Accueil Blog Page 1018

Interview de Olivier Alonso, Fondateur de Solvimo

Comment avez-vous créé Solvimo ?

J’ai d’abord monté une agence immobilière en tant que franchisé pour une grande enseigne du secteur. Au bout de huit mois j’avais compris comment ça fonctionnait, alors j’ai décidé de lancer mon propre réseau de franchise dans le secteur de l’immobilier. Au départ j’ai ouvert une agence pilote près de la Défense, en 2000, pour tester mes outils de marketing et de service clients. Et cette première agence a plutôt bien marché car nous étions les premiers à intégrer les nouvelles technologies dans l’immobilier. 

Comment avez-vous fait pour vous creuser une place face aux « dinosaures » de l’immobilier ? 

Il n’y avait alors pas de petits réseaux d’agences immobilières et c’est justement ce concept qui a plu. La taille du réseau nous a permis dès le début de nous différencier des grandes enseignes par l’accompagnement que nous avons proposé aux franchisés. Nous proposons à nos franchisés toute une palette de services, c’est ce qui a fait dès le départ la force de notre réseau. L’autre moyen de nous différencier a été l’utilisation systématique des nouvelles technologies et notamment un gros travail sur le référencement avec la création d’une multitude de sites internet, dédiés à la recherche de bien immobiliers sur les différentes territoires. 

Pourquoi avoir choisi de monter une franchise plutôt qu’une entreprise plus classique ?

Dès l’âge de 18 ans, j’allais chaque année visiter le Salon de la Franchise. J’étais passionné par cet univers : tous ces gens qui ne partaient pas de grand-chose et qui arrivaient à développer rapidement des entreprises grâce au système de la franchise… Je n’avais pas les moyens à l’époque de monter ma franchise, mais je ramenais chez moi toujours plein de catalogues ! Avec Solvimo j’ai accédé à ce rêve de jeunesse ! J’ai construit un réseau de franchise convivial dans lequel nous prenons le temps de bien accompagner les franchisés. 

Comment innovez-vous dans ce secteur traditionnel ?

En dehors de l’utilisation systématique de nouvelles technologies, telles que la mise en place des premières visites virtuelles, nous innovons en nous déployant à l’étranger. Nous avons monté il y a un an une agence Solvimo à Miami afin de proposer nos services aux 40 000 français qui habitent dans cette ville. Cette franchise fonctionne très bien et nous réfléchissons aujourd’hui aux prochaines villes aux Etats-Unis où nous pourrions développer le concept.

Vous travaillez énormément. Comment faites-vous pour vous ressourcer ?

Je suis passionné d’art et je fais moi-même de la sculpture monumentale d’art contemporain depuis mes 18 ans. C’est dans l’art que j’arrive à me ressourcer. J’ai la double casquette d’entrepreneur et d’artiste ! J’ai aussi décidé il y a quelques années, contre l’avis de tous, de déménager le siège de l’entreprise dans le sud de la France. Cette délocalisation en région a fait peur à mes partenaires au départ mais finalement tout se passe très bien. J’ai donc la chance de pouvoir me ressourcer sur les petites îles du Var le weekend ! Je fais aussi beaucoup de sport pour évacuer tout le stress du boulot généré par cette fonction de PDG. Il faut se créer des petites bulles d’oxygène qui permettent de décrocher, de s’échapper en pensant complètement à autre chose. 

Le fait d’être artiste vous apporte un regard différent sur le monde de l’entreprise ?

Oui, ma situation est assez atypique et m’apporte une vision des choses qui n’est pas forcément la même qu’un chef d’entreprise classique. Je relativise peut-être plus les évènements, j’essaie de voir les choses sous des angles différents. La pratique de la sculpture m’a donné le goût de créer de toutes pièces des choses qui n’existent pas.

Arrivez-vous à équilibrer vie personnelle et engagement entrepreneurial ?

J’essaie mais ce n’est pas facile, en tout cas dans les premières années. Je pense que, lorsqu’on se lance dans la création d’entreprise, il faut accepter que sa vie d’entrepreneur prenne le pas sur sa vie privée. Si l’on n’est pas prêt en accepter les conséquences, cela ne peut pas fonctionner et l’on se plante. Souvent les gens veulent garder leur confort tout en créant une entreprise, mais ce n’est pas réaliste. Au départ, il y a quand même des chances pour que la création d’entreprise sabote sa vie privée. J’en ai subi moi-même les conséquences…

Alors, face aux difficultés de l’entrepreneuriat, quel est votre truc pour tenir ?

