japon mais qui laisse encore des sceptiques en France ?

Cosmétofood, nutricosmétique et dermonutrition : des promesses séduisantes

« Il fait du bien à l’intérieur, et ça se voit à l’extérieur » affirme-t-on dans les publicités « Activia » de Danone. Une quantité de marques mettent en avant cette image d’aliment-cosmétique, mais ces produits ne touchent pas forcément les consommateurs de la façon escomptée. La nutricosmétique, aussi appelée cosmétofood, se situe entre la nourriture healthy, orientée vers les produits sains et naturels, et la nourriture médicale, aux vertus thérapeutiques réelles. La dermonutrition, quant à elle, désigne un mode d’alimentation aux effets bénéfiques pour la peau. 

Ces mouvances nouvelles suscitent la curiosité et même si le public français semble garder quelques réserves, de plus en plus de marques investissent dans cette combinaison nourriture/bien-être. 

Quelques exemples de marques

A titre d’exemple, la publicité de la firme Yoplait pour son yaourt « Perle de lait » montre une jeune femme s’appliquant du yaourt sur le visage à la manière d’une crème hydratante. La gamme « Activia » de Danone, dont le succès reste mitigé en France, base toute sa communication sur les bienfaits qui feraient rayonner les consommatrices de l’intérieur.

Le géant suisse Nestlé a également fait de la dermonutrition son cheval de bataille. En 2002, la firme s’associe avec L’Oréal, dont elle rachète la moitié des parts du laboratoire Galderma avec la ferme intention de devenir leader mondial en matière de santé de la peau, des cheveux et des ongles. Elle a pour cela mis au point une large gamme de produits innovants et scientifiquement prouvés, tentative qui s’est soldée par un échec. Ce domaine en pleine expansion peut sembler alléchant pour tout entrepreneur mais il faut, comme on vient de le voir, rester prudent.

Zoom sur les entreprises du secteur

La cosmétofood et la dermonutrition, de par leur aspect innovant, attirent beaucoup d’entrepreneurs, dont des géants de l’industrie agroalimentaire. Parmi les plus célèbres noms de la nutricosmétique et de la dermonutrition, Oenobiol, Biocyte, Imedeen ou Rejuvenal, proposent des compléments alimentaires et des cosmétiques naturels. Rachetée au laboratoire français Sanofi par le Hollandais Vemedia en 2016, Oenobiol conçoit des produits entièrement bios et générait l’année dernière 57,2 millions d’euros de chiffre d’affaires. Un résultat qui incite d’autres entreprises à se pencher sur ce secteur.

Après avoir acheté 50% des parts du laboratoire Galderma à son associé de longue date, L’Oréal, Nestlé a continué dans la nutricosmétique. La firme s’est agrandie avec une branche médicale en 2014 : la filiale Nestlé Skin Health, dédiée aux soins médicaux de la peau. L’entreprise française Biocyte, quant à elle, a généré 9,5 millions d’euros l’an passé. Des chiffres qui peuvent donner envie d’investir du temps et de l’argent, mais la cosmétofood est loin d’avoir convaincu tout le monde. Si les Japonais plébiscitent ce concept, les Français sont plus réservés et quelques échecs et mauvais échos laissent place à l’hésitation.

Les inconvénients et flops de la cosmétofood

En 2010, un article paru sur le site marketingprofessionel.fr prévoyait la mort imminente de la cosmétofood. Ce scénario radical ne s’est pas produit mais les marques ont commis plusieurs erreurs et certaines leur ont coûté cher. L’article insiste notamment sur la réserve des nutritionnistes sur la nutricosmétique et rappelle que ce type d’alimentation ne peut se substituer à un mode de vie sain. Ceci dit, une bonne partie de la population française a suivi le mouvement et s’est senti déboussolée quand des firmes ont commis certains écarts. 

