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La levée de fonds, miroir aux alouettes ?

La levée de fonds apparaît comme le Graal pour nombreux dirigeants de start-up. Cependant, faire entrer des investisseurs extérieurs dans le capital de la société recèle certes des opportunités. Cependant, il contient aussi des pièges dont il faut avoir conscience. À la suite de toute levée de fonds, le dirigeant de start-up ne doit surtout pas croire qu’il a gagné le jack pot. Son risque majeur est de dilapider son capital. Notamment en oubliant les fondamentaux inhérents à l’organisation de l’entreprise, à la trésorerie et au recrutement. 

La crise et les levées de fonds

Malgré la crise du Covid-19, Dataiku  vient de  lever 100 millions de dollars seulement huit mois après que le fonds de Google (CapitalG) a racheté des parts aux investisseurs historiques . Ce nouveau financement confirmerait la valorisation qui a servi de base à cette précédente opération, à savoir 1,4 milliard de dollars. Le tour de table est cette fois emmené par les deux fonds américains Stripes et Tiger Global Management.

En mai 2020 , les start-up  ont levé 539 millions d’euros, contre 331 millions le mois précédent et 383 millions en mai 2019.

En 2019, les levées de fonds ?

 Les résultats du baromètre du capital-risque réalisé par EY  sur l’activité en France des levées de fonds en 2019, soit  5,03 milliards d’euros  levés au cours de 736 opérations.

Les levées de fonds des startups françaises

StartupMontantDateINVESTISSEURS
Startup PIQUOTI PIQUOTI  119.000 €06 août 2020INVESTISSEURS PRIVéS
Startup DNA SCRIPT DNA SCRIPT  Ile De France46.000.000 €29 juillet 2020CASDIN CAPITAL, DANAHER LIFE SCIENCES, AGILENT TECHNOLOGIES, MERCK VENTURES, LSP, BPIFRANCE LARGE VENTURE, ILLUMINA VENTURES
Startup KLASSROOM KLASSROOM  Ile De France2.700.000 €28 juillet 2020BPIFRANCE, BUSINESS ANGELS
Startup WITHINGS WITHINGS  Ile De France53.000.000 €28 juillet 2020GILDE HEALTHCARE, IDINVEST PARTNERS, LARGE VENTURE, BNP PARIBAS DÉVELOPPEMENT, ODDO BHF, ADÉLIE CAPITAL
Startup MAGIA DIAGNOSTICS MAGIA DIAGNOSTICS  1.300.000 €24 juillet 2020INVESTISSEURS PRIVéS
Startup BEFC BEFC  Rhône Alpes3.000.000 €24 juillet 2020DEMETER, BNP PARIBAS DÉVELOPPEMENT, SUPERNOVA INVEST
Startup URBAN HUB URBAN HUB  1.100.000 €23 juillet 2020PHITRUST IMPACT INVESTORS, BUSINESS ANGELS
Startup PLANITY PLANITY  Ile De France10.000.000 €23 juillet 2020CRÉDIT MUTUEL INNOVATION, ALVEN, BPIFRANCE, EIFFEL INVESTMENT GROUP
Startup IOBEYA IOBEYA  Ile De France15.000.000 €23 juillet 2020RED RIVER WEST, ATLANTIC BRIDGE CAPITAL, FOTORINO CAPITAL PARTNERS
Startup A/B TASTY A/B TASTY  Ile De France34.700.000 €22 juillet 2020CRÉDIT MUTUEL INNOVATION, KORELYA CAPITAL, OMNES CAPITAL, PARTECH VENTURES, XANGE PRIVATE EQUITY
Startup APIX ANALYTICS APIX ANALYTICS  Rhône Alpes5.000.000 €22 juillet 2020FONDS ECOTECHNOLOGIE, DEMETER, SUPERNOVA INVEST, KREAXI, ENGIE NEW VENTURES, AIR LIQUIDE VENTURE CAPITALE, BNP PARIBAS DÉVELOPPEMENT, BNP PARIBAS, BANQUE POPULAIRE AURA
Startup CORWAVE CORWAVE  Ile De France2.500.000 €22 juillet 2020CONSEIL EUROPÉEN DE L’INNOVATION
Startup BILOBA BILOBA  1.200.000 €21 juillet 2020INVESTISSEURS PRIVéS
Startup ZITICITY ZITICITY  2.200.000 €20 juillet 2020NORDICNINJA VC, JBIC, HONDA, OMRON, PANASONIC, SUPERHERO CAPITAL VC, PRACTICA CAPITAL, SUPERANGEL VC
Startup SKILDER SKILDER  1.000.000 €20 juillet 2020PHITRUST, LA BANQUE POPULAIRE AURA, BPIFRANCE
Startup EXOTRAIL EXOTRAIL  Ile De France11.000.000 €16 juillet 2020PARIS REGION VENTURE FUND, IXO PRIVATE EQUITY, NCI-WATERSTART, TURENNE CAPITAL, 360 CAPITAL, IRDI SORIDEC GESTION, BPIFRANCE
Startup PONICODE PONICODE  Ile De France3.000.000 €15 juillet 2020BREEGA, KIMA VENTURES, PLUG & PLAY VENTURES, BUSINESS ANGELS
Startup HONING BIOSCIENCES HONING BIOSCIENCES  2.000.000 €07 juillet 2020ELAIA, BPIFRANCE
Startup UNLATCH UNLATCH  Ile De France4.000.000 €03 juillet 2020AXA VENTURE PARTNERS
Startup INHEART INHEART  3.700.000 €02 juillet 2020ELAIA, SATT

Qu’est-ce qu’une levée de fonds ?

Une levée de fonds est une opération qui permet à une entreprise d’augmenter son capital social grâce à l’apport de fonds d’investisseurs. La contrepartie de cet investissement, qu’il ne faut jamais sous-estimer, est d’octroyer à l’investisseur de parts sociales ou d’actions. Elles lui donnent un pouvoir. L’objectif de la levée de fonds, qu’il ne faut jamais perdre de vue, est d’accélérer la croissance de l’entreprise grâce à l’entrée de nouveaux associés dans le capital, mais de ne pas perdre son autonomie.

Comment prendre la décision de réaliser une levée de fonds ?

Il faut observer 5 points dont les enjeux sont majeurs :

  • identifier avec rigueur ses besoins
  • examiner le potentiel de croissance sous l’effet de la levée de fonds.
  • maîtriser la somme à lever pour se développer avec rapidité, mais en levant la somme la plus exacte possible.
  • vérifier que les associés fondateurs conservent le contrôle de la structure.
  • chiffrer avec exactitude son besoin en capital. Aucune levée de fonds ne peut se faire à la louche !

Lever des fonds : une opération complexe et chronophage

Lever des fonds est une activité chronophage. ¨Par ailleurs, elle empêche de se consacrer exclusivement au développement de l’entreprise. C’est pourquoi il est nécessaire d’être conscient des répercussions que cette levée de fonds peut avoir. Il est alors important se concentrer sur plusieurs points pour convaincre les investisseurs.

Comment convaincre les investisseurs ?

  • Communiquer sur le projet et sur l’équipe et montrer qu’il existe un fort potentiel de développement, mais qui a besoin d’un simple effet de levier pour avancer plus rapidement. Il faut donc apprendre à présenter son projet, les fameux pitchs et réaliser des slides attractifs, mais qui ne fassent pas l’effet de poudre aux yeux et rédiger un « Executive summary » qui soit porteur de sens pour les investisseurs.
  • Connaître le profil des investisseurs. Un investisseur apporte des fonds, mais il peut se révéler parfois envahissant en vous posant mille questions. En revanche, son réseau et un savoir-faire, une expertise métier peut se révéler un appui crucial.
  • Se préparer à vivre une période chronophage. Les potentiels investisseurs vont passer votre dossier au crible, via une procédure appelée La « due diligence » :  potentiel du marché, concurrence, « time-to-market », crédibilité des projections financières, faisabilité technique, complémentarité de l’équipe, risques, autant d’éléments qu’ils vont prendre en compte… Ils vont demander des informations complémentaires et là, il s’agit pour le dirigeant d’y répondre le plus vite possible et donc de mettre de côté parfois les activités pourtant essentielles de l’entreprise, mais aussi de leur transmettre toute information qui pourrait les influencer à investir.
  • Anticiper le recrutement. Après la levée de fonds, le recrutement doit être logiquement intense. En effet, la croissance de la start-up va aller en s’accélérant et l’entreprise doit recruter des talents. Il est absolument nécessaire d’anticiper le recrutement ou du moins sa stratégie de recrutement afin de constituer des équipes opérationnelles et porteuses de développement.

