Accueil Blog Page 935

Le marché secondaire des noms de domaine et la spéculation

L’achat d’un nom de domaine intervient généralement après plusieurs heures, plusieurs jours voir même dans certains cas plusieurs semaines de réflexion. Si le choix d’un nom de domaine est si difficile c’est qu’il va occuper une place centrale dans une stratégie de visibilité. Un nom de domaine doit être perçu comme une véritable marque à partir de laquelle une stratégie marketing va être développée.

Le travail d’analyse et de recherche aboutissant au choix d’un nom de domaine peut être effectué à l’aide d’outils fournissant les mots clés les plus usités par les internautes. Des outils de suggestions de mots clés comme Google AdWords, Keywordtool.io ou SemRush permettent de déterminer quelles sont les expressions les plus utilisées dans les moteurs de recherche pour des thématiques données. Ces résultats ventilés avec les mots clés les plus courants sur les réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook permettent de choisir de manière chirurgicale un nom de domaine.

Malheureusement, ce nom de domaine a de très grandes chances d’être déjà réservé ! Avant de décliner l’expression du nom de domaine ou de lancer un nouveau un cycle de recherche, une chance subsiste de pouvoir acquérir le nom de domaine tant convoité. Cette chance a pour nom « second marché des noms de domaine » et est trop souvent ignorée ou oubliée.

Qu’est-ce que le second marché des noms de domaine ?

Le second marché des noms de domaine permet d’acquérir des noms de domaine déjà réservés par un particulier ou une société. Si les transactions entre acquéreurs et vendeurs peuvent être effectuées de manière directe, elles sont généralement réalisées par l’intermédiaire de places de marché. Sur ces dernières, les vendeurs enregistrent les noms de domaines dont ils désirent se séparer. Ils indiquent également pour chacun s’il est vendu contre un prix fixé ou s’il est mis aux enchères.

Certaines places de marché, afin de favoriser les transactions, peuvent déterminer un prix de vente maximum pour les noms de domaine enregistrés. Les vendeurs ont alors la possibilité de demander un audit de leur nom de domaine afin de pouvoir dépasser ce seuil.

Si l’on parle d’achat et de vente de noms de domaine, il est important de rappeler que l’on n’achète pas un nom de domaine mais un droit d’utilisation auprès d’un registrar et ce pour une période donnée. Le détenteur d’un nom de domaine peut renouveler cette réservation avant la fin de cette période. Il est ainsi possible de conserver un nom de domaine ad vitam æternam.

Valeur des noms de domaine sur le second marché

L’acquisition d’un nom de domaine sur le second marché est généralement plus onéreuse que la réservation d’un nom de domaine sur le premier marché, où le prix correspond en grande partie aux frais d’enregistrement.

Sur le second marché, les prix sont fixés par les revendeurs et certains, voir même une majorité, ont fait de leurs ventes une véritable activité professionnelle, appelée domaining. Ces vendeurs sont appelés des domaineurs. Cette activité spéculative ne doit pas être confondue avec le cyber-squatting, qui consiste à enregistrer des noms de domaine dans le but de tirer profit de la réputation d’une marque.

Si l’internet francophone est peu propice aux domaineurs, certaines ventes peuvent dépasser les dizaines de milliers d’euros. Par exemple, le nom de domaine credit.fr a été vendu en 2010 pour 587 500 euros. Les extensions anglophones sont plus sujettes aux ventes spectaculaires. Facebook a par exemple racheté le nom de domaine fb.com pour 8,5 millions de dollars!

Si la spéculation occupe une place importante sur le second marché, il est heureusement possible d’acquérir à des prix raisonnables des noms de domaine. Certains webmasters utilisent en effet ces places pour revendre des noms de domaine qu’ils n’utilisent pas ou plus. Dans ce cas, l’acquisition d’un nom de domaine est en général à la portée de tous les budgets.

Le second marché peut également permettre non seulement d’acquérir un nom de domaine mais aussi son contenu.

Avant de racheter un nom de domaine

Avant d’acquérir un nom de domaine, une étude de son passé est fortement recommandée. Cette analyse est encore plus importante lorsque l’opération est effectuée sur le second marché. Le nom de domaine a en effet une plus grande probabilité d’avoir été actif au cours des derniers mois.

Cette analyse a pour objectif de déterminer si le nom de domaine est ou non dans le bac à sable des moteurs de recherche. L’étude du contenu existant, ou passé avec par exemple le site archive.org, et des liens retour (les backlinks) avec des outils comme aHref ou Majestic, permet de juger si un nom de domaine va ou non être difficile à référencer.

D’autres critères doivent également être pris en compte avant d’acquérir un nom de domaine. Son ancienneté, son extension ou encore son potentiel de trafic permettent de juger si l’opération financière est intéressante ou non.

Alternative au premier et au second marché : les nouvelles extensions de noms de domaine

Les noms de domaine génériques se font rares sur le premier marché et sont souvent très onéreux sur le second marché. Pour mettre fin à cette pénurie et à cette spéculation, l’autorité en charge des noms de domaines, l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), a autorisé en 2012 la création de 2000 nouveaux noms de domaines de premier niveau. Les premiers ont été lancés en 2014.

Il est par exemple aujourd’hui possible de réserver des noms de domaine présentant des extensions comme .paris, .voyage ou encore .bzh. Ces nouvelles extensions offrent de belles opportunités même si de nombreux noms de domaines génériques ont déjà été réservés … et remis en vente sur le second marché.

Les entrepreneurs qui ont le gout de la réussite

Epicuriens et amoureux de l’Asie, Nicolas et Plap de l’Atelier Thaï se mettent au service de leur passion. Le palais fin et l’esprit aiguisé, ils savourent l’effort de leurs ambitions. Entretien avec Nicolas, un homme d’ici, venu nous parler d’ailleurs.

Un parcours loin des fourneaux.

