Nombreux sont ceux qui se sentent bien au sein de leurs entreprises, par rapport à leurs postes et à leurs conditions de travail. Toutefois, qu’en est-il des actions de santé ? Un enseignement cadencé par l’observatoire Entreprise et Santé dénonce que même si le bien-être est au programme, il y a un gros manque d’informations et d’actions au niveau de la santé. Zoom sur cette étude menée sur des salariés du public et du privé ainsi que sur les dirigeants, soit une analyse réalisée pour le groupe Harmonie mutuelle par la société d’études et de conseil Viavoice.
La santé au top malgré le manque d’actions de santé dans les entreprises
Les résultats sont clairs et nets : plus de 92% d’employés et plus de 98% de dirigeants du privé confirment que l’état de santé des salariés au sein des entreprises est bon, voire même très bon. François Miquet-Marty, directeur associé de Viavoice souligne que « L’entreprise constitue un système multi facteur où la santé devient un facteur prépondérant. Désormais, on ne peut plus dissocier le facteur économique du facteur santé. » Le sondage relève également que les actions de santé ont un impact considérable sur l’atmosphère environnant du travail, entre le climat de confiance, l’ambiance et la productivité.
D’autre part, l’analyse dénonce surtout le manque d’informations et le manque d’actions menées en termes de santé par les patrons. Toujours selon l’étude réalisée par Viavoice pour le groupe Harmonie mutuelle, il se trouve que seulement 35% des employés pensent que leur société a pris « un certain nombre d’actions » pour leur santé, tandis que 79% des dirigeants du privé l’affirment. Quelle est donc la cause de ce décalage entre les deux parties ? François Miquet-Marty nous explique que les préoccupations de santé sont assez variées, surtout dans les grandes entreprises, où la situation est plus difficile à gérer. « Dans les PME, on touche plus à des relations humaines », souligne le directeur associé de Viavoice.
Des informations comprises mais peu appliquées
Enfin, Les actions de santé sont jugées assez sévèrement par les employés. Les chiffres démontrent que moins d’un salarié sur deux affirme être « suffisamment informé » des dispositifs de santé au sein de l’entreprise. Selon l’observatoire Entreprise et Santé, il se trouve que ces mêmes salariés n’accordent pas assez d’importance aux mesures de santé- ils sont seulement 55% à penser que les actions de santé au sein des entreprises sont colossales. D’un autre coté, ils sont 75% chez les dirigeants du privé et 62% des dirigeants du public à penser que c’est le cas.
Quant aux risques psychosociaux, ces points sont à améliorer dans le futur. Lorsqu’on leur pose la question, salariés et dirigeants répondent tous différemment. Pendant que les chefs d’entreprises affirment être loin du stress, les salariés, eux, disent avoir affaire au stress et à la pression quasiment tout le temps. « Il est très difficile pour un grand dirigeant d’avoir conscience du stress de ses salariés et d’y répondre efficacement, surtout dans les grandes entreprises. Il faudrait savoir amener le goût du challenge de la compétition et de teinter tout ce stress de positivité ».
A l’ère du numérique, les banques aussi se mettent à la page, ou plutôt, à la toile ! Entre tarifs attractifs, simplicité, rapidité et disponibilité, les banques en ligne ont de quoi séduire. Elles peuvent compter sur un nombre croissant d’utilisateurs de smartphones ou tablettes qui peuvent accéder aux services des banques depuis leurs appareils mobiles.
L’évolution technologique et la variation du mode vie et des comportements ont conduit à l’émergence des banques en ligne. La mise en ligne des services bancaires constitue une véritable révolution.
Comment distinguer une banque en ligne des banques plus traditionnelles ?
Un établissement de crédit défini comme une banque en ligne désigne une banque où des particuliers détiennent la possibilité d’ouvrir un compte et de souscrire à divers services proposés, directement de chez eux avec pour seul matériel requis, une connexion Internet. Le concept repose donc sur la digitalisation de la relation client. Des marques spécialisées sur le web comme Boursorama, BforBank et Fortuneo en font partie.
Les avantages de cette avancée
La plupart des banques en ligne ne facture pas les cartes bancaires ainsi que la majorité des opérations courantes. Effectuer des prélèvements bancaires, faire opposition et retirer de l’argent aux distributeurs est possible, gratuitement. Il n’est d’ailleurs, de manière générale, pas obligatoire d’y domicilier ses revenus.
Les banques en ligne ne disposent pas d’agence. Ce manque est toutefois compensé par la grande disponibilité des conseillers, pour le plus grand bonheur des clients. 6 jours sur 7, par le biais de mails ou par téléphone, qui répondent aux demandes des clients. Plus besoin de prendre rendez-vous ou d’attendre de longues minutes que votre conseiller personnel daigne vous accorder de son temps. De quoi allier rapidité et efficacité.
Une révolution qui présente certaines limites
En raison de l’absence d’agence, opter pour une banque en ligne comme BforBank peut se révéler pratique mais requiert une certaine autonomie. Tous les services ne sont pas toujours proposés. Les banques « nouvelle génération » s’adressent prioritairement à des clients autonomes. Ces derniers se voient attribuer la charge de gérer eux-mêmes leur épargne.
Dans la mesure où vous ne pouvez plus bénéficier de rendez-vous en agence, vous avez la responsabilité de vous occuper de vos virements, de commander vous-même vos chéquiers, ou encore, de faire opposition. Vous n’avez pas de conseiller qui vous soit attitré.
Un certain niveau de revenu ou d’épargne est généralement exigé en vue de l’ouverture d’un compte bancaire. Cette restriction exclut de nombreux étudiants, disposant d’un faible niveau de revenu ou de très peu d’épargnes.
L’essor des banques en ligne perçu comme une menace pour celles restées traditionnelles
Le cabinet d’audit PwC, réseau international de conseil, a mené une enquête auprès de 560 dirigeants de banques de détail européennes. Et pour 55% des interrogés, ces acteurs dit « non traditionnels », d’après l’étude internationale, constitueraient plus une menace qu’une opportunité pour les banques traditionnelles. Seulement 31% des dirigeants interrogés parviennent à entrevoir des opportunités de partenariats qu’ils estiment innovantes. Selon la zone géographique, on constate une divergence des points de vue.
Cette perception des banques en ligne vue comme une menace montre également que les dirigeants ont conscience de l’importance de se renouveler. Ils comprennent d’autant plus la nécessité d’adapter leur business model aux nouvelles habitudes. Les besoins les plus récurrents étant le renouvellement de la clientèle ainsi que le besoin de restaurer la confiance dans le secteur bancaire.