La levée de fonds doit donc rester un moyen, jamais devenir une finalité.  La levée de fonds peut considérablement faire changer de dimension un projet entrepreneurial . Il faut donc être bien conseillé afin de diminuer les risques juridiques au long terme liés à l’entrée de nouveaux investisseurs dans la société.

Ces 12 boîtes qui sont 100 % numériques

La révolution du numérique est en marche et certaines entreprises sont devenues les pionnières. Elle a complètement chamboulé l’environnement des sociétés, avec à la clé des produits et services dématérialisés, des clients de plus en plus connectés et des processus optimisés. Si les avantages sont nombreux, certaines firmes ont eu du mal à faire face à cette nouvelle ère comme Kodak. Celle-ci s’est retrouvée en faillite en 2012. 53 % des entreprises considèrent que les technologies numériques ont permis d’améliorer leur rentabilité, affichant parfois des taux de croissance à deux chiffres. Zoom sur douze boîtes qui sont 100 % numériques qui ont su prendre le virage du digital.

Infographie: Une décennie de transformation numérique | Statista

1/ Voyages-sncf.com / Oui.sncf

Créé en juin 2000, OUI.sncf, anciennement voyages-sncf.com. est une agence de voyages en ligne et distributeur de la SNCF, premier site en ligne de tourisme en France. Pour le premier trimestre 2018, la Fevad (Fédération e-commerce et vente à distance) a enregistré une audience d’environ un million de visiteurs uniques par jour sur le site Oui.sncf. Concernant son application, en 2016, l’entreprise dépassait le cap des 15 millions de téléchargements. Très présente sur mobile, l’entreprise réalise en moyenne une audience de 63 % grâce à son application et réalise une transaction sur trois connexions.

2/ Amazon.fr

Amazon reste un des indétrônables du classement des structures qui réussissent sur le web. Cette entreprise qui n’est pas totalement française reste l’une voire la plus visitée dans l’Hexagone avec plus de 15 millions de visiteurs uniques chaque mois en France. D’abord spécialisée dans les livres, elle s’est aujourd’hui progressivement étendue à de nombreux autres domaines. Son succès repose essentiellement sur ses qualités de pure player avec des avantages toujours attractifs comme les prix bas, la qualité, la livraison optimale ainsi qu’un remboursement efficace. Perçue comme l’entreprise défiant toute concurrence, elle a su développer sa réputation grâce à la satisfaction client.

3/ Leboncoin.fr

Spécialisé dans les petites annonces en ligne, Leboncoin.fr possède un modèle économique basé sur la publicité, les services professionnels ainsi que les options de visibilité en ligne. Les qualités du site ont permis d’en faire un acteur phare de l’e-commerce en France. Sérieux concurrent à eBay, il talonne désormais Amazon en matière de produits d’occasion sur le territoire. Pourtant, le site internet créé en 2006 ne s’est pas ringardisé et a vu sa popularité augmenter auprès des internautes. Selon les données de Médiamétrie, Leboncoin.fr est le 6e site de France avec 27,6 millions de visiteurs uniques par mois. Comme beaucoup de site d’e-commerce, il possède sa propre application représentant 60 % de son trafic. En 2016, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 214 millions d’euros.

4/ Airbnb.com

Plateforme communautaire de location et de réservation de logements entre particuliers, Airbnb a été fondée en 2007 par deux Américains. Notamment, le site internet provenant d’outre-Atlantique connaît un véritable succès en France, qui reste son deuxième marché après son pays d’origine. En effet, l’entreprise en 2017 a atteint une valeur de plus de 31 milliards de dollars. Au sein de cette plateforme, environ deux millions d’annonces sont disponibles et la demande ne cesse de croître au fil des années. Le site internet propose d’ailleurs des logements dans plus de 34 000 villes à travers le monde, de quoi satisfaire un grand nombre de voyageurs. Pour ses gains, l’entreprise américaine, prend une commission sur les locations à hauteur de 6 % à 12 %.

5/ Vente-privées.com

Créateur du concept de vente événementielle en ligne, l’entreprise ventre-privée.com fondée en 2011 est devenu le leader de son marché. Spécialisée dans l’e-commerce, elle connaît un véritable engouement grâce au déstockage massif qu’elle pratique pour ses clients. À ses débuts, pour convaincre les entreprises de proposer leurs produits sur la plateforme, elle leur promet un écoulement de leurs stocks rapidement, ce qui lui a permis d’obtenir des partenariats avec des marques du monde entier. Pour le premier trimestre 2018, Vente-privée.com arrive quatrième dans le classement des applications les plus visitées. Avec environ 14 millions de visiteurs uniques par mois, les consommateurs n’hésitent pas à visiter l’application sur leur mobile pour ne pas rater les meilleures offres. Parmi les outils utilisés, le mobile prédomine avec 57,8 % des visiteurs uniques qui le privilégient pour se rendre sur la plateforme e-commerce.

6/ BlaBlaCar.fr

Fondée en 2006, BlaBlaCar.fr est une plateforme communautaire de covoiturage payante. Très utilisée désormais par les voyageurs, la plateforme connaît un véritable succès avec 15 millions de membres en France et environ 65 millions de membres dans le monde entier. Active dans 22 pays à travers le globe. Faisant partie depuis  peu des licornes Made in France, la start-up se valorise à plus d’un milliard et demi de dollars. Pour le premier trimestre 2018, les audiences de la plateforme se sont envolées de 70 % précisément en raison des grèves de la SNCF, qui ont contraint les voyageurs à trouver des solutions alternatives.

7/ Voyage-privé.com

Spécialisé dans la sélection de séjour en France et dans le monde, Voyage-privé est un site internet au même concept que Vente-privée.com. L’ensemble des séjours est négocié avec les hôtels et les compagnies afin de ne pas avoir de pertes. S’il est difficile de s’imposer face aux grands comptes comme TripAdvisor ou encore Booking, Voyage-privé attire de nombreux voyageurs par ses prix très bas. Pour le trimestre 2018, le site se positionnait à la huitième place du classement des dix sites de voyages les plus consultés depuis un ordinateur ou un mobile. Il atteint environ deux millions de visiteurs uniques par mois. L’engouement pour ce site de voyage a été provoqué par la satisfaction des utilisateurs et la qualité des bons plans proposés.

8/ Oscaro.com

Plateforme de vente en ligne de pièces détachées pour automobiles, le site Oscaro a été créé en 2001. Après sa création, l’entreprise a atteint un chiffre d’affaires d’un million d’euros en l’espace de seulement quatre ans pour ensuite commencer une expansion à l’international. Proposant à plus de 750 000 références de pièces détachées automobiles, le site se positionne comme le premier sur le marché en e-commerce. Créée par Pierre-Noël Luiggi, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 320 millions d’euros. L’objectif du fondateur est donc sur le point d’être atteint car dès sa création, le fondateur voulait faire du site internet le « Google de la pièce auto ».

9/ Parrot.com

Basée à Paris, Parrot est une entreprise qui se présente comme un pure player sur le marché des drones. Il propose ses objets connectés au grand public sur son site internet Parrot.com. L’entreprise privilégie essentiellement les canaux de vente sélective et tente d’actualiser sa marge de drones de loisirs. La spécialisation dans ce domaine représente plus de la moitié des ventes de la marque. En janvier 2017, l’entreprise française a bénéficié d’une recapitalisation de 307 millions d’euros. Deux ans plus tôt, le chiffre d’affaires de l’entreprise s’élevait à 325 millions d’euros. Créée en 1994, elle tient bon et tente de démocratiser ses objets connectés pour le grand public.