J’essaie de me mettre en auto-discipline pour, à chaque fois, trouver les points positifs de chaque situation, même les plus compliquées. Des problèmes, il y en a tous les jours dans une entreprise. Si l’on n’a pas cette philosophie là, on ne tient pas le coup psychologiquement.

Avez-vous un conseil pour les entrepreneurs qui se lancent ?

Je leur conseillerai de ne pas monter une entreprise dans le but de gagner de l’argent, mais de le faire plutôt par passion. C’est la passion qui doit être le premier moteur. Si l’on n’est pas passionné par ce que l’on fait, on aura de grosses déceptions. L’argent est une conséquence de la passion !

Interview de Jean-Baptiste Descroix-Vernier, PDG de Rentabiliweb

Interview de Jean-Baptiste Descroix-Vernier, PDG de Rentabiliweb

Pourquoi avoir fondé Rentabiliweb, comment vous est venue l’idée ? 

À l’époque, en 2002, tout était gratuit sur le web, sans business model. J’ai senti alors que c’était tout le secteur qui allait s’effondrer ! Comme j’avais beaucoup travaillé avec des entreprises qui utilisaient l’audiotel pour monétiser l’accès à l’info, ou le minitel, je me suis dit qu’on pouvait appliquer ça à Internet. Le micro-paiement était né.

Quelle stratégie avez-vous mis en place pour vous imposer à l’étranger ?

Ma propre culture me pousse vers l’ouverture internationale. En revanche, j’ai toujours été très prudent avec le fantasme du petit Français qui s’attaque à l’Amérique ou à la Chine… J’essaye d’allier l’ambition avec le bon sens et la gestion prudente. Je n’ai pas la folie des grandeurs.

Êtes-vous satisfait aujourd’hui d’être entré en bourse ? 

La bourse c’est un incroyable accélérateur de croissance. C’est aussi un petit monde bien particulier. J’ai toujours une appréhension vis-à-vis des fonds d’investissement et de leurs logiques, mais j’ai appris à travailler avec eux.

Messier, Arnault, Courbit, Bergé, Pinault… Ils sont tous au capital de votre groupe. Comment avez-vous fait pour les convaincre ? 

Je ne pense pas que ce soit ma petite personne qui les a convaincus ! C’est pour les chiffres de l’entreprise qu’ils sont rentrés au capital. Mes actionnaires sont contents car je gère la société « en bon père de famille » : je ne dépense pas l’argent que je n’ai pas. 85 millions de capitaux propres, c‘est une force de frappe énorme !

Vous vous lancez aujourd’hui dans la banque avec l’ambition d’être « le Free de la banque ». Expliquez.

Pour l’instant notre activité bancaire est circonscrite à ce qu’on appelle une « banque acquéreur », c’est-à-dire un établissement de paiement qui opère les transactions entre un internaute et un e-commerçant. Mais nous développons doucement ce pôle.

L’exemple de Xavier Niel vous inspire ?

Je place Xavier Niel au même niveau que Steeve Jobs ou Larry Page ! Son seul problème est d’être français ! En France, lorsqu’on essaie de vendre moins cher, de casser un monopole, on est la cible de toutes les critiques alors qu’aux États-Unis, on est un dieu ! En France on a tendance à mettre dans le même sac les patrons classiques et ceux qui sortent de la norme, comme Pierre Bergé par exemple qui investit dans l’humanitaire et dans l’art. La France n’aime pas assez ses entrepreneurs et elle préfère trop souvent railler les échecs que de vanter les réussites. 

Votre style est atypique, est-ce plus dur d’être crédible dans le monde du business ?

Les chiffres sont bien plus importants que mon style. C’est vrai que dans ce monde, quand on ne porte pas le costume-cravate réglementaire, on n’a un peu moins le droit à l’erreur que les autres. 

Vous gérez votre entreprise depuis votre péniche à Amsterdam. Pourquoi ce choix ?

J’ai besoin de calme pour travailler et à titre personnel pour réfléchir et me recueillir. Et, grâce à une organisation technologique pointue, je suis persuadé que je suis plus efficace de cette manière que si j’étais cloitré au trentième étage d’une tour dans des bureaux parisiens !

Votre première vocation était de devenir prêtre. Pourquoi avoir renoncé ?

Parce que je suis tombé amoureux d’une femme. J’ai dû faire un choix de vie différent, sans pour autant renier ma foi. Aujourd’hui je reste très croyant et je pense qu’en étant chef d’entreprise, je peux apporter beaucoup.

