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Interview de Jean-Luc Petithuguenin, Président du groupe Paprec

Entretien exclusif avec Jean-Luc Petithuguenin, président du groupe Paprec.

Quel a été votre parcours jusqu’à Paprec ?

Tout juste sorti de l’Essec, j’ai été contrôleur de gestion puis directeur financier d’une entreprise de chimie puis j’ai dirigé une entreprise de travaux publics avant d’entrer comme chargé de mission à la Générale des Eaux. Très vite j’ai évolué dans l’entreprise jusqu’à devenir directeur des pôles recyclage et nettoyage industriel. à cette époque, je dirigeais 15 000 salariés !

C’est à ce moment là que vous avez repris Paprec ?

Oui, et les gens n’ont pas vraiment compris à l’époque pourquoi je décidais de quitter mon poste confortable avec un grand bureau, trois secrétaires, un chauffeur, etc. pour me retrouver à nouveau dans ma petite 205 ! Je suis passé d’un poste où je dirigeais 15 000 personnes à une entreprise de 45 salariés. Les gens m’ont alors vu comme un drôle de type. Ils ne comprenaient pas que j’ai voulu faire ce choix de mon plein gré ! Aujourd’hui, on me dit que j’ai eu raison de me lancer ! La façon dont est vu l’entrepreneuriat en France de nos jours est très différente de la perception qu’on en avait dans les années 90.

Justement, en quoi l’entrepreneuriat a changé entre le moment où vous vous êtes lancé et maintenant ?

Il est beaucoup plus facile aujourd’hui de trouver des fonds d’investissement prêts à investir et accompagner des jeunes entreprises. Sur un plan psychologique également, je trouve qu’il est beaucoup plus aisé de se lancer maintenant. L’entrepreneuriat commence à être reconnu dans la société. Les gens prennent conscience que ce sont les entrepreneurs qui prennent des risques pour créer de l’emploi.

Face à la difficulté d’entreprendre quand vous vous êtes lancé, avez-vous eu peur d’échouer ?

Oui, ce qui m’obsédait à l’époque était la peur de ruiner ma famille. Mes quatre enfants étaient déjà nés et je craignais vraiment que, si j’échouais dans mon projet d’entrepreneur, ma femme et mes enfants se retrouvent à la rue. Il faut dire qu’à l’époque, l’entrepreneur était obligé de mettre sa maison en caution dès qu’il se lançait. Alors mon premier réflexe a été de faire changer mon contrat de mariage pour le passer en séparation de biens. Et j’ai attribué la maison familiale à ma femme.

Pourquoi avoir fait le choix de reprendre une entreprise alors que vous aviez déjà un poste de direction ?

Jean-Marie Messier est arrivé à la tête de la Générale des Eaux et la stratégie du groupe a changé. M. Messier obligé Henri Proglio à revendre Paprec, la petite entreprise de recyclage que j’avais moi-même acheté pour le compte de la Générale des Eaux. Dès que j’ai entendu que l’entreprise était en vente, j’ai demandé à la racheter. J’ai fait ce choix car j’avais déjà une assez claire conscience que le recyclage était un marché très prometteur. Et j’avais l’impression que les grandes multinationales pensaient que ce secteur était un métier sans avenir !

Quelle a été la plus grande difficulté dans le développement de Paprec ?

Ça a été la crise de Lehman Brothers en octobre 2008. Cette crise a provoqué une panique sur les marchés financiers qui s’est transmise au marché des matières premières dès le mois de novembre. Il s’est passé une chose incroyable : pendant un trimestre, les marchés se sont complètement fermés ! Finalement, face à un marché où tous les prix s’étaient écroulés, un turc a décidé un jour d’acheter quelques centaines de milliers de tonnes de ferrailles à prix cassés. Ça a été le premier signe qui a permis de ranimer les marchés. Deux ans plus tard, le marché a même connu des records historiques dans le prix de vente des matières premières !

Quelle est la chose dont vous êtes le plus fier dans votre réussite ?