10/ Photobox.fr

Présente dans 19 pays, Photobox est une entreprise qui propose le développement de photos sur différents supports comme les calendriers, les mugs, les agendas ou encore les livres photos. Avec ce service, elle offre aussi la possibilité aux utilisateurs du site de partager et stocker leurs photos en ligne. Issue d’une fusion entre Photoways et Photobox, toutes deux des entreprises françaises. En 2017, cette entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 367 millions d’euros et 101,2 millions pour l’entité française. Reconnue comme une pépite de l’e-commerce français, elle a été rachetée par des fonds d’investissements britanniques en 2016. Dernièrement, pour doper son chiffre d’affaires, l’entreprise a lancé la reconnaissance d’images via une intelligence artificielle, ce qui a attiré d’autant plus de visiteurs uniques sur le site.

11/ Sarenza.com

Spécialisée dans la vente en ligne de chaussures et d’accessoires, Sarenza, une entreprise basée à Paris, a su convaincre les acheteurs. Fondée en 2005 par Francis Lelong, Yoan Le Berrigaud et Frank Zayan, elle réussit à se développer massivement dès ses débuts avec deux levées de fonds consécutives de six millions d’euros au total. Elle est aujourd’hui la plateforme e-commerce de chaussures en ligne la plus performante. Très vite, cet acteur pure player a réalisé des ventes exceptionnelles exclusivement sur le web. De surcroît, le site internet présent dans trente pays au total, a réalisé un chiffre d’affaires de 250 millions d’euros avant le retour de produits, en 2017. Pourtant, concurrencé par le site allemand Zalando, le pure player maintient le cap.

12/ Cdiscount.com

Leader français du commerce en ligne, Cdiscount.com réalise ses meilleures ventes sur le web. Fondé en 1998 par les frères Hervé, Christophe et Nicolas Charle, le site était initialement spécialisé dans la vente de CD d’occasion, désormais leur offre s’est largement étendue. En 2000, Cdiscount rejoint le groupe Casino détenant à l’heure actuelle la majorité du capital. Ainsi, à travers sa marketplace, le groupe vend des millions de produits et son chiffre d’affaires dépasse largement le milliard d’euros chaque année. Déjà, en 2017, il avoisinait les 2,1 milliards d’euros grâce à 8,6 millions de clients. Toujours est-il que le site internet se positionne comme un acteur majeur de l’e-commerce en France.

Infographie: Le big bang du big data | Statista

Comment utiliser l’échec pour avancer dans votre aventure entrepreneuriale ?

La vie entrepreneuriale n’est pas un long fleuve tranquille. Tout entrepreneur connaît forcément à un moment ou à un autre de cette expérience passionnante, l’échec. Cette situation fait peur, mais c’est l’une des règles du jeu, annoncées dès le départ. Des moyens de communication peu efficaces, l’absence de clients, un modèle économique fragile, une mauvaise mise en valeur de son offre, un environnement de travail fermé et peu réceptif, autant de causes qui peuvent entraîner le naufrage d’une entreprise. Certains baissent les bras en considérant cette étape comme un défi impossible à surmonter. Voici quelques conseils pour utiliser l’échec comme un tremplin pour rebondir.

Une réalité optimiste

Selon Thierry Millon, directeur des études Altares : « Le premier semestre 2020 restera dans les annales de l’accompagnement de l’entreprise en difficulté. Moins de 17 000 entreprises ont fait l’objet d’une procédure collective à mi année. Il faut remonter à plus de trente ans pour trouver un nombre aussi faible. Ces chiffres paraissent pourtant invraisemblables au regard de la force de la crise. En réalité, c’est l’aménagement des textes réglementaires qui a permis cette étonnante résistance des entreprises.
Sans cette adaptation du droit et l’aide des pouvoirs publics, des dizaines de milliers d’entreprises seraient tombées dès ce 2ème trimestre, beaucoup disposant de moins de trente jours de liquidité pour faire face aux dépenses immédiates. » Il ajoute « Qu’elles soient de petite ou de grande taille, toutes les entreprises rencontrent l’épreuve de la pandémie de Covid-19.

Tous les totems, toutes les certitudes sont tombés.


En ce début d’été, les scénarios économiques offrent encore un large éventail de possibilités de modalités de reprise. Toutefois, loin des tsunamis rabâchés à l’envi depuis plus de quatre mois, et malgré l’ampleur de la crise, les entreprises ont tenu. Les pouvoirs publics français, mais également leurs homologues européens, ont mis en place des mesures d’accompagnement fortes visant d’une part à protéger les entreprises de la faillite et d’autre part à soutenir leur trésorerie pendant le confinement pour préparer la sortie et le redémarrage…
Mais alors quelles projections pour le second semestre ? Depuis quatre ans, le deuxième semestre comptabilise en moyenne 25 000 défaillances d’entreprises ; ce nombre avait franchi la barre des 30 000 en 2009 et 2013. Il est probable que ce plafond soit largement dépassé. Nombre des 10 000 entreprises préservées artificiellement de la défaillance sur le 1er semestre pourraient venir gonfler les chiffres du second semestre. Cependant, nos entreprises ont su montrer jusque-là qu’elles savaient résister. Ne sous-estimons pas leur capacité à passer le cap et déjouer les pronostics de fin du monde, à la faveur d’une reprise plus dynamique qu’attendue, déjà perçue dans certains secteurs. »

Accepter et analyser votre échec

Afin de tourner la page et se lancer dans une nouvelle aventure, la première étape est avant tout d’accepter l’échec. Restez dans une sorte de mal-être et dans le déni, avec votre frustration et votre colère ne donnera rien de bon. Le simple fait d’admettre que vous avez échoué et de mettre des paroles sur cette situation vous permettra d’en cerner les problèmes et d’avancer, en oubliant le sentiment de honte qui vous accompagne.

Tout en digérant vos erreurs, il vous faut aussi les analyser afin de passer à autre chose. Cela permet de ne plus commettre les mêmes erreurs. En vous  concentrant calmement sur les éléments qui ont pu provoquer cette circonstance et en notant le film des évènements par exemple la mise en place de produits ou services qui n’étaient pas en adéquation avec votre secteur d’activité, vous en tirez des conclusions constructives. Dites-vous également que cette épreuve est une occasion de rebondir et de progresser dans vos projets. Se confronter à l’échec reste avant tout un apprentissage pour l’avenir.

Se nourrir des échecs célèbres, mais formateurs

Dites vous que vous n’êtes pas le seul ou la seule à franchir ce moment délicat. Nombreux sont les entrepreneurs célèbres qui ont traversé des échecs retentissants avant de parvenir au sommet et de connaître le succès. James Dyson, le créateur de la société Dyson, spécialisée dans l’électroménager et notamment dans les aspirateurs, a subi le recalage de plus de ses 5126 prototypes avant de réaliser son produit final. Un début chaotique, mais pourtant en 2017, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires record de 3,5 milliards de livres.

Marc Simoncini, fondateur de Meetic, le fameux site de rencontre, numéro un en Europe a tenté de se lancer dans le business de la montagne en lançant une dameuse «Made in France» en 2010 (véhicule conçu pour améliorer la qualité de la neige pour la pratique du ski ou du snowboard, ndlr). Il a ouvert une usine pour démarrer la production. Mais face à l’absence de clients, l’entrepreneur a abandonné son affaire en 2015, perdant pour l’occasion, sept millions d’euros.

Pourtant, il ne sait pas laisser abattre en lançant de nouveaux projets, comme Sensee, groupe d’optique en ligne proposant des lunettes et des montures à prix cassé. Mis au placard d’Apple en 1985, Steve Jobs, son cofondateur, décide de fonder NeXT, une entreprise d’informatique qui connaîtra le succès et sera rachetée onze ans plus tard par la marque à la pomme, permettant à celui-ci de revenir aux manettes.

Briser l’isolement en demandant de l’aide

Difficile pour vous de devoir remonter la pente après un échec et repartir avec enthousiasme vers une aventure dangereuse, mais passionnante. Des associations ont vu progressivement le jour pour venir en aide aux entrepreneurs affectés par ces périodes difficiles comme Second Souffle et le Portail du Rebond des Entrepreneurs. La première créée en juillet 2010 par  Guillaume Bourdon se compose de responsables d’entreprises, d’élus locaux, de salariés et de bénévoles. L’organisation se donne pour mission de lutter contre la marginalisation des entrepreneurs qui ont subi un échec et les encourage à se lancer vers un emploi salarié ou une nouvelle activité. Des ateliers et des séances de coaching sont ainsi proposés chaque semaine pour reprendre confiance et développer son réseau.

