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En quoi consiste le Data Lake ?

En quoi consiste le Data Lake ?

Si le concept de « big data » est aujourd’hui plutôt bien connu, un nouveau terme est récemment apparu, celui de « data lake », ou « lac de données » en français. Alors que les données étaient auparavant stockées dans des entrepôts (ou « datawarehouses »), elles pourraient maintenant l’être sous la forme de lacs. S’agit-il d’une révolution ou simplement d’une nouvelle mode qui passera aussi vite qu’elle est apparue ? Nous allons tenter ici d’expliquer le concept de « data lake » et de donner quelques exemples d’utilisation.

Un mode de stockage différent

La plupart du temps, les données d’une entreprise sont stockées dans des bases de données. Elles sont structurées et relationnelles, afin d’accueillir des données elles-mêmes structurées. Les informations sont organisées dans des tables, structurées en champs ou colonnes, avec des dimensions, des variables… Les données sont recueillies, formatées et structurées avant d’être stockées. Cette organisation a l’avantage de permettre une navigation simplifiée dans les données. L’inconvénient vient du coût élevé dès qu’il est nécessaire d’effectuer des modifications sur la structure de stockage. Les travaux peuvent être complexes, voire même impossibles à réaliser sans perte de données, et les ressources machines mobilisées peuvent représenter un coût certain. Les décisions initiales prises lors de la conception de la structure de stockage sont donc déterminantes et peuvent être lourdes de conséquences si l’organisation choisie n’est pas adaptée au final. Les bases de données classiques sont donc parfaitement adaptées à partir du moment où les traitements qui seront appliqués sont parfaitement connus, maîtrisés et n’évoluent que très peu, comme pour des applications de gestion financière par exemple.

Les entrepôts de données, ou « datawarehouse » sont apparus afin de stocker les données d’une entreprise de façon centralisée (et non plus dans un certain nombre de bases de données éclatées). La granularité maximum est conservée afin de stocker des données les plus détaillées possibles. De cette façon, il est possible de multiplier les façons dont les informations peuvent être recherchées et recoupées. La recherche d’une information va ici décider de la structure même, contrairement aux bases de données classiques dont la structure indique comment l’information pourra être retrouvée. Si ce mode de stockage est parfaitement adapté à des données relativement stables, structurées, qui n’évoluent pas ou très peu dans le temps, il ne convient absolument pas à des données aux structures hétérogènes comme celles pouvant être agrégées à partir de sites web ou de réseaux sociaux en tous genres.

Les entreprises traitent des volumes de données de plus en plus grands. C’est le « big data ». Mais ce qui est nouveau, c’est qu’elles doivent traiter des données non structurées, ou structurées différemment, et en extraire des informations pertinentes. C’est là qu’entre en jeu les lacs de données. Il s’agit de créer et de gérer un espace de stockage unique et centralisé pour toutes les données, qu’elles soient structurées (en provenance d’un ERP ou d’un CRM par exemple) ou non (en provenance de sites web, de mobiles, de réseaux sociaux…). Les données sont donc stockées ensemble, sans limite de formats, de quantité, tout en conservant la capacité de les analyser.

Fonctionnement d’un « data lake »

Contrairement à un « datawarehouse » où les données sont stockées verticalement, s’empilant les unes sur les autres dans une structure bien ordonnée, dans un « data lake », elles sont stockées horizontalement, toutes sur le même plan, sans structure. Il est donc question de stocker des données brutes, non transformées. Dans le cas d’un « data lake », c’est l’analyse des données lorsqu’elle est demandée, qui va décider de leur structure. Ce fonctionnement est particulièrement adapté au stockage de données dont on ignore à l’avance à quoi elles serviront exactement. Les données sont stockées sous la forme de fichiers distribués. Nous ne sommes donc plus en présence d’une base de données mais d’un système de gestion de fichiers. De cette façon, il n’y a aucune restriction en ce qui concerne les analyses que l’on souhaitera faire de ces données. Il peut s’agir de collecter des informations sur des habitudes de consommation afin d’anticiper des comportements ou de collecter des événements sur une chaîne de fabrication pour fiabiliser les processus. Les secteurs du marketing et des médias ont naturellement été les premiers intéressés par ces applications. Le revers de la médaille, c’est que chaque analyse risque de consommer beaucoup de ressources machines. C’est pourquoi la mise en place d’un « data lake » dans le cloud est sans doute la meilleure solution de façon à s’adapter facilement aux montées en charge et à optimiser les coûts, qui seraient sans nul doute astronomiques avec une solution classique d’informatique interne.

Un « data lake », pour quelle utilisation ?