Sans hésiter, la qualité de mes collaborateurs. Je suis fier d’avoir réussi en restant fidèle à une idée qui était celle de la diversité, alors que la plupart des gens me disaient qu’avec des idées comme celles-ci j’allais me casser la figure. Je suis régulièrement surpris par les savoirs-faire de mes collaborateurs. Apprendre aux gens à sauter 1m60, puis 1m80, puis 2m10 : c’est cela ma plus grande fierté !

Vous expliquez vouloir concrétiser vos convictions humanistes au sein de Paprec. N’est-ce pas difficile de le faire dans un si grand groupe ?

Non, car je ne suis pas un dirigeant qui est arrivé du jour au lendemain dans une entreprise de 3 500 personnes. Quand vous arrivez dans une entreprise avec sa propre histoire, il est très difficile d’y installer une vision humaniste. Il va vous falloir combattre toutes les mauvaises habitudes, toutes les personnes qui pensent que pour réussir il faut marcher sur les autres. Chez Paprec, nous avons veillé dans tous nos recrutements à embaucher des personnes qui correspondent à nos valeurs. Nous choisissons des personnes qui savent bien travailler en collectif, qui n’ont pas trop d’égo et qui sont gentilles. Nous appliquons également cette valeur de diversité en ne faisant pas de discrimination vis-à-vis des seniors ou des femmes lors de nos embauches.

Vous placardez même ces valeurs à l’entrée de chacune de vos usines je crois ?

Oui, il y est écrit notamment « Nous sommes fiers de nos différences de race, de culture, d’éducation, de sexe,… ». Nous ne prônons pas la diversité pour faire la charité, nous sommes fiers de cette diversité qui nous rend plus forts. Si un salarié est discriminé car il s’appelle Mohammed par exemple, je veux qu’il puisse aller voir son directeur en lui disant que ce n’est normal, et pas conforme à ce que pense le président.

Vous vous engagez dans plusieurs actions de mécénat et de sponsoring, pourquoi ?

Concernant le mécénat, je pense que, quand une entreprise réussit, elle se doit d’avoir un engagement citoyen clair. Concernant le sponsoring, je pense que c’est une belle façon de faire connaître notre activité et nos valeurs au grand public. Nous sommes engagés dans la voile depuis 10 ans car nous soutenons Jean-Pierre Dick qui vient de terminer 4e au Vendée Globe. Nous avons choisi la voile car c’est un sport écolo et que les skippers sont des gens humbles, intelligents, et pas corrompus par l’argent. Cela correspond bien à nos valeurs.

3 conseils de Jean-Luc Petithuguenin

  • Aimer ! Il faut aimer ses clients, aimer ses collaborateurs, aimer ses actionnaires, et même aimer ses banquiers ! Avec quatre fois le mot amour, on peut déplacer des montagnes !
  • Se préoccuper des autres : Un entrepreneur qui applique sincèrement le fait de se préoccuper de ses clients et de ses collaborateurs a pas mal de chances de réussir.
  • Aller au bout de soi-même. Si on ne va pas au bout de soi-même et qu’on finit par échouer, on s’en veut beaucoup. Sur tous les sujets, je fais mon maximum pour aller au bout de ce que je sais et ce que je peux faire. Et quand ça ne réussit pas, j’ai tout de même la satisfaction d’être allé au bout de moi-même. Quand on va au bout de soi-même, en faisant tous les efforts possibles, la plupart du temps on réussit.

Votre ambition entrepreneuriale ne vaut-elle pas davantage qu’un seul euro ?

Votre ambition entrepreneuriale ne vaut-elle pas davantage qu'un seul euro ?

Le montant du capital social correspond à ce que des associés risquent de perdre si leur entreprise capote. Peut-on faire confiance à des professionnels qui limitent leur engagement à un euro symbolique ? Votre ambition entrepreneuriale ne vaut-elle pas davantage qu’un seul euro ?

Dans quelques cas, la réponse est affirmative. Mais souvent un capital social élevé facilite le fonctionnement des sociétés. 

