Accueil Blog Page 709

Ces start-up qui ont levé des fonds et qui ont fait faillite après

Créer sa start-up peut s’avérer une opportunité idéale afin de rentrer dans le monde de l’entrepreneuriat. Cependant dans un contexte économique parfois difficile le manque d’investissement peut être un frein à son développement. Une levée de fonds nécessaire est alors indispensable à la pérennité de celle-ci. Cependant, il arrive parfois que ces apports de capitaux ne soient pas suffisants ou mal injectés, d’où la faillite. Quelles sont alors ces start-up qui ont levé des fonds et qui ont quand même fait faillite et échoué à se maintenir ?

L’une des levées de fonds les plus catastrophiques du numérique

Avec près de 800 millions de $ de levée de fonds, la start-up américaine WebVan détient l’un des records les plus tristes du monde Internet. Créée en 1996 et spécialisée dans la livraison de produits d’épicerie, cette dernière a très mal géré son capital-risque. L’injection de fonds par les investisseurs dans le but de renforcer la flotte de véhicules de la société n’a en effet pas suffi à la sauver de la faillite. 1 an après cette levée de fonds astronomique WebVan a été forcée de déposer le bilan.

Un marché porteur qui ne réussit pourtant pas

PayByTouch qui a existé entre 2002 et 2007 était pourtant placée sur un secteur de pointe en plein développement actuel. C’est le paiement par empreinte digitale. Cependant n’est pas Google ou Apple qui veut. Malgré une levée de fonds de 340 millions de $ la start-up a subi les affres de la gérance de son fondateur. Impayés et mauvaise gestion ont eu raison de PayByTouch malgré une croissance notable dans son secteur.

Une idée novatrice qui échoue

Parfois un concept novateur et ingénieux ne réussit pourtant pas. C’est le cas de Quirky, entreprise spécialisée dans les produits connectés. La plateforme proposait aux internautes de voter pour une idée d’objet connecté, et Quirky était chargée de développer le projet. À mi-chemin du crowdfunding et du site participatif, le concept a quand même échoué. Malgré une levée de fonds de 185 millions de $, là aussi les collaborateurs ont enchaîné les erreurs à l’instar du financement pour près de 400 000 $ d’une enceinte bluetooth, vendue au final à seulement 28 exemplaires.

Une mauvaise stratégie commerciale

La vente en ligne de vêtements sportswear est particulièrement à la mode depuis ces dernières années. Toutefois, cela ne réussit pas à tous les entrepreneurs. C’est particulièrement le cas du site Boo.com qui affichait pourtant à sa création plus de 50 000 visites quotidiennes. Cependant le taux de conversion catastrophique de l’ordre de 0,25% a précipité sa chute. Une levée de fonds de 135 millions de $ a en effet été insuffisante pour le groupe. Le quotidien The Times a même attribué à la start-up le titre de première victime de la bulle Internet des années 2000.

Une levée de fonds disproportionnée

Échec français retentissant, L’Usine à design était pourtant un projet ambitieux. Fondée en 2009 par Émilie Gobin, la start-up prometteuse se destinait à la décoration d’intérieur et l’ameublement. Une levée de fonds disproportionnée par rapport à la taille du site aura eu raison de la start-up en 2013. Elle démontre que malgré une forte croissance une entreprise doit s’adapter en conséquence pour évoluer. 5,5 millions d’€ ont en effet été injectés. Cependant, beaucoup trop tôt pour la plateforme, qui n’a pas su gérer cet investissement.

Save, le réparateur de smartphones fondé par Damien Morin

Save représente parfaitement l’exemple de la startup à qui tout souriait, mais qui s’est brûlée les ailes. Créée en 2013 par Damien Morin, l’entreprise est spécialisée dans la réparation de smartphones, tablettes, ordinateurs et autres objets électroniques. Ses petits points de vente (de 12 à 15 m2) sont présents dans des centres commerciaux ou des aéroports et les réparations se font très rapidement, en quelques minutes seulement. À une époque où le smartphone est roi et où il est inconcevable d’avoir un écran fendu, Save connaît une ascension fulgurante. En 2015, deux ans après sa création, elle lève 15 millions d’euros et recrute à tour de bras pour arriver au chiffre impressionnant de 450 salariés.

Pourtant, en 2016, tout s’écroule. Seulement quelques mois après sa dernière levée de fonds, la société déclare la cessation de ses paiements au greffe du tribunal de commerce de Nanterre. Elle obtient l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire. Or, à la date de clôture du dernier exercice social, son chiffre d’affaires était de plus de 12 millions d’euros…

« On avait un mauvais contrôle de nos achats, la finance était approximative, notre gestion de stock était brinquebalante, les vols en corners ont pris une ampleur considérable, l’Allemagne et l’Espagne ont été un échec, nos relais de croissance n’ont pas vu le jour, et j’en passe… On cramait trop d’argent et on ne savait pas comment », expliquait alors Damien Morin.

Save, dans les coulisses d’une aventure pas comme les autres

S’en suivent huit mois de redressement judiciaire au cours desquels la startup autrefois florissante doit se séparer d’un tiers de ses effectifs. D’ailleurs, elle ferme une quarantaine de points de vente. Une cure d’austérité qui permet à Save de redevenir rentable et de trouver un repreneur. Remade Group, le leader français des smartphones reconditionnés, s’offre ainsi la société. De son côté, Damien Morin reste directeur général de Save pendant huit mois avant de rebondir vers d’autres horizons. Aujourd’hui, l’entrepreneur s’est relancé en créant Mobile Club, un service de location de smartphones sans engagement.

Morning et Hush, les néobanques d’Éric Charpentier

Créée en 2013 et tout d’abord nommée Payname, la startup toulousaine Morning n’avait pour autre ambition que de révolutionner le paiement entre particuliers. Véritable néobanque, Morning proposait un service de paiement entre amis, mais également la possibilité d’obtenir un compte bancaire et une carte entièrement pilotables (choix de son code pin, capacité de bloquer son compte pour éviter de dépasser une certaine somme, possibilité de bloquer temporairement sa carte en cas de perte ou de vol, etc.).

Payname devient Morning pour révolutionner la banque en France

Son fondateur, Éric Charpentier, a le vent en poupe et séduit les investisseurs.

Il concrétise plusieurs levées de fonds. 300 000 euros en 2013, 500 000 euros en 2014 (via une campagne de financement participatif) et 5 millions d’euros en 2015, dont 80 % de cette somme est amené par la MAIF. Ne voyant plus de limite à sa réussite, l’entrepreneur se lance dans la construction d’un siège social sur la commune de Saint-Élix-le-Château, son village d’origine situé en Haute-Garonne. Estimés à 1,2 million d’euros, les travaux donnent naissance en juin 2016 à un premier bâtiment de 600 m2. Dans le même temps, Éric Charpentier caresse la volonté d’entrer en bourse. Un projet qui rebute la MAIF, laquelle détient 38 % des parts.

Un blocage ?

La compagnie d’assurances bloque ses investissements et exprime son désaccord avec la stratégie du fondateur. Avec cette manne de fonds bloquée, les ambitions d’Éric Charpentier en prennent un coup. Pour mener à bien son projet de création d’une carte de paiement, il n’hésite pas longtemps à prélever 514 564 euros directement sur les dépôts de ses clients. Résultat : 75 000 d’entre eux n’ont plus eu accès à leur compte. A la suite de ce hold-up pour le moins embarrassant, un bras de fer s’est joué entre le groupe d’assurances et le fondateur de Morning. Bien plus musclée, la MAIF l’a remporté. Elle a fait entrer la banque Edel (filiale de Leclerc) au capital et a débarqué Éric Charpentier.