Pour ce parisien, issu de formation classique en marketing, commerce et gestion, respectivement l’ISCA, l’ESCG et l’ESG, rien ne laissait présager une carrière d’entrepreneur dans la restauration. Au sortir de ses études, Nicolas siège au poste de commercial ou responsable achat, au sein de grandes structures de renom telles que Hilti, Valeo et Integral Energy Australia. A 35 ans, il nous confirme que « jamais il n’aurait un jour imaginé évoluer dans le domaine de la cuisine ». Et pourtant, en fin d’année 2012, lors d’une discussion avec Plap Saropala, amie de longue date, d’origine thaïlandaise, le pari est pris. Tous deux animés par l’envie d’entreprendre, ils se posent sur « un créneau très spécifique » et « peu exploité en France » en mêlant leurs compétences. Elle, enseigne « la gastronomie et l’art de la table thaïlandais »; lui, sait communiquer, vendre et gérer un produit. Le business plan esquissé, ils s’autofinancent et fondent l’Atelier Thaï.

L’aventure entrepreneuriale à deux.

Comme son nom l’indique, il s’agit d’une structure qui accueille particuliers et entreprises et dispense des cours de cuisine et de dressage d’assiette avec parfois des animations de type « challenge à la Top Chef » qui connaissent un franc succès. Situé à République, dans le 11ème arrondissement de Paris, il s’agit d’un lieu d’échange et d’apprentissage où occident et Orient se mélangent. Plap et Nicolas se diversifient en proposant un service de traiteur pour les évènements personnels comme professionnels auquel ils annexent une offre de plateaux repas d’entreprise en phase de test avec des premiers clients déjà séduits. Ils proposent ainsi chacun d’emprunter un chemin savoureux et de partir à la rencontre du royaume de Siam.

On ne s’improvise pas  patrons.

Leur lancement est « lent et laborieux » mais ce duo n’en démord pas et redouble d’effort. Ils savent que la voie choisie est semée d’embûches: Le cœur du projet est d’ « initier les français à la culture thaïe par sa cuisine » précise Nicolas. « C’est une vision à long terme qu’il faut adopter ». Aucun marché n’est facile, ils s’arment de patience et détermination pour y prendre leurs marques. Ils font parfois appel à des sous-traitants pour soulager leur charge de travail. Leur investissement paye, en 2016 le chiffre d’affaire d’affaires prévisionnel décolle et devrait dépasser la cinquantaine de milliers d’euros.

Une progression sans précédent pour cette petite structure. Chez Atelier Thaï, ils n’hésitent pas à s‘assouplir et innover, ils s’adaptent à la demande et ajustent leur positionnement selon la tendance. Aujourd’hui les clients ont davantage envie de plats cuisinés, la partie traiteur qui fait un véritable carton et ils y accordent de plus en plus de temps. Ils investissent également dans la création de leur nouveau site internet, le développement de la livraison et envisage d’ouvrir un food truck s’ils obtiennent les autorisations juridico-légales. Leur business model se veut évolutif et contemporain, une actualité que le cofondateur ne quitte pas des yeux.

Trouver sa place.

Pour sa société il se met aux fourneaux. Non, Nicolas ne cuisine pas (si ce n’est pour son propre plaisir), c’est la partie et toute l’expertise de Plap. Mais dans les coulisses, il s’active. Logistique, comptabilité, gestion, communication et marketing … tout passe par lui mais toujours en discussion et échanges avec Plap. « On peut s’appeler au téléphone 20 fois par jour, plus que nos familles et meilleurs amis réunis » ajoute Nicolas. Il fait face aux « charges conséquentes inattendues, notamment pour la location de lieux, la facturation », autant de détails qui n’en sont plus. Il ne se laisse pas ralentir pour autant dans sa lancée: priorité faite à la recherche de clients. « C’est comme aller à la pêche en permanence » témoigne-t-il, non sans humour.

Ce « travail de longue haleine » teste sa résistance sans jamais le décourager. « Réussir dans son business tient aussi d’un bon management de sa vie professionnelle et personnelle. » Le patronat présente pour lui « une liberté et une autonomie » qui vont de pair avec « de grandes responsabilités. »  Un métier qui vous apprend « la persévérance, la polyvalence, l’organisation mais surtout les relations humaines ». « Ne pas oublier d’où on vient est essentiel » pour ce duo de choc et de cœur, qui tient à faire profiter l‘association SOLISANE de leur croissance.

L’entreprise reverse 1€ pour chaque inscription à l’un de ses ateliers et aide la jeunesse défavorisée de l’ISAN, au nord-est de la Thaïlande, à poursuivre sa scolarité. Une façon pour eux de garder les pieds sur terre, toujours en contact avec la réalité de là-bas. L’humilité est de mise chez Nicolas et Plap, conviviaux et généreux, qui se font les dignes ambassadeurs du « Pays du sourire ».

5 conseils pour développer son business en régions

A l’occasion de Parcours France, le Salon des Projets en Régions (9è édition à Paris – Espace Champerret le mardi 11 octobre), Antoine COLSON co-fondateur de l’événement nous livre ses cinq conseils pour bien développer son business en régions ! 

Trouver le bon spot !

C’est une remarque évidente, mais toutes les villes et toutes les régions ont leur spécificité ! Il est donc essentiel de trouver le bon spot pour développer votre entreprise dans une autre région. S’il s’agit d’une implantation commerciale, l’environnement concurrentiel et le marché local seront vos principales préoccupations. S’il s’agit par exemple d’une cellule de R&D, de développement ou de votre siège, vous serez très sensible aux compétences locales (est-il facile d’y trouver / d’y attirer un développeur web ?), à votre qualité de vie et aux coûts opérationnels. Après, rien n’empêche d’aller hors des sentiers battus. Le siège de Red Bull en Autriche est par exemple sur un petit lac en pleine montagne, dans un village de 1 000 habitants !

Se créer un réseau localement…

Il est essentiel d’être rapidement identifié dans votre nouvelle région d’implantation. Par vos clients locaux (c’est le plus facile), par les pouvoirs publics qui peuvent souvent vous donner un coup de pouce, par les entreprises et les entrepreneurs locaux (pour bénéficier de leur réseau…) et plus largement pour vous intégrer ! Quelques idées simples : rejoindre un club d’entrepreneurs, assister à des événements professionnels, faire des rencontres hors du cadre professionnel (sport, culture, famille…), etc. Le succès de votre business passe aussi par ça !