Le capital, c’est la mise départ des associés ou actionnaires lors de la création d’une société. Le montant du capital est affecté durablement à l’exploitation et au développement de l’entreprise. Son montant peut être ajusté au cours de la vie de l’entreprise, par le biais de nouveaux apports. Lors de l’amorçage de l’activité, le capital social disponible sert à financer les premiers investissements et le début d’exploitation de la société, en attendant l’encaissement des premières ventes. 

On parle de « financer le besoin en fonds de roulement de l’entreprise » ou plus simplement de pourvoir aux besoins de trésorerie. Le montant du capital social est également un élément d’appréciation de la surface financière de la société. La qualité des associés et l’importance plus ou moins grande de leur participation dans une entreprise peut contribuer à rassurer les partenaires de la société sur le sérieux d’un projet.

Fixer le capital social à 1 euro ?

Partons d’exemples : les clients sont indifférents au capital de leur marchand de journaux. Si celui-ci disparaît, ils iront ailleurs. Pour le boulanger, c’est pareil. Les enjeux sont différents pour le voyagiste auprès duquel les familles achètent des vacances : du temps s’écoulera entre la réservation et le départ en vacances, les sommes en jeu sont significatives et les vacanciers doivent être rassurés sur la sécurité des moyens de transports qui leurs seront proposés. Pour inspirer confiance, le voyagiste fera la démonstration de sa solidité en affichant un capital élevé. Le signal est clair : « nous avons des finances suffisantes pour garantir à nos clients de voyager dans les meilleures conditions, aujourd’hui et dans les prochains mois ». Même s’il est parfaitement légal de créer une SARL ou une SAS avec un capital de un euro, cette pratique est à déconseiller. En effet, dans ce cas, les liquidités disponibles durablement pour financer les frais de début d’activité sont faibles. Et quel partenaire voudra s’engager au côté d’associés qui n’ont pas souhaité risquer plus qu’un euro dans leur projet d’entreprise ? En général, les banques plafonnent leurs concours aux entreprises à 50% du capital de celles-ci.

Un montant dépendant de la nature de l’activité et de ses financements

Les porteurs de projets vont préciser ce montant lors de la finalisation du business plan. C’est le plan de trésorerie prévisionnel qui présentera les besoins de liquidités nécessaires pour faire fonctionner l’entreprise lors des premières années. Sur foi de ce prévisionnel, les associés pourront déterminer le montant des fonds dont la société devra disposer en capital. Ensuite, de ce montant découle la capacité d’emprunts, qui viendront éventuellement compléter les apports en capital pour financer l’entreprise.

Medtech en petit poucet ?

Medtech : Il s’agit  d’une PME de Montpellier qui fabrique des robots chirurgicaux innovants. Selon les mots de son fondateur, Bertin Nahum « Nous avons besoin d’environ 20 millions d’euros pour financer le lancement de notre nouveau robot : le Rosa Spine ».

Medtech en petit poucet?

Alors que le monde boursier n’a d’yeux que pour Critéo et ses premiers pas (de géant)  sur le marché américain, une autre PME française se rapproche de son introduction en bourse. Basée à Montpellier, Medtech y voit une occasion  de « lever des fonds de façon rapide et efficace ».  Célébrée outre atlantique pour son robot dédié aux opérations du cerveau, la société de 20 personnes travaille, en plus de la réalisation d’un outil pour la colonne vertébrale, sur le lancement d’un nouveau robot : le Rosa Spine.

La bourse pour 20 millions

Selon les termes de son fondateur, Bertin Nahum 20 millions d’euros sont nécessaire pour financer le lancement de celui-ci. Encore en phase de développement, Medtech fait le pari de voir les investisseurs les accompagner. Une prise de risque pour cette jeune PME qui ne dégage pas encore de bénéfices, mais qui va contribuer à « renforcer sa crédibilité » pour citer M. Nahum.

 « Ce statut de société cotée va nous aider dans notre discours auprès des fonds car tous nos concurrents américains sont déjà en Bourse ».  Les espoirs de Medtech vont passer au crible des étapes préalables à une introduction sur la plateforme NYSE-Euronext. Il s’agit en outre de prouver sa crédibilité et son sérieux auprès des autorités financières et des investisseurs potentiels. Un gage de transparence qui n’effraie pas la PME.