Que vous apporte la spiritualité par rapport à votre activité de businessman ?

J’essaie de faire des affaires dans la dignité, en prenant en considération l’avenir de mes salariés et l’utilisation de l’argent que je gagne. Le seul message que je retiens de Jésus c’est « Aime ton prochain ». C’est qui mon prochain ? Je pense que c’est celui qui a moins que moi, celui qui souffre. 

Vous êtes l’une des 500 plus grosses fortunes de france et vous avez legué votre fortune en intégralité de votre vivant. pourquoi ?

Pour me sentir libre et utile. Pour changer un peu le monde, autant que je pourrai.

Justement, vous avez fondé la Fondation Descroix-Vernier. Quelle est son action ? 

Ma fondation a pour objet de venir en aide aux êtres humains et aux animaux qui souffrent le plus, qui sont dans les situations les plus extrêmes. Je suis l’unique donateur de ma fondation. À ma mort, elle aura pour objet de répartir l’intégralité de ma fortune entre différents organismes sélectionnés. Je ne veux laisser que cette trace de moi après mon passage sur terre. Beaucoup me disent que ce que je fais ne représente qu’une goutte dans l’océan… Mais l’océan n’est fait que de l’accumulation de gouttes !

C’est pour cela que, bien que marqué politiquement à gauche, gagner beaucoup d’argent ne vous pose pas de problème moral ?

Rappelez-vous que j’étais prêt à faire vœu de pauvreté… Mon objectif de vie n’est pas d’accumuler de l’argent sur mes comptes, il est d’en gagner le plus possible pour qu’il puisse être repartagé. Au moins, je sais pour quoi je me bats, c’est une force. Enfin, j’aime mon métier. C’est passionnant d’entreprendre, de créer de la valeur et des emplois, d’inventer les services de demain… 

Les 3 conseils

  • Créez un bon produit sur un marché porteur. C’est la base. Il faut être clair : un mauvais produit ne marchera jamais. Il faut que le produit soit à la fois intelligent, beau, efficace… Le marché doit être fort et en croissance. Les « niches » sont souvent une bonne idée à étudier.
  • Définissez une bonne stratégie. Une fois qu’on a le bon produit, il faut se creuser la tête pour mettre au point un bon business model, pour trouver tous les moyens qui vont permettre de gagner de l’argent avec ce produit.
  • Ayez du courage. Contrairement à l’imagerie populaire, chef d’entreprise est un métier très difficile. C’est parfois même épuisant, et en tout cas extrêmement exigeant. Je n’ai pas pris de vacances depuis des années… Je travaille les samedis, les dimanches et chaque jour jusqu’à pas d’heure. Celui qui fait ça en dilettante n’y arrivera jamais. Il faut du courage dans ce métier !

Inaptitude professionnelle : la question du reclassement

C’est la question à laquelle la Cour de Cassation a tenté de répondre lors d’un litige entre un salarié et son employeur.

En effet, lorsque que le salarié a été déclaré inapte par le médecin du travail à un poste de magasinier, l’employeur l’a ensuite reclassé à un poste de guichetier. Deux mois plus tard il se voit licencier au motif suivant : insuffisance professionnelle. Le salarié n’a pas vu cela du même angle et a décidé de faire appel à la justice pour défendre ses droits.

La cour d’appel a donné raison au salarié et a jugé que la formation qu’il lui avait été donné paraissait inefficace. La décision a ensuite été approuvée par la Cour de Cassation et par la Haute Cour. Le salarié, qui avait auparavant un métier manuel, devait désormais se pencher sur des tâches comptables ou encore informatique.
Dans ce cas, l’article L.1226-10 précise qu’il est obligatoire pour l’employeur de proposer au salarié jugé inapte par le médecin du travail, un emploi qui sera adapté à ses capacités.

Le Code du travail et les différentes juridictions auxquelles le salarié a fait appel ont su faire valoir ses droits et ont jugés que le licenciement dont il avait été victime n’était pas légal. Il avait été dépourvu de formation et donc dans l’incapacité de réaliser les tâches qui lui étaient confiées.

SoLoMo késako ?

SoLoMo, c’est le mot que l’on entend partout ces derniers temps dans la Silicon Valley. Le nom de la future startup qui va changer le monde ? La dernière injure que se lancent ingénieurs et hackers ?