Les déboires du Toulousain ne s’arrêtent pas là !

Chauffé à blanc par sa mise à l’écart d’une entreprise qu’il avait pourtant créée, Éric Charpentier se lance en 2017 dans un nouveau projet. En fondant Hush, il ambitionne toujours de proposer un compte bancaire assorti d’une carte de paiement. Néanmoins cette fois-ci il entend également fournir à sa clientèle un accès aux cryptomonnaies et la possibilité de soumettre des projets entrepreneuriaux à d’autres utilisatrices et utilisateurs pour qu’ils participent au financement.

Les objectifs affichés de Hush étaient ambitieux. Il était prévu de lever 20 millions d’euros, d’organiser une autre levée en cryptomonnaies, d’obtenir un agrément bancaire et de s’entendre avec MasterCard d’ici 2018. Problème : en avril 2018, la startup annonçait avoir levé 540 000 euros et 245 ethers (environ 50 000 euros). Avec moins de 600 000 euros collectés, Hush est très loin de la somme visée. L’agrément bancaire et l’accord avec MasterCard sont tout aussi lointains.

En juillet, Éric Charpentier envoie son dernier message sur le Telegram de la société, ferme ses comptes Facebook, LinkedIn et Twitter et… prend le large. Depuis, le projet Hush est en stand-by et Éric Charpentier ne donne plus de nouvelles. Encore moins à ses investisseurs et aux créanciers de la structure à qui il laisse une ardoise de plusieurs centaines de milliers d’euros.

Allmyapps, l’ancêtre des App Store, de Thibaut Favre et Arnaud Coulondre

Allmyapps est un service créé en 2009, permettant d’installer plusieurs logiciels gratuits en une seule fois sur son ordinateur. Fondée par Thibaut Favre et Arnaud Coulondre, la startup réunit un capital de départ de 70 000 euros et recrute 30 000 utilisatrices et utilisateurs. Un premier deal est rapidement signé avec Intel.

En 2010, les résultats permettent de lever des fonds auprès d’Elaia Partners et de recruter toute une équipe. Grâce à une campagne de marketing intensive, près de 120 000 personnes sont convaincues. Cependant, la startup n’arrive pas à attirer trois des plus gros éditeurs de logiciels : Microsoft, Kaspersky et Norton, qui préfèrent créer leurs App Store maison.

Elaia Partners décide toutefois d’investir à nouveau en injectant un million d’euros. Malgré cela, Allmyapps ne décolle pas et est contrainte en 2012 à se séparer de certains de ses employés. Elaia Partners réinjecte 300 000 euros pour soutenir la startup et lui permettre de sortir la tête de l’eau. En s’inscrivant dans une nouvelle stratégie, Allmyapps atteint finalement la rentabilité en 2013.

Alors que le ciel semble s’éclaircir, Google assène l’estocade à la startup en changeant son algorithme. Le trafic sur l’application s’effondre de 70 % et Allmyapps est placé en liquidation judiciaire. Ironsource, entreprise israélienne partenaire de la société, la rachète pour 361 000 dollars.

Thibaut Favre a depuis créé Democratech, une association dont l’objet est de favoriser la participation et l’implication du plus grand nombre à la vie citoyenne et civique française. Il travaille en parallèle chez The Family, l’accompagnateur de startups. Arnaud Coulondre est de son côté revenu à une activité salariée en passant par Engine à San Francisco puis en revenant en France pour intégrer Critéo en tant que chef de produit senior.

Meninvest, la société derrière Menlook, de Marc Menasé

Créé en 2010 par Marc Menasé, le site de prêt-à-porter masculin Menlook rencontre rapidement le succès. En 2012, l’entrepreneur se vante d’ailleurs sur le site ecommercemag.fr d’avoir « réussi à créer une vraie destination shopping pour les hommes, avec un triptyque relativement simple, qui repose d’abord sur une offre produits, exhaustive, quels que soient le budget de l’internaute et son niveau de connaissances en termes de mode et de style ». Un sentiment partagé par les fonds puisque Partech et Axa Private Equity investissent 4,5 millions d’euros dès 2011, rapidement suivis par Orkos Capital et 123 Venture qui apportent 5,6 millions d’euros. En 2014, 23 millions d’euros sont investis par Idinvest Partners, Marc et Laurent Grosman (fondateurs du groupe Celio) ainsi que Bpifrance.

Gonflé à bloc par ses succès, Meninvest, la société mère de Menlook, se lance dans des rachats et s’offre le Britannique Oki-Ni en 2013 et l’Allemand Frontlineshop en 2015. Le bond en avant de trop puisque ce dernier rachat a, selon Marc Menasé, donné lieu à un « véritable chamboulement économique », duquel Menlook ne s’est pas relevé.

Clap de fin pour Meninvest, liquidé après son redressement judiciaire

Placée en redressement judiciaire au printemps 2017, la société n’a pas réussi à trouver de repreneur. Une triste issue pour un groupe dans lequel travaillaient 130 personnes, dont 70 pour la marque Menlook.

De son côté, Marc Menasé est resté un acteur important de l’entrepreneuriat français. Il est aujourd’hui un business angel et a investi dans une trentaine de startups : Teads, Lendix, Le Petit Ballon, Attractive World, Molotov, Epicery…

Ekyog, la marque de mode éthique de Nathalie Vautier

Après avoir travaillé pendant des années dans l’industrie textile, Nathalie Vautier ne supporte plus la pollution qu’elle engendre (deuxième industrie la plus polluante derrière le pétrole). En véritable pionnière du secteur, elle décide dès 2004 de lancer, en collaboration avec son mari Louis-Marie, la première marque de mode éthique française : Ekyog. Un magasin ouvre à Rennes en 2005 et, cinq ans plus tard, la marque salarie 100 personnes et compte 50 magasins en France.

Seulement, la gestion de l’équipe fondatrice ne suit pas l’expansion d’Ekyog. La production ne va pas assez vite et les collections prennent du retard. La société clôt son exercice de l’année 2012 sur une perte nette de 2,99 millions d’euros. Ekyog dépose le bilan en 2014, puis est acquise en 2015, dix ans après sa création, par un investisseur canadien.

Après un passage à vide d’un an, Nathalie Vautier se relance en 2017 avec une nouvelle marque : Marie & Marie. Cette fois-ci, l’entrepreneure créée le « vêtement sensoriel », les fibres des tissus sont encapsulées d’une formulation cosmétique composée d’huiles essentielles qui s’active au contact de la peau.

Développer l’expérience client : la réalité augmentée

La réalité augmentée n’est plus une utopie pour films de science fiction. Pour booster vos ventes, l’utilisation des nouvelles technologies permettant d’augmenter l’expérience client peut s’avérer une bonne méthode.

Parmi elle, une se distingue : la réalité augmentée. Elle désigne les systèmes informatiques qui permettent de superposer un modèle virtuel 3D ou 2D à la vision que nous avons de la réalité. Autrement dit, elle vous permet de mettre un objet virtuel dans un cadre réel. Vous pouvez alors, à l’aide de votre smartphone ou tablette par exemple, en utilisant le mode photographie, incruster dans votre salon (ou ailleurs) des objets qui n’y sont pas (encore).

Des usages multiples

Et le moins que l’on puisse dire, ce sont que les applications possibles de ces technologies sont nombreuses. Elles peuvent toucher l’éducation où l’on peut aussi bien imaginer son utilisation dans le cadre de la construction des outils d’apprentissage que pour montrer une molécule flottant dans les airs en science voire un organe. Cette technologie est déjà utilisée dans la presse, l’édition, la musique, la publicité, les loisirs, l’industrie, l’e-commerce, le tourisme, la cuisine… Et ne demande qu’à l’être dans bien d’autres domaines.