D’ailleurs elle prévoit, si tout se passe sans encombre, d’être introduite sur le marché Euronext compartiment C (pour les entreprises dont la capitalisation est inférieure à 150 millions d’euros) à la fin de l’année. Ce sera au moins cela de fait. Maintenant reste à savoir si les investisseurs suivront…

Une stratégie marketing pour la marque…France

récession

C’est à Philippe Lentschener, président du groupe communication McCann, que revient la lourde responsabilité d’élaborer une stratégie de marque pour l’hexagone. Selon le publicitaire, la solution passerait par un retour aux valeurs fortes du pays.

Il était une fois, la France

Quel est le rôle de la France dans le monde ? Quels sont les leviers qui lui permettraient de se différentier des autres pays ? Autant de questions auxquelles vont répondre la mission « marque France » initiée depuis le début de l’année. A la demande du ministre du redressement productif Arnaud Montebourg, Philippe Lentschener va faire le récit économique du pays pour déterminer son positionnement marketing comme marque-pays.

Face à une concurrence ardue, à des pays dont l’histoire économique est plus vendeuse, plus partagée dans la mémoire collective, comme  l’économique rêve américain, la rigoureuse qualité allemande,  » Les mythes fondateurs chez nous sont plus d’ordre politique et social : la Révolution française, les Droits de l’Homme, le triptyque Liberté-Egalité-Fraternité, les Lumières, la laïcité, la notion de citoyen, la sécurité sociale… « . Si le publicitaire se permet d’insister, il note aussi que c’est  dans l’inconscient collectif qu’on retrouve des traces de notre récit économique. Il a fallu à la mission des mois de consultations pour trouver une parade et faire émerger trois valeurs fondamentales constitutives de la  » marque France  » et qui seront utilisés pour son positionnement d’ici quelques mois : la passion, la vision, la création.

La passion: un regard plongé dans le passé mais tourné vers l’avenir

La cour du Roi soleil est un point de départ intéressant. Le château de Versailles en effet, parce qu’il réunissait en un même lieu les meilleures compétences (architectes, sculpteurs, tapissiers, jardiniers, peintres, comédiens, cuisiniers…),  fut de son temps le premier cluster économique à rayonnement européen.

Une histoire dont le filigrane s’observe à travers les 1100 entreprises labellisées aujourd’hui. Ces entreprises du patrimoine vivent pour leur savoir faire unique. Sans être exclusivement tourné vers le passé, cet attachement pour des gestes, des compétences trouve son écho dans les entreprises culturelles, les nouvelles technologies. Il s’agit entre autres du positionnement en tête, des entreprises françaises,  sur le marché des jeux vidéo ou encore du fait que les studios hollywoodiens (comme Disney-Pixar) s’arrachent les compétences françaises issues de meilleures écoles nationales (Gobelins, Angoulême, Amiens). La France, pays d’ingénieurs, serait aussi le deuxième fournisseur d’applications pour l’Apple store après les Etats-Unis !

La vision : du désir au sens

 » Les français ne se contentent pas de créer des produits et des services. Ils leur donnent du sens et ils imaginent le monde qui va avec  » affirme Philippe Lentschener.  » La France fait passer le souffle de l’inspiration dans ce qu’elle entreprend « , estime le publicitaire qui prend en exemple le foie gras :  » ce n’est pas qu’un simple pâté. Il se consomme d’une manière très précise en petite quantité sur toasts accompagné d’une pincée de sel, d’un confit sucré et d’un vin blanc moelleux « . Même son de cloche dans la mode, le luxe ou les cosmétiques :  » la France ne vend pas qu’un sac une robe ou un parfum. Elle vend tout un monde, un symbole, une manière d’être qui vont avec. L’objet devient instrument de valorisation de l’individu, partage d’expérience de la France, et une part de rêve « . L’industrie n’est pas laissée pour compte puisque les réalisations de la France sont également motivées par une vision. Par exemple, les voitures à vivre de Renault pour les familles, le TGV qui rend l’ensemble de la France plus accessible…