Non, c’est tout simplement l’abréviation de « Social Local Mobile », soit la nouvelle sainte trinité vénérée par les porteurs de projet de l’autre côté de l’Atlantique. Véritable buzzword, le SoLoMo représente la tendance de la nouvelle ère du web, à l’heure où la communauté des mobinautes prend doucement le pas sur celle des internautes. Le SoLoMo, c’est la combinaison entre les usages des réseaux sociaux, les nouvelles pratiques et possibilités liées à l’utilisation des terminaux mobiles et la géolocalisation. Cette combinaison magique semble réussir à des entreprises comme Foursquare ou Qype qui se placent comme les précurseurs du web génération post 2.0. Aujourd’hui les incubateurs de la Silicon Valley guettent la future entreprise qui détrônera d’un coup Facebook et Groupon en mixant les ingrédients du succès. Avis aux entrepreneurs inspirés par la tendance du SoLoMo !

En 2012, SoLoMo devient le nouveau triangle magique du marketing B2C qui promet aux marques réputées mais aussi aux petites entreprises locales de tirer parti des nouvelles technologies pour mieux répondre aux consommateurs toujours connectés et en mouvement.

SoLoMo croise donc trois approches qui exploitent un ensemble de données marketing de plus en plus précises, ponctuelles et pertinentes.

  • SOcial = générateur de trafic
    Dans la mesure où les réseaux sociaux permettent de mobiliser un groupe,  de diffuser et commenter une information, de partager une expérience, de faire connaître une marque, d’annoncer un événement, ils augmentent la visibilité des entreprises et leur offrent un moyen de communiquer plus efficacement et plus vite.  De plus, la puissance de la recommandation est telle que plus de la moitié des internautes en Europe consultent les réseaux sociaux avant de décider d’acheter un bien. (source IBM/Ipsos Mori 2011).
  • LOcal = accélérateur de ventes
    Les outils de géolocalisation et les applis de type Foursquare permettent de (faire) découvrir ce qui se passe tout près des consommateurs (infos sur les points de vente, heures d’ouverture, offres ponctuelles, disponibilité des produits, etc.). Les moteurs de recherche intègrent par ailleurs des fonctionnalités de localisation puissantes (ex : Google Maps) que les entrepreneurs doivent investir.  Dorénavant les résultats d’une recherche varient en fonction de la personne et du lieu.  Rien d’étonnant dès lors que le commerce de proximité connaisse un réel regain d’intérêt, à l’heure où virtuel et réel se complètent pour enrichir l’expérience d’achat et créer de nouvelles interactions entre les marques et les clients.
  • MObile = multiplicateur d’affaires
    Certes la mobilité est liée au nombre croissant d’appareils et d’applis mobiles, mais elle est surtout liée à un changement d’attitude des consommateurs, toujours connectés, pressés et sur les routes. (N’oublions pas que l’homme était nomade avant d’être sédentaire!)
    Les clients veulent avoir accès à l’information dont ils ont besoin, en temps réel, où qu’ils soient.
    Pour les marques, cela veut dire que les points de contact se multiplient. Tout comme les occasions de « faire des affaires ».

La combinaison de ces facteurs sociaux, locaux et mobiles est un mélange incroyablement puissant, surtout quand ils sont liés au commerce hors ligne. Pourtant, à chaque avantage correspond un défi à ne pas sous-estimer.

Les avantages du SoLoMo pour les PME

  • SO : la force des recommandations
    L’engouement pour les réseaux sociaux n’est plus à démontrer. Il s’explique par la facilité des échanges et la spontanéité des interactions. Les internautes adorent partager leur expérience et donner leur avis, recommander ce qu’ils aiment et montrer ce qu’ils ont fait ou acheté. A vous d’alimenter les conversations et de susciter le dialogue avec vos clients.
  • LO : acquisition d’un trafic qualifié en magasin
    Les offres de proximité influencent le consommateur.  Tenez-en compte et optimisez votre présence dans les résultats locaux de recherche, préparez et diffusez des offres ciblées et adoptez la communication géolocalisée de type Foursquare. Ainsi vous intégrerez vos points de vente dans votre stratégie digitale. C’est d’autant plus important que la plupart des clients veulent toucher et tester les produits avant de les acheter. Ils veulent vivre des expériences qui les touchent. Il veulent (re)connecter vie quotidienne et activités en ligne.
  • MO : les entrepreneurs actifs sur le web mobile ont une longueur d’avance
    Avec plus de 800 millions de mobinautes dans le monde, le mobile est un secteur en pleine expansion. Les connexions à haut débit, les applications centrées sur l’utilisateur et les paiements mobiles  sont en train de changer la façon dont nous vivons et consommons. Si vous n’avez pas encore effectué le virage mobile … vous devriez ! Et commencez par tester la lisibilité de votre site sur les terminaux mobiles.

