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Rédaction de texte et stratégie de contenu web

On ne cessera de le dire et de le redire ! Le contenu web est primordial. Soyez toujours le plus descriptif possible pour chacune de vos pages. C’est l’une des meilleures solutions pour améliorer votre classement naturel dans Google.

Travaillez son contenu

Le contenu est importe de mettre à jour régulièrement son contenu, cela oblige Google à repasser sur votre site internet et donc d’accélérer sa fréquence d’indexation. Il est recommandé de créer une page pour chaque expression ou mots-clés. Il est préférable de faire du contenu ayant une longueur au-dessus de 1200 caractères espaces compris. Vous avez des outils d’évaluation de requêtes de mots-clés, comme celui de Google Adwords, qui vous permet d’obtenir un aperçu du nombre de recherches sur un mot-clé.

Faites appel à des spécialistes web

On a beau dire mais le temps est compté. Nous avons souvent peu de temps pour se focaliser sur la rédaction d’articles ou d’actualités. Et en plus cela, il faut savoir rédiger. Heureusement il existe des entreprises qui peuvent nous accompagner dans notre projet, nous permettre de nous faire gagner du temps. Depuis quelques temps de nombreuses structures ont vu le jour avec une réelle approche référencement.

Corinne Duré, gérante de CMAPRESS à bien voulu répondre à nos questions

Pouvez-vous nous parler de votre société ?

CMAPRESS est une agence de rédaction de contenu pour le web et le print. Nous offrons une véritable stratégie de contenu bâti sur l’analyse de votre secteur d’activité et de vos ambitions. Notre équipe rédige des textes uniques optimisés pour les moteurs de recherche afin d’accroitre leurs visibilités. Nous examinons régulièrement les résultats de votre stratégie de contenu web. Il faut savoir que sur le web les derniers développements algorithmiques de Google déclassent les contenus dupliqués. Par ailleurs nos rédacteurs web sont des spécialistes de l’optimisation pour les moteurs de recherche.

Y a-t-il des critères sur le choix de son agence de rédaction ?

Il en existe de nombreux. Mais un me paraît essentiel : la certification Voltaire. C’est un gage d’une maîtrise parfaite de la langue et une garantie d’obtenir un contenu de qualité.

Quel est le prix pour la rédaction d’un contenu web ?

Il est très difficile de donner un tarif car il existe plusieurs paramètres à prendre en compte : le nombre de textes, le nombre de mots, est-ce que c’est ponctuel ou récurrent ?, etc…

La santé du dirigeant : un risque dans les PME

Amarok, est un observatoire scientifique qui s’intéresse à la santé des dirigeants. Le président de cet observatoire, le professeur Oliviers TORRES soumet l’idée qu’il existe un lien entre la santé du dirigeant et la performance économique d’une entreprise.

Les dirigeants, véritables piliers de l’entreprise, ne peuvent pas se permettre de connaître une baisse de régime au niveau de leur santé ou encore de discuter de leurs souffrances ou soucis personnels avec  les
salariés ou les fournisseurs.  La santé du dirigeant, un vrai capital de l’entreprise.

Le professeur Olivier Torres, président de l’Observatoire de la santé des dirigeants Amarok, affirme qu’il existe clairement un lien entre la santé du dirigeant et la performance économique de l’entreprise. Mais l’influence de la santé des dirigeants est beaucoup plus importante dans les TPE/PME que dans un grand groupe.

En cas de grave maladie du dirigeant, le poste sera facilement remplacé dans un grand groupe, même s’il faudra quelques jours pour que la situation retrouve son rythme normal. Dans une PME, en cas de grave maladie du patron, on peut considérer que l’entreprise se retrouvera vite en position de déposer son bilan.  Le professeur Torres lève donc le voile sur un sujet tabou dans l’entrepreneuriat : la santé du dirigeant. Et cette santé est d’autant plus fragile. Des facteurs négatifs l’attaquent comme le stress, la surcharge de travail, l’incertitude ou encore la solitude.

Le professeurs Torres dresse des profils d’un bon dirigeant ayant une bonne hygiène de vie, sportifs, de nature optimiste, endurant. A contrario, les dirigeants pessimistes, peu endurant sont plus sujet à des problèmes de santé.

Pour en savoir plus

Crise : les atouts de l’intelligence économique

Librement accessibles, les formations de la CGPME Paris Ile-de-France à l’Intelligence économique (IE) proposent aux dirigeants de PME d’acquérir de nouvelles compétences, pour protéger et booster le développement de leur entreprise. Explication par Abdellah Mezziouane, secrétaire général de la CGPME Paris Ile-de-France…

L’intelligence économique appliquée à l’entreprise est-elle suffisamment soutenue en France ?