En 2007, par exemple, Danone lance un nouveau yaourt, « Essensis », dont la campagne publicitaire vante les vertus détoxifiantes pour la peau. Non seulement la firme se trompe de cible, mais, en plus de cela, elle déçoit les consommatrices qui ne voient rien de plus qu’un yaourt trop gras et sucré. Autrement dit, en contradiction avec le concept même de cosmétofood. Si cet exemple demeure un cas d’école, il en existe bien d’autres, mais le prix très élevé a aussi beaucoup contribué à freiner les acheteurs potentiels : le litre de jus « Tropicana Essentials Antioxydants » frise les trois euros, 100 grammes de thé « Belle Peau » de Fauchon coûtent 22 euros…

De quoi refroidir les consommateurs. Au-delà du prix et des erreurs de jugement, l’exemple d’Innéov Nutricosmetics, fruit de l’association Nestlé-L’Oréal, pousse à la réflexion : le laboratoire a fermé au bout de dix ans d’activité à cause d’une législation trop restrictive qui l’empêchait de vendre certains produits en Europe.

La communication : l’élément clé du succès de la dermonutrition

Le recours à l’image de stars internationales comme Shakira pour « Activia » et le packaging léché de ces produits leur garantit un minimum d’attention de la part des consommateurs. Destinés à rendre la peau plus belle, les contenants se doivent d’être à la hauteur des contenus, épurés et naturels tout en restant étincelants. La marque de boissons Tao, elle, joue sur un design de feuilles pour évoquer la composition saine de ses produits. Les bouteilles d’eau minérale ou même les pots de yaourt Taillefine évoquent, de par leur forme, une silhouette mince et élancée, soutenues par des phrases d’accroche allant dans ce sens. La cosmétofood s’appuie sur une combinaison savante de packaging sophistiqué et sur un message simple de retour à la nature.

Malgré ces quelques erreurs, le secteur des nutricosmétiques et de la dermonutrition se porte très bien. La question qui reste éventuellement en suspens concerne le long terme, aux vues des échecs du laboratoire Galderma, et les réserves, voire rejets, des nutritionnistes.

Les réseaux sociaux : des incontournables

réseaux sociaux

Selon le rapport annuel de We Are Social, 80,5 % des Français seraient présents sur les réseaux sociaux (soit 52,1 millions de personnes) et utiliseraient 5,7 plateformes sociales chaque mois. Une bonne raison d’y avoir recours ! Cependant, quelles sont les bonnes pratiques ?

Choisir son réseau social

Si on a tendance à vouloir être partout et sur tous les réseaux sociaux, la plupart du temps la réalité nous contraint à faire un choix car être présent sur un réseau social prend du temps et de l’énergie. Pour être efficace, concentrez-vous sur le réseau social qui vous paraît le plus pertinent, celui sur lequel votre client idéal est présent. La première question est donc : sur quel(s) réseau(x), votre cible est présente ?

Être actif

Si vouloir être omniprésent sur un maximum de réseaux sociaux peut être une intention louable, sachez qu’il faut avant tout être actif ce qui implique une certaine régularité de vos posts. Bien entendu, inutile de publier toutes les heures mais sachez que vous devrez le faire au moins une fois par semaine. A défaut, votre compte sera vite considéré comme inactif et sera mis au second rang.

Avoir du contenu de qualité

Il ne s’agit pas de publier n’importe quoi sur votre réseau social. Adaptez vos publications à votre client idéal. Certains ont tendance à publier pour eux-mêmes et oublient que l’intérêt réside dans le fait de pouvoir s’adresser à leurs clients ou prospects. Plus votre contenu sera intéressant et qualitatif, plus ils auront tendance à interagir et à consulter vos publications. Il s’agit donc de ne pas prendre votre réseau social pour un espace publicitaire ou pour satisfaire votre ego mais de chercher à créer un contenu adéquat pour votre cible, qu’elle aura envie de partager.

Avoir un calendrier éditorial

Il n’est certes pas forcément nécessaire d’avoir un calendrier éditorial dans l’absolu. Cependant, sa création vous permet d’assurer une certaine régularité et de vous imposer des objectifs. Avoir un calendrier éditorial vous incite surtout à avoir en tête votre prochaine publication ou à vous assurer que vous êtes suffisamment régulier. Il peut être également utile pour donner des rendez-vous à vos fans. Dans l’idéal, chaque publication doit contenir les informations majeures pour la création de vos contenus.