4 exemples de campagnes SoLoMo

  • Starbucks, considéré comme l’un des pionniers du SoLoMo, s’est associé à Foursquare dans un programme de réduction « mayor », qui récompense à long terme la fidélité des clients.
  • En France, Orange s’est aussi appuyé sur Foursquare pour faire évoluer sa relation client.  En adoptant  une image connectée et modernisée, il espère élargir sa cible largement professionnelle.
  • La Redoute a pris le chemin du SoLoMo en organisant une chasse au trésor grandeur nature destinée à la gente féminine et aux shopaholics connectés, mobiles et joueurs !

Comment mettre en place une stratégie SoLoMo ?

Mettre en place une stratégie SoLoMo ne nécessite pas un investissement financier très important. Cependant, elle exige des connaissances stratégiques métier ainsi que quelques ressources technologiques importantes.

Sur le plan stratégique :

  • Offrir une expérience client cohérente et à valeur ajoutée. Le client doit avoir un intérêt à partager votre offre et à interagir avec votre marque. Pour se faire, il faut proposer des offres qui visent à fidéliser votre client. Une simple réduction occasionnelle ne permettra pas de nouer une relation pérenne avec le consommateur. Au contraire, une offre qui récompense la fidélité et qui pousse l’utilisateur à passer par différents canaux de diffusion d’un message (Page Facebook, Twitter…) sera bien plus efficace.
  • S’assurer d’avoir une clientèle qui possède un smartphone, et qui l’utilise plusieurs fois par jour pour naviguer sur internet ou sur les réseaux sociaux.
  • Utiliser les données récoltées sur vos différents outils de communication (Email, réseaux sociaux…) pour adapter votre offre à votre cible. Le SoLoMo est certes une source d’informations importantes qui peuvent être utilisées pour votre stratégie de communication. Mais il primordial de comprendre les habitudes de vos prospects pour adapter votre message et votre offre de façon cohérente.

Des outils statistiques tels que Facebook Analytics ou Google Analytics vous permettent de mieux connaître les personnes qui vous suivent, afin de définir une stratégie concordante.

Sur le plan technique :

  • Posséder et analyser sa base de données d’informations clients. Ces informations sont primordiales pour proposer une offre adaptée. L’objectif est de développer ces bases de données avec les informations récoltées grâce à la stratégie SoLoMo, afin de mieux connaître votre cible.
  • Segmenter et cibler vos clients est une phase nécessaire du processus de mise en place d’une stratégie efficace. Il est important d’identifier les prescripteurs actifs de votre marque, afin de leur délivrer un message en premier lieu. Ils sont fidèles à votre marque, il faut donc leur montrer qu’ils sont importants à vos yeux. Des outils comme Crowdbooster ou Traackr permettent d’identifier les influenceurs sur vos réseaux sociaux et sur votre domaine d’activité de manière générale.
  • Lorsqu’il s’agit d’une grande entreprise, il est préférable d’utiliser une plateforme de marketing distribué. Le message doit être à la fois généralisé, avec des informations communes à tous les clients. Mais il est nécessaire qu’il soit personnalisé, grâce à des équipes de marketeurs locaux qui mettent en avant des informations qu’ils maîtrisent grâce à leur proximité avec la cible.
  • Mettre en place une stratégie de communication cross-canal, en diffusant un message cohérent, unifié et adapté à chaque outil. Les applications mobiles permettent, avec l’autorisation de l’utilisateur, d’envoyer des notifications « Push » très utile pour faire part d’offres géolocalisées.

Un buzz monté en épingle

Sur Pinterest, le nouveau réseau social dont tout le monde parle, les membres peuvent « épingler » leurs centres d’intérêts sur un mur en liège virtuel.

Le réseau de tous les records

A peine deux ans d’existence et déjà plus de 11 millions de visiteurs chaque semaine ! Aujourd’hui, plus que Facebook ou Twitter, c’est Pinterest qui est devenue la nouvelle « Place to be ». Il est vrai que les chiffres impressionnants du réseau social donnent le vertige. Et pour cause : Pinterest vient de battre en début d’année le record de vitesse d’atteinte du seuil des 10 millions de visiteurs uniques. Ces chiffres sont d’autant plus significatifs que les membres inscrits deviennent vite addicts du site. Pinterest annonce une moyenne de 90 minutes passées chaque mois sur le site pour ses utilisateurs. D’excellents résultats qui ont gonflé sa valorisation qui est estimée aujourd’hui à 200 millions de dollars.