Le « data lake » est réellement complémentaire au « datawarehouse » classique, qui reste la solution la plus adaptée pour des données structurées subissant des analyses répétitives. Dès lors que l’on ne connaît pas à priori l’utilisation qui sera faite des données, un « data lake » sera beaucoup plus adapté.

Ces entreprises qui ont mal su gérer les attentats

Ces entreprises qui ont mal su gérer les attentats

Après les attentats du 13 novembre, le comportement des entrepreneurs a été scruté avec attention. Si bien des sociétés ont su faire preuve de tact et de sens des responsabilités en faisant passer au second plan leurs activités vu le contexte, certaines se sont distinguées de manière négative en donnant d’elles une image peu flatteuse auprès des médias. Quelles sont ces sociétés qui ont connu des difficultés pour gérer cette situation de crise ?

Zara

La chaîne de magasins de vêtements Zara a été l’une des premières à se signaler dans le mauvais sens du terme suite aux évènements tragiques survenus à Paris. Dès le lendemain, une cliente d’une boutique à Paris s’est en effet vue refuser l’entrée sous le prétexte qu’elle portait un voile. Assimilée à du racisme, cette réaction a été très mal perçue, notamment sur les réseaux sociaux. La firme espagnole a cherché à mettre rapidement un terme à ce bad buzz, en présentant ses excuses à la cliente et en suspendant le vigile et le responsable de la boutique en question.

RATP

La société de transport RATP a été sans conteste l’une des plus décriées depuis les attentats. L’entreprise a été accusée de favoriser le communautarisme au sein de ses effectifs, les prémices de l’enquête ayant montré que nombre d’individus fichés ont compté parmi ses employés. Cette très mauvaise publicité s’est poursuivie avec une grève des chauffeurs de bus maintenue la semaine suivant les attentats, alors que le contexte aurait réclamé l’annulation de ce mouvement social qui semblait hors de propos.

Toys’R’Us

Après de tels évènements, la communication s’avère délicate pour toutes les entreprises, et une initiative bien intentionnée peut se révéler néfaste sur le plan de l’image. A la manière des 3 Suisses, dont la communication après les attaques de Charlie Hebdo avait été décriée, la société de ventes de jouets Toys’R’Us a été peu inspirée en annonçant retirer temporairement de ses magasins les armes factices. La démarche, à l’utilité contestable, a pu être assimilée comme une opération de communication malvenue.

Starbucks

Cette grande chaîne américaine de café a voulu manifester sur les réseaux sociaux sa solidarité envers les victimes des attentats, et plus largement la France. Un simple message sur Twitter a tout eu du bad buzz pour l’entreprise, qui a subi dans la foulée un déluge de commentaires négatifs de la part des internautes. Ceux-ci ont dénoncé l’hypocrisie du message, en arguant que la première des solidarités envers la France est de payer ses impôts sur le territoire. L’entreprise américaine est en effet soupçonnée d’évasion fiscale en Europe. Elle a subi ainsi un retour de bâton aussi violent qu’inattendu.

Siemens

Alors que les déclarations publiques des dirigeants ont été dans le registre de l’empathie et de la solidarité, malgré quelques maladresses parfois, le patron de la firme allemande Siemens s’est démarqué de manière négative par ses prises de position à contre-courant. Dès le lundi, Joe Kaeser a évoqué dans le Financial Times sa plus grande crainte : une diminution des achats des consommateurs en Europe, causée par l’inquiétude suite aux attentats. Cette analyse pour le moins cynique pourrait brouiller l’image de la marque auprès du grand public.

Peut-on encore entreprendre dans le secteur primaire ?

Peut-on encore entreprendre dans le secteur primaire ?

La part d’emplois représentée par rapport à tous les autres secteurs de notre économie ne cesse de baisser, les conditions de travail sont de plus en plus difficiles et la grogne monte chaque mois un peu plus, les aides gouvernementales peinent à répondre aux réels besoins sur le terrain… Le secteur primaire semblerait presque être laissé à l’abandon. Pourtant, il est encore et toujours possible d’entreprendre dans le secteur primaire. De nombreux exemples de start-up ou de projets entrepreneuriaux mettent tout en œuvre pour proposer des solutions aux agricultures, aux sylviculteurs, aux pêcheurs et à tous les autres corps de métier de ce secteur.

Des opportunités à saisir

Bien que les problèmes soient nombreux et que le Gouvernement, tout comme les autres parties prenantes, peinent à trouver les solutions adaptées, force est de constater que le secteur primaire reste au cœur de notre économie. Nous ne pourrions envisager une économie ou un pays sans secteur primaire, sans agriculture, sans pêche, sans activité minière. C’est pour cette raison avant toutes les autres qu’il est important de rebondir et de réfléchir à ce que chacun de nous pourrait faire pour améliorer le sort des personnes qui œuvrent, jour après jour, au maintien de ces activités.