D’ailleurs, 71% des dirigeants interrogés déclarent investir dans l’optimisation de leur réseau. Comme le prédit PwC dans son communiqué : « A l’avenir, les banques proposeront des produits qui seront vendus via plusieurs canaux. Les agences commerciales physiques, elles, devront se spécialiser. »
Ces truands qui frappent à votre porte ou qui opèrent sur le net emploient toujours les mêmes méthodes. Bien sûr ils ne battront jamais Bernard Madoff, l’escroc aux 40 milliard de dollars, mais ces arnaqueurs adeptes de la chaine de Ponzi dont le but est de monter une pyramide consistant à rembourser les premiers épargnants avec l’argent des derniers défrayent régulièrement la chronique. Du coté de Toulouse 16 millions d’euros ont été subtilisés par Mike Layani …Entre 2007 et 2010, 6 millions ont été détournés dans la région de Clermont-Ferrand par Jérôme Lafarge.
Des méthodes qui se ressemblent
Leurs méthodes ressemblent tellement à celle des acteurs traditionnels qu’il est difficile de les démasquer. L’histoire est pourtant toujours la même : on vous propose un placement présenté comme l’affaire du siècle avec un rendement incroyable… Ces escrocs se donnent aussi un vernis de respectabilité : Mike Layani recevait dans les salons de la CCI et Jérôme Lafarge distribuait des brochures indiquant un partenariat avec Goldman Sachs. Leur trait commun ? Ils étaient intarissable sur les gains de leur produit (24%) mais se gardait bien de rentrer dans les détails…La fin est malheureusement toujours la même : qu’ils soient arrêtés ou en cavale, ils sont de toute façon insolvable !
Une arrivée sur les web
Il faut savoir que désormais ils fréquentent le web, où ils créent des sites de Forex faussement dédiés aux trading de devises et d’options binaires (produits spéculatifs, à la hausse et à la baisse sur des actions). Curieusement plus c’est gros plus ça passe !! « Un prétendu trader a fait des allers-retours sur mon compte en réalité fictif » se souvient LB victime d’un site internet. « Ainsi, on m’a vendu un bonus de 50% accordé dès 3 000 euros en compte. Cela m’a convaincu mais au final, ce ne sont pas moins de 6 000 euros qui se sont envolés !! » précise le chef d’entreprise. Attention : faire le tri entre les sites est une opération délicate. Le médiateur de l‘Autorité des Marchés Financiers (AMF) nous indique que 12% des dossiers ne relèvent pas de ces escrocs virtuels.
Pour ne pas se faire avoir quelques petits conseils :
Contrôlez au préalable le pédigrée des intermédiaires même si cela ne constitue pas une garantie absolue.
Si vous souhaitez spéculer sur les devises, privilégiez les acteurs régulés et recensés sur le registre officiel : regafi.fr, RFTX. Pour une sécurité absolue, préférez ceux déposant les fonds sur un compte français, comme Saxo banque, IG, CGC Market, FXCM France ou XTB France.
N’hésitez pas à vérifier les agréments du démarcheur. Il doit détenir une carte de (Conseiller en Investissements Financiers) CIF, mentionnant son nom, sa dénomination sociale, son adresse professionnelle ainsi que son numéro d’immatriculation à l’Orias, le registre des CIF.
L’innovation n’est désormais plus la chasse gardée du seul Département Recherche & Développement des entreprises. C’est pourquoi certaines d’entre elles comme Apple, BMW, Google, Netflix, Procter & Gamble et bien d’autres ont choisi d’impliquer toute leur organisation et leur chaîne de valeur dans la gestion de l’innovation : elles sont ainsi devenues des leaders de l’industrie à l’échelle mondiale.
De cette manière, elles ont non seulement réussi à accroître leur notoriété, mais elles ont également obtenu un avantage compétitif significatif par rapport à leurs concurrents du fait de la valeur ajoutée exceptionnelle qu’elles apportent à leurs clients. Il appartient aux autres entreprises de tirer tous les enseignements utiles de ces leaders de l’innovation afin de s’en servir pour elles-mêmes.
Imiter les leaders ne constitue pas une approche innovante, mais…
Il y a beaucoup à apprendre d’entreprises qui excellent dans la gestion de l’innovation. Le plus intéressant concerne la manière dont elles ont su orienter leurs efforts dans leur chaîne de valeur et au-delà.
Les meilleures d’entre elles n’ont pas hésité pour ce faire à ouvrir l’innovation à un réseau très large de partenaires dans et hors de leur domaine d’activité afin d’augmenter la valeur ajoutée de leurs produits et services.
Elles n’ont pas eu peur non plus de collaborer à tous les niveaux de leur chaîne de valeur avec des tiers aussi bien en capturant qu’en partageant des idées avec des clients, des fournisseurs, des sous-traitants, des distributeurs, des scientifiques… C’est ce qu’il est convenu d’appeler l’Open Innovation.
Avantages de l’Open Innovation
En adoptant une telle démarche, ces entreprises : – Accélèrent le développement de nouveaux produits et services accroissant ainsi leurs revenus et leur part de marché – Raccourcissent le temps nécessaire à la mise sur le marché de nouveaux produits et services tout en accélérant le retour sur investissement – Réduisent les dépenses directes de R & D du fait que celles-ci sont partagées entre les différentes parties prenantes au projet d’innovation – Améliorent le taux de réussite des nouveaux produits et services et cela est très important quand on sait que le taux d’échec des nouveaux produits et services est extrêmement élevé.
Comment s’y prendre ?
Il existe de nombreuses façons d’encourager l’Open Innovation. Si l’on prend l’exemple de Netflix, société qui loue des films sur Internet, cette entreprise a lancé un concours d’innovation en ligne et offert une récompense de 1 million de dollars à qui proposerait la meilleure façon de recommander des films à ses clients. Elle avait pour objectif de développer un algorithme de recommandation de films qui améliore de 10 % les résultats obtenus par son algorithme actuel.
En un mois, Netflix a reçu plus de 1 000 propositions ! Près de 30 000 équipes dans 171 pays ont alors travaillé sur des solutions différentes avec les équipes de Netflix en central pour atteindre le but que l’entreprise s’était fixée.
Afin de mieux comprendre la gestion de l’innovation, A. T. Kearney (cabinet de conseil en organisation, en stratégie e-business et en management) a réalisé une étude pour analyser l’art et la science de l’innovation afin de déterminer les qualités et les pratiques d’innovation fructueuses et d’identifier les entreprises qui maîtrisent le mieux l’innovation.
A. T. Kearney a ainsi découvert que la science de gestion de l’innovation peut être étudiée indépendamment de son art. En d’autres termes, il est envisageable de considérer ce que les leaders en innovation font de mieux, mais également d’identifier les actions que leurs suiveurs pourraient reprendre à leur compte pour améliorer leurs propres processus d’innovation. Ces entreprises ont une solide compréhension de la science de l’innovation et sont donc les plus aptes à produire des innovations pensées comme les sous-produits d’un processus. Ainsi selon A. T. Kearney, demander aux utilisateurs de générer de nouvelles idées est considéré comme une stratégie ouverte assez générale et assimilée à un art. Par contre, solliciter les salariés et les partenaires externes à son entreprise sur des champs d’innovation tangibles et des objectifs bien identifiés constitue une approche jugée plus scientifique.