Le recrutement, clé d’une implantation réussie ?

Mettez un point d’honneur à recruter la bonne personne ! Votre premier employé sera votre ambassadeur dans votre nouvelle ville / région. Il est important qu’il s’y sente à l’aise et évolue en confiance. Souvent une recrue locale ou qui connaît la ville pourra vous aider à aller plus vite dans le développement de votre business…

Ne pas avoir d’a priori

N’ayez aucun a priori local. Ne pensez pas à l’avance que les marseillais sont comme ci et les normands comme ça… La plupart du temps, ces a priori vous suivront et vous pénaliseront ! Explorez aussi plusieurs options en matière d’implantation. Souvent, pour se développer dans l’Ouest les entreprises s’orientent vers Nantes ou Rennes. Mais pourquoi pas Saint-Malo ? Ou Rouen ? Ou au Mans ? Comparez avant de choisir, sans céder aux clichés !

Lancez-vous, prenez vos premiers contacts !

Vous avez une idée de destination pour votre business ? Foncez, prenez le premier TGV pour y faire vos repérages. A cette occasion, multipliez les contacts et les rendez-vous. Ils vous donneront vite la température ! Je vous conseille de rencontrer les acteurs locaux de l’entrepreneuriat, des agents immobiliers, l’antenne bancaire ou comptable locale et de prendre des rendez-vous désintéressés avec des membres de votre réseau… ils vous donneront sans doute de bons conseils !

A l’occasion de PARCOURS FRANCE 2016, Dynamique Entrepreneuriale animera à 17h15 un atelier intitulé « Créer, développer ou se servir de son réseau en région ! ».

http://www.parcoursfrance.com/programme/18h15-19h00-creer-reseau-professionnel-regions/

Quelles difficultés pour une femme entrepreneure aujourd’hui ?

Même si les mentalités globales tendent à évoluer, une part conséquente des freins à l’entrepreneuriat féminin se rencontre avant même le lancement (autocensure, manque de confiance de la part des partenaires, etc.). Quelles difficultés spécifiques les femmes rencontrent-elles pour entreprendre ? Et comment faire pour les dépasser ? Eclairage. 

S’imaginer en entrepreneure : des représentations mentales à changer ?

Pourquoi les femmes restent-elles si peu, en proportion (30% des créations), à se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat ?

On pourra tout d’abord souligner le manque de ce que les Américains appellent role model : des personnes à qui s’identifier. Parce que les dirigeantes sont aujourd’hui moins nombreuses que les dirigeants masculins -et encore moins nombreuses à des postes médiatisés-, l’entrepreneuriat est une possibilité moins facilement envisagée par les femmes.

Quand elles dépassent le manque de confiance en soi causé par les stéréotypes, on note qu’elles ont tendance à entreprendre dans des secteurs jugés traditionnellement plus féminins : services à la personne, communication, culture, etc. Rares sont celles qui osent briser un double tabou, en entreprenant dans un métier jugé plus masculin, lié à l’industrie ou au bâtiment, par exemple.

Or, ce type de limitation « mentale » n’est pas sans conséquences, sur la taille de l’entreprise (les femmes créent davantage d’entreprises individuelles ou TPE que les hommes) et le chiffre d’affaire (en moyenne, 71K€ chez les femmes vs. 150K€ chez les hommes). Une tendance qui ne fait qu’entretenir l’idée que certains secteurs demeurent des prés carrés masculins, et qui contribue à nourrir les schémas mentaux qui ne favorisent pas l’entrepreneuriat féminin.

Obtenir du soutien pour lancer son entreprise : encore moins facile quand on est une femme ?

Bien évidemment, en matière d’entrepreneuriat féminin, les difficultés rencontrées ne se limitent pas à un manque de confiance en soi. Les différents acteurs et partenaires qui concourent à l’émergence (et la réussite) d’un projet d’entreprise semblent par ailleurs moins présents lorsque l’entrepreneur est une femme.

L’accès au financement est d’abord un vrai problème : bien qu’elles demandent moins de prêts bancaires, les entrepreneures se voient opposer un refus près de deux fois plus souvent que les hommes : 4,3% vs. 2,3%. Dans la mesure où elles désirent souvent emprunter de petites sommes, elles sont réorientées vers des organismes de micro-crédit. Ce type d’organisme demande généralement des garants. L’appui des proches (famille, conjoint…) devient donc doublement crucial : financièrement et mentalement.

Autre point important pour le lancement d’une entreprise : les études montrent que l’utilisation d’un réseau professionnel est beaucoup moins fréquente chez les femmes que chez les hommes. Pourtant, ces dernières auraient tout à y gagner.

Se voir reconnue en tant que chef d’entreprise : un défi privé et professionnel

On ne compte plus les dirigeantes à qui l’on demande poliment s’il est possible de parler à leur patron : prestataires, clients, et partenaires s’avèrent souvent incrédules. Mais surtout, les négociations prennent un tout autre tour quand l’interlocuteur se refuse à prendre la chef d’entreprise au sérieux, ce qui a des répercussions professionnelles importantes.

Il est aussi important, pour une femme entrepreneure, que son statut soit pleinement reconnu chez elle. Exemple certes cliché, mais néanmoins toujours d’actualité : la prise en charge à part égale des tâches domestiques par les différents adultes vivant dans le logement n’est malheureusement pas encore d’actualité, ce qui permettrait pourtant à tout entrepreneure de consacrer l’énergie nécessaire à son entreprise.

Des difficultés spécifiques en voie de résorption ?

Après la liste des obstacles, n’oublions pas de dresser celle des motifs d’optimisme. Peu à peu, les représentations mentales concernant la place des femmes dans la société évoluent (en ce qui concerne la famille, le monde professionnel, etc.), ce dont les entrepreneures ne peuvent que bénéficier. De plus, le gouvernement s’est saisi de la question du financement avec la création du FGIF, et le crowdfunding offre de nouvelles solutions sur ce plan. Enfin, le volontarisme en la matière permettra l’émergence de modèles à suivre pour les futures entrepreneures.