L’occasion pour les marques de buzzer

Si les geeks et les hipsters du monde entier se sont déjà convertis à Pinterest, le réseau est en train d’être découvert par les entreprises qui y voient un nouveau support de communication très intéressant. L’idée pour les marques est d’utiliser Pinterest pour faire découvrir aux clients la richesse de leur univers, tout en observant la réaction de leur communauté face aux nouveaux produits. Les marques Easy Jet ou La Redoute ont déjà bien compris l’intérêt du réseau.

Trouver les aides pour la création de votre entreprise

Des aides existent pour les créateurs d’entreprises afin de leur permettent d’avoir des fonds supplémentaires ou d’avoir l’accord des banques pour soutenir leur projet. Trouver les aides pour la création de votre entreprise

Il existe deux dispositifs :

Oseo :

Etablissement public appartenant à l’Etat, il permet aux porteurs de projets de trouver les fonds nécessaires auprès des banques et organismes de fonds propre. Oseo propose le prêt à la création d’entreprise (PCE), une aide pouvant aller jusqu’à 7000 euros en complément d’un prêt à la banque. Ce prêt permet de payer les frais liés aux démarrages de l’activité (publicité, frais commerciaux …).

La durée du prêt est fixée à 5 ans. Son taux d’intérêt est le même que le prêt bancaire effectué. Il s’adresse à toutes entreprises en création ou reprise depuis moins de trois ans. La demande du prêt se fait soit auprès de votre banque soit à la chambre de commerce et d’industrie. Ce prêt exclu certaines entreprises : celle en liquidation judiciaire, employant plus de 10 salariés, agricoles, intermédiaires financiers, de location immobilières, et celles qui n’ont pas de prêt bancaire à moyens et long terme.

Nacre :

NACRE (Nouvel Accompagnement pour la Création et la Reprise d’Entreprise) permet de soutenir des porteurs de projets qui désirent à créer ou reprendre une entreprise.

Nacre permet d’obtenir un soutien financier pour monter son projet et accompagner l’entreprise dans sa stratégie et analyse de son secteur d’activité. Le prêt peut aller jusqu’à 10000 euros. Cette aide vise les jeunes de moins de 26 ans et les demandeurs d’emploi. Le futur entrepreneur doit connaître ses futurs besoins et les moyens financiers dont il aura besoin ainsi que son futur chiffre d’affaires. Cette aide nécessite une validation du dossier de l’entrepreneur.

Levée de fonds de croissance : les bons outils

Accéder aux financements pour booster votre croissance passe par la réalisation d’outils qui assoiront votre crédibilité auprès des investisseurs. En tête de ces outils, l’inévitable business plan.

Pour accéder au financement de la croissance, il faut avant tout avoir un projet crédible, un produit de qualité, un marché suffisant et solvable, une équipe confirmée, des risques identifiés et calculés, bref un modèle économique qui tient la route… Mais une fois que ces fondamentaux sont bien calés, il faut ensuite avoir de bons outils pour convaincre les investisseurs.

Le business-plan

C’est le document indispensable à tout projet d’entreprise. Il comporte traditionnellement une partie « littéraire », qui déroule de manière logique la stratégie poursuivie, et une partie « comptable » qui présente les prévisions financières et le plan de financement.
Chaque projet ayant sa propre logique, il n’existe pas de modèle universel. Ne croyez pas aveuglément ce que vous lisez sur internet. Il existe par contre un certain nombre de règles de forme. Si vous le rédigez vous-même, vous trouverez avantage à le faire réviser par un professionnel, qui pourra vous apporter un éclairage extérieur, et ajuster la présentation d’ensemble.

Les outils de présentation

Complémentaires au business-plan, il s’agit généralement de présentations destinées à expliquer le projet de manière concise et attractive, soit devant une assemblée (en videoprojection), soit lors d’entretiens (sur ordinateur portable ou tablette). Le simple copier-coller du business-plan est à proscrire. L’executive summary est un résumé du business plan, destiné à prendre connaissance du projet en quelques minutes. Il peut aujourd’hui être remplacé par une mini-présentation sur tablette.

La fiche projet est un document résumant le projet en une page. Il doit susciter en quelques instants, chez un investisseur qui manque toujours de temps, l’envie d’en savoir plus. C’est le premier document que transmet un leveur de fonds à un investisseur potentiel. La qualité de sa rédaction est cruciale. Toute erreur est fatale.