Caractéristiques des leaders en innovation
L’étude de A. T. Kearney révèle que les meilleurs innovateurs passent trois fois plus de temps dans les phases de démarrage du processus d’innovation que leurs suiveurs, ce qui leur permet d’avoir des résultats bien supérieurs.
Les leaders en innovation considèrent, en effet, qu’il est essentiel qu’un très grand nombre d’idées soit généré (ce n’est pas le cas des suiveurs) parce qu’en phase de test des concepts leur nombre diminuera de fait. Ils concentrent ensuite leurs ressources (finances, temps, hommes…) sur les idées qui leur paraissent être les plus prometteuses et prennent des risques mesurés plutôt que de faire confiance à la chance.
Parmi les autres différences importantes entre leaders d’innovation et suiveurs, les leaders définissent explicitement des stratégies d’innovation dans la stratégie globale d’affaires de leur entreprise et utilisent systématiquement le réseau de leurs partenaires et d’autres pour alimenter leurs pipelines d’innovation. Ils passent rapidement de la génération d’idées à sa valorisation et partagent avec leur entreprise une vraie passion pour l’innovation.
A partir de ces analyses, 4 points fondamentaux pour un processus de gestion de l’innovation réussi ont pu être dégagés. Ce sont : 1. La stratégie d’innovation 2. La génération d’idées 3. La sélection des idées 4. Le développement des concepts.
Il est à noter que les 3 premières phases représentant 40 % du temps alloué pour les leaders contre 13 % pour les suiveurs.
En conclusion, on peut dire que pratiquer l’Open Innovation apporte :
La capacité de générer de nombreuses idées en faisant appel à des sources innombrables internes et externes, tous acteurs confondus pour éviter le cloisonnement lié au fonctionnement traditionnel en silos
Et la compréhension que chaque contributeur amène une perspective différente dans le tour de table, ce qui augmente considérablement les chances de réussite d’un produit ou d’un service innovant et son acceptation par le marché.
L’idée même de se jeter des seaux d’eau glacée sur la tête peut sembler quelque peu étrange a priori. Ne s’agissant pourtant pas d’une technique de rafraichissement, mais bel et bien d’un défi lancé par l’association américaine de lutte contre l’ALS. En juillet dernier, l’association a la brillante idée de lancer des défis, dans le but de récolter des fonds. Et bien entendu, qui dit « challenge du seau de glaçons », dit bravade et donc entièrement réalisable. Quand les stars s’y mettent, c’est un buzz mondial qui prend vie. Zoom sur l’« Ice Bucket Challenge » !
Des stars au service de l’ALS Foundation
Le 15 juillet dernier, le golfeur Chris Kennedy se jette un seau de glaçons sur la tête. Rien de plus normal pour certains, mais pour d’autres, ce geste ne passe pas inaperçu. A la suite de cela, Kennedy aurait demandé à sa cousine de le faire également afin qu’elle fasse elle aussi un don à l’ALS (Sclérose Latérale Amyotrophique- la maladie de Charcot, aussi connue comme la maladie neuro-dégénérative des motoneurones de l’adulte) Foundation. Comme quoi, le concept du « Ice Bucket Challenge » existait déjà, mais n’avait jamais été relié à une demande de dons. Et quand une star se lance dans un projet caritatif, les autres démontrent une tendance à l’imitation. Ce phénomène mondial, cadencé par les médias, n’aura pas tardé à attirer les autres célébrités. Justin Timberlake, Nicole Kidman, Zac Efron, Steven Spielberg et Ben Afleck, entre autres, s’y mettent aussi !
Les PDG participent eux aussi à l’«Ice Bucket Challenge »
Après les stars, c’est au tour des PDG de multinationales de se lancer des défis. Tout commence avec le gouverneur du New Jersey, Chris Christie qui défie Bill Gates de Microsoft et Seryl Sandberg de Facebook pour ensuite toucher Reed Hastings de Netflix. Qu’ils soient en baskets, en T-Shirt ou en costume-cravate, les stars mais aussi les PDG n’ont pas voulu rater l’occasion de faire un don à l’ALS Foundation… et de prendre du bon temps, au passage.
Selon le New York Times, il est révélé qu’entre le 29 juillet et le 21 août, l’association américaine de lutte contre la maladie de Charcot – la maladie neuro-dégénérative des motoneurones de l’adulte – aurait récolté plus de 41,8 millions de dollars. Et ce, grâce à l’« Ice Bucket Challenge » ! Si l’on revoit les chiffres de 2012, on constate que, durant cette année-là, l’association n’avait pu mettre le doigt sur 19,4 millions de dollars seulement, pour douze mois de collecte. Une somme bien inférieure à celle récoltée grâce à l’« Ice Bucket Challenge » !
Des constats environnementaux et sanitaires qui ne peuvent qu’inciter au développement de ces matériaux plus sains et durables
Si l’on veut déjà prendre la mesure des enjeux sanitaires, il suffit de se référer aux chiffres donnés par l’Institut de Veille Sanitaire (INVS) ; d’après leurs sources, la pollution intérieure a un très fort impact sanitaire, en particulier pour les enfants, et elle est responsable chaque année de plusieurs milliers de morts prématurées en France…un chiffre qui fait froid dans le dos, non ? Tous les professionnels s’accordent à dire que le choix de matériaux sains et respectueux de notre environnement contribue fortement à l’amélioration de la qualité de l’air, si l’on veut un jour pouvoir de nouveau respirer à pleins poumons et sans crainte !
Un autre constat et non des moindres concerne les impacts environnementaux du secteur du bâtiment, « Il faut savoir que c’est le secteur en Europe qui consomme le plus d’énergie primaire, aux alentours de 44 % et c’est l’un des secteurs les plus émetteurs de Gaz à effet de serre avec une moyenne d’émission tournant autour de 36 % » (source de la Commission Européenne) nous précise Marie Darul, consultante éco-construction au cd2e dans le Nord-Pas de Calais, un pôle d’excellence spécifiquement dédié à l’accompagnement des professionnels du secteur de l’environnement en Nord-Pas de Calais (www.cd2e.com).
Sur le cycle de vie global du bâtiment, la phase d’utilisation du bâtiment est notamment très impactante, expliquant pourquoi les réglementations thermiques successives n’ont eu de cesse de se renforcer. La RT 2012 impose un maximum de consommation d’énergie de 50 kWEp/m²/an (en moyenne) pour le chauffage, la ventilation, l’eau chaude sanitaire, l’éclairage, et les auxiliaires, et la très prochaine réglementation 2020 visera la construction de bâtiments à énergie positive (qui produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment)…dire qu’en plus une réflexion est en cours pour intégrer les impacts environnementaux et sanitaires dans cette future réglementation, les acteurs du bâtiment n’ont qu’à bien se tenir ! Quand on apprend qu’un bureau d’études a comparé deux scénarii de matériaux isolants pour un bâtiment passif en termes d’impacts environnementaux, l’une avec des éco-matériaux et l’autre avec des matériaux dits « conventionnels », et qu’au final l’utilisation avec les matériaux conventionnels équivalait à 50 années de chauffage de ce bâtiment …on ne peut que mesurer l’enjeu de l’utilisation de ces éco-matériaux pour le développement durable. Autant dire que partant de tous ces constats, il est indéniable que les éco-matériaux ont toute leur place à prendre dans le secteur du bâtiment et dans notre vie quotidienne pour nous faire avancer vers la voie du développement durable ! Mais au fait, qu’entend-on réellement par éco-matériau ?