Des exemples d’utilisation

Récemment, la start-up française Fitle a présenté un projet qui en est au stade de la « finalisation ». Une plateforme de vente en ligne, pensée comme une cabine d’essayage grâce à un avatar en 3D de l’utilisateur créé en quelques secondes : photos, poids et taille à l’appui. Le projet, qui a déjà convaincu quelques grandes marques de la mode, serait mis en ligne en février prochain. Autre exemple d’utilisation ? Le Château de Vincennes a permis de visiter le cabinet de travail de Charles V et de le montrer … tel qu’il était à l’époque.

Pour permettre cette prouesse, ils ont numérisé la salle entièrement. Le numéro 1 du jouet au monde, Lego, a également fait fort en permettant d’observer le jeu sans avoir à ouvrir la boîte. Ikea dans cette tendance a mis tout son catalogue 2014 en mode virtuel afin de permettre à chacun de placer les meubles dans son salon grâce à la réalité augmentée et d’éviter les désagréments de fournitures finalement bien trop imposantes pour son chez-soi.

Des nouvelles utilisations à trouver

La réalité augmentée n’est pas encore une technologie bien connue du grand public ni même une technologie dont les perspectives d’avenir sont d’ores et déjà établies. Une chose est certaine : on pourra compter sur ses innovations dans les années futures ! Car le plus important reste ses utilisations potentielles. Quel que soit votre secteur, vous pouvez ainsi penser à l’utilisation potentielle de cette technologie afin d’améliorer l’expérience client. L’innovation ne se limite cependant pas à la réalité augmentée. C’est tout l’usage de votre produit que vous pouvez remettre en cause afin d’apporter un confort d’utilisation supplémentaire. à vous de réfléchir à la manière d’utiliser votre produit dans les années à venir !

JD.com et Sony s’unissent  pour mesurer la pointure des clients

Le géant chinois JD.com  avec Sony est en train de mettre au point un outil en ligne. Celui-ci permet à un client de mesurer son pied grâce à une technologie de réalité augmentée. Une solution ludique qui peut également permettre de réduire les retours de colis. Ceux-ci s’avèrent être un coût  élevé pour les e-commerçants. Il est déjà  disponible sur plus de 1 000 références de baskets vendues sur la plateforme de commerce électronique chinoise.

L’application en réalité augmentée Ikea Place concerne des pièces entières

Ikea a acquiq  la startup californienne Geomagical Labs qui développe une plateforme de réalité augmentée 3D. Tester des idées d’aménagement depuis chez soiest une véritable opportunité.

L'application en réalité augmentée Ikea Place gère désormais des pièces entières

Entreprise en solo : comment la développer et s’organiser sur la durée ?

Aujourd’hui les entreprises licencient  à tour de bras. Or, elles recrutent des personnes aux compétences plus adaptées à l’évolution de leur entreprise. Créer son entreprise en solo signifie que l’on sait que l’on possède une expertise ou un produit qui permet de se confronter à une économie en pleine révolution.

Quelle est la réalité ?

L’entrepreneur est souvent présenté comme une personne qui prend le risque de réunir des capitaux et des individus pour fonder une entreprise avec pour but de réaliser plusieurs objectifs économiques. Cependant, de nombreuses personnes projettent d’effectuer seules une activité ou un projet sans forcément avoir des associés et des salariés. Ils deviennent des dirigeants aux multiples facettes sur lesquels toutes les fonctions de l’entreprise reposent et qui sont maîtres de leurs décisions. Si vous faites le choix de vous lancer dans l’aventure entrepreneuriale en solo, voici quelques conseils qui sont des éléments primordiaux pour que votre société se développe dans la durée et avec équilibre.

Les Français semblent préférer se lancer seuls leur entreprise.

Selon l’INSEE, il y a 3,1 millions d’entreprises en France, dont 96 % sont de très petites entreprises et 55 % d’entre elles sont des sociétés sans salarié. Les avantages de l’entrepreneuriat en solo sont nombreux. Vous pouvez prendre des décisions plus rapidement puisque vous n’avez pas à consulter un collaborateur.

La croissance de votre entreprise peut également s’accélérer, car l’embauche et la formation ne sont pas des freins. Vous avez moins de problèmes liés aux relations professionnelles à l’intérieur de votre société et vous disposez de meilleurs bénéfices puisque vous réduisez les investissements lourds et certaines charges opérationnelles comme les salaires. Vous pouvez aussi disposer d’aides financières et de déductions d’impôts. Conformément aux données de CrunchBase (plateforme américaine de recherche d’informations commerciales sur les entreprises privées et publiques, ndlr), sur 6 100 « entreprises à succès mondial », 50 % sont créés par des dirigeants en solo. Des inconvénients persistent néanmoins. Si vous n’êtes pas expert dans plusieurs domaines, vous aurez du mal à faire face à d’éventuels  problèmes. Votre charge de travail pourrait être assez importante, provoquant du stress et une énorme pression sur vos épaules. Pour éviter ces désagréments, voici quelques recommandations utiles.

Seretrouver, infographie pour mieux organiser son travail

Se procurer un lieu de vie professionnelle adapté au monde de la pandémie

Pour démarrer votre entreprise, il est idéal de s’installer dans un environnement dédié à votre activité. Rien ne vous retient de travailler chez vous, dans une pièce fermée car ce choix comporte plusieurs inconvénients comme un sentiment d’isolement social et un mélange entre vie professionnelle et privée qui peut s’avérer négatif et pesant sur la durée. Un local extérieur à votre domicile ou des espaces de coworking sont alors à privilégier d’autant plus que les espaces de coworking répondent aux nouvelles exigences sanitaires et réglementaires.. La deuxième solution comporte de nombreux avantages. Pour des prix avoisinant les 200 à 700 euros, vous bénéficiez d’un bureau dans un open space, d’équipements importants comme une imprimante, du WiFi et des endroits de partage comme la cuisine et l’espace détente. Ces établissements sont d’excellents moyens pour échanger avec d’autres entrepreneurs et de se composer un réseau professionnel.

Ne pas se couper pas du monde

Entreprendre seul ne veut pas dire se morfondre dans la solitude. Pour rompre votre isolement, se constituer un réseau professionnel en intégrant des clubs spécialisés dans l’entrepreneuriat, demander de l’aide à des associations ou solliciter ses proches sont des solutions qui peuvent être utiles. Pour des décisions importantes, il est parfois nécessaire de demander des conseils auprès de ses pairs afin de communiquer ses expériences et ses interrogations.

Des cercles d’entrepreneurs comme le CJD (Centre des jeunes dirigeants d’entreprise, ndlr) et l’APM (l’Association Progrès du management, ndlr) sont des lieux qui permettent d’exposer aux autres ses problèmes et ses ressentis tout en étant prêt à écouter une communauté, dans le but de faire progresser son entreprise. Des clubs exclusivement féminins existent également comme la FCE (Femmes chefs d’entreprises, ndlr) composée de 48 délégations et plus de 2000 membres qui a vocation à accompagner les femmes dirigeantes dans leurs projets en créant notamment des liens avec d’autres consoeurs.