L’entrepreneur qui vous aide à créer et développer votre franchise

Interview de Christophe Bellet, cet ancien manager du retail, qui accompagne les dirigeants dans la création de franchise en vous aidant à établir votre stratégie commerciale et de développement et aussi dans vos recrutements.

Quel est votre parcours (estudiantin, professionnel et personnel) avant la création de votre entreprise ?

J’ai effectué 24 ans de management dans le retail (commerce spécialisé). 12 ans en tant qu’opérationnel (responsable de rayon  à directeur régional en passant par directeur de magasin) complété par 12 ans de vision stratégique (de directeur d’enseigne sur le plan national à directeur général).  Les enseignes principales  pour lesquelles j’ai travaillé sont Décathlon, La Halle aux chaussures, la Foir’fouille, Z , Beauty succes, Clair de baie et La Redoute

Quand avez-vous créé votre propre entreprise ? Dans quel secteur ? Et surtout pourquoi (anecdote, déclic) ?

Après avoir piloté un important plan social de 470  salariés à la suite de la fermeture de 100 magasins, j’ai voulu créer du business et non en détruire et vivre de mon expertise de développeur. En mars 2010, j’ai donc lancé la société GAGNER en Franchise qui fait du conseil en développement de franchise avec 3 activités :

  • accompagnement des futurs franchiseurs ou autrement dit comment devenir franchiseur,
  • accompagnement en stratégie commerciale et développement
  • recrutement de franchisés.

Aujourd’hui nous réalisons environ 300K€ de chiffres d’affaire avec 4 consultants indépendants.

Je suis membre du collège des experts de la fédération française de la franchise depuis 4 ans.

Quelles ont été les principales difficultés rencontrées ? Et inversement les principales satisfactions ?

  • La plus grande difficulté que j’ai rencontrée a concerné la trésorerie à la suite d’un impayé de plus de 20 000 euros. Depuis je me bats pour faire respecter les délais de paiement, j’ai élevé mon degré d’exigence tout en gardant du plaisir.
  • La plus grande satisfaction réside dans la confiance de nos clients : plus de 30 clients à ce jour, avec de nombreux clients qui nous recommandent auprès d’autres franchiseurs.  Autre satisfaction depuis un an, avec  l’arrivée d’un consultant spécialisé à l’international, nous accompagnons de nombreux clients sur l’étranger. Par ailleurs, je ne suis plus dépendant des changements stratégiques des dirigeants ou des actionnaires.  Je prends et j’assume les risques et mes erreurs, ce qui me permet d’aller de l’avant avec positivisme. Quand on a une ambition on sait où l’on va. Je suis mon propre patron, je suis autonome, Quand on est motivé on prend du plaisir, et on peut transformer la contrainte en plaisir.

Quelles sont les perspectives d’avenir pour votre entreprise ? Pensez-vous vous développer à l’international ? Pensez-vous à effectuer des levées de fonds ?

Nous souhaitons poursuivre l’activité de GAGNER en Franchise avec une croissance à deux chiffres, développer encore plus l’international plus particulièrement sur le Moyen Orient, l’Asie du sud-est, le Canada, les Etats Unis et bien sur L’Europe.  Avec l’ensemble des consultants nous travaillons tous les jours pour augmenter la notoriété de GAGNER en Franchise et devenir la référence du conseil en développement en franchise.

Comment conciliez-vous vie professionnelle et vie personnelle ?

La motivation est universelle, exponentielle et inépuisable mais il faut la cultiver. Ce n’est pas toujours facile de concilier une vie professionnelle très riche et des passions personnelles je fais beaucoup de sport (trail, marathon, randonnée, ski, ski de rando, voile, surf, vélo, vtt….). J’ai la chance d’habiter à La Rochelle: j’essaye de rentrer tous les jeudi soir et repartir le lundi ou mardi matin, ainsi je peux vivre mes passions et partager ces grands week-ends avec ceux que j’aime. Cet équilibre est important pour moi et contribue à la performance professionnelle.

Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur qui se lance pour réussir ?

Réaliser une bonne étude de marché est un atout incontestable et de rester toujours positif. N’hésitez à vous entourer de bons conseillers sur la phase de lancement. Prenez conscience qu’il faut toujours être proactif sur le plan commercial  même si le carnet de commande est complet, il ne faut jamais délaisser la prospection.

Aujourd’hui comment fais-tu pour développer ton réseau ?

J’anime des conférences, je participe à 4 à 5 salons par an, je suis actif sur le Web, j’ai une newsletter (5000 abonnés), je participe à des cocktails  d’entrepreneur et j’entretiens mon réseau des anciens collègues des diverses entreprises dans lesquelles j’ai œuvré.

L’entrepreneur qui aide les entrepreneurs à entreprendre

Dominique Beudin, fondatrice de BE-ST Conseil et Prestations, a d’abord lancé son activité dans les pays où elle a passé son enfance et se consacre désormais a aidé les start-ups françaises à se monter.  

Quel est votre parcours (estudiantin, professionnel et personnel) avant la création de votre entreprise ?

Mon enfance s’est déroulée dans plusieurs pays africains (père ingénieur des Mines  expatrié) et je suis arrivée en France à 14 ans. Je suis très imprégnée par cette enfance africaine qui m’a donné à la fois le goût de l’exotisme et le désir d’aider ces pays à se développer. J’ai suivi une Grande école scientifique (ENSAE), et obtenu un MBA Insead, un Diplôme d’expertise comptable et un DEA de Droit des Affaires. Pendant 10 ans, J’ai effectué du conseil dans un grand cabinet puis 25 ans dans le Groupe Agence Française de Développement dans plusieurs fonctions hiérarchiques dont la dernière était la Direction financière de la filiale secteur privé PROPARCO.

Quand avez-vous créé votre propre entreprise ? Dans quel secteur ? Et surtout pourquoi (anecdote, déclic) ?

J’ai créé mon activité en 2004, pour donner des cours à la suite d’une demande, en complément de mon activité professionnelle. En 2007, ayant tous les droits à la retraite, mais aucune envie de m’arrêter, j’ai développé les activités de conseil de mon entreprise essentiellement auprès des directions financières des pays en développement dans le domaine de la conception d’outils de prévision (business plan) et de gestion (comptabilité analytique) ainsi que de la formation des équipes.