Une absence de définition officielle non sans conséquences sur leur promotion et leur développement
Il est d’usage dans le secteur de dire qu’un éco-matériau est un matériau avec moins d’impacts sur l’environnement et la santé…mais avec ça, est-on réellement plus avancés ? Pas vraiment…Paille, torchis, terre, lin, laine de chanvre, laine de mouton, métisse, béton de chanvre, laine de bois, ouate de cellulose etc. : quel pourrait être le point commun à tous ces éco-matériaux ? Quel critère prendre en compte et prioriser ? La nature de la matière première utilisée, la provenance, le degré de transformation, les émissions de COV….En plus selon les pays, les définitions diffèrent ! Matériaux issus du recyclage pour les uns, matériaux issu du monde agricole pour d’autres
Des enjeux importants qui peuvent à la fois aider au développement de la filière ou au contraire la freiner
Il faut tout d’abord bien poser et comprendre les enjeux de la filière des éco-matériaux, qui soulève en tout premier lieu la question de la dynamique de développement local et de la création des emplois locaux. La filière des éco-matériaux représente souvent une occasion unique de revenir sur de la production locale, si chère aux français et de résoudre en partie ces distorsions de concurrence portées par des mains d’œuvres étrangères pas chères et peu qualifiées. Même si cette affirmation doit quand même être nuancée dans certains cas, si l’on se réfère au cas du Métisse qui est fabriqué dans le Nord Pas de Calais et distribué dans toute la France.
D’autre part, une étude de Terra Créa a récemment soulevé les tensions foncières qui pourraient naître du fait même des potentialités de développement des filières de matériaux bio-sourcés (issus de ressources végétales). Quand on sait à quel point les terres foncières sont aujourd’hui mobilisées pour des usages très variés (alimentation, habitation, zone d’activités etc.), on comprend bien l’importance d’avoir une vision territoriale stratégique et cohérente. D’autant plus que certains éco-matériaux seraient issus de surfaces uniquement mobilisées pour produire des matériaux de construction, et non dans une logique de co-produits comme c’est aujourd’hui le cas de la paille ou la paille de lin. « Nous n’avons pas aujourd’hui les moyens de mobiliser toutes ces surfaces, l’enjeu d’aménagement territorial a de fait toute son importance » déclare Alain Lucas, consultant éco-construction au cd2e.
Des enjeux économiques de fait sont aussi étroitement liés au type d’éco-matériau en lui-même : « au niveau des filières locales qui utilisent des co-produits de l’agriculture comme des ballots de paille, c’est assez simple. Par contre, des éco-matériaux comme le chanvre qui demande à être défibrés, il faut développer un process plus complexe d’industrialisation…et le modèle économique est déjà plus délicat à trouver pour atteindre un certain seuil de rentabilité, en lien avec le cours des matières premières » précise Alain Lucas.
Aujourd’hui, les éco-matériaux restent encore plus chers « encore que la ouate de cellulose est à un prix comparable, les conditions de mise en œuvre restent assez simples, et c’est un produit d’entrée qui occupe une part de marché importante sur l’isolation des combles perdus » annonce Alain Lucas. Il est clair que si l’on ne prend en compte que les coûts directs, les éco-matériaux restent tout de même globalement plus chers mais c’est déjà moins le cas si on se réfère au coût complet incluant la totalité des impacts. Certes, la demande doit tirer encore un peu plus le marché mais les prix s’expliquent aussi par des surcoûts au niveau de la prestation de mise en œuvre des artisans, encore peu rassurés sur le sujet. Mais quand la maîtrise de la technique est complète, les prix sont à peu près similaires. D’ailleurs, j’en veux pour preuve avec une étude de la Maison Ecologique : cette étude montre qu’un bâtiment construit à base de béton de chanvre reste au même prix moyen qu’un bâtiment conventionnel tout en diminuant la facture annuelle énergétique à 100 euros, fascinant non ?
Evidemment, les assurances décennales requises pour les bâtiments et les homologations techniques du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) exigées par les professionnels ne facilitent pas le développement des éco-matériaux ! « Un avis technique est requis sur tous les produits innovants, non courants et non traditionnels » affirme Alain Lucas. Et ces avis sont souvent requis pour accéder aux marchés publics via les assurances et les bureaux de contrôle…Tout ceci ne facilitent pas l’accès des TPE et PME : une instruction pouvant monter jusqu’à 80 000 euros tous frais compris !, Vous comprenez bien que les petites entreprises qui souhaitent innover dans ce secteur sont un peu freinées dans leur élan. Dire qu’en plus indépendamment de l’avis technique pour les produits innovants en eux-mêmes, les conditions de mise en œuvre doivent aussi être « certifiées ». Il est en fait nécessaire de se référer à des bonnes pratiques identifiées par les règles professionnelles. Celles-ci sont élaborées par les acteurs de la profession dont l’Agence Qualité Construction, les syndicats professionnels, le CSTB et… les assureurs. « En gros, pour simplifier, ce sont les bonnes règles d’usages professionnelles, et les artisans doivent être formés par des formateurs agréés eux-mêmes » précise Alain Lucas. Quand on pense que rien que sur la paille, il a fallu 10 ans pour obtenir ces règles qui se doivent de « rassurer l’assureur », cela fait froid dans le dos ! Même si ces conditions de mise sur le marché et d’utilisation sont nécessaires, on se demande quand même si l’excès de ces procédures n’a pas freiné le développement des éco-matériaux en France, bien plus développés par ailleurs dans les pays nordiques.
Et puis, si on reparle de la définition même des éco-matériaux, son absence officielle n’aide pas à s’y retrouver. Certes des ACV qui permettent de mesurer les impacts environnementaux tout au long du cycle de vie (cf. articles sur l’écoconception), il en existe pléthore en France et à l’international… : elles ont notamment permis de sortir ces fameuses FDES, ces Fiches de Déclaration Environnementales et Sanitaires qui permettent de déclarer les impacts environnementaux des produits de construction .Mais aux dires de Marie Darul, ces FDES au langage particulier sont difficilement utilisables par la majorité des acteurs du bâtiment dans une démarche d’écoconception de bâtiment, excepté pour les grandes entreprises, les laboratoires spécialisés et centres de recherche qui ont dans leurs rangs des experts sur le sujet ! Allez parler de FDES à un concepteur de bâtiment, il y a de grandes chances qu’il soit plus qu’interloqué… ! Ou encore essayer de lire une FDES, et vous serez dans l’incompréhension la plus totale ! De plus, la FDES en elle-même ne permet pas de résoudre l’éternelle question du choix à faire entre un produit peu impactant en matière d’environnement produit dans une contrée lointaine et un produit un peu plus impactant en matière d’environnement mais produit localement ? Pour répondre à cette question, il est nécessaire de fournir des grilles de lecture et d’analyse qui prennent en compte les spécificités d’utilisation et de transport de l’éco-matériau.