Quant à Action’elles, créée en 1994, elle rassemble 500 adhérentes et propose des formations et des ateliers pour tous les profils de gérantes de société. Vous pouvez également vous tourner vers des associations comme AEI-Bretagne qui vient en aide aux solo-entrepreneurs de l’Ille et Vilaine pour créer leur entreprise et développer leur activité grâce à des ateliers et des formations ou Réseau Entreprendre, qui accordent des prêts d’honneur et fournissent un mentor. Afin de trouver du soutien, n’oubliez pas votre famille et vos amis. Vos proches sont là pour vous soutenir, vous écoutez et vous donnez des coups de pouce en cas de difficulté. N’oubliez pas que l’état propose le PGE (prêt garanti par l’état) qui est une véritable aubaine pour les entrepreneurs et de plus qu’il vient d’en prolonger le remboursement.

Penser à déléguer et à sous-traiter

En tant qu’entrepreneur solo, il est évident que votre charge de travail s’amplifie face aux nombreuses tâches à effectuer. Vous devez clairement définir les missions, les valeurs et la vision de votre entreprise, imposer un business model et une stratégie puissante pour la développer, trouver des alliances stratégiques et des partenariats pour favoriser votre modèle économique ainsi que prospecter auprès de vos clients. Vous devenez multi-tâches en étant comptable, commercial, webmaster ou encore communicant. Cela nécessite souvent un énorme niveau de compétences dans de multiples domaines et peut occuper en dehors de vos horaires de travail, vos nuits et vos week-ends. Vous risquez de vous mettre la pression, entraînant forcément des effets sur votre santé et sur celle de l’entreprise.

La solution est de déléguer et de sous-traiter des tâches pour vous dégager du temps et vous concentrer sur vos domaines de prédilection, permettant une meilleure organisation. Vous pouvez ainsi confier la facturation de vos clients et la relance de vos impayés à un expert-comptable, la création de votre site internet ou votre newsletter à un webdesigner et faire confectionner vos supports de communication par une agence de publicité.

Si vous avez suffisamment d’expérience, des opportunités financières et une inclinaison pour travailler seul, choisissiez de vous lancer en tant qu’entrepreneur en solo. Les quelques conseils proposés ici vous seront utiles pour vous préparer à cette aventure et vous permettront de développer votre entreprise.

Transmettre son expertise professionnelle

Tout entrepreneur développe un savoir-faire sur son métier. Celui-ci peut être utilisé pour renforcer votre crédibilité et votre visibilité. 

De nombreux dirigeants l’ont compris, montrer son expertise constitue une très bonne manière de faire parler de sa marque ou de soi. Les méthodes utilisées varient . Cependant, l’objectif reste le même. Démontrer son savoir-faire et inciter les médias à faire appel à vous lorsqu’ils se posent des questions.
Cette mise en lumière vous permet de gagner en crédibilité auprès de vos clients mais nécessite d’y consacrer du temps.

L'oignon de la visibilité - Mounir Digital
https://mounirdigital.fr/

Tenir un blog 

Il s’agit de la technique la plus fréquemment utilisée. Simple à mettre en œuvre, écrire sur un blog est accessible à tous. Cette manière de procéder vous permet en fonction de votre emploi du temps, de rédiger des articles qui feront peut-être le buzz et remonteront rapidement dans les pages des moteurs de recherche. L’avantage est certain : vous choisissez le rythme, les sujets et c’est vous qui êtes mis en avant. Oui mais voilà, les chances que votre article soit un des premiers dans les recherches Google restent faibles et il vous faudra du temps afin que votre blog devienne reconnu et monte en puissance.
Pour un meilleur référencement, l’une des solutions est de mettre régulièrement à jour son blog en y apportant un contenu « frais » ou en actualisant le contenu déjà existant sur le site. 

Ecrire des tribunes d’expert

Autre solution pour faire parler de vous, la mise en avant de votre expertise auprès des médias. S’ils ne vous contactent pas d’eux-mêmes pour réagir à l’actualité, l’approche à mettre en place de votre part demeure souvent identique : vous envoyez un avis d’expert sur un sujet du moment afin que les journalistes relayent l’information pour vous. L’avantage est certain : vous profitez de la puissance du média qui vous offre une visibilité auprès de son lectorat.

Vous n’avez donc plus à prier le dieu « référencement » pour que votre article remonte dans les recherches. Il le fait naturellement et vous êtes certain que votre avis sera lu. Avec un peu de chance, le média ne vous cite pas seulement mais publie vos tribunes d’expert en entier, ce qui vous permet de gagner en visibilité et en crédibilité. La difficulté principale réside dans le fait qu’il faut convaincre le média de vous publier. Vous devez aussi être prêt à réagir à l’actualité. 

Rédiger un livre

Souvent considéré comme le saint graal, publier un livre constitue une excellente manière de devenir crédible. Votre expertise devient reconnue. La difficulté principale réside dans le temps nécessaire à la rédaction d’un livre et le fait de convaincre un éditeur de vous publier. 

Faire des conférences webinaires

Cette méthode est de plus en plus  utilisée mais  elle nécessite que vous soyez déjà crédible afin que les personnes se rendent à vos conférences et que l’on vous demande aussi de participer en tant qu’intervenant. Elle possède l’avantage de vous confronter directement à votre public et de créer un lien direct. La difficulté réside dans la nécessité de se faire reconnaître par les différents organisateurs événements ou de devoir organiser soi-même ce type événements, ce qui dans ce deuxième cas peut rapidement devenir chronophage et coûteux. 

Réaliser des vidéos en ligne

Nouvelle méthode pour se faire reconnaître. La vidéo constitue un excellent moyen de mettre en avant son expertise. Que ce soit à travers des MOOC ou des interventions du type TEDX ou WIKISTAGE. Elle possède l’avantage d’être animée et de rendre vivante votre présentation. Elle nécessite peu de budget mais peut s’avérer très efficace si votre vidéo fait le buzz. Pour réussir, vous devrez bien préparer votre vidéo au risque d’obtenir l’effet inverse et de faire, bien malgré vous, le « bad buzz ».

Etre présent sur les réseaux sociaux

Facebook étant le réseau le plus dense, 2,23 milliards de personnes se connectent à la plateforme chaque mois. Si vous créez une page mettant en exergue votre expertise, vous allez  générer du trafic. Prenez le temps de définir et d’utiliser les bons mots-clés afin d’être correctement référencé par les moteurs de recherche.   1 milliard de personnes utilisent Instagram chaque mois dans le monde et donc l’intérêt est absolument évident mais il faudra en contrepartie sans cesse actualiser vos pages.

Ça y est, c’est décidé, je crée ma boîte !

Les turbulences actuelles vous incitent à dépasser vos craintes. Vous avez repris le travail depuis quelques jours, voire quelques semaines. L’idée qui vous trottait avant le confinement  devient une évidence. D’autant que vous devez encore suivre cette énième réunion avec votre N+1 et que vous savez pertinemment que, comme d’habitude, il va se faire mousser devant le big boss.  Ce soir, en rentrant chez vous, vous aurez la conviction que cela ne peut plus continuer ainsi. C’est décidé, vous allez créer votre propre boîte ! et finalement, le lendemain, une nouvelle journée commencera semblable à celle de la veille. Mais qu’est-ce qui vous empêche de vous lancer ?

Voici 3 fausses bonnes raisons de ne pas tenter l’aventure :

1. « Je n’ai pas d’idée précise et originale »

S’il fallait impérativement avoir l’idée géniale avant de créer sa boîte, il n’y aurait aujourd’hui pas beaucoup d’entrepreneurs. Il y a tout de même 550 000 entreprises créées chaque année en France ! Votre force, vous la puiserez d’abord dans votre désir de créer, de bâtir un projet en toute indépendance, de A jusqu’à Z. Mais l’idée devra faire son chemin. Plus vous en parlerez autour de vous, plus votre projet se fera précis. Ne perdez pas de vue qu’une entreprise est un organisme qui évolue avec le temps, qu’il faut sans cesse adapter. Et votre idée initiale, indispensable, peut ne pas mener à l’entreprise que vous dirigerez dans quelques années.