La création: pour un effet de surprise

 » La France n’est jamais là où on l’attend ! Elle veut faire modèle, ne veut être une copie de rien « , analyse le publicitaire. C’est bien connu l’esprit français aime analyser, décomposer pour comprendre afin de mieux reconstruire ou réinventer. Il est une quantité folle d’objets du quotidien ( carte à puce, ABS, machine à vapeur, ciment, serrure…) quoique exploités commercialement par d’autres qui sont le fruit de la création française.

Les français ont à l’étranger une image de personnes compliquées, critiques, à part… mais on leur reconnait d’être potentiellement à l’origine d’une idée inédite qui fera la différence. Les français surprennent, créent l’inattendu. Au-delà de faire ce que tout le monde fait (innovation, qualité, savoir-faire…), la France ajoute ce « je ne sais quoi » qui fait dire à Philippe Lentschener.  » Du coup avec la France et les Français rien n’est impossible (…) Faire le pari de la France c’est ainsi s’assurer des résultats surprenants « .

3 entrepreneurs nous livrent les secrets de leur utilisation de Twitter

3 entrepreneurs nous livrent les secrets de leur utilisation de Twitter

Se lancer sur Twitter

Ce que je peux conseiller aux jeunes entrepreneurs, c’est de ne pas tarder à s’inscrire sur la plateforme si ce n’est pas déjà fait, car c’est un formidable outil dans notre univers. Twitter est évidement une plateforme sur laquelle on s’informe en temps réel, où l’on crée son propre média grâce à ses followers mais aussi pour faire du business, recruter, faire passer vos opinions ou participer à des discussions avec des gens que vous n’avez jamais eu l’occasion de rencontrer. C’est vraiment un outil extraordinaire qui vous met en relation en quelques clics avec tous les gens avec lesquels vous rêveriez de communiquer.

Marc Simoncini, fondateur de Meetic

Les avantages de Twitter

Twitter permet de disposer de l’information en temps réel, directement dans sa poche, en choisissant soi-même ses sources. Elle me permet de mettre mon actualité en avant (médias, conférences…) et représente ainsi l’un de mes outils favoris pour développer la marque « Catherine Barba ». Mais c’est aussi un moyen de répondre très vite à mes problématiques et à celles de mes clients. Enfin, Twitter est un outil qui me permet de mobiliser les gens qui me suivent. Soit sur un événement, quand je suis à la recherche d’intervenants sur des thématiques liées au e-commerce, soit sur des sujets plus sensibles qui me tiennent à cœur.

Catherine Barba, fondatrice de Cashstore, Malinea, à la tête de Catherine Barba Group

Etre présent sur Twitter

Twitter est un outil à part entière en matière de « personal branding » pour asseoir et développer la visibilité d’un entrepreneur et qu’on l’identifie comme « expert » dans son domaine d’activité. C’est pourquoi, je conseille aujourd’hui à tous les chefs d’entreprise de s’inscrire sur la plateforme, dans un premier temps en mode passif, pour disposer d’un outil de veille pertinent. Très vite, ces derniers auront envie de partager, retweeter et tweeter des informations, qui les touchent de près ou de loin.

Patrick Robin, serial entrepreneur, dirigeant de l’agence de communication 24h00

10 conseils pour bien gérer sa croissance comme l’a appris Minute Buzz

10 conseils pour bien gérer sa croissance comme l'a appris Minute Buzz

Les 10 points à retenir pour bien gérer sa croissance, comme l’a appris MinuteBuzz.

Ne pas vouloir aller trop vite

N’ayez pas les yeux plus gros que le ventre et faites grandir votre boîte petit à petit, en stabilisant bien les fondations avant chaque montée en puissance.

Ne pas trop écouter les conseils des autres

Les gens ont toujours un avis à donner sur tout, et surtout sur votre entreprise ! Vous pouvez entendre leurs conseils… mais n’écoutez que votre intime conviction d’entrepreneur !