C’est pourquoi, aussi, il nous faut retrouver l’équilibre entre le besoin de caractérisation et de normalisation, absolument nécessaire et le Gros Bon Sens… « Est-il réellement nécessaire de produire une ACV complexe, lourde et chère à mettre en œuvre pour des produits comme des produits végétaux renouvelables, comme de la paille ? se demande Alain. Oui certes, quand il y a de la fabrication industrielle sous-jacente, et des risques sanitaires liés aux nano-produits incorporés, cela est absolument capital ». Mais de grâce, revenons à de la construction simple, de bon sens, qui nous permettra de promouvoir ce marché d’avenir des éco-matériaux.
Et en sus de tous ces enjeux, les blocages sociaux sont bien présents « la peur du changement est bien réelle, il nous faut sensibiliser en masse et outiller les professionnels » affirme Alain Lucas. C’est pourquoi les opérations vitrines qui font venir des particuliers sont absolument essentielles !
Quant aux réseaux de distribution des éco-matériaux, ils sont aujourd’hui bien développés pour les produits courants, qui ont émergé depuis longtemps comme le Métisse, aussi bien dans la grande distribution que dans les distributeurs spécialisés. Par contre, il est indéniable que pour les filières locales émergentes, les réseaux de diffusion sont à la peine, et en ce sens, les petits fournisseurs locaux sont à l’affût de vitrines pour faire connaître leurs produits…
Des leviers existent pour promouvoir ces éco-matériaux !
Tout d’abord, au niveau politique, cette filière est encouragée par le Grenelle de l’environnement ; déjà, en 2010, le Commissariat Général au Développement Durable demandait que le taux d’incorporation de ces matériaux soit de 10 % à l’horizon de 2020. Ce chiffre est en passe d’être dépassé puisqu’aujourd’hui d’après une étude Nomadéis, le marché des éco-matériaux représente 8 % de l’ensemble des matériaux mis sur le marché. La filière est notamment accompagnée par des pôles de compétences sur les éco-activités, l’écoconstruction et les éco-matériaux, comme le cd2e basé à Loos-en-Gohelle dans le Nord-Pas de Calais.
Les appels d’offres sont évidemment aussi un levier important pour promouvoir les éco-matériaux. Récemment une collectivité du Nord-Pas de Calais a inclut un critère de qualité de l’air dans son cahier des charges, comme quoi, les leviers existent avec de la volonté politique ! Evidemment, la création du label « bâtiment biosourcé » en 2012 pour les bâtiments comportant un taux minimal de matériaux « biosourcés » (issus de la biomasse animale ou végétale) va aussi dans le bon sens pour promouvoir la filière.
Quant au manque d’harmonisation sur la méthodologie de caractérisation et d’affichage de ces matériaux, c’est le programme CAP’EM qui va permettre d’y répondre. « Ce programme européen vise à favoriser le développement, la promotion et l’utilisation des éco-matériaux pour le secteur de la construction en se basant sur l’analyse en cycle de vie »…nous annonce Marie Darul. Ce programme est né en 2009 sous l’égide du CD2E dans le cadre d’Interreg IVB, qui réunit 10 acteurs provenant de 5 pays différents (Allemagne, Belgique, France, Pays-Bas, Grande Bretagne), et se termine en septembre de cette année : c’est le cd2e qui pilote le projet, un programme co-financé par la Région Nord-Pas de Calais, très exemplaire sur le sujet, et extrêmement motrice dans ce domaine. Le programme s’attèle à deux axes principaux : le premier axe vise à créer un outil d’aide à la décision, « le CAP’EM Compass », qui permet à la fois de fournir aux professionnels les informations techniques des produits mais aussi de disposer d’une base de données de sélection : quand un concepteur, architecte ou bureau d’études se connecte à la base de données, il accède à des filtres spécifiques et peut décider de privilégier promouvoir une filière locale de production ou choisir des labels ou agrément spécifiques pour certains produits…Une fois la sélection faite, l’utilisateur peut ainsi visualiser les impacts environnementaux côte à côte sous forme graphique et faire son choix sur la base des impacts environnementaux. Pour fournir les informations environnementales, les partenaires du programme ont réalisé des ACV de l’extraction des matières premières jusqu’à la porte de l’usine sur une centaine de produits. Ces premières ACV, financées dans le cadre du projet afin d’en tester la validité, permettent aux fabricants d’utiliser ces résultats pour réaliser une FDES (fiche de déclaration environnementale et sanitaire) à moindre coût, le programme cible évidemment en priorité les TPE-PME, aux ressources et moyens limités pour réaliser de telles démarches, « les gros fabricants ont déjà réalisé par eux-mêmes leurs ACV et ont les moyens de modéliser leurs résultats dans une FDES » appuie Marie Darul. Pour les bases de données, le programme facilite la prise de décision des bureaux d’études et des architectes : « La base de données propose un affichage environnemental attractif et lisible qui facilite la lecture et l’interprétation des résultats environnementaux en prenant en compte le contexte et les spécificités d’usage et de performance attendues », nous confirme Marie Darul. Cette base permet donc de comparer la performance environnementale de plusieurs produits de construction pour un même service rendu au bâtiment. CAP’EM est donc un programme qui démocratise l’accès des fabricants à la réalisation des FDES et facilite le choix des concepteurs dans le choix de matériaux au regard de leurs impacts sur l’environnement
Intéressant non ? Oui d’autant plus que le second axe du programme vise à mettre à disposition de l’ensemble des acteurs des projets de démonstration en situation réelle. « Nous souhaitons que les concepteurs, fabricants, TPE, PME, fournisseurs, bailleurs sociaux puissent concrètement voir, toucher et comprendre ce que c’est. Le CD2E et le cluster Ekwation portent notamment dans le NOrd Pas de Calais un projet d’éco-rénovation à grandeur réelle, Réhafutur, d’une maison d’ingénieur des mines classe au patrimoine mondial de l’Unesco et de 6 maisons minières. Avec des éco-matériaux, ces réhabilitations visent un niveau de très basse consommation énergétique. Les bâtiments seront équipés de capteurs pour mesurer la performance et le comportement des éco-matériaux, nous étudions notamment le comportement thermique ou la migration d’eau à travers les parois…» nous explique Marie Darul. Laine de mouton, isolant en textile recyclé, béton de chanvre, laine de bois, ouate de cellulose, tous ces éco-matériaux sont testés en grandeur nature ! Des tests qui ne peuvent que convaincre les acteurs qui le visitent qui peuvent enfin toucher du doigt la réalité de ces éco-matériaux.