Ce qui fera la différence, c’est avant tout votre motivation. Prenez le temps de répertorier toutes les choses que vous aimez faire et toutes celles que vous ne voulez absolument plus faire. Vous pouvez utiliser le MindMapping, méthode d’organisation découverte par Tony Buzan dans les années 1960. Structuré dans votre réflexion, vous trouverez peut être l’idée géniale du futur ou, plus simplement, un projet que vous développerez en y apportant toute votre différence. Et si la page blanche vous effraie, faites appel à un coach qui pourra vous aider à mettre en valeur vos talents.

2. « Je ne sais pas vendre »

Vous avez trouvé le produit ou le service que vous voulez proposer mais voilà, vous êtes un super technicien, reconnu dans votre domaine, sans aucune expérience de la vente. Rien n’est impossible ! Vous avez réussi à convaincre votre famille et votre banquier du bien-fondé de votre projet, c’est déjà bon signe. Vous avez dû faire preuve de conviction dans votre présentation, il n’y a donc pas de raison que vous n’arriviez pas à convaincre des prospects à passer à l’acte d’achat. Vendre, c’est un métier et il existe de nombreuses formations pour vous aider à acquérir les bons réflexes de vendeur. Le plus difficile, ce sera le premier client. Pour persévérer, n’oubliez pas que vos clients satisfaits de vos prestations, deviendront vos meilleurs vendeurs !

3. « Je n’ai pas de réseau »

Vous avez probablement un réseau bien plus important que vous ne l’imaginez. Vos anciens patrons et collègues, vos amis, votre famille, vos voisins font partie de votre réseau qui ont eux-mêmes leur réseau ! Si ce n’est pas le cas, rien n’est perdu, il existe chaque jour de la semaine, dans toutes les villes, des évènements – des soirées et des petits déjeuners networking – qui permettent de développer un réseau. Le développement de votre entreprise prendra peut-être plus de temps car vous tisserez les relations que vous n’avez pas au fur et à mesure, mais vous rencontrerez pleins de jeunes entrepreneurs comme vous. Préparez bien votre présentation d’une minute et prévoyez un bon stock de cartes de visites !

« Choisissez un travail que vous aimez et vous ne travaillerez plus un seul jour de votre vie ». (Confucius)

bpifrance.fr

Etre entrepreneur à la campagne : une bouffée d’oxygène

Le confinement a conduit nombre de citadins à vouloir s’installer à la campagne. En effet, avec le déconfinement, certains Français ont envie d’une bouffée d’oxygène ! 15 % ont prévu de déménager en 2020, selon un sondage OpinionWay réalisé auprès d’un échantillon de 1019 personnes en mars dernier, publié en avril 2020 par l’entreprise L’Officiel du déménagement.

Le télétravail a ouvert la possibilité de s’implanter dans des lieux qui offrent une qualité de vie optimum. Cette opportunité est à la portée des entrepreneurs mais avant tout il faut bien examiner tous les aspects
pour que celle-ci ne se transforme pas en fiasco.

Qui n’a jamais rêvé d’entreprendre à la campagne, loin des villes polluées, bruyantes, mais aussi stressantes. Rien de tel que de profiter de l’air frais de la campagne. Vivre et travailler dans un milieu rural, c’est faire le choix de développer son activité professionnelle dans un cadre idéal.

S’installer à la campagne : une autre qualité de vie

Infographie: Ces villes françaises qui font rêver  | Statista
statista.com

Autrefois, notamment avec la révolution industrielle, les zones rurales voyaient leur nombre d’habitants diminuer au profit des zones urbaines. Depuis quelques années, la tendance s’est inversée. Les citadins quittent les villes pour s’installer en province.

En quête d’air pur, bon nombre de citadins font part ouvertement de leur désir d’aller s’installer à la campagne. Et pour cause, il est vrai que la qualité de vie n’y est pas la même. Parmi eux, certains envisagent même de quitter la ville pour s’installer dans un milieu rural. Ils sont animés par la volonté de se lancer, développer, et ainsi gérer leur activité professionnelle à la campagne.

S’installer à la campagne c’est faire profiter à soi, mais aussi à sa famille, d’une meilleure qualité de vie. Vivre à la campagne c’est bénéficier d’un contact avec la nature, de produits locaux, d’une certaine proximité avec la population locale, d’une certaine tranquillité, d’une meilleure qualité de l’air. Une qualité de vie plus saine en somme.

Cela peut aussi être l’occasion de partir vivre dans un endroit que l’on aime particulièrement, revenir aux sources, retrouver ses racines, ou prendre tout simplement un nouveau départ sur le plan professionnel.

N’est-il pas vrai que la couleur verte symbole de l’espérance, couleur de la campagne, confère à l’esprit : le repos, la paix, l’équilibre et le renouveau. Elle procure un certain sentiment d’harmonie avec la nature. Son effet calme et apaisant se fait ressentir tant au niveau physique que psychique.

Quitter la ville pour la campagne : un changement mesuré

Certes c’est un changement qui semble à première vue avoir du bon mais ne vous lancez pas au hasard non plus. Vous devez partir avec une idée en tête. Trouvez votre motivation et assurez-vous que votre vision de la campagne est bien conforme à celle de la réalité. Cela dans le but de déterminer quelle activité exercer.

Pour ce faire, vous devez analyser la nature de votre savoir-faire, de vos envies et de vos besoins.

Le savoir-faire comprend vos qualités ainsi que vos compétences. Ces dernières s’appuient sur vos expériences professionnelles mais aussi personnelles. Il est question de la rigueur, de votre organisation, de votre sens du contact, de la capacité d’adaptation, de compétences linguistiques, informatiques, du sens du contact, de la forme physique, … Tout repose sur le fait de savoir si votre savoir-faire et savoir-être sont adaptés à votre projet professionnel.

A l’origine du besoin de vous installer au vert, vous ressentez peut être le besoin de travailler à la maison, travailler à l’extérieur, être en contact avec des gens, organiser des événements, culturels ou non, travailler dans le secteur administratif, s’affairer au développement de la collectivité locale, s’attacher à respecter la tendance du développement
durable. Commencez par vous questionner quant au choix de la nature de votre activité. Vous devez vous demander si votre famille est prête à subir un tel changement. Il s’agit aussi de choisir la région et le département au sein desquels vous souhaitez vous installer.

Les besoins, éléments prépondérants, puisqu’ils permettent de déceler la viabilité ou non du projet, peuvent être de nature financière, matérielle, ou encore temporelle. Ils se définissent par les ressources dont vous avez besoin. Il peut s’agir de moyens financiers pour construire ou aménager votre espace de travail, du temps consacré à sa famille, d’un véhicule utilitaire, etc. Ces ressources sont-elles suffisantes ? Vous permettent-elles d’assurer votre activité avec sérénité ?

Ne négligez pas les adaptations nécessaires à la vie locale (infrastructures éloignées, territoire desservi ou non par l’ADSL, locaux faciles et simple d’accès, …).

Les deux points de vigilance principaux s’articulent autour du lieu d’implantation et du type de clientèle visée (clientèle locale ou régionale, nationale, internationale, …).

Vous pouvez choisir l’endroit où vous souhaitez vous installer en fonction de vos opportunités professionnelles. En ce sens, on décèle : les services de proximité (commerces de détails, activités financières et immobilières, éducation, santé, etc), le télétravail, la double activité ou pluriactivité. Cette dernière possibilité nécessite de partager son temps de travail et impose parfois de gérer différents statuts.