Chercher le bon moment

Tout comme la mise en place du calendrier éditorial, il faut vous pencher sur les habitudes de chaque réseau social. Les publications n’ont pas les mêmes impacts suivant les heures et les jours et vous renseigner sur les habitudes des réseaux sociaux est loin d’être un travail superflu. Bien entendu, il n’existe pas une heure unique où il faudrait être actif. Celle-ci dépend de votre communauté qui peut avoir des habitudes spécifiques et vous impose son rythme. La plupart des réseaux sociaux proposent des outils statistiques qui peuvent vous orienter.

Créer de l’interaction

Si les réseaux sociaux sont utiles, c’est également parce qu’ils vous permettent de créer du lien avec des personnes voire d’échanger avec elles. Même si cette tâche est fastidieuse et que parfois les ressources ou le temps sont insuffisants, il faut essayer dans la mesure du possible de créer des dialogues sur les réseaux sociaux. Bien entendu, cela n’est pas toujours possible mais vous pouvez, a minima, poser des questions à la fin de vos publications par exemple ou encore organiser des moments précis d’échanges voire faire du direct. Dans l’idéal, vous pouvez tenter de répondre avec empathie aux commentaires ainsi qu’aux messages privés, qu’ils soient positifs ou négatifs.

Définir une ligne éditoriale par réseau social

Dans la mesure du possible, il est bon de définir une ligne éditoriale qui s’adapte à chaque réseau social. Tout réseau social a sa caractéristique et comporte un contenu qui marque son originalité. Certains peuvent ainsi être dédiés à faire connaitre les coulisses de l’entreprise alors que d’autres peuvent vous servir davantage à informer vos clients potentiels. Ces informations peuvent être certes publiées sur plusieurs comptes mais dans l’idéal, il vous faut modifier le texte afin de l’adapter au mieux au réseau social utilisé. Attention ! Un internaute, de manière générale, est conscient des particularités de chaque réseau social et ne recherchera pas le même type de contenu sur un réseau social et sur un autre.

Programmer à l’avance vos publications

Si ce n’est pas pour la régularité que vous le faites, vous pouvez au moins l’effectuer pour vous. Programmer à l’avance vos publications vous permet de gagner énormément de temps et de ne pas devoir vous interrompre dans une tâche du quotidien pour réaliser celle-ci. De nombreuses applications comme Hootsuite vous permettent de vous y atteler sans perdre de temps alors pourquoi s’en priver ? Rien ne vous empêche de garder une certaine spontanéité au travers des story par exemple.

Soigner votre page ou profil

Le temps est révolu où les entreprises amoncelaient les photos et les informations sans discernement sur les réseaux sociaux pour être en fait omniprésentes. Aujourd’hui une entreprise doit publier de la qualité et celle-ci commence par une description précise de votre activité. Veillez à bien remplir tous les alinéas et donc être précis dans vos cordonnées et les actualiser. Nous sommes dans le monde de l’identité visuelle. En conséquence, la qualité des photos est essentielle et particulièrement celles du dirigeant et des managers. Oubliez que votre portable est performant et demandez à des professionnels de réaliser vos photos à insérer afin qu’elles n’apparaissent pas comme des photos amateurs. Un profil évolue comme l’entreprise, alors soyez attentif à le mettre à jour régulièrement.

Optimiser vos publications

Dans l’écriture web, il existe des spécificités incontournables qui permettent de capter l’attention de l’internaute et de le retenir. Parmi elles prêtez attention à la lisibilité, à la longueur de vos phrases, à la présence de visuels, le fait de l’interpeler avec un@, la présence de vidéo, le respect des dimensions pour les visuels et bien sur l’optimisation de l’horaire de publication. N’hésitez pas à la peaufiner en faisant des tests afin de voir les formats qui fonctionnent le mieux.