On constate depuis plus de quatre ans une véritable prise de conscience des pouvoirs publics, pour protéger davantage nos entreprises. Il y a des retards à combler. Par exemple, nous restons un des seuls pays où la publication des comptes est obligatoire. N’importe quel concurrent étranger dispose d’informations stratégiques sur votre entreprise, mais l’inverse n’est pas possible. Il faut que cela change et c’est une des raisons pour laquelle notre confédération est très active au sein de la Délégation Interministérielle à l’Intelligence Economique (D2IE).
Reste que si des avancées législatives sont obtenues, il faut encore travailler à leur appropriation par les PME sur le terrain. Notre action est en cohérence avec le Schéma Régional d’Intelligence Economique, piloté par Daniel Canépa, Préfet de la région Ile-de-France. Nous participons à la mise en place d’initiatives à destination des PME. Un des objectifs est aussi de mobiliser ainsi toutes les ressources déjà disponibles, puisque de nombreux acteurs publics comme La Défense ont déjà des compétences à faire partager aux entreprises.

Les PME sont-elles réceptives à l’IE ?

Les PME ont intérêt à intégrer l’intelligence économique (IE), car en période de tensions économiques fortes, il faut être sûr que son entreprise est protégée. Mais cela ne se limite pas à des mesures de sécurité. L’IE comporte aussi une partie plus offensive, des solutions pour rebondir, trouver de nouveaux marchés jusqu’alors négligés par exemple. Pourtant il est vrai que ce vocable à du mal à passer chez les dirigeants. L’IE est mal connue et souffre d’a priori négatifs : elle serait réservée aux grands groupes, demanderait des démarches coûteuses ou proposerait des démarches proches de l’illégalité. Il faut casser ces préjugés et démystifier l’IE.

Quelles actions proposez-vous aux dirigeants ?

La difficulté est toujours de trouver des solutions de formation appropriées pour les dirigeants.
Ils disposent de peu de temps et souhaitent être accompagnés pour un retour sur investissement immédiat. Ce projet pédagogique doit pouvoir être démultiplié facilement auprès des salariés, s’adapter aux spécificités de l’entreprise et s’appuyer sur un échange de bonnes pratiques. C’est pourquoi nous avons développé deux types d’actions, qui permettent une appropriation très individualisée. Nous ciblons à la fois les filières stratégiques et proposons des formations adaptables à tout type d’entreprise.

Que proposez-vous aux filières stratégiques ?

Certains secteurs sont plus perméables à ce type de démarche. Nous avons élaboré un programme d’accompagnement destiné aux entreprises à potentiel de développement et/ou d’innovation s’inscrivant prioritairement sur des filières stratégiques : éco-activités, industries de la création, optique et systèmes complexes, sciences de la vie, transport et mobilité, mécanique, contenus numériques…
Tout commence par un diagnostic dans l’entreprise. En une journée d’entretien avec le dirigeant, on met en regard les facteurs clés de succès de l’environnement (ce qu’il faut faire) avec les compétences distinctives de la PME-PMI (ce que l’on sait faire), afin de mettre en lumière d’éventuelles inadéquations.
Par la suite, le dirigeant bénéficie d’une action de conseil individualisé et d’ateliers collectifs, pour combler les lacunes identifiées. Des indicateurs de résultat pertinents sont établis afin d’évaluer régulièrement la progression des actions. Un plan de formation spécifique IES en faveur du dirigeant et ses collaborateurs est également proposé. Au final, l’avantage concurrentiel et les capacités de développement de la PME sont renforcés, ainsi que les capacités managériales du dirigeant, pour démultiplier des bonnes pratiques auprès de son équipe.

Mais les filières stratégiques ne sont pas les seules à avoir besoin d’IE…

Tout à fait, c’est pourquoi nous complétons cette approche par une formation accessible à l’ensemble des PME, sur le thème Créer son radar, sa veille concurrentielle. Les participants découvrent des solutions simples et gratuites pour surveiller leur marché et leurs concurrents. à l’issue de la session, le dirigeant dispose d’un outil de veille directement utilisable. Toutes les entreprises peuvent également consulter sur notre site, www.cgpme-paris-idf.fr, à la rubrique Intelligence Economique, notre Guide Le dirigeant de PME et l’intelligence économique, qui liste les précautions d’usage dans l’activité de la PME/PMI. Son originalité est de présenter la vie d’une PME fictive, Ventili.