Le plan de bataille

Vous devez organiser votre recherche de financement comme la conquête d’un territoire inaccessible. Retro-planning, identification des ressources en temps et en compétences, liste des sources d’information, processus d’action et de suivi, obstacles à prévoir, plan B, plan C…

Le temps

Sachez qu’à coup sûr vous sous-estimerez l’énergie à dépenser et le temps nécessaire à l’obtention effective du financement. De préférence, lancez une recherche de financement très en amont de votre planning idéal. Concernant les projets de croissance externe, il est recommandé de lancer une levée de fonds au sein d’une holding dédiée à la reprise 12 à 18 mois avant la recherche de cibles. Vous aurez ainsi un dispositif prêt à l’action et une meilleure force de frappe que si vous commencez par approcher des cibles avant d’avoir les munitions !

Article par François Goussu
Leveur de fonds

Des aides publiques pour financer votre croissance !

Les PME oublient souvent de penser aux dispositifs publics pour financer leur croissance … Or de nombreuses aides territoriales leur sont accessibles.

Afin d’assurer leur développement, les entreprises peuvent se financer par l’intermédiaire de tiers. En période de crise, ces ressources peuvent parfois manquer et contrarier leurs projets. Or, de nombreux dispositifs d’aides publiques pour financer la croissance !

Des aides à côté de chez vous !

Depuis la loi de décentralisation de 2004, relative aux libertés et responsabilités locales, le financement des projets d’investissements des entreprises relève des collectivités territoriales. Ces dernières disposent de fonds consacrés au développement des entreprises présentes sur leur territoire. Chaque instance définit son propre règlement d’attribution, suivant ses objectifs. Les aides territoriales peuvent prendre la forme d’avances remboursables, de subventions, de prêts bonifiés ou d’autres avantages, dont les taux varient en fonction de la taille de l’entreprise, du territoire sur lequel elle est implantée, etc. On estime ainsi à environ 6 000 le nombre de dispositifs sur le territoire français liés : aux projets d’investissement immobilier (extensions, implantations,…), aux projets d’investissement matériel et immatériel (nouveaux équipements, amélioration des conditions de travail,…) ; à l’emploi et la formation, ou à la croissance internationale (participation à un salon, recrutement d’un cadre export, implantation,…). En fonction de la nature du projet soutenu, différentes aides peuvent être cumulables.

Mode d’emploi

Les aides territoriales constituent une véritable opportunité pour soutenir vos projets de croissance. Toutefois, elles peuvent sembler difficiles d’accès en raison de leur variété, de l’organisation des différentes instances qui les régissent ou encore des démarches à entreprendre. La première étape consiste à bien définir vos projets d’investissements. Par d’exemple, est-ce que l’achat d’une machine va entraîner la formation ou le renforcement de l’équipe ? Ensuite, vous devrez identifier les dispositifs mis en place sur le territoire d’implantation de votre entreprise. Il vous faudra également vous renseigner sur les modalités des programmes d’aides et les procédures administratives à engager. En effet, c’est sur la base d’un dossier technique et financier précis, accompagné d’un prévisionnel présentant la pérennité de l’investissement, que ces aides sont attribuées. Enfin, un travail de suivi administratif est à mener une fois le dossier déposé, notamment pour la délibération du jury.

Se faire accompagner

Les aides territoriales constituent une véritable opportunité pour financer votre croissance. Toutefois, dans le maquis des dispositifs existants, l’intervention d’experts est recommandée pour obtenir, optimiser et sécuriser ces dispositifs dans le strict respect de la réglementation en vigueur.

Article par Thomas Gross & Charles-Edouard de Cazalet, co-fondateurs de Sogedev

Financer sa croissance grâce aux fonds internationaux

Interview d’Anne Caron, directrice Buyouts & Growth France de Gimv, Gimv, société européenne de capital investissement.

Peut-on facilement lever de l’argent auprès de fonds internationaux ?

Oui, tout à fait. Aujourd’hui, la France est un marché très important du capital investissement, en l’occurrence le deuxième marché après la Grande-Bretagne. Il est devenu incontournable pour les sociétés de capital investissement qui développent une stratégie internationale. Celles-ci sont significativement actives dans le financement des entreprises françaises.

Plus facilement qu’auprès des fonds français ?

Que le fonds soit français ou international, les incontournables qui font la qualité d’un dossier d’investissement sont les mêmes. Mais l’appétit des fonds internationaux pour la France est évident.

Comment entrer en contact avec des fonds internationaux ? Peut-on s’adresser à un leveur de fonds ?