Des conférences et des journées spéciales sont également organisées comme « 24 h pour rebondir » permettant aux chefs d’entreprise avec un projet entrepreneurial d’échanger et de partager leur expérience avec d’autres intervenants. La seconde est un GIA (Groupement d’Intérêt Associatif, ndlr) qui regroupe six associations dont fait partie Second Souffle. Il propose une plateforme qui guide les entrepreneurs selon leurs besoins vers des établissements associatifs adaptés : pour cela, vous avez juste besoin de répondre à un questionnaire.

Ces divers conseils vous seront profitables pour rebondir dans votre vie entrepreneuriale et vous épanouir avec la mise en œuvre d’une nouvelle entreprise ou d’un projet original. Notamment mis en valeur aux États-Unis, l’échec est la plupart du temps considéré dans l’Hexagone comme quelque chose d’opposé à la réussite et est de manière peu fréquente considérée comme une expérience profitable. Les mentalités évoluent néanmoins avec l’apparition de conférences sur le modèle des FailCon américaines, ces évènements où des personnalités viennent partager leurs échecs.

Ces méthodes originales de recrutement

Recruter alors que le masque est devenu obligatoire, que les gestes barrières imposent une distance et excluent la poignée de mains révélatrice de l’état d’âme oblige les entreprises à repenser leurs modèles et à devenir créatives. Internet abonde en conseils et en méthodes pour trouver la perle rare. Alors le défi se résume à recruter en discernant la vraie personnalité d’un candidat débarrassée du maquillage proposé par des sites qui proposent des questions et des réponses types. Vous souhaitez recruter mais de manière un peu différente et montrer dès l’embauche que votre société sort des sentiers battus ? Des manières originales de recruter qui s’adaptent à votre culture d’entreprise pourraient vous convenir. Petit tour d’horizon de méthodes originales de recrutement.

L’escape game

Vous souhaitez cerner la personnalité d’un candidat dans une situation de stress ? Les escapes games représentent une méthode qui a fait ses preuves pour observer ses réactions dans une situation où il doit agir vite (en général les escapes games durent une heure, ndlr), seul mais également en équipe. Certaines entreprises vont plus loin et n’hésitent pas à recruter un candidat en le faisant participer à l’escape game … avec ses futurs collaborateurs. Informé ou non de leurs statuts, il devra alors résoudre des énigmes avec eux pour arriver à décrocher l’emploi en question. Il reste également possible de placer le futur collaborateur avec d’autres candidats pour appréhender ses actions en situation de compétition comme celle de préférer la réussite de l’équipe à sa réussite personnelle.

Chacun peut alors constater si la personnalité du candidat lui permet de s’adapter à un travail en équipe. Voudra-t-il prendre le lead ? Veut-il briller à tout prix et s’imposer ? Arrivera-t-il à collaborer avec ses futurs collègues ? Ecoutera-t-il les conseils des uns et des autres ? S’intègrera-t-il au groupe ? Par ailleurs, Il est parfois possible de demander à un observateur de se poster dans la salle de contrôle afin qu’ils étudient les comportements. Cependant, dans tous les cas vous devrez déterminer les critères qui vous paraissent les plus pertinents aux yeux de votre culture d’entreprise : l’équipe doit-elle forcément finir l’épreuve ? Doit-il privilégier la réussite du groupe à ses ambitions personnelles ? S’intègre-t-il bien à une équipe ? Comment réagit-il en situation de stress ? Arrive-t-il à créer une harmonie au sein de son groupe ?

La méthode des défis mathématiques

Cette méthode s’adapte particulièrement aux ingénieurs puisqu’il s’agit en l’occurrence de retrouver un numéro dans une formule mathématique particulièrement complexe. En effet, si vous trouvez la solution, vous n’avez qu’à appeler le numéro correspondant. Pour l’anecdote, cette méthode de recrutement appliquée par l’armée des forces de l’air australienne, particulièrement originale, a connu un revers : une erreur dans la formule faisait arriver sur un mauvais numéro. Toutefois, s’en étant aperçu rapidement au bout des premières heures, le directeur du marketing a rapidement réagi : « Notre formule originale comprenait deux petites fautes de frappe, que nous avons maintenant supprimées » et de préciser « Nous espérons que les gens prendront encore du plaisir à ces défis cachés. Nos remerciements vont aux utilisateurs qui ont repéré ces erreurs les premiers, vous êtes exactement le genre de personnes que nous recherchons ». Une méthode originale qui pourrait vous inspirer.

Le (pré)-recrutement en quelques secondes.

Il s’agit ici d’une méthode pour le moins originale pour présélectionner vos candidats et qui permet d’alléger votre processus de recrutement. Cet appel aux candidatures doit bien entendu être relayé par les médias et votre site doit être prêt à absorber un nombre conséquent de connexions si cette technique se révèle être un succès. Décathlon s’est particulièrement illustré avec cette méthode en mettant au défi ses candidats de se rendre sur le site 19secondeschrono.fr et de choisir parmi 3 postes, 10 sports tout en chargeant sa lettre de motivation et son CV. Cette action s’adaptait particulièrement bien avec l’activité de Décathlon en utilisant un objet du sport, le chronomètre.

De la même manière des entreprises comme Pizza Hut ont appliqué cette méthode express au recrutement. Il s’agissait de convaincre en 140 secondes les recruteurs. En l’occurrence le candidat devait capter l’attention du consommateur dans ce délai (il s’agissait d’un poste de Social Media Manager). Une méthode originale qui permettait de montrer à la fois sa maîtrise des outils nécessaires à la fonction, son côté créatif et de prouver sa capacité d’action dans un délai très court.

Les nouvelles formes de cv et lettre de motivation

De nombreuses entreprises demandent désormais aux candidats d’envoyer non plus un cv ou une lettre de motivation mais d’envoyer une vidéo. Cette méthode peut particulièrement être efficace pour connaître l’attachement à votre marque ou encore la capacité à devenir créatif. Certaines entreprises n’hésitent pas à demander aux candidats d’envoyer des vidéos originales sur un thème proposé. D’autres formats sont, bien entendu, utilisables comme celui utilisé par l’agence DDB d’Oslo : le Snap. En l’occurrence, le candidat devait réaliser un pitch en moins de 10 secondes. N’hésitez pas à demander à ce que votre produit apparaisse dans la vidéo afin de constater le lien du candidat à votre marque et éviter les formats trop standards. Vous pourrez également découvrir la personnalité du candidat sous des aspects orignaux.

Les entreprises n’ont cessé d’innover dans leur recrutement. Au-delà des compétences, n’oubliez pas qu’un recrutement réussi passe par l’adhésion à la vision ainsi qu’aux valeurs de l’entreprise alors pourquoi ne pas se poser quelques minutes et identifier la méthode qui correspond le mieux à votre entreprise ?

Infographie, veuillez trouver ci-dessous la description textuelle détaillée

Comment réaliser un bon business plan ?

Dans le contexte actuel, les porteurs de projets et futurs entrepreneurs ne peuvent guère faire abstraction du business plan car celui-ci leur permet de se lancer avec professionnalisme sur le marché dans lequel ils ont choisi de se focaliser. Véritable acte de foi de l’entrepreneur, il est un document de référence difficile à réaliser, mais indispensable pour formaliser le projet, la stratégie du dirigeant et de trouver les investissements, les financements et les remboursements de prêts. Il permet d’avoir une idée concrète des contours du projet du chef d’entreprise et de ses ambitions au niveau commercial et est un moyen de convaincre les futurs investisseurs et associés ainsi que les fournisseurs et banquiers. Par conséquent, il est important de l’établir avec rigueur pour assurer le début de votre aventure entrepreneuriale. Voici quelques conseils pour vous aider à réaliser un bon business plan.

Infographie: Combien de temps faut-il pour créer une entreprise ? | Statista

S’aider de personnes extérieures ou de logiciels

Afin de simplifier le processus de création de votre plan de développement, vous pouvez vous faire aider par des personnes extérieures par le biais d’ateliers ou de formations ainsi que par des sites en ligne qui proposent des logiciels vous donnant des modèles à télécharger ou vous permettant d’évaluer votre projet. Certaines tâches peuvent vous prendre énormément de temps et vous en faire perdre, c’est pour cette raison que ces différentes solutions sont utiles. Les CCI (chambres de commerce et d’industrie, ndlr) vous offrent des ateliers « création de business plan » à un prix défiant toute concurrence . Animés pendant deux à trois heures par des conseillers spécialisés des structures ou par des experts partenaires, 15 à 20 personnes viennent y apprendre la méthodologie, les principes de rédaction ou comment effectuer des présentations économiques et financières.