Comment, en situations concrètes, ses salariés peuvent-ils utiliser l’intelligence économique ?

A travers l’ensemble de ces outils, nous espérons atteindre notre but de vulgarisation de l’intelligence économique, qui n’est pas un domaine réserver aux experts, mais doit aider concrètement les PME franciliennes à sortir de la crise. 

Pas d’obligation d’ordre de licenciement !

Les salariés licenciés pour cause économique, après avoir refusé une modification de leur contrat de travail, ne sont pas susceptibles d’être licenciés dans un ordre de licenciement défini. 

L’employeur a pour obligation d’établir un ordre des licenciements lorsqu’il décide de réduire ses effectifs. Les critères d’ordre de sélection des salariés à licencier sont établis par un accord collectif applicable ou par une convention dans l’entreprise en tenant compte des normes fixées par le Code du travail. Dans l’arrêt du 27 mars 2012, la Cour de cassation a affirmé que l’employeur n’est pas tenu de mettre en pratique les critères d’ordre de licenciement quand celui-ci s’adresse à tous les salariés ayant refusé une modification de leur contrat de travail. Il n’y a donc dans ce cas pas à appliquer un ordre de licenciement.

Dans l’affaire jugée par la Cour de Cassation, l’entreprise a proposé une modification du contrat de travail à tous ses salariés et des licenciements à ceux qui refuseraient cette modification. L’employeur n’a ensuite pas établi d’ordre de licenciement parmi les salariés ayant refusé la modification de leur contrat de travail. Ainsi, la Cour de cassation a donné raison à l’employeur.

Cette décision s’applique dans les cas où l’employeur n’a pas à sélectionner parmi les salariés concernés par ce licenciement. C’est toujours le cas lorsqu’un seul salarié dans la catégorie professionnelle ou quand tous les salariés appartenant à la même catégorie professionnelle sont concernés par le licenciement.

Le licenciement en période d’arrêt maladie et DIF

Lors d’un licenciement, et cela même durant un arrêt maladie, l’employeur se doit d’alerter son salarié concernant ses droits en matière de Droit Individuel à la Formation (DIF).

Lorsqu’il s’agit d’un licenciement non consécutif à une faute grave, l’employeur se doit d’informer le salarié sur ses droits en termes de formation, conformément à l’article L. 6323-19 du Code du travail. Ainsi, dans la lettre de licenciement de ce dernier, doivent figurer les droits du salarié en matière de Droit Individuel à la Formation (DIF). Concrètement, il doit être stipulé dans la lettre le nombre d’heures obtenues au titre du DIF et le fait que le salarié détient la possibilité d’utiliser ces heures afin de suivre une action de formation, de bilan de compétences ou de validation des acquis de l’expérience (sous réserve d’en faire la demande avant la fin du préavis).

Cette obligation a été mise en lumière lors d’un arrêt du 17 février 2010 de la Cour de cassation. En effet, cette dernière avait jugé que le manquement dans l’information du salarié concernant son Droit Individuel à la Formation portait préjudice au salarié.

Cette obligation est-elle la même lorsque le salarié est en arrêt maladie pendant le préavis de licenciement, ne pouvant ainsi pas suivre de formation ? La réponse est oui. En effet, d’après un arrêt de la Cour de cassation du 28 février 2012, la maladie ne prive pas le salarié de son Droit Individuel de Formation.

Même si le salarié est en arrêt maladie pendant la durée du préavis de licenciement et qu’il est clair qu’il ne peut suivre une formation, l’employeur se doit de l’informer sur son droit individuel de formation.

Galère d’un chef d’entreprise

Quelques pistes de réflexion face à un problème concret rencontré par un entrepreneur dans ses défis de chef d’entreprise. Témoignage de Pascal Lucas, chef d’entreprise en plomberie-chauffagerie.

La situation de départ

En novembre 2010, la situation est compliquée : l’entreprise de Pascal Lucase est en redressement judiciaire depuis 2003 et il subit, en plus, la crise de 2009/2010 de plein fouet. « J’étais dans une vraie spirale infernale : je n’arrivais pas à payer les fournisseurs, qui ne voulaient plus me livrer. Mais dans mon corps de métier, j’ai besoin de marchandises, de matériel et surtout de stock ! », explique M. Lucas. à cela se rajoute des problèmes avec certains institutionnels, qui finissent d’acculer l’entrepreneur. « à ce moment là, j’étais vraiment au fond du trou », continue le chef d’entreprise.