Parallèlement, dès 2005, j’ai eu l’ambition de faire à mon échelle ce que je faisais pour le compte de la société, notamment la gestion d’un portefeuille de participations. Je m’étais investie dans les réseaux de business angels, d’abord Femmes Business Angels au sein duquel j’ai présidé un club d’investissement. Puis j’ai créé en 2007 le réseau Ensae Business Angels que j’ai présidé pendant 3 ans.

Quelles ont été les principales difficultés rencontrées ? Et inversement les principales satisfactions ?

Je n’ai rencontré aucune difficulté … sauf que selon la « loi des séries » il arrive parfois trois commandes simultanées qui me font vivre un rythme d’enfer…. alors que deux mois plus tard je peux me trouver… en sous-activité ! Mais la liberté n’a pas de prix. Elle m’est chevillée au corps.

Avez-vous une anecdote à partager ?

Le nom de mon entreprise : BE-ST Conseil et Prestations… évoque bien sûr que nous sommes les meilleurs ! Je n’ai pas cette prétention, même si je pense que nous faisons du bon travail, mais il se trouve que mon nom commence par les deux lettres BE et le nom de mes enfants (et associés) par les deux lettres ST.  A nous tous, BE-ST, nous ne pouvons qu’être les meilleurs, non ?

Que représente l’entrepreneuriat pour vous ?

Pour moi, l’entrepreneuriat représente la réalisation d’un rêve de jeunesse. Il faut comprendre  que je suis une fille du baby-boom, d’une époque où les femmes n’avaient accès ni à l’X ni à HEC. Mes parents me voyaient professeur mais moi je rêvais de diriger une grande entreprise. J’ai vite compris que ce ne serait possible, dans ma génération, qu’au prix –trop élevé à mes yeux- de se dispenser de créer une famille…A la sortie de l’INSEAD en 1981 j’ai envisagé de créer ma société. Mais j’ai reporté ce projet à plus tard car j’avais  l’âge de fonder une famille. J’ai finalement réalisé mon rêve une fois mes enfants élevés et ma sécurité matérielle assurée et je ne le regrette pas. Même si la taille de mon entreprise restera modeste.

Comment conciliez-vous vie professionnelle et vie personnelle ?

Mes enfants sont grands et je suis séparée de leur père depuis longtemps… il me suffit donc de me doter d’un partenaire également actif (rire). Il est vrai qu’un retraité serait incompatible avec moi… Nous ne nous supporterions pas !

Quelles sont les perspectives d’avenir pour votre entreprise ? Pensez-vous vous développer à l’international ? Pensez-vous effectuer des levées de fonds ?

Je compte au contraire plutôt réduire mes activités hors de France, en raison de la menace terroriste qui sévit dans bien des pays africains pour lesquels je travaille. En revanche, je compte développer mon activité d’accompagnement de startup françaises, y compris vers l’international, clé de voûte de leur développement. Pour ce faire, j’ai mis au point le business model suivant, que je peux me permettre d’adopter car je n’ai pas besoin de revenus réguliers.

Si une startup souhaite que je l’aide à établir sa stratégie, son business plan et que je l’accompagne dans sa levée de fonds, je procède à une étude de son dossier, pour une facturation très modeste (quelques centaines d’euros selon la complexité du dossier). Si le dossier me semble viable, et seulement dans ce cas, je m’engage à accompagner le porteur de projet dans toutes ses actions en contrepartie d’une participation (naturellement minoritaire) au capital de sa structure. Le tout à définir ay cas par cas. Confidentialité assurée, naturellement.

Donc… oui aux levées de fonds… pour accompagner les jeunes porteurs de projet. Elle n’est pas utile pour ma structure puisque je souhaite que BE-ST reste petite… ce qui n’empêche pas sa performance !

Comment vous êtes-vous financé ?

Je n’ai pas  besoin de financement pour mon entreprise. Une expérience, un réseau, un ordinateur et la maîtrise des disciplines stratégiques et financières y sont les meilleurs investissements de départ.

Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur qui se lance pour réussir ?

Avoir d’abord une petite expérience comme salarié dans la mesure du possible. Eviter de démarrer en même temps une entreprise et une famille (un décalage de deux ou trois ans dans un sens ou l’autre est préférable). S’appuyer sur des réseaux et savoir s’entourer. Et surtout avoir de l’audace et le désir de réaliser ses rêves.  Comme dit l’adage : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait » Mark Twain

L’entrepreneure qui a résolu ses problèmes de garde d’enfants

Interview de Claire Lanneau qui a su transposer les process rigoureux du secteur informatique vers celui de la petite enfance et développer un réseau de 55 agences

Quel est votre parcours (estudiantin, professionnel et personnel) avant la création de votre entreprise ?

J’ai 10 ans d’expérience dans le domaine de l’informatique, essentiellement en SSII, vente de solutions intégrées en mode projet auprès de grands comptes et j’ai suivi une formation en école de commerce (BBA ESSEC Management)

Quand avez-vous créé votre propre entreprise ? Dans quel secteur ? Et surtout pourquoi (anecdote, déclic) ?

Mère de famille active ayant vite été confrontée au problème de la garde des enfants, je crée une agence de « Baby-sitting » en 1998. Mon idée: appliquer au domaine des services à la personne les process rigoureux acquis dans le monde du projet informatique et offrir aux particuliers un haut niveau de service et de réactivité. A chaque besoin de garde, Babychou Services apporte une solution. En 2006, je décide de dupliquer le modèle bien rodé du site pilote parisien et depuis le réseau se développe.

Pouvez-vous me donner les chiffres de votre entreprise (date de création, nombre de salarié, chiffre d’affaires…) ?

Je crée en 1998 sous forme associative car à l’époque la réglementation ne permettait pas aux entreprises d’investir le champ du service à la personne. En 2006, je crée l’entreprise à proprement parler et la société de franchise. Aujourd’hui, nous comptons 55 agences, dont 6 en propre avec un  développement majoritaire en franchise Notre CA prévisionnel 2016 est de 15 M€

Quelles ont été les principales difficultés rencontrées ? Et inversement les principales satisfactions ?