Des programmes informatiques, des aides précieuses

Des programmes informatiques et des sites proposent de nombreux outils pratiques permettant de vous enlever le poids de certains points comme la mise en page du document ou le prévisionnel financier. C’est notamment le cas des sites comme CréerMonBusinessPlan.fr ou encore www.my-business-plan.fr. Le premier vous permet d’estimer votre projet et de faire des simulations financières. À la suite de cela, il met à votre disposition de nombreuses données pour débuter la rédaction de votre document et vous aide à chaque étape via des renseignements utiles. Le logiciel offre également des modèles gratuits, pour chaque secteur d’activité. Le second aide les entrepreneurs à rédiger avec facilité leur plan grâce à des fiches pratiques et des logiciels dédiés en fonction des domaines tout en donnant la possibilité d’une mise en relation avec experts via un club.

Il est aussi possible de produire seul une partie de son plan d’affaires, mais de déléguer les éléments chiffrés et techniques à un expert-comptable. Celui-ci vous apportera une touche d’expertise en poussant plus loin les réflexions sur certains points et analysera chaque détail pour rendre les informations plus cohérentes.

Exploiter des éléments visuels pour attirer les lecteurs

Si votre business plan doit être un document sérieux et professionnel, il ne doit pas néanmoins être ennuyeux pour le public, qui se sentira bien vite lassé par les tonnes de chiffres et textes qui le constituent. Les éléments visuels sont alors considérablement importants à inclure dans le document pour attirer l’œil des différents protagonistes. Les images donneront un côté plus attrayant et dynamique à votre plan d’affaires et aideront à mieux faire comprendre aux lecteurs, les éléments et les objectifs que vous voulez souligner. Selon l’ouvrage de Heinz Mandl et Joel Levin intitulé « Effects of text illustrations: A review of research », les personnes qui suivent les instructions avec du texte et des illustrations sont attentifs, 323 % de mieux que les personnes qui suivent les instructions sans illustrations.

D’après Ronald E.Green, dans son livre «  The Persuasive Properties of Color », les images en couleurs augmentent la volonté de lire de 80 %. Ajoutez donc plusieurs éléments visuels pour captiver vos lecteurs et investisseurs à l’aide d’infographies, de graphiques, d’affiches ou de photos. Il existe un certain nombre d’outils sur le web qui vous aideront à mettre en œuvre ces différents aspects comme Infogram, qui vous propose des jauges, des cartes et des diagrammes personnalisés ou encore Easelly qui vous offre plusieurs thèmes et supports personnalisables pour agencer avec harmonie vos différents supports.

Arranger votre business plan selon un public ciblé

Adapter votre plan de développement en fonction des interlocuteurs est un élément à ne pas omettre.  N’oubliez pas que vous vous adressez à différents acteurs, comme des investisseurs, des banquiers ou des associés. Il vous faudra donc modifier votre contenu en fonction de vos interlocuteurs et insister sur des éléments auxquels chacun d’entre eux est sensible. Un financier sera plus attentif aux chiffres et prévisions que vous lui dévoilerez ainsi qu’à vos états et bilans financiers qu’à une présentation de projet sur ses aspects techniques dont celui-ci n’est pas particulièrement spécialiste.

Pour les investisseurs, il faudra plutôt insister sur le taux de croissance, sur les coûts d’acquisition, sur votre étude du marché, sur votre stratégie commerciale ou sur l’inventaire des ressources nécessaires qu’elles soient humaines ou matérielles. Ils seront plus séduits par une démonstration et une analyse poussée et détaillée de quelques chiffres, plutôt qu’un amas de données. Reste que les modifications apportées à chacun doivent être limitées et que tous les éléments du document soient conservés. Il suffit juste de les afficher d’une manière différente.

Top 10 des formations à l’entrepreneuriat en France !

Parmi le nombre incalculable de formations universitaires  et de grandes écoles qui vous donnent les clés de l’entrepreneuriat, difficile de faire le tri ! Voici la sélection de la rédaction des Top 10 des formations à l’entrepreneuriat en France !. 

Grenoble École de Management

Accessible avec un niveau Bac+5 ou Bac+4 (et trois ans d’expérience professionnelle), ce mastère est l’un des plus réputés en France pour la formation des entrepreneurs. Il se hisse notamment en tête du classement SMBG 2015 des « Meilleurs Masters en Entrepreneuriat ». En se basant sur la pédagogie « HEC Entrepreneurs », cette formation complète favorise le travail en groupe et la réalisation des projets personnels des étudiants. Ce mastère tire également parti du riche réseau entrepreneurial grenoblois, qui constitue l’un des principaux bassins d’innovation européens. D’une durée de quinze mois, la formation nécessite des frais d’inscription de l’ordre de 13 691 €.

ESSEC Business School et Centrale Paris

Située à Cergy-Pontoise, l’ESSEC propose avec Centrale Paris un Mastère Spécialisé Entrepreneurs qui fait figure de référence. Il forme les étudiants de niveau M2 au pilotage de projets et au démarrage d’entreprise. L’alternance est de mise avec ce cursus exigeant étalé sur une année. Le dispositif pédagogique comprend une approche plus particulièrement axée sur la rédaction d’un business plan. La formation s’appuie sur des événements marquants comme le Concours de l’Entrepreneuriat Social Étudiant et la Digitale Week Competition. Les frais de scolarité s’élèvent à 17 011 €, susceptibles d’être pris en charge par l’entreprise où l’étudiant travaille en alternance.

ESCP Europe Business School

Depuis sa fondation en 1819, ESCP Europe a acquis une solide réputation en formant nombre de grands dirigeants. Cette école de commerce dispense des formations managériales mettant l’accent sur une approche globale et internationale. Le Mastère Spécialisé Innover et Entreprendre est l’un des diplômes les plus prisés. Il vise à la formation d’entrepreneurs de haut niveau, au sein d’un programme de douze mois comprenant cours intensifs, stage en entreprise et voyage d’études au cœur de la Silicon Valley. Le montant des frais de scolarité est de 16 191 €.

EM Lyon Business School

Business school spécialisée dans l’entrepreneuriat, l’EM Lyon propose différentes formations de qualité dans ce domaine. La plus réputée demeure le Mastère Spécialisé Entreprendre, qui tire tout son intérêt de l’incubateur très performant prenant place au sein de l’établissement. Celui-ci est l’un des plus anciens parmi les écoles de commerce françaises, et peut se targuer du lancement de 600 start-up depuis ses débuts. L’enseignement comporte 610 heures de formation réparties sur un an. Le Mastère permet aux étudiants de développer une approche globale des affaires, pour des droits de scolarité s’élevant à 14 091€.

Université Paris-Dauphine

Ce Master 2 en entrepreneuriat constitue la formation universitaire la mieux notée dans le classement SMBG 2015. L’enseignement professionnel délivré permet d’appréhender les diverses facettes du métier d’entrepreneur, en plus de fournir une ouverture sur le monde des affaires. Depuis sa création en 2005, ce diplôme très recherché donne aux étudiants toutes les clés pour créer leur société ou s’insérer avec succès dans un groupe à dimension internationale. Chaque promotion se limite à 24 étudiants pour une meilleure qualité d’enseignement.

ESSEC Business School

Depuis 2002, l’ESSEC a intégré dans ses cursus la toute première Chaire Entrepreneuriat Social en France. La formation (niveau M1) entend dispenser aux étudiants des enseignements tant théoriques que pratiques autour de la responsabilité sociale des entreprises. Cours spécifiques, ateliers et conférences sont à suivre via l’Institut de l’innovation et de l’entrepreneuriat social fondé par l’ESSEC en 2010. La formation comprend en outre une expérience professionnelle de six mois entrant dans le cadre de l’entrepreneuriat social et un MOOC. Les frais de scolarité s’élevent à 9 000 € pour la première année.