Et cela, certains le mettent en œuvre dès maintenant, à l’image de la start-up Airinov qui propose des solutions de cartographie agronomique effectuée à l’aide de drone, ou encore le site Internet www.agriconomie.com qui donne la possibilité à tous les agriculteurs de trouver, sur la même plateforme, tous les outils et les produits nécessaires à leur activité courante. Autre exemple marquant, la start-up Miimosa qui a pour vocation d’être la première véritable plateforme de financement participatif à destination des agriculteurs et des métiers du secteur primaire. Les initiatives sont nombreuses, les solutions également, à nous tous de nous responsabiliser pour tout mettre en œuvre afin d’accompagner ceux qui travaillent dans ces métiers indispensables.

Conseils aux entrepreneurs du secteur primaire de demain

Voici quelques conseils à destination de ceux qui souhaiteraient être les acteurs du secteur primaire de demain. Clairement, identifiez les besoins propres de ceux qui œuvrent aujourd’hui. Pas de meilleure solution que celles créées en accord avec les agriculteurs, les sylviculteurs, les pêcheurs. Identifiez leurs besoins dans le cadre de leur activité courante pour trouver la réponse la plus adaptée possible.

Ensuite, dotez-vous des moyens nécessaires pour mettre en œuvre votre projet de solution. L’Etat, qui est au cœur de ces problématiques, aura pour dessein principal de vous aider financièrement et matériellement et de tout mettre en œuvre pour que votre projet se concrétise. D’autres parties prenantes pourront vous aider, tant la problématique du secteur primaire est au cœur des débats aujourd’hui.

Ces entreprises qui ont bien su gérer les attentats

Ces entreprises qui ont bien su gérer les attentats

Les attentats parisiens du 13 novembre ont constitué un choc pour la population, qui a bien évidemment impacté aussi les entreprises. Dans cette situation de crise, certaines ont su adopter un comportement exemplaire afin de parler d’une seule voix et faciliter le retour au travail de leurs employés. Quelles sont donc les entreprises qui sont parvenues à gérer de la meilleure des manières cette situation ?

Microsoft

Le géant américain de l’informatique a parfaitement su réagir aux évènements tragiques survenus à Paris. Le PDG du groupe, Satya Nadella, s’est d’abord fendu d’un message de condoléances sur les réseaux sociaux. L’entreprise a ensuite encouragé le télétravail pour ses salariés, tout en organisant une minute de silence dans ses locaux. Dans les jours qui ont suivi, les appels vers la France ou depuis la France ont également été rendus gratuits sur Skype. Enfin, les campagnes de publicité ont été suspendues pendant les trois journées de deuil national alors qu’un nouveau produit devait être lancé, la tablette Surface Pro 4.

CGI

Comptant près de 10000 employés en France, l’entreprise CGI, spécialisée dans les services du numérique, a su elle aussi s’adapter au mieux à la situation. Dès le week-end, le groupe a contacté par SMS ses salariés parisiens pour s’enquérir de leur état de santé, et a mis en place une cellule d’écoute psychologique disponible 24 heures sur 24. Le lundi, la direction a fait parvenir à chaque employé français du groupe un mail de soutien et proposé des initiatives d’aide témoignant de l’implication de l’entreprise.

L’Oréal

Frappé par la perte d’un collaborateur occupant le poste de digital project manager, le groupe L’Oréal a mis en place plusieurs dispositifs pour soutenir ses salariés et veiller à leur sécurité. Une cellule de crise a été instaurée très tôt pour prendre en charge les employés et l’ensemble des voyages d’affaires à destination de la France ont été annulés jusqu’au 23 novembre. Enfin, le groupe a renforcé la sécurité de ses différents sites tant en France que dans le monde.

Bouygues Telecom

Le groupe Bouygues Telecom a lui aussi pris la mesure de ces évènements en décidant de suspendre les principales manifestations prévues dans les jours suivants les attentats. L’entreprise a donc annulé nombre de réunions en interne, et notamment un rassemblement devant regrouper jusqu’à 600 managers de la société. Dans le même temps, un évènement prévu de longue date autour d’une expérimentation technique sur la 4G à Disneyland a été reporté sine die. Prises dans l’urgence, ces mesures peuvent être considérées comme pertinentes au vu du caractère exceptionnel de la situation.