Dans notre secteur, historiquement ce sont  les difficultés réglementaires (nous sommes soumis à un agrément de l’état pour la garde d’enfant de moins de 3 ans). Actuellement encore, les  difficultés sont liées à la complexité du droit social français.

Mes principales satisfactions restent de fédérer des équipes autour de mon projet qui est devenu un projet commun avec les salariés, les franchisés mais aussi de partager cette réussite. Et en tant que mère de famille, une certaine fierté vis-à-vis de mes enfants auxquels je transmets je crois une grande énergie et la confiance en l’avenir (tout au moins, j’essaye… !)

Comment vous êtes-vous financé ?

Au départ, je n’avais pas besoin de financement. Puis j’ai fait appel à un peu de financement bancaire pour créer de nouvelles agences et racheter les parts de mon ex-associé.

Comment conciliez-vous vie professionnelle et vie personnelle ?

J’arrive à bien « segmenter » les deux univers, et aussi je fais du sport (course à pied, marche, golf…)

Avez-vous une anecdote à partager ?

Une de mes anciennes baby-sitter est devenue notre attachée de presse, il y a vraiment une « communauté Babychou ! »

Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur qui se lance pour réussir ?

Avoir toujours envie d’avancer, faire partager son envie de réussir, tout en sachant partager certaines responsabilités au bout d’un moment car sinon, on ne peut pas croître !

Quelles sont les perspectives d’avenir pour votre entreprise ? Pensez-vous vous développer à l’international ? Pensez-vous effectuer des levées de fonds ?

Notre perspective d’avenir est de développer la franchise pour avoir 100 agences en France en 2020. J’étudie également la croissance externe sur mon secteur pour renforcer mes agences en propre, surtout sur la région parisienne.

Que représente l’entrepreneuriat pour vous ?

L’entrepreneuriat c’est la  liberté et l’envie d’entraîner des gens dans son aventure.

Aujourd’hui comment fais-tu pour développer ton réseau ?

Trois axes : les relations presse, les réseaux sociaux, et adhérer à des clubs d’entrepreneurs comme Dynamique Entrepreneuriale » !

Quand l’électronique vous mène à la domotique

Interview d’Albert Boucoucha, passionné d’électronique qui s’est lancé afin d’allier sa passion pour le design avec l’électronique 

Quel est votre parcours avant la création ?

Je suis passionné d’électronique depuis l’âge de 10 ans. Ma chambre était un vrai laboratoire. Je fabriquais mes propres circuits imprimés, et j’équipais déjà la maison familiale de mes réalisations. Pendant 30 ans, j’ai été Maitre d’œuvre, électricien, électronicien et architecte d’intérieur à mon compte. Mais je pense qu’on n’a jamais fini d’apprendre. Après vingt-cinq ans d’exercice comme électricien, et muni de quelques compétences en électronique et informatique, j’ai consacré deux ans à me former à l’ensemble des protocoles générés par les fabricants, qui définissent le moyen de communication utilisé entre les périphériques et la centrale, ou box domotique. Une formation qui s’est avérée indispensable pour préconiser la solution la plus adaptée à mes clients car tous ces protocoles sont des langages et des systèmes d’intégrations différents, qui ne savent pas communiquer entre eux.

Comment est née l’entreprise ?

Avec le temps, j’ai pris goût au design et à la lumière. Passionné d’électronique, j’aime les beaux objets, d’autant plus quand ils apportent quelque chose aux personnes. J’ai lancé mon entreprise en 2015 et mes deux enfants qui m’ont rejoint dans l’aventure. Eden, s’occupe des installations sur le terrains et Eliran du management des sous-traitants. Cela m’a permis d’allier mes deux passions et de partager cette aventure avec ma famille. Aujourd’hui, nous occupons de faire parler les objets entre eux, pour le plaisir de nos clients et de nos confrères électriciens.

Qu’est-ce que DOMOTIZY aujourd’hui ?

DOMOTIZY réalise 150 000 euros de CA avec 3 salariés. L’entreprise propose un intérieur connecté avec un esprit déconnecté. Nous faisons de multiples prestations en domotique tous systèmes : Installation / intégration / électricien spécialiste. Par ailleurs, je suis conférencier (Université de Créteil – Niveau Licence), conseiller-prescripteur,  intégrateur-domotique, formateur et coach pour les professionnels du bâtiment. Pour ce dernier je propose un accompagnement technique, effectue des préconisations et participe à la programmation.

Quelles sont les perspectives d’avenir pour votre entreprise ?

Nous voulons intégrer cette année deux ingénieurs pour développer les projets et un technicien licencié en domotique et un chargé d’affaire pour booster notre croissance. J’effectue actuellement une levée de fonds afin de créer un showroom dédié à la Domotique.

Un dossier est en cours avec une société de crowdfounding et un investissement a été réalisé dans une startup dans laquelle nous avons créé un box connectée.

Aujourd’hui comment fais-tu pour développer ton réseau ?

Je réalise de nombreuses actions qui me permettent d’étendre mon réseau postes au sein d’associations professionnelles.

Signe du temps, mon activité de consultant augmente : président de la cellule domotique à la CSEEE, j’organise « La journée connectée » avec PROMOTELEC. Je suis aussi membre actif à la FFD où je développe une charte de binômes (électricien/ domoticien, architecte/intégrateur domotique, ergothérapeute/électricien). Côté médias, j’ai fait la couverture du Moniteur et j’ai partagé mon expérience sur RMC (émission “Les Experts”). J’anime des conférences aux clubs artisans du distributeur REXEL pour faire découvrir la domotique aux électriciens. Enfin, conférencier à l’Université Paris 12, je développe avec quatre étudiants le projet “Home concept

Domotizy”, vitrine professionnelle de tous les systèmes domotiques actuels.

Que représente l’entrepreneuriat pour vous ?

La plus belle façon d’exprimer son savoir et de le partager pour en vivre.

Comment conciliez-vous vie professionnelle et vie personnelle ?

Passionné par mon métier et ma vie personnelle, l’équilibre se fait parfaitement.

Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur qui se lance pour réussir ?