HEC Paris

L’École des hautes études commerciales de Paris propose un parcours dédié aux futurs entrepreneurs. Basé sur la pédagogie dite « learning by doing », il assure enseignement scientifique et formation humaine pour offrir aux diplômés de plus grandes chances de réussite professionnelle. Il s’appuie sur des missions d’apprentissage de six semaines, durant lesquelles des groupes d’étudiants se voient confier des responsabilités réelles. Viennent s’y ajouter des séminaires et deux « learning expeditions » à Saclay et dans la Silicon Valley. Complète et prisée, cette formation d’une année est cependant l’une des plus chères (15 941 €).

IFAG

Installée dans seize campus français, l’IFAG est une école de management spécialisée dans la formation des créateurs et des repreneurs d’entreprise. Les titulaires d’un Bac, d’un BTS ou d’un DUT sont en mesure de s’inscrire à son Bachelor Management cursus Entrepreneur, un programme réputé d’une durée de trois ans. Au fil de leur formation, les étudiants deviendront peu à peu des entrepreneurs, la troisième année du programme étant en grande partie consacrée au développement d’un projet d’entreprise. Une sélection stricte sur dossier et concours s’opère à l’entrée du programme, dont les frais de scolarité s’élèvent à 19 060 €.

Audencia Business School

Cette grande école de commerce située à Nantes nécessite un niveau bac+2 pour entrer dans le cursus général, avec un parcours préalable en classe préparatoire. Pour ce type de cursus, les frais de scolarité s’élèvent à 11 000 €. Vous pouvez aussi faire le choix d’intégrer un mastère spécialisé, qui permet l’acquisition d’une compétence particulière, propre au domaine entrepreneurial. Au choix, vous y retrouvez des programmes en finance, management, stratégie, marketing ou business développement. Pour y entrer, vous devez justifier a minima d’un master 2 et, accessoirement, payer des frais de scolarité de 14 591 € en moyenne.

KEDGE Business School

Issue de la fusion d’Euromed Marseille et Bordeaux EM, Kedge est une école triple accréditée (Equis, AACSB, AMBA). Cet établissement multi-campus développe depuis plusieurs années ses relations à l’international. Les étudiants entrepreneurs ont la possibilité d’être incubés à la business nursery pour concrétiser leur projet et lancer leur activité professionnelle.

Le coût de la scolarité est d’environ 13 000 euros par année

Les valeurs humanistes : point de départ de la performance et du bonheur

Plus que jamais, mettre l’humain et ses valeurs au centre des entreprises est devenu crucial. Le confinement nous a conduits à repenser notre manière d’appréhender le travail. Si certains encore, il y a peu de temps apparaissaient comme des utopistes, aujourd’hui leur expérience nous permet de trouver des antidotes à la souffrance au travail. Relier son comportement seulement avec pour horizon la croissance de l’entreprise donne aujourd’hui les résultats déplorables des burn out et du mal de vivre des dirigeants et des salariés. En effet, ils sont liés par ce contrat économique. Or, a contrario si la finalité humaniste prend actuellement la place qui lui est due, toute action prend du sens et est illuminée par cette conception. Constat en est fait que dans nombre d’entreprises qui choisissent de mettre au centre de leur organisation les valeurs humanistes, entraînent en contrepartie l’innovation et la performance.

Jacques Lecomte, docteur en psychologie et président d’honneur de l’Association française de Psychologie positive, dans son ouvrage remarquable, « Les entreprises humanistes » paru début 2016, met en exergue le fait que le sens et la performance peuvent réaliser un binôme gagnant. Il s’appuie sur l’exemple d’Hubert de Boisredon, PDG de l’entreprise Armor qui a placé l’innovation sociétale au cœur de son entreprise pour l’extraire des difficultés dans lesquelles elle était condamnée à licencier pour réaliser l’inverse, c’est-à-dire l’innovation et la performance. Ainsi, il souligne lors d’une conférence : « Quand on est bien dans l’entreprise, quand on en perçoit le sens, on a envie de s’y donner pleinement, il y a un élan qui se traduit dans le service aux clients et donc dans les résultats de l’entreprise. »

Pourquoi une approche humaniste est-elle source de performance ?

Il existe des évidences actuelles dues à la transformation de la société. Les comportements d’hier liés à une organisation pyramidale étaient construits sur un modèle hiérarchique qui entraînait des valeurs dirigées grâce à la notion du devoir vers la réussite économique. Or le salarié, l’entreprise et les relations extérieures (client, fournisseurs, prestataires…) sont liés de manière indissociable. En fait, ce changement de paradigme change l’axe des entreprises et la raison d’être de l’entreprise, les produits ou les services, les conditions de travail des salariés, les conditions relationnelles c’est-à-dire le management fondé sur le respect, la confiance, la revalorisation, la bienveillance et les clients et consommateurs, qui forment un tout. De plus, dissocier l’environnement de l’entreprise c’est conduire la planète à devenir une planète de déchets avec les conséquences qu’ils induisent. Le développement durable doit donc faire partie des priorités de l’entreprise.

Cette vision des valeurs humanistes peut paraître bien décalée par rapport à la réalité d’une économie et des conditions souvent dégradées, mais plutôt que chercher ce qui ne va pas, pourquoi les actions et le comportement de chaque membre de l’entreprise ne pourraient pas redonner du sens à chaque moment de la vie. Selon Jacques Lecomte « la psychologie positive commence à s’intéresser à ce qui va bien chez l’individu et à étudier le sens de la vie, le bonheur, la motivation, l’optimisme, autant d’éléments essentiels pour le monde du travail. »

Constater l’impact positif de son travail, une source essentielle de la motivation

La motivation intrinsèque est de trouver de l’intérêt dans l’action en elle-même et génère satisfaction et le sentiment du travail bien fait. La motivation extrinsèque est de trouver de l’intérêt dans le résultat obtenu à la suite de l’action comme la satisfaction des membres de l’équipe mais aussi des responsables, du client, des partenaires…. Et donc l’altruisme qui fait partie de la motivation au travail. Ainsi, les travaux d’Adam Grant, professeur à l’université de Pennsylvanie, mettent en exergue l’impact positif sur un salarié d’avoir conscience que son travail sert les besoins d’autrui. « Le sentiment d’être utile incite à faire son travail le mieux possible. Cette « motivation de service public », le désir d’être professionnellement utile aux autres, est une composante majeure de l’engagement des salariés ».

Le pouvoir de la coopération, un maillon du bien-être en entreprise

Si une entreprise instaure la compétition entre ses salariés, elle génère mal-être et augmentation de la méfiance et du dénigrement l’entreprise, des autres et de soi-même. Dean Tjosvold, professeur à l’université de Lingnan à Hong Kong a centré ses recherches sur la coopération dans les organisations et a réalisé des enquêtes dans des entreprises très différentes dans le monde et en a extrait trois types d’interaction entre des individus : la coopération (l’atteinte de mes objectifs dépend de celle de ceux des autres), la compétition (l’atteinte de mes objectifs se fait au détriment d’autrui) ou l’indépendance (mon succès n’a pas d’impact sur celui des autres).

Or il apparaît que dans les recherches et quelle que soit l’entreprise étudiée, les résultats sont similaires : « Dans une atmosphère de coopération, les collègues peuvent exprimer ouvertement des opinions divergentes, en vue de résoudre un problème, sans que cela génère du ressentiment. En revanche, en situation de compétition, les gens ont tendance à rejeter les suggestions d’autrui, à prendre des décisions unilatéralement. Les personnes fonctionnant de manière coopérative ont tendance à parler ouvertement des erreurs faites et en tirent une source d’apprentissage pour le futur. Inversement, dans un contexte compétitif, reconnaître une erreur est dangereux, car cela risque fort d’être interprété comme une marque d’incompétence, ce qui limite les possibilités d’apprentissage organisationnel. »

Ces valeurs humanistes, elles apparaissent sans cesse dans les interviews des dirigeants et font que le magazine Dynamique Entrepreneuriale a une vision optimiste des entreprises et de leurs dirigeants et elles sont la pierre angulaire d’un monde d’espoir.

Burger King lance un burger gratuit pour les chauves

Burger King, la chaîne de fast-food qui a racheté Quick, est devenue une adepte des coups marketing pour interpeller les internautes. Au mois de février, à l’occasion du lancement de son dernier burger, l’Egg Burger, la marque a souhaité faire un geste commercial pour tous les chauves de France en leur offrant un burger gratuit !