SNCF

La SNCF a fait quant à elle part d’une attitude tout aussi adaptée. L’entreprise a préféré annuler sa nouvelle campagne publicitaire, qui devait mettre à l’honneur l’identité française du groupe. Pour les entreprises, la suspension des différentes campagnes promotionnelles prévues est un signe positif, qui démontre à la fois leur sens des priorités et leur respect de l’émotion suscitée au sein de l’opinion publique. Le niveau de sécurité des sites a de plus été relevé, comme l’ont fait d’autres entreprises françaises travaillant dans des secteurs potentiellement à risques comme Areva et Total.

Quelles assurances vous concernent ?

Quelles assurances vous concernent ?

En tant qu’entrepreneur, vous constituez un pilier de l’entreprise. C’est pourquoi vous ne devez pas oublier de vous assurer à titre personnel ! Plusieurs dispositifs existent pour vous protéger. Focus sur 3 d’entre eux. 

L’assurance Homme Clé.

L’assurance « homme clé » intervient dans le cas où le dirigeant est amené à ne plus pouvoir exercer ses fonctions. En cas de décès, de Perte Totale et Irréversible d’Autonomie (PTIA), d’invalidité permanente totale ou partielle, d’arrêt de travail ou d’incapacité temporaire totale de travail de ce dernier, les conséquences pourraient être dommageables pour l’entreprise (baisse de chiffre d’affaires, perte de savoir-faire, difficultés de trésorerie…). Dans ce cas, l’entreprise peut être assurée et indemnisée financièrement, ce qui permet d’assurer la continuité de l’activité, de trouver un remplaçant à l’Homme clé et de maintenir l’image de marque de la société en conservant la confiance des partenaires, clients et investisseurs. L’assurance Homme clé offre également des avantages fiscaux. Selon l’article 39 du Code Général des Impôts, les cotisations versées au titre de l’assurance Homme clé sont déductibles des résultats imposables de l’entreprise. L’assurance « Homme Clé » ne concerne pas uniquement le dirigeant, elle peut également être souscrite pour un employé essentiel au bon fonctionnement de l’entreprise.

La Responsabilité des Dirigeants.

Tout le monde (salariés, créanciers, actionnaires, fournisseurs, état) peut mettre en cause un dirigeant si ce dernier a commis une faute à titre personnel. La responsabilité du dirigeant peut être engagée sur trois volets : la faute de gestion, la violation des dispositions légales et réglementaires et la violation des statuts de la société. Face à ces mises en cause éventuelles, le dirigeant peut faire appel à la garantie « Responsabilité des Dirigeants ». Cette dernière va couvrir les frais de défense civile, pénale et administrative des dirigeants, dès que leur responsabilité est recherchée, et la prise en charge des dommages et intérêts si leur responsabilité est reconnue. Les contrats actuels de la plupart des compagnies d’assurance garantissent également la prise en charge des dépenses de communication nécessaires à la réhabilitation de l’image des dirigeants dans les médias ; des frais d’aide psychologique en cas de besoin ; du montant des loyers, des factures, etc. La cotisation d’assurance « RDD » doit intégralement être prise en charge par l’entreprise et elle est déductible fiscalement.

Le contrat de retraite Madelin.

Si le chef d’entreprise possède le statut de Travailleur Non Salarié (TNS), il a accès au dispositif Madelin. Ce dispositif individuel permet au dirigeant de souscrire un contrat de retraite complémentaire pour son compte personnel. Il se constitue une retraite complémentaire sous forme d’épargne, qui lui sera restituée sous forme de rente au moment de son départ à la retraite. Les cotisations versées sur ce contrat sont déductibles du bénéfice imposable (BIC) de l’entreprise. L’entrepreneur choisit librement le montant auquel il veut cotiser. En général, le minimum se situe autour de 150/200 € par mois. Le contrat retraite Madelin constitue un contrat d’assurance souscrit par le chef d’entreprise à titre individuel. Pour souscrire une assurance retraite collective pour ses salariés, le dirigeant possède d’autres contrats à disposition.

Hong-Kong est-il une bonne destination pour entreprendre ?

Hong-Kong est-il une bonne destination pour entreprendre ?

Ville cosmopolite aux sept millions d’habitants, la métropole chinoise de Hong Kong suscite depuis quelques années l’intérêt des entrepreneurs. En effet, celle-ci bénéficie de certains avantages notables pour la création et le développement d’une entreprise, qui expliquent l’installation récente de nombre de sociétés sur son territoire. Quelles sont les raisons qui font de Hong-Kong une destination privilégiée pour entreprendre ?