Ne jamais mettre le doute en soi et ne jamais regarder derrière soi

L’entrepreneur qui dope votre business

Alain Muleris, a fait du commercial sa passion et créé son entreprise autour de cette profession. Interview d’un dirigeant qui ne manque pas de vitamines. 

Quel est votre parcours (estudiantin, professionnel et personnel) avant la création de votre entreprise ?

La vie active a été de suite une véritable délivrance. Après une scolarité assez terne, j’ai effectué une maîtrise d’économie à la Sorbonne. Outre la culture générale liée à cet enseignement, j’ai essentiellement appris à m’organiser dans mon travail. La vie active m’a réservé, quant à elle, de nombreuses excellentes surprises. Mon premier « boulot », livreur de logiciels pour financer mes soirées étudiantes du samedi, m’a permis de rencontrer 2 entrepreneurs qui ont eu une influence cruciale. Je suis resté 12 ans dans l’entreprise et j’y ai découvert l’histoire et la vie d’une start-up. J’ai assumé la fonction de directeur commercial France, bâti le réseau de distribution et fait référencer les softs au sein d’enseignes prestigieuses. J’ai managé avec envie et énergie une équipe d’une dizaine de commerciaux. Après plusieurs expériences en tant que Directeur Commercial dans divers secteurs, j’ai décidé de créer Vitamine V.

Quand avez-vous créé votre propre entreprise ? Dans quel secteur ? Et surtout pourquoi (anecdote, déclic) ?

Je lance VITAMINE V, la vente efficace, en janvier 2013. Le constat est simple : j’aime la vente et je constate une réelle carence de professionnalisation des commerciaux. Je décide de former et d’accompagner celles et ceux qui sont amenés à vendre qu’ils soient commerciaux ou dirigeants. Mes deux particularités tiennent au fait de mon expérience de directeur commercial sur plusieurs marchés. Je suis parfaitement légitime pour transmettre savoirs et techniques de vente car je connais la vie de commercial. Ensuite je m’intéresse réellement à mes clients, celles et ceux qui me font confiance pour développer leur activité. Je décide donc d’accompagner commercialement avec appétence et éthique.

Au sein de Vitamine V, j’aide mes clients à trouver leurs clients. J’ai cette chance d’avoir fait de ma passion, mon métier. Depuis plus de 20 ans en tant que commercial puis directeur commercial, je développe mes compétences professionnelles en vente. Je mets maintenant mon expertise au profit de mes clients pour accroître leur performance commerciale.

Pouvez-vous me donner les chiffres de votre entreprise (date de création, nombre de salarié, chiffre d’affaires…) ?

Je travaille seul au sein de Vitamine V. Je fais néanmoins appel à d’autres consultants formateurs pour pouvoir traiter ensemble des dossiers de plus grande envergure. Je travaille mon réseau et je m’intéresse aussi à ce que font les autres.

Que représente l’entrepreneuriat pour vous ?

L’entrepreneuriat, c’est « gonflé ».(rires)  Il s’agit d’être ambitieux, d’avoir un but et de vouloir réussir. La réussite ne vient pas seule. Il s’agit de saisir des opportunités et/ou de prendre tous les risques. Entreprendre, c’est savoir prendre des décisions, se remettre en cause, assumer sa posture. C’est aussi travailler à des rythmes différents d’une semaine à l’autre. C’est aimer ce qu’on fait et ce qu’on produit. C’est également une certaine forme de liberté et être à l’écoute des signes du marché. C’est enfin beaucoup de travail car je fais tout, même s’il m’arrive évidement d’aller chercher des compétences externes.

Quelles ont été les principales difficultés rencontrées ? Et inversement les principales satisfactions ?

J’ai appris que l’expérimentation est capitale. Avant de démarrer, j’ai effectué une formation commerciale de test d’une demi-journée en conviant des entrepreneurs à y assister et me faire un retour. Il s’agissait de créer un pilote, une sorte d’épisode zéro. Leurs remarques pertinentes m’ont permis de constituer mon offre et de partir dans la bonne direction (encore merci à eux !).

Une difficulté rencontrée a été – un moment – d’être confronté à mes propres croyances. J’ai ainsi cru ne pas être capable d’effectuer des formations chez des grands comptes. J’ai néanmoins su saisir une opportunité pour animer des sessions de formation chez un grand compte. Les participants ont été très satisfaits. Cette expérimentation m’a permis de lever mes freins et de constater que les grands comptes appréciaient mon type d’animation, changeaient leur comportement commercial et que les résultats étaient bien au rendez-vous. Maintenant j’affectionne particulièrement travailler avec des grandes entreprises.

 

Comment vous êtes-vous financé ?

Je n’ai pas fait appel à un financement extérieur.

Comment conciliez-vous vie professionnelle et vie personnelle ?

Ces 2 aspects de ma vie cohabitent harmonieusement. J’alterne des périodes professionnelles très actives avec des phases me permettant de prendre du recul. Comme ma vie professionnelle me plaît et que j’y prends beaucoup de plaisir, cela se ressent évidement dans ma  vie personnelle car elles sont heureusement étroitement imbriquées.

Avez-vous une anecdote à partager ?

J’ai démarré mon activité sous la dénomination Alain Muleris Consultant (j’ai encore mes 1ères cartes de visite), et je n’aimais pas du tout ce nom professionnel. Après quelques mois d’activité, j’ai demandé à mes clients ce qu’ils avaient apprécié pendant les formations. Une grande majorité de mes clients mentionnait le fait de ressortir de ces sessions « regonflés », avec un maximum d’énergie, prêt à aller vendre. A la suite d’un brainstorming avec un ami, le nom VITAMINE V est né. Je suis très content de ce nom qui qualifie bien mon travail et une partie de mon apport. De plus, il est manifestement facilement mémorisable.

Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur qui se lance pour réussir ?

Je donnerai un conseil uniquement à celui qui a envie de le lire J… et de ne pas le suivre. C’est très simple : y croire et expérimenter. Y croire car il faut avoir une bonne dose de confiance en soi pour ne pas se laisser détourner de son objectif. Expérimenter car cela évite bien des erreurs et cela fait gagner un temps et une énergie précieuse.