Burger King sur Twitter, une stratégie qui paye 

Comme beaucoup de marques, Burger King veut occuper les devants de la scène sur les réseaux sociaux Particulièrement sur Twitter. De ce fait, l’entreprise américaine profite constamment de sa présence sur le réseau pour ironiser. Lors de son retour en France, les aficionados de burgers étaient prêts à faire la queue durant des heures pour y manger le fameux Whooper. Pour communiquer sur l’ouverture de ses nombreuses enseignes, la marque surfe sur le contact rapproché avec ces abonnés Twitter. Lors de la construction des restaurants, des bâches affichaient des posts Twitter de personnes lambda avec différentes promesses. Celui qui a obtenu le meilleur buzz était celui de @vanoukia qui promettait

« Quand il y aura un Burger King à Lille, je vous payerai tous un menu, retenez bien ». Avant l’ouverture du Burger King de Lille, l’enseigne a affiché ce post pour ironiser et créer le buzz. L’entreprise, grâce à la diffusion de plaisanteries avec ces abonnés présente l’image d’une marque détendue et avenante auprès de ses clients et des jeunes. Pour surfer sur cette stratégie, l’entreprise se lance régulièrement dans des coups marketing sur Twitter, comme au mois de février pour la sortie de l’Egg Burger. 

L’opération « crâne d’œuf », un coup marketing qui fonctionne

Le compte Twitter de Burger King reste très actif et l’entreprise américaine souhaite transmettre les nouveautés culinaires de ses restaurants. En février, à l’occasion de la sortie de l’Egg Burger, la marque a proposé un burger gratuit pour tous les chauves de France qui se présenteraient dans un restaurant de l’enseigne. Spécialiste des coups marketing, l’entreprise a diffusé un GIF sur son compte Twitter. Elle proposait de tagger un ami « au crâne d’œuf ».

L’offre valable seulement deux jours, a tout de même pu faire le tour des réseaux sociaux. Grâce à cette communication décalée, un jeune Lyonnais a d’ailleurs profité de l’occasion pour en faire une vidéo. Il se rase le crâne en plein milieu d’un Burger King pour avoir droit au burger gratuit. À travers cette vidéo, vue plus d’un million de fois, le coup marketing, relayé de manière exponentielle auprès de nombreux internautes, a offert sans conteste une place enviée à la marque par tous ses concurrents. 

Une volonté de communiquer pour développer les franchises 

Avec plus de 115 restaurants partout en France, l’enseigne américaine surfe sur l’humour et les blagues pour attirer les consommateurs. Lors de cette opération marketing, l’entreprise a fait le choix d’offrir des burgers gratuits. Elle avait pour finalité de créer un engouement sur les réseaux sociaux ainsi que dans ces restaurants. Ces restaurants se multiplient depuis le retour de la marque en France. Burger encourage les internautes à se déplacer grâce au filon inépuisable des blagues et des promotions amusantes. Une publication humoristique diffusant une promotion destinée aux chauves a créé l’hilarité sur les réseaux sociaux. Cela a généré un engouement et accentué l’image originale de la marque.

Les avis en ligne des consommateurs : un encadrement strict par la loi

Les conditions de mise en ligne des avis de consommateurs sont strictement encadrées par la loi. Selon une étude réalisée par la Fevad / Médiamétrie / NetRatings , 49 % d’internautes auraient tenu compte des avis de consommateurs pour acheter un produit ou choisir un site pour en acheter un et 51 % auraient donné une note ou un commentaire sur un produit acheté sur internet, c’est dire l’importance des avis aux yeux des consommateurs.

Les avis publiés en ligne : une référence pour les consommateurs

Les avis des clients publiés en ligne sont devenus une référence pour le client, le conduisant à décider de réaliser un achat comme le signalent différentes études et sondages. Ainsi, 85 % des internautes lisent les commentaires déposés par les clients sur les produits qu’ils envisagent d’acheter, mais l’influence est telle que plus de 50 % des Français renoncent régulièrement à un achat en raison des commentaires négatifs qu’ils soient sur Internet ou sur les réseaux sociaux. Mais 30 % des personnes interrogées mettent en exergue qu’ils réalisent des achats à la suite de la lecture de commentaires positifs. Étant donné leur impact sur la décision d’achat, les avis doivent être contrôlables. C’est dans ce but qu’un certain nombre de dispositions visant à encadrer la publication des avis en ligne ont été adoptées au sein de la loi pour une République numérique, votée en octobre 2016.

Des dispositions dont les modalités d’application sont enfin effectives depuis le 1er janvier 2018. La loi a pour objectif de donner les moyens pour empêcher les vrais avis et les faux avis. Pour lutter contre le développement exponentiel des faux avis ou la mise en avant des seuls avis positifs, elle impose ainsi une plus grande transparence dans leurs modalités de publication. Avec pour finalité, de protéger le consommateur afin qu’il ne soit plus la proie d’avis malhonnêtes.

Quelles sont les pratiques fallacieuses selon la DGCCRF ?

  • la mise en avant des avis positifs.
  • la suppression des avis négatifs ou le classement des avis critiques en dernière position.
  • la rédaction par entreprises ou par des prestataires spécialisés dans la rédaction des faux avis positifs.

Quelles sont les mesures prises ?

En ce qui concerne les entreprises et les personnes dont l’activité « principale ou accessoire » consiste « à collecter, à modérer ou à diffuser des avis en ligne provenant de consommateurs », ils sont dans l’obligation de faire apparaître les informations suivantes  avec les avis publiés par les consommateurs :

  • la date de publication de chaque avis ainsi que celle de l’expérience de consommation concernée par ce dernier (date d’achat, par exemple) ;
  • l’existence ou non d’une procédure de contrôle des avis ;
  • les critères de classement des avis (chronologique, par exemple).

En outre, sur le site Internet, l’éditeur doit

  • Préciser le délai maximal de conservation et de publication d’un avis.
  • Indiquer s’il propose ou non une contrepartie pour inciter les consommateurs à déposer un avis.
  • Présenter les modalités de contrôle des avis.
  • Fixer la nature des actions mises en œuvre lors de la collecte des avis et de leur diffusion. 
  • Établir les modalités arrêtées pour contacter l’auteur de l’avis, mais aussi les motifs justifiant le refus de publier un avis.

Tout manquement à ces obligations est passible d’une amende administrative pouvant atteindre 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale.

La confiance des consommateurs grâce à la norme NF Z74-501.

Lancée en juillet 2013 par l’Afnor, la norme NF Z74-501 porte sur le traitement des avis de consommateurs en ligne. En mettant en place cette norme, « une entreprise assure la fiabilité et la transparence des trois processus du traitement des avis en ligne : leur collecte, leur modération par le gestionnaire et leur restitution ». Ainsi en appliquant cette norme, l’entreprise garantit notamment que :

  • l’auteur de l’avis est identifiable et contactable ;
  • la modération des avis s’effectue rapidement et a priori ;
  • aucun avis n’est acheté ;
  • tous les avis sont affichés ;
  • les avis sont affichés de manière chronologique…

L’adoption de la norme NF Z74-501 peut donner lieu à une certification.

Les règles que le commerçant doit respecter lorsque des avis sont publiés sur son site internet ?

Le code de la consommation stipule que les commerçants doivent préciser :

  • s’il y a une procédure ou non de contrôle des avis 
  • la date de publication de chaque avis ainsi que celle de l’expérience de consommation concernée par l’avis
  • les critères de classement des avis parmi lesquels figurent le classement chronologique
  • s’il existe une contrepartie fournie en échange du dépôt d’avis
  • le délai maximum de publication ou de conservation d’un avis.

De plus, lorsque le commerçant exerce un contrôle sur les avis, il doit également informer les internautes :

  • des caractéristiques principales du contrôle des avis au moment de leur collecte, de leur modération ou de leur diffusion
  • de la possibilité, le cas échéant, de contacter le consommateur auteur de l’avis
  • de la possibilité ou non de modifier un avis et, le cas échéant, les modalités de modification de l’avis
  • des motifs justifiant un refus de publication de l’avis.