Faire attention au cash

Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui, suite à une levée de fonds, les caisses sont pleines, qu’il faut dépenser l’argent à tout va. Mine de rien, 1 million d’euros, cela part très vite !

Rester focalisé sur son activité, ne pas chercher à se diversifier

Le moment de la croissance est peut-être celui où vous devrez le plus vous focaliser sur votre cœur d’activité pour ne pas faire n’importe quoi.

Garder l’esprit start-up

Conservez précieusement cet état d’esprit plein d’enthousiasme, ultra-réactif et innovant qui vous a porté jusque là.

Savoir bien s’entourer

Il est primordial de s’entourer de personnes complémentaires, mais plus que tout, de personnes qui partagent la même vision de la société.

Ne pas perdre la niaque

Vous aurez beau avoir tous les moyens possibles, c’est toujours votre niaque qui vous portera au stade de développement suivant.

Ne pas croire que l’embauche d’un salarié sera synonyme d’accroissement du chiffre d’affaires

Parfois, étoffer une équipe peut avoir un effet inverse à ce qui était espéré : les salariés peuvent avoir tendance à se reposer sur les autres et à ne pas s’engager à 100 %.

Être réactif par rapport au contexte économique

Piloter intelligemment sa croissance c’est aussi veiller à prendre les bonnes décisions pour ne pas subir les effets d’une crise.

Être rusé

Faire croître son entreprise, c’est dénicher toutes les façons de la faire grandir. Il faut être à l’affût de toutes les opportunités, sans se reposer sur son cash.

Une sportive qui n’est pas à bout de souffle ! Portrait d’Alexia Romanet

Un magasin 100 % sportif à l’ambiance féminine, chic et agréable. Voilà le concept d’Anima Athletica, une enseigne imaginée et créée par Alexia Romanet.

Le sport est un domaine qui n’appartient pas qu’aux hommes ! Et Alexia Romanet nous prouve qu’il peut également être propice à l’entrepreunariat. Cette jeune femme est partie d’un constat simple : les boutiques de sport ne proposent pas assez de produits typiquement chics et féminins. Suivant sa passion pour la mode, le sport, et « son intuition personnelle », elle a su installer un concept de dressing encore inconnu en France. Sa boutique, Anima Athletica, a ouvert depuis juin 2012, et s’apprête à inaugurer un second point de vente.

Un concept importé de l’étranger 

Installée à Londres dès la fin de ses études, Alexia Romanet travaille pour un fonds d’investissement.
Le contact régulier avec des entrepreneurs, des investisseurs et des managers est un déclencheur : elle veut lancer sa propre boite. C’est également là-bas qu’elle découvre « des endroits à l’intention des femmes, où l’on se sent reconnu en tant que femme ». Après une levée de fonds auprès de ses proches, elle est accompagnée par sa banque pour concrétiser son projet. Elle s’attendait à ce que le plus dur, au-delà de « trouver un emplacement, au bon au bon endroit, au bon moment », soit de convaincre les marques de la suivre.
Finalement, le concept étant inédit en France, « elles ont très vite travaillé avec Anima Athletica, parce qu’elles savent que cela représente la plus belle vitrine pour elles ». 

Dans toute la France, et au-delà !

De bonnes relations presse, de bons partenariats, et le bouche-à-oreille ont fait le reste. Pour se faire connaître largement, ce dernier reste « l’un des vecteurs les plus efficaces : recommandé par ses amis, on arrive dans la tête des clients avec une bonne avance ». Aujourd’hui, Alexia Romanet se rappelle du début de l’aventure, seule, « à chercher auprès des gens un œil neuf et des conseils sur tout type de sujet ». L’idée de se développer sur tout le territoire et « pourquoi pas à l’international » trotte dans sa tête. Et avec pour unique ambition de devenir « la marque de référence pour les femmes qui souhaitent faire du sport et qui sont belles dans leur sport et bien dans leur corps ».