Tester vos publications et publicité

Tout n’est pas gratuit. Les services de communication le savent bien. C’est la raison pour laquelle ils sont toujours à la recherche de communications appropriées. Vouloir écarter à tout prix la publicité payante est une erreur dont il faut bien vous garder. Bien au contraire, réaliser des publications sponsorisées dont la qualité d’écriture, l’argumentaire et les visuels sont un atout pour convaincre les prospects. Il faut quitter l’idée reçue que les publications sponsorisées sont des budgets inatteignables mais en revanche il vous faudra bien déterminer votre cible et le média que vous sélectionnez pour en récolter les fruits. N’omettez pas d’observer les publications de vos concurrents et de les analyser pour faire mieux qu’eux.

Connaître votre audience

Avant de commencer à publier, il est vivement recommandé d’analyser votre audience avec des éléments comme : son âge, sa localisation géographique, son travail, son rythme de travail, ses réseaux sociaux préférés ses appareils privilégiés de connexion, (téléphone, tablette, ordinateur…), ses moments de disponibilité. Connaître son audience permet également de mieux communiquer avec elle. 

Le phénomène des fakes vidéos

fakes vidéos

Le phénomène des « fakes vidéos » ou vidéos truquées est une pratique de plus en plus courante qui consiste à créer des vidéos manipulées pour semer la confusion et la désinformation. Elles ont connu un retentissement récent avec les deepfakes. Les avancées technologiques en matière de deep learning et de l’intelligence artificielle rendent les fakes vidéos de plus en plus difficiles à détecter. 

Des conséquences graves 

Les conséquences peuvent être graves, car elles peuvent entraîner la diffusion de fausses informations et influencer les opinions publiques. Les gouvernements, les médias et les entreprises sont de plus en plus conscients de ce phénomène . Ils mettent en place des mesures pour détecter et lutter contre les vidéos truquées. Il est donc important de rester vigilant et de vérifier les sources des vidéos avant de les partager ou de les utiliser comme preuves.

Des trucages utilisés dans l’industrie cinématographie

Il existe plusieurs techniques pour truquer des vidéos, voici les principales. La modification de vidéos existantes avec des logiciels de montage vidéo existe depuis longtemps. Celle-ci consiste à modifier des vidéos existantes en ajoutant ou en supprimant des éléments ou en changeant le contexte ou le sens de la vidéo.  L’utilisation de la génération d’images par ordinateur (CGI) a complexifié parfois leur nature en créant une vidéo entièrement numérique à l’aide de logiciels de création d’effets spéciaux. Cette méthode sert souvent dans l’industrie cinématographique pour créer des scènes d’action ou des environnements impossibles à filmer dans la réalité. 

De nouvelles vidéos qui inquiètent

On pourra surtout citer des utilisations qui inquiètent. Notamment la vidéo en temps réel qui consiste à utiliser des logiciels de capture et de diffusion en direct pour diffuser une vidéo truquée en temps réel. Cette technique peut servir à créer des fausses nouvelles ou des événements qui n’ont jamais eu lieu. Le deepfake est encore plus mal vu. Cette utilisation utilise l’intelligence artificielle pour remplacer le visage d’une personne dans une vidéo existante par celui d’une autre personne. Cette technique est de plus en plus sophistiquée. Elle peut donner l’impression que la personne manipulée dit ou fait quelque chose qu’elle n’a jamais dite ou faite. Ce type de vidéo a d’ailleurs fait parler de lui et a servi dans le conflit en Ukraine. 

Le phénomène qui agace : les vidéos mises en scène

Les vidéos mises en scène pour faire le buzz sont devenues très courantes sur les réseaux sociaux et sur Internet. Ces vidéos ont souvent pour but d’attirer l’attention, de devenir virales et de générer des vues et des interactions. Elles peuvent prendre plusieurs formes, comme le « prank » ou canulars. Les personnes y jouent des tours à des inconnus ou à des amis, les « fails » ou des ratés, où des personnes tentent des actions dangereuses ou impressionnantes, qui finissent souvent mal.