Il est toutefois possible de choisir en premier lieu l’endroit de ses rêves et d’ensuite y créer l’opportunité. Pour cela, gardez à l’esprit que quel que soit le lieu ou la nature de votre projet, il doit être viable.

Comme toujours, tout repose sur le fait de trouver un équilibre entre projet personnel et projet professionnel.

infographie-stress-2020.jpg

L’e-réputation de votre entreprise, y avez-vous pensé ?

Grâce aux réseaux sociaux, devenez acteur de votre e-réputation. La e-réputation de votre entreprise, vous la tenez en mains. Il est important de garder une image propre de ce que votre société fait et de ce qu’elle propose comme produits/services. Votre éventail de clients est large et les affaires se portent bien. Depuis l’arrivée du web 2.0, il existe un moyen plus efficace pour booster l’économie de votre entreprise. Appelée E-Réputation, cette pratique consiste à se créer une place sur internet et à utiliser les outils en ligne pour se faire connaître. Explications.

La réputation en ligne, une valeur sûre

Avoir une image ancrée sur le web, tel est l’objectif de l’e-réputation. En tant qu’entrepreneur, vous assurez déjà vos biens et vos secteurs d’activités. Et comme l’internet est une source de marketing très prisée dans le monde, il faut également savoir se mettre aux couleurs de la technologie. Pour cela, prévoyez du temps pour vous faire une place sur les médias sociaux, les blogs, les forums et les chaînes vidéo. 

Assurer cette démarche est tout aussi important et pour ce faire, dédiez cette partie de communication à une de vos équipes. Si vous êtes à court de temps, pensez à déléguer l’e-réputation de votre entreprise à une agence spécialisée ainsi qu’à des Community Managers. Ces experts en la matière vous feront gagner du temps mais aussi du terrain, et vous percevrez rapidement les résultats de cette pratique.

L’identité numérique, par où commencer ?

Facebook, Twitter, Google +, Youtube… Ces plateformes internet continuent à faire parler d’elles et c’est maintenant à votre entreprise de se tailler la part du lion dans cet univers ultra-rapide ! En admettant que vous souhaitiez gérer l’e-réputation de votre boite vous-même, commencez par faire une analyse des objectifs et des missions de votre société. Révisez-les et apportez les changements nécessaires, si besoin est.

Une fois convaincu par ces informations, choisissez des mots clés sur lesquels vous souhaitez vous faire connaître et créez des profils propres à votre marque sur les réseaux sociaux et les chaînes vidéo. Préparez une description intéressante, en jouant sur la carte de l’historique et sur l’impact que votre entreprise a d’ores et déjà sur votre entourage.

L’animation de vos pages au quotidien

Pour se faire reconnaître par Google, il faut penser comme Google ! Et oui, ce moteur de recherche se concentre sur les pages animées tous les jours et laisse de côté les pages dormantes. Afin de vous démarquer sur les réseaux sociaux et les chaînes vidéo, apportez du contenu pertinent. Parlez de vos nouveaux produits/services en y ajoutant de belles images. Jouez également sur la carte de l’humour et incitez votre communauté à réagir.

Posez des questions, demandez l’avis de vos clients sur certains produits spécifiques et mettez en ligne des vidéos intéressantes. À savoir : les quizz/jeux-concours sont des éléments clés à privilégier si vous souhaitez créer et maintenir une e-réputation de fer. De bouche à oreille, de profil en profil, la page officielle de votre entreprise fera rapidement le tour du monde et vous gagnerez en notoriété plus vite que vous ne le pensez.

Garder un œil sur les concurrents

Ah, ils ont eu l’ingénieuse idée d’offrir des échantillons gratuits à leurs clients si ces derniers invitent leurs amis à aimer la page sur Facebook. En naviguant sur le web, vous êtes tombé sur un mini-concours organisé par votre concurrent. Et la tendance est plutôt inquiétante. La page circule à vive allure et du coup, vous semblez être à court d’idées…

Pas de panique, car il n’est pas interdit de s’inspirer des autres. Gardez un œil sur les pages de vos concurrents et proposez quelque chose de plus attirant à votre communauté. Les résultats se montreront fructueux en moins de deux et vous aurez de quoi sourire pendant un bon moment !

E-Réputation, je gère !

Gérer l’e-réputation de votre entreprise n’est pas si sorcier. Il s’agit juste de rédiger du contenu captivant et de se mettre à la place de l’internaute. Que souhaiteraient-ils voir et pourquoi ? En somme, l’e-réputation de votre entreprise peut facilement être travaillée, en s’appliquant et mettant en place une stratégie innovante. Et puis, c’est un excellent moyen de ramener des clients et de booster l’économie de l’entreprise gratuitement… ou presque.

Chatbot : un outil pour améliorer l’expérience client

Les chatbots se multiplient au fil des années. Il se définit comme un agent conversationnel installé la plupart du temps sur une messagerie instantanée. Les chatbots permettent de communiquer directement avec un client pour un service après vente ou pour des conseils en matière d’achat. L’ensemble des plus grandes plateformes de ventes en ligne développent des chatbots sur leur site pour améliorer l’expérience client mais aussi gagner du temps auprès des équipes.

WIDE, agence digitale filiale du groupe Micropole, dont la mission est d’accompagner ses clients dans la création de nouvelles expériences data et digitales, met en exergue les résultats de l’utilisation des chatbots dans son deuxième baromètre sur les Français  

Pour échanger avec les marques,  les chatbots séduisent de plus en plus de Français (+ de 11 points). Les canaux de communication utilisés pour échanger avec les marques ont évolué en seulement un an : le courrier électronique, toujours en tête, perd néanmoins 5 points (73%) alors que le SMS chute de 14 points (36%), les applications sur smartphone et les réseaux sociaux de 7 points (respectivement 35% et 31%). Les chatbots se démarquent avec une utilisation en hausse de 11 points (29%), les jeunes de moins de 35 ans (42%) et les personnes appartenant aux catégories socio-professionnelles aisées (41%) les plébiscitent.

Selon Antoine de Lasteyrie,  directeur général de WIDE France. « L’impact du numérique sur les interactions entre consommateurs et marques se confirme année après année. L’évolution du parcours d’achat avec l’essor d’usage tels que le click & collect, la montée des chatbots en sont l’illustration. Dans ce même élan, je suis convaincu que les assistants vocaux vont également grignoter des parts de marché. Leur adoption par les Français est encore timide mais devrait exploser dans les années à venir. »

Les différents types de chatbots

Les développeurs sont de plus en plus sollicités pour réaliser des chatbots qui présentent selon leur usage  différentes sortes de ces robots conversationnels. En fonction de l’approche nécessaire avec le client, ils se différencient par leur technique. Apparus en premier, les chatbots linéaires consistent à programmer des réponses automatiques pour le client. Selon les phrases sélectionnées, il propose des suggestions pour trouver une solution. Très peu élaborés, les chatbots linéaires consistent seulement à satisfaire le client sur quelques points. En ce qui concerne la seconde possibilité, il s’agit des chatbots non-linéaires équipés d’une intelligence artificielle. Dans cette perspective, les clients peuvent alors formuler en un seul paragraphe toutes leurs demandes. L’intelligence artificielle reconnaîtra de manière automatique les remarques et questions du client. Grâce à un algorithme, le chatbot peut alors discuter simplement avec les utilisateurs. S’il ne maîtrise pas un sujet, il apprend à le traiter grâce à l’intelligence artificielle pour pouvoir y répondre à l’avenir.