Une grande liberté pour la création d’entreprise

Sorte d’enclave à l’intérieur de la Chine, la région administrative de Hong Kong possède plusieurs spécificités sur le plan politique, légal et économique. Celles-ci correspondent à une vision très libérale de la société, et favorisent ainsi la création de nouvelles entreprises. Les entrepreneurs peuvent choisir librement le nom de leur affaire, en utilisant des dénominations sociales comme « holding », « industry », « entreprise », « association » ou « foundation » par exemple. Il n’y a pas non plus de restriction pour les activités exercées sur place. Tous les domaines sont accessibles, qu’il s’agisse d’électronique, de chimie, de prêt-à-porter, de joaillerie, d’immobilier, de tourisme ou encore d’industrie high-tech.

Des facilités économiques

Les obligations en matière de dépôt de capital enregistré orientent souvent la décision de créer une entreprise à l’étranger. A Hong-Kong, l’entreprise n’est pas obligée de libérer son capital enregistré sur un compte bancaire hongkongais, et ce quel que soit son montant. Un autre avantage réside dans les possibilités offertes en matière de crédit. Considéré comme le poumon financier du continent, Hong-Kong facilite toutes les démarches pour l’obtention d’un crédit international, un moyen d’accélérer le développement de son entreprise.

Des atouts en matière de compétitivité

Si Hong-Kong est une destination idéale pour entreprendre, c’est en grande partie grâce à sa situation économique favorable pour les sociétés. La taxation y est particulièrement faible, ce qui constitue une aide notable au développement des entreprises. Pour toutes les activités dites « inshore », l’imposition pratiquée est de l’ordre de 16,5 % des bénéfices. Quant aux entreprises spécialisées dans les activités « offshore », celles-ci ne subissent aucune imposition sur les bénéfices ! Bénéficiant d’une large renommée à l’international, la ville de Hong Kong peut devenir aussi un atout commercial pour le développement de sa propre marque. Une affaire utilisant la notoriété de la ville et de son statut peut connaître ainsi un essor rapide.

Une installation et une circulation simplifiées

Le gouvernement se montre en outre bienveillant avec les entreprises qui connaissent le succès sur son territoire. Une société contribuant à l’image de la ville pourra recevoir une aide dans son développement, en rallongeant facilement la durée du visa des entrepreneurs pour leur donner la possibilité de faire perdurer leur société. Un visa de résidence permanente peut être obtenu au bout de sept années de présence sur place. Enfin, Hong Kong bénéfice d’un dernier avantage de choix pour les entreprises : la qualité des infrastructures. Il s’agit de la métropole asiatique la mieux équipée en matière de transport, avec un port facile d’accès et une absence totale de frais pour la circulation des personnes, des biens et des flux financiers. Les accords passés par le gouvernement local permettent aux entreprises de profiter d’une exonération des taxes pour l’importation et l’exportation de tous les produits.

Du football à l’entrepreneuriat

Du football à l’entrepreneuriat

Kévin Fournier entre en sport-études de football à l’âge de 13 ans. Il rêve de devenir footballeur professionnel. Après deux années passées au centre de formation de Rodez, le jeune sportif se casse le tibia lors d’un essai dans un club de Ligue 2. Son rêve touche à sa fin.

Il rentre au domicile familial à Toulouse et en profite pour obtenir son baccalauréat. Après un passage dans un club de DH (Division d’Honneur, ndlr), il poursuit ses études par un BTS management en alternance chez un équipementier sportif. Il y reste trois ans avant de se faire débaucher par le groupe Intersport. « C’est à ce moment là que j’ai découvert que j’étais attiré par le commerce » précise-t-il.

Au sein de trois magasins Intersport, Kévin vend du matériel sportif aux clubs, qui n’hésitent pas à lui présenter régulièrement les devis des concurrents, sans doute dans l’objectif de casser les prix. Il s’aperçoit également que de plus en plus de clubs achètent leur matériel sur Internet. C’est alors que germe l’idée de la création d’une plateforme web sur laquelle associations, clubs et collectivités pourraient comparer le prix des équipements sportifs et commander directement à des revendeurs via cette plateforme. La Centrale du Sport est née.

Il décide de quitter sa région et vient s’installer à Paris en juillet 2014. Deux jours après son arrivée dans la capitale, Kévin entre par curiosité dans un espace de coworking, car il cherche à louer un bureau. Coup de chance, le jeune homme fait rapidement des rencontres qui vont booster sa boîte. Il fait la connaissance de deux gestionnaires de l’accélérateur de start-ups Dojoboost. Séduits par le concept de La Centrale du Sport, ils décident d’accompagner le jeune créateur dans les premières étapes. Peu de temps après, Kévin convainc son premier investisseur, qui met 50 000 € dans le projet. « Tout s’est enchaîné très vite. J’ai eu beaucoup de chance » estime-t-il.