Le problème avec ces vidéos mises en scène pour faire le buzz, à part que certains internautes y croient vraiment, est qu’elles peuvent encourager des comportements dangereux ou irresponsables. Elles peuvent également avoir des conséquences néfastes pour les personnes impliquées, telles que des blessures physiques ou des dommages à leur réputation.

Comment vérifier si une vidéo est un fake ? 

Il n’est pas toujours facile de détecter si une vidéo est un fake. Cependant, voici quelques conseils qui peuvent aider notamment en vérifiant la source de la vidéo ou les détails de la vidéo. Pour la source, vous pouvez vous demander si la source est douteuse ou inconnue. Celle-ci peut être un indicateur qu’elle est fausse. Ensuite, regardez attentivement les détails de la vidéo, tels que les éléments dans l’arrière-plan, les vêtements des personnes, les ombres, etc. Si quelque chose semble déformé ou incorrect, cela peut être un signe qu’il s’agit d’une vidéo truquée.  N’hésitez pas à rechercher des vidéos similaires si vous avez des doutes ou aller voir s’il n’y en aurait pas une autre version. 

Un peu de bon sens ne faisant jamais de mal, vous pouvez en identifier quelques-unes en vous demandant simplement qui filme la scène ou encore si cette situation est crédible. Ce n’est pas parce qu’une vidéo vous dit qu’il s’agit vraiment de la réalité que c’est le cas. Rien n’empêche qu’elle soit jouée par des acteurs alors que la prise de vue peut sembler naturelle. 

Il existe également plusieurs outils en ligne qui peuvent aider à vérifier si une vidéo est truquée ou non. Par exemple, Amnesty International a créé un outil appelé « The Citizen Evidence Lab » qui peut aider à détecter les vidéos truquées.

L’entreprise libérée : révolution ou simple mode ?

L’entreprise libérée : révolution ou simple mode ?

De plus en plus d’entreprises placent l’humain au centre de leur fonctionnement et se reposent sur le savoir-faire et l’esprit d’initiative de leurs salariés. En partant du principe que chacun sait ce qu’il doit faire, l’entreprise libérée met en place un nouveau système de management et d’organisation. Cette méthode constitue un bouleversement dans la tradition hiérarchique verticale en place depuis toujours. S’agit-il d’une simple tendance ou de la forme de l’entreprise de demain ?

La théorie de l’entreprise libérée

Théorisée en 2012 dans l’ouvrage d’Isaac Getz et Brian M. Carney intitulé « Liberté & Cie : Quand la liberté des salariés fait le succès des entreprises », l’entreprise libérée repose sur la reconnaissance et la confiance dans les compétences des employés. Au cours de leurs observations, les deux auteurs établissent les maîtres mots de ces firmes : autonomie, absence de hiérarchie, confiance et esprit d’initiative, qui constitue le moteur de l’activité des salariés. Ceux-ci savent ce qu’ils ont à faire et peuvent s’organiser comme bon leur semble. Ils disposent d’une totale autonomie pour aménager leurs horaires ainsi que leur mode de travail.

L’entreprise libérée abolit toutes traces de hiérarchie telles que les places de parking privées mais aussi les échelons internes. Dans la hiérarchie pyramidale traditionnelle, le directeur s’adresse à ses sous-chefs qui s’adressent eux-mêmes à des échelons intermédiaires et ainsi de suite jusqu’aux plus petits ouvriers. Cette manière de fonctionner se voit bousculée par cette vision de l’entreprise où tous les salariés sont placés au même niveau.

La confiance comme ciment de la société

La confiance accordée aux employés dans une firme libérée permet de les responsabiliser et les encourage à proposer et travailler davantage. Comme ils se sentent plus impliqués, ceux-ci développeraient naturellement une tendance à travailler de façon plus assidue. Ces sociétés présentent toutes un meilleur rendement ainsi qu’une forte cohésion de groupe. Les agents se tournent naturellement vers l’élaboration de projets collaboratifs, ce qui contribue à améliorer l’entente entre les membres d’une équipe qui se font entièrement confiance. Le concept de société libérée s’est étendu jusqu’en Inde, où Vineet Nayar, dirigeant du géant local des télécommunications HCL, a attribué à sa firme la devise « l’employé d’abord, le client après ». Responsabilisation, confiance et autonomie des salariés semblent donc la clé du succès mais plusieurs critiques concernant cette méthode de management et d’organisation libérés émergent.