Trouver la problématique 

Dans un premier temps, le dirigeant fait appel à un conseiller Rivalis qui établit un diagnostic de l’entreprise. Il apparaît que le coefficient de vente des marchandises était trop bas, tout comme le coût horaire. En effet, pour le conseiller, il y a une vraie problématique au niveau des achats, mais il y a également une partie « reprise de confiance » extrêmement importante, tant chez le chef d’entreprise que chez ses cinq salariés. « Une chose est sûre, mon conseiller était persuadé de la survie de l’entreprise, peut-être même plus que moi ! », continue Pascal Lucas. 

Les recommandations du conseiller

Michel Dabilly, le conseiller, propose au chef d’entreprise de mettre en place une priorisation des actions : d’abord bien vendre (ses heures, sa marge…), ensuite sensibiliser les salariés et l’entrepreneur. « Il nous a expliqué qu’on pouvait s’en sortir : que nous avions de bons produits, une vision sur nos futurs chantiers à moyen terme, etc … . Personnellement, j’avais besoin d’entendre qu’on allait sortir la tête de l’eau, même si je ne voyais pas comment ! » commente le dirigeant. Deuxième levier, le conseiller accompagne le chef d’entreprise chez son banquier avec un prévisionnel de l’année à venir. L’objectif : rassurer et montrer que le dirigeant mettait tout en œuvre pour s’en sortir. Ils firent de même pour d’autres institutionnels (Banque de France…). Troisième levier, un progiciel de gestion qui permet à l’entrepreneur d’avoir enfin une vision en temps réel de la situation de son entreprise : rentabilité des devis, suivi des objectifs…

La situation d’aujourd’hui

Pour cette année, l’entreprise réalisera un chiffre d’affaires d’environ 600 000 € et dégagera un bénéfice de presque 10 %. Les 5 salariés sont toujours là et le dirigeant a retrouvé sa sérénité et sa confiance en lui pour l’avenir, même s’il restera marqué longtemps par ces années de galère. Pour 2012, les objectifs seront doubles : conserver un chiffre d’affaires au moins équivalent et enfin penser « investissement » comme par exemple racheter les locaux dans lesquels se trouve l’entreprise ou changer de véhicules. 

Conclusion du chef d’entreprise

« Avec mon conseiller, on peut parler dans le vif du sujet, il n’y a pas de sujet tabou. Il a été un véritable coach personnel ! Ce que j’apprécie aussi, au-delà de son intervention mensuelle, c’est que dès que je peux voir où j’en suis, il me suffit d’un clic. Je gagne du temps dans la partie administrative et ça s’est appréciable ! »

La startup à suivre…

Jeremy et Julien développent depuis peu Geokiwi, une plateforme web qui s’est très vite fait remarquer par les professionnels… et les investisseurs !

Parlaient-ils déjà ensemble de business plan ou de levées de fonds dans le bac à sable ? L’histoire ne dit pas si les rêves entrepreneuriaux de Jeremy et Julien ont démarré en même temps que leur amitié, à la maternelle… Toujours est-il qu’une vingtaine d’années plus tard, les voici réunis pour créer Geokiwi, la première plateforme de communication locale. Trouver un partenaire à côté de chez soi pour aller jouer au tennis, organiser un dîner de quartier ou vendre des produits à vos voisins, voilà quelques-unes des possibilités offertes par la plateforme.

Un démarrage en trombe

En 2011, les deux associés quittent leurs jobs pour démarrer un projet de galerie d’art sur le web. Mais un simple trousseau de clé va changer leurs plans ! Dans la rue, ils tombent sur un petit message laissé par une personne ayant trouvé des clés par terre. C’est le déclic : pourquoi n’existe-t-il pas de plateforme web dédiée à ces « petits messages » que l’on souhaite passer localement ? Cette plateforme, ils décident donc de la créer eux-mêmes : le projet de Geowiki était né. Et là, tout s’enchaîne. Seulement deux mois après avoir commencé à travailler sur la plateforme en ligne, ils terminent finalistes du concours du prestigieux salon LeWeb11. Les investisseurs commencent alors à « roder » autour du projet !