Ashton Kutcher, ingénieur produit pour Lenovo

Ashton Kutcher, ingénieur produit pour Lenovo

L’acteur, Ashton Kutcher, bien connu pour s’impliquer dans les personnages qu’il incarne aurait-t-il trouvé sa voie après son interprétation de l’iconique fondateur d’Apple ? Ou peut-être que sa carrière déjà bien remplie le pousse à se lancer d’autres défis ? C’est l’impression qu’on a en lisant cette ligne dans son cv : ingénieur produit.

De JOBS au job?

Non, ce n’est pas le titre du prochain film de l’interprète de Steve Jobs dans le biopic qui sort le 21 Août dans les salles obscures ;  ce n’est pas non plus une reconversion professionnelle de l’acteur. Car même si la crise peut pousser à changer de métier, on ne peut pas dire que l’américain en soit arrivé là. 

On avait bien compris que le constructeur chinois allait se plier en quatre avec Lenovo mais on s’attendait moins à ce que soit associée, au dit produit, l’image d’un acteur hollywoodien. D’ailleurs on se demande en quoi consistera cette mission « d’ingénieur produit », car si officiellement l’acteur sera chargé de contribuer au développement des tablettes convertibles Yoga, il donnera des pistes et prendra des décisions sur des sujets comme le design, les caractéristiques techniques et le software embarqué de la gamme. 

Un coup de com ?

Un sacré programme en somme. De quoi faire sourire les écoles de commerce. Nul doute que le rôle de l’interprète de Steve Jobs sera de mettre son image au service de la vente grâce ce à sa bonne bouille d’acteur. Il faut souligner aussi que The Verge précise qu’Ashton Kutcher participe déjà à d’autres projets tels que Skype, Airbnb ou encore le réseau social Path. Notre grand amateur de technologie pourrait donc potentiellement apporter une réelle plus-value à Lenovo, si bien sûr, il trouve quelqu’un pour l’écouter.

Quelle vidéo pour quel projet ?

Quelle vidéo pour quel projet ?

Lorsque l’on se lance dans la création d’une vidéo, il est important de se poser une question technique importante : quel type de vidéo vais-je utiliser pour faire passer mon message ? Effectivement, avant de se lancer tête-bêche dans la réalisation de son film, le passage vers cette étape de réflexion technique est primordial. Mais cette étape est aussi en lien très fort avec la façon de vouloir capter le client potentiel. Pour ce faire, il est donc important d’activer à bon escient le cerveau du spectateur et d’utiliser les codes qu’il connait.

La publicité « classique »

Le premier type de vidéo que l’on peut utiliser est la « publicité classique ». Vous allez raconter une histoire, comme un court-métrage ; en jouant sur la suggestion et l’imitation. Ainsi, vous aller activer des zones précise de notre cerveau et notamment, le cerveau-miroir. Les acteurs et actrices qui vont jouer la scène, des personnes connues de préférence, vont porter ou utiliser le produit à vendre. Le client final va, par conséquent s’identifier aux personnages de la publicité pour acheter le produit. Lorsque le scénario est bien construit et que la personnalité est bien choisi, cela fera mouche quasi systématiquement. Notre besoin d’appartenance et l’effet miroir va donc être activé pour mettre en place l’acte d’achat. Le format de ces publicités (ou même de tout type de vidéo) est tout aussi important. Le cerveau a besoin d’être capté intensément dans un laps de temps très court. C’est pourquoi une vidéo de ce type d’une durée comprise entre trente et quarante seconde est idéale. C’est d’autant plus vrai lorsque l’on souhaite communiquer sur Internet où le temps de cerveau disponible est très court.