Quelles sont les perspectives d’avenir pour votre entreprise ? Pensez-vous vous développer à l’international ? Pensez-vous à effectuer des levées de fonds ?

Je développe actuellement Vitamine V sur 2 axes clairs et définis qui ont fait leurs preuves :

  • L’accompagnement commercial de dirigeants et notamment au sein des cabinets d’avocats. Je compte développer le coaching commercial sur cette cible particulière qui en a besoin et que j’apprécie particulièrement.
  • La formation vente au sein de grands comptes. Je compte développer les formations commerciales avec ce type de clients, et ce quel que soit le marché en apportant une touche différenciante.

Aujourd’hui comment fais-tu pour développer ton réseau ?

Je cherche, je teste et je bouge sans cesse. Je développe mon réseau physique en étant membre actif dans certains réseaux (ex : Club Dynamique). Après avoir été membre du CJD  (centre des jeunes dirigeants à Paris pendant 5 ans), j’ai compris que le réseau était essentiel pour développer une activité et rencontrer les bonnes personnes. Je développe également mon réseau au travers LinkedIn que j’utilise quotidiennement. Il me permet d’entrer facilement en contact avec des professionnels que j’ai ciblés. Dans les 2 cas, réseau physique et réseau digital, cela permet aussi à des professionnels en recherche d’expert de me trouver et faire appel à mes services !

Interview d’Annick Pasquier, une entrepreneure au pas de danse

Annick Pasquier, cette passionnée de danse a réussi à allier sa passion avec son activité professionnelle en créant deux sociétés aux services du bien-être. Entretien avec ses dirigeantes pleines de vie.

Quel est votre parcours (estudiantin, professionnel et personnel) avant la création de votre entreprise ?

J’ai un parcours un peu atypique puisque je suis diplômée dans différents domaines qui se touchent, je suis d’abord diplômée de l’école Irène Popard en Gymnastique rythmique et sportive, en médecine chinoise (shiatsu – réflexologie – psycho corporelle) et en Feng shui. Concernant ma carrière, j’ai commencé en danse classique puis j’ai évolué vers la danse contemporaine pour finir par le modern jazz et claquette. Je suis également professeur de jazz à l’école de mes origines (ndlr : Irène Popard) et directrice d’une compagnie de danse. J’ai à mon actif 4 livres publiés chez Hachette sur le bien être.

Quand avez-vous créé votre propre entreprise ? Dans quel secteur ? Et surtout pourquoi (anecdote, déclic)?

Je fais d’abord ce métier car c’est une passion. Tout naturellement la danse m’a amenée vers des techniques corporelles thérapeutiques. Je suis passée grâce à la danse: « du corps au service de l’art, à l’art du corps » par ces techniques de développement personnel. Et cela me plait puisque cela fait 19 ans que je dirige Résonances pour les particuliers (150 inscrits actuellement) et activ-attitudes depuis 12 ans (formation et coaching en entreprise).

Quelles sont les activités des différentes boites ?

L’association Résonances a été créée à Paris en 1997. L’activité principale consiste en des cours de stretching, de gymnastique douce, anti-mal de dos et à destination des seniors. Nous faisons des séances particulières de shiatsu, de relaxation ainsi que des ateliers, conférences et stages. J’ai créé Activ attitudes  en 2004. L’entreprise évolue dans les formations en entreprise sur : le développement personnel,  la gestion du stress, les risques psychosociaux, la vie en open space. Elle propose des coachings en entreprise pour managers et dirigeants et master class pour top managers.

Que représente l’entrepreneuriat pour vous ?

L’entrepreneuriat c’est avant tout une liberté d’action, un challenge, la joie de faire un métier passionnant, sans routine, créatif. Créer sa boite permet de choisir et décider en suivant son instinct. Pour finir, il s’agit surtout de vivre sa passion au travers de l’activité professionnelle. Evidemment ce bonheur déteint sur ma vie personnelle !

Quelles ont été les principales difficultés rencontrées ?

Il reste toujours difficile de se faire une place et de se faire reconnaître au sein des entreprises. Etre fiable face aux clients, éviter les pièges et les tentations pour rester en cohérence avec son discours. L’une des grandes difficultés reste de garder la tête froide et faire face à toutes situations.

Et inversement les principales satisfactions ?

J’estime que j’ai beaucoup de chance. J’ai eu de très belles opportunités, des occasions improbables de travail dans des grands groupes comme Canal+, Orange, SNCF, BPCE, Natixis… Grâce à cela, j’ai fait de très belles rencontres avec des personnes passionnantes, brillantes et pour certaines visionnaires.

Il est particulièrement satisfaisant d’apporter aux autres l’équilibre mental, physique, émotionnel afin qu’ils se sentent à la hauteur. Parler de la qualité de vie au travail, de la posture au travail (tenue, posture, allure, mental: leitmotiv) permet de renforcer l’estime de soi. Il s’agit d’un travail sur soi qui touche l’émotionnel

Comment vous êtes vous financé ?

Je me suis autofinancé en étant depuis le début salariée pour Résonances et Activ-attitudes.

Comment conciliez-vous vie professionnelle et vie personnelle ?

J’ai l’avantage de dormir peu et je travaille beaucoup ! J’ai rapidement appris à travailler vite et à aller à l’essentiel en rythmant mon travail en différentes phases. Je suis également très structurée et organisée, ce qui me permet de bien concilier les deux comme une respiration. L’inspiration pour la vie pro et l’expiration pour la vie perso. En réalité, je considère que mes deux vies n’en font qu’une. Pour moi, tout est lié le travail et la famille comme le yin et le yang.

Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur qui se lance pour réussir ?

D’être patient et tenace tout en restant enthousiaste. De croire en soi et en son projet, de bosser pour se donner les moyens d’y croire.

Quelles sont les perspectives d’avenir pour votre entreprise ? Pensez-vous vous développer à l’international ? Pensez-vous effectuer des levées de fonds ?

Non, aujourd’hui à 64 ans (en juin)  je continue tant que c’est possible. Je me donne encore 4 ans ; je crois en moi, souvent je me dis: « Tout est possible »