Et pour ajouter à la dimension pédagogique et ludique du projet CAPEM, le cd2e a aussi construit le théâtre de l’écoconstruction…Ecoutons Marie nous en parler, « il s’agit en fait d’un espace de 500 m2 dédié à l’écoconstruction qui présente des modèles constructifs en taille réelle, des parcours initiatiques, des matériauthèques et différentes thématiques intelligemment illustrées…ce théâtre touche aussi bien la construction neuve que la rénovation afin de donner accès à tous, mêmes aux particuliers à la réalité du sujet ». Un espace auréolé de réussites puisqu’il a été inauguré, en 2012 et a déjà été visité par plus de 1600 professionnels ! CAP’EM est clairement un programme qui permet de faire des choix de bon sens, et de sensibiliser l’ensemble des acteurs par la même occasion…
Il faut savoir qu’au-delà des programmes d’appui, des réseaux dédiés à la construction durable émergent et essaiment un peu partout en France, notamment des clusters qui fédèrent des acteurs comme les fédérations, les entreprises, l’ordre des architectes, le CAUE (Conseil Architecture Urbanisme Environnement), les laboratoires…afin de mutualiser les moyens…Le cluster Ekwation du NPDC porté par le CD2E, l’ADEME et la Région NPDC (à vérifier), en est un bon exemple, il est en contact permanent avec des clusters similaires dans presque chaque région de France…gageons que ces réseaux de mutualisations et de collaborations finiront par porter leurs fruits !
Mais au-delà des programmes collectifs appuyés par les pouvoirs publics, il existe aussi de très belles initiatives privées !
Des annuaires sur ce sujet, oui certes, il en existe déjà mais uniquement dans le domaine de la construction… « Ces annuaires sont bien souvent incomplets, soit parce qu’ils manquent d’informations et de clarté soit parce qu’ils sont tout simplement trop généralistes » Daovone Stribouavong, fondatrice du projet Matabase. Néanmoins, ces bases de données ont tout de même le mérite d’exister…mais quand on sait que certains éco matériaux ne sont pas distribués par manque de réseau de diffusion, notamment pour les petits fournisseurs des filières locales émergentes, on ne peut qu’être consternés…Au-delà de la construction, quid du design ? Et de la décoration ? Un constat que la Daovone Stribouavong, a d’ailleurs pu faire par elle-même…elle a eu beau se fondre dans la peau d’un particulier et d’un professionnel et tenté d’obtenir par tous les moyens des échantillons d’éco-matériaux pour de la décoration, de l’aménagement et du design, elle n’a jamais reçu gain de cause ! Et c’est bien pour pallier à ce manque de données sur les éco-matériaux dans le design, l’architecture, le mobilier, la mode et le textile que Daovone Stribouavong, a lancé le projet Matabase, «
Matabase sera la première base de données de recensement exhaustive et en open source des « éco-matériaux » à destination de l’architecture ET du design ! Et c’est un projet d’autant plus ambitieux qu’il vise aussi les écoles d’art, d’architecture et de design, en manque de matériaux-thèques sur ce sujet et contraintes par une nouvelle loi à donner accès à leurs étudiants à de telles bibliothèques » nous annonce Daovone Stribouavong, sa fondatrice complètement passionnée… Matabase est un projet réellement innovant car il propose de fait une base de données multi-variable et différenciante qui permet d’avoir des clés d’entrée et une sélection ciblée sur tous les types de matériaux désirés, une base de données attractive et accessible, qui permet de visualiser facilement les propriétés du matériau grâce à l’affichage de graphiques simples combinés aux données scientifiques et techniques. Et cerise sur le gâteau c’est une base de données exhaustive, recensant plus de 1000 éco-matériaux ! …Aussi bien des isolants que des bioplastiques, des textiles que des composites, des fibres naturelles que des granulés etc. Ecoutons Daovone de nouveau à ce sujet: « Nous recensons des éco-matériaux ayant bénéficié de réelles ACV mais aussi des matériaux qui n’ont pas pu encore faire l’objet d’ACV mais répondant néanmoins à la définition d’usage des experts et des professionnels, autrement dit issus de ressources renouvelables et naturelles (et non OGM) et sans impacts sur la santé et l’environnement, comme les bioplastiques par exemple, ce qui nous permet d’être beaucoup plus exhaustifs ». Un projet promis à un bel avenir quand on sait aujourd’hui que les bases de données ne recensent pas plus de 150 éco-matériaux ! Matabase est un projet complet qui s’inscrit parfaitement dans les ambitions du développement durable parce qu’il privilégie les fournisseurs locaux, parce qu’il est à visée pédagogique, parce qu’il est tout simplement « transversal » et qu’il permettra, à terme, avec les autres bases de données de décloisonner la filière un peu nébuleuse de la construction et de l’aménagement, enfin et surtout parce qu’il vise à démocratiser l’accès de tous à ces matériaux du futur et qu’il s’adresse pour cela à tous les acteurs, particuliers, professionnels et étudiants ! Un projet qui finalement nous parle à tous pour concevoir ensemble notre environnement bâti futur!
Et pour conclure, comment ne pas parler du domaine de l’impression 3D avec le projet tri-D de Chris Delpierre, un jeune ingénieur tout juste sorti de l’école SKEMA. « Nous avons le projet de former les écoles à l’impression 3D et d’aider les professeurs à fabriquer eux-mêmes leurs outils pédagogiques » nous raconte Chris, et pour se faire et donner du sens à leur projet, ils comptent bien miser sur les enjeux forts du développement durable qui sont pour eux, les circuits courts, la relocalisation de la production, et la promotion des éco-matériaux. « C’est pourquoi, aujourd’hui, nous utilisons des matériaux « bio-sourcés », du PLA notamment pour les bobines des fils des imprimantes en lieu et place de l’ABS bien plus polluant, issu de ressources non renouvelables et suspecté d’émettre des particules fines dans l’air » nous précise Chris…Mais Chris et ses partenaires ne comptent pas s’arrêter là et comptent bien à terme utiliser du PLA « local » et « non OGM » dont le marché peine à émerger mais dont les avenirs sont prometteurs ! Enfin, en se projetant encore plus loin, ils envisagent un jour d’utiliser des algues pour alimenter les filaments de leurs imprimantes 3D, « certes les volumes sont encore très modestes mais ce marché est de toute façon amené à croître de façon exponentielle ces prochaines années, les matériaux biosourcés risquant quelque peu d’être montrés du doigt par les ONG très à cheval sur les risques de concurrence avec les surfaces destinées à l’alimentation » nous confirme Chris passionné. Et leur projet s’inscrit parfaitement dans le modèle de l’économie circulaire puisqu’ils envisagent très rapidement de récupérer les déchets plastiques de la région pour fabriquer de nouvelles bobines de fil d’imprimantes 3D.
Alors les entrepreneurs, que vous soyez concepteurs, designers, constructeurs en devenir et mêmes particuliers, n’hésitez pas à promouvoir ces éco-matériaux promis à un bel avenir. Nous devons construire ensemble le monde de demain… un monde plus sain et plus durable !