Responsabiliser ses salariés pour un meilleur rendement

L’absence de contrôle et de supervision des tâches confèrerait une source de motivation supplémentaire au personnel, qui se sentirait écouté et pris au sérieux. Une centaine de sociétés ont déjà adopté ce mode de fonctionnement à travers le monde et toutes constatent une hausse de leur productivité et de leur chiffre d’affaires due à cette « libération ».

L’entreprise nantaise Chrono-Flex a sauté le pas de la « libération » de ses employés en 2008. Son chiffre d’affaires a décollé de 15% dès la première année de mise en place de ce système. Cette croissance à deux chiffres a perduré pendant deux ans et s’explique directement par le regain de motivation des salariés. Ceux-ci expriment désormais leurs revendications, notamment au sujet de leur salaire, à la direction sans étape hiérarchique à franchir. 

Une autonomie relative

Cette grande autonomie ne rime pas pour autant avec anarchie, des règles définies collectivement indiquent à chacun son degré de liberté. Ces lignes de conduites revêtent une importance particulière : en définissant les « irritants », elles mettent en valeur les attitudes et actions susceptibles de nuire au bien-être et la productivité des salariés.

Plusieurs freins à la libération des sociétés

Le modèle d’organisation verticale demeure très ancré dans les institutions françaises et occidentales en général. La culture constitue une barrière importante au développement de cette technique car dans certains environnements, les employés ne sont tout simplement pas prêts à voir s’effondrer la pyramide hiérarchique. Certaines personnes peuvent par ailleurs comprendre la responsabilisation induite par cette liberté comme une trop grosse pression sur leurs épaules et sombrer dans la dépression ou le burn-out. En fonction de leur besoin d’accompagnement ou de pouvoir, certains agents peuvent ne pas se sentir à l’aise avec ce concept voire le rejeter totalement. 

Libérer une entreprise suppose aussi que ses salariés disposent de la maturité nécessaire, ce qui s’avère parfois plus compliqué qu’il n’y paraît. Si quelques manipulateurs se glissent dans l’équipe, ceux-ci peuvent rapidement prendre le contrôle et rétablir un mode de direction pervers. L’abandon de toute organisation interne peut aussi conduire à la stigmatisation des cadres et intermédiaires. Ceux-ci sont susceptibles de mal interpréter leur perte de pouvoir ou d’être mis à l’écart par les autres. Il convient donc de s’assurer de la bonne foi des agents avant de leur donner carte blanche dans leur activité. Selon le profil des agents, mettre en place la libération de son entreprise peut se révéler évident ou plus complexe. Il existe deux façons de mettre ce changement en œuvre, une méthode radicale et une plus subtile et évolutive, dite « incrémentale ».

Conduire une firme à sa libération par étapes

Le changement incrémental s’avère le plus efficace. L’abandon brutal de toute organisation interne peut effrayer les uns et susciter l’incompréhension chez les autres. Quelques attitudes simples permettent d’inciter la prise d’initiatives et la responsabilisation des salariés. Tout dépend des profils concernés mais des principes de base comme l’encouragement à une prise de parole libre ou une circulation ouverte de l’information constituent de premières étapes. Instaurer un climat de bienveillance et de droit à l’erreur demeure également fondamental : si les agents se sentent acculés, s’ils ne peuvent commettre la moindre faute, ils ne se livreront pas. Développer le volontariat et encourager les employés à émettre des suggestions et à mener des projets représente le début du chemin vers la liberté. Plus on habitue les employés à prendre des initiatives et à s’exprimer, plus ils auront tendance à le faire spontanément !