L’expérience client

Le développement de cet outil sur les sites internet vise à améliorer l’expérience client. Les entreprises n’ont pas toujours l’utilité de posséder un service dédié. Le chatbot peut être la bonne solution pour une entreprise. Il accompagne le client dans ses achats mais aussi dans la découverte d’un service. Ce dernier peut alors poser toutes les questions nécessaires et être écouté lors de ses diverses réclamations. La machine offre la possibilité d’un service 24h/24h. Un avantage pour les nouvelles générations (X et Y) qui recherchent l’instantanéité dans leur achat et leur parcours sur Internet. Les marques répondent à leurs attentes en promettant un service disponible en continu. Par ailleurs, leur présence n’écarte pas l’humain mais elle aide essentiellement à répondre aux questions répétitives. Les clients peuvent ensuite être redirigés en fonction de leur demande.

Si les sites marchands investissent dans cette technologie pour satisfaire leur client en continu, ils ne sont pas les seuls. Le parc Astérix, présent aux portes de Paris, propose désormais son chatbot. Intitulé Atonservix, il permet de créer une véritable expérience client/visiteur. Il accompagne les clients avant, pendant et après leur visite du parc. En fonction des questions posées, il peut donner des informations, notifier les visiteurs de l’activité du parc (temps d’attente des attractions, début d’un spectacle..) mais aussi proposer des conseils et des suggestions en fonction du profil du visiteur. Capable de traiter 220 intentions, il évoluera au fil des interactions. Encore très jeune, il a déjà répondu à plus 6 400 questions et génère plus de 50 % de satisfaction chez les utilisateurs. Développé en collaboration avec les équipes de TSC, la Compagnie des Alpes et le Parc Astérix, il est disponible sur le site du Parc mais également sur le service de messagerie instantanée de Facebook, Messenger.

Le chatbot idéal

Image
https://mounirdigital.fr/

Les différents types de chatbot se différencient par leur utilisation d’une intelligence artificielle ou non. En fonction de la cible client mais aussi de l’activité de l’entreprise, ils ont chacun leurs atouts. Mais avec l’évolution d’internet, il s’avère tout de même plus judicieux de développer des chatbots non linéaires pour s’adresser aux clients. Les jeunes générations souhaitent de l’instantanéité et de la qualité. Les réponses toutes faites des chatbots linéaires sont limitées par un cadre bien précis. Si les questions ne sont pas adaptées pour le chatbot, il ne pourra pas répondre n’étant pas doté d’une intelligence artificielle. Dans un monde où le digital devient omniprésent, il s’avère essentiel de développer des outils personnalisés pour répondre aux questions des utilisateurs. Pour le chatbot non linéaire, une intelligence artificielle est nécessaire. Les entreprises parfois dépassées par la pénurie de salariés et de moyens préfèrent se diriger vers des solutions de facilité qui font le bonheur des organismes et des agences digitales qui leur proposent de réaliser un chatbot doté d’une intelligence artificielle afin d’améliorer l’expérience client.

Le chatbot peut s’avérer être un véritable atout pour un site web particulièrement en e-commerce. Les clients se sentent écoutés ce qui les conduit à revenir sur la plateforme. Cependant, il ne s’agit pas d’une technologie à la portée de tous les budgets car elle nécessite des développeurs expérimentés pour concevoir l’intelligence artificielle en adéquation avec le service ou le produit. Le secteur des chatbots intéresse de plus en plus d’entreprises et certains l’ont bien compris. Et comme beaucoup de secteurs, l’engouement entraîne la prolifération d’arnaques auprès des entreprises. Développer un chatbot pour son entreprise nécessite donc s’adresser à des professionnels qualifiés et recommandés.

Commerciaux performants, les habiletés essentielles

Un commercial doit avant tout se débarrasser des influences négatives qui ne cessent d’envahir la toile. Elles sèment le découragement et les commerciaux doivent apprendre à les défier. Harry F. Banks a dit un jour, « Un vendeur sans enthousiasme est un simple employé ». Des propos qui semblent naturellement trouver leur sens. Et de bons vendeurs, c’est-à-dire des commerciaux performants, il n’en existe pas tant qu’il n’y paraît. Pour vous aider à vous identifier au profil adéquat, retour sur les qualités et habiletés indispensables de ce personnage atypique ! En êtes-vous un ?

nfographie commercial
https://www.muse-motivation.fr/

Une excellente mémoire

Un commercial performant se souvient de tout ! Du moment que cela touche à son travail, il revêt sa cape pour se transformer en ce personnage inédit. Entre l’organisation de sa base clients et la gestion des produits, le commercial performant développe une mémoire remarquable. Dans tous les cas, il ne manque jamais ses rendez-vous et prend le temps de bien soigner sa technique de vente mais aussi de fidélisation de la clientèle.

Une honnêteté sans faille

Un autre point fort du commercial se doit d’être l’honnêteté. Il évite les malentendus et bâtit une relation authentique à chaque fois. Un bon commercial reste persuadé que pour créer une collaboration sur le long terme, il lui faut communiquer de manière sincère en étant fidèle aux valeurs de l’entreprise avec le client. D’ailleurs, cette valeur morale est essentielle pour acquérir la confiance des collaborateurs. Par exemple, quand un service/produit est indisponible, il est judicieux d’en parler au client et de le guider vers d’autres choix.

La sympathie, le capital de la vente

Un commercial sympathique ne vous laissera pas indifférent. En se montrant parfaitement aimable et compréhensif, il augmente ses chances d’aboutir à la vente. Le tout est de savoir s’y prendre, montrez aux clients que vous les respectez et que vous comprenez leur demande.
Une maîtrise totale du produit
Comment vendre un produit ou un service que l’on ne connaît pas soi-même ? Un des atouts indispensables du commercial n’est autre que, tout simplement, la connaissance du secteur d’activité de l’entreprise et de ses produits et/ou services. Il est important qu’il soit en mesure de répondre à chacune des questions posées par le client. De ce fait, il gagnera en crédibilité auprès de son éventail de clients.

Le challenge, son atout-maître

Le commercial idéal ne recule devant rien. Il accepte tous les challenges et répond présent quelle que soit la difficulté. Qu’il s’agisse d’arguments persuasifs, de techniques de marketing ou encore de la présentation de produits, il veut être le meilleur. Sans pour autant être en compétition avec les autres, il a la volonté de se surpasser. Et cette qualité lui permet d’atteindre ses objectifs tout en gardant la positive attitude.

La passion, son moteur

On reconnaît un commercial performant à l’énergie qu’il dégage. Déterminé et passionné, ce dernier aime le marketing et ne le cache pas. D’humeur très joviale, il vous parlera de son travail, de ses produits et de ses services enthousiasmé comme personne.

Une patience à toutes épreuves

Garder son calme, il sait le faire, peu importe la situation. Le bon vendeur a constamment affaire à des situations délicates. Entre le client désagréable, le client insultant et le client qui se croit tout permis, il n’est pas toujours facile de garder son calme… Mais le bon commercial, lui, parvient à le faire. Même s’il lui faut remettre un client à sa place, il le fait de manière adaptée et respectueuse sur un ton ferme, voire posé.

Une empathie réelle envers les autres

La clé de la réussite pour un commercial d’excellence réside dans l’empathie. Il se doit de se mettre à la place de l’autre et ainsi d’anticiper ses faits et gestes. Cette qualité lui permet de répondre aux interrogations avant même que le client ne les pose. Il peut d’ailleurs effectuer une analyse de la personnalité du client, avant de lui proposer les produits ou services adaptés à ses besoins. Et le tout, avant même qu’il n’ait le temps d’en parler.
Et voilà, pour savoir si vous êtes un commercial d’excellence, il suffit de passer en mode réflexion et vous demander si vous détenez les qualités requises. Si votre profil correspond, sachez que vous possédez une chance qui n’est pas donnée à tout le monde, alors profitez-en pour en faire votre métier !