France Barter est une place de marché en ligne qui propose aux entreprises françaises un mode de commerce innovant basé sur l’échange de stocks, d’invendus, de productions ou services. Le concept est simple : les entreprises s’affilient à une société coopérative et peuvent acheter et vendre sur le réseau via des unités de compte appelées Credit Barter.
Le Barter : un concept innovant et peu connu en France
Le Barter existe aux Etats-Unis depuis 1930 et est apparu en France dans les années 90, plus particulièrement entre les groupes médias qui procédaient à des échanges d’espaces publicitaires. Afin de faire face à un marché peu mature et à un manque de confiance dans les transactions d’échanges, le Barter s’est développé progressivement en organisant, dans un premier temps, des échanges bilatéraux entre deux entreprises ayant des offres et besoins complémentaires.
Une solution « anti-crise » pour conserver sa trésorerie
Experts du système du Barter, Samuel Cohen, fondateur de B2B EN-TRADE, et Arthur Bard, fondateur du réseau E-BARTER, se sont associés pour lancer la plateforme France Barter, solution « anti-crise » qui répond aux problèmes réels de trésorerie que rencontrent les entreprises. Plus besoin donc de recourir aux banques pour réaliser certains projets, la plateforme permet aux entreprises de financer une dépense avec sa production. Lancée en Juillet 2014, France Barter regroupe déjà sur le réseau plus de 400 entreprises de tout secteur, principalement des TPE et PME.
Une aide pour les collectivités territoriales
Soutenu par le Credit Coopératif et le pôle de compétitivité Finance Innovation, France Barter à moyen terme propose la possibilité de vendre la plateforme en licence à des collectivités, des clusters ou des réseaux d’entreprises désireux d’améliorer les interactions entre leurs membres grâce au système d’échange Barter. Un fort ancrage territorial du service pour amener à dynamiser une zone d’activité.
Chaque année, l’institut Great Place To Work, filiale française spécialisée dans la gestion des ressources humaines, établit le palmarès des entreprises où il fait bon travailler. Cette fois-ci, le cabinet s’est attaqué au sujet de manière quelque peu différente. Il réalise une étude afin de déterminer quelles sont les villes de France où le bien-être au travail se fait sentir à tous les coups. Focus sur les résultats de cette étude révélatrice.
Bordeaux siège à la première place du classement
L’institut Great Place To Work a eu l’ingénieuse idée de se pencher sur le cas des villes françaises pour sa toute dernière étude. L’analyse consiste à classer les villes selon le bien-être au travail. Étonnement, ce sont les villes du sud qui remportent le plus de succès à ce niveau. La ville de Bordeaux s’est taillée la part du lion. Avec moins de 500 000 habitants, cette ville du sud attire de plus en plus de salariés. Le confort et la proximité justifient clairement cette première place.
Selon l’étude, 39 % des personnes interrogées soutiennent qu’il s’agit d’une ville où il fait bon travailler. D’un autre côté, on constate que 37% des Français quitteraient volontiers leurs villes pour s’installer et travailler en Aquitaine. Et enfin, le titre du Best Workplace de Bordeaux revient à EMC², pour ses valeurs de partage, ses prises de décision, sa coopération et la consultation régulière des managers.
« La ville rose » : pas loin du number one des villes françaises où il fait bon travailler
À la deuxième place du podium : la ville de Toulouse. Et oui, nombreux sont ceux qui confirment que travailler dans cette ville confère bien-être et confort au quotidien. Tout pousse à croire que les salariés y voient la vie en rose ! Avec 39% du sondage qui affirment qu’il y fait bon travailler et 32% qui souhaiteraient s’y installer, la ville de Toulouse se forge une réputation de fer.
Quant au titre du Best Workplace de la ville, c’est Davidson Consulting qui a le mérite d’être applaudi. Avec ses 500 salariés, l’entreprise parvient à rassembler bien-être, valorisation du collaborateur et équilibre de la vie professionnelle comme personnelle, sous un seul et même toit. Par ailleurs, il est à noter que cette société s’est retrouvée à la première place au Palmarès de France 2014 des entreprises de plus de 500 salariés.
La troisième place attribuée à Montpellier
Montpellier et son beau soleil n’ont pas manqué de se faire une place dans l’étude du cabinet Great Place To Work. Après Bordeaux et Toulouse, le classement se poursuit avec Montpellier en troisième position. Selon les données, 38% des personnes interrogées déclarent que cette ville mérite d’être dans les trois premières où il fait bon travailler. Qui plus est, d’autres résultats démontrent que 33% de ceux qui n’y sont pas encore auraient aimé y apporter leur contribution en tant que salarié. Et comme Best Workplace, c’est Aramisauto.com qui vole la vedette.
Classée 25ème du Palmarès France 2014 des entreprises de moins de 500 salariés où il fait bon travailler, cette entreprise a de quoi attirer les salariés. Pour elle, seulement ces 7 valeurs sont importantes : l’honnêteté, la transparence, l’innovation, l’initiative, l’ambition, le mérite, et l’exigence. Suivi de ce top 3 des villes où il fait bon travailler, nous retrouvons l’Aix-en-Provence, Lyon, Nantes, Rennes, Strasbourg, Nice et en dernier, Paris.
Partir en vacances est une bonne chose. Cela dit, pour un entrepreneur, il est déjà suffisamment stressant de laisser sa boite entre les mains de ses collaborateurs, pas la peine d’en rajouter. Vous devez parfaitement être en mesure de joindre vos salariés ou autres. Pour cela, quoi de mieux que de les appeler directement ? Encore faut-il que vous puissiez utiliser votre téléphone portable une fois arrivé à destination …
Une compatibilité limitée
Sachez avant tout que tous les téléphones portables ne fonctionnent pas partout dans le monde. Si la destination choisie est les Etats-Unis ou le Canada, un téléphone tri bandes ou quadri bandes est nécessaire. Pour plusieurs pays d’Amérique Latine, le Japon ou encore la Corée, un portable 3G est requis. Afin d’être sûr que votre mobile soit compatible et qu’il fonctionnera dans le pays où vous avez prévu de passer vos vacances, renseignez-vous auprès de votre opérateur ou vérifiez-en la norme (la marque ainsi que le modèle de votre appareil vous sera alors demandés).
Activation de l’option internationale
Généralement activée par défaut pour les nouveaux abonnés, pensez à activer l’option internationale de votre mobile. Et ce, 48 heures à l’avance. Il s’agit d’ailleurs d’un service gratuit. Auquel cas, vous ne pourriez pas l’utiliser une fois à destination.
Si votre contrat est souscrit depuis plus de 3 ans, vous devez impérativement contacter votre service client afin de bénéficier de cette option.
Ainsi, le « roaming » (système d’accords internationaux entre opérateurs) se met en place automatiquement dès votre arrivée dans le pays dont il est question. Le nouveau réseau du pays, quelques minutes après votre arrivée seulement, s’affichera alors sur votre écran de téléphone.