La vidéo qui active le cerveau de la connaissance

Mais il existe aussi d’autres façons de jouer sur notre cerveau en fonction de la cible que l’on souhaite toucher. Certaines personnes seront plus sensibles à ce que l’on active le cerveau de la connaissance, du langage et de la mémoire. C’est pourquoi, il est privilégié d’utiliser des vidéos de type « How To ». C’est-à-dire des vidéos démonstratives, à l’opposé d’une vidéo de type « publicité classique ». En moins d’une minute et trente secondes de préférence, il faudra montrer comment fonctionne ou s’utilise son produit, la société qui fera réaliser ce type de vidéo pourra se positionner en tant qu’expert dans son domaine et acquérir la confiance de ses clients.
… ou le cerveau des émotions et sentiments

Pour les personnes qui sont plus sensibles au cerveau des émotions et des sentiments, on préférera une vidéo plus posée et plus longue où le chef d’entreprise, un salarié ou toute autre personne travaillant dans l’entreprise prendra la parole face caméra pour parler du produit ou du service. Bien évidemment, en fonction du projet, chaque vidéo peut-être plus ou moins longue et être tout aussi efficace si le scénario est bien construit.

Une vidéo efficace est une vidéo réfléchie

Il existe bien évidemment différents autres types de vidéos comme l’interview, le clip musical, le full motion design, les émissions en direct sur internet ou encore les web séries. Mais comme toutes actions de marketing et avant de se lancer dans la réalisation d’une vidéo, il est important de valider 3 fondamentaux : sa cible, son message et les moyens d’y parvenir. En prenant le temps de faire un brainstorming réfléchi et intelligent, il est donc possible de réaliser des vidéos efficace et de décupler ses ventes.

Le jour où arriva le community management…

Le jour où arriva le community management…

Le community management est depuis quelques années un terme à la mode, et pour cause, les réseaux sociaux sont partout, tout le monde en parle et se doit d’y être. Que se soit les personnalités, les entreprises, ou les particuliers, il semble incontournable aujourd’hui d’avoir une présence sur les réseaux sociaux, pour interagir avec ses amis/fans/followers. 

Un bon support de communication pour les jeunes entreprises…

Facebook compte 25 millions d’abonnés en France, Twitter plus de 5 millions. Pour une jeune entreprise innovante, la communication sur les réseaux sociaux propose de nombreux avantages. Tout d’abord, cela montre l’image d’une entreprise jeune, actuelle, à jour des nouveaux modes de communication. Vos clients, s’ils ont reçu une bonne qualité de service, viendront sur votre page partager avec plaisir leur expérience avec d’autres utilisateurs du réseau.

Si votre cible est jeunes urbains intéressés par la nouveauté, généralement très présents sur les réseaux sociaux. Ils viennent chez nous vivre une expérience, un moment d’échange autour de la cuisine, qu’ils poursuivent chez eux lors de la dégustation avec leurs proches. Ils ont souvent plaisir à partager leur expérience sur notre page, en racontant leurs ateliers et en postant des photos de ceux-ci.

Ensuite, le coût de départ est faible : créer une page Facebook ou un compte Twitter est gratuit, quel moyen de communication peut potentiellement vous permettre de toucher 25 millions de personnes, sans dépenser d’argent (du moins dans un premier temps) ? 

…Pas si facile à manier…

Mais tout n’est pas si rose dans le monde du Community Management. Il ne suffit pas de créer sa page ou son compte, et d’y poster quelques infos pour attirer des fans/followers et créer de la viralité. C’est un travail de longue haleine, il est important de bien réfléchir aux objectifs que l’on souhaite atteindre, et donc à la stratégie à adopter pour cela, avant de se lancer. Il vous faudra tester beaucoup de choses avant de voir ce qui fonctionne et ce qu’il vaut mieux éviter ! De plus, les risques d’une mauvaise stratégie de communication sur Facebook sont bien réels : les infos pouvant être relayées à la vitesse de l’éclair, un bad buzz nuisible à l’image de l’entreprise peut vite arriver ! Même si je n’ai jamais été confronté à cela, il faut rester vigilant, la frontière entre image fun et de mauvais goût peut-être mince. 

…mais en perpétuelle évolution. 

Le monde des réseaux sociaux évolue constamment : de nouveau sont créés régulièrement, et de nouvelles fonctionnalités sont souvent ajoutées aux réseaux existants (notamment sur Facebook et Twitter). Il est donc important d’être toujours à l’affut de ces évolutions, afin de ne pas avoir un train de retard par rapport à ses concurrents !