Aujourd’hui, cet investisseur, Don Pierre Albertini, est devenu son associé. Ensemble, ils travaillent avec une agence web composée de cinq développeurs, d’une assistante et d’un chef de projet. La communication est gérée par trois personnes. Les deux cofondateurs ont recruté quatre agents commerciaux qui sont en lien avec des marques de sport dans toute la France et qui disposent d’un grand réseau de revendeurs. Le site Internet devrait être fonctionnel courant du mois mais il affiche déjà de très nombreux revendeurs partenaires. « Ce réseau va nous permettre de générer du cash-flow mensuel dès l’ouverture, d’assainir la société, de s’autofinancer et d’être en bénéfice dès la première année » se réjouit le jeune dirigeant, qui espère atteindre un chiffre d’affaires de 9 millions d’euros cette année.

Aujourd’hui, Kévin a des projets plein la tête. « Nous désirons ouvrir aux États-Unis à très court terme grâce à un contrat de 320 000 $ conclu auprès d’un club de soccer à New York, et avons déjà des contacts dans d’autres pays européens. » explique-t-il. Alors que la majorité du business se tourne vers les équipements de sports collectifs, Kévin et Don Pierre souhaitent également se diriger vers d’autres disciplines. Avec de telles ambitions, c’est clair : le jeune sportif n’a rien perdu de son sens du challenge et de son esprit de compétition. Il va y avoir du sport !

Suivre le secteur du crowdfunding

Suivre le secteur du crowdfunding

Le crowdfunding devient progressivement une véritable solution alternative au financement des entreprises. Largement mentionné dans les médias, le dynamisme de ce secteur n’est plus à prouver. 

Le financement participatif est un terme à la mode. Ce nouveau canal pour financer son projet en tant que créateur d’entreprise a été démocratisé grâce à Internet. Les plateformes de crowdfunding mettent en relation les porteurs de projet et les personnes souhaitant investir dans ces projets. En quelques années seulement, ce secteur économique a connu un envol.

Un enjeu important face au désengagement des banques

C’est sa simplicité de fonctionnement, associée aux difficultés qu’ont les créateurs à obtenir des investissements qui fait aujourd’hui le succès du crowdfunding. Utiliser ces plateformes représente une véritable opportunité pour les TPE/PME qui peuvent légitimement y voir une source alternative de financement. D’autant qu’en France, les banques représentent de 95 % à 98 % de l’apport pour les entreprises. Il était donc urgent pour les entreprises de diversifier leurs sources d’apport ! Selon Hubert de Vauplane, avocat associé chez Kramer Levin, « il devrait manquer 60 milliards d’euros de financement aux PME, d’ici trois ou quatre ans » si l’on tient compte du désengagement et de la frilosité des établissements bancaires. Un constat qui n’est pas étranger à la bonne santé actuelle du marché.

Les chiffres du crowdfunding aujourd’hui

Selon les études de l’association « Financement participatif France », les chiffres du secteur sont constamment revus à la hausse. Au total, 66 millions d’euros ont été levés au premier semestre 2014 en France et près d’1 million de Français ont prêté ou donné des fonds. 150 millions d’euros devraient avoir été collectés via ce type de plateformes en 2014. « Depuis l’origine, il y a un doublement de ce montant tous les ans » a rappelé le président de l’association FPF, Nicolas Lesur. Et le marché affiche un dynamisme impressionnant.

Quatre modalités de fonctionnement

Concrètement, le financement par les particuliers peut s’effectuer selon quatre modalités différentes. Dans le cas du don, une personne physique ou morale donne une somme sans rien attendre en retour. La récompense permet à une personne physique ou morale de donner une somme en échange d’un cadeau. Dans le cas d’un prêt, une personne physique prête une somme et celle-ci doit être rendue avec ou sans intérêts, selon la décision du porteur de projet. Enfin, la dernière modalité, la moins usitée, consiste en l’investissement au capital des entreprises, c’est-à-dire qu’une personne physique ou morale accepte d’investir dans un projet à condition d’acquérir des parts dans l’entreprise financée.