Aujourd’hui, les acteurs internationaux clés pour les entreprises françaises ont des bureaux en France. Des équipes locales sont constituées en vue justement d’optimiser le contact entre investisseurs et dirigeants d’entreprises ainsi que l’accompagnement des participations post investissement. Cette proximité est indispensable. Ceux qui ont effectué cette démarche sont très clairement identifiés par les intermédiaires et les leveurs de fonds.

Est-ce courant d’avoir recours à des fonds internationaux pour financer sa croissance ? Les tickets d’investissement sont-ils les mêmes ?

Le paysage des investisseurs en France s’est très clairement diversifié et aujourd’hui, les frontières sont transparentes. L’apport financier résultant de la levée de fonds ne sera généralement pas différent, quelle que soit la nationalité d’origine de la société d’investissement. En revanche, un fonds non français sera mieux armé pour accompagner ses participations françaises à l’international.

Quels types de projet les fonds internationaux recherchent-ils ?

De par leur dimension internationale, ces acteurs privilégient des dossiers avec une réelle possibilité de développement à l’étranger. En effet, ils pourront mobiliser leur réseau d’équipes locales à l’international et leur connaissance des marchés étrangers au profit de la croissance des sociétés françaises dans lesquelles ils investissent. Ils peuvent ainsi leur ouvrir des portes difficilement accessibles à un acteur franco-français et les mettre en contact avec des experts locaux, des clients ou partenaires potentiels.

Présente-t-on de la même façon son projet à un fonds français et à un fonds américain, anglais, allemand, …? Quelles sont les différences ?

Les fondamentaux d’un bon projet d’investissement sont les mêmes pour chaque fonds. La langue anglaise sera communément utilisée pour faciliter les échanges.

Financer sa croissance : est-ce nécessaire ?

Financer sa croissance oui, mais pourquoi ? Est-ce bien nécessaire de prendre ce risque ?

Vous avez dit « dette » ?

La question omniprésente de la dette publique charge le mot « dette » d’une connotation très négative. Les banques, sous les contraintes légales et financières qui s’exercent, cherchent à économiser leurs fonds propres et (re)deviennent plus exigeantes. Curieuse situation à un moment où le pays a tant besoin de croissance et alors même que chacun s’accorde à penser que les PME sont un moteur économique fondamental.

Parler de croissance, c’est parler de dette !

Sans croissance, une entreprise est vouée à disparaître. S’il est nécessaire pour l’entrepreneur de tenir compte des aléas du quotidien, toute son attention doit également être tournée vers l’avenir, l’innovation, les nouveaux marchés. Il doit, de plus, décider vite et anticiper les nouveaux besoins, ce qui influence son mode de financement. Rappelons que les croissances les plus spectaculaires s’accompagnent d’un réel recours à l’emprunt.

Quelques points de repères…

Fixons d’abord une règle simple à ne pas oublier : les emprunts sont des avances sur recettes, alors que les fonds propres financeront les investissements sur l’avenir. La PME a donc besoin de fonds propres sauf si ses recettes sont très probables.

Rappelons que les besoins de financement liés à la croissance sont généralement de trois ordres : Investissements incorporels (frais initiaux, rémunérations…) : le recours à l’emprunt est plus difficile ; investissements corporels (machines, véhicules) : c’est le domaine classique du financement ; et enfin décalages (postes clients, stocks) : les solutions existent mais le volume doit être maîtrisé. Cette maîtrise est un marqueur de la qualité du management.
La croissance est nécessaire et l’autofinancement a des limites. Recourir à l’emprunt est donc naturel, recommandé, sous réserve de se souvenir de ces points de repère et conseils.

8 conseils…

  • Avant de chercher à financer la croissance et vos décalages (besoins en fonds de roulement), cherchez à les réduire.
  • Un business plan ne sert à rien ?… oui, mais le prêteur en a besoin ! Dire ce que l’on va faire et faire ce que l’on a dit sont les clés de la confiance et donc du crédit.
  • Attachez-vous à démontrer la visibilité des recettes à venir.
  • La garantie (type OSEO) aide votre financement car elle réduit le risque bancaire.
  • Les projets sont financés au départ, rarement à l’arrivée, surtout si leur réalisation est longue à mettre en place.
  • Conservez une réserve d’intervention (épargne) pour « accompagner » vos demandes le cas échéant.
  • Ayez une gestion sans faille : prévision de trésorerie, réduction du besoin en fonds de roulement, tableau de bord.
  • Soignez constamment votre relation bancaire : anticipation, clarté, dialogue permanent.

Article par Eric Thouvenel, associé KPMG – Expertise comptable – Conseil aux entrepreneurs