Les indicatifs internationaux
Des codes d’accès sont requis si vous vous engagez hors de l’hexagone. Pour la majorité des pays, il s’agit de composer le 00 (sauf pour l’Amérique du Nord où il faut composer le 011). Enfin, pour la France, vous devez ajouter 33 avant de composer le numéro de téléphone souhaité en supprimant le premier 0. Ce qui donne par exemple : 00 33 6 10 20 30 40. Si vous souhaitez appeler des numéros de personnes se trouvant dans le pays où vous êtes, l’indicatif n’est pas indispensable.
Consulter ses messages via son répondeur
Pour ce qui est du numéro de la boite vocale, il reste le même (123 pour les clients SFR, 888 pour Orange, 660 chez Bouygues Télécom, …). Le code d’accès de votre messagerie doit néanmoins être personnalisé avant votre départ. Pour pouvoir écouter vos messages, vous devrez au préalable composer un code secret. Notez que la consultation de vos messages vocaux est payante.
Téléphoner à l’étranger : le prix à payer
Ce n’est bien entendu pas parce que vous possédez un forfait illimité (en matière de téléphonie ou d’internet) qu’il l’est également à l’étranger ! A l’international le coût s’avère beaucoup plus élevé.
Selon les zones géographiques où vous vous trouvez, les grilles tarifaires varient. Elles fluctuent également en fonction de votre abonnement et de vos options souscrites, mais aussi selon les opérateurs. N’oubliez pas que vous payez aussi bien les appels sortants que les appels entrants. Gardez donc à l’esprit que si quelqu’un vous appelle de France, ce n’est pas lui qui payera la facture mais vous !
Vous voyagez régulièrement ? Sachez qu’il existe des forfaits spéciaux pour les voyageurs. Vous pouvez ainsi contracter auprès de votre opérateur une offre temporaire. Ces offres se présentent sous forme de packs, qu’il s’agisse de la téléphonie ou de la connexion internet. En principe une durée minimum d’engagement est exigée.
Concernant Internet, si vous choisissez d’utiliser la 3G, plutôt que le réseau Wi-Fi, vous ne serez pas facturé selon le temps de connexion mais selon la quantité des données échangées.
Vous partez en vacances ? N’oubliez pas l’un des indispensables à mettre dans vos bagages : les livres mention spécial pour les entrepreneurs. Si vous avez raté notre sélection des 10 films à voir quand on veut devenir entrepreneur, c’est l’occasion de vous rattraper en lisant cette sélection des livres à lire pour un entrepreneur.
1. « Entreprenez », Philippe Hayat
Cette vague d’optimiste donne goût à l’entrepreneuriat. Un livre qui sait redonner aux Français la passion d’entreprendre. Un beau message d’espoir qui cherche à transmettre motivation, conviction et détermination. D’après ce livre, pour faire le choix de se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat, une seule chose suffit : détenir une idée et partir de son envie. Cette solution aussi simple qu’elle puisse paraître ne serait autre que la clé qui ouvre les portes du succès, ou plutôt, le fer de lance de toute personne souhaitant devenir entrepreneur.
2. « Réussir … et après », Richard Branson
Richard Branson fait partie des rares chefs d’entreprise qui parviennent à combiner vie professionnelle et vie privée. Sa réussite professionnelle et son niveau de qualité de vie font de lui un exemple à suivre pour tout entrepreneur. Dans son livre, il offre aux entrepreneurs ou futurs entrepreneurs l’opportunité de bénéficier de son expérience et de son parcours entrepreneurial. Notamment par le biais de sa marque Virgin, sa notoriété à l’échelle mondiale et son succès lui confèrent toutes les composantes permettant de proposer à ses lecteurs des conseils pertinents.
3. « Si on faisait confiance aux entrepreneurs », Xavier Fontanet
Ancien dirigeant du groupe Essilor, Xavier Fontanet a tout au long de sa carrière parcourut le monde, découvrant de nouvelles et nombreuses cultures entrepreneuriales. De cette expérience il fait le constat suivant qui l’amène à écrire ce livre : pour réussir dans les affaires, il doit exister une relation de confiance. Une affirmation qui serait prête à remettre en cause les préjugés flottants au dessus de la tête de grands entrepreneurs, dirigeants de multinationales. Ce livre permet de percevoir la mondialisation autrement, sous un meilleur angle, un aspect positif et réconfortant.
4. « Rework : réussir autrement », Jason Fried et David Heinemeier Hansson
Les créateurs de 37signals et de l’un des Frameworks, outils de création d’applications web, les plus connus, du nom de Ruby on Rails renvoient une image novatrice de l’idée même de ce à quoi devrait ressembler une entreprise aujourd’hui. 37signals est une société pour le moins atypique. Elle parvient à générer un chiffre d’affaires considérable puisqu’il se chiffre en plusieurs millions de dollars. Et ce, tout en gardant un effectif relativement restreint (moins de 20 personnes). Le personnel est d’ailleurs réparti dans le monde entier et la plupart travaille de chez eux. Cette entreprise détient un mode de fonctionnement bien particulier mais qui a su faire ses preuves. Au travers de ce livre, l’on découvre la vision que ces créateurs se font de l’entrepreneuriat, une vision qui va à l’encontre des principes habituels, une vision hors normes pour ainsi dire. Ces derniers nous livrent les éléments qui ont su transformer un simple concept en leur réussite.
5. « Histoire vivante de la pensée économique », Jean-Marc Daniel
L’auteur, Jean-Marc Daniel, professeur à l’ESCP Europe enseigne sur le thème économique au travers de son livre de manière ludique. Mais surtout, cassant les idées reçues, il aborde le sujet avec humour afin de captiver les lecteurs, notamment ceux n’ayant pas au départ un goût prononcé en la matière. Qui a dit qu’économiste rimait avec triste ? Ce livre ne perd pourtant rien de son côté didactique et confère à ses lecteurs culture et savoir qui permettront à tout entrepreneur de relancer le débat en société.
6. « L’entreprise du bonheur », Tony Hsieh
L’entrepreneur américain et PDG de zappos.com (site de vente en ligne du groupe Amazon), Tony Hsieh raconte l’histoire de son entreprise depuis sa création. Un livre qui saura vous apporter de nombreux conseils au travers d’une expérience acquise par ce que l’on peut appeler une success story.
7. « La semaine de 4 heures », Timothy Ferriss
Histoire de terminer sur une touche positive qui fait rêver plus d’un entrepreneur, quoi de mieux que de parler de « La semaine de 4 heures » de Timothy Ferriss ? La vie au bureau c’est bien mais ce n’est pas tout. Ce livre confère bon nombre d’astuces permettant de rentabiliser au mieux ses heures de travail. Mais pas seulement car cela laisse place aux rêves en prenant tout simplement le temps de vivre !
A vous entrepreneur de vous lancer dans ces lectures ! Une liste non exhaustive mais qui donne envie de bouquiner pendant l’été. Et vous ? Quels sont vos livres préférés ? Faites-nous partager vos lectures.
Et s’il vous reste du temps, pourquoi ne pas écrire un livre à votre tour ?