Start-up : la transparence salariale, l’atout de cohésion interne

Difficile de changer la culture d’un pays. La loi Pacte a mis un pied dans la fourmilière. Ainsi, elle a contraint  les entreprises cotées à publier l’écart entre le salaire de leurs dirigeants et les salaires moyen et médian. En ce qui concerne les femmes, elles sont payées en moyenne 25 % de moins que les hommes en France. Notamment, elles perçoivent 9 % de moins que leurs homologues masculins à âge et poste égaux. Depuis le 1er mars 2019, les entreprises de plus de 1 000 salariés doivent publier leur « index de l’égalité femmes-hommes ».

Infographie: Les inégalités salariales hommes-femmes persistent | Statista
https://fr.statista.com/

Le fait de dévoiler son salaire et de le rendre public est souvent tabou dans les entreprises en France. Les discussions autour de ce sujet sont difficiles à aborder. La question de la rémunération alimente les tensions et les jalousies. Elle met en lumière des inégalités notamment entre les femmes et les hommes. Pourtant certaines sociétés n’hésitent pas à se lancer dans une démarche de transparence sur la manière dont elles rétribuent leurs salariés. Plusieurs start-up issues de pays comme les États-Unis ou encore le Royaume-Uni ont déjà fait le choix de la clarté. Elles définissent des critères précis ou en donnant la possibilité à leurs collaborateurs de fixer eux-mêmes leurs salaires. Dans l’Hexagone, des initiatives se multiplient. Zoom sur ce phénomène.

Une pratique appréciée dans les pays anglo-saxons

Aux États-Unis ou au Royaume-Uni, le dévoilement du salaire et la culture de la transparence font partie des habitudes professionnelles. Depuis 2013, la start-up américaine Buffer, spécialisée dans la gestion des réseaux sociaux d’entreprise, a mis en place plusieurs démarches. Notamment en publiant les chiffres d’affaires, les rapports mensuels de progression et en permettant en interne d’accéder à tous les mails envoyés entre les salariés. La société a également décidé de publier les rémunérations de tous ses membres via un document accessible en ligne. On peut alors découvrir que le PDG et fondateur de l’entreprise Joel Gascoigne gagne 236 315 dollars par an. Afin de fixer les salaires, une formule mathématique a été appliquée selon le rôle dans la firme, l’ancienneté, l’expérience, ainsi que le lieu de domicile.

Selon Leo Widrich, co-fondateur de la start-up, cette démarche a provoqué une diminution importante des demandes d’augmentation. Elle a a engendré des relations plus ouvertes et apaisées entre les collaborateurs. L’entreprise anglaise Smarkets, qui propose avec sa plateforme de simplifier les paris en ligne sur les événements sportifs et politiques, a instauré un système. Celui-ci permet de décider des augmentations de salaire collectivement. Pour obtenir une promotion, le salarié doit solliciter cinq de ses collègues afin de lui apporter des arguments et des propositions de la rémunération qu’il devrait posséder. Une enquête et des réunions sont ainsi réalisées pour  comparer les offres, avec les sociétés du marché. L’augmentation est ensuite fixée, mais si le collaborateur n’est pas d’accord, il peut lui-même définir sa propre rémunération.

Des start-up françaises s’y mettent aussi

La start-up Lucca

La start-up Lucca qui conçoit des logiciels Saas pour gérer les processus administratifs et de ressources humaines permet à ses collaborateurs de fixer eux-mêmes leur salaire. Cependant, à la condition de disposer de trois ans d’ancienneté. Pour y parvenir, les employés doivent faire preuve de conviction et disposer d’arguments convaincants, au cours de deux réunions. La première se passe devant un groupe composé de salariés et de dix membres du comité de direction, où chacun doit expliquer les raisons de l’augmentation de son salaire. Tous peuvent alors communiquer leur avis de façon directe ou anonyme à la personne concernée. Au cours de la deuxième assemblée, les salariés ont la possibilité de modifier leur demande ou de rester sur leur position initiale.

Comment fixer les salaires ?

La décision finale leur revient donc et les rémunérations sont fixées pour un an. On dévoile ensuite les salaires au sein de l’entreprise. Ils sont de 3 à 4 % plus élevés que si le dirigeant les avait fixés seul. Selon Gilles Satgé, le PDG de la société, ce système permet de fortifier l’engagement des salariés, de favoriser la rentabilité et le développement de la start-up puisque les collaborateurs sont plus heureux et moins tendus, en ce qui concerne la rémunération.

La start-up Alan qui propose une assurance santé en ligne pour les entreprises et les indépendants, a, elle, fait le choix de réaliser une grille de salaires, à partir de critères clairs et de la communiquer  auprès de ses salariés pour que chacune et chacun sache à quoi correspond précisément sa rémunération. Le niveau de salaire se construit ainsi selon deux éléments. D’abord, le rôle au sein de l’entreprise, fondé sur des critères d’impact, d’indépendance, et de leadership.

Un jeune salarié touchera un salaire de base tandis qu’un employé avec un niveau d’expérience plus ancien obtiendra plusieurs milliers d’euros de plus. Ensuite, l’intéressement au capital sous la forme de BSPCE (Bons de Souscription de Parts de Créateur d’Entreprise, options attribuées gratuitement aux salariés pour acheter des titres d’une société, ndlr). Un collaborateur qui a un niveau plus important d’équity (investissement en fonds propres, ndlr) reçoit donc une rémunération plus élevée.

Une démarche similaire à Buffer dans l’Hexagone

Une nouvelle démarche est apparue depuis juillet dernier, avec Rodolphe Dutel, fondateur de la start-up remotive.io, qui développe une plateforme dédiée aux professionnels souhaitant se lancer comme travailleurs à distance. Ex-salarié de l’entreprise Buffer, il a créé un tableau en ligne dénommé « Startupers français : Et si on partageait anonymement nos salaires ? » accessible via un Google SpreadSheet (tableur en ligne qui permet réaliser des feuilles de calcul, de les modifier et de travailler dessus à plusieurs, ndlr) ouvert à tous. Objectif : inciter les salariés travaillant dans des start-up à divulguer leur rémunération et leur poste anonymement, afin de casser les codes et de permettre de changer les habitudes notamment sur la négociation et l’égalité salariale homme/femme.

Ils doivent en autre indiquer la localisation et la taille de leur établissement au niveau des salariés, les fonds levés qu’il a pu réaliser ainsi que leur nombre d’années d’expérience et d’ancienneté au sein de celui-ci. Actuellement, 596 personnes dont 120 femmes ont ainsi déjà participé à cette initiative comme des CEO, des développeurs ou des ingénieurs. La majorité des répondants indique qu’ils réalisent entre 40 et 50 heures de travail hebdomadaires et se considèrent comme sous-payés.

Ces initiatives de la part de certaines start-up visant à lever le voile sur la rémunération se développent ainsi peu à peu dans l’Hexagone. La transparence des salaires pourrait réduire les tensions ainsi que les écarts et les inégalités, sous réserve de les encadrer. C’est que révélait une étude Harris Interactive réalisée en 2016 pour Glassdoor, site d’offres d’emplois qui invite également les anciens et actuels salariés à noter leur environnement de travail de façon anonyme.  77 % des Français demandent plus de clarté sur les salaires et 63 % se disent d’accord pour dévoiler leur rémunération, convaincus que cette décision permettrait de diminuer les inégalités salariales.