Le Facebook des voisins

Des mentors décident de soutenir les deux entrepreneurs. Ils leur conseillent de continuer le travail sur le site pour le rendre vraiment conforme aux besoins des utilisateurs avant de se lancer dans une première levée de fonds. Cette arrivée de capitaux leur permettra ensuite de démarrer la communication et de recruter. L’axe de déploiement en B to B de la plateforme va également être développé. Autre ambition prochaine des deux entrepreneurs : traduire le site en différentes langues pour donner une dimension internationale au projet. Pour cela, ils vont d’abord commencer par le tester à New York et à Londres grâce à des communautés de français installés sur place. La petite plateforme de communication locale compte bien devenir un succès international !

Rupture conventionnelle : attention aux cas d’inaptitude !

La Cour d’appel vient de statuer sur un cas de rupture conventionnelle mettant en cause un salarié en situation d’inaptitude professionnelle. 

La rupture conventionnelle entre le salarié et l’employé, établi par la loi de la modernisation du marché du travail en 2008, a été jugée par la cour d’appel de Poitiers le 28 mars dernier comme nulle en cas d’accident du travail. Cette décision a été mise en place afin de mettre fin aux licenciements économiques et aux non respect des règles protectrices du salarié en cas d’accident du travail.

Suite à un accident de travail après plus d’un an passé en arrêt maladie, le médecin du travail déclare un salarié inapte à effectuer son poste mais en capacité d’en effectuer un autre. Après cette visite, le salarié conclut avec son employeur un contrat de rupture conventionnelle. C’est alors, six mois après la signature de la rupture conventionnelle, que le salarié décide de saisir le conseil de Prud’hommes pour obtenir la nullité de celle-ci.

La cour d’appel a jugé en faveur du salarié en statuant que le statut de victime d’accident du travail s’opposait à cette rupture et que l’existence de l’obligation de reclassement faisait obstacle au contournement de cette obligation.

Innover au delà des clichés

Bertrand Favre a dû faire face aux idées reçues sur l’embauche des séniors pour faire accepter son entreprise Bitwiin.

Ils coûtent trop cher !

De toutes façons ils ne veulent pas travailler ! : voilà le genre de clichés que Bertrand Favre entend – de moins en moins tout de même- lorsqu’il présente Bitwiin, sa plateforme de mise en relation entre employeurs et séniors. Faciliter l’embauche des jeunes retraités et des séniors actifs, c’est l’objectif de l’entreprise Bitwiin. Un service innovant dans le secteur des job boards et en faveur duquel l’entrepreneur a été obligé de mener une vraie campagne d’évangélisation auprès de ses cibles. Un service avant-gardiste, peut-être trop nous confie l’entrepreneur.

Evolution du business model…

C’est en sortant d’HEC que Bertrand Favre est parti travailler un an aux états-Unis. Là-bas, stupéfaction, les retraités continuent à travailler, le plus souvent pour compléter leur maigre retraite. Le jeune diplômé en tire une conviction : la France souffre d’un manque de services dédiés aux retraités souhaitant rester dans la vie professionnelle par envie ou par besoin. De retour en France en 2008, il s’empresse de créer Bitwiin. Le temps passant il se rend compte que son activité peut être étendue aux séniors actifs qui ont beaucoup de mal à retrouver un emploi, bien qu’experts dans leurs domaines. Changer le business model de l’entreprise pour étendre la population cible de son service et communique sans cesse auprès des employeurs. Et pour montrer l’exemple, il embauche lui-même des séniors aux postes de commerciaux.

Et évolution de la légalité

Hasard du calendrier ou bonne étoile, quelques mois après le lancement de Bitwiin, le Gouvernement met en place le déplafonnement du cumul emploi-retraite, c’est-à-dire que les retraités ont été autorisés à cumuler leur retraites avec un salaire. Quelques mois plus tard c’est une loi obligeant les entreprises de plus de 300 salariés d’embaucher des séniors qui est votée. Les évolutions légales accompagnent le développement de Bitwiin qui s’inscrit alors comme une entreprise résolument dans l’air du temps. Et si la qualité première d’un entrepreneur était justement de savoir flairer son époque, de créer des concepts en accord avec le temps ?

Interview de Olivier Alonso, Fondateur de Solvimo

Comment avez-vous créé Solvimo ?

J’ai d’abord monté une agence immobilière en tant que franchisé pour une grande enseigne du secteur. Au bout de huit mois j’avais compris comment ça fonctionnait, alors j’ai décidé de lancer mon propre réseau de franchise dans le secteur de l’immobilier. Au départ j’ai ouvert une agence pilote près de la Défense, en 2000, pour tester mes outils de marketing et de service clients. Et cette première agence a plutôt bien marché car nous étions les premiers à intégrer les nouvelles technologies dans l’immobilier. 