De nombreuses plateformes dédiées

Au total, selon Bpifrance, une soixantaine de plateformes de crowdfunding existent en France. Le précurseur demeure l’entreprise « My Major Company », qui œuvre dans le domaine de la musique depuis 2007. Kickstarter, créée en 2009, est quant à elle la plateforme américaine la plus connue. Sur cet espace, environ 5 millions d’internautes ont financé près de 50 000 projets pour un montant total de 790 millions de dollars (591,5 millions d’euros). On note que les plateformes françaises s’affirment de plus en plus face aux sites américains déjà installés. Deux acteurs tricolores ont ainsi vu le jour en 2010 : Ulule, aujourd’hui 1er site de financement européen avec 6 767 projets et 23,8 millions collectés au total et Kisskissbankbank, qui affiche 24,7 millions d’euros collectés pour 11 710 projets créatifs ou innovants. Au-delà des généralistes (Indiegogo, Hello Merci), on retrouve également de nombreuses plateformes qui dédient leur espace à des projets spécifiques comme le jeu vidéo (Gambitious), l’audiovisuel (Touscoprod), l’édition (Bookly, bibliocratie) ou les projets d’ordre local (Bulbintown).

Un nouveau cadre juridique

En octobre, la France a souhaité se doter d’un cadre juridique afin d’accompagner le développement du secteur. L’objectif est multiple. Il s’agit à la fois d’encourager l’augmentation du nombre de projets, mais également d’instaurer des statuts clairs pour les plateformes afin de sécuriser les donateurs. Ce qui ressort principalement de ce projet est de deux ordres. D’abord, le montant maximum par opération a été fixé par décret à un million d’euros. Ensuite, on note l’émergence de deux statuts spécifiques aux plateformes : les Intermédiaires en Financement Participatif (IFP) qui mettent en relation porteurs de projets et donateurs, et les Conseillers en Investissement Participatif (CIP), soumis à des règles de bonne conduite et de mise en garde, dont l’objectif est d’informer et de protéger les investisseurs. Les deux fonctions sont soumises à des agréments et encadrent la pratique.

Perspectives et limites

Le modèle du financement participatif semble aujourd’hui promis à un bel avenir, car il est porté par la vague émergente de l’économie du partage, les nouveaux usages sur les réseaux sociaux, la frilosité croissante des banques et la baisse des aides de l’État. Certains experts prévoient que d’ici à 2020, le potentiel global de collecte devrait atteindre la somme de 6 milliards d’euros environ, ce qui permettrait aux entreprises de l’Hexagone de disposer de 2 milliards d’euros. À cet horizon, l’industrie mondiale du secteur devrait atteindre plus de 3 200 milliards de dollars avec la création de plus de 2 millions d’emplois.

Comment se préparer pour les fêtes dans le secteur du e-commerce ?

Comment se préparer pour les fêtes dans le secteur du e-commerce ?

Pour tous les e-commerçants, la période des fêtes est un moment crucial. Le mois de décembre est marqué par un afflux de commandes auquel il est nécessaire de se préparer. Des études permettent de décrypter les comportements de consommateurs à l’approche des fêtes, afin de mettre en place la meilleure stratégie commerciale. De quelle manière les sites de e-commerce peuvent-ils tirer parti de cette période ?

Les nouvelles habitudes des consommateurs

En 2014, Internet est devenu le canal d’achat privilégié des Français au moment des fêtes, regroupant 57 % des dépenses réalisées à cette période. Cette tendance devrait s’accentuer pour cette année, il est donc important pour les e-commerçants de prendre en compte les habitudes d’achat en ligne des internautes. Une étude réalisée par Criteo permet de mettre en exergue plusieurs comportements notables. On constate que les transactions sur Internet sont passées pour moitié depuis des smartphones et des tablettes, deux supports en forte hausse. On estime que les achats sur mobiles devraient correspondre cette année à 25 % des dépenses totales. Les entrepreneurs disposant également d’enseignes physiques ont tout intérêt à utiliser ce canal de manière complémentaire à leur présence en ligne. Les informations obtenues en magasin peuvent servir à renforcer une campagne marketing en ligne notamment. De même, des opérations de click & collect sont à même de leur côté d’augmenter le trafic dans les boutiques traditionnelles à l’approche des fêtes.

Des achats répartis dans le temps

L’étude réalisée a de plus permis de définir la manière chronologique dont les internautes procèdent à leurs achats de Noël. Connaître ces moments-clés est un atout important pour les sites de e-commerce, qui sont ainsi en mesure d’adapter leurs services en conséquence. Dès la fin du mois d’octobre et jusqu’au mois de novembre, les consommateurs repèrent les produits, avec une forte augmentation du trafic sur les sites de e-commerce. Les achats connaissent une croissance élevée, avec un taux de conversion quasiment doublé, à partir de la fin novembre, avec des opérations spéciales comme le Black Friday et le Cyber Monday. Le mois de décembre voit les ventes augmenter de façon irrégulière, avec des pics d’achat observés tous les dimanches. En revanche, les derniers jours avant Noël se prêtent plus à des achats dans les établissements physiques que sur Internet. Les sites prévoyant des livraisons express tirent cependant leur épingle du jeu.