Depuis le 1er janvier 2019, les plateformes en ligne de plus de 5 millions de visiteurs uniques par mois doivent également élaborer et diffuser aux consommateurs des bonnes pratiques visant à renforcer les obligations de clarté, de transparence et de loyauté.

 Attention aux faux commentaires !

Selon le ministère de l’économie, les  faux avis positifs postés par un professionnel, son entourage ou une agence de communication, ou bien d’avis négatifs rédigés par un concurrent ou toute autre personne malveillante, ces commentaires trompent le consommateur et faussent la concurrence.

Les infractions en matière d’avis de consommateurs sur internet sont relevées dans tous les secteurs d’activité (automobile, électroménager, mobilier, habillement, services), mais également sur les réseaux sociaux, dans le secteur des applications mobiles.

Source : economie.gouv.fr

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https://www.fevad.com/

Le Big Data, à l’origine de pépites du web

Avec des données, on peut analyser plus d’une situation de façon précise. Dans ce contexte de la pandémie, la recherche des données est devenue cruciale. Ainsi chaque jour, grâce aux données remontées des hôpitaux  et ehpad,  on peut chaque jour connaître  au fur et à mesure l’évolution de la  pandémie et donc des signaux d’alerte. Des données par milliers… À l’heure actuelle, le Big Data et ses quantités d’informations dépassent notre imagination. S’accaparant notre quotidien, la toile n’en finit plus d’engloutir masses de données. Les start-up l’ont bien compris, dans un monde toujours plus connecté, l’avenir surfe sur le web. Data science, Internet des Objets ou encore cybersécurité, les jeunes pousses fleurissent aux quatre coins du Globe. Mais, qui sont-elles au juste ?

Aujourd’hui, la puissance du Big Data est telle que le volume des données a dépassé nos capacités d’analyse traditionnelles. Produites à chaque instant n’importe où dans le monde, ces « mégadonnées » ou « données massives » prennent de plus en plus d’ampleur, de façon structurée ou non, en temps réel ou non. D’un autre côté, le développement des objets connectés amplifie le phénomène. Au-delà des Smartphones, ordinateurs et tablettes, plusieurs start-up s’attachent à faire le pont entre nos objets du quotidien et la toile. Et d’autres, à protéger nos précieuses données

Dataiku, une plateforme de Data science collaborative

Fondée en 2013 par Florian Douetteau, Clément Stenac, Marc Batty et Thomas Cabrol, Dataiku est spécialisée dans la Data science (ou « science des données », en français, ndlr). La start-up pionnière dans le Big Data, née à Paris et dont le siège est désormais basé à New York, permet un traitement analytique des données qu’elle convertit ensuite en prédictions. Destinée aux professionnels, Dataiku DSS adopte une approche collaborative grâce à laquelle des membres d’une même entreprise peuvent « explorer, développer et produire » leurs propres données.

Avec un système de workflow, un processus d’automatisation des tâches, les Data Analysts, Data Scientists et Data Ops peuvent ainsi les préparer et les modéliser en quelques clics seulement. « Notre philosophie est basée sur l’idée que chacun doit pouvoir être acteur de la collecte et de l’analyse de données », explique Florian Douetteau, l’un des cofondateurs. Analyse marketing ou CRM (« Customer Relationship Management » ou « Gestion de la Relation Client », ndlr), gestion de données, prévision de demandes, maintenance prédictive ou encore détection de fraudes…

Le système s’utilise dans de nombreux secteurs

tels que celui des banques ou des assurances, de la santé, du transport, des médias, du retail et même du jeu vidéo ! Après deux années de développement sur fonds propres au sein de notre belle Capitale, la jeune pousse a levé trois millions d’euros auprès de Serena Capital et Alven Capital pour devenir le Criteo du Big Data, avant de mettre les voiles en 2015, cap sur les États-Unis.

Profitant du plein essor du marché et après être passée de quatre à plus d’une centaine de salariés, la start-up a enchaîné un second tour de table estimé à quatorze millions de dollars. Fin 2017, l’éditeur de logiciel a doublé la mise et levé 28 millions de dollars. Prochain objectif : devenir le leader mondial. « On a passé le stade de la survie et de la croissance. Maintenant, il s’agit de passer à l’industrialisation », conclut Clément Stenac.

Sigfox, spécialiste de l’Internet des Objets

Comment aborder le thème de l’Internet des Objets (IdO) ou « Internet of Things » (IoT), en anglais, sans revenir sur l’un de ses pionniers, Sigfox ? Cet opérateur de télécom français, créé en 2009, fait partie des incontournables en matière d’objets connectés puisqu’il s’agit du tout premier réseau de communication de l’IdO à avoir été établi. L’objectif : connecter l’univers réel avec celui virtuel. Spécialisée dans le M2M (« Machine To Machine », qui renvoie aux échanges d’informations effectués entre plusieurs appareils, sans intervention humaine, ndlr), la start-up toulousaine, dont le siège est à Labège, est l’œuvre de deux ingénieurs : Ludovic Le Moan et Christophe Fourtet. Concrètement, le réseau longue portée permet la transmission de données de taille réduite entre les appareils connectés, sans avoir recours à un téléphone mobile. Leader dans son secteur, Sigfox affiche une offre de connectivité cellulaire exclusivement dédiée aux communications à bas débit.

De fait, le service réduit significativement la consommation d’énergie des périphériques connectés

tout en abaissant leur coût. Un système de connexion rendu possible grâce à l’utilisation d’une technologie radio Ultra narrow band (UNB), qui se sert de bandes de fréquence libre de droit et disponible partout dans le monde. Pour alimenter le réseau, on compte près de 1 500 antennes-relais réparties sur le territoire français pour une couverture estimée aux alentours des 92 % de la population française. Il ne s’agit toutefois pas de connecter Smartphones, ordinateurs et tablettes mais plutôt des objets dits plus « simples » comme une machine à café ou un congélateur. Par le biais d’une plateforme Cloud, les appareils peuvent recevoir mais aussi émettre des données.

Après cinq tours de table, qui représentent environ 280 millions d’euros depuis la création pour un total de 28 actionnaires, son PDG, Ludovic Le Moan a récemment refusé une offre de rachat de près d’un milliard d’euros. Actuellement présent dans 43 pays, le service prévoit de s’étendre à 60 d’ici la fin de l’année. Un contrat signé à hauteur de 300 millions d’euros en partenariat avec Senioradom, spécialiste de la téléassistance connectée destinée aux seniors, lui permettra d’ailleurs d’asseoir sa notoriété en Chine. Sa devise ? « One network, a billion dreams. »

Cybersécurité : se protéger en temps réel avec Alsid

Avec autant de données qui se baladent un peu partout sur la toile, se pose la question de leur sécurisation. Pour y répondre, de plus en plus de start-up fleurissent dans le secteur de la sécurité informatique. Parmi elles, Alsid aide les grands groupes à renforcer leur cybersécurité. Fondée en juin 2016 par Emmanuel Gras et Luc Delsalle (ex membres de la cellule opérationnelle de cybersécurité de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI), ndlr), la jeune pousse a bouclé un récent premier tour de table estimé à 1,5 million d’euros mené par 360 Capital Partners et soutenu par Axeleo Capital.

« L’hyperconnexion a cassé l’ancien modèle du système d’information « château fort ». Considérer qu’on peut protéger son entreprise en ne s’occupant que de sa périphérie est voué à l’échec et va à l’inverse de la tendance actuelle », prévient le cofondateur, Emmanuel Gras. C’est pourquoi la solution a pour but la sécurisation des infrastructures Active Directory (AD) de Microsoft (qui désignent les services d’annuaire LDAP pour les systèmes d’exploitation Windows, ndlr). Véritable poumon informatique, l’AD, cible des cyberattaques, serait présent chez 95 % des grands groupes.

Alsid propose ainsi des services centralisés d’identification et d’authentification pour les systèmes d’exploitation Windows. Bien souvent, il est question d’accès aux boites emails ou de résultats confidentiels. Et pour assurer la protection de ces données, la solution détecte l’apparition de failles en temps réel afin de prévenir d’éventuelles cyberattaques. La société parisienne entend bien, quant à elle, accroître ses effectifs d’ici fin 2018 et atteindre les 25 collaborateurs dans son équipe de R&D afin d’accélérer sa croissance en Europe.