Comment avez-vous fait pour vous creuser une place face aux « dinosaures » de l’immobilier ? 

Il n’y avait alors pas de petits réseaux d’agences immobilières et c’est justement ce concept qui a plu. La taille du réseau nous a permis dès le début de nous différencier des grandes enseignes par l’accompagnement que nous avons proposé aux franchisés. Nous proposons à nos franchisés toute une palette de services, c’est ce qui a fait dès le départ la force de notre réseau. L’autre moyen de nous différencier a été l’utilisation systématique des nouvelles technologies et notamment un gros travail sur le référencement avec la création d’une multitude de sites internet, dédiés à la recherche de bien immobiliers sur les différentes territoires. 

Pourquoi avoir choisi de monter une franchise plutôt qu’une entreprise plus classique ?

Dès l’âge de 18 ans, j’allais chaque année visiter le Salon de la Franchise. J’étais passionné par cet univers : tous ces gens qui ne partaient pas de grand-chose et qui arrivaient à développer rapidement des entreprises grâce au système de la franchise… Je n’avais pas les moyens à l’époque de monter ma franchise, mais je ramenais chez moi toujours plein de catalogues ! Avec Solvimo j’ai accédé à ce rêve de jeunesse ! J’ai construit un réseau de franchise convivial dans lequel nous prenons le temps de bien accompagner les franchisés. 

Comment innovez-vous dans ce secteur traditionnel ?

En dehors de l’utilisation systématique de nouvelles technologies, telles que la mise en place des premières visites virtuelles, nous innovons en nous déployant à l’étranger. Nous avons monté il y a un an une agence Solvimo à Miami afin de proposer nos services aux 40 000 français qui habitent dans cette ville. Cette franchise fonctionne très bien et nous réfléchissons aujourd’hui aux prochaines villes aux Etats-Unis où nous pourrions développer le concept.

Vous travaillez énormément. Comment faites-vous pour vous ressourcer ?

Je suis passionné d’art et je fais moi-même de la sculpture monumentale d’art contemporain depuis mes 18 ans. C’est dans l’art que j’arrive à me ressourcer. J’ai la double casquette d’entrepreneur et d’artiste ! J’ai aussi décidé il y a quelques années, contre l’avis de tous, de déménager le siège de l’entreprise dans le sud de la France. Cette délocalisation en région a fait peur à mes partenaires au départ mais finalement tout se passe très bien. J’ai donc la chance de pouvoir me ressourcer sur les petites îles du Var le weekend ! Je fais aussi beaucoup de sport pour évacuer tout le stress du boulot généré par cette fonction de PDG. Il faut se créer des petites bulles d’oxygène qui permettent de décrocher, de s’échapper en pensant complètement à autre chose. 

Le fait d’être artiste vous apporte un regard différent sur le monde de l’entreprise ?

Oui, ma situation est assez atypique et m’apporte une vision des choses qui n’est pas forcément la même qu’un chef d’entreprise classique. Je relativise peut-être plus les évènements, j’essaie de voir les choses sous des angles différents. La pratique de la sculpture m’a donné le goût de créer de toutes pièces des choses qui n’existent pas.

Arrivez-vous à équilibrer vie personnelle et engagement entrepreneurial ?

J’essaie mais ce n’est pas facile, en tout cas dans les premières années. Je pense que, lorsqu’on se lance dans la création d’entreprise, il faut accepter que sa vie d’entrepreneur prenne le pas sur sa vie privée. Si l’on n’est pas prêt en accepter les conséquences, cela ne peut pas fonctionner et l’on se plante. Souvent les gens veulent garder leur confort tout en créant une entreprise, mais ce n’est pas réaliste. Au départ, il y a quand même des chances pour que la création d’entreprise sabote sa vie privée. J’en ai subi moi-même les conséquences…

Alors, face aux difficultés de l’entrepreneuriat, quel est votre truc pour tenir ?

J’essaie de me mettre en auto-discipline pour, à chaque fois, trouver les points positifs de chaque situation, même les plus compliquées. Des problèmes, il y en a tous les jours dans une entreprise. Si l’on n’a pas cette philosophie là, on ne tient pas le coup psychologiquement.

Avez-vous un conseil pour les entrepreneurs qui se lancent ?

Je leur conseillerai de ne pas monter une entreprise dans le but de gagner de l’argent, mais de le faire plutôt par passion. C’est la passion qui doit être le premier moteur. Si l’on n’est pas passionné par ce que l’on fait, on aura de grosses déceptions. L’argent est une conséquence de la passion !