Quelques conseils pour les sites de e-commerce

Afin d’augmenter significativement leurs ventes durant les fêtes, les e-commerçants peuvent mettre en place certaines initiatives simples et efficaces. Les périodes à considérer en priorité, sur lesquelles axer la communication, sont le Black Friday, le Cyber Monday, les week-ends de décembre et la période allant de Noël aux soldes de janvier. Une stratégie cross-canal se révèle également pertinente pour accompagner au plus près le parcours d’achat des consommateurs. Il est bon de cibler à cette occasion les utilisateurs inactifs et les prospects avec des campagnes d’emailings adaptées. Il ne faut pas hésiter non plus à proposer des offres spéciales et des promotions aux clients les plus fidèles, afin de les inciter à ne pas aller sur un site concurrent. La période de Noël est enfin propice aux campagnes de notoriété pour faire découvrir l’entreprise à de nouveaux clients.

Les success stories à l’américaine ne floutent-elles pas la réalité de l’entrepreneuriat ?

Les success stories à l'américaine ne floutent-elles pas la réalité de l'entrepreneuriat ?

Aux Etats Unis, un grand nombre d’entreprises s’est affirmé sur le web avec des chiffres d’affaires qui font beaucoup d’entrepreneurs envieux. Mais ces success stories ne finissent-ils pas par donner une fausse image de l’univers de l’entrepreneuriat sur internet ? Comment ces entreprises se sont-elles imposées ? Et que faut-il en tirer pour lancer votre start-up ?

Un succès de « précurseur » difficile à reproduire

Si de grandes firmes comme Google et Amazon se sont affirmées sur la toile, c’est parce qu’elles ont été les premières à exploiter un domaine donné. Avant Facebook, il n’y avait aucun autre réseau social présentant des fonctionnalités aussi diversifiées. Si certains voient dans son succès un simple coup de chance, d’autres justifient cette invasion planétaire par des raisons plus concrètes :

-une capacité de visionnaire : Si ces entreprises réussissent, c’est parce qu’elles ont la capacité de pressentir avant tout le monde les nouvelles tendances et leur impact sur les internautes : achat en ligne, messagerie instantanée, etc.

– une aptitude à trouver la bonne idée : Le succès d’une entreprise se mesure par la qualité de son concept. Cependant, il ne suffit pas de trouver une idée innovatrice et prometteuse, mais de la lancer au bon moment et au bon endroit.

– l’exposition d’un nouvel angle : Pas besoin de créer une idée pour réussir. Parfois, vous pouvez emprunter une idée et l’exposer sous un nouvel éclairage. Certes, Google n’est pas le premier moteur de recherche, mais il est le premier à en avoir proposé un qui répertorie vos requêtes.

Le succès des géants du web est principalement fondé sur des idées nouvelles ou de nouveaux angles d’approche. Il semble difficile aujourd’hui d’en faire de même vu que la majorité des niches internet ont déjà été exploitées.

Les géants du net : une promesse utopique pour les start-up naissantes

Selon le groupe financier américain Bloomberg, 8 business sur 10 se soldent par un échec, même si certains d’entre eux peuvent finir par renaître de leur cendre. Mais la majorité des start-up naissantes n’observent que le verre à moitié plein.

Prendre de grandes pointures comme Fotolia, Virgin, Seloger ou twitter comme référence n’est pas une si mauvaise chose. A condition de garder les pieds sur terre :

-mesurer les difficultés : Par exemple, en créant une banque en ligne, vous aurez Paypal comme repère. Inutile de le considérer comme un concurrent. Prenez-le comme référence et essayez de détecter les fonctionnalités manquantes pour en faire votre atout.

-rester réaliste dans vos attentes : Ce serait totalement illusoire de viser un chiffre d’affaire de 60 millions par an comme vous pouvez l’observer chez Deezer. Si vous souhaitez lancer un site de musique, modérez vos attentes et fixez des objectifs que vous pouvez atteindre. Sans cela, vous serez vite découragés.

-construire un « background » intéressant : Il faut prendre le temps de démarrer, de réussir et même d’échouer. Aujourd’hui, le succès se construit progressivement en observant les variations continues du marché. Votre site ne deviendra pas le nouveau « eBay » en un claquement de doigt, mais à force de travail et de patience.

Les chiffres d’affaires colossaux des entreprises du web américain ne doivent pas induire les start-up en erreur. Procédez par étapes. Qui sait, une petite réussite peut un jour se transformer en succès international !